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interviewSud Radio — L'invité politique· 4 mai 2026 17 min

L'invité politique Sud Radio - Avec François-Xavier Bellamy, député européen et vice-président exécutif des Républicains

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:01
Présentateur

Sud Radio, l'invité politique de Sud Radio ce matin, c'est François-Xavier Bellamy, député européen, vice-président des Républicains. Bonjour François-Xavier Bellamy. Jean-Luc Mélenchon, officiellement candidat 2027. Secret de polichinelle, vous vous y attendiez, j'imagine ?

0:23
François-Xavier Bellamy

Oui, le moins qu'on puisse dire, c'est que la désignation ne semble pas être un grand exercice de démocratie interne. On nous reproche parfois à droite que le débat est un peu trop vif, mais au moins il y a un vrai débat. Et au moins pour nous, chez nous, ce sont nos adhérents qui ont tranché. Et c'est avec un référendum interne que notre candidat Bruno Retailleau a été désigné, un large référendum. Voilà, je crois qu'on peut être heureux d'être un vrai parti démocratique.

0:48
Présentateur

Jean-Luc Mélenchon dit que chez lui, c'est carré. Chez vous, ce n'est pas forcément le cas. Quand vous voyez par exemple Laurent Wauquiez qui déambule avec le Premier ministre Sébastien Lecornu, main dans la main, au Puy-en-Velay, c'est un peu bizarre quand même. Il devrait être avec Bruno Retailleau, celui que vous soutenez.

1:06
François-Xavier Bellamy

Il est évidemment totalement engagé dans notre famille politique. Et s'il recevait le Premier ministre, c'est pour défendre le travail du Premier ministre.

1:13
Présentateur

Il vous fait des mauvaises manières. Tout un affichage qui est quand même gênant pour vous, non ?

1:17
François-Xavier Bellamy

Je ne vois pas le problème. C'est quand même normal d'être capable de... Le Premier ministre se déplace dans le pays, c'est tout à fait naturel. Et en l'occurrence, pour défendre ce combat que nous avons porté, que les députés et les républicains ont porté à l'Assemblée nationale avec Laurent Wauquiez, que Bruno Retailleau a défendu également, de pouvoir faire en sorte que ceux qui veulent travailler aient le droit de le faire, en particulier le jour de la fête du travail. C'est quand même insensé qu'aujourd'hui, le grand combat de la gauche qui prétend défendre les travailleurs soit de leur interdire de bosser, même quand ils sont volontaires pour cela.

Encore une fois, on rappelle qu'il ne s'agit pas d'abroger un jour chômé. Il s'agit juste de faire en sorte qu'on laisse ceux qui le veulent ouvrir ce jour-là.

1:52
Présentateur

François-Xavier Bellamy, Bruno Retailleau l'a dit à Cholet. C'était vendredi. Il veut faire du travail, puisque vous l'évoquez à l'instant, une priorité nationale. Il veut inciter à produire plus. Quand vous voyez le meeting de Jordan Bardella avec Marine Le Pen à Macron, pour la France du travail, au fond, vous dites la même chose avec le Rassemblement national. Les deux revendiquent le travail désormais.

2:16
François-Xavier Bellamy

Mais le problème, c'est ce que chacun fait. Vous êtes sur les mêmes messages. Le problème, c'est ce que chacun fait. Vous savez, à l'Assemblée nationale, quand les députés, les républicains ont déposé un amendement pour proposer que le RSA soit conditionné à 15 heures de travail par semaine, pour faire en sorte que les gens qui perçoivent ce soutien de la solidarité nationale soient réellement reconduits vers un emploi. Eh bien, qui a voté contre cet amendement ? La France insoumise et le Rassemblement national. Et le grand problème, c'est qu'aujourd'hui, il y a manifestement un désaccord de fond avec le Rassemblement national sur ce sujet.

C'est que précisément, nous croyons à la nécessité de rendre leur salaire aux gens qui bossent.

2:54
Présentateur

Et pour ça, faire en sorte qu'on baisse massivement la dépense sociale.

2:58
François-Xavier Bellamy

Non, non, non, mais c'est massivement la dépense sociale, ça n'est pas vraiment le programme du Rassemblement national. Au contraire, quand il s'agit de défendre le RSA, le Rassemblement national est là. Quand il s'agit de défendre pendant des années la retraite de 60 ans, le Rassemblement national était là. Et pour faire la réforme des retraites courageuse et difficile, il a fallu que les parlementaires, les Républicains permettent qu'enfin, nous fassions en sorte de sauver notre système de retraite. Il faudra aller beaucoup plus loin, il faudra faire beaucoup plus. Mais encore une fois, nous, notre vision, elle est très claire.

