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Audition parlementaireyoutube.com· 9 juin 2024 214 minContradictoireActualité / polémiqueCulture, médias & sportSolidarités & familleJusticeTravail & emploi

06/06/2024 Violences commises dans les secteurs artistiques et médiatiques : Auditions diverses

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 34 %Attaque 31 %Défensif 34 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 32:57OuverteRéponse directe

    Comment l'invisibilisation des femmes dans la culture contribue-t-elle aux violences actuelles ?

  • 34:31RelanceRéponse directe

    Les chartes sont-elles un outil suffisant ou servent-elles à se cacher ?

  • 35:58OuverteRéponse directe

    Quels dysfonctionnements observez-vous dans les écoles artistiques ?

  • 56:55FerméeRéponse partielle

    Vous avez alerté Patrick Le Lay en 2004 : quelles suites ont été données ?

  • 58:23OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qui rend ces hommes libres d'agir avec impunité ?

  • 57:44RelanceÉludée

    Aucune action entreprise par Patrick Lolé malgré ses connaissances des agissements ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 13:38Fait
    « il faut souffrir pour faire surgir des choses pour se dépasser qu'il faut dégoupiller des émotions »
  • 16:35Fait
    « les tournages en fait ce sont des lieux d'adultes et les enfants sont sur ces tournages »
  • 20:08Chiffre
    « 100 64 % de plainte en plus pour violence sexuelle depuis Mitou »
  • 25:47Chiffre
    « depuis la création de FEM avec on a accompagné à peu près 200 victimes »
  • 59:13Fait
    « Personne n'a imaginé que dans ce bureau-là il pouvait y avoir des agressions qui pouvaient aller jusqu'au viol »
  • 1:29:05Fait
    « Les inégalités entre les femmes et les hommes sont à la fois la cause et la conséquence des violences sexuelles »
  • 2:04:39Fait
    « quand il y a eu la directive Bolkenstein et qu'on a dû donc se mettre comme toutes les sociétés de services sans plus aucune contrainte »
  • 2:05:23Fait
    « je trouvais notamment que quand il y avait des agents qui s'occupaient d'enfants je trouvais quand même incroyable et dès les premiers travaux qu'on a eu sur la dérégulation je disais attention un jour on se retrouvera avec quelqu'un qui a peut-être un problème de pédophilie à l'autre bout de la France mais qui représentera des enfants à Paris »
  • 2:07:34Fait
    « on doit être rémunéré uniquement sur les contrats que l'on passe on doit être rémunéré que sur les contrats que l'on passe »
  • 2:09:45Fait
    « quand ce lien dysfonctionne le talent vous quitte »
  • 2:16:09Fait
    « le seul prérequis pour être agent aujourd'hui c'est de signer un mandat avec deux talents »
  • 2:24:51Fait
    « on est un peu au cœur de cette nébuleuse qui n'est pas si nébuleuse que ça d'ailleurs qui est assez clair qui est qu'on est des intermédiaires »
  • 2:25:36Fait
    « quand les agents les agents c'est toujours un métier plutôt féminin mais dans le métier par exemple producteur il y avait je crois quatre productrices aujourd'hui il y a beaucoup plus de productrices »
  • 2:36:32Fait
    « Catherine Corsini est effectivement ma cliente euh qui fait un film avec une productrice qui en plus et sa compagne »
  • 2:38:34Fait
    « Woody Allen qui a tourné en France qui est interdit blacklister totalement aux États-Unis »
  • 2:39:55Fait
    « aujourd'hui nous avons une réponse très simple si ce sont des scènes de sexe on a immédiatement les coordinateurs d'intimité qui sont extrêmement importants »
  • 3:00:55Fait
    « les excuses ne servent à rien dans ces cas-là »
  • 3:01:39Fait
    « une réalisatrice qui a qui n'est pas chez moi qui a dysfonctionné totalement on appelle ça péter un câble »
  • 3:03:45Fait
    « j'appelle le producteur et je dit il faut prendre une décision »
  • 3:05:14Fait
    « il faut virer le réalisateur du plateau et c'est ce qui se passe »
  • 3:05:52Fait
    « je prends la responsabilité je veux je t'en parle parce que j'ai besoin d'un soutien moral psychologique »
  • 3:07:20Fait
    « il y a toujours un moment où la personne sait pas si elle va porter plainte ou pas »
  • 3:15:53Fait
    « nous sommes responsables collectivement »
  • 3:25:10Fait
    « il y a des acteurs et des actrices qui vous disent moi j'en ai marre je veux plus embrasser quelqu'un à l'écran »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:04
Locuteur

