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InterviewFrance Inter — Le téléphone sonne (sur Site radio)· 30 mai 2025 36 minContradictoireActualité / polémiqueSantéÉconomie & entreprisesTravail & emploiNumérique

Restriction du tabac dans l'espace public : stop ou encore ?

Source d'origine 6 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 44 %Attaque 34 %Défensif 22 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 98 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:07OuverteRéponse directe

    Restreindre l'usage de la cigarette, qu'en pensez-vous ? Faut-il aller encore plus loin ?

  • 3:17FerméeRéponse directe

    Cette interdiction de fumée qui s'étend à toutes les plages, aux jardins et aux proximités des écoles. Certes, ça ne fait pas vos affaires et vous y voyez vous aussi une atteinte ?

  • 5:06OuverteRéponse directe

    Quel a été le retour des vacanciers, des plagistes ou des malouins une fois que vous avez lancé cette opération ?

  • 6:51RelanceRéponse directe

    Loïc Josserand, vous souhaitiez revenir sur les chiffres du tabagisme ?

  • 8:59ComplaisanteRéponse directe

    Vous l'étiez réagir. On ne va pas faire un débat entre vous deux ce soir.

  • 11:52OuverteRéponse directe

    La question des terrasses, elles ne sont pas concernées pour l'instant par les restrictions de cigarettes. Vous la souhaitez ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:26PrésentateurFait
    « Braver cette interdiction pourra d'ailleurs vous coûter 135 euros. »
  • 1:01PrésentateurChiffre
    « qui cherche 40 milliards d'économies par an, sachant que le cancer coûte chaque année 150 milliards d'euros. »
  • 4:12InvitéFait
    « Personne ne dira que fumer est bon pour la santé et je suis président des buralistes et des buralistes depuis 25 ans. »
  • 8:22InvitéChiffre
    « Dans le coût social du tabac en France, c'est 156 milliards d'euros quand on met bout à bout, effectivement, la maladie, toute la partie maladie, les conséquences économiques des incendies, le gasoil qu'on va mettre dans les camions de pompiers, etc. »
  • 8:39InvitéChiffre
    « Le tabac, ça rapporte à peine 15 milliards d'euros. »
  • 13:44InvitéChiffre
    « L'augmentation des prix, effectivement. Et aujourd'hui, si on a 10 points de baisse, il faut bien voir qu'à 17 ans, en quelques années, on est passé de 25% à 15% de consommateurs chez les 17 ans. »
  • 17:50InvitéChiffre
    « depuis maintenant plus d'une dizaine d'années, 80% du tabac vendu en France est vendu dans le réseau officiel, 80%. »
  • 18:02InvitéChiffre
    « il y a 5% et quelques pourcents parmi ces 5% qui sont l'œuvre du marché noir. »
  • 20:06InvitéFait
    « Vente aux mineurs qui est bafouée de façon quotidienne par les deux tiers des buralistes en France. »
  • 20:26InvitéFait
    « 90% des fumeurs ont commencé avant 18 ans. »
  • 21:58InvitéChiffre
    « le réseau, c'est 10 millions de clients tous les jours. »
  • 22:42InvitéFait
    « la France est le troisième pays mondial en promotion de vapotage. »
  • 29:30InvitéFait
    « nous sommes non plus seulement en face d'un marché du tabac classique avec la cigarette manufacturée que nous connaissons mais avec la création d'un marché de la nicotine sur lequel on retrouve une diversité de produits qui sont la cigarette manufacturée la vapoteuse le tabac chauffé les gummy beers les perles de nicotine le snus le nicopouch la chicha. »
  • 31:15InvitéFait
    « ces arômes créés pour des goûts infantiles ne doivent pas aujourd'hui exister »
  • 31:22InvitéFait
    « supprimer les arômes serait une ineptie »
  • 32:14InvitéFait
    « sur le territoire français il n'y a pas de règle de législation pour la nicotine »
  • 32:19InvitéFait
    « il y a une règle sur les tabacs manufacturés comme ça a été rappelé »
  • 32:25InvitéFait
    « il y a une règle du code de la santé publique pour les produits du vapotage »
  • 32:30InvitéPromesse
    « c'est une urgence aujourd'hui de donner un cadre réglementaire »
  • 34:30InvitéFait
    « c'est le premier prix de l'Union Européenne »
  • 35:29InvitéChiffre
    « le temps de décomposition d'un mégot c'est 15 à 20 années »

Temps de parole

  • Présentateur25 %
  • Invité25 %
  • Invité 223 %
  • Invité 312 %
  • Auditeur5 %
  • Présentateur 24 %
  • Auditeur 22 %

≈ 1,4 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

France Inter, France Inter, le 18-20, Eric Delvaux. Au téléphone sonne ce soir, on ne va pas mégoter, on s'intéresse à la fin de la cigarette dès juillet prochain sur les plages, dans les parcs et jardins publics, dans les équipements sportifs aussi, dans les abribus ou aux abords des écoles. Braver cette interdiction pourra d'ailleurs vous coûter 135 euros. En cette veille de journée mondiale sans tabac et alors que le tabagisme baisse en France, la ministre de la Santé, Catherine Vautrin, a donc annoncé ce matin toute une série de nouvelles restrictions de fumée. Les cigarettes électroniques ne sont pas concernées pour l'instant, pas plus que les terrasses de café.

Restreindre les lieux qui acceptent la cigarette, est-ce une pure mesure de santé publique, sachant que chaque année un décès sur dix est lié au tabac ou est-ce plutôt une mesure budgétaire pour ce gouvernement qui cherche 40 milliards d'économies par an, sachant que le cancer coûte chaque année 150 milliards d'euros. Restreindre l'usage de la cigarette, qu'en pensez-vous ? Faut-il aller encore plus loin ? Ou bien faites-vous partie au contraire de ceux qui estiment que c'est d'abord une nouvelle atteinte à nos libertés ? Eh bien appelez-nous, vos questions, vos témoignages, le téléphone va sonner jusqu'à 20h. Le téléphone sonne, 0145 24 7000. Avec au standard un premier appel de Nathalie.

