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DébatLCP (sur YouTube)· 23 novembre 2024 34 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesEurope & internationalEnvironnement & énergieDéfense

Mercosur et tensions commerciales : le libre-échange est-il l'avenir de l'Europe ? | Ici l'Europe

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 45 %Attaque 35 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:00OuverteRéponse directe

    Avez-vous déjà vu autant de crises simultanées à gérer ?

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Comment préparez-vous l'élection de Donald Trump ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Trump nous perçoit-il comme des rivaux exportateurs ?

  • 7:00RelanceRéponse partielle

    Les États-membres dialogueront-ils séparément avec Trump ?

  • 9:00OuverteRéponse directe

    Les droits de douane américains pourraient-ils pousser l'UE vers le Mercosur ?

  • 11:00OuverteRéponse directe

    Les pays du Mercosur perçoivent-ils l'UE comme un partenaire fiable ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00Stefano SaninoFait
    « on a essayé d'avoir une compréhension meilleure de ce que présidence soit une présidence Harris ou une présidence Trump aurait pu dire pour nous pour l'Union européenne »
  • 5:00Stefano SaninoFait
    « quand le président des États-Unis dit America First c'est aussi compréhensible je crois que chef d'étaille de gouvernement quelquonque pays dirait la même chose que son pays vient avant tout »
  • 9:00Stefano SaninoFait
    « si on doit avoir à faire avec des droits de douane relevé hein ça ça a été très très clair dans le discours de Trump il va relever les droits de douane »
  • 13:00Stefano SaninoFait
    « la crainte de l'administration Biden c'est de voir Donald Trump réduire l'aide à l'Ukraine voir couper court complètement à cette aide »
  • 15:00Stefano SaninoFait
    « Vladimir Poutine vient de signer du coup un décret élargissant les possibilités de recours à l'arme nucléaire »
  • 21:00Stefano SaninoFait
    « l'Afrique est une grande opportunité et pas seulement un défi un problème »
  • 37:00Francisco AssisFait
    « je comprends la position du président Emmanuel Macron »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

France 24 LCP public Séna [Musique] présente bonjour à tous merci de nous rejoindre pour ici l'Europe grande osité et nervosité européenne en cette semaine en raison des incertitudes sur les conflits et tensions qui nous entourent et celle liée aussi à l'arrivée prochaine d'un Donald Trump à la tête des États-Unis nous parlons tout de suite de ces défis avec Stefano sanino bonjour vous êtes un Italien secrétaire général du service européen pour l'acon extérieur c'est-à-dire vous êtes un peu le chef des ambassadeurs de l'Union européenne à travers le monde vous avez occupé divers postes dans la diplomatie italienne au sein de la Commission européenne et j'ai presque envie de vous demander si vous avez jamais vu autant de crise nous tomber dessus et à gérer en même temps très honnêtement pas vraiment c'est-à-dire que jusqu'à mais donc on a vécu pas mal de crisees mais un peu inséquent l'une après l'autre mais donc on est vraiment dans une situation dans laquelle euh on pourrait presque dire des crises permanentes on parle de permacrise mais maintenant c'est pas seulement de polycrise mais de permacrise parce queon passe d'une crise à l'autre donc pas vraiment euh on a pas vraiment vécu ce qu'on on vit mant et d'ailleurs l'élection de Donald Trump aussi a été préparée par vos services par toutes les services de la Commission depuis cet été en en quoi ça consiste de préparer l'élection de Donald Trump et dans quel domaine on agit exactement bon évidemment les États-Unis c'est un les un grand partenaire peut-être le partenaire plus important de l'Union européenne et donc un changement de présdence c'est toujours un moment pour faire le point sur tous les différents dossiers euh que nous lit aux États-Unis des des questions de sécurité ou de politique étrangère parti de défense question commercial question énergétique question de services financiers donc c'est un peu tout les le Spectrum hein les des différents sujets et on a essayé d'avoir une compréhension meilleure de ce que présidence soit une présidence Harris ou une présidence Trump aurait pu dire pour nous pour l'Union européenne l'impact donc c'est de comprendre et de faire aussi comprendre aux États-membres quels sont les enjeux avec plusieurs scénarios j'imagine et là et bien celui qui est en train de se confirmer c'est