nous allons débuter madame la rapporteur Mames je vous souhaite la la bienvenue vous vous le savez notre commission d'enquête cherche à faire la lumière sur les violences commise contre les mineurs et les majeurs dans le cinéma le spectacle vivant l'audiovisuel la mode et la publicité alors nous cherchons aussi à identifier les responsabilités de chacun en la matière et évidemment notre principale préoccupation sera de proposer des solutions pour que chacun puisse évoluer dans ses secteurs sans crainte pour son intégrité physique et mentale alors ce que nous souhaiterions dans un premier temps c'est que vous puissiez chacune présenter votre association les actions que vous menez dans le cadre de notre commission d'enquête mais aussi plus largement pour la Fondation des femmes euh et dans un second temps Madame la rapporteur et mes collègues euh que je salue euh auront des questions euh plus précises euh alors je je rappelle évidemment que cette audition est ouverte à la presse et qu'elle est diffusée sur le site de l'Assemblée nationale alors avant de vous laisser la parole et d'entamer nos échanges je je vous rappelle que l'article 6 de l'ordonnance du 17 novembre 19 1958 relative au fonctionnement des assemblées parlementaires impose aux personnes entendues pour une commission d'enquête de prêter serment de dire la vérité toute la vérité rien que la vérité alors je va je vais vous inviter en commençant par Muriel rus de appuyer sur votre micro lever la main droite et et dire je le jure et on va faire cela pour chacun jusqu'à madame car car carov bien non non voilà je vous invite madame MRI rus je jure je le jure n'oubliez pas la main droite voil c'est formel je sais mais voilà je le jure attendez ça va pas marcher si c'est bon allez euh je vous remercie je je vous je vous donne la parole alors je sais pas qui veut commencer on peut on peut commencer dans l'ordre de vers de nous vers le fond de la salle si si vous le souhaitez je vais donc commencer par vous présenter le mouvement hf+ qui a un plus depuis presque an maintenant qui s'est rajouté à son nom pour prendre en compte les personnes non binaires et toutes les formes de domination que subissent les les les différentes dominations de gens c'est un mouvement qui est né suite à un rapport qu'avait fait une inspectrice du ministère de la Culture reen Prat en 2006 qui est un rapport fondateur dans la prise de conscience des énormes inégalité de notre secteur ce rapport a explosé à la figure du secteur en montrant que 80 ou 90 % des théâtres et des lieux de spectacle étaient dirigés par des hommes que 80 ou 90 % des spectacles qu'on voyaés étaient des spectacle d'homme que les budgets étaient très inégalement répartis que à théâtre égal les budgets pour les femmes étaient de 30 % inférieur bref un rapport qui nous a fait prendre conscience de l'énorme inégalité de la situation et des difficultés pour les femmes dans ce secteur et c'est donc à cette époque donc il y a plus de 15 ans maintenant que les premiers collectifs se sont créés en région et le dernier s'est créé l'année dernière maintenant la Fédération du mouvement HF c'est une fédération interrégionale réunie 11 collectifs dans la région et donc depuis cette époque on milite pour l'égalité dans les arts et la culture euh dans le secteur du spectacle vivant mais selon les collectifs aussi dans le secteur de l'audiovisuel du livre des arts visuels des musées et cetera bref de tout ce qui fait les arts et la culture dans dans nos régions euh nos premières actions elles ont été organisées autour de trois axes et c'est ce qu'on continue à faire depuis 15 ans le premier c'est de mettre en lumière les inégalités et c'est pour ça qu'il y a un certain nombre de de collectifs qui continue régulièrement à produire des données chiffrées de leur région sur ce qui se passe et la place des femmes et des personnes minorisées de genre dans leur région le deuxième axe c'est de décrypter d'essayer de comprendre et de faire comprendre les raisons de ces inégalités les mécanismes et la manière dont ça fonctionne et puis un axe fort aussi a été de toujours de travailler avec les collectivités pour impulser des politiques en faveur de l'égalité notamment sur les questions de l'égat conditionnalité depuis quelques années donc évidemment notre objectif c'est qu'il y ait une meilleure représentativité des femmes dans le spectacle queil y ait une meilleure représentativité des femmes dans les postes à responsabilité que l'économie de ce secteur qui est une économie très publique soit également réparti entre les femmes et les hommes euh et puis c'est aussi évidemment de de de travailler à faire en sorte que le matrimoine rentre dans notre dans notre culture collective et que donc l'héritage culturel des mères soit aussi important que l'héritage culturel des pères de manière à ce que effectivement on ait une histoire de l'art qui ne soit pas que une histoire de l'art par les hommes et qu'on ait surtout un rapport au monde et une vision au monde qui ne soit pas que celle des hommes donc pour nous c'est vraiment important et c'est vraiment important donc d'agir pour l'égalité réelle mais aussi d'agir sur le représentation puisqu'on travaille dans le monde de la culture c'est un monde qui a un rôle symbolique très fort sur la manière dont on se représente le monde donc on peut évidemment pas nier cette cet aspect là des choses et évidemment depuis 2017 pour en arriver à cette commission depuis 2017 et depuis Mitou notre mouvement a été aussi très bouleversé par par l'arrivée de Mitou et on a été très très sollicité et nous sommes toujours très très sollicités par les les demandes de les personnes qui qui viennent nous qui viennent nous nous nous chercher pour avoir des conseils des accompagnements pour témoigner et cetera puisque les questions des violences sexist et sexuelles sont absolument massives dans le dans le secteur et donc il y a une autre action qui a été qui a été menée depuis quelques années qui est une action qu'on mène sous le nom de alli dans deux régions pour l'instant qui est un un des permanences d'écoute d'écoute des personnes qui viennent raconter et avoir besoin de conseils sur ce qui leur arrive ce dont elles peuvent témoigner les questions qu'elles peuvent se poser et cetera voilà donc on essaie à la fois de travailler sur les mentalité sur les perceptions du monde et c'est là-dessus qu'on réfléchit qu'on agit depuis 15 ans et on continue à réfléchir et à se remettre en question et en fonction de de de ce qui arrive ce qui est clair c'est que avec Mitou les questions de violence sexiste et sexuelle ont pris une importance prignante pas seulement par par ce que les gens subissent mais aussi dans la lecture qu'on peut avoir de tout ce qu'on disait avant sur les stéréotypes sur les sur les les les les les menaces d'exclusion et cetera et globalement on essaie de prendre les choses par les de bout c'est-à-dire à la fois par le côté protection entrée et cetera mais aussi sur la question de de des mentalités et dans un monde dans un secteur qui est absolument dominé par les hommes à la fois numériquement symboliquement économiquement c'est très difficile pour les femmes pour les personnes minorisées de genre de de trouver la légitimité c'est pourquoi nous on pense qu'il faut à la fois travailler sur les questions de parité dans les postes à responsabilité dans les spectacles et que pour ça la question de l'égat conditionnalité des budgets sensibles au genre sont des outils qui peuvent être très utiles on pense vraiment qu'il est important de diversifier les outils les les récits et c'est pour ça aussi qu'on travaille sur les questions du matrimoine de ce qu'on appelle le fil G que dont vous avez entendu parler ici même et cetera on pense évidemment qu'il faut solidifier les réponses juridiques et réglementaires face aux violences sex et sexuelles mais que c'est aussi des questions de formation parce que c'est aussi une question de faire évoluer les mentalités les pratiques les savoir-faire que ça soit dans les enseignements artistiques supérieurs qui sont un endroit catastrophique de sur sur la question des violences et sur la manière dont ces endroits excluent des femmes de des carrières ou que ça soit dans les structures culturelles les institutions et CER voilà j'espère que j'ai pas été trop long non non c'était parfait vous voulez compéter non je pense que pour l'instant c'est bien pour la présentation et pour les questions suivantes là on est que sur la présentation oui oui tout à fait on aura des questions nombreuses on continue avec Anne Cécile MF pour la Fondation des femmes bonjour à toutes et tous merci beaucoup oup d'avoir convié la la Fondation des femmes à cette commission euh la Fondation des femmes c'est la fondation de référence en France pour les droits des femmes et la lutte contre les violences dont elles sont victimes c'est une fondation donc qui finance des action des actions des associations grâce au dons qu'elle reçoit et qui a reversé depuis sa création il y a 8 ans maintenant plus de 10 millions d'euros à 600 initiatives partout en France on fournit en plus de ce soutien financier un soutien juridique et un soutien matériel le soutien juridique c'est un soutien qui peut être donné aux associations grâce à un réseau d'avocates et d'avocats pro bonau de plus de 400 avocates et avocats pro bonau qui vont euh soutenir le travail des associations euh à la fois dans leur problématique structurell mais aussi dans leurs plédoyer et pour réfléchir ensemble et collectivement euh aux solutions que le secteur féministe peut aussi proposer au pouvoir public euh on a par exemple en 2022 lors de la campagne présidentielle rédiger un pacte d'urgence pour l'égalité entre les femmes et les hommes soutenus par plus de 250 associations et nous sommes en ce moment même en train de travailler collectivement également à une loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles et puis finalement un soutien matériel également qu'on donne aux association pour pour compléter ces ces deux soutiens financiers et juridiques eu grâce à aux actions de la Fondation des femmes partout en France et sur dans tous les sur tous les sujets ça nous permet d'avoir une vision assez large des des problématiques et des problématiques que vivent les femmes aujourd'hui en France et de pouvoir aussi en faire état lorsqu'on est auditionn donc donc merci beaucoup sur la question donc là j'entame directement sur une petite analse ou peut-être que comme on connaît assez bien la Fondation des femmes je je crois tous et toutes ici on on peut enfin comme comme vous souhaitez soit vous complétez sur quelques TR mot non non j'ai de trois mots du coup sur le avant les questions sur le secteur du cinéma ce qu'on a pu enprendre parfait euh h donc ce que je vais vous dire c'est des des choses qu'on a travaillé avec certaines associations que vous avez déjà auditionné et je vous en remercie et d'autres associations que vous avez pas encore auditionné donc je vous recommande de de les auditionner en particulier le Collectif féministe contre le viol qui écoute les les femmes et les enfants victimes enfin toutes victimes en fait les hommes aussi victimes de de violence sexuelle depuis le début des années 90 et qui ont grâce à leur à leur travail et grâce à cette écoute ont réussi à à à formaliser à à comprendre et à nous transmettre ce que c'était la stratégie des agresseurs et je vous invite vraiment à les à les entendre ici parce qu'elles sont passionnantes très bien euh euh donc le le ces secteurs sont euh ne sont pas des environnements différents de la société euh ne pas complètement différents de ce qui se passe dans la société les violences sexuelles et sexistes malheureusement existent partout néanmoins ce sont des des environnements qui vont favoriser la commission de violence sexuelle et sexiste parce que elles vont favoriser cette stratégie des agresseurs sur quatre points en particulier déjà ce c'est ce sont des si si on parle du cinéma par exemple c'est c'est ce sont des secteurs dans lesquels le pouvoir comme vient de de le dire Sarah karlikkov le pouvoir est est un pouvoir masculin à la fois dans la production dans les instances dans la réalisation et ça va entraîner une survalorisation de figures masculines qui sont absolument centrales ce sont d'ailleurs élevé d'ailleurs un peu au rang de génie donc un peu de surhumain et donc les surhumains on peut pas vraiment les traiter comme des humains on peut pas vraiment s'adresser à eux ou penser qu'ils peuvent rendre des comptes comme comme des humains donc cette survalorisation des figures masculines c'est quelque chose qui peut qui peut favoriser les agresseurs la deuxième chose c'est que c'est un ce sont des des des des endroits où il y a énormément de précarité dit précarité dit vulnérabilité par rapport à à des agresseurs et en particulier le statut d'intermittent puisque le statut d'intermittent est un statut précaire lorsque vous êtes sur un tournage vous êtes déjà en train de négocier votre futur emploi et donc et de travailler un réseau qui va vous permettre d'avoir une carrière ou non et donc dénoncer des violences peut avoir un impact pour toute votre carrière et pas uniquement l'emploi que vous avez à ce moment-là sur ce tournage troisiè chose le caractère artistique aussi euh le caractère artistique qui peut justifier des choses qui sont absolument injustifiables ailleurs avec des croyances qu'il faut un tout petit peu comme dans le sport on peut dire qu'il faut souffrir pour faire surgir des choses pour se dépasser qu'il faut dégoupiller des émotions qu'il faut savoir se mettre en danger et en danger psychique par exemple pour réussir à à créer des choses qui sont qui sont des du de l'ordre du sublime alors que en réalité ce sont des secteurs où euh ce sont des compétences qui peuvent être déployées et pas uniquement euh euh de de la souffrance et de l'émotion mais bien des compétences quand on est un acteur on joue et ce sont des compétences qu'on peut apprendre dans des écoles euh et euh et donc ce ce et par contre ce caractère artistique va euh parfois justifier l'injustifiable je vais mettre des vrais baffes parce qu'elle aura vraiment mal il y a un truc qui va surgir d'elle qui va faire que ce sera incroyable à l'écran ou euh on l'a vu aussi je vais vraiment l'agresser pour voir ce qu'elle va vraiment ce qui va vraiment sortir de d'elle à ce moment-là et enfin les conditions matérielles des tournage aussi en ce qui concerne le cinéma en tout cas mais ça peut être aussi le cas des tournées he dans dans le monde artistique ça peut être à l'étranger donc à l'étranger ça peut être dans des endroits dans lequels on connaît pas forcément le droit quel est le droit qui s'applique à ce moment-là dans des langues étrangères on n pas ses repères on est isolé aussi de son réseau familial ou amical classique et puis c'est la création d'un groupe la création d'un groupe parce que on dort on mange et et on travaille ensemble au même endroit on prend les mêmes transports qui monte dans la voiture avec le chef qui mange à quelle table et c'est tout le temps et c'est en vase clos et ça et donc ces phénomènes de de de petits groupes là vont générer ce qu'on va retrouver aussi dans les familles plus classiquement et donc comme dans les familles ce sont les endroits où c'est le plus difficile de dire les violences sexuelles parce que le fait de dénoncer des violences dans les familles ou dans les groupes comme ça qui sont qui sont très resserrés qui vivent tous ensemble et bien l'exclusion coûte coûte extrêmement cher et il y a toujours comme dans les familles des des représailles donc ces quatre ces quatre spécificités on va dire vont pour les conditions matérieles détournage créer de l'isolement donc ça c'est la première phase he de la stratégie de l'agresseur deuxièmement la précarité la vulnérabilité va permettre à l'agress his de cibler des victimes troisièmement le caractère artistique aussi va permettre d'agresser donc en fait va légitimer une agression je t'ai agressé mais c'est pour que tu deviennes une artiste incroyable et enfin le rapport d'autorité aussi va humilier va silencier et ça c'est tout ce qui est la survalorisation des figures masculines donc on a dans le dans le secteur artistique et plus particulièrement cinéma des choses qui existent ailleurs mais qui sont renforcées et et puis évidemment sur les enfants puisque cette commission s'intéresse aussi ses enfants rappelez que les tournages en fait ce sont des lieux d'adultes et les enfants sont sur ces tournages parce que ils y participent mais ce sont pas du tout des lieux qui sont qui sont adaptés par exemple si l'enfant est avec ses parents eu encadré par ses parents comment comment faire si l'un des parents est un agresseur est-ce que sur le tournage c'est un lieu qui permet de repérer alors que les enfants lorsqu'ils vont de manière plus continue à l'école euh il peut y avoir des adultes tierces qui peuvent par exemple repérer ce genre de choses euh le tournage aussi c'est des lues qui sont pas forcément adaptés en terme de violence et je parle pas forcément de violence sexuelle contre les enfants mais ils peuvent être amenés à voir des choses qu'ils ne comprennent pas euh les enfants jusqu'à un certain âge il faut leur expliquer que c'est pour de faut est-ce qu'on prend toujours le temps d'expliquer que c'est pour de faux d'expliquer que la dame elle est pas vraiment giffl qu'elle est pas vraiment frappée et donc ces environnements là peuvent être des environnements traumatisants où en fait l'enfant va avoir l'impression qu'il se passe des choses qui sont interdites d'habitude mais qui là sont autorisés ou en tout cas sont réalisés devant ses yeux donc il y a tout ce travail là qu'il faut aussi prendre en compte qui sont pas spécifiquement des des violences sexuelles mais qui vont créer un environnement où l'enfant va être confronté à des choses qui sont qui sont qui sont choquantes qui sont traumatisantes et qui sont dans la société normale de l'ORD de l'interdit mais qui là ont l'air de d'être autorisé et que tous les adultes font comme si c'était tout à fait normal et puis la question des scénarios évidemment euh la question des des scénarios et des violences qui sont sexuelles et qui sont explicites dans des scénarios et donc on sait très bien qu'on va envoyer les enfants sur des lieux de tournage où ils vont être soit confrontés soit eu même mis dans des positions où ils sont où ils sont victimes euh donc toutes ces toutes ces tous ces éléments font que euh enfin expliquent aussi pourquoi à mon avis meou a été particulièrement fort dans le milieu du cinéma et dans le milieu artistique et pourquoi on espère ces milieux-là en montrant l'exemple pourrait aussi permettre d'aider la société dans son ensemble à avancer puisqueà nouveau nous on plaide pour une loi intégrale contre les violence sexuelle et sexiste non pas seulement ciblé sur le monde du cinéma mais une loi intégrale parce que il reste énormément de choses à faire dans dans dans la société française il reste beaucoup de choses pour pouvoir avancer et lutter en particulier contre l'impunité euh de la même manière qu'on a peu d'exemples qu'on a beaucoup de témoignages de personnes qui ont vécu des violences sexuelles dans le monde du cinéma et que pour autant pour le moment on n pas beaucoup d'exemples euh de personnes qui ont été effectivement condamnées pour avoir commis des violences sexuelles et sexistes dans le monde du cinéma et que ça c'est à l'instar de ce qu'on est en train de voir euh plus généralement en France avec des taux de classement sans suite qui sont gigantesques euh puisque en 2021 on était de l'ordre de 94 % de de classement sans suite pour les plaintes pour viol en France donc classement sans suite ça veut dire qu'on dit qu'il n'y a pas assez d'éléments pour poursuivre donc ce sont des victimes qui n'iront jamais devant les tribunaux et donc des agresseurs qui ou des potentiels agresseurs qui n'auront jamais l'occasion aussi de pouvoir de pouvoir parler de et de pouvoir être condamné pour ce qu'ils ont commis euh alors même que parallèlement à cela il y a quand même 100 64 % de plainte en plus pour violence sexuelle depuis Mitou euh et ces violences sexuelles et l'augmentation des plaintes se traduit malheureusement par l'augmentation des classements sans suite donc on voit aujourd'hui un problème qui doit être résolu parce que l'impunité donc ce problème de plus de personnes souhaitent justice et moins de personnes accèdent à la justice et ce problème là doit être résolu parce que l'impunité c'est non seulement pour les victimes euh c'est c'est c'est non seulement pour les victimes quelque chose d'injuste de ne pas pouvoir voilà avoir l'occasion de d'aller devant un tribunal de faire état de ce qu'elles ont vécu mais c'est aussi dans la stratégie de l'agresseur un élément essentiel l'impunité c'est aussi aujourd'hui et on commence à le sentir de plus en plus un élément clé dans le discours des antiféministes et dans le discours plus généralement de baclage de dire vous voyez bien qu'elles exagèrent puisque la justice ne condamne pas et vous voyez bien qu' elles disent n'importe quoi plusisque puisque ça a été classé sans suite et donc voilà moi j'alerte énormément là-dessus et ces changements sociétaux que nous espérons pourront aussi avoir évidemment un impact sur le milieu du cinéma et le milieu artistique en général et peut-être pour finir notre propos par rapport à aussi aux choses qui ont qui se sont déjà passées dans le milieu du cinéma il y a plein de choses plein de mesures qui ont été prises qui sont on en discutera peut-être plus en détail tout à l'heure plus généralement ce qu'on voit dans le milieu du cinéma l'instar de la société c'est que il y a euh souvent plutôt des bons constats qui sont faits euh j'espère que cette commission et j'en suis sûr les fras aussi plutôt des bonnes recommandations et puis après c'est l'effectivité de la mise en place de ces recommandations aussi euh qui qui porte à désirer et souvent en fait on ne se penche pas sur comment ça se passe vraiment c'est-à-dire est-ce que cette mesure est vraiment bien mise en place est-ce que les coordinateurs d'intimité sont sont sont bien formés est-ce qu'ils sont bien volontaires est-ce qu'ils sont bien là où il FA et et donc on va en arriver à ah bah vous voyez malgré tous les efforts qu'on a fait finalement il y a rien qui fonctionne c'est bien que les violences sexuelles c'est un état de fait or moi je pense que ce n'est pas un état de fait qu'on peut vraiment progresser et faire diminuer les violences sexistes et sexuelles mais il faut s'en donner les moyens financier d'abord c'est vraiment le le plus petit budget la lutte contre les violences sexuelles quand on regarde au regard et la lutte contre les violences faites aux femmes la lutte contre les violences sexuelles c'est quasiment c'est c'est un peu moins de enfin c'est 12 un peu moins de 13 millions d'euros je crois c'est c'est vraiment ridicule et et les moyens financiers et puis les moyens aussi en terme de suivi d'évaluation de ce qui est mis en place pour ne pas être juste dans l'incantation et et mais aussi être dans avoir un impact concret et faire diminuer ces violences sex et sexuelles merci beaucoup je je passe la parole pour ce premier tour d'horizon à Muriel rus donc pour l'association Femmes avec merci merci bonjour à toutes et à tous