Bonsoir Nathalie. Bonsoir. Vous nous appelez de la Sarthe.

1:35
Auditeur

J'appelle de la Sarthe, oui, du nom.

1:37
Présentateur

Quelle est votre question ou témoignage ?

1:40
Auditeur

Alors non, mon témoignage, c'est-à-dire que je suis non-fumeuse et néanmoins je suis vraiment...

1:43
Présentateur

Non, on n'entend pas très bien, vous êtes non-fumeuse, c'est bien ça ?

1:46
Auditeur

Je suis non-fumeuse, oui, oui. Je suis non-fumeuse, voilà, et néanmoins je suis vraiment en colère contre cette interdiction. C'est pour moi, voilà, c'est une atteinte à la liberté de chacun, vous l'avez dit tout à l'heure, c'est un motif de division entre nous tous, voire de discrimination. Je pense qu'on n'a pas besoin de ça. On avait déjà des lieux no kids, maintenant avoir des lieux sans fumeurs, la question que je me pose c'est jusqu'où ira-t-on ? Et à l'argument santé, il y aurait beaucoup à dire avec la loi du plomb, les ZFE, etc., etc., il y aurait beaucoup à dire.

2:16
Présentateur

Eh bien, merci de...

2:17
Auditeur

Un dernier mot, en fait, je vous l'ai dit, je suis non-fumeuse et en fait, l'odeur de cigarette pour moi, elle est vraiment agréable. En fait, quand je suis à une terrasse, c'est agréable d'avoir des gens qui fument autour de moi. Ça convoque vraiment un sentiment festif, un sentiment de détente.

2:29
Présentateur

Eh bien, merci de l'avoir dit ce soir à France Inter et pour vous répondre ce soir au Téléphone Sun, trois invités. Loïc Josserand, vous êtes le président de l'Alliance contre le tabac, vous êtes médecin et professeur de santé publique à l'Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines. Invité également Gilles Lurton, qui est maire LR de Saint-Malo. Voilà, une dizaine d'années déjà que la plage a ses eaux non-fumeurs à Saint-Malo. Nous verrons ça dans un instant avec vous, Gilles Lurton. Et également invité Philippe Coye, qui est le président de la Confédération des Buralistes. Premier appel à l'instant, c'était Nathalie avec son coup de gueule qui voit une atteinte à nos libertés.

Philippe Coye, président de la Confédération des Buralistes. Cette interdiction de fumée qui s'étend à toutes les plages, aux jardins et aux proximités des écoles. Certes, ça ne fait pas vos affaires et vous y voyez vous aussi une atteinte ?

3:29
Invité

Écoutez, ce n'est pas un problème économique, c'est un problème plutôt de société et de bien vivre ensemble. Il y a déjà à peu près 1600 communes qui ont opté pour des espaces sans tabac, des plages, des parcs, des enceintes scolaires. Alors, bien évidemment, c'est la responsabilité de tous, c'est la bienveillance, c'est le bien vivre ensemble. Et là où je peux m'associer à l'auditrice, c'est qu'est-ce qu'on a besoin d'une loi de sanction pour éduquer les gens à vivre ensemble ? Le respect mutuel. En tous les cas, c'est ma philosophie et je pense que les Français aujourd'hui en ont ras-le-bol d'interdits, de contraintes, d'infantiliser les citoyens.

Personne ne dira que fumer est bon pour la santé et je suis président des buralistes et des buralistes depuis 25 ans. Je n'ai jamais eu un autre discours, c'est un produit d'abord qui est légal, vendu sous le compte de l'État. On sait que fumer est dangereux pour la santé, d'ailleurs nous travaillons à des offres alternatives. Doit-on aujourd'hui procéder à des effets d'annonce, parce qu'on est à la veille de la journée sans tabac, avec ce genre de dispositif ? Et au demeurant, s'il était utile ce dispositif, comment va-t-il être appliqué ? On en a aussi ras-le-bol de voir des mesures prises qui ne sont pas appliquées, qui ne servent pas à la cause commune.

En tous les cas, c'est ce que je veux dire aujourd'hui, ce n'est pas un sujet économique, c'est plutôt un sujet sociétal et de respecter les uns et les autres.

4:54
Présentateur

Et Gilles Lurton, vous êtes donc le maire LR de Saint-Malo et ça fait une dizaine d'années qu'à Saint-Malo vous avez instauré des zones sur les plages et même dans la ville aussi où la cigarette est interdite. Quel a été le retour des vacanciers, des plagistes ou des malouins une fois que vous avez lancé cette opération ? Quel retour avez-vous eu ?

5:19
Invité

Oui, bien, bonsoir. Nous, nous avons effectivement, dès 2013, en partenariat avec la Ligue nationale contre le cancer, mais en 2015, nous avons prorogé la mesure de la propre volonté du maire de l'époque, je n'étais pas maire à ce moment-là, d'interdire sur une partie des plages de la ville, on prend la plage de Bonsecours, la plage d'Auventail, la plage du Pont, on prend la moitié de la plage, on coupe en deux, et sur une partie de la plage, on met des pancartes, plage de Saint-Tabat. Et je dois dire que ça s'est très, très, très bien passé.