que ce républicain complètement décomplexé est en train de nommer des personnalités très isolationniste on a l'impression que de l'autre côté de l'Atlantique on a lancé un poker menteur hein et nous on a un jeu plutôt ouvert d'ailleurs c'est peut-être dommage est-ce que Trump nous perçoit d'ailleurs comme des rivaux exportateurs et euh est dangereux finalement pour lui non je crois que il faut aussi disons prendre les choses en perspective hein donc quand le président des États-Unis dit America First c'est aussi compréhensible je crois que chef d'étaille de gouvernement quelquonque pays dirait la même chose que son pays vient avant tout et les intérêts de son pays passent avant tout donc c'est compréhensible de ce point de vue cette approche c'est vrai que c'est un approche très poussé avec aussi avec une rhtorique très très forte mais il faut regarder bien quels sont les les enjeux et c'est déjà un peu partie aussi du travail qu'on a fait de bien comprendre qu'est-ce qu'il veut vraiment vous avez vu que pas mal de chefs d'État et de gouvernement ont déjà appelé le président désigné et ilst pris les premers contact avec lui mais peut-être en ordre dispersé est-ce que va y avoir unité des 27 où vous craignez justement que chacun finalement aille dialoguer de son côté avec Trump à la fois sur la diplomatie et sur le côté économique et que ce soit une cacophonie non je ne crois pas que ce soit en cophonie je pense qu'il y a une partie commune dans lesquelle les États-membres comprennent bien que il faut parler ensemble avec une voix unique euh parce que ça nous donne beaucoup plus de force dans la négociation euh c'est un négociateur c'est un businessman donc c'est quelqu'un qui comprend qu'est-ce que ça ça veut dire un deal et qui comprend ce que ça veut dire diviser pour mieux régner aussi c'est aussi vrai que vous avez évidemment avec les États-Unis tous les États-membres ont une relation bilatérale avec avec les États-Unis et donc on doit essayer et c'est aussi partie de cette préparation de sorte que tout le monde puisse lire la chose de la même façon alors si on doit avoir à faire avec des droits de douane relevé hein ça ça a été très très clair dans le discours de Trump il va relever les droits de douane on risque de se tourner vers d'autres horizons pour tenter d'exporter nos produits européens comme l'Amérique du Sud et un traité du mercosour qui est à assigné il y a beaucoup de de réticences de certains pays la France la Pologne l'Autriche par exemple comment nous perçoivent les pays d'Amérique du Sud justement concerné par la grande discussion et le grand déballage qu'ils entendent de notre côté je crois que tous les pays du monde et pas seulement les pays de l'Amérique du Sud regarde beaucoup à l'Union européenne parfois on on n' pas conscience de notre force de notre aussi de notre capacité d'avoir une influence dans les soit dans la partie politique et dans la partie commerciale et économique et donc il nous regarde avec beaucoup d'intérêt beaucoup de euh volonté de faire un espèce de travail ensemble hein euh là aussi ce sont des pays qui essaient de maximiser leurs capacités ce qui dériv de de leur capacité de de négocier avec nous si vous voulez la chose qu'on est en train de voir que c'est devenu beaucoup plus transactionnel un peu partout donc le mercosour ça pourrait nous aider à avoir aussi un soutien politique par ailleurs je crois que si on arrive à trouver un accord chose que j'espère que qu' soit possible ça pourrait donner évidemment aussi un un coup de pouce politique à notre relation avec avec ces pays les relations sont faites de beaucoup de choses la crainte de l'administration Biden c'est de voir Donald Trump réduire l'aide à l'Ukraine voir couper court complètement à cette aide est-ce que les Européens auront la volonté et les moyens de supplerer à cette aide américaine si elle faisait défux ça c'est une la discussion que je dirais c'est pas seulement ouverte mais qui est déjà très très présente dans les chancelleries européennes et si vous regardez aussi la dernière rencontre que s'est tenue à Weimar avec un groupe des pays européenes plus la nouvelle Haute Représentante désignée il y a une volonté de continuer à à soutenir l'Ukraine la le soutien l'Ukraine c'est pas seulement le soutien à ce pays c'est aussi une ligne de défense euh pour l'Union européenne en tant que telle c'est un enjeu très significatif sur du point de vue politique du point de vue économique et surtout du point de vue militaire oui parce que quand même on a beaucoup progressé dans la production d'armes mais on