et merci d'avoir convié femme avec à participé à cette commission et à partager notre vécu et notre expertise sur les violences moi je suis la fondatrice de femme avec hein que j'ai créé en décembre 2017 peut-être un moment extrêmement charnière du comportement et du changement de la tenenstion sur la parole des femmes après 30 ans de carrière dans les métiers de la communication de la publicité et et des médias alors femme aveille c'est une association défense des droits des femmes au sens large c'estàdire qu'elle lutte contre toutes les inégalités qu'elle travaille évidemment sur les comportements sur les stéréotypes la lutte contre les stéréotypes nous avons également beaucoup de formations en entreprise et j'en parlerai peut-être tout à l'heure parce que je considère aujourd'hui que les entreprises ont un rôle absolument majeur à jouer dans la lutte contre les violences faisant état que l'État ne peut pas tout il faut aussi impliquer la société dans son ensemble et puis cette association est particulièrement investie sur la lutte contre les violences de toute nature faite majoritairement aux femmes et aux enfants alors pourquoi les violences de toute nature moi je souhaitais faire un point d'attention là-dessus parce que évidemment les violences c'est un continutinum elles sont évidemment sexuelles physiques elles sont psychologiques mais elles sont aussi sexistes et souvent on constate dans les récits des victimes que l'on accompagne que la gradation de ces de ces violences est souvent une non prise en compte des premiers signes en fait quand une organ angisation une entreprise ou un entourage accepte de fermer les yeux sur les premiers signaux faibles que sont des propos sexistes souvent les violences se transformment et elles se transforment en actes délictuel en agression et en crime et ça c'est pour nous très important de le comprendre parce que c'est vraiment ce que l'on vit dans les récits des personnes que l'on que l'on accueille et que l'on accompagne alors comme l'a dit Anne Cécile hein si aujourd'hui cette enquête et merci beaucoup pour pour l'avoir initié et concentré sur les secteurs du monde de la culture et de l'image au sens large ces processus ces comportements sont identiques quels que soi les secteurs d'activité les Mitou sont partout ils sont dans tous les secteurs et c'est d'ailleurs un des objectifs de l'opération que nous avons monté avec la Fondation des femmes que vous avez sûrement vu qui est cette qui a été cette quadruple page dans le monde où nous avons réuni tous les Mitou de France et donc limitou armé limitou cinéma bien sûr lesmitou standup lesitou hpitaau enfin tous les myou qui composent la société française parce que les violences est structurel et ça intervient c'est présent absolument partout dans cette société française depuis la création de FEM avec on a accompagné à peu près 200 victimes et quand je dis accompagner c'est un accompagnement ce n'est pas simplement la réception de la parole et l'accompagnement de cette parole mais on a très vite ressenti la nécessité au vu de l'impact considérable de ces violences dans la vie personnelle et dans la vie professionnelle de ces victimes de mettre en place un accompagnement juridique et un accompagnement psychologique donc une des particularités de cette association de femmees avec c'est de s'être entouré d'experts et d'avoir proposé une aide financière qui peut aller jusqu'à 1200 € par victime pour les premiers frais juridiques parce qu'on on est bien d'accord que si on n pas un avocat à ses côtés et bien au vu des classements sans suite dont on vient de faire état il est extrêmement difficile de progresser et de faire entendre sa parole de façon claire et de façon construite et puis nous avons aussi mis en place un accompagnement psychologique c'est dire que nous prenons en charge jusqu'à 10 séances de d'accompagnement psychologique alors évidemment on fait pas ça avec n'importe qui he on fait tout cela avec des personnes formées des experts formés aux violences nous avons aussi constaté au vu de ces impacts et ça c'est nouveau c'est ce que nous voudrions mettre en place aujourd'hui que après qu'il y a une nécessité de retour à une vie plus équilibrée et que le retour à l'emploi à l'employabilité si je peux me permettre ce terme n'est pas facile pour les personnes qui ont vécu ces violences et donc nous aimerions mettre en place aujourd'hui un accompagnement avec des coachs hein des coachs professionnels pour permettre à ces à ces victimes de retrouver une vie professionnelle un peu plus sereine alors évidemment tout ce que je vous décris est complètement gratuit pour les victimes on a aucun accompagnement de l'État ni des ministères ce qui est extrêmement compliqué parce que nous sommes évidemment tous bénévoles et que donc nous avons fait le choix aujourd'hui peut-être que ça changera demain après cette commission nous avons fait le choix d'aller chercher des ressources auprès des entreprises qui elles sont de plus en plus effectivement investies sur ces questions alors je voudrais moi aussi revenir sur sur ces métiers un peu particuliers de l'image des médias de la culture au sens général c'est vrai que dans ces métiers où le pouvoir la notoriété et les forces économiques sont très important moi je constate trois forces qui sont qui sont en jeu d'abord un mode opératoire qui se met souvent en place et qui lorsqu'il n'est pas freiné par l'entourage ou par l'organisation ou par l'entreprise qui emploie le mise en cause ou l'agresseur on peut employer le terme que l'on que l'on souhaite il y a comme vous me pardonnereai ce terme mais comme une martingale qui se met en place c'est-à-dire un un processus qui fait que on ne m'arrête pas donc ce que j'ai commis et bien je peux continuer à le commettre parce que de toute façon on m'a pas arrêté et que donc il m'arrivera rien je ne sais pas si vous le savez mais je suis moi-même plaignante dans l'affaire PPDA et à l'époque euh après ce que les victimes appellent le coup du plateau que j'ai moi-même vécu j'ai prévenu Patrick Loly qui à l'époque était président de cette enfin de TF fin et euh rien ne s'est mis en place euh ça pose question parce que si quelque chose était mis en place si on avait appliqué une stratégie d'alerte et une stratégie comment dire de correction de ce qui se passait tous les soirs dans ce bureau euh peut-être que d'autres victimes n'auraient pas vécu ce que certaines ont vécu et qui ont été des viols il y a aussi un deuxième élément qui est très important c'est la disymétrie des relations quand il y a d'un côté quelqu'un qui euh détient le pouvoir d' croyeer un job de faire ou de défaire une carrière et de l'autre quelqu'un qui est en demande notamment dans ces métiers où la précarité est extrêmement forte et bien il y a à la fois des peurs qui sont générées et il y a à la fois des situations qui se mettent en place et qui sont comment dire sont inconcevables aujourd'hui et parler pour une victime c'est très difficile de le faire c'est très difficile parce que d'abord il faut se considérer comme étant victime ça demande un long travail d'appréciation de soi-même ça demande aussi un long travail de d'acceptation du changement de regard de l'autre mais il y a aussi cette comment dire cette cette crainte absolue de perdre un travail et de perdre un un job et le troisième élément dans c'est alors qui est aussi présent partout mais je crois qu'il est aussi très présent dans ces métiers là c'est le silence de l'entourage et ce silence de l'entourage il est aussi lié au pouvoir économique de ces de ces secteurs si Patrick poavor n'était pas l'homme qui avait construit comment dire l'économie TF1 puisque avec 7 millions d'auditeurs on imagine bien que les ressources publicitaires étaient absolument colossales peut-être que les choses auraient été différentes et donc il y a à la fois cette peur économique de des structures qui emploient ces hommes ces agresseurs c'estes mises en cause mais il y a aussi des des relations de solidarité de genre d'entre soi qui sont très nettement mis en place des stratégies de résistance aussi parce que les jobs sont difficil ils sont difficiles à acquérir ils sont difficiles à à garder notamment dans les métiers des des médias et du déniis vous avez audité il y a quelques temps un grand réalisateur qui pour moi a exprimé un déni très fort sur ce qui se passe dans ces métiers là dans ce dans ce milieu là c'est dire une minimisation des violences en fait ce qui se passe n'est pas grave bien oui c grave et ce qui est très grave c'est de ne pas considérer que un acte sexiste puisse devenir demain une violence et donc il faut absolument absolument me semble-t-il faire de la pédagogie sur ces sur ce sujet-là et embarquer une société toute entière et embarquer aussi les hommes parce que vous êtes deux aujourd'hui non trois pardon les hommes sont enfin moi je considère que les hommes ont un rôle extrêmement important à jouer au côté des femmes pour lutter contre les violences et notamment parce qu'il détiennent en majorité des postes de pouvoir et que c'est à eux aussi à mettre en place des structures des moyens et une organisation qui ne permettent plus aux femmes de se sentir en danger je vous remercie merci beaucoup pour ces propos liminires et et déjà un certain nombre d'informations que vous nous avez donné qui qui confirme les intuitions évidemment qu'on a qu'on a commencé à avoir sur le début de nos auditions mais je je laisse la parole à Madame la rapporteur pour une série de questions si les collègues ont des questions vous me Vous signalez à moi pour que je puisse vous noter merci monsieur le Président merci à toutes pour votre présence aujourd'hui et pour vos propos liminirees alors ma première question s'adresse peut-être plutôt au mouvement hchef vous on est d'accord avec vous hein sur la question du déséquilibre et de la représentation de la femme dans le monde de la culture et notamment dans le périmètre de C cette commission d'enquête représentation de la femme qui euh qui contribue donc à invisibiliser ces ces œuvres euh est-ce que vous pouvez peut-être nous dire comment selon vous cette invisibilisation a aussi contribué euh aux violences qu'on connaît actuellement dans euh dans dans le monde du cinéma et du spectacle et dont les femmes sont encore victimes aujourd'hui et et puis euh peut-être nous en dire quelque chose sur où est-ce que nous en sommes aujourd'hui en terme d'égalité de de de parité eu dans dans le monde du spectacle vivant que vous représentez particulièrement et et aussi de la musique euh mais dans tout dans tout le périmètre de de de de votre mouvement euh puisque vous commencez à avoir quand même une petite expérience sur la question euh et puis je voulais revenir rapidement sur les propos de Madame mfer euh alors je suis tout à fait d'accord avec vous sur le fait qu'effectivement aujourd'hui on a beaucoup d'associations beaucoup d'institutions des écoles aussi qui se dotent de chartes on l'a vu hein quasiment toutes euh dans toutes nos auditions il y avait la présence de de chart et euh et je pense que à la fin de cette commission d'enquête on pourra peut-être les lister ou les compter mais qu'on en aura une infinité alors moi je commence à voir un peu la sensation qu'effectivement ces chartes sont un moyen de se cacher ou en tout cas de se dire ah bah nous on avait on a fait une charte et puis en fait bah il continue à se passer des choses mais on ait on a fait ce qu'on avait à faire et les chartes couvrent un petit peu on a aussi eu des chartes qui nous ont été présentées le 31 mai et qui avaient été vé le 27 mai donc on s'aperçoit aussi que peut-être que cette commission d'enquête est un petit peu moteur également dans la création de chares pour ceux qui en en avaient pas encore mais moi ce qui ce qui ce qui m'interpelle c'est que finalement bah quand on pose la question de savoir est-ce que c'est est-ce qu'on fait un bilan de ses chartes est-ce qu'on contrôle leur application bah les réponses sont très vagues et on s'aperçoit que finalement bah elles sont juste votées déposé dans un coin et puis on s'en saisit pas trop et donc c'est c'est quelque chose qui me qui me préoccupe beaucoup alors je voulais avoir aussi votre votre retour sur cette question et sur ce que vous avez pu observer en terme d'application de de toutes ces chartes qui existent ouais juste un élément de de de question parce que enfin de de je pensais la poser après mais je vous la pose maintenant parce qu' elles sont en lien elle vous avez parlé des elle a pas la rapporteur a parlé des chartes vous avez parlé des écoles à un moment donné en disant que que c'était que visiblement ça c'était complètement dysfonctionnel alors moi j'aimerais bien avoir des précisions là-dessus parce qu'on les a auditionné on a vu effectivement qu'ils avaient des chartes on a vu qu'ils avaient un certain nombre de bonnes pratiques affiché en tout cas mais visiblement vous avez des éléments contraires sur sur ce sujet et on aimerait bien les avoir donc c'est une première série de questions va y en avoir d'autres mais si vous pouvez déjà répondre à cette à cette première série de questions moi je vais répondre sur la question de l'invisibilisation euh elle permet ces violences elle génère ces violences euh à plusieurs endroits euh invisibiliser un certain groupe de personnes des individus et des groupes euh et valoriser donc de fait euh la la force représentative on va dire des dominant euh déjà une conséquence très directe sur la répartition des pouvoirs donc comme on l'a dit comme Muriel anne- Cécile et Sara l'ont dit les pouvoirs étant concentrés entre les mains d'un certain nombre de personnes le pouvoir de en terme de de de budget de de de représentation dans l'histoire dans l'histoire de l'art vraiment cette notion de de de comme un langage unique qui serait entre les mains de certaines personnes à à partir du moment où on invisibilise les autres elles deviennent des pour utiliser notre langage des personnages secondaires des personnages des personnes on va dire qui ne méritent pas donc d'être valorisé d'être vu d'être dans la lumière et donc de fait si elles ont un une une valeur mineure elles sont sujettes on va dire objet plutôt de possession de violence de manipulation de voilà donc ça déjà sur la répartition on va dire des enfin la non répartition des pouvoirs euh on voit aussi que l'invisibilisation déjà par son terme c'est euh renier mettre dans le dans l'ombre et donc écraser donc cette dynamique là en tant que femmes et pour toutes les personnes minorisées euh quand par exemple dans le quand on voit les journées du patrimoine ou quand on voit que des œuvres d'hommees ou quand on voit voilà en tant que petite fille ou autre dans la rue les plaques dans les on ne peut pas exister ça veut dire qu'on ne fait pas on ne pourra pas faire partie d'eux donc c'est un écrasement de nos de nos ambitions de nos dynamiques dès le départ et c'est donc la d'après nous une des premières violences c'est presque comme si on acceptait cette violence cela de fait euh et évidemment en ce qui concerne les récits on se rend compte à quel point l'invisibilisation appauvrit aussi notre matrimoine justement et notre patrimoine culturel parce que si les récits sont toujours dit par les mêmes personnes euh ils se mettent à se ressembler et on se rend compte par exemple depuis maintenant ça fait un certain paquet d'années que les salles par exemple de théâtre se vide qui devient de plus en plus difficile de faire venir du public euh c'est aussi parce que les les spectacles les œuvres ne représentent pas ne parlent pas à l'ensemble de la population euh ce qui génère aussi une forme de violence c'est-à-dire qu'on exclut euh qu'on exclut ces personnes des lieux de représentation de de fête aussi de célébration des choses et donc comme comme il a été dit le continuum de entre ces violences et les violences sexistes et sexuelles si je suis secondaire si je ne compte pas si voilà l'autre peut me me faire violence madame rus ah pardon alors non non allez-y madame Carl effectivement oui oui puis je si vous voulez continuer sur renchérir sur ce ce que vient de dire Camille le fait qu'il y ait pas de modèle qu'on ne voit jamais sur scè des femmes que implique pour celles qui veulent le faire d'avoir un rôle de pionnière de mettre une énergie et de prendre des rôles qui sont bien au-delà de n'importe quel homme qui évidemment est facilement accepté et donc déjà prendre ce rôle c'est se mettre en danger parce que je pense qu'il y a un mot qu'il faut qu'on utilise régulièrement dans ces dans ces questions c'est le mot de risque et et voilà les femmes prennent des risques tout le temps et ça fait prendre plus de risque que de devoir être pionnière l'invisibilisation c'est aussi une violence en soi c'estàdire qu' quand une femme fait une œuvre fait quelque chose et coréalisatrice cometteuse en scène et que sur les communications il n'y a que le nom de l'homme c'est déjà une violence en so aussi donc voilà c'est aussi sur sur cette question du continuum qui qui qui a été qui a été théorisé par l'iskelly je trouve que c'est vraiment important de de se dire le continuum ça implique qu'il y ait pas de hiérarchie des violences aussi évidemment il y a une hiérarchie dans le pénal dans la réponse et cetera mais que les violences ne sont pas que des violences physiques mais c'est que à un moment une petite violence peut faire déborder le vase de plein d'autres violences qu'on a subi avant et être aussi impactante et importante que une agression voilà sur sur la vie des femmes donc je trouve que c'était important pour répondre à la question des chiffres actuels HF plus Bretagne donc dont je fais parti mais très bonnees région euh fait fait sort des chiffres tous les 2 ans donc on a vu une évolution c'est-à-dire qu'on est passé de il y a 10 ans à 17 % de femmes sur scène dans le SPECT dans le théâtre dans le théâtre on est à 38 % vous renversez les chiffres ça fait quand même je sais plus compter mais ça fait quand même 62 % d'hommes voilà ça c'est dans le théâtre dans les musiques dans toutes les musiques les musiques actuelles les musiques traditionnelles les musiques classique c'est l'endroit où les femmes sont le moins présentes et globalement ce qu'on constate et ce qu'on constate partout c'est que le nombre de femmes est inversement proportionnel à la notoriété au moyen c'est-à-dire que plus les salles sont grandes ou plus il y a de représentation plus il y a d'hommes moins il y a de femmes plus les budgets sont importants plus il y a d'hommes moins il y a de femmes plus les salles sont des salles de notoriété plus il y a d'hommes moins il femme et cetera et cetera donc c'est intéressant de rentrer dans les chiffres de manière un peu détaillée parce qu'un festival peut vous dire 50 50 de femmes et d'hommes et puis il y a 90 % d'hommes dans la salle qui fait 2000 places et 80 % de femmes dans la salle qui fait 50 places et donc c'est voilà c'est donc ça reste très très inégal sur la représentation l'autre chose c'est aussi la très grande le le le les métiers qui sont très déséquilibrés évidemment dans les métiers de la technique c'est 80 90 % d'hommes dans les métiers de la médiation de la communication ce sont des femmes et je vous parle pas éid évidemment des métiers de couturières voilà pour répondre à ça ensuite je veux bien sur les pactes sur les chartes mais ou madame réus et ensuite si la question sur les sur les faits que vous auriez dans les écoles moi je voudrais enfin pour répondre à votre question sur les chartes qui me paraît extrêmement important si vous voulez c'est ça ça pose toute la question des outils que l'on met en place vous avez raison et je partage votre sentiment il y a bon nombre de chartes qui sont signées par des entreprises et parfois qui sont même par des associations et qui comporte un nombre très impressionnant d'entreprises signataires mais comme derrière il n'y a pas d'outil d'évaluation effectivement on se demande à quoi servent ces chartes euh elles sont franchement moi j'ai entendu à titre personnel de nombreuses fois me dire mais nous ne sommes pas là pour nous substituer aux entreprises une fois qu'elles ont signé la charte elles ont fait preuve déjà d'un engagement et donc on ne peut pas se substituer à une entreprise pour vérifier ce qui se passe par ailleurs c'est vrai hein évidemment quand on est une association et qu'on initie ce type de de de démarche on ne peut pas se substituer à une entreprise mais la question se pose de l'utilité dans ce cas de cette signature à quoi servent à quoi sert le fait d'afficher que nous allons lutter contre les violences sexuelles et sexistes si derrière il n'y a pas d'indicateur de résultat et s'il n'y a pas derrière d'expertise très précise sur ce qui est mis en place pas mis en place je ne sais pas si la commission arrivera à le résoudre je ne sais pas ce que c'est un problème important on peut pas se substituer à effectivement un règlement intérieur et à des outils d'analyse mais pour moi ça fait partie un peu comment dire du bashing c'est-à-dire je le fais je me donne bon de conscience euh et quand je suis alerté je dis bah non mais j'ai signé une charte c'est totalement insuffisant ce qui est peut-être davantage efficace ce sont les formations que l'on peut mettre en place parce que euh enfin femme avec met en place des formations je suis par ailleurs cofondatrice vous le savez peut-être aussi demi tout média nous avons créé une une formation à destination des des écoles de journalisme et là quand on passe un jour 2 jours 48h avec des étudiants ou quand on passe 2 jours entiers de formation avec des équipes sur le terrain on a vraiment le temps de de de de de travailler d'aller au fond des choses d'être questionné de pouvoir répondre de pouvoir analyser donc les formations sont beaucoup plus efficaces me semble-t-il qu'une signature au bas d'un joli papier que l'on va afficher sur les murs de l'entreprise merci alors ça tombe bien on va reparler des formations avec et et ça c'est un constat qu'on a fait c'est que il y a beaucoup de formations qui sont faites après le diplôme et ça pose un peu un sujet c'està-dire que quand on interroge les écoles sur qu'est-ce que vous est-ce que vous enseignez le droit vos étudiants étudiantes c'est assez c'est assez on sent bien que c'est pas c'est pas la priorité et ça c'est un vrai sujet enfin c'est la la formation professionnelle professionnalisante ou le diplôme quel que soit le le le milieu c'est quand même bien qu'il a les bases du droit en vigueur du droit positif du domaine en question et ça moi j'ai l'impression que c'est un vrai manque aujourd'hui et et tout ce qu'on va gagner en formation aujourd'hui des producteurs qui seraient formés dans des écoles et qui seraient très au point très comment dire pointu sur la question du droit du travail c'est des formations qu'on a plus à faire après on accompagnement mais qui sont déjà qui sont déjà un prérequis qui qui me semble être une première base et ça c'est un vrai sujet qui qui que l'on a appointé donc je veux bien avoir madame carlikov qui avait des choses à nous dire sur les formations commencer par les chartes pardon et commencer donc par les chartes qui sont une sorte de pour vous donner un exemple d'un outil qui qui que qu'on a qu'on utilise en Bretagne encore excusez-moi de ce tropisme mais c'est là que que je vis et que je travaille parce qu'effectivement