Nous avons la chance d'avoir des compagnies républicaines de sécurité qui viennent renforcer les forces de secours sur la plage du 1er juillet au 31 août. Nous avons des maîtres nagers sauveteurs. Nous avons une police municipale qui intervient fréquemment sur les plages et qui a su rappeler aux personnes qui souhaitaient fumer sur les parties de plage sans tabac qu'ils pouvaient aller plus loin. Et puis, au final, je remarque que le système s'est presque autorégulé. Quand une personne qui ne fume pas voit une personne fumer sur la partie plage sans tabac, eh bien, ils se le disent. Les gens peuvent se parler entre eux et ça a très, très bien fonctionné.

6:26
Présentateur

Je voudrais ajouter une réaction à l'instant d'une auditrice par SMS, Karine, qui dit elle aussi qu'elle est non fumeuse. Elle trouve incroyable d'interdire la cigarette quand on réautorise les néonicotinoïdes. Loïc Josserand, je rappelle que vous êtes le président de l'Alliance contre le tabac. Philippe Coy disait que c'était surtout un problème économique pour la santé, pas tellement d'actions et de conséquences directes, dit-il.

6:51
Invité

Non, je suis assez surpris des réactions des auditrices. Je demande de parler bien devant le micro, Pascal. Je suis assez surpris des réactions des auditrices. Effectivement, il faut quand même rappeler que plus de 7 Français sur 10 souhaitent ces interdictions. Donc, c'est effectivement quelque chose qui est très attendu. 9 adolescents en France sur 10 attendent des mesures plus strictes sur le tabac, justement pour protéger leur santé et aller vers une génération sans tabac.

Le tabac et là, les arguments que nous entendons de la part notamment du président des Buralis sont des arguments que nous avons déjà entendus à une époque qui était 2006, le décret Bertrand qui, à l'époque, sortait le tabac des restaurants. Nous avions déjà ces arguments de bien vivre ensemble, on voit que tout s'est bien passé, qu'il n'y a pas eu de problème. Donc, arrêtons d'essayer de faire croire que tout ça est une forme de manipulation qui va viser à jeter les Français les uns contre les autres avec d'un côté les fumeurs et de l'autre côté les non-fumeurs. Et comme l'a rappelé très bien M. le maire, tout se passe bien.

Et il y a le plus souvent, et je n'ai jamais entendu d'ailleurs parler de difficultés, et ça se passe toujours bien. Et cette acceptation des zones et du respect des zones non-fumeurs dans ce genre de choses, dans ce genre d'endroit, se fait toujours très très bien avec un vrai respect de la part des fumeurs de ce genre d'interdiction. Ils comprennent aussi que c'est pour leur santé que ces mesures sont mises en place. Donc, c'est ça qui est important.

8:11
Présentateur

Pour la santé, peut-être aussi pour le budget, parce que l'État est en train de chercher 40 milliards par an. Or, le cancer coûte 150 milliards.

8:19
Invité

Non, ce n'est pas le cancer. Ce n'est pas le cancer. C'est l'ensemble. Dans le coût social du tabac en France, c'est 156 milliards d'euros quand on met bout à bout, effectivement, la maladie, toute la partie maladie, les conséquences économiques des incendies, le gasoil qu'on va mettre dans les camions de pompiers, etc. Tout ça, ça coûte 156 milliards d'euros. Le tabac, ça rapporte à peine 15 milliards d'euros. Donc, on est dans un rapport de 1 à 10. Si aujourd'hui, on était capable, je pense, de gagner et d'avoir un chèque de 156 milliards d'euros directement, je pense que tout le monde s'ignorait. Donc, il faut arrêter cette gabegie financière.

8:54
Présentateur

Avant de retourner au standard, Philippe Coye, le président de la Confédération des Buralistes, vous l'étiez réagir. On ne va pas faire un débat entre vous deux ce soir, de toute façon.

9:01
Invité

Absolument pas, absolument pas. Allez-y. Je veux juste saluer les propos de M. le maire de Saint-Malo, qui a une proposition complètement différente de l'intention de Mme la ministre Vautrin. Si j'ai bien suivi votre intervention, M. le maire, vous avez dit que certaines plages sont à destination des fumeurs et d'autres non-fumeurs. Et c'est ça, le bien-vivre ensemble. Ce n'est pas l'intégralité de votre littoral qui est interdit. Et là, chacun a sa place, chacun se respecte. Et nous sommes, dans cette mesure-là, sur une vision pédagogique, éducative, voire incitative pour ceux qui veulent arrêter de fumer. Donc, ce n'est pas la totalité de votre littoral. C'est ça, la différence.

Le respect mutuel, il passe par l'acceptation des autres.

9:42
Présentateur

Merci de cette précision. Ciem nous appelle. Bonsoir, Ciem.

9:47
Auditeur

Oui, bonsoir. Vous êtes à l'antenne. J'égoutte à la fois vos intervenants et vos auditrices et je suis un petit peu surprise par la réaction des auditrices. Moi, je suis non-fumeuse et je suis totalement ravie par ce qui se passe, parce que je n'en peux plus de la fumée autour de moi. Et je pense qu'on n'est pas allé assez loin parce que pour le moment, je suis punie de terrasse. Je n'ai pas le droit d'aller... Enfin, si, je peux aller boire un verre, où vous mangez quelque chose en terrasse, mais je ne peux absolument rien dire. Je suis enfumée. On parle de respect et de bien vivre ensemble. Quand un fumeur sort une cigarette, personne ne pose la question, est-ce que ça vous dérange ?

Et quand moi, je vais voir les gens pour leur dire, excusez-moi, est-ce que vous pouvez fumer plus loin où pousser votre cigarette ? C'est limite si je ne me fais pas agresser. Donc, on peut dire ce qu'on veut, le vivre ensemble, le respect, mais le respect n'existe pas. Si le respect existait, on n'en serait pas là. Aujourd'hui, les fumeurs fument. Je peux comprendre qu'ils ne se posent pas la question, que ça dérange ou pas. Parfois, on est même enfumé par des gens qui fument le cigare ou le cigarios. La dame parlait de la bonne odeur des cigarettes. Moi, je vous assure, je ne peux plus respirer quand quelqu'un à côté de moi commence à respirer et à fumer.

