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InterviewRCF — L'Invité de la Matinale (sur Site radio)· 4 février 2024 14 minComplaisantActualité / polémiqueÉducation & rechercheSanté

“Quand on est face à des idéologues qui essaient de projeter sur des enfants une idéologie comme sexualité infantile, c’est important de revenir à la science et à la médecine”, rappelle Sophie Audugé, porte parole et déléguée générale de SOS Education

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:43OuverteRéponse directe

    Vous venez de publier un rapport choc sur l'éducation à la sexualité à l'école. C'est volumineux, près de 200 pages. Qu'y a-t-il dedans ?

  • 1:23OuverteRéponse directe

    Peut-être rappeler aux auditeurs de quoi on parle exactement lorsqu'on évoque cette éducation à la sexualité à l'école ?

  • 3:59OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'aujourd'hui, c'est appliqué ? Les élèves dès le CP ont-ils ces trois séances ?

  • 5:14OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'aujourd'hui, c'est enseigné par des professeurs ? Comment ça se passe dans les salles de classe ?

  • 7:13OuverteRéponse directe

    Vous avez publié un rapport choc sur l'éducation à la sexualité à l'école. Vous racontez qu'un témoignage de grand-mère a été déclencheur. Pouvez-vous nous en dire plus ?

  • 9:02OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il n'y a pas quand même un intérêt à cette éducation à la sexualité à l'école ? Quand on regarde par exemple les chiffres sur la pornographie, plus de la moitié des garçons de 12-13 ans se rendent sur des sites pornographiques au moins une fois par mois. Est-ce que l'école n'aide pas à combattre cette addiction ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:44InvitéFait
    « En 2001, la loi inscrit dans le Code de l'éducation une obligation de réaliser trois séances annuelles pour toutes les classes et niveaux de classe dès le CP, dès la primaire. »
  • 2:58InvitéFait
    « En 2013, ils sortent des standards d'éducation à la sexualité pour l'enfant dès 5 ans. »
  • 4:22InvitéFait
    « C'est une obligation légale aujourd'hui. Ça a un statut que nous nous dénonçons, qui est un statut d'enseignement, donc d'obligation de participation. »
  • 8:00InvitéFait
    « Son petit-fils, qui était en maternelle, venait de mouler avec une association militante, un clitoris. »
  • 9:11PrésentateurChiffre
    « Plus de la moitié des garçons de 12-13 ans se rendent sur des sites pornographiques au moins une fois par mois. »
  • 10:42InvitéFait
    « Le premier accès à la pornographie, c'est 8-9 ans, principalement de manière accidentelle. »
  • 12:52InvitéFait
    « On va leur parler de pratiques sexuelles, on va leur parler de sodomie, on va leur parler de fellation. »

Temps de parole

  • Invité81 %
  • Présentateur19 %

0,7 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Ce programme est disponible grâce aux dons de nos auditeurs. Pour diffuser un message d'espérance, rendez-vous sur rcf.fr.

0:15
Invité

L'invité de la matinale, Pierre-Hugues Dubois.

0:19
Présentateur

Pierre-Hugues, vous recevez ce matin la porte-parole et la déléguée générale de SOS Éducation. Bonjour Sophie Audugé. Bonjour. Et merci d'être avec nous. Vous venez de publier un rapport choc sur l'éducation à la sexualité à l'école. Alors c'est volumineux, près de 200 pages avec des témoignages, du décryptage, ce qui est fait aussi dans les classes. Vous avez rencontré du personnel éducatif, des parents, des enseignants, mais aussi des médecins et des pédopsychiatres. Alors avant de comprendre ce que vous dénoncez dans ce rapport, peut-être, y a-t-il urgence à confectionner de nouveaux programmes adaptés à l'école ?

0:52
Invité

Oui absolument. Et c'est d'ailleurs ce à quoi s'emploie le Conseil supérieur des programmes qui doit remettre son rapport. Alors normalement, il devait le remettre à la fin du mois de janvier. Pour l'instant, il n'est pas encore rendu public. Et donc nous attendons avec impatience de voir ce que va retenir le Conseil supérieur des programmes qui nous a auditionnés. D'ailleurs, SOS Éducation a été auditionnée et nous sommes venus avec trois médecins de notre comité d'experts, justement.

1:17
Présentateur

Et peut-être rappeler aux auditeurs de quoi on parle exactement lorsqu'on évoque cette éducation à la sexualité à l'école. On ne parle pas des cours de SVT, on parle de ces trois séances d'éducation qui sont prévues par le Code de l'éducation dès le CP.