on s'est rendu compte de la limite des chartes et donc on a remplacé charartes par Pact et on a on a mais je vais vous donner la différence je vais je vais vous dire la différence la la la en fait on travaillait dans le milieu des musiques actuelles donc je parle d'un milieu très spécifique dans le milieu des musiques actuelles et au lieu de signer une charte comme ça que ensuite effectivement se retrouve dans un tiroir on a listé on a fait un Pact don dont dont on s'est inspiré des pactes pour la transition écologique pour pour le dire c'est-à-dire un menu d'action très concrètees parmi lesquelles on peut choisir en se disant je m'engage à faire ça je m'engage à faire ça je m'engage à faire ça mais ça ça implique que ce pacte soit animé ensuite pas seulement évalué mais animé et je je vais très vite he pour pas prendre trop de temps mais autant on a écrit ce ce pacte dans les années 2017 et il a circulé plutôt comme un outil pédagogique avec des idées dans le secteur des musiques actuelles autant quand on a réussi à créer un poste à temps plein de lutte contre les violences sexti et sexuelles dans le secteur des musiques actuelles en Bretagne grâce à l'argent du Centre national de la musique entre autres et puis ensuite ensuite avec l'argent des autres collectivités la personne qui est à ce poste a réussi à peut l'animer ce pacte ça veut dire que signer le pacte c'est aussi s'engager à avoir une personne relais à l'intérieur de sa structure que ces personnes participent à des groupes où on peut faire de l'analyse de pratique où on peut échanger les pratiques où on peut ça demande une une animation une animation demande un poste un poste demande des financements je m'arrête là et je te passe la parole pour pour le vous voulez compléter euh sur sur les enseignements parfait euh sur les les enseignements on on on remarque euh comme c'est le voilà le démarrage des carrières il y a déjà une un pour le coup là une zone de de flou entre ce que veut dire être un artiste et ce que veut dire être un pédagogue et quand vous parliez de formation pour nous il est essentiel que si un artiste est un invité à et et invité à à venir enseigner son savoir avec différentes modalités il y a plein plein de manière de faire différent auprès de la nouvelle génération il nous paraît essentiel que cette personne d'une manière ou d'une autre soit renseigné sur le principe de la pédagogie sur les outils de la pédagogie et sur les limite donc effectivement le cadre très clair du droit du travail ce qui tivent à notre sens n'est pas du tout fait ou l'artiste est censé arriver avec avec ses connaissances ses affections artistiques ce qui ne veut absolument rien dire sur la pédagogie évidemment le fait que cet artiste ce ce pédagogue on va dire enfin en tout cas l'enseignant attribue des rôles au sein même déjà de c'est déjà une scène les lieux d'enseignement on est on les les interprètes sont déjà sur le plateau et donc euh cet enseignant va attribuer les rôles euh à qui le rôle le plus important le plus valorisant à qui euh va susciter ce fameux mot ce ce ce ce mot complètement euh euh oui sacralisé de manière très étrange du désir euh ça commence à cet endroit-là le désir euh sexuel euh avec une demande de réciprocité euh euh dans ce dans cette relation qui à notre à notre avis est absolument inepte en ce qui concerne l'apprentissage et évidemment complètement inepte lorsqu'il ne s'agit pas de d'une relation consentie et consentante mais aussi le désir en terme de d'engagement dans le travail c'est-à-dire que le l'élève doit avoir tellement envie de faire ce travail que euh elle ou il doit accepter tout et effectivement avec la relation à la souffrance comme si je ne souffre pas c'est que je ne c'est que je ne me donne pas assez d'ailleurs le désir et sacralisé et étonnamment le plaisir pas du tout c'est-à-dire que le plaisir de jouer le plaisir de découvrir un milieu le plaisir de de de d'acquérir des outils donc effectivement tout ce qui tout ce qui à mon sens est joyeux dans l'apprentissage n'est pas du tout valorisé les les compétences effectivement vraiment comme des outils on apprend des c'est un travail quoi euh et là on parle des interprètes euh je tenais juste à à intégrer aussi euh tous les posts sur que ça soit sur les plateaux de cinéma de théâtre sur les scènes de musique et tout ça tous les postes sont concernés euh bien évidemment et il y a des écoles qui voilà pas seulement enfin vous le savez évidemment pas seulement pour les interprètes donc c'est ça ça fonctionne euh pour vraiment pour tout le monde euh h donc ce qui euh je pense et nous pensons est extrêmement important c'est qu'effectivement euh une personne est invitée à enseigner dans une école à minima elle doit être informée sur le cadre de cet enseignement et sur même je dirais la philosophie parce que on parle de d'endroit artistique donc le mot philosophie n'est pas forcément un gros mot euh on peut avoir une philosophie d'apprentissage une philosophie de pensée euh qui qui s'applique juste une petite chose c'est qu'évidemment on est dans des secteurs où le corps est l'instrument de travail que ça soit la danse le théâtre le enfin y compris la musique le corps et l'instrument de travail et donc dans les lieux d'enseignement on travaille avec le corps des étudiantes et des étudiants on leur apprend le lâcher prise on leur apprend enfin voilà toute chos dont vous avez pu débattre avec les coordinatrices d'intimité s'il y a une formation des coordinatrices d'intimité qui arrivent qui leur permettent de comprendre ce que c'est qu'une limite ce que c'est que le consentement ce que le travail du corps avec le travail de corps d'enfants le travail de corps d'adolescents le travail de corps d'adultes qui sont évidemment pas les mêmes choses ces choses-là qui sont des sciences de l'éducation mais qui sont spécifiques à ça pourrai absolument faire partie de la formation des enseignants et des enseignantes c'est pas normal qu'on laisse des enseignants et des enseignantes travailler avec les corps des élèves sans qu'il y ait même eu le début de formation sur sur ces questionl effectivement pour répondre à votre question on entend énormément on a beaucoup beaucoup de témoignages de personnes qui sont en formation dans les lieux de formation supérieur sur sur sur les violences qu'elles subissent c'est c'est avec toutes tous les phénomènes de silenciation de et puis les et puis les les les phénomènes c'est des carrières qui sont brisées dès le début il y a des gens qui abandonne il y a il y a énormément d'abandon et de carrière brisé dès le début c'est c'est c'est vraiment un drame quoi madame Murielle réus vous vouiez compléter ensuite j'ai deux j'ai des questions j'ai madame lanlot et Madame Sarah login alors juste et Madame la rapporteur alors comme la madame la rapporteur est prioritaire je vous laisse répondre Muriel Reus et et ensuite madame la rapporteur et on ira dans l'ordre ensuite juste sur la question des formations que l'on donne évidemment en entreprise ou dans les écoles les écoles c'est un sens large he évidemment qu'il y a les écoles de comédiens mais les écoles de pub he les écoles de journalisme et puis les grandes écoles aussi parce que quand on fait une grande école même une école d'ingénieur rien ne dit que demain on va pas décider d'aller basculer sur un métier qui soit un métier artistique donc sérier enfin je pense que plus on on série les choses moins on considère que la société entière est concernée euh moi je constate que quand je fais une formation à la fois de la part des enseignants mais de la part des élèves ils n'ont absolument aucune conscience et aucune ils ne font absolument aucune différence entre ce que qui un outrage sexiste une agression sexuelle une agression morale un viol et un cadre de consentement quand vous interrogez les les gens précisément enfin que ce soit l'encadrement ou même les élèves alors les élèves on pourrait comprendre mais l'encadrement ils ne font pas la différence c'està-dire qu'on est obligé de rentrer dans le détail on le fait bien sûr on introduit ces notions de droit dont vous parliez tout à l'heure qui me paraissent absolument indispensable d'ailleurs je sur ces sujetsl il me semble qu'on peut pas démarrer une formation sans démarrer par cela c'estàdire d'expliquer très précisément quel est le cadre de ces agressions qu'est-ce qu'elles implique en terme de de sanction et donc c'est absolument indispensable de comment dire de d'inciter que dans les formations ces notions soient incluses parce que c'est par rapport à à ces notions là et à cette compréhension des situations que l'on peut se positionner si on ne peut pas se positionner on ne peut pas réagir si on n'a pas ce cadre là de réfle et d'analyse merci je partage à 100 % madame la rapporteur merci alors madame rus vous nous l'avez dit tout à l'heure vous faites partie des des des femmes qui ont accusé Patrick Poivre d'Arvor de violence sexuelle et pour être précise dans votre cas de tentative de viol donc cette commission d'enquête peut aborder du coup votre cas par parce que il a été classé sans suite pour j'ai envie de dire malheureusement prescription euh pardon pardon alors agression et ça a été classé sans suite pour prescription c'est bien ça ok euh alors dans dans une interview de 2021 et et vous nous l'avez dit vous aviez alerté le le PDG de TF fin Patrick lolet le lendemain de cette agression et et je cite hein monsieur lolet vous aurait répondu ah non il n'a quand même pas osé avec toi aussi vous indiquant qu'il était au courant et qu'il allait s'en occuper euh donc monsieur lelé étant décédé en 2020 il ne pourra pas être auditionné par cette commission d'enquête euh donc vous nous avez bien confirmé que finalement aucune action n'avait été entreprise prise par Monsieur lolay qui était au courant est-ce que donc première question est-ce que d'autres personn chez TF1 était au courant donc de peut-être de ce que vous aviez dénoncé à Monsieur le lait ou en tout cas des agissements de Patrick Poivre d'Arvor et quelque chose aussi qui qui m'intéresse c'est donc les années en passé vous avez certainement dû voilà plusieurs fois retourner la situation dans tous les sens et aussi avec l'expérience que vous avez avec euh avec votre association femme avec vous avez entendu aussi d'autres d'autres femmes victimes vous les avez accompagné euh d'un point de vue aussi de de protection juridique vous nous l'avez dit euh mais est-ce que vous avez une une une explication finalement de qu'est-ce qui rend euh ces hommes aussi libre d'agir de cette façon envers les femmes et d'une manière générale on a abordé hein il y a plusieurs plusieurs failles euh celle celle déjà de de de l'omerta de la protection du pouvoir de l'argent mais est-ce que vous avez en tout cas des des des des généralité quelque chose qui existe à chaque fois et qui leur permet finalement toute liberté d'action en toute impunité alors euh sur mon cas personnel oui j'ai alerté Patrick lelet évidemment moi à l'époque j'étais euh comment dire je diriger une des filiales hein du groupe TF1 et du groupe M6 puisque c'était une filiale de ces deux entités j'avis un peu envie de dire j'étais pas j'étais pas dans la cible euh de des victimes de PPDA euh d'abord j'étais beaucoup plus âgé que toutes celles qui avaient qui ont dénoncé par la suite ce qui s'était passé donc je en fait j'analyse pas très bien le pourquoi de cet agression si ce n'est que je pense que il y a chez ces hommes euh comment dire rien ne les arrête c'est ce que j'aiessayéis de dire tout à l'heure il y a un côté hors on est dans une situation de pouvoir absolu et comme pendant des années personne ne vous a jamais dit que ce que vous faisiez était intolérable et inacceptable et qu'au contraire on a toujours valorisé cette attitude en la considérant comme une attitude de séduction euh voyez c'est à la fois il y a comment dire c'est assez schizophrène euh j'imagine he parce que je suis pas dans leur tête mais j'imagine que c'est assez schizophrène de s'entendre dire que l'on est un agresseur qu'on est séduisant et que toutes les femmes ont envie de d'avoir une relation avec vous et par ailleurs de s'entendre dire que vous êtes vous êtes devenu un agresseur d'ailleurs si vous avez écouté complément pas complément d'enquête pardonnez-moi mais quotidien il est exprime très bien ça il dit à un moment donné je n'ai jamais une femme ne je n'ai jamais eu une relation sexuelle ou une relation avec une femme qui m'aurait dit non c'est comme si lui avait donné l'autorisation aux femmes d'avoir une relation avec Lui voyez il y a une inversion à la fois de la séduction et de la comment dire et de la culpabilité qui qui est complètement psychanalytique quelque part euh donc comme je ne suis pas PSI je laisserai au psy l'analyse de de cette personnalité très précisément je crois que ce que j'ai dit tout à l'heure est assez similaire dans l'affaire Miller dans l'affaire cohé dans toutes ces affaires là si vous les regardez toutes il y a toujours une similitude il y a une similitude de pouvoir de toutepuissance d'un entourage qui ne vous contredit pas qui accompagne et qui considère que les actes que vous avez commis sont mineurs euh et donc ces hommes enfin on peut parler d'hommes oui d'agresseurs se retrouvent dans des situations de toute puissance absolue et votre deuxième question c'était pourquoi pardon et moi j'ai oublié pourquoi ah pardon excusez-moi s'il y avait d'autres personnes qui étaient au courant en plus de Patrick lolé écoutez je je allez-y allez-y euh je pense que personne honnêtement personne nétait au courant des viol je pense que personne n'a imaginé que dans ce bureau-là il pouvait y avoir des agressions qui pouvaient aller jusqu'au viol et on a plus de 13 plaintes pour viol il y a 50 femmes qui ont témoigné devant la justice aujourd'hui dans cette affaire on a à peu près 80 témoignages c'estàdire que il y a 50 femmes qui sont allées voir des enquêteurs qui ont témoigné certaines ont porté plainte pour la plus grande majorité d'entre elles et il y en a d'autres qui n'ont pas fait le pas encore aujourd'hui parce que ce pas là est très difficile à faire en revanche que personne dans cette entreprise ne se soit posé la question de pourquoi tous les soirs après le JT à 21h au moment où il n'y a plus personne dans la rédaction puisque c'était au premier étage c'étaitétage de la rédaction il n y avait plus personne il y avait un seul bureau qui estta un bureau fermé quand il se passaient ces actes là pour la plupart du temps que personne ne soit posé cette question et que même la sécurité dans complément d'enquête si vous l'avez regardé dise mais ces femmes ne sortai pas en pleurant elles ne venaent pas me voir et elles n'ont pas elles n'ont pas manifesté le fait qu'elles avaient été agressées donc personne ne s'en est mêlé il y a eu une espèce de enfin dans cette affaire particulière il y a eu une acceptation de d'une situation complètement intolérable quand on sait qu'une entreprise doit la protection non seulement à ses salariés mais en même temps à toute personne présente dans l'entreprise donc les conditions de sécurité n'ont pas été respectées et non seulement elles n'ont pas été respectées mais le plus grave c'est qu'elles n'ont pas été interrogées voilà alors est-ce qu'aujourd'hui ça pourrait se reproduire de la même façon j'espère que non merci beaucoup Virginie Llot et Sarah lein pour des questions et Madame Antoine on va faire les trois groupés et madame Martin allez allez on va avoir quref des questions question pas trop de questions une une question par parz deux mais courte précise je vais essayer je vais essayer c'est pas pas évident parce que forcément il y a ple une question qui qui se pose donc il y en a peut-être sans doute qui vont peut-être surcouper déjà je voulais vous vous remercier euh voilà de de de votre présence euh parce que c'est vraiment important pour nous d'entendre la parole de toutes et tous euh sur sur ce sujet euh évidemment d'importance euh pour nous ce que ce qui me frappe dans vos dans vos interventions c'est que ce que vous décrivez dans ce milieu l'art et de la culture de manière un petit peu générale hein euh euh c'est que j'ai je me projette et je me dis ce qui se passe dans ce milieu-là il se passe dans beaucoup de milieux et potentiellement il se passe en premier lieu potentiellement en terme de pouvoir en terme de domination dans les familles et qu'on a finalement une reproduction de ces agissements qui arrivent après dans chacun de de des des milieux donc ça c'est la première chose et et ça m'interroge énormément notamment sur le fait et je vous voudrais vous entendre sur entre guillemets ce que je peux proposer ou recommander ou en tous les cas ce regard là que la formation ou en tous les cas la sensibilisation à tous ces sujetslà doit évidemment commencer à l'école dès le plus jeune âge euh c'est ce qu'on essae de faire de plus en plus notamment autour des sujets liés au au harcèlement mais pas que et que il nous faut effectivement sensibiliser et quand on arrive notamment dans les années collège et lycées et qu'on est en en recherche euh de voies professionnell et donc potentiellement vers ces métiers-là peut-être renforcer euh évidemment cette euh cette sensibilisation euh ça c'est la première proposition et je voudrais euh avoir votre votre avis là-dessus vous parliez aussi je donne un petit peu en désordre hein je suis désolée vous avez dit tellement de choses intéressantes que j'ai noté euh plein de choses en même temps que euh notamment tous les métiers euh de qui représentent l'art et la culture c'est la même chose on a une une logique de société avec des métiers plus féminins que masculins et nous nous nous devons notamment au niveau du collège et lycée informer sur le fait que tous ces métiersl peuvent être aussi bien destinés aux femmes qu'aux hommes et peut-être aller vers les collèges et les lycées et notamment il y a l' inststauration de plus en plus de euh de stages qui doivent être faits et d'intervention dans les collèges et lycées pour présenter tous ces métiers donc c'est peut-être aussi un axe à réfléchir pour présenter ses métiers et essayer de rééquilibrer euh ça c'est les propositions ou en tous les cas mes premières mes premières j'arrive pas à trouver le mot je retrouveris plus tard euh ce qui me touche enfin ce qui me m'interpelle aussi effectivement on parle d'omerta mais l'omerta qu'il y a dans l'art et à la culture on la retrouve dans plein d'autres domaines également euh notamment sur la concentration des pouvoirs euh dans dans un certain nombre de domaines euh nous avons légiféré de telle manière à obliger à la parité dans les instances de décision est-ce que ne faudrait-il pas également dans ces instances euh obliger à la parité pour rééquilibrer aussi ses pouvoirs c'est une question euh que je peux vous faire et la et la dernière qui est la suivante vous parliez des enfants parce que évidemment cette commission d'enquête est également on prend en compte les enfants dans tout dans tous ces milieux-là ne faudrait-il pas non plus euh dans euh à chaque fois qu'il y a présence d'enfants sur les tournages les tournées ou autres le fait faire en sorte qu'il est aussi la présence d'un psychologue euh pour justement avoir la possibilité pour les enfants ou même euh et qui permettrait peut-être aussi de déceler parce que vous l'aviez dit très bien qu'on pouvait déceler si les par les les enfants sont accompagnés par les parents le fait que l'un des parents est peut-être dominateur sur cet enfant est-ce que le fait d'instaurer enfin le l'obligation de la présence d'un psychologue ou d'un personnel de santé avec une formation spécifique sur ces tournages pourrait aussi permettre d'accompagner l'enfant dans son parcours artistique euh parce que nous avons des talents dès le plus jeune âge et ça serait c'est quand même absolument dingue que ces parcours se se brisent euh pour voilà et la la dernière chose je suis désolé toute dernière parce que profitez pas que je j'aime pas faire la police donc profitez pas pour en poser pour poser des questions qui sont très très longues et qui voilà euh et et de la même manière dans toutes ces entreprises qui embauchent d'avoir des référents qui soient extérieur potentiellement entreprise euh qui puisse être des le fait qu'il a une ligne d'écoute qui soit référent aux violences sexiste et sexuel ou toute autre violence que l'on instaure de plus en plus d'ailleurs dans les entreprises ou dans les collectivités le fait qu' un référent harcèlement ou autre qu'on l'instore de manière systématique je vous remercie merci alors madame lein que je je suis sûr qu'elle sera plus plus concise fait pas semblant de pas me connaître non je vais essayer je vais faire mieux merci infiniment pour pour votre présence et pour vos vos éclairages je trouve que d'audition en audition on a vraiment des choses qui se dessinent qui sont très amples qui parle aussi beaucoup de culture du viol en général de voilà donc de choses très systémiques mais je vais venir à une je je voulais une question précise et aussi pour éviter cet effet charte qui qui n'aboutissent pas à savoir la question des moyens qui nous est beaucoup beaucoup posé de façon générale par les associations féministes nous quand on cherche sur le budget à quel moment à quel endroit on met plus de moyens pour la justice pour l'éducation à la sexualité qui a été mentionné puisque effectivement il y a une loi qui prévoit trois séances par an mais il y a pas les moyens derrière pour qu'elle soit assurée pour tous les élèves et donc est-ce que du côté des métiers des arts et de la culture al je sais que c'est une question on peuv je me dis vous avez pas forcément de chiffrage mais peut-être commenz par nous dire côté art et métier de la culture en fait les les postes oou ça coûte quoi donc formation ça on voit assez bien les postes de référent le coût de la cellule d'écoute qui existe déjà mais peut-être aussi ce qui est revenu c'est l'idée que bah par exemple un tournage ça coûte très cher donc si on doit perdre des heures sur un tournage ça coûte très cher comment on peut chiffrer ça ce coût en fait des VSS et ce coût à assumer et par qui euh les postes bon mon coordinateur d'intimité ça on l'a dit et du coup je voulais arriver aussi à cette question du chiffrage du coup de la sanction des auteurs et de la protection des victimes par exemple euh et ça m'amène aussi à à la deuxième question qui est celle des procédures bah par exemple si on doit imaginer que dans un cas un tournage doit être suspendu euh une personne doit être mise à l'écart euh une une personne doit être suspendue de ses fonctions donc remplacé en même temps on doit on lui doit peut-être encore son salaire je ne sais pas enfin toutes ces choses-là qui qui aussi je pense sont à à chiffrer à mettre en avant par parce que sinon en réalité on peut avoir des belles chartes mais on n pas de de procédure derrière et j'en viens à cette question des procédures puisquil existe déjà une cellule d'écoute il existe de plus en plus maintenant de cadre disons de formation de prévention et d'écoute la question maintenant qui me vient c'est sans attendre des décisions qu'on sait trop rare et tout à fait hypothétique de la justice quels sont les types de procédures et de décision qu'on peut promouvoir pour faire comprendre que bah dans un cadre qui signe des chartes féministes et bien on peut prendre des