Et pourtant, je n'ai aucune maladie. Mais je ne supporte plus l'odeur de la cigarette. Et depuis 2007, j'applaudis des deux mains et des deux pieds si je pouvais qu'on puisse aujourd'hui aller au restaurant sans être dérangé par la cigarette.

11:37
Présentateur

On va se contenter d'applaudir dès demain. Merci beaucoup de ce témoignage. Ciem, je vais me tourner vers Gilles Lurton, maire LR de Saint-Malo. La question des terrasses, elles ne sont pas concernées pour l'instant par les restrictions de cigarettes. Vous la souhaitez ? Vous souhaitez que les terrasses à Saint-Malo soient également privées de cigarettes ?

11:58
Invité

Écoutez, personnellement, je crois qu'il faut y aller. Il faut y aller petit à petit. La mesure de la ministre est déjà très large en interdisant sur l'ensemble des plats dans les parcs et jardins. À l'entrée et sortie des écoles, moi, je trouve que déjà, à l'intérieur du restaurant, il n'y a pas le droit de fumer. Vous pouvez avoir des clients fumeurs qui se présentent dans un restaurant, qui trouvent une place sur la terrasse. La question est pour le restaurateur de savoir comment il peut séparer des fumeurs, des non-fumeurs. Il y a peut-être quelque chose à réfléchir là-dessus, mais je pense qu'il faut quand même laisser un peu d'espace sur les fumeurs.

Sur l'interdiction sur la totalité des plages, j'y suis tout à fait favorable et j'ai plus d'idées. Demain, la mesure de la ministre pour des questions de santé publique, bien entendu, mais après tout, ça, c'est aussi la liberté de chacun pour des questions de respect de notre littoral aussi. Vous ne pouvez pas imaginer le nombre de mégots que nous rapportent les personnes qui nettoient nos plages le matin pour qu'elles soient encore plus agréables.

12:53
Présentateur

On va parler de la pollution dans un instant. Oui, pardon. On va reprendre ce thème dans un instant, celui des mégots et de la pollution sur les plages. Je voudrais revenir, Loïc Josserand, président de l'Alliance contre le tabac, sur les chiffres du tabagisme qui sont en baisse constante depuis au moins 2017, moins 11% l'an dernier. À quoi est-ce dû principalement ? Notamment, les aides au sevrage ont fait le boulot ?

13:18
Invité

Il y a un certain nombre de choses qui fonctionnent. Les aides au sevrage pour sortir les fumeurs du tabagisme et les aider à sortir du tabagisme fonctionnent. Il faut voir également que toute la politique fiscale qui a été mise en œuvre fonctionne également parfaitement bien. Pour ces produits nicotinés ? Non, sur la fiscalité, sur le tabac.

13:41
Présentateur

Ah, sur le tabac. L'augmentation constante des paquets de cigales.

13:44
Invité

L'augmentation des prix, effectivement. Et aujourd'hui, si on a 10 points de baisse, il faut bien voir qu'à 17 ans, en quelques années, on est passé de 25% à 15% de consommateurs chez les 17 ans. Donc, ça a un effet vrai et cette fiscalité sur le tabac, il faut la concevoir comme étant un outil particulièrement efficace, notamment sur les plus jeunes. Et là, on voit que ça marche très très bien. Donc, à côté de ça, effectivement, on a aussi les paquets neutres qui sont arrivés il y a quelques années et puis on a aussi des campagnes de prévention qui sont peut-être un peu plus efficaces qu'elles ne l'ont été par le passé.

Donc, la baisse du tabagisme est une réalité aujourd'hui et un ensemble de mesures qui ont été efficaces ont été mises en place. La disparition du tabac dans l'espace public, notamment sur les plages et parcs, est un pas en avant. Votre éditrice parlait des terrasses. Je pense que là, c'est en revanche, c'est un vrai défaut de la mesure qui a été annoncée là aujourd'hui. Les terrasses doivent faire partie de cet ensemble et il est inacceptable, je trouve, d'éloigner les non-fumeurs qui représentent plus de 75% de la population française de ces terrasses parce qu'elles sont noyées dans la fumée.

14:46
Présentateur

Philippe Coy, président de la Confédération des Buralistes, on parlait des prix du tabac. La dernière hausse date du 1er mars 2025. Peut-être dans deux jours, 1er juin, certains paquets pourraient connaître une nouvelle hausse. Est-ce que le prix du tabac qui augmente a grandement contribué, selon vous, à faire baisser le nombre d'acheteurs ?

15:05
Invité

D'abord, je vais corriger le chiffre que vous venez d'évoquer à l'antenne et que M. Josserand n'a pas contredit. 11%, c'est le chiffre que vient d'annoncer l'OFDT sur le volume du tabac vendu. Il ne faut pas faire d'amalgame entre le volume vendu et la prévalence tabagique. Parce que les jeunes

15:20
Présentateur

n'ont pas le droit d'acheter, mais ils fument quand même.

15:23
Invité

Oui, mais ils fument peut-être quand même et je vous invite à regarder les réseaux sociaux où vous pouvez trouver du tabac. Je vous invite à prendre les transports en commun où vous pouvez trouver du tabac. Donc, ce que je pense avec persuasion parce que je suis dans la vraie vie et pas dans la propagande ou le populisme, c'est qu'aujourd'hui, la fiscalité a fait changer le comportement des fumeurs, mais pas pour arrêter de fumer, pour contourner les règles. Regardez le bilan chaque année de la douane qui ne fait que s'accroître. Regardez, il y a 48 heures, la douane qui vient de démanteler la 9e usine clandestine de tabac dans le Nord.