achète toujours 80 % des armes qu'on envoie à l'Ukraine à l'extérieur donc les cinq pays de l'Union européenne d'ailleurs se sont se sont prononcés en faveur d'euroobligation pour financer une défense européenne dans le club des 27 il y a des plus réticents moins pro Ukraine pour justement avoir mettre la main au portefeuille à cette hauteur et être capable de grands projets je crois qu'il faut distinguer un certain nombre de choses il y a un débat qui qui est commencé déjà et sur lequel on est très engagé de comment faire augmenter la la capacité de défense européenne et ça c'est visible aussi dans le fait par exemple que la Commission a désigné un commissaire pour la défense et que la présidente de la commission a parlé d'une union de défense européenne donc il y a déjà une convention et je dirais une un engagement pour faire beaucoup plus dans les secteurs de la la défense de la de la production d'armement et ça pour notre sécurité et aussi pour la sécurité de la de l'Ukraine évidemment ceci dit les la façon de financer tout cela c'est quelque chose sur laquel on est encore en train de de discuter évidemment les ressources qui seront nécessaires sont très très importantes et de ce point de vue il y a une discussion sur les différentes possibilités oui parce que les avoir russes ça va pas suffire il y a un moment où peut-être qu'un grand emprunt sera nécessaire en effet là aussi la discussion sur la possibilité d'utiliser les symins Russes est quelque chose qui a été les avoir gelé he pour expqu pour nos téléspectateurs essentiellement oui il y a pour pour être clair il y a des des avoirs des biens russes qui ont été déposés che une structure disons qui gère tout ça pour les paystiers et tout ça ét gelé avec des sanctions donc la chose qu'on a fait jusqu'à maintenant c'est d'utiliser les intérêts de de ses avoirs mais pas le le la det exactement pas la dette en tant que telle donc maintenant il y a certains étatsmembres qui disent il faut aussi regarder à cela il aussi regarder à la à la partie disons de la de la principal mais c'est quelque chose qui n'est pas encore accordé Stéphano sanino vous dirigez justement les ambassadeurs de l'Union européenne et vous recevez d'ailleurs leur notes et vous craignez que les les Ukrainiens ne puissent pas tenir un hiver de plus il y a des risques et la situation sur le front certainement est très difficile parce qu'il y a une fatigue il y a une aussi la mobilisation des des soldats ça ça devient de plus en plus comp et les armements aussi commencent à à être moins moins présents il y a une déséquilibres très fort entre les capacités militaires de la Russie et les capacités militaires de l'Ukraine ceci dit il y a une volonté encore très très forte de la part des des Ukrainiens de défendre leur territoire il y a une volonté aussi en général des Occidentaux de continuer à soutenir l'Ukraine je note que les États-Unis le président des États-Unis Biden a décidé de donner la possibilité à l'Ukraine d'utiliser leur armement sur le territoire rousse jusqu'à maintenant c'était euh il pouvait seulement se défendre maintenant il peuvent aussi attaquer sur le avec les fameuses armes longues portées mais Vladimir Poutine vient de signer du coup un décret élargissant les possibilités de recours à l'arme nucléaire et Brandi le chiffon rouge de l'arme nucléaire vous y croyez euh c'est il faut toujours être très sérieux quand on parle de tout cela parce qu'on peut pas sous-estimer les risques dans dans le contexte d'une guerre je crois qu'il y a une pression très très forte et aussi une pression chinoise très très forte sur sur la Russie de ne pas jouer avec avec l'arme nucléaire et la réaction a été très très dure mais je répète la décision qui a pris qui a été prise par le président Biden a été aussi la réaction à la décision pris par euh la Russie d'utiliser des soldats nord-coréens sur le territoire russe donc l'escalade militaire c'est quelque chose qui a qui a commencé à Moscou lors de de ces auditions devant le Parlement européen la future chef de la diplomatie donc kayakalas a exposé sa vision soutien inconditionnel à l'Ukraine et menace non dissimulée envers la Chine comment est-ce qu'on doit se comporter justement envers la Chine est-ce qu'on doit essayer de se dire que ça va être un allié ou finalement que elle est de toute façon dans le camp opposé euh on a déjà depuis quelques années on considère la Chine comme un partenaire dans un C dans certains secteurs mais aussi un concurrent économique et ce qu'on appelle un rival systémique quand il s'agit d'un certain nombre de sujets