décisions de précaution sans attendre une une condamnation de justice prise par qui voilà quel type de mesure en fait je pense qu'on ce serait utile pour nous d'avoir en fait cette liste là cette cette proposition de type de sanction de mesures à prendre de protection qui permettent d'éviter de toujours tourner en rond simplement sur la question de la prévention et de pas savoir quoi faire parce que une des un des vecteurs de la prévention c'est quand même qu'à un moment quand les actes sont quand les accusations sont portées ben il y ait des actes qui soient posés en face quoi voilà je vous remercie merci Madame Antoine et ensuite madame Martin oui merci monsieur leés président moi mon intervention elle sera rapide je vous remercie déjà au préalable de vos témoign vos témoignag à chacune d'entre vous qui nous donne beaucoup d'éclairage et qui effectivement avec les avancées des des audition nous peut-être nous nous donne des des pistes accru moi je voudrais revenir madame réus sur les les formations et sur vos propos j'ai j'ai été touché par le fait que vous indiquer qu'il était obligatoire de rappeler le le cadre juridique le le cadre légal dans le lorsque vous vous commenciez vos vos formations et notamment que les encadrements et les élèves ne faisaient pas de différence sur la gravité des différentes agressions alors ce que ce qui ce qui vraiment m'interpelle parce que ça veut dire que selon vous est-ce est-ce que c'est c'est un problème d'éducation au départ dans dans les familles un problème au niveau de de l'éducation national est-ce que c'est le le reflet de de notre société finalement bon on est sur le le laisser aller sur la la tolérance de de de toutes ces ces situations là et et finalement sur la manière dont on considère la femme au niveau de de notre société merci madame Martin je vois qu'on voit descretchendo donc j'ai bon espoir que mais je ne voudrais pas la brider madame Martin je vous remercie monsieur le Président je sais très brève mais néanmoins le sujet est tellement important je je voulais d'abord souligner ce que ce que Madame Reus a dit démit tout il y en a partout dans tous les domaines et je pense que cette société doit se saisir absolument de de ce problème systémique très rapide maintenant ça suffit il faut agir c'est un des slogans d'ailleurs des associations féministes euh je je voulais souligner que la Fondation des femmes avait rendu il y a pas si longtemps je n'ai pas la date en tête mais un rapport où on parlait de du problème de sexisme parmi les jeunes gens entre 18 et 35 ans je crois un/art des jeunes gens considèr qu'il est normal de de de d'être violent vis-à-vis de sa compagne et je trouve ça extr extrêmement grave ça vient d'être dit par mes collègues précédemment il y a d'abord une question d'éducation évidemment et il faut aussi doter l'éducation nationale de moyens parce que les enseignants et enseignantes ne sont pas forcément eux aussi elles aussi formé à ces questions donc ça me paraît indispensable de le faire comme dans toutes les professions comme dans toute la société moi je voulais vous poser la question mesdames et je ne vous ai pas remercié pour vos témoignages mais ça va de soi je voulais vous poser la question mesdames de l'organisme externe à cette question de traitement des des violences sexistes et sexuelles et des agressions pourquoi je vous dis ça c'est parce que j'ai participé à la commission d'enquête sur les fédérations sportives où on a auditionné aussi un certain nombre de victimes et cette question d'organisme externe elle me paraît assez importante et essentielle parce que quand on se retrouve à prendre position par rapport à des gens qui font partie de notre famille c'est-à-dire de la famille là en l'occurrence de de la culture ou plus largement ça peut être compliqué donc une des préconisations de cette commission d'enquête sur les fédérations sportives a été de dire il faudrait pouvoir se doter d'un organisme externe qui puisse accueillir cette parole accompagner les victimes parce que le le ministère des Sports en l'occurrence mais là on va se retrouver face à la même question le ministère de la Culture les minist ministère sont sont-ils les organismes les plus appropriés pour gérer ces situations voilà ma question merci merci beaucoup questions nombreuses mais qui enfin qui vont quand même un peu dans un sens identique il y a pas de voilà donc je pense que vous pouvez répondre madame rus j'ai vu que vous m'aviez fait signe madame MEFER aussi mais elle avait fait signe avant madame rus j'essaie de de faire la police de l'ordre non pas de l'ordre mais de l'ordre de de passage donc Madame et puis ensuite madame MEFER et puis madame carlikov et puis qui voudra également madame Pavlovski palski vous me faites des pièges et peut-être madame Volt aussi aura des aura des compléments alors sur la question de la formation la seule façon d'avancer me semble-t-il dans une organisation c'est quand la présidence ou la Direction Générale décide qu'il n'y a une tolérance zéro moi j'ai dernièrement fait une formation dans une grande entreprise de médias et on a préparé cette formation avec le président et il était très clair que pour lui la tolérance était au niveau zéro donc quand vous avez déjà ce comment dire ce dialogue là avec avec le haut management et qu'ensuite vous descendez dans les structures où vous pouvez parler avec l'ensemble des des comment dire des des inter pas des intervenants par exemple mais des des personnes qui sont convi aux formations dont certaines ont tellement peur parce qu'elles sont en situation de précarité mais que vous pouvez app porter ce message là qui est ce message de la tolérance zéro ça ça quand même ça ça ça améliore le climat de confiance et ça améliore la prise de parole moi j'ai un sujet sur les référents dans les entreprises je pense qu'il faut absolument qu'il y a des référents il faut absolument qu'ils soient formés la grosse difficulté des référents en entreprise c'est la question de la confiance c'est-à-dire que d'abord il faut pas que le référent il faudrait pas que le référent a une position hiérarchique parce que s'il a une position hiérarchique comment voulez-vous en tant que Vic te vous sentir en confiance pour aller parler à quelqu'un qui lui-même peut avoir à jouer un rôle sur votre futur et puis la question des référents en entreprise me pose moi fondamentalement la question de la confiance je dis pas qu'il ne faut pas qu'il y en ait il faut qu'il y en ait qu' soit formé mais il me semble qu'il faut les accompagner avec des structures externes parce que c'est très très très compliqué en interne de pouvoir prendre des décisions et d'accompagner des victimes quand vous êtes vous-même salariés de de cette entreprise et vous-même peut-être soumis aux mêmes conditions de précar dans ces métiers qui qui cumulent quand même énormément de précarité quant à vous madame je je comprends que vous soyez absolument surprise que l'ensemble des personnes que l'on forme et notamment les étudiants se retrouvent dans dans dans cette oui alors moi je crois que d'abord c'est pas si simple hein parce que quand même faire la distinction entre le harcèlement moral le harcèlement sexuel il y a il y a il y a des suidités juridiques qui sont quand même extrêmement complexes donc il faut quand même les expliquer c'est extrêmement nécessaire mais ensuite il n'y a qu'à lire de dernier rapport du HCE c'est-à-dire sur le rapport sur les inégalités la sexualité et le rapport sur la pornographie quand vous vous rendez compte que plus de 2 millions de jeunes enfants regardent des contenu pornographiqu avant 11 ans que 40 % des jeunes de 18 à 25 ans se considèr que les actes un acte sexuel doit être un acte violent pour qu'une femme puisse y prendre du plaisir vous voyez il y a une question quand même fondamentale aujourd'hui sur qu'est-ce que la sexualité qu'est-ce que le rapport à l'autre qu'est-ce que le consentement euh donc cette violence permanente qui anime notre société que l'on voit d'ailleurs dans les écoles aujourd'hui avec cette ultra violence des jeunes et bien je pense qu'elle se retrouve profondément aujourd'hui dans lesestades de la société et elle se retrouve profondément dans ces actes de violence euh et des rapports entre les hommes et les femmes qui conviendrai de corriger et c'est pour cela que nous faisons énormément toutes les associations réunies euh de la prévention euh de la lutte contre les stéréotypes euh de l'éducation et qu'il faudrait dès le plus jeune âge effectivement qu'il y ait des sessions de formation sur le consentement euh dans les écoles dans les lycées dans les collèges c'est ça me paraît être une telle évidence que de vous le dire aujourd'hui dans cette assemblée vous qui détenez une partie du pouvoir législatif nous interpelle même nous-même on se dit mais pourquoi est-ce que ça n'existe pas pourquoi est-ce que ça n'est pas mis en place pourquoi est-ce qu'aujourd'hui ces situations enfin les les par exemple les les les les formations à la vie seu dans les écoles ne sont pas appliqué on se le demande vraiment profondément nous association ça nous interpelle de façon très assez violente je dirais alors les familles oui les familles c'est un sujet très important les familles qui sont censé être le premier lieu de protection ne le sont pas on sait bien que 160000 enfants par an aujourd'hui subissent des violences et les subissent dans le cadre de la famille on sait bien que sur les 96000 viols 89 9 femmes sur 10 connaissent leur agresseurs donc les chiffres sont là on a aujourd'hui une analyse extrêmement précise sur les constats on l'a cette analyse on a tous les chiffres on a si vous voulez je pense qu'aujourd'hui on devrait avoir des on devrait pouvoir agir parce que les constats ont été faits les analyses existe ce qui manque me semble-t-il pardon hein de vous le dire c'est une volonté politique il manque une vraie volonté politique aujourd'hui pour lutter contre les violences de toute nature et il manque des moyens donc si cette volonté politique pouvait s'accompagner de moyens et bien je pense qu'on ferait de gros progrès sur la lutte contre les violences en France aujourd'hui merci beaucoup madame meffer eu alors je vais essayer de répondre du coup à à plusieurs question en même temps euh ce qui me ce qui m'interroge par rapport à la manière dont on aborde la question des des violences sexistes et sexuelles c'est qu'on oublie ù on veut pas le voir les violences sex les violences sexuelles en particulier sont absolument massives dans notre pays c'est plus de 95000 femmes adultes qui sont victimes de viol ou de tentative de viol parents et je ne parle pas de de tous les enfants également c'est donc un risque majeur pour en particulier les femmes les enfants et tout particulièrement les femmes au cours de leur vie et pourtant on ne voit pas les choses de cette manière-là s'il y a un risque majeur d'incendie on fait pas juste une charte on investit il y a du personnel sur tous les tournages qui est dédié à ça qui reste là en attendant que peut-être il y a un incendie et on les paye et si jamais le la production n'a pas fait ce qu'il faut et qu'il y a quand même un incendie parce que ça peut toujours arriver qu'est-ce qu'elles font les assurances et ben elles font payer elles font payer très très cher et pour moi ça devrait faire partie de la manière dont on devrait peut-être commencer à considérer les violences sexuelles dans notre pays c'est se dire ce sont des risques effectivement et on aura beau faire une charte il y a pas de charte magique qui va tout d'un coup faire que ou il y a une charte ou là là mince non non ça se passe pas comme ça malheureusement et même quand on parle de sensibilisation il faut absolument sensibiliser tout le monde expliquer ce que sont les violences sexuelles expliquer à tout le monde la stratégie de l'agresseur pour s'en prémunir le plus possible mais il y aura des agresseurs jusqu'à ce qu'on ait mis à bas la culture de viol et le patriarcat malheureusement il y aura encore des agresseurs et les agresseurs ils sont pas bêtes donc les agresseurs ils vont toujours se faufiler dans les interstic de ce qu'on laisse de ce qu'on tolère et donc ces agresseurs là il faut non seulement faire une charte non seulement sensibiliser mais les agresseurs faut pas penser que ce sont des personnes qui n'ont pas compris ils ont très bien compris c'est pas juste ah ils ont pas compris qu'elle avait pas consenti non non ils vont choisir justement des personnes qui ne peuvent pas refuser ils vont justement cibler des personnes qui ne peuvent pas ne pas consentir à ce qui est en train de se passer et donc pour ces agresseurs là aussi il faut se dire il faut être en vigilance constante parce que même si on a fait des chartes même si on a fait de la formation même si on a fait de la sensibilisation les violeurs vont vouloir violer et donc il va falloir que ce soit plus cher d'être tolérant que d'être vigilant parce que les les les les questions sur et je les comprends les questions des productions sur ah ouais mais s'il faut mettre à chaque fois un psychologue un référent un machin mais vous rendez compte les coûps que ça va oui effectivement mais du coup si demain c'est plus cher à nouveau d'être tolérant que d'être vigilant et bien c'est un rapport coût efficacité enfin voilà encore un rapport de coût et donc donc voilà donc il y a peut-être des choses à voir du côté des assurances également qu'elle ne rembourse pas les frais de tournage s'il y a pas eu ce qu'il faut ou s'il y a eu des violences sexuell par exemple ensuite vous disiez aussi tout à l'heure comment faire pour sanctionner sans passer par la justice bon déjà moi je vois pas le problème une justice qui fonctionne je trouverai ça quand même bien dans notre pays mais bon en tout cas si on peut faire en plus d'autres choses qui sont peut-être complémentaires je rappelle qu'il y a le droit du travail sur les tournage et que donc l'employeur a le le devoir de de sécurité comme le rappelait Muriel Reus non seulement sur les personnes qui qui travaillent sont sous un contrat mais également les les autres personnes qui qui sont qui sont sur ces lieux donc l'employeur peut tout à fait déjà de par lui-même faire des enquêtes imposer des sanctions et d'ailleurs même si ensuite la justice des la enuite ça ne veut pas dire que l'employeur n'aura pas eu raison quand même dans un devoir de de précaution et de protection d'écarter des personnes et qu'il aura juger être des personnes qui pourraient mettre en danger mettre en danger effectivement la question de comment peut-être passer pour par des référents extérieurs c'est sûr que la question par exemple des coordinateurs d'intimité coordinatrice d'intimité euh il faut regarder l'efficacité réelle parce que moi ce qu'on m'a rapporté hier soir en parlant avec le FCV c'est que parfois c'était ah mince on a pas de coordinatrice bah toi l'habilleuse comme tu habilles tu déshabilles du coup coordinatrice d'intimité donc évidemment si jamais euh c'est peut-être une personne qui est pas volontaire pour le fa c'est une personne qui va le faire très bien je ne sais pas mais mais en tout cas ça peut pas se passer comme ça parce que sinon en fait on est dans le faux semblant on est dans le fait de devoir montrer pâes blanche plus que vraiment avoir la euh avoir la la la la volonté de faire en sorte que ça se passe bien il faut euh par exemple aussi euh s'assurer évidemment euh sur sur les mineurs en particulier euh que toute personne qui les encadrent que toute personne qui est en contact avec eux a été vérifié au fichier des des des agresseurs sexuels et je ne crois pas que que ce soit fait et y compris lorsque ce sont par exemple des euh des des acteurs et des actrices majeures qui ont des enfants avec en basage et du coup arrive dans une nouvelle ville enfin où des artistes et publie sur facebook j'ai besoin en urgence d'un babysitter ou d'une babysitter là parce que là j'ai un tournage un machin et du coup dans une nouvelle ville on connaît personne on publie ce genre de message et et donc ça ça peut aussi mettre en mettre en danger les les mineurs qui peuvent accompagner les les adultes euh et euh et donc pour finir et je reviendrai sur ce qui a été dit aussi tout à l'heure les violences pourquoi euh pourquoi est-ce que Mitou arrive en 2017 à mon sens Mitou arrive en 2017 et arrive dans le milieu du cinéma parce qu'en fait on a depuis des années des combats féministes qui permettent de faire en sorte que petit à petit de plus en plus de femmes réussisse à avoir à gratouiller un peu de pouvoir un peu de responsabilité ce qui permet à ces paroles de pouvoir enfin émerger évidemment il y a les réseaux sociaux mais il y a pas que ça et dans le cinéma les actrices elles ont un tout petit peu le seul pouvoir qu'elles ont c'est qu'elles ont un peu de visibilité quand même et donc c'est pour ça qu'elle s'exprime d'ailleurs qu'elle s'exprime à l'extérieur du cinéma et pas dans le cinéma qu'elles vont tweetter qu'elles vont utiliser la presse et ce pouvoir-là que qu'ont les femmes de plus en plus il faut absolument continuer dans cette voie pour moi les inégalités entre les femmes et les hommes sont à la fois la cause et la conséquence des violences sexuelles c'est parce qu'il y a des inégalités entre les femmes et les hommes que ce sont les hommes qui immensément majoritairement commettent des violences sexuelles comme ils ont le pouvoir et que le viol est un crime de pouvoir un crime d'inégalité et bien c'est beaucoup plus facile et comme ils ont le pouvoir et ben c'est beaucoup plus difficile pour les femmes évidemment par la suite de parler et comme elles ont été victimes de violence sexuelle on en a parlé un peu rapidement mais ce sont des carrières brisées ce sont des femmes qui ne vont plus et qui vont pas monter dans la hiérarchie qui vont pas devenir peut-être les avoir la reconnaissance de par rapport au au talents qu'elles ont et aux compétences qu'elles ont et donc les inégalités entre les femmes et les hommes sont absolument lié aux violences sexuelles et c'est pour ça d'ailleurs que la lutte contre les violences sexuelles à mon sens dérange autant c'est parce que c'est quand même bien pratique d'écrabouiller les femmes en les violant pour pour un certain nombre de d'hommes euh donc lutter contre les inégalités femmes hommes lutter contre l'impunité de la justice moi je reste quand même persuadé qu'il faut absolument dans un système qui fonctionne bien il y a quand même que j'ai l'impression que sur les violences sexuelles qu'on se dit bon bah c'est pas très très grave si la justice passe pas je dis pas qu'il faut forcément les mettre tous en prison je dis juste que il faut qu'il y ait une reconnaissance parce que la justice c'est quand même ça qui fait qu'on a une reconnaissance sociale de de ce qui va ou ce qui va pas de ce qui fonctionne ou pas et donc je pense quand même qu'il faut qu'on s'y attelle sur cette impunité judiciaire euh et puis la culture du viol aussi sur par rapport aux jeunes générations si on veut aussi prévenir les violences sexuelles à l'avenir il faut plus de femmes en responsabilité il faut la parité partout tout le temps donc effectivement dans les dans les préconisations ça va de pair on ne peut pas parler de violence sexuelle sans parler de rapport de pouvoir et donc sans parler de parité jusqu'au plus haut niveau mais il faut aussi parler de cette culture du viol et cette culture du viol qui mal heureusement se diffuse et se répand on vient d'apprendre là que le réseau social Twitter vient d'autoriser les contenus porno criminel et bah oui porn criminel voilà ok bah voilà enfin voilà la violence en dehors de celle qui existe déjà dans la pornographie et et donc cette culture du viol pour moi elle du coup elle va elle va contribuer à fabriquer des violeurs qui vont chercher à violer et donc nous derrière on va essayer de contenir un peu tout ça mais mais il faut aussi que ça aille de paire et qu'on ait aussi cette réflexion plus générale sur ce qui rend ces hommes parce que c'est son quand même immensement majoritairement des hommes ce qui les rend violents et comme je pense que ça n'est pas génétique qu'il n'y a pas un gène du violeur quelque part que c'est social il faut donc aussi qu'on s'attelle effectivement à ça et ça ne passe pas que malheureusement par de la sensibilisation mais c'est le préalable à tout je crois que j'ai fait je dis ce que j'avais à dire je truc vas-y pardon B simple bonjour à toutes et tous euh simplement pour euh rebondir sur le le témoignage de Muriel Reus que ce que ce qui est dans une réflexion plus globale sur les parcours judiciaires ça montre aussi cette impérieuse nécessité de d'ouvrir la possibilité des prescriptions glissantes dans les cas de voilà de de d'auteur sériel enfin de de vieul en série ça montre vraiment enfin je pense que un agresseur doit être jugé pour l'ensemble de son œuvre et euh et également ce que ça nous montre et ce que ça nous incite et c'est des échanges et des réflexions qu'il y a beaucoup aujourd'hui dans les médias dans cette assemblé sur sur les pièges du consentement puisque comme on voit dans le cas du témoignage de de Muriel Reus finalement est-ce que ça a du sens de demander a à aux 80 personnes victimes euh qui ont témoigné si elles étaient toutes consentantes alors que ça montre à quel point on a ici une stratégie d'un auteur euh de et et un une façon de faire répéter c'est des c'est des des voilà des agresseurs qui sont pas isolés on a parlé de PPDA on a d'autres affaires en cours qui montrent vraiment comme les violleurs continueront de violer merci Madame klikov et puis madame paotski pavlotski voilà compliqué pour un peu qu'on est un peu dyslexique et puis ensuite madame la rapporteur aura dernière série de questions euh oui j'ess je vais essayer de de de répondre aussi à à une série de questions euh sur la question de la parité dans les instances il y a déjà des lois et des réglementations sur cette questionl euh je reviens encore une fois sur le spectacle vivant côté théâtre et pas forcément côté cinéma qui est beaucoup de l'argent public comme vous le savez majoritairement de l'argent public et donc sur cette question des Gâts conditionnalité euh pour atteindre la parité sur la représentation sur scène ou atteindre la parité dans les métiers et on voit que la l'égat conditionnalité c'est-à-dire conditionner l'apport de subvention ou d'argent à l'atteinte de certains objectifs fonctionne on le voit par exemple sur des des des choses un peu comme le le CNM le Centre national de la musique ou le CNC le Centre national du cinéma ont mis des conditions à l'attribution de subvention le CNM par exemple la a mis comme condition euh à l'attribution de d'argent que les directions des structures soient formées et un minimum de formation c'est c'est ça peut être une demi-journée c'est pas grand-chose mais on voit très bien que dans le spectacle vivant euh entre les les gens du théâtre qui sont tout à fait aussi conscients ou peut-être pas aussi conscients mais en tout cas aussi volontaires et et et et effaré de la différence que leurs collègues de la musique mais que dans le domaine du théâtre où c'est pas obligatoire pour les scènes qui ne sont pas la labellisé parce que les scènes labellisées c'est obligatoire et ben en fait il y a 20 % de ces lieux-là qui organisent une formation alors que dans le cinéma ou dans la musique c'est 80 ou 100 %.

