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interviewLe Média (sur YouTube)· 25 mai 2026 22 min

TOTAL SE GAVE, LE PEUPLE CRAQUE, LE GOUVERNEMENT REGARDE

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

À chaque crise, il y avait un discours qui disait qu'on ne pouvait plus aider. On a été des cigales, on a trop dépensé et là on a plus rien, donc on ne pourra pas dépenser. Il faut vraiment que les gens en tête que quand il y a un déficit de l'État, il y a quelqu'un dans l'économie qui est un excédent qui profite de ce déficit.

Si ce déficit profite à des gens qui n'ont pas besoin, si vous faites des aides aux entreprises qui profitent majoritairement au 440, si vous faites le CICE qui a profité majoritairement au 440 et parfois des pays étrangers, l'État [musique] prend son déficit pour des excédents à des gens qui n'en ont pas besoin. Bonjour tout le monde, je suis ravi de vous retrouver pour un nouvel épisode de l'instant Porsché au média. On a un message très important à vous partager.

Nous avons besoin de 10000 donateurs mensuels avant le 30 juillet. Notre survie en dépend. Alors, soyons fous, faites partie des 3000 premiers donateurs euh avant euh la fin du mois.

À partir de quelques euros par mois et défiscalisable, permettez au premier médiia télé ind de France d'exister. Rendez-vous sur capsurd.v.fr.

Notre survie ne dépend que de vous. Bonjour Thomas. Salut Lisa.

Alors avec toi aujourd'hui au programme, le gouvernement tente de mettre des rustines sur la crise du carburant. On va décrypter tout ça. C'est parti. [musique] Sébastien Lecornu, notre premier ministre, a enfin décidé de mettre en place des actions à propos du prix du carburant alors que la guerre au Moyen-Orient déclenchée par Israël et les États-Unis s'en lise.

Le chef du gouvernement a mené une conférence de presse jeudi dernier et a affirmé son obsession. Le pays doit tourner. Pas de blocage des prix à l'horizon.

Sébastien Lecorn refuse toute baisse générale indiscriminée de la fiscalité sur le carburant. Alors, voici quelques mesures annoncées. 710 millions d'euros d'aide supplémentaires pour les travailleurs et entreprises dans le besoin, ça fait 1,2 milliards en tout.

Les aides au secteur de l'agriculture, des transports routiers ou encore de la pêche sont reconduites pour 3 mois. L'indemnité pour les travailleurs modestes, grands rouleurs aussi avec un plafond qui passe à 100 € contre 50 auparavant. Les indemnités de déplacement ou kilométrique pour les fonctionnaires et aid à domicile sont augmentées et le plafond de la prime carburant passera de 300 à 600 € par an.

Elle est défiscalisée, versée par les entreprises aux salariés dépendant de leur véhicule pour se rendre au travail et dorénavant les critères d'attribution sont supprimés. On fait confiance au patron. Thomas, là le gouvernement aé que la crise va durer.

Qu'est-ce que tu penses de cette analyse ? Alors euh c'est déjà euh là il ils reviennent à quelque chose de réel. Pendant très longtemps, ils ont tourné autour du pot.

On se souvient Roland l'Escure qui voulait pas appeler ça un choc pétrolier parce qu'ils disaient si j'appelle ça un choc pétrolier derrière, je vais devoir mettre des mesures d'une autre ampleur. Là ils ont reconnu qu'il devait changer d'échelle. C'est ce qu'ils ont dit hein.

On change d'échelle sur la stratégie. Ils ont reconnu que c'était qu'il fallait avoir une vision quand même de moyen terme et que c'était une guerre qui avait un impact. Ils ont pas voulu parler de crise, ils ont répété le mot impact sur l'économie.

Donc là-dessus, sur le constat, je partage. Par contre sur la stratégie de continuer à cibler de cette façonlà, là très clairement pour moi, c'est pas la bonne stratégie. Bah c'est ça parce que là ce qu'on a vu c'est des mesures très ciblées, temporaires.