1:31
Invité

Oui, alors peut-être pour que ce soit clair pour tout le monde, parce que c'est vrai, vous avez raison. Souvent, quand on parle des cours d'éducation à la sexualité, on a, nous, dans notre mémoire commune, les cours de reproduction qui étaient des cours de biologie. Et ça, c'était bien en place depuis 1973. En 2001, la loi inscrit dans le Code de l'éducation une obligation de réaliser trois séances annuelles pour toutes les classes et niveaux de classe dès le CP, dès la primaire.

Et on est encore à ce moment-là dans un programme, enfin pas un programme officiel, mais en tous les cas une intention, des objectifs qui sont des objectifs de prévention sur les risques et grossesses, les maladies sexuellement transmissibles. On commence à avoir une volonté, des objectifs qui sont de lutter contre les violences et les abus sexuels. Et parallèlement, de 2002 à 2013, l'OMS, l'Organisation Mondiale de la Santé, va travailler sur une nouvelle approche de l'éducation sexuelle et va changer de paradigme. Et va décider que l'éducation à la sexualité aujourd'hui, enfin demain en tous les cas, devra être non plus une éducation de prévention, mais une éducation au plaisir sexuel.

Avec comme objectif, par exemple, de dire que ça doit rentrer dans une éducation au sens large et que l'objectif, c'est d'influer sur le développement de la personnalité de l'enfant. Donc en 2013, ils sortent des standards d'éducation à la sexualité pour l'enfant dès 5 ans. C'est des recommandations de l'OMS. La France va signer ces standards et va les intégrer dès 2013 dans une convention qui s'appelle la convention interministérielle santé, éducation, éducation, sexualité. Elle va également l'intégrer dans un document en 2016 qui est la circulaire parcours éducatif de santé.

Puis en 2017, ce nouveau paradigme de parler d'une éducation à la sexualité qui est dans un ensemble de santé globale, qui passe par le développement du plaisir, va prendre une place majeure dans un document qui s'appelle la stratégie nationale de santé sexuelle française de 2017 à 2030, qui fixe comme objectif que 100% des enfants aient reçu cette nouvelle forme d'éducation à la sexualité, qui place une éducation positive en priorité et la prévention passe en second plan.

3:59
Présentateur

Et d'ailleurs, est-ce qu'aujourd'hui, c'est appliqué ? Est-ce qu'aujourd'hui, les élèves, dès le CP, ont ces trois séances d'éducation à la sexualité à l'école ?

4:06
Invité

Alors, pas systématiquement. Dans certains établissements, c'est parfaitement appliqué. Et d'ailleurs, dans les établissements où ce n'est pas appliqué, certains parents pourraient tout à fait reprocher à l'école de ne pas le faire. Parce que, comme vous l'avez très bien rappelé, c'est une obligation légale aujourd'hui. Ça a un statut que nous nous dénonçons, qui est un statut d'enseignement, donc d'obligation de participation. Et ce qui pose particulièrement problème, si vous voulez, c'est que ces textes et ces travaux ont été faits sans l'avis de médecins, de pédiatres, de pédopsychiatres, d'endocrinologues, de gynécologues.

Ce qui fait que, si vous voulez, on a calqué sur la personne de l'enfant, qui est une personne à part entière, mais qui n'est pas un adulte en miniature, on a calqué une vision de la sexualité adulte. Or, les médecins, ils ont déjà été nombreux, dès 2017 en France, plusieurs médecins spécialistes de ces questions-là, notamment des spécialistes des enfants victimes d'abus sexuels, ont dénoncé ces standards et cette approche, par le plaisir et par l'éducation sexuelle adulte, en expliquant qu'elle était contraire à l'intérêt des enfants et qu'elle entravait leur développement.

5:14
Présentateur

Et Sophie Audugé, est-ce qu'aujourd'hui, c'est enseigné par des professeurs, les professeurs des enfants ? Est-ce que c'est enseigné par d'autres personnes concrètement ? Comment ça se passe dans les salles de classe ?

5:23
Invité

Alors, ça peut être enseigné par des enseignants, mais ce n'est pas toujours le cas. Je dirais même que c'est rarement le cas aujourd'hui. Est-ce qu'il y a un malaise ? Vous comprenez bien que quand il s'agissait d'accomplir une information dont l'objectif était la prévention, le corps enseignant était proactif.

Mais quand il s'agit de présenter une vision qui est celle du plaisir sexuel et de parler de sexualité à des enfants, c'est-à-dire de faire une éducation qui relève normalement, il faut le rappeler, de la famille, puisque la sexualité, c'est évidemment de l'intime, c'est la sphère intime, et donc ça n'a pas du tout à être développé à l'école, et bien là, évidemment, les enseignants ont bien perçu les risques.