Et quand, avec sa proposition sur le travail gagnant, Bruno Retailleau a proposé de baisser massivement les charges qui pèsent sur le travail. Le corollaire de ça, c'est qu'il faudra plafonner tous les revenus de l'aide sociale à 70% du smith. Et là-dessus, je ne suis pas sûr qu'on ait le Rassemblement national sur la même ligne.

3:42
Présentateur

Vous verrez que l'RN va défendre le travail comme Sarkozy l'a fait pour la campagne de 2007, pendant cette campagne de 2027. Vous avez entendu Gabriel Attal sur...

3:50
François-Xavier Bellamy

Non, mais encore une fois, il ne s'agit pas de faire des belles promesses en disant qu'on défendra le travail. Les électeurs vont être sensibles à ce message.

3:56
Présentateur

Qui fait quoi ? Qui fait quoi ? Vous avez entendu Gabriel Attal sur BFM. Il y a un besoin de clarification, dit-il, de la ligne des Républicains. L'ancien Premier ministre cite Xavier Bertrand, Bélai Pécresse, Jean-François Copé, voire Gérard Larcher qui serait un peu sur ses marques à lui. Mais il dit, il y a Bruno Retailleau et vous-même, François-Xavier Bellamy, ceux qui tiennent la ligne de LR, avec lesquels Gabriel Attal a des différences. Il cite l'Europe, l'état de droit, l'écologie et le rapport à l'extrême droite. Que lui répondez-vous ce matin ?

4:25
François-Xavier Bellamy

D'abord, je ne me sens pas comptable d'une clarification que je devrais à Gabriel Attal. Si quelqu'un doit rendre des comptes au pays aujourd'hui, c'est plutôt Gabriel Attal, qui a porté au pouvoir et soutenu l'élection et la réélection d'Emmanuel Macron, qui a accompagné ces deux quinquennats, qui en a été ministre et premier ministre, et qui donc est comptable du bilan qu'il laisse aujourd'hui. C'est peut-être lui qui devrait clarifier sa responsabilité dans ce bilan désastreux dont nous héritons, et qui va profondément marquer malheureusement le pays. Maintenant, il va falloir réparer les dégâts.

Et je crois que quand on a été à ce point engagé dans l'action conduite au cours des dix dernières années, quand on est à ce point comptable du bilan, on devrait commencer par montrer un peu plus d'humilité. Et pour le reste, que Gabriel Attal ait le sentiment d'avoir des désaccords avec moi ou avec Bruno Retailleau, et c'est parfaitement normal. Enfin, je vais dire par là que je n'appartiens pas de toute évidence.

5:19
Présentateur

Il y a une vraie hostilité de sa part, lui, le candidat quand même du bloc centre, comme d'ailleurs Édouard Philippe, il y a une vraie hostilité de la part de Gabriel Attal à votre égard. Il le dit régulièrement. Ses soutiens le disent aussi.

5:32
François-Xavier Bellamy

Moi, je n'ai d'hostilité envers personne. J'aime le débat public, j'aime le pluralisme, et je crois que la démocratie, c'est du clivage. Et c'est pour ça que je n'ai jamais cru ou en même temps. Et je pense que la noblesse de la démocratie, ça consiste à tenir sa ligne. Et chacun m'accordera, je crois que pour ma part, je ne change pas. J'essaye de tenir avec constance le chemin des convictions que je n'ai jamais cessé de défendre. Tout ce que je constate, c'est qu'en effet, du point de vue des convictions, je ne suis pas du même camp que Gabriel Attal. Moi, par exemple, je n'appellerai jamais, jamais à voter pour la France insoumise.

Moi, je ne crois pas que la France insoumise puisse être un rempart pour la République, comme Gabriel Attal l'a prétendu en 2024. Donc ça, ça fait partie de son héritage à lui, ça, à vos yeux. Mais c'est de toute évidence, encore une fois, un engagement qui nous distingue manifestement. Ça ne veut pas dire que je sois hostile à qui que ce soit. Je pense que la démocratie, ça consiste à assumer paisiblement ses désaccords. Mais en l'occurrence, je ne suis pas de la même famille politique que Gabriel Attal. Et à l'élection présidentielle, je crois que nous ne portons pas, pour l'avenir du pays, le même projet.