Ça va pas trop avec l'analyse d'une fait qu'on est dans une crise qui s'enlise là. Ouais, tout à fait. C'est des mesures en fait qui concernent grosso modo si on prend tout en l'ensemble des des mesures, c'estàd les mesures sur les secteurs, les mesures sur les gros rouleurs que que tu que tu as rappelé. on touche 3 millions de personnes, c'est-à-dire qu'on laisse la majorité des gens sans aucune mesure.

Euh alors qu'il y a des effets de seuil, il y a des gens parfois qui sont en au-dessus du revenu fiscal pour bénéficier de cette espèce de prime grand rouleur euh bah qui vont être impactés, qui qui font des ajustements qui prennent moins leur voiture autant que possible. Euh il va y avoir les départs en vacances donc les les gens s'adaptent alors qu'on pouvait faire différemment. On pourrait vraiment pouvit on pouvait trouver enfin on pouvait faire des un blocage des prix dont on va parler après qui aurait touché plus de monde et qui aurait pas coûté plus cher.

En fait, ils ont ciblé comme ça parce qu'ils veulent pas dépenser plus de 1,2 milliards. Là, ils ont rajouté 700 millions. Ils veulent pas aller au-delà.

À l'ancienne crise en 2022, ils avaient mis 10 milliards sur la table. Là, ils veulent mettre 10 fois moins pour des raisons de déficit. Mais il y avait d'autres moyens pour le même prix.

Il y a pas de J'ai l'impression que enfin on parle quand même d'un état en plus d'une grosse puissance économique. Il y a pas de plan de long terme ou de mesure sur le fonctionnement économique même en fait. Alors il y a l'éleélectrification euh il en a parlé, il a dit voilà on va augmenter l'électrification.

Ça c'est un plan de long terme. Euh c'est vrai que pour que l'électrification fonctionne, bon bah c'est il faut avoir la vision de long terme. Il faut qu'il y ait quand même sur la logistique tout qui puisse se mettre en place.

C'est-à-dire que si on électrifie par exemple les voitures mais qu'on a pas la capacité à à produire des voitures peu chères euh qui seraient à la disposition des consommateurs français, ça va profiter majoritairement à l'industrie chinoise. Oui. Oui.

On désindustrialisme, on veut mettre un plan sur l'électrification. C'est pas très logique. Exactement.

Donc ça sur les réponses de long terme, ils ont parlé d'électrification. Après, on pourrait parler euh de la de la poursuite, par exemple, de la création de transport en commun, du fait de ne pas ouvrir la SNCF à la concurrence, de ne pas couper dans des dans des tronçons qu'on juge peu rentable. Il y a il y a plein de choses d'investir dans la SNCF quoi parce que quand le transport fonctionne bien, il y a plus de raison de prendre l'automobile ni l'avion.

On le voit bien sur des lignes où vous pouvez aller à Bordeaux en 2h ou à Marseille en 3h, bah la voiture est tout de suite évincée. Donc il y a il y avait pas de plan, il y avait juste l'électrification. Euh après, on pouvait faire différemment.

Enfin, on a bien compris que l'obsession du gouvernement, c'est de ne pas mettre 1 € en plus. Il veut pas mettre 1 € en plus. Ils ont peur du déficit.

On a bien compris. On pouvait faire autrement et vraiment en avoir pour le pour le même prix. Par exemple, le blocage des prix, on l'a souvent dit ici, c'est pas quelque chose de farfelu.

C'est prévu dans le code du commerce. Il faut faire attention bien sûr parce que c'est un produit fluctuant. C'est pas comme le gel hydroalcoolique dont les prix ont été bloqués ou les masses dont les prix ont été bloqués qui là n'ont pas de prix fluctuant.

Mais euh le rôle du gouvernement c'était [raclement de gorge] plutôt que de laisser les opérateurs bloquer leurs prix eux-mêmes comme le fait Total ou comme veulent le faire parfois avec des remises les grandes et moyennes surfaces, c'était de réunir ces opérateurs qui sont pas si nombreux que ça. C'est un marché oligopolistique, de fixer déjà un premier prix qui soit identique entre les grandes et moyennes surface et total qui vont profiter très clairement de l'inflation et qui en ont profité. Je veux dire, on a on a un cas d'école il y a il y a il y a 2 ans, ils ont fait des suers profits.