Et donc aujourd'hui, ça peut être fait soit par des infirmières, soit ça peut être fait par des associations, et malheureusement, on a beaucoup d'associations qui sont principalement des associations militantes, qui vont présenter évidemment une vision idéologique de ce qu'est la sexualité, notamment en présentant une sexualité infantile qui n'existe pas, qui est un fantasme évidemment qui n'est pas démontré ni scientifiquement ni du point de vue du développement de l'enfant, puisque l'enfant, quand il naît, n'a pas de sexualité, il naît sensoriel bien sûr, et ce n'est pas parce qu'on a un organe qu'on a ses fonctionnalités, l'enfant en est avec des jambes, il ne marche pas, voilà, ça paraît assez basique et assez simpliste de le rappeler, mais quand on est face à des idéologues qui essayent de projeter sur les enfants, si vous voulez, une idéologie comme une sexualité infantile, et qu'en faisant cela, on met en danger les enfants, c'est important de revenir aux fondamentaux, à la science et à la médecine.

7:08
Présentateur

Nous sommes avec Sophie Audugé, déléguée générale de SES Éducation, puisqu'il y a un déplacement dans le Rhône, il y a quelques jours, le Premier ministre Gabriel Attal a annoncé qu'un enseignement à la vie affective, relationnelle et sexuelle ferait partie du programme de primaire pour la rentrée 2024. Vous vous rédigez, vous avez publié ce rapport un peu choc, disons-le, sur l'éducation à la sexualité à l'école. Vous racontez que pour publier ce rapport, vous êtes partie du témoignage d'une grand-mère choquée par l'enseignement qu'avait eu son petit-fils.

7:38
Invité

Oui, absolument, disons que ça a été un peu le déclencheur, même si on a attendu avant de faire ce travail qui nous a pris quand même presque dix mois, puisque effectivement déjà en 2019, donc comme je rappelais l'échéance de tout ça, l'origine de tout ça et puis les différentes productions, puisque son petit-fils, qui était en maternelle, venait de mouler avec une association militante, un clitoris, et donc l'enfant n'a pas compris du tout ce qui se passait, mais il avait senti ce malaise. Il avait quel âge ?

Et quand effectivement cinq ans, et quand sa grand-mère le récupère, évidemment, elle a l'impression qu'il est tout gêné, excité, enfin elle ne comprend pas très bien, et là, il lui dit qu'il a moulé un clitoris, parce qu'évidemment, ce langage est complètement inaccessible pour les enfants, ils ne comprennent pas ce qui se passe, bien sûr, ce n'est pas leur environnement, ce n'est pas leur univers, ce n'est pas de ce dont ils ont besoin à ce moment-là.

Et en fait, en découvrant cette histoire, on a pensé que c'était un fait divers, mais c'était déjà symptomatique de ce qu'on voit aujourd'hui, c'est-à-dire que la maîtresse n'était pas là, donc on avait laissé une classe d'enfant de cinq ans à une association militante, sans savoir ce qu'elle allait faire, de quoi elle allait parler, et puis sans qu'il y ait un adulte de l'équipe pédagogique. Ce qui n'est pas, il faut être clair quand même, ce qui n'est pas prévu, c'est-à-dire qu'il y a quand même un texte juridique, qui encadre tout ça, qui est la circulaire de 2018, qui dit que ce n'est pas possible de faire ça. Mais en réalité, ça se fait.

9:04
Présentateur

Est-ce qu'il n'y a pas quand même un intérêt à cette éducation à la sexualité à l'école ? Est-ce qu'elle n'est pas nécessaire ? Quand on regarde par exemple les chiffres, la place de la pornographie, plus de la moitié des garçons de 12-13 ans se rendent sur des sites pornographiques au moins une fois par mois. Est-ce que le fait d'avoir cette sensibilisation, cette éducation à l'école, n'aide pas aussi à combattre l'addiction à la pornographie que peuvent avoir des collégiens ?

9:29
Invité

Alors, d'abord, il faut distinguer deux tranches d'âge. On va parler des enfants prépubères. Donc là, on va être très clair. Voilà, on va être très clair. L'école n'a absolument pas, d'ailleurs l'État non plus, l'État n'a pas à aller sous les draps des enfants. Qu'est-ce que vous dites à cette éducation ? C'est extrêmement important. L'école n'a rien à faire dans l'éducation d'enfants prépubères. Cela appartient aux parents. Et l'argument qui consisterait à dire que l'école doit le faire parce que les parents ne veulent pas le faire n'est pas un bon argument. Je rappelle que l'école a pour obligation d'avoir en priorité absolue l'intérêt supérieur des enfants.