Regardez, il y a 48 heures, une sénatrice qui importe elle-même 110 cartouches de cigarettes dans ses valises parce que ça coûte trop cher sur le continent, sénatrice des Outre-mer. Donc, est-ce qu'aujourd'hui, c'est ça la réalité que l'on veut ? Non. Est-ce qu'on veut que le tabac soit vendu aujourd'hui aux mains des criminels, ce qui est une réalité parce que dans tous les quartiers, aujourd'hui, c'est la mafia des narcotraffics qui distribuent du tabac. On s'est loupé sur les objectifs de santé publique parce que, à la rigueur, ce que je veux saluer à M. Josserand, c'est qu'aujourd'hui, nous avons besoin de plus de messages de prévention, plus d'éducation dès les établissements scolaires.

Et ça fait des mois et des années que je demande un travail de concertation. On nous oppose toujours que nous sommes des débitants de tabac. Je réponds que nous sommes des commerçants aujourd'hui au service des produits vendus pour les comptes de l'État et que s'il y a une vraie volonté partagée, qu'ils s'associent avec nous pour trouver des méthodes. D'ailleurs, nous faisons la promotion des produits du vapotage qui est une alternative à la consommation du tabac par combustion. On va en parler tout à l'heure du vapotage. On dirait en France que fumer est bon pour la santé, mais c'est un produit légal à nous de travailler à l'amélioration des messages de prévention.

17:10
Présentateur

Et à propos du marché noir, la ministre de la Santé dit ce matin dans Ouest France qu'elle reste prudente sur de nouvelles augmentations des prix du tabac à cause, justement, dit-elle, des ravages de la contrebande. Loïc Josserand, vous souhaitiez revenir ?

17:22
Invité

Les 11 %, c'est effectivement, je suis d'accord avec cette correction. En revanche, ce qui est notoirement faux, ce sont tous ces chiffres qui sont annoncés à coup de record de saisie, etc., de tabac d'origine criminelle. Il faut voir en France, et ça, ce sont des enquêtes scientifiques respectables et bien faites de la part d'un côté de Santé publique France et de l'INSEE et de l'autre, qui montrent que d'une façon continue, depuis maintenant plus d'une dizaine d'années, 80% du tabac vendu en France est vendu dans le réseau officiel, 80%.

15% est vendu en transfrontalier ou en dutiferie de façon légale, et ensuite, il y a 5% et quelques pourcents parmi ces 5% qui sont l'œuvre du marché noir. Vous dites que ce sont des chiffres scientifiques, vous les tenez d'ouvrir ? C'est-à-dire que ce sont des enquêtes où on a été demandé aux Français qui ou étaient achetés leur tabac, et non pas avec des méthodologies farfelues qui arrivent à des aberrations absolument inadmissibles.

18:20
Présentateur

Nous retournons aux standards de France Inter. Claude est en ligne. Bonsoir, Claude.

18:25
Locuteur 4

Bonsoir, mesdames, messieurs. On parle beaucoup de lieux fréquentés par les enfants. Je voudrais savoir pourquoi il y a cette restriction, alors qu'on peut devenir cardiaque tabagisme passif. Moi, ce fut mon cas dans les années 60, pardon, 60, 70, 80. C'était un enfer tous les lieux publics. Les fumeurs étaient de... Ils maîtrisaient toutes les interdictions, y compris dans les compartiments non-fumeurs des trains. Enfin, voilà. Donc, les adultes, il ne faut pas les oublier. Ils peuvent devenir cardiaques. Je suis scandalisé par la première intervention, mais ma question a trouvé beaucoup de réponses entre-temps, durant toute l'émission.

Les fumets devraient être interdits partout où des non-fumeurs peuvent être atteints. Voilà ce que je voulais dire.

19:12
Présentateur

Merci. Merci de ce témoignage, Claude. Vous nous appeliez de tour. On va en parler de cette interdiction totale de vente. C'est ce que souhaite, par exemple, la Ligue contre le cancer qui veut interdire la vente du tabac à tous ceux qui seront nés après 2014. se faire une nouvelle génération non-fumeurs et par la loi. Ça vous semble plausible ?

19:36
Invité

C'est porté par l'alliance du tabac. Effectivement, ça s'appelle dans le jargon la décommercialisation du tabac. C'est ce que les Anglais sont en train de faire aujourd'hui. C'est-à-dire que arriver à un certain âge, à une certaine année de naissance, arriver à 18 ans, ces enfants ou ces jeunes adultes n'auraient plus la possibilité d'acheter ces produits du tabac. Ce qu'il faut voir là-dedans, c'est qu'en réalité, c'est simplement la poursuite de cette interdiction de vente aux mineurs. Vente aux mineurs qui est bafouée de façon quotidienne par les deux tiers des buralistes en France. Je pense que ça, c'est quand même des chiffres à rappeler aussi.

20:09
Présentateur

Je ne sais pas, on va s'en en guérir auprès de Ficouil dans un instant.

20:13
Invité

Il ne sera certainement pas d'accord avec moi, mais c'est une réalité là aussi scientifique. Donc, c'est prolonger cette interdiction et en réalité, cette interdiction de vente, considérant que si on n'a pas commencé à fumer, 90% des fumeurs ont commencé avant 18 ans. Si on n'a pas commencé à 18 ans, on ne va pas se lever un jour à 20 ans en se disant tiens, aujourd'hui, je vais fumer, surtout autour de soi quand on n'a plus de fumeurs.

Donc, cette interdiction de vente de produits du tabac au-delà de 18 ans serait une façon effectivement de sortir progressivement du tabagisme sans l'interdire et sans interdire de la vente des produits du tabac en France parce que ça serait une mesure qui à un moment, ça a été dit, serait effectivement très difficile à mettre en oeuvre. En revanche, en coupant progressivement les jeunes dans leur entrée du tabagisme, en 20 ans, l'histoire serait réglée et nous serions sortis du tabagisme.