Pour ma part, je ne crois pas un instant qu'en 2027, le grand sujet soit comment continuer le macronisme. Je pense qu'en 2027, le grand sujet, c'est comment sortir de là le plus rapidement possible. Comment préparer une alternance qui permette, en effet, à la France de retrouver l'espérance dont elle a tellement besoin. Et pour ça, il faudra des ruptures claires sur le plan migratoire, sur le plan de la sécurité. Il faudra des ruptures claires sur le plan de la dépense sociale, sur le plan de la manière dont on récompense le travail, dont on travaille pour qu'il soit de nouveau correctement rémunéré dans ce pays.

Il faudra une rupture claire sur la manière dont on perçoit l'identité et la défense, la transmission de notre héritage.

7:11
Présentateur

Ce qui vous reproche est une forme d'indulgence à l'égard du Rassemblement National. Regardez par exemple LR qui a suspendu tous les ministres qui sont restés au gouvernement, qui sont membres des Républicains. Et cette indulgence, il n'y a pas eu de suspension pour le général Gomart, votre collègue eurodéputé, qui avait soutenu plutôt Éric Ciotti à Nice. Ce qui vous est reproché, c'est une espèce d'indulgence.

7:39
François-Xavier Bellamy

Je viens, Jean-François Kili, de vous expliquer quels étaient mes désaccords profonds avec le Rassemblement National, par exemple sur la question du travail. Vous savez, Marine Le Pen a un point commun avec Emmanuel Macron. Emmanuel Macron disait qu'il était en même temps de droite et de gauche, et je n'ai jamais cru en même temps. Eh bien Marine Le Pen, elle dit qu'elle n'est ni de droite ni de gauche, et elle le montre sur cette question du travail. Vous l'avez entendu ces derniers jours, est-ce que le Rassemblement National a une ligne claire sur la question de la fiscalité qui est déjà écrasante dans ce pays ?

On a le sentiment qu'ils sont aujourd'hui incapables de le dire clairement quand il s'agit de parler de nos grandes entreprises qui aujourd'hui font face à la menace de cette taxation nouvelle inventée par le Parti Socialiste. Donc on a des désaccords très clairs avec le Rassemblement National, et c'est la raison pour laquelle Bruno Retailleau est candidat. Et il sera candidat pour incarner une ligne de droite, parce qu'il y a dans ce pays une gauche qui s'assume, et il faut qu'il y ait une droite qui s'assume aussi de manière claire. Et ça, malheureusement, ça n'est pas le Rassemblement National qui le fait. Donc, nous allons incarner nos idées, nous allons les défendre paisiblement.

Et j'observe que, encore une fois, le président de la République, et peut-être Gabriel Attal reprend cette vieille tactique, rêve de se retrouver tout seul en face du Rassemblement National. Eh bien non, il y a une proposition politique de droite, et ma conviction profonde, c'est que c'est celle qui est capable de rassembler demain tous les électeurs, pas seulement les électeurs de droite, mais tous les électeurs français qui veulent préparer l'alternance.

8:55
Présentateur

Donc, ni macronistes, ni ARN, c'est un peu la ligne désormais de M. Bruno Retailleau.

9:02
François-Xavier Bellamy

Non, mais on ne se définit pas par ce qu'on n'est pas, on se définit par ce qu'on propose. Et la proposition qu'on fait, manifestement, c'est celle dont le pays a besoin.

9:09
Présentateur

Vous avez vu le baromètre de l'ambition présidentielle, l'IFOB fiduciale pour le Figaro et Sud Radio, rendu public ce matin, qui donne pléthore de candidats, à droite comme à gauche, avec un Rassemblement National, les deux, qui caracole loin en tête. Bruno Retailleau gagne trois points et se hisse à la cinquième place des souhaits. Souhaitez-vous qu'il soit candidat à l'élection présidentielle ? Il est à 28%. Il a 11 points sur la certitude qu'il va se présenter, donc il progresse, mais il y a toujours ce problème de trop de candidats. C'est Valérie Pécresse, dans une tribune au Figaro ce matin, qui réclame une candidature unique.

Elle parle d'expérience, elle dit que ça ne s'improvise pas en trois mois. Elle a raison ?

9:50
François-Xavier Bellamy

Comment vous allez faire pour vous départager ? Elle a raison de dire qu'il faut surtout ne pas trop tarder à se lancer dans cette campagne, parce que la France a besoin d'un vrai débat ouvert, transparent sur les grands choix d'avenir qui l'attendent en 2027. Et c'est parce que Valérie Pécresse a tiré la sonnette d'alarme sur le fait qu'il ne fallait pas tarder, que nous avons organisé, conformément à ce que Bruno Retailleau, comme président du parti, avait promis aux adhérents, nous avons organisé ce référendum interne pour désigner notre candidat.