Donc on fixe un prix, on voit à quel niveau ils peuvent le fixer, on discute avec eux, on impose un rapport de force et ensuite on s'occupe des petits indépendants qui sont un petit petite part du volume global euh et qui sont représentés par par un certain nombre de gens qui représentent ces petits indépendants. Et là effectivement, on peut les couvrir eux en partie pour protéger leur marge. Ce qui coûterait quand on prend tout ça quasiment le même prix.

Sauf que quand vous bloquez les prix là, vous avantagez l'ensemble des Français. Vous avez un prix fixe lisible qui profite à l'ensemble des Français. Là, les mesures qui sont prises ne profite qu'à 3 millions de français maximum.

Avec toutes les, on sait très bien toutes les barrières administratives qui sont mis en place. Tu dois aller le faire télécharger le dossier sur internet, ça prend du temps. C'est ils savent très bien qu'en faisant ça, il y a une partie des gens qui qui sont éliges et qui vont pas le demander.

Donc là, on aurait une mesure qui protègerait l'ensemble des Français avec le blocage des prix et qui coûterait au final pareil 1 milliard, peut-être 2 milliards, allez maximum, mais pas grand-chose en réalité. Euh et donc on pourrait protéger les Français à moindre coût mais ce choix a été écarté parce que pour eux c'est un choix politique parce que à mon avis aussi ils sont mal conseillé par des gens qui disent que ça va créer des pénuries. Donc on évacue le problème comme on avait évacué le fait de de d'indexer une partie des salaires sur les prix à l'époque non ça va faire augmenter les prix on veut pas en parler.

Non, il faut prendre toutes les situations et voir celles qui fonctionne le mieux. Alors on a bien vu ces mesures là. Alors attention parce que à l'heure où on nous crie déficit dett économiste et bien c'est le corn il perd pas le nord. et il a bien prévenu que les mesures d'aide ont un coût et qu'un je cite certain nombre d'économies seraient nécessaires.

Thomas, encore une fois, quand on a quelque chose d'un côté, on le pit de l'autre. Mais bien sûr, là on est face à une crise très clairement. En plus, le gouvernement pourrait se dédouiner.

C'est pas une crise qu'il a créé là. C'est une crise qui vient de d'une guerre, tout comme la crise du Covid venait de l'extérieur. C'est pas pareil que la crise des gilets jaunes qui venait d'une mesure appliquée par le gouvernement.

Donc il pourrait se dire "Écoutez, face à cette crise, je choisis de protéger les Français et je creuse un peu mon déficit. Enfin que le déficit soit à 5 ou à 6, ça changera pas à grand-chose, hein. Là, il va déjà même pas être à 5, il va peut-être être un peu plus élevé.

Euh donc bon euh voilà, on protège un peu plus mais comme il veut absolument tenir cet engagement de réduction du déficit uniquement pour paraître bien devant les partenaires européens parce que personne d'autre nous oblige voilà enfin oui personne d'autre rien ne nous oblige techniquement euh à à à s'imposer ce ce 5 %. Euh donc il décide de faire ça et donc ce qu'il va donner d'un côté, il va le reprendre de l'autre. Ce qui d'un point de vue macroéconomique va être très mauvais parce que il donne pour compenser un effet négatif. normalement qui doit avoir un effet positif sur la croissance.

C'est pour ça qu'il donne, il compose l'effet négatif pour un effet positif sur la croissance. Là, s'il donne et qu'il reprend de l'autre côté, bah l'effet est neutre sur la croissance économique et et même sur la réduction des déficits au final. H euh Et en plus dans tout ça, on a aucune mesure sur les profiteurs de crise, sur les super profits, notamment total.