vision des droits de l'homme vision de la démocratie vision de l'économie de marché donc la la Haute représentante a dit que elle voit c'est en ce moment ces deux derniers aspects euh prévaloir sur la sur le premier mais l'idée de continuer à engager la Chine est là est très importante et la chose qu'on a dit très clairement aux Chinois c'est que leur comportement sur la question de la guerre de la Russie contre l'Ukraine est un élément fondamental pour décider quel sera notre comportement vis-à-vis de la Chine alors Joseph Borel l'ancien chef de la diplomatie donc qui qui VO é très engé sur le dossier du PRE Orient et notamment à proposé ces derniers jours la la suspension du dialogue politique entre l'Union européenne et Israël les Tchèques et d'autres pays sont contre est-ce qu'on aura jamais une diplomatie cohérente et surtout qui pèse dans cette région et dans ce conflit Israël Hamas Hezbollah Liban donc Gaza la question MoyenOrient ça fait des décennies qu'elle est là il y a aussi des position politique si vous voulez très établie et et très forte donc c'est vrai que n'a pas été facile essayer de trouver un terrain commun entre les les 27 États membres c'est vrai aussi que le conflit est un conflit par s propre complication qui ne facilite pas une intervention diplomatique du n'importe qui si vous voyez les États-Unis non plus ont ont réussi à faire beaucoup hein dans dans ce conflit et ils ont essayé de de leur côté donc il faut je crois à ce moment essayer de se focaliser sur un certain nombre de choses sur lesquelles il faudra continuer à travailler et c'est le feu c'est le plus nécessaire la situation des Palestiniens c'est d'ailleurs le seule chose sur lesquell les 27 sont parfaitement d'accord c'est le FE touteaccord tout le monde est d'accord tout le monde est d'accord pour cela parce que effectivement la la sufférrence de la de la du peuple palestinien est est terrible et donc tous nos efforts doivent aller dans dans cette direction et en même temps il faudra aussi faire tous les efforts possibles pour libérer les sautages que Hamas continue à garder sur son territoire et à partir de cela on pourra essayer de bâtir aussi une une une solution plus politique et pas seulement militaire à la à la question palestinienne dernier grand sujet effectivement pour l'Union européenne l'Afrique c'est un continent effectivement voisin qui est un continent qui est de moins en moins ami si on regarde garde les votes au sein de l'ONU on a du mal à le mobiliser sur nos sujets on a du mal aussi à être perçu finalement autrement que comme des gens qui qui veulent plus d'influence face à la Chine et face à la Russie mais sans véritablement et bien mettre des moyens et puis aussi qui ne s'intéresse qu'aux questions migratoires est-ce qu'on va réussir à avoir une autre relation plus équilibrée avec l'Afrique c'est ce qu'on est en train de d'essayer de faire je voudrais prendre peut-être votre question sur un autre angle euh c'est-à-dire la l'Afrique est une grande opportunité et pas seulement un défi un problème et c'est sous cet angle qu'il faut regarder la la la le nouvelle la nouvelle façon de travailler avec avec les Africains euh il faut considérer euh l'ensemble de de la de la relation qu'on peut avoir avec la avec l'Afrique il faut euh être sur un pied d'égalité euh avec l'Afrique voir quels sont leurs intérêts quels sont nos intérêts avoir une relation mû pas seulement une relation comment dirais-je de sympathie ou d'empathie il faut aussi considérer qu'il y a des intérêts en jeu dans lesquel sur lesquel on peut travailler ensemble pour le climatique d'ailleurs pas seulement migratoire tout tout ce que vous voulez et là aussi je voudrais dire moi je voudrais pas seulement prendre l'angle migratoire ou seulement l'angle de la sécurité de la lutte contre le terrorisme parce que c'est une partie de la question mais c'est pas la question la question est comment essayer de faire de sorte que l'Afrique puisse avoir un poids beaucoup plus grand dans dans sa capacité de décision dans la solution de ses propres crises et aussi dans une capacité de travailler avec l'Union européenne de de de manière plus utile pour tous les de les deux parties merci à vous stefphano sanino je rappelle que vous êtes secrétaire général du service européen pour l'action extérieure merci d'avoir été notre invité aujourd'hui continue ce débat sur les grands accords commerciaux quid du mercosour avec l'Amérique latine et quelle décision de protectionnisme du côté américain c'est notre débat tout de [Musique] suite merci de nous rejoindre à