donc l'ég conditionitionnalité peut fonctionner et et nous ça fait longtemps qu'on demande de l'égat conditionnalité sur la parité sur ce qui va se passer sur scène on peut demander à des structures de d'atteindre 5 10 20 % de femmes en plus dans leur programmation l'année d'après il y a normalement ça implique les gar conditionnalité ça implique souvent la budgétisation sensible au genre on a été auditionné par vos collègues en février 23 sur cette question il y a eu un rapport sur cette question de la budgétisation sensible aux gens à l'époque Monsieur hatal était ministre du Budget et a face au résultats dit mais oui on va mettre ça en place voilà donc donc je pense que c'est c'est c'est quelque chose de vraiment important parce que ça implique que les gens se posent la question des indicateurs et de ce qui fait que on se rend compte de ces inégalités donc je réinsiste là-dessus ensuite sur la question de des montants et du coût et des moyens comme le disait Anne Cécile et comme l'a très bien expliqué c'est quoi son prénom Lucy péavin dans le coup de la virilité ça coûte beaucoup plus cher en fait la virilité elle le chiffre en dizaines de milliards d'euros le coût de la virilité donc ça coûte beaucoup plus cher de ne pas faire en fait déjà même au plan social que et au sociétal que que de que de faire mais il faut se rendre compte que dans le spectacle vivant du côté théâtre on est sur beaucoup beaucoup de toutes petites entreprises et là je reviens sur le mot entreprise organisation et droit du travail quand il faut un référent dans une entreprise de trois personnes et il faut un référent égalité il faut un référent handicap faut un référent transition écologique et on se retrouve dans ce secteur là avec des gens qui disent mais c'est pas notre boulot comment on fait on peut plus et c'est un truc en plus tant que ça sera considéré comme quelque chose en plus que ça soit sur la transition écologique ou sur les droits des femmes euh et que ça sera pas intégré au fonctionnement normal et au budget normal ça sera difficile mais ensuite effectivement en terme de personne c'est difficile dans une toute petite équipe d'avoir un référent qui soit pas dans une relation hiérarchique ou ou ou ou affective et cetera donc effectivement la question de l'externe ou de l'échange ou de de de d'une personne au moins externe est est une piste effectivement ou des parce que c'est important qu'il a des référents dans toutes les structures et il y en a beaucoup qui essayent de le mettre en place ou alors qu'elles puissent échanger leurs référents c'est des choses absolument possibles il faut aussi se rendre compte que l'accompagnement des victimes il y a la cellule audience qui est qui qui fonctionne pour une cellule d'écoute d'accompagnement psychologique et et d'accompagnement juridique nous on voit bien que avec le fonctionnement des alliés en région le fait que ça soit à à un niveau local que ça soit du face à faceace et qu'on puisse aussi écouter des gens qui ne sont pas que des victimes mais des gens qui sont témoins des gens qui ont des rôles dans des des organisations et qui savent pas très bien comment faire quoi faire et cetera c'est important de pouvoir les aider et que toutes ces associations sont souvent des associations de bénévoles très largement des associations de bénévoles et que le bénévola s'épuise d'autant plus que la réponse juridique est à 95 % une non réponse et que donc il y a un soutien à ces structures qui qui existe qui ont un savoir-faire qui ont des compétences et il y a un soutien nécessaire à ces structures à la fois en terme de formation en terme de de de de ne serait-ce que de local enfin de de de de de de capacité de travail qui est vraiment importante et puis enfin je reviens sur la question du droit du travail il faut donner les moyens aux employeurs de de d'assurer ce qu'ils doivent faire en terme de droit du travail et la question des enquêtes internes est une question absolument fondamentale euh sur tout dans le secteur du spectacle vivant où agresseurs agressés peuvent faire partie de de avoir des employeurs différents sur un même plateau de théâtre il peut y avoir une compagnie de théâtre il y a les gens du lieu il y a il peut y avoir plusieurs employeurs différents et donc c'est vraiment important queil puisse y avoir une réactivité rapide queil puisse y avoir effectivement suspension de la personne de la personne incriminée durant l'enquête interne que les employeurs aient une réelle euh euh euh conscience de la différence entre droit pénal et droit du travail parce que souvent il se réfugie derrière le droit pénal en disant mais moi je peux rien faire il y a pas eu de plainte tu peux faire tu es employeur tu as une responsabilité de protection de prévention de sécurité des gens qui sont voilà donc ça c'est vraiment important et et ils ont pas vraiment les moyens de faire une enquête interne encore une fois on est dans des très petites structures dans le spectacle vivant donc c'est vraiment important il y a des procédures qui existent euh faire diffuser ces procédures il y a des procédures qui existent et qu'il faut absolument diffuser puis dernière chose il y a sans doute à développer des dans les contrats entre ces différents employeurs entre producteurs diffuseurs organisateur et cetera des des clauses dans les contrats qui permettent effectivement de suspendre un spectacle de de de de de suspendre une personne et cetera de enfin voilà de déprogrammer un spectacle euh sans que sans que ça ça est trop d'incidence mais quand une personne se casse la jambe alors que c'est le rôle principal B on de la même manière je reviens sur cette question du risque et du fait qu'on traite les violences sexuelles comme si c'était pas un vrai risque une vraie atteinte à l'intégrité physique et mentale des personnes on les traite toujours comme autre chose les coordonatrices d'intimité ont fait la le rprochement avec les les cascades euh quand il s'agit de se casser la jambe on fait très attention quand il s'agit d'une agression sexuelle c'est pas grave parce que après tout c'est l'ordre de notre monde patriarcal donc voilà c'est vraiment important de pouvoir donner ce ça ça passe par des formations aux employeurs pas seulement sur ce que c'est qu'une agression sexuelle et cetera mais sur leur responsabilité en tant que que qu'employeur je sais pas si tu veux compléter non je voulais plus répondre à la allez-y et ensuite madame rus pour une pour pour compléter et très rapidement tu tu envoiras encore des questions une ok parce qu'on on a déjà dépassé un peu l'heure et les gens attendent mais allez-y allez-y quand même on débordera c'est pas grave ok euh oui c'était pour réagir par rapport à la formation dès le plus le plus jeune âge dont vous parliez tout à l'heure euh effectivement euh elle peut être intéressante euh notamment pour enclencher une discussion sur justement les rapports de domination par contre je pense qu'il ne faut pas auettre que quand on s'adresse au plus jeune âge on parle potentiellement déjà à des victimes ça veut dire aussi que moi je trouve que là on parle de formation par exemple au sein d'hf+ on donne des cours d'autodéfense pour enfin des ateliers d'autodéfense sont dispensés par des formatrices évidemment formé et c'est il y a quelque chose d'assez fou dans l'idée de se dire que c'est les potentiels victime ou déjà victimes qui apprennent à se défendre donc pour ce qui est des formations du plus jeune âge je me dis que ça nécessiterait évidemment de convier les parents la famille on en a parlé et que ces rapports de domination en général dont les violences sexistes et sexuelles sont le le le la suite je vais pas dire logique mais vous voyez ce que je veux dire voilà ça me semble nécessaire qu'en tout cas ça soit une globalité sinon c'est de nouveau remettre la responsabilité entre les mains des victimes potentielles et des personnes dominées euh pour ce qui est de de aussi une formation enfin ouvrir pour sur les métiers du spectacle euh pour par exemple les lycéens je pense que il serait très important effectivement de remettre le savoir-faire au centre de nos métiers parce queon dit qu'on est c'est des métiers de paillett euh ce qui annule en quelque sorte effectivement la notion de compétence je pense que le savoir-faire euh induit une autorité c'est-à-dire que une expérience certaine des compétences peuvent donner à accès à des postes où on peut faire autorité sur les personnes qui sont autour de nous à ne pas confondre avec la notion de pouvoir et ça je pense que dès le plus jeune âge aussi c'est quelque chose à comprendre c'est-à-dire qu'une autorité peut être mise en question si une personne n'est plus crédible si elle si elle n'est plus voilà quelqu'un qui ne travaille pas bien notamment qui ne respecte pas les gens avec lesquels il travaille et cetera euh une autorité peut être mise en question un pouvoir est quelque chose de complètement diffus euh qu'on ne peut pas contre lequel on ne peut rien faire dont on est forcément victime et pour juste réagir sur les les moyens euh je reprend juste ce qu'a dit erisbre ici même sur le fait que elle en tant que réalisatrice elle choisissait elle a choisi dans son budget de ne de ne pas faire certaines séquences pour allouer un budget à la coordinatrice d'intimité donc ça c'est effectivement une logique de la même manière que pour les les assurances il y a énormément de gens qui nous disent comme argument je ne peux si mais même je parle vraiment dans dans le poste je dis n'importe quoi au poste de régisseuse adjointe je ne vais pas parler parce que je vais mettre en l'air le tournage ça veut dire je vais mettre au chômage toutes ces personnes effectivement si les employeurs ont mis en place des choses pour compenser les risques pour évaluer les risques et éviter les agressions l'assurance doit pouvoir prendre en charge les annulations parce que ça c'est quelque chose de très très profond la trouille de mettre les potes au chômage en fait sur un temps donné parce qu'on se dit moi je fais vraiment partie d'une génération où pendant les 15 premières années de ma vie c'est je serre les dents je baisse la tête je fonce c'est pas grave dans de semaines c'est fini dans de mois c'est fini on est dans une temporalité qui nous pousse aussi à fermer et et à en mode guerrière Warrior comme on dit on était même fier de ça parce que ça impactait pas les autres madame rus vous voulez compléter et puis ensuite dernière question de Madame la rapporteur alors cette notion des femmes qui baissent la tête fait penser à Lacombe qui a dit dans une interview les femmes dans le milieu de l'hôpital baissent la tête elles avanceent tête baissée ce m'avait profondément choqué alors moi j'ai une demande pour les parlementaires que vous êtes une qui est qui a été portée par Isabelle Rome lqu'elle était en responsabilité et qui d'après mes informations sont toujours sur le bureau du ministre de la Justice depuis plus de 1 an ou un an et demi même qui est celui de la qui est cel de la question des viols sériels c'est-à-dire vous savez les viols que mis par un même agresseur euh sur plusieurs personnes euh je pense qu'il est quand même extrêmement important que vous puissiez vous poser vous pencher sur cette questionlà j'adorerais qu'un d'entre vous puisse la prendre et la porter devant devant l'Assemblée nationale nous souhaitons une prescription glissante à l'instar de ce qui a été fait pour les mineurs il faut absolument que ce délai de prescription puisse être prolongé sur toutes les affaires en cours euh ça ça nous paraît extrêmement important et on le vit vraiment dans l'affaire précité qui est celle de PDA et il y a un deuxième élément qui est l'acte interruptif de prescription vous savez ce que vous appelez la notion de connexité c'està-dire que le temps d'audition le temps de la procédure et on sait qu'elles sont très très longues hein parfois ça dure 2 3 ans que ce temps-là puisse permettre d'arrêter la durée de la prescription sur l'affaire en cours mais aussi sur les affaires précitées donc voilà c'est ma demande du jour j'espère qu entre vous l'entendra on va on va évidemment y réfléchir et et avec Madame la rapport porteur on a des on a des des sujets là-dessus et on y réfléchit juste moi je pense que si on l'a fait pour les mineurs il y a aucune raison qu'on le fasse pas pour les majeurs cette prescription glissante elle aurait l'intérêt en plus de régler à mon sens beaucoup beaucoup beaucoup de sujets sur la la la prescription enfin la la non prescription hein la prescriptibilité pardon je pense qu'elle règlerait cette question permettrait de la trancher à mon avis en peut peut-être en revoyant un certain nombre de se donc il faut qu'on avance là-dessus c'est pas le sujet de notre commission d'enquête mais je crois que on on s'en rapproche effectivement madame MEFER et je crois qu'on aura des propositions à faire à faire là-dessus je passe la parole à Madame la rapporteur pour une dernière question et ensuite on conclura ces débats qui ont été passionnants et encore une fois très instructifs alors bah justement ma dernière question était concernant ce délai de prescription alors moi je je suis plutôt partisane de l'imprescriptibilité euh j'ai déposé une proposition de loi sur l'imprescriptibilité pour les mineurs et ouverte aussi à l'imprescriptibilité pour les majeurs puisque cette prescription glissante quoi qu'il en soit ne répond pas euh au au viols qui euh qui ne sont pas des viols sériels mais qui sont des viols d'un d'un unique agresseur vers une victime alors je voulais avoir très rapidement parce qu'effectivement voilà on a dépassé notre temps euh votre avis sur la question plutôt de de l'imprescriptibilité plus que de la prescription glissante qui à mon sens c'est aussi effectivement dans le dans le une question dans le champ dans le périmètre de cette commission d'enquête merci Madame la rapporteur allez-y rapidement parce que je pense que c'est enfin c'est une question qui peut pas se trancher rapidement mais comme comme on est vraiment au voilà c'est une question complexe hein c'est une question que toutes les associations se posent quand on partage on se rend compte que on n pas de lign directrices là-dessus euh il y a des arguments pour et des arguments contre il y a la question de des preuves de du recueil des preuves c'estàdire que plus la prescription est longue plus on a ce problème de recueil des preuves c'est pour ça que la prescription glissante en cas de viol sériel nous paraît assez fondamental par ailleurs on sait que la mémoire traumatique est un élément extrêmement important aujourd'hui que cette analyser c'est documenté on sait qu'il faut du temps on voit bien que certaines victimes dénoncent des faits 20 ans 30 ans après les avoir vécus moi je n'ai pas d'opinion tranchée là-dessus euh voilà je je mon combat il est sur le viol sériel aujourd'hui peut-être parce que je le vis et que je le vis au travers des victimes que l'on défend sur l'imprescripilité totale je je je je n'ai pas de vision tranchée aujourd'hui madame meffer euh ce que je peux vous rapporter c'est c'est en tout cas les la la demande des associations qui sont les plus expertes sur ce sujet en particulier du Collectif féministe contre le viol qui est pour l'imprescriptibilité effectivement des et de toute façon la la la prescription de 30 ans pour pour les mineurs amène de fait une sorte d'imprescriptibilité donc donc finalement une sorte c'est ça la différence oui mais je veux dire on va vers c'est plutôt le chemin vers lequel vers lequel on va et et en tout cas c'est sûr que sur la question des moi je je j'ai du mal à croire au viol unique d'un violeur unique qui fait ça une seule fois dans sa vie avec une seule personne et et du coup je pense quand même que si et ça fait partie des raisons pour lesquelles on demande une loi intégrale contre les violences sexuelles s'il y avait aussi plus de moyens d'enquête euh pour pouvoir justement lorsqu'il y a faire des enquêtes environnantes mais sur l'agresseur et non pas sur la victime lorsqu'il y a des des plaintes pour viol on s'apercevrait sûrement en réalité que même une affaire prescrite en réalité peut-être il est probable que il y ait des affaires qui ne sont pas prescrites et qui permettraient aussi mais encore faudrait-il avoir des moyens d'enquête suffisants et aujourd'hui avec la très forte augmentation du nombre de plainte il est absolument impossible aujourd'hui de pouvoir enquêter correctement sur toutes les plaintes pour viol juste rajouter oui l'imprescribilité sur les mineurs oui voilà si je peux juste rajouter ajouter cet élément là ça me paraîtrait extrêmement important de l'avoir sur les mineurs ouais merci on va conclure juste rebondir sur les propos de Madame MEF sur quelque chose je partage et sur lequel je pense qu'on peut changer de paradigme assez facilement assez rapidement c'est moi je suis surpris dans les procédures les enquêtes la victime il y a une enquête de personnalité de faite sur la victime et pas sur et pas sur l'auteur ça ça c'est quand même un petit sujet et je pense que c'est pas tant que ça une question de moyens c'est une question de changement de paradigme alors après des moyens évidemment il il en faudra il en faudra encore plus on en a rajouté je rappelle quand même sans vouloir dire que c'est parfait que le budget de la la justice a été augmenté de 40 % ces dernières années il faut continuer on avait tellement de retard et sur tous ces sujets il va falloir qu'on démultiplie la formation vous le savez il faut qu'on démultiplie moi je crois qu'on a une définition juridique entre depuis qu'on a créé l'outrage sexist qu'on a élargi à l'outrage sexuel jusqu'au viol on a maintenant le continuum on l'a on l'a défini maintenant il va falloir qu'on qu'on décline qu'on l'applique et puis surtout enfin moi c'est ma ma ma conviction et et ma conviction d'homme et de paère que les mentalités changent je crois que c'est aussi le grand combat qu'on a à faire et c'est aussi pour ça qu'on avait souhaité porter cette commission d'enquête et Madame la rapporteur vous pouveaz peut-être donner aussi un mot de de conclusion sur cette sur cette audition qui était très très riche et très intéressante non ben je pense que tout a été dit et je vous remercie infiniment au nom aussi de tous les collègues qui sont présents merci beaucoup alors je suspends et on enchaîne sur une je vous invite à rester mes chers collègues parce que sur sur les agents on a on a des gros gros sujets donc je je suspends la séance nous allons reprendre je m'excuse pour pour le retard que que nous avons pris alors vous le savez notre commission d'enquête qui a commencé ses travaux maintenant depuis depuis 15