On a encore vu des bénéfices record et là on leur demande rien du tout. Non, rien du tout. On leur demande rien du tout.

Euh alors, on pourrait mettre effectivement cette taxe sur les super profils euh et faire en sorte encore une fois d'avoir une taxe un peu plus innovante qui permet d'aller chercher des profits qui sont faits à l'extérieur et et de l'optimisation fiscale abusive comme on l'a dit. Et puis a la deuxième solution euh que j'ai avancé juste un petit peu avant qui est vraiment de bloquer les prix pour établir un rapport de force parce que en bloquant les prix au niveau qu'on veut, bah finalement, on fait perdre un petit peu de de profit un peu plus qui qui qu'il consent en perdre. euh total en bloquant ses prix et on impose un rapport de force avec le distributeur pour servir le consommateur.

Euh mais c'est une piste qui n'est pas en fait on se rend bien compte que là il ils veulent dire quand même qu'ils aident donc ils ciblent pour pour avoir pas trop d'argent à dépenser mais pour dire qu'ils aident quand même. Même s estiment avoir changé d'échelle, oui, il donne un peu plus mais voilà, mais il cible énormément tout en tenant un discours en disant que c'est quand même quelque chose de grave, une guerre, que c'est faut prendre ça au sérieux avec fort impact sur l'économie mais la partie prenante de ceux qui vont en profiter et qui ne vont pas être affectés par ça, qui en profitent, bah là on l'a pas sous silence. Et justement, est-ce que quand on est un état aussi puissant en plus, on doit absolument penser économie et déficit quand on est devant une crise là ?

Mais non, pas du tout. Non, on l'a bien vu. Enfin, ça va faire pire que mieux parce que si tuauvris encore plus, si tu si t'injectes pas, donc du coup, tu vas appauvrir de fait les Français et donc du coup ça va pas relancer l'activité économique.

Donc en fait, tu veux ne pas dépenser pour pas créer un déficit mais au final tu plombes l'activité économique qui va créer un déficit. En fait, exactement, c'est entièrement raison. Et ce qu'on trouvait les libéraux comme excuse, c'est de dire bah regardez là, cette fois-ci on a plus rien.

On a été on a été des cigale et on a trop dépensé et là on a plus rien donc on ne pourra pas dépenser. Donc je vous laisse avec vos problèmes les Français. Voilà, c'est un peu ça l'idée.

On a on a fait déraper nos déficits. Euh sur l'histoire du dérapage, chacun tient toujours son explication hein. Nous on sait que c'est le dérapage est en partie du très grosse partie à la politique fiscale qu'afé Macron.

Oui, c'est quand on baisse les recettes, c'est normal queil y a un déficit, hein. Voilà. Mais euh là, ils disent "Non, non, on doit réduire les déficites, on a dérapé donc on peut plus aider les gens." C'est ça, c'est ça l'idée.

Euh mais en fait ce discours, alors là, il est poussé vraiment au maximum. Ils sont contents, même on dirait qu'ils sont très contents que ça ce soit comme ça pour dire "Bah, on pourra pas vous aider." En réalité euh à chaque fois, à chaque crise, il y avait un discours avant la crise qui disait qu'on ne pouvait plus aider.

Le rapport Pébro, je crois que c'était en 2005 ou 2006 avant la crise 2008. la dette est un problème. On on doit on doit faire la prochaine décennie des économies, c'est horrible et cetera.

La crise de 2008 arrive, on verse des milliards, mais des milliards pour éteindre le feu qui profite majoritairement aux banques et et aux grandes entreprises. Oui, là voà voilà, là il y a de l'argent. Puis on rentre dans une phase d'austérité, le Covid arrive quelques mois avant Macron qui dit à cette à cette pauvette soignante du CHU de rond qu'il y a pas d'argent magique, qu'on peut plus mettre d'argent et tout et là on verse des milliards.

L'économie pendant le Covid a fonctionné quasiment sur une économie 100 % publique quoi. Les autres étaient à l'arrêt. On était à l'arrêt.