Bruxelles au Parlement européen pour parler de commerce international alors que l'Union européenne s'apprête à signer l'accord de libre échange le plus important de son histoire un accord avec le mercosour qui regroupe certains pays d'Amérique du Sud comme le Brésil l'Argentine ou l'Uruguay cette levée des droits de douane sur de nombreux produits concerne plus de 700 millions de consommateurs des deux côtés de l'Atlantique et représente 45 milliards d'euros d'échange commerciaux le problème c'est qu'il ne fait pas l'unanimité entre les 27 et la France en tête s'oppose à ce traité qui fragiliserait nos agriculteurs alors que l'Allemagne veut finalement doper ses exportations on écoute tout de suite nous devons enfin boucler l'accord de libre échange du Mercosur après plus de 20 ans de discussion le processus de négociation a pris beaucoup trop de temps et ce n'est pas un exemple de bonne pratique nous avons besoin de plus d'accord de libre échange parce que le monde change ça fait 7 ans que je m'oppose à ce traiter et je j'en parle à nos agriculteurs les yeux dans les yeux est-ce que depuis que je suis président pas tenu mes engagements jamais lorsqu'on a signé avec le Canada on a obtenu des garanties et je vous ai dit cet accord sera bon pour vous et là je vous le dis ces garanties aujourd'hui elles n'y sont pas sur le Mercosur c'est pour ça que nous allons continuer de nous opposer un accord de libre échange avec le Mercosur d'autant plus désiré par la Commission européenne qu'elle s'inquiète après l'élection de Donald Trump d'une hausse des droits de douane américains de 10 à 20 % ce qui pourrait provoquer une guerre commerciale alors pour en parler TR eurodéputés Marie-Pierre vedren bonjour vous êtes eurodéputé français membre du groupe renw au Parlement européen et du camp présidentiel en France nous accueillons également Anna cavadzini bonjour vous êtes eurodéputé allemande membre du groupe du groupe les vers au Parlement européen on précise d'ailleurs que les vers Allemands font partie de la de la coalition du social-démocrate Olaf Scholz en Allemagne une coalition qui je le précise a éclaté ces dernières semaines et puis Francisco assis bonjour bonjour vous êtes eurodéputé portugais membre du groupe des socio-démocrates au Parlement européen et d'ailleurs on a envie de vous demander le Portugal est très favorable à à cet accord avec le mercosour pas seulement pour des raisons évidemment culturelles d'attachement de la péninsule ibérique à l'Amérique latine vous pensez vraiment que ce sera un bon accord pour nous les Européens oui je le crois c'est un bon accord du point de vue politique et ça c'est très important parce que nous avons nécessité d'établir des bonnes relations avec des des certaines régions du monde nous avons un problème aujourd'hui que c'est le problème du grand isolement de l'Europe euh au monde euh si nous constat att que aujourd'hui il y a une certaine incompréhension euh au monde sur les positions du monde occidental en particulière de de de l'Europe il y a des raisons politiques des raisons civilisationnelles mais il y a aussi des raisons économiques nous parlons d'un grand marché que nous pouvons euh créer de nouvelles opportunités pour les exportations euh européennes de nouvelles opportunités aussi pour les exportations des pays de du mer du mercosous je suis un défenseur du principe d'un globalisation régulée et je crois que les accords de libre échange sont la meilleure manière de réguler la globalisation je suis absolument certain que c'est un bon un bon accord pour pour les Européens Marie-Pierre vedren alors actuellement l'économie européenne est plutôt en berne est-ce que ce traité de libre échange ça peut être une bouffée d'air pour la croissance européenne l'industrie européenne et même pour certains secteurs agricoles comme l'aviticulture un accord de commerce effectivement comme vous venez de le souligner dans votre question ça doit contribuer euh à la croissance à la stabilité à la prospérité et à nos objectifs aussi de sécurité de nos approvisionnements et puis à nos objectifs de durabilité moi par principe je ne suis pas opposé à un cadre justement qui réglemente comme vient de le dire le collègue et qui nous permet d'atteindre ces objectifs là mais alors actuel dans les retours que nous pouvons avoir des négociations techniques qui sont faites par la Commission européenne je n'ai pas toutes les réponses qui me permettent de dire que oui en l'état le mercosour nous permet de répondre à tous ces objectifs là et donc la France s oppose soyons clair effectiv la voix d'Emmanuel