2:00:13
Non speech

[Musique]

2:00:14
Locuteur

jours le notre sujet c'est faire la lumière sur les violences commises contre les mineurs et les majeurs dans le cinéma spectacle vivant l'audiovisuel la mode et la publicité nous cherchons à identifier les responsabilités euh des uns et des autres en la matière et évidemment proposer un certain nombre de solutions pour que puisse évoluer dans ces secteurs euh sans crainte chaque personne qui qui travaille euh et sans crainte pour son intégrité physique et mentale alors euh au vu des premières auditions que nous avons faites et et aux intuitions que nous avions avant de les commencer la rôle le rôle pardon et la place des agents est un sujet qui est revenu fréquemment et qui nous semble nécessaire de d'approfondir et donc c'est la raison pour laquelle nous vous recevons aujourd'hui donc ce qu'on ce qu'on va faire c'est que dans un premier temps vous allez nous vous présenter présenter vos actions présenter le le métier et ensuite on aura un certain nombre de questions de Madame la rapporteur et et de mes collègu et de moi-même donc une dizaine de minutes environ excusez-moi je je vais reprendre mon souffle parce que j'ai couru voilà alors je rappelle que cette audition est ouverte à la presse qu'elle est retransmise en direct sur le site de l'Assemblée national et avant d'entamer nos échanges je vous rappelle que l'article 6 de l'ordonnance du 17 novembre 1958 relatif au fonctionnement des assemblées parlementaires impose aux personnes entendues par une commission d'enquête de prêter serment de dire la vérité toute la vérité rien que la vérité donc je vais vous inviter en commençant par Madame danglar à appuyer sur V lever la main droite et dire je le jure et on fera la même opération pour Monsieur Zion et pour Madame Taner je le jure je le jure je le jure je vous remercie vous avez la parole on va essayer de de de se donner une dizaine de minutes pour faire une présentation première présentation un peu synthétique et ensuite évidemment on a de nombreuses questions à vous poser merci alors on va je vais j'ai vu que ça faisait partie d'Ille d'une des questions mais je vais essayer d'être un peu synthétique sur déjà l'évolution du métier d'agent donc c'est un métier relativement récent puisqu'il est devenu un peu apparent en France dans les années 46 juste après la guerre avant on parlait de d'apress sario et que à partir de des années 46 47 on a commencé à avoir une profession qui s'est un peu structuré alors structuré pourquoi c'est que à l'époque il y avait le monopole du travail et de l'emploi qui existait donc c'était un monopole d'État et donc on considérait les agents comme des placiers et qu'à ce titre donc on venait en dérogation de ce monopole de l'emploi à partir de là donc on a eu une un certain nombre de contraintes qui était d'avoir déjà pour exercer ce métier une licence qui était octroyée par une commission gérée au sein du ministère du travail avec il y avait je je vous le dis de de mémoire parce que ça remonte quand même à quelques années euh il y avait des gens du ministère de l'intérieur des gens du ministère du Travail des gens du n'y avait pas la culture je crois enfin bon c'était une commission qui décidait qui vous interrogeait sur plusieurs point premièrement la moralité on devait fournir un extrait de casier judiciaire ensuite on devait euh attester d'une connaissance de certains éléments techniques par exemple on était interrogé sur la convention collective du cinéma ou sur la convention collective du théâtre ou sur pour voir si les gens avaient quand même une capacité à à à passer contrat d'une façon opportune et et et correcte donc une fois la licence accordée on travaillait donc avec plusieurs talents ça pouvait être des auteurs des acteurs des des des des des scénaristes enfin tout tout toutes les branches de métier avec un taux de commission qui était régulé à 10 % et le lien que nous avions parce que ça c'est très important avec le talent était un mandat de droit civil le mandat de de mémoire c'est 184 je CIS de droit civil donc un mandat dans lequel on on était détaillé toutes les fonctions de l'agent ce que l'agent devait faire et ce que le talent lui-même devait le talon aussi avait des obligations donc c'était la régulation du métier éit faite comme ça quand il y a eu la directive Bolkenstein et qu'on a dû donc se mettre comme toutes les sociétés de services sans plus aucune contrainte donc pour la petite histoire on s'est retrouvé donc en confrontation avec un autre métier qui était le métier d'avocat qui pouvait donc exercer à l'intérieur de leur fonction de de d'avocat pouvait avoir des missions comme ça de représentation de certains talents et nous on s'est retrouvé totalement dérégulé j'ai attiré l'attention plusieurs fois alors je je je je sur le fait que je trouvais notamment que quand il y avait des agents qui s'occupaient d'enfants je trouvais quand même incroyable et dès les premiers travaux qu'on a eu sur la dérégulation je disais attention un jour on se retrouvera avec quelqu'un qui a peut-être un problème de pédophilie à l'autre bout de la France mais qui représentera des enfants à Paris et personne ne fera le lien entre cette représentation et là bon alors le syndicat làdedans qu'est-ce qui qu'est-ce que ce syndicat donc on représente 96 agences ça fait 175 Agen à peu près quand on sait que en France globalement voilà ça c'est pardon il y a 95 96 agents c'est 175 agents et nous le syndicat nous avons à peu près 63 agences 127 agents plus une un groupement qui est l'alliance des agents littéraires français qui c'est qui nous a rejoint pour être plus fort et plus Connect sur des des sujets surtout que beaucoup d'agents représentent aussi des auteurs donc ça pouvait se relier tout à fait avec le monde de l'édition euh donc voilà à peu près l'estimation du du du du nombre de de représentation et en terme de chiffre d'affaires on est on représente à peu près globalement 85 à 90 % du marché donc c'est un syndicat qui à la fois est est est très en place depuis plusieurs années euh qui a un bureau qui a des un fonctionnement tout ce qu'il y a de plus normal et qui essae de répondre aux demandes et aux problématiques des agents donc ces demandes elles sont multiples elles sont parfois quand ce sont des jeunes agents qui démarrent nous demande des conseils sur la façon de s'installer la façon de même des conseils juridiques nous demander quelle forme il ils peuvent avoir pour pratiquer leur exercice exercice de leur profession quel type de contrat il passe éventuellement d'avoir des copies de mandat même sur un plan contractuel nous demander de les aider comment se former et cetera pour pouvoir passer les contrats en bonne etu forme sachant que là c'est une c'est une la palissade mais que tout ce qui est juridique c'est extrêmement complexifié depuis plusieurs années et et donc voilà donc on sert à tout ça et on on est appeler de temps en temps sur des dysfonctionnements et ces dysfonctionnements bien évidemment on les et on est parfois appelé par des agences à nous rejoindre plutôt des agents sur lesquels on prend des renseignements même si a priori on n'est pas tenu de le faire mais on le fait et il nous est arrivé fréquemment de refuser évidemment de d'avoir un agent en estimant que soit il a pas commencé son activité donc on peut pas considérer que on peut le recommander puisque puisque il n'a pas commencé son activité qui n'atteste de rien ou alors parce que tout à coup on est un peu interpellé parce que on sait qu'il y a des dysfonctionnements chez tel et tel agent voilà voilà à peu près le fonctionnement maintenant je je vais parler plus spécifiquement du métier d'agent parce que je sa comme tous les métiers euh euh je suis bien passé pour vous le dire puisqueil y a eu cette fameuse série 10 % qui a dont j'ai inspiré un des personnages je vous rassure très très euh comment romancé euh mais éta es obligé de faire des démentis sur certains points euh donc mais qui a eu le mérite de montrer une chose même si c'est un peu fantasque et tout et évidemment que pour construire cette série on est allé vers la dramaturgie pour pour la nourrir et tout ça mais il y a une chose qui ressort c'est le lien du talent avec l'agent et euh le lien du talent avec l'agent c'est un lien extrêmement fort extrêmement euh personnel on est vraiment là dans un lien d'homme à homme ou de femme à homme ou ce que vous voulez et ce lien il est l'essence même de notre travail et quand ce lien dysfonctionne le talent vous quitte alors il dysfonctionne pas forcément pour des raisons ni de violence sexuelle et tout mais simplement quand le talent ne se sent plus protégé soit sur un plan de son activité professionnelle il considère que vous n'êtes pas assez efficace que sa carrière avance pas et cetera et cetera il vous quitte du jour au lendemain et c'est tout à fait possible donc il y a cette liberté là chez le talent de quitter l'agent et la deuxième chose c'est évidemment cette Inuit personné varie selon la durée de la représentation que vous avez avec le talent et effectivement quand vous représentez les gens depuis un certain temps il y a une confiance qui se fait et donc évidemment que puisqu'on va en arriver là on est souvent les premier récipionire de la parole et de la parole qui je suis le témoin vivant depuis maintenant ça fait quand même 44 ans que je fais ce métier la parole l'impact de Judit godrch a été énorme et on en est tous très heureux et j'ai soutenu Judi godr sans aucun problème et sans aucun je veux dire sans aucun intermoimement mais ce qui était intéress ce qui était intéressant c'est que à titre personnel j'ai reçu des témoignages avant mais vous êtes face à à des gens qui vous disent et c'est logique parce que c'est la peur originale c'est je ne veux pas qu'on en parle je ne veux pas que ça ch je ne veux pas qu'on en parle bon nous on tire à peu les conséquences évidemment sur la la la personne incriminée mais vous vous avez vraiment j'ai peur d'être grillé j'ai peur de travailler j'ai peur de ne plus travailler donc pourquoi je dis ça c'est parce que je vois bien que de temps en temps on pointe un peu les agents mais alors moi j'ai une responsabilité on a tous une responsabilité collective hier et aujourd'hui encore et peut-être demain encore il y a un seul problème majeur c'est que on est comme tous les secteurs du monde le vrai problème c'est le pouvoir si vous avez beaucoup de pouvoir vous protégez bien si vous avez peu de pouvoir vous protégez moins et évidemment le problème du pouvoir se répercute absolument dans tous les domaines que ça soit je veux dire le le le le syndicat de de des bouchers charcutiers et cetera dans la cuisine partout on est systématiquement dans une dans un rapport où effectivement il y a un enjeu de pouvoir à tous les étages on est sur un film vous êtes en structure pyramidale donc effectivement si le metteur en scène est très puissant il y a ceux qui ne font pas d'abus de pouvoir et puis il y a ceux qui font ce qu'on appelle un abus de pouvoir voilà donc je sais qu'on est au cœur un peu de de de de fantasme sur notre activité notre surpuissance et tout ça moi je dis juste non on est malheureusement confronté à un problème qui est le problème de d'une société entière c'est une responsabilité collective qu'on a tous à avoir et effectivement depuis quelques temps on commence à avoir des outils qui nous permettent de mieux répondre à ces problématiques là merci je jeis je vais passer directement la parole à Madame la la rapporteur moi moi j'aurais aussi un certain nombre de questions avant je dis directement j'ai juste une question plus technique juridique euh aujourd'hui si ça a été dérégulé c'est un choix politique dans les années 2010 pour être sur la directive bkensteinin il y a des il y a des métiers qui n'ont pas qui n'ont pas franchi ce pas et qui n'ont pas fait ce ce choix par exemple le métier d'agent de mannequin aujourd'hui il y a un agrément oui mais je vais vous répondre tout de suite c'est extrêmement simple ça a été une des problématiques de l'époque c'est que les agences de mannequin le lien c'est pour ça que je vous ai dit le lien qui nous lit nous c'est un mandat c'est-à-dire qu'on n pas l'employeur des gens que l'on représente les agences de manquin exement sont les employeurs et donc à ce titre là puisque on était toujours nous aussi avec le ministère du travail à ce titre- là ont conservé un corpus de règles parce que ils sont les employeurs et à ce titre-là ils ont plus garder une réglementation mais est-ce que nous on est là sur une obligation européenne ou si on pourrait imaginer de reréguler le le le milieu s'il y avait un choix qui pouvait être fait de par la profession et par le législateur a priori étant des prestataires de services on ne peut pas de nouveau réguler d'accord tout cas c'est ce qu'on m'a opposé juridiquement après et donc et ça et ça et c'est questions qui qui je crois avoir la réponse vous vous aurez les agents vous préféeriez être régulé c'est-à-dire que dans la votre majorité et dans votre syndicat vous auriez si on vous dit demain nous législateurs et nous dans notre on va vous faire la proposition de de nouveau réguler le le ce métier vous seriez favorable je je serais d'autant favorable que nous l'avons nous l'avons demandé pour déjà tous les agents d'enfants de mineurs parce que je pense qu'il y a une véritable attention à avoir nous avoir une licence pour exercer c'est pouvoir en tant que syndicat exercer un contrôle sur la qualité des gens qui viennent se présenter pour être agent aujourd'hui n'importe qui peut être agent sans prérequis de formation sans prérequis de de validation des acquis il y a aucune validation alors heureusement dans ce métier ce qui s'est passé depuis très longtemps c'est que souvent ce sont les anciens assistants qui deviennent agents donc ils ont été formés il y a des formations il y a des des sortes de cooptation mais vous avez des gens qui peuvent être par exemple formés juridiquement qui ont fait des études de droit par exemple qui vont monter un bureau d'agent qui vont prendre des talents mais par exemple là on peut en parler ce sont des gens qui n'ont aucune lisibilité dans le métier donc comment vous voulez vendre guillemets des talents à des cings par exemple quand les cassings ne connaissent pas les gens ne connaissent pas les agents notre métier c'est aussi toute une acquisition de euh de compétenence de de réseau de de alors évidemment qui se fait avec le temps mais quand vous avez été assistant pendant 4 ou 5 ans avec quelqu'un le jour où vous devenez agent vous connaissez les gens avec lesquels vous devez travailler certains ouvrent leur agent sans connaître personne alors il y en a qui ont réussi mais beaucoup qui ont des des des des des des talents sous la main dont ils ne font rien ok merci je je voulais je voulais qu'on tranche cette question un peu juridique et cette question du statut avant avant de d'avoir les questions de Madame la rapporteur vous vouliez compiéter monsieur zon allez-y réappuyez sur votre micro merci oui donc pour compléter ce que disait isisabeth Tanner le seul prérequis pour être agent aujourd'hui c'est de signer un mandat avec deux talents c'estàdire que n'importe lequel d'entre vous sortez dans la rue faites signer un mandat à deux personnes vous êtes deux faits agents artistique pour reprendre le sur la série 10 % puisqueéisabeth a lancé le sujet j'ai observé un phénomène très net à chaque fois qu'une saison de 10 % était diffusé pendant plusieurs mois moi je recevais des dizaines d'appels par semaine de personnes qui disaient wouah ça a l'air génial comme métier je vais me lancer qu'est-ce que je fais et comme le disait teranner des gens qui n'avaient aucune formation et qui d'ailleurs je crois que surt ceux qui m'ont appelé il y en a peut-être deux ou trois qui ont tenter leur chance réellement aucun n'a perduré parce que ce sont des personnes qui se lançaient dans ce métier sans savoir ce que c'était c'est ça montre le la situation vraiment c'est ouvert à tout sans aucune condition j'y pensais pour ma reconversion post député mais vous vous me refroidissez il faut il faut beaucoup de courage oui pour faire notre métier aussi notre mandat aussi madame la rapporteur pour une série de questions essayons de détendre l'atmosphère parce que nous sommes sur des sujets un peu lourds donc parfois un peu de d'humour je pense ça fait toujours du bien merci monsieur le Président merci pour votre présence madame Tanner parce que du coup vous avez une expérience de de plus de 30 ans dans le métier et donc c'est ex extrêmement utile d'avoir votre point de vue aujourd'hui euh alors d'ailleurs je je voulais vous poser une question un peu d'ordre général et c'était une question au sujet des dysfonctionnements qu'on a pu dans on a pu prendre connaissance avec certains agents dans le temps euh est-ce que vous continuer à voir les mêmes choses est-ce que la situation s'améliore et notamment euh comment ça se passe en fait quand parce que vous dites vous êtes un peu comme les directeur de casting quand ils sont venus ici en audition ils nous ont dit nous on a une congrégation euh n'importe qui peut aussi être directeur de casting et dans notre congrégation euh on accepte voilà les euh les personnes qui ont de l'expérien qui n ne sont pas problématiques et ceux dont on a des échos qui euh euh H qui pose problème euh ces personnes-là nous faisons le choix de ne pas les faire rentrer dans notre congrégation et si je comprends bien ça fonctionne un peu pareil dans le Seval c'est-à-dire que vous êtes attentif euh aux profils qui font partie de votre syndicat et que dès que vous avez des échos sur des dysfonctionnements euh vous ne vous empêchez de rentrer donc dans dans le cercle du sfal ce qui veut dire euh qu'en fait il y a encore des dysfonctionnements euh qui existe et euh en tout cas qui sont à votre connaissance puisque si vous vous arrivez à à à décider qui qui oui et qui non c'est parce que vous avez des échos et que j'imagine que ces échos sont corroborés aussi par des faits réel par des preuves euh qui qui euh qui qui vous font prendre cette décision alors nous on a effectivement on est confronté dans les auditions de cette commission d'enquête euh à ce que vous disiez c'est-à-dire voilà je suis à connaissance de fait euh mais on a du mal à parler pour un tas de raisons parce que voilà il y a quand même une omerta qui est factuelle il y a la PE la peur d'être de ne pas pouvoir continuer dans le métier il y a la précarité il y a tout un tas de de choses qui sont prises en compte euh mais est-ce que vous pouvez nous dire quelles sont à l'heure actuelle euh les euh les cas problématiques qui font que certains agents ne font pas partie du sfal ou quels sont les les remontées que vous pouvez avoir est-ce que ce sont les mêmes types de de problèmes qui existaient il y a 20 ans ou 30 ans ou est-ce que vous êtes confronté aussi à à des choses qui n'existait pas avant et qui existe maintenant peut-être avec cette Dér régulation je pense que d'abord il est très compliqué de savoir enfin pour être très honnête il y a des dysfonctionnements du passé dont j'ai appris l'existence récemment déjà donc il y a plusieurs types de dysfonctionnement tout à l'heure par exemple je faisais je parlais d'un dysfonctionnement qui a rien à voir avec les violences sexiste et sexuelle c'était juste un garçon qui faisait payer ses talents en disant bah voilà comme je te demande 70 € pour pour c'était quoi par mois non c'est ça ou par an voilà je te demande 70 € par an on a été on a appris par un talent queil y avait ce problème làà évidemment on est intervenu tout de suite en disant c'est très simple un c'est illégal si tu continues dehors du seal bon en quoi c'est en quoi c'est illégal ben parce que vous sa pas nous on doit être rémunéré uniquement sur les contrats que l'on passe on doit être rémunéré que sur les contrats que l'on passe on on est un métier où on travaille c'est le cas de le dire à la commission c'est-à-dire vous travaillez si vous échouez vous échouez si vous réussissez vous réussissez on h on jamais demandé 1 € à un talent d'accord donc c'est quand ça veut quand même dire que c'est pas complètement dérégulé il y a quand même des règles qui Contin continu oui bien sûr oui oui absolument mais il y a toujours des articles du Code du travail sur notre rémunération et voilà donc ça ça ça fonctionne comme ça après sur les sur sur le sujet qui nous occupe là qui sont les violences sexuelles et sexistes euh sur bah ça fait 44 ans hein que je fais ce métier donc j'ai une petite une petite observation comme ça je pense que effectivement ce que je vous disais tout à l'heure c'est c'est ça existe de tout temps et ça continue d'exister simplement aujourd'hui il y a cette parole qui se libère il y a des gens qui sont prêts quand même à aller plus loin il faut leur laisser le temps aussi je pense que ce qu'on mesure aujourd'hui c'est le temps de la parole et de la plainte éventuelle qui suit quand il y a encore une possibilité de de plainte parce que parfois il y a il y a prescription et en tout cas de prise de parole il y a toujours un temps de de de de maturation des talents et par exemple quand les talents nous rapportent qu'il y a eu des dysfonctionnements avec un directeur de casting ou avec un producteur ou avec un metteur en scène il y a toujours un temps qui est pris parce que on peut pas leur dire en 2 minutes bon bah écoute il faut tu fais ça ou tu fais ça c'est pas possible donc on a ce temps de maturation pour arriver à ce qu'il y ait une prise de parole qu'elle soit judiciaire ou parfois journalistique et on ne peut pas traiter les les deux choses de la même façon