Nous n'avons pas attendu décembre prochain, et Valérie Pécresse a parfaitement raison de dire que ce calendrier avait été un siège pour Retailleau.

10:27
Présentateur

Il ira au bout, Bruno Retailleau, à vos yeux. Il ne s'arrêtera pas en chemin, il n'y aura pas de... Et si Edouard Philippe poursuit aussi, ni l'un ni l'autre ne sera au deuxième tour.

10:35
François-Xavier Bellamy

Mais attendez, vous savez, une campagne présidentielle, c'est justement l'occasion d'un débat ouvert devant les Français. Aujourd'hui, ce débat, il commence à peine. Ne faites pas comme si nous étions à 15 jours de l'élection présidentielle. Il y a un an devant nous. Mais ça passe vite. Et moi, je ne crois pas un seul instant que l'affiche que nous constatons aujourd'hui, où fleurissent tant de candidatures, soit celle à laquelle nous assisterons à la veille de l'élection. Il va y avoir beaucoup de chemin entre-temps. Et je pense que le plus tôt possible, le débat pourra s'engager, le mieux ce sera.

En tous les cas, pour ce qui nous concerne, on ne peut que nous reconnaître que nous poussons nos idées dans le débat, que nous sommes clairs sur notre projet.

11:14
Présentateur

Et à quel moment ça se décidera, chaque fois, chaque matin, avec Patrick Roger, nous posons la question, à quel moment ça va se décider dans le camp de la droite et du centre, savoir qui, au fond, va représenter cette famille élargie ? Quand ?

11:26
François-Xavier Bellamy

C'est l'automne ? C'est le Noël ? C'est à quel moment ? Nous, on a désigné notre candidat maintenant, encore une fois. On verra comment les choses vont s'organiser dans la manière dont le débat va s'engager. Mais je crois que ce qui est certain, c'est qu'en tous les cas, on ne peut pas faire campagne en restant silencieux, absent, lointain, distant. La campagne, elle suppose de s'engager de manière claire. C'est ce que Bono Retailleau va faire. Et j'espère que tous ceux qui prétendent être candidats à l'élection présidentielle auront la même loyauté vis-à-vis du débat public.

11:53
Présentateur

Question de l'actualité, les carburants, Sébastien Lecornu qui encourage, vous évoquiez les entreprises à l'instant, Total Énergie, un plafonnement généreux des prix à la pompe. Il faut y aller ? Total Énergie plafonne déjà ses prix à la pompe. Qu'est-ce que vous dites qu'il faut laisser tranquille Patrick Pouyanné,

12:10
François-Xavier Bellamy

Total Énergie, dans cette histoire ? Ils font ce qu'il faut ? Non, non. En fait, ce qui est très intéressant dans la situation qu'on vit, c'est qu'elle nous permet, malheureusement, de toucher du doigt la réalité de ce que c'est qu'un pays surendetté. Dans un monde normal, dans un pays normal, si tout allait bien pour la France, on devrait pouvoir aider aujourd'hui les Français qui ont du mal à faire leur plein. On devrait pouvoir faire baisser les taxes sur le carburant. Le problème, c'est que ça coûte extrêmement cher. Et certains, aujourd'hui, le promettent.

Certains disent qu'on pourrait mettre 15 milliards d'euros aujourd'hui pour aider tous les Français à acheter leur essence à la pompe. La vérité, c'est que la France n'en a plus les moyens. Et là encore, je repose la question à ceux qui ont dirigé ce pays pendant si longtemps. Aujourd'hui, où est passé l'argent ? Vous avez d'autres pays en Europe, l'Allemagne, l'Italie, qui aident les automobilistes et qui aident leurs citoyens à affronter le prix de cette crise. Aujourd'hui, la France ne le peut plus.

13:04
Présentateur

Donc, pas touche à Total Énergie et c'est au gouvernement de balayer devant sa porte. C'est ce que vous dites ce matin ?