L'inflation, on a mis aussi quand même pas mal d'argent pour soutenir les Et là, ils disent "Bon ben, on a cette excuse encore de dire voilà on peut plus, on peut plus. En fait, on c'est un choix. On peut bien sûr qu'on peut et puis on peut faire aussi différemment à moindre coût comme comme je l'ai dit.

Donc non, c'est c'est une façon de dire voilà on ne peut on ne peut rien faire et là ils ont la bonne excuse pour dire qu'on ne peut rien faire. C'est encore ce truc de quand il y a une crise, c'est comme tu l'as dit, on a on a mis des milliards 2008, des milliards Covid et cetera. Euh ça ne tourne que sur l'argent public et à chaque fois quand il y a des dividendes de record, les actionnaires nous disent "Oui, mais c'est normal qu'on ait des dividendes parce que c'est nous qui prenons tous les risques." Quand il y a une crise, les actionnaires on les voit plus.

Il y a pas d'argent privé pour sortir de la crise en fait. Bien sûr, bien sûr. C'est toujours c'est toujours le le le public qui éteint le feu et d'ailleurs les actionnaires continuent à gagner de l'argent même quand quand pendant le Covid ils ont gagné beaucoup d'argent avec de l'argent public qui leur a permis de de préserver euh un fonctionnement dans une économie qui fonctionnait pas.

Euh mais bon là, on socialise les pertes, on privatis les gains. Oui, ça a toujours été comme ça. Ouais.

Mais le normalement, si tout le monde était d'accord sur ce constat, le problème c'est qu'après après coup, quand on est sorti de la crise, les acteurs euh les représentants du secteur privé ou euh ou les actionnaires, enfin tout tous t tous les sing représentant le patronat accusent le public d'avoir trop dépensé en s'attaquant toujours au modèle social. C'est le Py Roman qui accuse le pompier d'avoir fait une inondation. On dit bah on a trop dépensé, d'accord, mais vous êtes trop dépensé à cause des retraites et cetera.

Et on se souvient, moi pendant le Covid, il y a eu le chômage partiel. qui a vraiment affaibli l'assurance chômage enfin puisqu'on a des on a on a donné vraiment beaucoup de chômages partiel à des gens qui ne pouvaient pas travailler. Euh donc ça a profité à tout le monde et quand c'est quand on est arrivé à la fin du Covid ben on a dit regardez l'assurance chômage des déficit il faut la réformer.

Donc ça a été une donc c'est souvent comme ça que ça marche. Et en plus les taux d'intérêt de la France ont augmenté donc on nous dit que on est complètement bloqué. Alors ils ont augmenté mais ils augmentent dans toute la zone euro et ils ont augmenté alors ils sont ils restent toujours très en dessous des États-Unis très très en dessous du Royaume-Uni.

Ils ont augmenté partout. Ils sont entre on va dire 3 3 3 et 4 quoi, grosso modo euh euh pour mais il faut jamais oublier qu'un taux d'intérêt on doit toujours le mettre en fonction de l'inflation et l'inflation augmente un peu. Donc quand vous regardez le quand vous regardez finalement le taux d'intérêt et que vous déduisez l'inflation pour avoir le taux d'intérêt réel, ce que l'on dit en économie, bah là on a des taux d'intérêt réels qui sont extrêmement faibles et et là on est au taux de d'intérêt de de 2008 du moment de la crise 2008 qui était une grosse crise où on avait effectivement une inflation aussi un peu plus élevée à cause des des des prix du pétrole.

Donc balancer le taux d'intérêt qui augmente vraiment dans l'épaisseur du trait qui reste quand même en dessous de l'Italie enfin bon en dessous du Royaume-Uni des États-Unis. Le mettre comme ça, c'est encore un argument pour dire "Regardez, on a peur, on a peur." Alors qu'il est il est vraiment mais alors il reste encore très très faible, hein, beaucoup plus faible que dans les années 90.

Pendant cette conférence de presse là, Sébastien Lecnu, il a répété à plusieurs reprises qu'il ne faut pas emmerder les Français. Qu'est-ce que ça veut dire ? Est-ce que c'est pas un peu raté ?