20:59
Présentateur

Philippe Coye, on l'a évoqué à l'instant, je rappelle que vous êtes le président de la Confédération des Buralistes. Est-ce que l'interdiction du tabac pour les mineurs est toujours respectée aux caisses des Buralistes ?

21:09
Invité

Écoutez, je suis le premier à le dire, malheureusement non, mais en tous les cas, ce sujet, il est au cœur de notre actualité. Nous développons des programmes de sensibilisation et de formation, ça s'appelle Bob, c'est le Buraliste officiellement bienveillant. Je sais que M. Josserand a un malin plaisir à venir piéger les Buralistes pour remuer sur les plateaux et dans les émissions. On va essayer de ne pas en faire de problème personnel. Non, mais je préfère, ce n'est pas un problème personnel, je ne connais pas M. Josserand, mais je vois les méthodes. Par contre, moi, je suis au contact du terrain tous les jours.

Je vois la réalité, que ce soit les marchés parallèles dans la rue ou bien évidemment cette bienveillance que l'on doit avoir et vigilance pour ne pas donner de produits à des mineurs. Nous faisons d'ailleurs appel aujourd'hui à de l'intelligence artificielle pour aider cette vigilance. Vous savez, le réseau, c'est 10 millions de clients tous les jours. Nul n'est parfait et je n'ai aucune excuse quand il y a une faute. Donc, on est sensible et on est sensibilisé au sujet. En tous les cas, je ne crois pas à une génération sans tabac.

Je ne crois pas à cette idéologie justinoboutiste, je crois plutôt à un travail concerté d'éducation, de prévention et même travaillant de concert à des offres alternatives. Bien évidemment, le tabac à combustion, c'est relativement très nocif. Il y a des offres alternatives car la nicotine, elle est addictive, elle n'est pas nocive. Et ça, c'est comme aime le rappeler M. Josserand, prouvé scientifiquement et que bien évidemment, si on avait plus de place pour des offres alternatives, nous pourrions là aussi accompagner la mutation et je rappelle d'ailleurs que la France est le troisième pays mondial en promotion de vapotage.

22:46
Présentateur

Avant de retourner au standard, juste cette précision, la nicotine, addictive mais pas nocive ?

22:50
Invité

La nicotine est effectivement particulièrement addictive, elle a des effets notamment chez les plus jeunes en termes de développement cérébral.

22:57
Présentateur

Étendre en France les lieux où la cigarette serait interdite, dites-nous ce que vous en pensez ce soir jusqu'à 20h. France Inter, le téléphone sonne. Sophie est en ligne, vous nous appelez de Lyon, Sophie, bonsoir. Quelle est votre question ou votre témoignage ? Alors moi, c'est plutôt un témoignage, alors moi je travaille dans une association de lutte contre les cancers donc on est très sensible aux actes qui mènent au cancer dont la cigarette est le premier identifié en facteur de risque. Ce qui m'amuse en fait, ce sont ces lois qui ne sont jamais respectées. On a parlé de lois au cinéma par exemple, où il ne fallait pas voir les acteurs fumer et on n'a jamais vu autant d'acteurs.

Alors à partir du moment où l'acteur est déprimé, il doit fumer, comme si quand on était déprimé, on était absolument fumeurs et puis la deuxième chose c'est qu'en fait les lois ne sont pas respectées donc à quoi bon poser des lois puisque personne ne les respecte. Les enfants en effet sont enfumés sur les terrasses dès que, moi j'ai une petite jeune fille de 14 ans, je suis outrée dès qu'on est en terrasse. En effet, on est... Et pour l'instant, c'est autorisé en terrasse, je vous le rappelle. Ce n'est pas la loi qui n'est pas respectée sur les terrasses. Elle est mal fichue parce que le protégion est plus telle. Très bien. Oui. Donc en fait, voilà.

Faisons des lois qui soient respectées et faisons en sorte que les gens soient punis quand ils ne les respectent pas. Eh bien, je vais retourner votre question. Merci beaucoup Sophie de Lyon à Gilles Lurton qui est le maire de Saint-Malo. À Saint-Malo, monsieur le maire, comment faites-vous respecter la loi sur les plages ou dans certains secteurs de la ville pour ne pas fumer ? Qui s'en occupe ?

24:33
Invité

D'abord, je voudrais vous dire que les choses se sont dès le début très très bien passées. Mais c'est vrai que ce n'était pas une interdiction totale sur l'ensemble des plages. Nous avons la chance d'avoir du 1er juillet au 31 août des compagnies républicaines de sécurité qui viennent renforcer nos forces de police municipales sur les plages. Nous avons la police municipale qui pendant toute la période estivale est très souvent à faire de la surveillance sur les plages. Nous avons les maîtres nageurs-sauveteurs qui eux ne peuvent pas verbaliser mais sont là pour essayer de faire de la diplomatie quand il y a un problème qui se pose.

Vraiment depuis le début que la mesure est en application c'est-à-dire 2013 nous n'avons pas rencontré de problème. Il y a eu exactement nous avons comptabilisé 32 rappels à l'ordre. C'est-à-dire 32 demandes à des personnes de ne pas fumer sur l'espace sur lequel ils se trouvaient. Nous leur avons offert un petit cendrier de plage pour éteindre la cigarette et les choses se sont très bien passées.

25:29
Présentateur

David Lissnard le maire de Cannes qui est aussi le président de l'association des maires de France dit depuis longtemps que faire contrôler les fumeurs sur la voie publique ce sont tant d'effectifs que l'on retire à des missions de sécurité bien plus importantes. Vous en pensez quoi Gilles Lurton ?