Sauf qu'on se trompe d'enjeu, il ne me semble pas que l'école a pour objectif prioritaire l'intérêt des parents. Donc, si on s'intéresse à l'intérêt des enfants, il n'y a aucun intérêt. Au contraire, on met en danger certains enfants de faire une éducation à la sexualité sur des enfants prépubères. Donc, ça, c'est très important de le dire. Après, pour les enfants, comme vous l'évoquez, qui ont enclenché leur processus de puberté, bien sûr que non, ça ne sert à rien. Ça ne va pas les empêcher d'aller regarder la pornographie. C'est pareil, c'est un mauvais argument. Vous savez, il y a un moyen très simple pour faire que des enfants...

Le premier accès à la pornographie, c'est 8-9 ans, principalement de manière accidentelle. Donc, quand on est à 12-13 ans, on est déjà sur une population d'enfants qui consultent régulièrement de la pornographie. Alors, vous savez, il y a un moyen très simple pour empêcher l'accès à des enfants qui, d'ailleurs, je rappelle, n'y ont pas le droit d'accès à la pornographie. C'est de mettre un coût d'entrée à 100 euros. Et là, vous verrez que d'un seul coup, vous aurez beaucoup moins d'enfants qui auront accès. Je crois qu'il ne faut pas accepter l'idée qu'on peut entraver le développement d'un enfant et positionner l'école comme un acteur sur la sensibilité à la sexualité.

Je rappelle que l'école, c'est un espace où on est avec des adultes qui sont censés transmettre un enseignement dans un rapport d'autorité. Alors, on va être très clair, parler de sexualité en franchissant la rupture générationnelle qui ne doit jamais être franchie entre l'adulte et l'enfant dans une position d'autorité avec un enfant qui ne peut pas ne pas consentir. C'est une forme d'incestuosité institutionnelle et ça, ce n'est pas possible.

11:48
Présentateur

Très, très concrètement, dans les cours qui sont dispensés aujourd'hui, qu'est-ce que vous avez identifié dans ce rapport que vous publiez, dans les témoignages que vous avez reçus ? Parce que c'est vrai que quand on a eu des cours de biologie, il y a peut-être 10, 15, 20, 30, 40 ans, on ne se rend pas compte de à quoi peuvent ressembler ces éducations à la sexualité que nos enfants ont. Très concrètement, de quoi s'agit-il ?

12:11
Invité

Alors, en fait, si vous voulez, ce que nous, on dénonce, c'est d'aborder le registre sexuel pour des enfants prépubères puisque ce n'est pas du tout ce qui correspond à leurs besoins de développement à la fois affectif, cognitif et puis un peu plus tard, psychique. Donc ça, ça entrave leur développement et ça a des conséquences potentiellement traumatiques. Donc c'est très grave. Mais surtout, ça va les empêcher de...

12:36
Présentateur

Mais sur les cours, quels sont-ils ?

12:38
Invité

Eh bien, le registre sexuel, ça va être de détailler les organes sexuels à des enfants qui ne sont pas disposés à recevoir cette information à ce moment-là. Ça va être de leur parler du plaisir sexuel, de la masturbation pour les petites filles et pour les garçons. On va leur parler de pratiques sexuelles, on va leur parler de sodomie, on va leur parler de fellation. Donc ça, c'est des enfants qui sont prépubères, c'est-à-dire avant le collège. Même après le collège, si vous voulez, ça n'a pas de sens qu'un espace d'autorité dont la mission est d'instruire explique à des enfants des pratiques sexuelles.

Parce que ça n'a absolument aucun sens et c'est évidemment une dérive qui n'est pas acceptable. L'école est là pour instruire de la science et certainement pas pour initier ou inciter à des pratiques sexuelles. Alors nous, ce qu'on demande, c'est évidemment de rompre avec ces standards, de rompre avec cette idéologie d'une sexualité infantile, de rompre avec l'idéologie d'un sexe qui ne serait pas un sexe biologique mais qui serait un sexe du ressenti.

Et puis par contre, de développer des guides et des informations pour les parents, pour les aider effectivement à accompagner leur enfant dans cette période particulière où effectivement on a accès à de la pornographie quasiment sans contrôle, il faut le dire quand même.

13:47
Présentateur

Merci beaucoup Sophie Audugé d'avoir été l'invité de la matinale. Je rappelle que vous êtes la porte-parole et déléguée générale de SOS Éducation.