Macron président de la République depuis 2019 a toujours été très claire la voix de la délégation que je précise nous nous disons en l'état nous sommes opposé nous disons à la Commission européenne que nous avons encore des interrogations sur le fait par exemple que l'accord de Paris devienne réellement une clause essentielle c'estàdire qu'on se fixe une trajectoire il faut la respecter de part et d'autre pas que du payiqueil exactement sur mais aussi sur les aspects économiques alors dans le passé madame Cavadini le gouvernement allemand de d'Angela Merkel qui é de évidemment des chrétiens déémocrates étaient contre cet accord pour des raisons écologiques et aujourd'hui ce gouvernement de gauche auquel vous participez vous les ver d'ailleurs d'Olaf Scholz c'est pour qu'est-ce qui explique ce revirement vous avez raison maintenant Olaf Scholz et nous avons vu la la télévision aussi et pour l'accord quand Merkel était contre c'est c'était quand bolsonaro était président et dans cette époque là tous les parlements étaient contre parce queés oui avec bolsonaro c'était un possible de faire un de parce que bolsonaro était de l'extrême droite il était contre les droits indigènes et tout ça et tout ça donc tous les Parlement étaient contre le deal mais maintenant il y a notre position situation avec loua évidemment et je crois que c'est important d'avoir des relations très très proches avec l'Amérique latin mais quelle relation ça c'est la question et c'est pour ça les ver en Allemagne euh ont posé quelques conditions nous avons dit oui en général serait ok d'avoir un accord de libre échange avec les mercosous mais avec certaines conditions qui protègeent l'environnement les forêt les droit des indigènes les troits humains effectivement il y a quand même des inquiétudes qui pèsent autour des conséquences écologiques de cet accord Francisco assis selon un rapport européen il pourrait provoquer une hausse de la déforestation en Amazonie de 5 % par an pendant les 6 premières années suivant la signature est-ce que finalement pour vous l'économie prime sur l'écologie sur ce dossier non ce n'est pas vrai je connais bien le Brésil l'Argentine l'Uruguay le Paraguay je l'ai visité ces pays plusieurs fois j'ai visité plusieurs productions agroalimentaire et agropécire je connais la législation de ces pays je connais l'état de évolution de la science appliqué en ces pays nous Européens parfois nous sommes des donneurs de leçon envers ces pays de l'Amérique Latine et en certains aspects ils sont aussi développés que les pays européen c'est le cas particulièrement du Brésil et de l'Argentine que ce sont des deux pays que je connais euh bien ils ont déjà des législations euh préoccupé bien préoccupé avec des questions de nature écologique aujourd'hui le Brésil c'est présidé par monieur lou c'est un gouvernement de gauche c'est un gouvernement avec des grandes préoccupations au domaine écologique de la préservation de de la de l'Amazonie c'est même une question fondamentale pour le président du du présil ce n'est pas vrai que on ne doit pas opposer économie et écologie en ce qui concerne cet accord c'est un fantôme ça c'est un fantasme s'inquiète pour rien l'objectif c'est comme je disais tout à l'heure qu'on s'engage dans des trajectoires communes on le voit bien moi je nuancerai un peu les propos de de notre collègue je suis d'accord que on n pas donné de leçon et qu'on a à s'engager collectivement mais regardez les débats qu'on a pu avoir ici au Parlement européen sur le texte sur la déforestation c'est là aussi où je vous rejoins sur le fait que nous n'avons pas donneré de leçon et il faut aussi que nous ayons ces trajectoires communes mais on le voit aussi qu'on a une partie du Parlement EUR par contre qui cherche à détricoter nos engagements climatiques tel avec le texte sur la déforestation pour pouvoir conclure le mercosour en attendant vous vous essayz de trouver trois pays qui seraient d'accord avec la France pour le bloquer donc une minorité de blocage représentant 35 % de la population on ny est pas du tout là pour l'instant alors effectivement il y a le travail qui est fait du côté donc ce qu'on appelle du Conseil des États-membres pour rallier certains États à nos doutes légitimes à nos interrogations qui sont partagées aussi par des collègues du Parlement européen parce que le sujet c'est pas de conclure un accord de comm juste pour conclure un accord de commerce le sujet comme je le disais tout à l'heure c'est de répondre aux réalités à la fois économique climatique sociétale de s'engager collectivement ça doit être