25:47
Invité

Je pense qu'il n'y a pas besoin de tant d'intervention que ça pour faire appliquer la mesure. D'abord pédagogiquement quand vous voyez une pancarte en arrivant sur la plage une grande pancarte plage sans tabac vous faites attention à ne pas vous installer sur ces lieux-là. Ensuite il suffit de quelques contrôles et tout le monde comprend très vite l'objectif de la mesure qu'on a prise. En tout cas à Saint-Malo je peux vous assurer qu'elle n'a posé aucune difficulté ni au niveau de la répression ni au niveau de la pédagogie que nous avons fait auprès des personnes qui fréquentent nos plages.

26:20
Présentateur

Et de Saint-Malo nous passons à Aix-les-Bains d'où nous appelle Frédéric. Bonsoir Frédéric. Bonsoir. Quelle est votre question ou votre témoignage ?

26:28
Locuteur 3

Alors dans le témoignage moi je suis un ancien fumeur mais bon j'ai toujours toléré que les gens fument. Maintenant c'est vrai que ça peut gêner quand vous êtes à une terrasse ou à côté de quelqu'un qui fume de partager la fumée de cigarette mais ce qui m'interpellait le plus c'est le fait qu'on a interdit de la cigarette mais pas la vapoteuse. Alors le problème justement est le même la fumée de la vapoteuse moi quand quelqu'un vapote à côté de moi les produits chimiques qu'il y a dedans je ne sais pas ce que c'est mais ce n'est pas agréable même à l'odeur.

26:58
Présentateur

Très bien merci beaucoup de ce témoignage Loïc Josserand vous êtes président de l'alliance contre le tabac les produits de vapotage ne sont pas concernés en tout cas pour l'instant par les restrictions mais est-ce qu'ils génèrent aussi une addiction est-ce qu'ils sont une porte d'entrée vers le tabac ?

27:14
Invité

Alors quand ils contiennent de la nicotine oui il y a effectivement une addiction qui peut se créer c'est un outil de sevrage et ça aujourd'hui il n'est plus question de remettre en jeu ce propos là ça aide effectivement un certain nombre de fumeurs tous les ans et c'est un des premiers outils de sevrage aujourd'hui qui peut être utilisé ça je pense que c'est incontestable en revanche normaliser la fumée dans ces espaces où c'est interdit avec l'usage de la cigarette électronique effectivement est quelque chose qui peut interroger

27:42
Présentateur

parce que cette fumée on sait qu'elle est nocive la fumée des vapoteuses

27:46
Invité

c'est très compliqué aujourd'hui il n'y a pas de c'est pas de la fumée c'est de la vapeur d'eau c'est une forme de vapeur c'est une forme de vapeur c'est pas exactement de la vapeur d'eau mais c'est de la vapeur la difficulté aujourd'hui avec la démonstration de la toxicité ou pas de ces produits là c'est que nous n'avons pas un recul suffisant et surtout nous n'avons pas de cohorte de vapoteurs purs pendant suffisamment d'années qui pourraient permettre d'attribuer de façon certaine les problèmes rencontrés à ce vapotage aujourd'hui la majorité des vapoteurs ont été fumeurs à un moment ou sont vapos fumeurs et donc ce qui fait qu'il y a un mélange complet du risque auquel ils sont exposés et il est de ce fait extrêmement compliqué d'arriver à identifier les risques liés au tabagisme et ceux qui sont liés directement au vapotage

28:27
Présentateur

et dans Ouest France ce matin la ministre envisage avec l'ANSES et puis aussi avec la Haute Autorité de Santé de faire baisser le taux de nicotine dans les produits de vapotage ce serait une entrée en vigueur à la fin du premier semestre 2026 si on retire de la nicotine dans les vapoteuses est-ce que ça ne risque pas de faire retourner les fumeurs chercher leur dose de nicotine dans les vrais paquets de cigarettes

28:49
Invité

qui iront peut-être un petit peu plus je ne sais pas jusqu'à quelle dose elle veut les faire baisser je ne sais pas où ce seuil s'arrêtera ce qui est intéressant également je ne sais pas si la proposition est arrivée mais en tout cas elle veut aussi limiter les parfums donc ça je pense qu'il y a des parfums

29:04
Présentateur

qui sont extrêmement

29:05
Invité

attractifs pour les jeunes si c'est fraises ça n'a pas besoin d'être fraises glacées qui elle va être plus attractives chez les plus jeunes par exemple où là effectivement ces produits-là peuvent aussi apparaître comme des portes d'entrée vers le tabagisme derrière à la nicotine ce qui est important de voir aujourd'hui c'est que nous sommes non plus seulement en face d'un marché du tabac classique avec la cigarette manufacturée que nous connaissons mais avec la création d'un marché de la nicotine sur lequel on retrouve une diversité de produits qui sont la cigarette manufacturée la vapoteuse le tabac chauffé les gummy beers les perles de nicotine le snus le nicopouch la chicha tout ça c'est le marché de la nicotine avec des consommations croisées permanentes entre ces produits donc contrairement à ce qui a été dit précédemment ce marché vise à capter les nouveaux consommateurs à les amener sur ce marché de la nicotine et dans lequel ils ne sortiront que difficilement au bout de quelques années avec un croisement permanent des produits et une exposition au risque direct du tabac de la chicha du tabac chauffé qui eux sont de véritables cancérigènes

30:01
Présentateur

la nicotine la nicotine c'est une façon d'appé c'est addictif Philippe Coy président de la confédération des buralistes le marché des vapoteuses et des produits des arômes c'est un gros marché aujourd'hui pour les buralistes