Ben, je pense que il a il a il a pris en compte la leçon des gilets jaunes où ils ont voulu taxer les Français. Il a pris en compte aussi de tout un tas de mesures comme ça qui qui embêtent les Français. C'est une façon de dire "Bon, je vais pas vous emmerder, je vais vous laisser vous ajuster, mais je vais pas vous aider non plus." Voilà.

Euh je pense c'est ça. Comme il est incapable de de de d'aider très fortement les les Français, donc il veut pas leur imposer de conditions. Donc il dit "Les Français se sont ajustés d'eux-mêmes." Ce qui est vrai, ce qui est quand même vrai, quand on regarde les chiffres, les la consommation de carburant a baissé.

Elle a vraiment baissé fortement. Donc les Français se sont adaptés comme il pouvaient. Mais après comme il n'offre pas des aides à la majorité des Français, il peut juste vous dire ça.

Je vous garantis que comme je vous offre pas grand-chose ou rien et ben je je vous laisse. Ouais. Bon, ils sont un peu emmerdés du coup.

Oui. Ou laisser dans leur merde. C'est pas pareil.

Voilà, c'est ça [rires] plutôt c'est plutôt ça. Dans le même temps, la Commission européenne prévoit une dégradation de l'activité économique. He on en a parlé.

La Commission européenne et le Fond Monétaire international table respectivement sur une croissance de 0,8 % et de 0,7 % pour la France en 2026. et c'est déjà une prévision inférieure à celle du gouvernement qui était + 0,9 %. Qu'est-ce que ça veut dire ?

Est-ce que euh c'est crédible et est-ce que faut s'inquiéter ? Quand on regarde la prévision, tu l'as très bien dit à 0,9 qu'on prend les prix du pétrole, ça fait déjà maintenant quand même allez 4 5 mois qu'ils sont élevés. Si ça continue comme ça, on devrait avoir une croissance quand même beaucoup plus faible.

C'estàd que là, la prévision, c'est 0,8 comme tu l'as dit par la commission, 0,7 par le FMI. Peut-être qu'avec la hausée prix du pétrole, on serait plutôt à 0,5 06. Mais ce qu'il faut noter, peut-être même plutôt 0,5 que 06 mais bon mais ce qu'il faut noter et là Roland Escur l'a rappelé hier, c'est ce qui soutient l'économie là, ce sont les amortisseurs sociaux.

C'est ça. Et lui-même l'a dit, c'est le fait que le SMIC va augmenter au niveau de l'inflation. C'est le fait qu'il y a les primes d'activité et tout un tas de choses.

Donc quand l'économie va mal, encore une fois, c'est les stabilisateurs automatiques et les amortisseurs sociaux qui prennent le relais pour tenir la consommation. C'est pour ça que là vouloir casser dans ces amortisseurs sociaux, vouloir faire des économies supplémentaires ailleurs euh comme ils veulent le faire, tout en aidant qu'une partie des Français, euh il y a une partie de la crise qui est d à l'extérieur mais une autre partie qui peut être [raclement de gorge] fabriquée enfin qui peut accompagner cette crise par des décisions politiques qui sont prises par le gouvernement. Par rapport à tout ça, comment tu vois les débats et les prévisions sur le budget 2027 en plus qui sera à quelques mois des présidentiels.

Ça va être encore une fois très tendu. Moi je pense ça va être je vois pas parce on va avoir un gouvernement qui nous dit il y a une crise, il y a une guerre et cetera et en même temps faut être faire un budget austéritaire, ça va pas ensemble. Et en même temps, ils disent que c'est pas de l'austérité et que c'est pas une crise blabla.

Ouais. Ouais. et et que au final ça fait ça affaiblit toujours la même chose, on le sait, les services publics et le modèle social français qui protège les plus fragiles.