ça nos préoccupations vous les aurez les 3 et les 35 % ou pas benah écoutez il y a des expressions qui ont été faites dans certains États membres en Italie dans d'autres pays je pense qu'il y aura des débats aussi qui seront forts au Parlement européen donc il y a ce travail qui est absolument fondamental mais au-delà de juste la question de la minorité blocage je le redis le sujet c'est aussi que la Commission européne répondre sur nos attentes qui sont absolument légitimes que ça soit sur les questions environnementales mais aussi sur les questions de réciprocité et de contrôle Anna cavasi cavatini est-ce que vous avez le sentiment que la Commission européenne d'oursoua van derleenne soutenue sur ce point par votre chancelier Olaf Scholz et bien ne tient pas compte de ces inquiétudes notamment écologiques la Commission européenne a rénégocié un petit peu le texte parce qu'il y avait beaucoup de criticisme aussi dans cette Parlement comme j'ai dit mais comme ma collègue a dit on n pas maintenant vu le texte et moi je suis un peu inquiète j'ai une inquiétude j'ai pas la confiance que la Commission vraiment a posé tous les conditions qui sont vraiment importants pour sauver le climat pour sauver les forêt dans les d'accord mais donc je suis un peu mais mais c'est c'est parce que l'idée c'est quand même sauver le climat mais en échange on va exporter plus de voitures allemandes en particulier les Allemands sont très sont très gagnants dans ce ce traité disons la vérité oui l'industrie allemande est pour l'accord et beaucoup des opérateurs économiques en Allemagne sont pour l'accord mais les agriculteurs aussi sont contre l'accord donc c'est toujours aussi un change d'intérêt dans tous les accords de libre échange que quelques groupe gagne quelques groupe perd et on doit voir que tout l'accord est bien pour tout le monde alors monsieur assis cet accord de libre échange avec le Mercosur on a l'impression qu'il est accéléré par la Commission européenne qui voit un danger un certain Donald Trump arrivé à la Maison Blanche qui a promis des droits de douane supplémentaires de 10 à 20 % et qui craint une une une nouvelle guerre commerciale avec les États-Unis c'est c'est le cas vous le craignez aussi je crois que nous avons c'est une question sur les l'accord Mercosur avec le Mercosur je crois que nous avons la dernière chance de faire un accord avec les pays du Mercosur sin nous n ferons pas cet accord les pays du Mercosur nous diront merci beaucoup mais nous irons faire du commerce avec la Chine avec d'autres région du monde et ça sera tragique pour l'Union européenne ça pour moi c'est une évidence absolue répondons à votre question et il est évident que nous nous sommes en train de de nous confronter avec une guerre commerciale avec les États-Unis eu monsieur le Président élu des États-Unis il a fait euh des certaines euh promesses au niveau électoral et il a l'habitude de de de d'accomplir vraiment ce ce qu'il a dit et la la la vérité c'est que le nous avons le le le danger le risque réel d'une guerre commerciale complexe et difficile aller avec les États-Unis mais je pense qu'on doit établir une différence claire entre ce que pourra se produire en relation aux États-Unis et ce que c'est aujourd'hui la question pour moi très important de de de l'accord de de libre échange avec les pays du Mercosur d'autant que sur le dossier américain Marie-Pierre vedren en 2023 l'Union européenne a réalisé 150 milliards d'euros d'excédents commercial asis et justement Donald Trump il veut rééquilibrer cette balance commerciale en taxant les produits européens ça veut dire qu'on a beaucoup à perdre après la réélection de Donald Trump bien sûr déjà je voudrais rebondir sur ce que vient de dire mon collègue et je suis totalement d'accord sur le fait que on parle beaucoup des relations bilatérales on vient de parler de la relation bilatérale entre l'Union européenne et le MERCOSUR ou là maintenant de la relation bilatérale entre l'Union européenne et les États-Unis mais tout est interconnecté en fait une relation bilatérale elle s'inscrit dans un cadre plus global et ce cadre plus global on le voit bien avec Donald Trump c'est celui de la confrontation et et ça il fallait et c'est la dynamique qu'on a encenchée dans le précédent mandat muscler l'Union européenne renforcer son unité renforcer son arsenal pour être prêt à toutes les possibilités même celle du pire même celle du retour de Donald Trump avec cette log le cas vous avez pas l'impression que chacun va aller Diler dans son coin des avantages supplément bien évidemment qu'il y a