30:16
Invité

effectivement c'est d'abord un marché très important en France je le rappelle le troisième pays mondial où se développent les produits liés au vapotage et j'y vois et pour le coup je suis complètement aligné avec monsieur Josserand une vraie offre alternative pour les consommations de tabac par combustion et je crois qu'il y a un vrai sujet d'accompagnement là-dessus retirer des taux de nicotine pour moi n'est pas une solution car aujourd'hui quand vous passez d'une cigarette et que nous accompagnons nos consommateurs vers une offre alternative que propose le vapotage nous commençons par des niveaux de nicotine un peu élevés et petit à petit sa consommation de nicotine baisse donc si vous n'avez pas des niveaux un peu répondant à l'usage de la cigarette vous ne ferez pas le switch pour le consommateur donc il a besoin de retrouver une puissance qui petit à petit diminuera sur les arômes je suis absolument aligné avec monsieur Josserand ces arômes créés pour des goûts infantiles ne doivent pas aujourd'hui exister le vapotage c'est un produit destiné aux adultes majeurs bien évidemment avec des goûts responsables supprimer les arômes serait une ineptie puisque vous remettriez le subconscient de chacun d'entre nous vers le goût du tabac si vous ne conservez que le goût du tabac comme l'ont fait les chinois il est nécessaire de garder des alternatives en termes de goût pour s'éloigner et ne pas avoir le réflexe de rechercher le goût du tabac par contre les arômes qui ont été fabriqués pour des cigarettes électroniques avec un objectif très clair de séduire des jeunes je les bannis bien évidemment donc là dessus il y a un vrai travail et je voulais aussi évoquer le rôle responsable des buralistes en accompagnant ces consommateurs parce que nous sommes conscients du mouvement sociétal de l'évolution et que notre rôle il est aussi d'accompagner ces gens-là vers ces produits alternatifs monsieur Josserand vient d'en citer toute une série je crois qu'aujourd'hui il est bon de travailler à l'encadrement de la nicotine parce que je rappelle que sur le territoire français il n'y a pas de règle de législation pour la nicotine il y a une règle sur les tabacs manufacturés comme ça a été rappelé il y a une règle du code de la santé publique pour les produits du vapotage et le reste de la nicotine ne souffre d'aucune réglementation je pense que c'est une urgence aujourd'hui de donner un cadre réglementaire pour pouvoir commercialiser ce produit et offrir des alternatives

32:38
Présentateur

Loïc Josserand vous lui répondez

32:40
Invité

nos détrices nous attendent il n'y a pas d'alternative à trouver tous ces produits-là doivent être non pas réglementés mais interdits et l'objectif est effectivement d'être en capacité d'avoir une réglementation parapluie qui nous permette d'éviter leur implantation sur le marché et donc une réglementation qui permette d'empêcher leur arrivée sur le marché

32:57
Présentateur

01-45-24-7000 Sonia nous appelle du Puy-en-Velay bonsoir Sonia

33:02
Locuteur 7

oui bonsoir donc moi c'était juste pour apporter un témoignage puisque j'ai mon fils qui vient en Australie et il me disait que le prix du tabac était extrêmement cher là-bas le prix d'un paquet de cigarettes c'est-à-dire ? alors je ne sais pas franchement je n'ai pas retenu mais je ne sais pas c'est peut-être 30 euros enfin c'est vraiment très cher et donc il me disait qu'ils se retrouvent beaucoup entre français dans les auberges de jeunesse et quand ils sortent en fait ils sont assez mal vus justement parce que les français eux par contre fument beaucoup par rapport aux jeunes voilà les jeunes français

33:40
Présentateur

fument plus que les autres en Australie a priori Philippe Coy merci de ce témoignage Sonia Philippe Coy est-ce que vous avez d'abord une précision sur le prix du paquet de tabac en Australie ?

33:52
Invité

Oui le prix du paquet de tabac en Australie est un des plus élevés me semble-t-il de la planète c'est entre 27-28 dollars le paquet et bien évidemment si vous regardez les actualités ils sont en proie aussi à des réseaux mafieux qui viennent distribuer ce produit alors que l'Australie est une île et pire au compte de la sécurité les tabacs officiels aujourd'hui se font agresser par ces bandes afin de reprendre la main sur la prohibition je dirais du tabac en France et en France on a la même

34:23
Présentateur

12,50 euros le prix du paquet de cigarettes je voyais ça ce matin est-ce que c'est plus ou moins cher que la moyenne européenne ?

34:30
Invité

c'est le premier prix de l'Union Européenne en Espagne à côté de mon établissement c'est 6 euros si vous allez en Andorre c'est 3,50 euros si vous allez en Italie c'est 6,80 voilà la résultante d'un marché européen qui est complètement déstructuré

34:43
Présentateur

il nous reste une minute je voudrais aller vers Gilles Lurton le maire de Saint-Malo je vous ai coupé tout à l'heure quand vous parliez de la pollution de tous ces mégots sur les plages au-delà de la santé donc cette pollution des plages les mégots de cigarettes comment est-ce que vous gérez les mégots écrasés dans le sable à Saint-Malo ?

35:00
Invité

alors pendant la période estivale le 1er juillet au 31 août nous avons des personnes qui circulent tous les matins sur les plages et qui ramassent tous les déchets qui peuvent s'y trouver dont les mégots de cigarettes et moi je suis effrayé de voir le nombre de mégots que nous pouvons ramasser un mégot ça met énormément de temps à se dégrader dans l'environnement ça va vers la mer ça pollue notre littoral ça pollue les océans pour des années et des années on dit le temps de décomposition d'un mégot c'est 15 à 20 années donc voilà donc là-dessus la mesure elle me paraît encore plus justifiée pour la préservation aussi pour la santé d'abord bien entendu mais également pour la préservation de notre littoral

35:42
Présentateur

et bien merci à tous les trois on aurait bien pu faire deux heures d'émission on aurait pu faire deux heures d'émission sur ce thème évidemment il est 12h 19h58 merci de toutes vos réponses et merci aux auditeurs de France Inter le téléphone sonne c'est terminé merci de tous les