Moi, je pense qu'on va être sur un on va être vraiment sur quelque chose d'encore plus tendu que le dernier budget et qui va préparer la présidentielle où va y avoir, comme on l'a dit souvent ici, mais c'est important que les gens aient ça en tête, il va y avoir tous ceux qui se soumettent finalement à cette histoire de déficit, à cette histoire vraiment racontée en disant voilà, on peut plus rien faire, c'est fini et cetera. Il va y avoir des gens de gauche, hein, je pense là-dedans aussi. Euh, et il va y avoir ceux qui bah il peut y avoir des gens qui vont voilà.

Oui, de gauche. Voilà. Mais je pense ça va aller de du RN à une partie des du centre gauche qui se dit bon c'est très important, c'est très grave pour te donner souvent souvent pas parce que ils y comprennent quelque chose et pour se donner un air un peu sérieux pour dire regardez on est sérieux nous.

Donc il y a ceux les autres qui vont se dire il y a des marges manœuvre, on peut faire autrement. Euh on va utiliser ce déficit pour protéger une grosse partie des Français. Il faut vraiment que les gens aient en tête et on le dit souvent ici mais on va le répéter parce que les libéraux répètent tout le temps les choses que quand il y a un déficit de l'État il y a quelqu'un dans l'économie qui est un excédent qui profite de ce déficit.

Si ce déficit profite à des gens qui n'ont pas besoin de ça, à savoir l'impôt sur les grandes fortunes où là vous leur redonnez 4 milliards. Donc vous prenez un déficit, vous redonnez 4 milliards à des gens qui ont 25 % du patrimoine français. C'est pas bon.

Si vous baissez, vous faites des aides aux entreprises qui profitent majoritairement au 440. Si vous faites le CICE qui a profité majoritairement au 440 et parfois des pays étrangers, l'État prend son déficit pour des excédents à des gens qui n'en ont pas besoin. Si vous prenez un déficit pour des gens qui en ont vraiment besoin, le déficit de l'État dans ce cas-là est parfaitement acceptable.

Et bon, c'est que vous l'avez pris, c'est l'État qui le prend et qu'il donne à des à des gens qui en ont besoin. Que au-delà de la cause sociale, si on prend un peu le truc cynique très écho, ça revient en plus voilà d'aider les gens. Bien sûr, ça revient.

Bah, c'est comme ça qu'on remonte une activité économique aussi. Tout à fait. parce que la plupart des gens qui sont aidés, enfin les les l'assurance maladie, elle profite au secteur privé hein, elle rembourse des médicaments, elle paye des des de la médecine libérale.

Donc elle aide le service, vous retirez ça, c'est le service privé de de de la médecine, les médicaments, les la les les professions libérales comme les médecins qui qui empatissent l'assurance chômage, les retraites, la grande majorité sont dépensées en France. le service public, il est non délocalisable et et il est ici. Après, la vraie question, c'est à partir de quand nous ne pouvons plus toucher à ce déficit ?

Nous ne pouvons plus y toucher et nous l'avons dit plusieurs fois, quand les taux d'intérêt explosent, ce qui n'est pas le cas. Quand les gens ne veulent plus acheter de notre dette, ce qui n'est pas le cas. Donc techniquement, nous avons encore des marges de manœuvre très clairement et après il faut avoir le courage de le dire et le courage de le faire.

Qui aura le courage de le faire ? C'est la vraie question qui se posera en 2027. Oui, c'est sûr.

Ça va éclaircir bien des positions notamment aussi à l'extrême droite, on le regarde hein, qui font semblant d'être proche du peuple et cetera. Et quand on voit quand il faut voter ou ce genre de choses, soit le programme économique ne veut rien dire, soit on ils sont quand même placés du côté des libéraux quoi. Ah bah là, de plus en plus, on on va on va voir comment parce que là, de plus en plus clairement, c'est c'est des baisses d'impôts très fortes, des compensations assez particulières.

Donc faut faut Oui, je pense qu'à un moment eux il va y avoir les les preuves quand même de la crédibilité du programme dans son ensemble. Merci à vous chez vous. Je le rappelle, le média a absolument besoin de vous.

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