ce risque on le voit bien madame melony qui va défendre les intérêts italiens et qui est très proche de Donald Trump ou d'on mus d'autres encore et ça c'est quelque chose qu'on doit absolument éviter parce qu'en fait quand un État membre est attaqué c'est globalement le marché intérieur qui affébli donc il faut absolument qu'on travaille sur notre unité ça c'est un risque qu'on doit nous-même éviter c'est notre propre division et puis c'était de renforcer notre arsenal juridique et quand on est attaqué à travers des trois doines il s'agit pas de lancer une guerre commerciale moi je suis pas pour la guerre commerciale je pense que le protectionisme c'est absolument dangereux pour la croissance et pour atteindre nos objectifs justement de neutralité carbon sécurité mais il faut être en capacité de répondre la bête noire d'ailleurs de Donald Trump déjà traditionnellement dans son précédent mandat c'était précisément l'Allemagne et ses exportations de voitures alors là en plus il est soutenu par Elon Musk qui aussi construit des voitures est-ce que vous avez l'impression que finalement ça va être très compliqué pour l'Allemagne au point que bien un Olaf Scholz ou son successeur serait peut-être tenté de lâcher les autres Européens et d'aller négocier en solo moi j'ai peur que Donald Trump va utiliser les taxes les droits de douane pour gagner autre chose par exemple il a l'intérêt de dégulation des Numériques géant parce queon a fait ça don Elon Musk d'ailleurs est x hein exactement exactement et moi je crois que l'Union européenne doit être très firme très fort en disant non on fait pas pas ça on reste avec notre régulation super important et aussi on reste uni et on renforce le marché uni parce que ça c'est notre for force Francisco assis quelle est la stratégie à adopter face et bien à une future guerre commerciale lancée par Donald Trump est-ce qu'il faut écouter Emmanuel Macron qui dit et bien attention arrêtons d'être naïf il faut des représailles si jamais les tarifs de douanes américains augmentent et il faut aller quand même dans une forme de protectionnisme oui il a je comprends la position du président français je dois dire autre chose je comprendre la colère de certains secteurs des sociétés et j'accompagne beaucoup la vie politique française et la vie sociale je comprends un peu la colère des agriculteurs euh français c'est une colère qu'elle n'est pas une colère envers cet accord en particulier mais c'est plus général et c'est presque une je crois que c'est une colère générale des agriculteurs à toute à toute l'Europe et on doit euh l'entendre les écouter mais la fonction des hommes et des femmes politique ce n'est pas de suivre acritiquement la colère des peuples mais c'est par de se battre pour ses convictions même en circonstan difficile parfois je crois que c'est un moment où il faut faire faire ça mais je comprends la position du président Emmanuel Macron vous avez l'impression la question des Américains justement que une réponse protectionnisme des représailles des droits de droit européens envers les Américains cette fois-ci l'agriculture française d'ailleurs portugaise et espagnole aussi sur sur la dernier mandat de Donald Trump avait été particulièrement touché avec des droits de douinees explosé hein est-ce qu'il y a une volonté est-ce qu'il y aura au sein des 27 la volonté politique d'aller au bras de fer avec Trump écoutez en tout cas on a pu constater dernièrement une position du cons notamment sur la réponse vis-à-vis de la Chine c'est un autre état mais sur la question des véhicules électriques et donc on s'est affirmer je pense que c'était positif et effectivement il va falloir faire de même avec n'importe quel État membre il s'agit pas d'ailleurs d'un d'un ciblage discriminatoire envers quelconque nationalité il s'agit justement de nous protéger de protéger notre industrie de protéger les objectifs que nous nous fixons parce que à l'inverse justement c'est du protectionnisme qui est employé de l'autre côté donc nous ce qu'on a fait dans ce travail au Parlement européen c'est de créer cet arsenal qui se doit être dissuasif face à ces mesures tarifaires qui ne sont gagnantes d'aucun côté parce qu'à la fin les mesures protectionnistes ou des tarifs c'est le consommateur qui paye la l'addition merci à vous merci à tous les TR d'avoir parciper à ce débat merci à vous de nous avoir suivi restez bien sûr sur nos antennes où l'actualité [Musique] continue I

Mercosur et tensions commerciales : le libre-échange est-il l'avenir de l'Europe ? | Ici l'Europe — Marie-pierre Vedrenne · Pourquijevote