13:09
François-Xavier Bellamy

Il faut évidemment soutenir de manière ciblée ceux qui en ont le plus besoin. Je pense aux agriculteurs, je pense aux pêcheurs, je pense aux entreprises de transport, je pense aux infirmières qui ont besoin de se déplacer pour aller chez leurs patients. Il faut aider les professions les plus touchées. Mais encore une fois, je le redis, ne soyons pas démagogues. Aujourd'hui, ceux qui promettent qu'on pourrait soutenir tous les Français avec le levier fiscal, en réalité, prennent le risque de faire courir le pays en plus d'une crise des carburants et d'une crise de la dette. C'est un peu démagogue quand il dit ça. Alors finalement, c'est un peu de la démagogie.

Non, non, Sébastien Lecornu fait ce qu'il peut, c'est-à-dire qu'il explique que ce sont les entreprises elles-mêmes qui devraient baisser leurs prix. La vérité, c'est qu'il ne le fait que parce que l'État n'a plus les moyens de faire baisser ses taxes. Et le vrai sujet, encore une fois, c'est un sujet de responsabilité de ceux qui nous ont gouvernés et qui pendant des années nous expliquaient que ce n'était pas grave d'être endettés, que ce n'était pas grave de dépenser toujours plus, que les taux étaient bas et qu'on était même absurde de tirer la sonnette d'alarme sur le niveau de l'endettement.

Aujourd'hui, la vérité, c'est que nous payons les pots cassés de cette politique totalement inconséquente.

14:07
Présentateur

Dans tous les cas, François Bellamy est en conclusion de cet échange. Jean-Luc Mélenchon, je referme là-dessus, candidat, vous craignez-vous une campagne violente dans les semaines, les mois qui viennent ?

14:18
François-Xavier Bellamy

Oui, bien sûr, parce qu'on voit que le climat de violence politique s'est installé dans le pays et que la France insoumise, au lieu de tenter de corriger cette violence, ne cesse de l'attiser. Et on le voit malheureusement depuis des semaines. On a quand même vécu dans notre pays des élections municipales marquées par la mort d'un jeune homme, quelles que soient ses opinions politiques. Le fait de tuer en pleine rue parce qu'il y a un désaccord politique, ça devrait être un signal d'alarme pour toute la classe politique française. Et en particulier, ça aurait dû être un signal d'alarme pour la France insoumise, dont vient le député qui a fondé la milice qui a tué en pleine rue à Lyon.

Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'aujourd'hui, on a le sentiment que la France insoumise et Jean-Luc Mélenchon lui-même choisissent la surenchère plutôt que de tenter, par tous les moyens possibles, d'empêcher cette violence de se développer dans le débat politique français. Merci à vous, François-Xavier Bellamy. Merci.

15:11
Présentateur

Merci, François-Xavier Bellamy. On va commenter dans un instant ce qui a été dit, notamment Jean-Luc Mélenchon. Est-ce qu'il a raison d'ailleurs de se lancer un an avant l'élection ? Et que pensez-vous du mode de désignation ? Ah oui, on l'a commenté, il est unique. Donc, il n'y a pas de vote. Et puis, en même temps, vous l'avez vu, il y a le rapport de Charles Aloncle sur l'audiovisuel public qui est dévoilé. Il y a quelques propositions de choc qui sont dévoilées dans le Figaro. Qu'en pensez-vous ? Il y a notamment la fusion des chaînes. Tiens, François-Xavier Bellamy, qu'est-ce que vous en pensez, la fusion des chaînes ?

Par exemple, France 2, France 5, France Info, France 24, et supprimer quelques chaînes et faire des économies, mais pas de privatisation.

15:51
François-Xavier Bellamy

Je n'ai pas encore pu lire le rapport de Charles Aloncle qui vient d'être publié, mais je voulais juste te dire une chose, c'est que je pense que c'est une excellente chose qu'il ait été publié. Ça aurait été catastrophique que ce rapport soit empêché d'être consulté par les Français. Mais vous seriez pour une fusion de certaines chaînes ou pas ? Mais pourquoi pas, encore une fois, il faut que je lise le rapport, le fait est sur le principe.

Le fait est qu'aujourd'hui, l'audiovisuel public va mal du point de vue budgétaire, c'est certain, et donc il faudra redresser la barre, c'est absolument nécessaire, et le fait que ce rapport ait pu être publié est un signe que notre démocratie est vivante. Et ça, je crois que c'était fondamental.

16:24
Présentateur

Allez, on va voir ça en détail, alors que la ministre de la Culture et de l'Audiovisuel va recevoir justement aujourd'hui les deux patronnes de l'audiovisuel en fait public, Sibylle Veil et Delphine Ernotte, pour le plan de com' pour les années qui viennent. 8h34 sur Sud Radio.

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