en fait donc oui aujourd'hui il y a des il y a il y a encore des choses qu'on découvre chaque jour ce qui ce qui est d'ailleurs très étonnant mais parce que quand même à priori on devrait être un peu plus vigilant mais il y a il y a encore des gens qui se comportent mal et malheureusement vous pouvez prendre un métier mais vous avez dedans des gens qui qui l'incarneent et qui sont à la faute euh donc aujourd'hui on peut dire simplement que tout le monde est beaucoup plus vigilant que il y a quand même alors dans le rapport agent parce qu'il y a plusieurs choses dans le rapport agent talent moi pour l'instant j'ai pas eu de remonter sur les les membres du SAL d'abord on se connaît beaucoup on se connaît tous quand même très bien depuis longtemps je n'ai pas connu de dysfonctionnement où un talent dit mon agent m'a coincé dans un coin ou m'a harcelé ou je ne sais quoi en revanche on est au plein cœur de cette fameuse chaîne de pouvoir qui fait que on apprend que un tel a été malmené par un casting ou ou ça s'est pas bien passé avec un mteur en scène ou quelqu'un a assisté devant la porte de la chambre d'hôtel pendant plusieurs fois et évidemment ça stresse et ça fait peur et c'est très angoissant ce genre de chos nous remonte et c'est à nous de les traiter et quand les gens sont prêts aujourd'hui à prendre la parole on les adresse soit à la cellule audience soit enfin on on les on ne s'en débarrasse pas je précise on les adresse parce que là on sait qu'ils sont pris en relais par des avocats des psychologues et cetera et que ça permet évidemment d'aller au bout et donc de régler définitivement un problème donc c'est un petit peu ce ce cette chose là qu'il faut comprendre c'est que nous il y a nos relations avec les talents et il y a le fait qu'on est au milieu d'un processus qui fait qu'on est en on est en prise directe avec les castings en prise directe avec les producteurs parfois en prise directe avec les réalisateurs parce que soit ce sont nos talents soit nous traitons avec eux parce que c'est ainsi qu'on est aussi efficace pour que nos talents travaillent donc on est un peu au cœur de cette nébuleuse qui n'est pas si nébuleuse que ça d'ailleurs qui est assez clair qui est qu'on est des intermédiaires et que quand vous avez beaucoup d'années de métier vous avez autant de relation avec vos talents qu'avec l'extérieur ça fait c'est même un défondement de la guillemet puissance de de l'agent donc voilà à peu près comment ça se passe je pense qu'il y a il y aura et il y a toujours eu des problème de cet ordre là c'est une question de patriarcat aussi il faut bien le dire moi quand les agents les agents c'est toujours un métier plutôt féminin mais dans le métier par exemple producteur il y avait je crois quatre productrices aujourd'hui il y a beaucoup plus de productrices ça ne veut pas dire qu'elles vont mieux se comporter que les hommes mais il y a quand même tout à coup une une une sorte de c'est pas tout à fait une parité mais il y a quand même un changement de de de ton il y a une jeune génération qui arrive qui est beaucoup plus au fait de ces questions là beaucoup plus guerrier beaucoup plus qui ont envie que les rapports soient safe clair et et donc ça modifie les équilibres aussi donc je pense qu'on va aller plus on va travailler plus on va aller vers une une en tout cas un métier qui va être plus safe en tout cas quand il ne le sera pas la sanction tombera extrêmement violemment et on a des outils qu'on avait pas à l'époque c'est des outils ils sont plusieurs il y a déjà le décryptage de certains comportements par exemple pervers narcissique il y a 30 ans moi je savais pas ce que c'était depuis une dizaine d'années c'est des sujets qui ont été traités à la télévision et cetera et cetera donc on voit mieux on peut mieux décrypter des façons de prendre session de quelqu'un mentalement j'entends donc ça c'est un premier outil le deuxième outil c'est évidemment tous les travaux qui ont eu lieu ces derniers temps en rencontrant les associations le SAL on a rencontré laada le 55 an et cetera moi-même j'ai enrichi le syndicat par mon expérience au César o on a beaucoup travaillé sur les problèmes de de violence sexuelle et sexiste donc aujourd'hui tout le monde s'y met donc je je suis très je veux dire que j'ai grand fois en l'avenir je pas une fois en l'avenir sur tous les sujets mais sur celui-là je pense que on peut peut-être avoir un peu de confiance alors je vais je vais être un peu provoquant allez-y mais gentiment j'essaye j'essaie d'être gentil tout le temps vous vous avez un talent vous êtes rémunéré par un pourcentage de ce que cette personne va toucher donc par définition plus cette personne va travailler plus elle va travailler dans des rôles qui rapportent de l'argent plus vous vous êtes rémunéré sachant que je sais que j'imagine que ça il y a des frais et cetera tout ça c'est le fonctionnement on a bien vu comment ça fonctionnait dans dans 10 % même si c'est caricaturel donc si je pousse et je à vous entendre j'imagine que c'est pas votre état d'esprit à vous mais ça peut être sur d'autres types sur d'autres agents que vous si je pousse la le propos c'est que je je je suis agent j'ai une comédienne qui a été victime de violence sur un grand rôle et qui vient s'entretenir à l'agent l'agent pourrait avoir le réflexe de lui dire attends attends ne dis rien courbe leschines ça va passer et puis tu vas faire le rôle et ta carrière va va décoller est-ce que je je je sais que c'est caricature mais VI était aussi simple je je peux vous dire ce serait formidable et et Madame la rapporteur va compléter non mais on je je vous j'ai j'ai prévenu que j'étais dans dans la provocation mais le le schéma faut toujours voir les schémas pour enfin pour pour comprendre les les dysfonctionnements euh est-ce que de la part de certains agents ça peut être surtout un agent émergent qui débute qui aurait des des talents nouveau ça pourrait être le réflex de se dire oh là là non non pas de bruit pas de vague et Madame la porteur veut veut compléter ma question attendez pardon non alors il faut que je fasse oui je complète la question de de monsieur le Président avec deux exemples concret euh de donc de de personnes dont vous étiez ou vous êtes l'agente notamment donc le le cas de Ophélie beau qui sur le tourn de keschich sur le tournage du film mekou mal love a invoqué le fait que euh son contrat n'avait pas été respecté puisque il y avait eu une scène notamment une longue scène de de de de sexe de 13 minutes qui après a été coupé suite à de nombreuses polémiques mais dont elle n'avait pas eu don elle n'avait pas donné son accord avant que les images puissent être projetées et puis de deè exemple celui de Corsini dans dont vous êtes l'agent aussi qui sur le film le retour à elle pour le coup fait tourner une scène qui n'était pas prévue au départ dans le scénario notamment une scène de sexe entre un majeur et un mineur dont laadrietz n'était pas au courant puisque cette scène ne figurait pas dans le scénario donc ça c'est deux exemples concrets de dysfonctionnement qui implique euh donc de deux personnes dont dont vous étiez l'agente euh alors dans ce cas-là dans ces cas-là quelle a été votre réaction et surtout euh quand vous voyez qu'il y a un dysfonctionnement est-ce que vous prenez l'initiative euh de de dire ou en tout cas de conseiller euh à vos talents de ne plus travailler avec tel réalisateur parce que il fait des coup dans le dos en euh en diffusant des scènes dont les acteurs n'étaient pas au courant ou alors de dire euh parce que j'imagine que parmi vos talents vous avez peut-être aussi des talents mineurs euh ou pas mais en tout cas de de conseiller aux agents du sfal de dire bah vous ne travaillerez plus avec Corsini parce que vous êtes agent de mineur et Corsini a fait tourner une scène de sexe qui n'était pas du tout prê qui n'était pas prévu dans le scénario et dans laadriet n'avait pas du tout donné son accord suite alors premier cas ça tombe bien oféibo alors oféibo déjà on va contextualiser oféibo viens me voir après avoir tourner le premier film de kchich qui s'appelait Kanto uno je vais voir le film je je la trouve absolument formidable dans le film et donc je lui propose de la représenter ce dont elle est très contente là-dessus il est question de tourner quant doué et là Ophélie me dit kchich nous a demandé à ce que les contrats du deuxè ne passent pas par les agents que vous ils étaient plusieurs que vous avez trouvé donc on va refaire les mêmes contrats que dans le cantoo je lui dis bon moi si tu veux je contrôle ton contrat mais si si tu si tu veux pas c'est pas un problème en tout cas je ne prendrai pas de commission dessus il y a pas de souci voilà là-dessus je commence à travailler avec ophéie elle part tourner donc on on s'est vu deux fois à peu près de de deux fois elle part tourner je l'appelle elle me dit non tout va bien et cetera et cetera bon elle rentre le film est à can je travaille avec Ophélie bon voilà le film par à can c'est l'époque où à can la projection de presse a lieu parce que ça s'est inversé après le matin et la projection publique se fait le soir donc projection du matin donc moi je je je n'ai pas lu le scénario j'ai aucun retour sur le tournage je ne sais rien je j'ai des coups de fil de deux personnes qui m'appellent qui sont dans la salle de projection et qui me disent Élisabeth tu es au courant de la scène qu'il y a dans mais quelle scène il y a une scène de kununilingus pendant 13 minutes je dis mais qu'est-ce que c'est que cette histoire donc ils étaient en train de commencer à faire un peu de presse et cetera à Cann je vais voir Ophélie et je lui dis euh Ophélie euh il y a pas quelque chose que tu as à me dire et tout et là je vois quelqu'un qui se fragilise en 2 minutes et demi me dit oui il a pas voulu que je VO j'aille au montage il a pas voulu me faire voir et cetera donc là je suis euh sidéré et très en colère il faut bien le dire et là je dis je peux pas laisser une gamine découvrir dans la salle de canne une scène comme ça c'est impossible pour moi c'était impossible donc qu'est-ce que j'ai fait il se trouve qu'elle avait un tout petit contrat avec un bijoutier et que cet argent elle comptait dessus donc je en plus je pouvais pas dire je te je tu montes pas les marches je te mets à l'abri et cetera donc qu'est-ce qu'on a fait j'étis voir Jérôme sou et qui était donc le producteur du film j'ai dit voilà jérô il y a un problème cette petite a été complètement manipulée il y a des scènes qu'elle a jamais vu je je peux pas et jérô a tout de suite dit je vous comprends Elisabeth il y a aucun problème donc elle a monté les marches je l'ai fait passer sur le côté ce qui est intéressant c'est que s'est même pas rendu compte qu'elle était pas la projection ça c'est quand même très intéressant je l'ai pris je peut-être assez révélateur oui absolument je l'ai récupéré en bas on a passé un long moment ensemble où elle a pu parler et cetera puis je l'ai mis dans une voiture elle est reparti à Montpellier puisquelle habitait Montpellier bon après on s'est revu plusieurs fois je lui ai conseillé vraiment d'aller voir un un un psychologue ça a pris beaucoup de temps elle a été très très très mal pendant quasiment 2 ans j'ai eu une joutte journalistique avec hchich avec des lettres ouvertes où il s'était engagé il s'est engagé et ça cette lre je l'ai parce que si le film sort il s'est engagé à montrer le film sans ces scène et cetera il y a eu un bruit qui a couru comme quoi le film allait peut-être à can cette année j'ai eu auhéli qui était vraiment tout à coup de nouveau extrêmement mal donc j'ai vérifié que ce film n'allait pas à can j'ai vérifié que il en était hors de question je l'ai rassuré et aujourd'hui au est quelqu'un qui vient d'avoir une petite fille qui va bien et mais qui est quand même toujours fragile sur cette histoire voilà comment j'ai traité ce cas-là en ce qui concerne Catherine Corsini donc c'est tout à fait un autre rapport Catherine Corsini est effectivement ma cliente euh qui fait un film avec une productrice qui en plus et sa compagne donc j'ai pas vraiment une place énorme à l'intérieur de ça même si je connais Catherine depuis très longtemps et là pour le coup je suis pas dans les dossiers qui partent ni à laadriette ni au CNC ni nulle part ce qui est sûr aujourd'hui c'est que Catherine a été sanctionné violemment enfin c'est une vraie sanction c'est pas une sanction légère donc je pense qu'elle commencera pas après catherine est connue pour son tempérament assez fort il y a des acteurs qui ont tourné avec elle adultes majeurs qui ont envie de tourner avec elle parce qu'elle est talentueuse et qui vont continuer de tourner avec elle quand elle va refaire un film voilà et parce que si vous voulez quand c'est des gens qui sont tout jeunes et tout débutants vous pouvez leur dire bon tu sais elle peut être un peu parfois un peu difficile mais c'est une bonne fille ce qui est vrai en plus vraiment sincèrement c'est pas c'est pas du tout quelqu'un de de de de méchant mais vous ne pouvez vous n'empêcherez jamais un talent qui a envie de travailler avec une réalisatrice c'est un peu pour rejoindre ce que vous disiez tout à l'heure quand vous vous retrouvez avec un un talent qui est chez vous le talent qui est chez vous il a envie de travailler parfois ça c'est pour répondre sur les commissions on n'est pas des acharnés de la Commission à savoir que si je mettais de côté tous les contrats que j'ai refusé dans ma carrière je pense qu'il y en a plus que ceux que j'ai accepté par parce que vous vous gérez une carrière vous êtes sur le long terme vous 'êtes pas dans une consommation immédiate de j'ai le coû sur le chiffre d'affaires et j'espère pouvoir payer mon loyer à la fin du mois c'est une responsabilité de chef d'entreprise mais à côté de ça vous avez la responsabilité d'une carrière et si vous le faites mal vous perdez vos talents et si vous perdez vos talents ça se sait et à ce moment-là ça se sait très très vite entre les entre les talents ça parle beaucoup hein ça se voit beaucoup ça parle beaucoup et donc vous êtes sanctionné vous en tant qu'agent parce que vous avez pas fait le bon choix pas aider à faire le bon choix mais quand quelqu'un vous dit bah moi j'ai envie d'aller tourner on peut prendre un exemple he vous prenez Woody Allen qui a tourné en France qui est interdit blacklister totalement aux États-Unis il y a des talents qui ont dit moi jamais et des talents qui ont dit bah moi j'ai assez envie quand même vousalen c'est un grand metteur en scène j'irai tourner avec lui et vous pouvez pas leur dire on n'est pas on les met pas sous curatel avec nous ils ont leur libre arbitre quand ce sont des acteurs majeurs moi personnellement je n'ai pas d'acteur mineur j'ai eu une fois une actrice mineur il y a extrêmement longtemps et je n'ai plus voulu m'occuper de de mineur donc vous voyez ce que je veux dire ils sont pas sous curatel ils décident de leur choix nous on peut les orienter on peut les aider mais c'est eux qui décid et parfois vous avez des talents qui disent bah moi j'ai envie de travailler avec tel acteur avec tel mteur en scène je sais que ça peut être peut-être un peu compliqué mais j'ai envie d'y aller avec des limites mais les limites dans ces cas-là ces gens-là les mettent et nous-même on rappelle les règles si jamais on on se dit que le scénario est un peu complexe et un peu compliqué et puis aujourd'hui nous avons une réponse très simple si ce sont des scènes de sexe on a immédiatement les coordinateurs d'intimité qui sont extrêmement importants pour moi je je trouve que c'est extrêmement important à la fois dans la relation du metteur en scène et du talent parce que c'est quand même une tierce personne qui se met au milieu donc ça évite aussi des peut-être des glissements je sais pas comment on pourrait dire des débord vous avez quelqu'un qui vous dit on va filmer ça comme ça comme ça donc ça c'est effectivement un soulagement sur beaucoup de scènes je pense que c'est très important donc aujourd'hui on a un outil qu'on avait pas il y a quelques années encore cet outil est extrêmement important et quand vous lisez un scénario vous voyez bien soit il y a des tensions possibles des endroits où ça peut ça peut être inquiétant après vous avez des personnalités de réalisateurs qui travaillent très différemment les uns des autres et après ça on rentre dans autre chose qui est la le éventuellement le harcèlement moral aujourd'hui on peut dire que Maurice piala faisait du harcèlement moral on peut on peut dire ça aujourd'hui euh aujourd'hui je pense que c'est compliqué pour un réalisateur de fonctionner comme ça et quand il fonctionne comme ça c'est immédiatement la sanction qui tombe vous avez des équipes entières qui disent on tourne plus avec vous et on arrête le tournage là ça vient de se passer là il je j'ai un cas précis hier soir sur une série télévisée alors je on on viendra avec juste juste moi j'ai j'ai une réflexion et deux questions qui vont en complément et Madame la rapporteur qui vous questionnera certainement sur le sujet vous venez nous donner c'estàd parce que ça c'est un exemple concret qui qui nous intéresse bon vous avez parlé de de Madame Corsini et et et sur le fait que qu'elle avait un tempérament fort et que visiblement elle avait elle pouvait avoir tendance à à rudoyer bon moi je je je suis désolé en dehors du talent peut-être je il y a des règles du code du travail et dans le code du travail ça se fait pas et c'est pas parce que c'est du cinéma c'est pas parce que c'est de l'art qu'on engueule non bien sûr ouais je voilà mais je leur dis je leur dis parce que c'est un des vrais sujets de de de au cœur enfin c'est un des vrais c'est un des nœuds au cœur de notre réflexion et de nos travaux c'est cette idée que parce que c'est de l'art parce que c'est quelqu'un qui a du talent elle peut mal parler elle ou il peut mal parler non non non mais c'est c'est je suis tout à fait d'accord avec vous ce qui est vrai c'est qu'il y a eu toute une culture de ça pendant des décennies et cette culture on l'a connu dans d'autres milieux c'est c'est pas possible on peut avoir du talent et bien parler aux gens et je pense que même bien parler aux gens c'est un talent premier point après j'y arrive deuxè point sur les coordinatrices et coordinateurs d'intimité est-ce que vous maintenant vous l'imposer dans le contrat est-ce que c'est quelque chose sur lequel vous êtes en capacité de le faire oui si le talent le veut oui si le talent le veut est-ce que vous en parlez est-ce que vous VZ le préconisez okè alors pour pour être clair pendant des années certaines actrice disait moi je je je il y a écrit dans la je fais l'amour avec machin mais en fait je sais pas comment la scène va se tourner donc il y avait pas les coordinateurs d'intimité mais on poussait déjà à une explication avec le réalisateur à un découpage on demandait par exemple il y a des contrats signés dans lequels on mettait que pendant les scènes de de de de sexe ou de nu d'ailleurs c'était plus large de nu ont demandait à ce que le plateau soit ce qu'on appelle un plateau fermé c'estàdire il y a globalement le chafop c'est une toute petite équipe il y a pas tout le monde qui passe et cetera on exigeit ça et on le met par contrat aujourd'hui il est coordinateur d'intimité l'intérêt c'est que bah c'est ça c'est quand quand un talent vous dit je suis un peu j'ai un peu l'angoisse sur cette scène on demande un coordinateur on le met dans le contrat et puis personne ne ne ne bouge c'est une obligation ok bon ça ça on l' vu donc Madame danglar mais juste et un autre point et je suis désolé he madame danglar mais et parce que c'est c'est c'est c'est un nœud pour moi aussi aujourd'hui vous êtes vous parlez de talent et donc en parlant de talent vous parlez autant de réalisateur que de comédien comédienne mais on voit bien que parfois vous pouvez être amené à être l'agent d'un réalisateur et l'agent d'un comédien avec je suis désolé un problème qui peut être un problème de loyauté entre l'un et l'autre comment vous gérez ça et est-ce qu'on pourrait imaginer que par exemple sur un même film sur un même projet on ne puisse pas être le le l'agent du réal ur et en même temps du comédien ou de la comédienne bien sûr ça arrive souvent voilà mais est-ce qu'on pourrait pas imaginer que ça serait une impossibilité bah non bah oui mais vous voyez bien que quand je dis non c'estd pe vi'elle un conflit d'intérêt voilà s'ppelle un confit de loyauté plutôt Mme vous oubliez une chose c'est que le réalisateur il a un contrat de travail avec un producteur oUI NON NON n'oublie pas on on a bien ça en tête dans ces cas-là quand ça se passe il y a quand même j'allais dire aussi un juge de paix qui s'appelle un producteur et que il est arrivé moi j'ai eu des cas dans ma carrière où il y a eu des conflits alors qui n'étaiit pas des conflits sexuels hein qui étaient des conflits sur la façon de travailler et cetera vous avez le producteur qui rappelle le réalisateur à ses devoirs puisque je suis désolé mais il y a oui effectivement des codes de enfin des des des des règles de fonctionnement sur un plateau on n'est pas obligé de se faire engueuler on n'est pas obligé d'avoir des gens hystérique on n'est pas obligé de se faire humilier et cetera et cetera donc le producteur rappelle le réalisateur à la raison et nous aussi et effectivement nous on protège le talent parce que quand vous êtes embarqué dans un film vous êtes obligé de suivre de suivre le le le le le le film jusqu'au bout vous pouvez pas arrêter un film au milieu en disant bah non va on va tous rentrer à la maison on va on va on va on va se calmer on reprend donc on fait un peu des juges de paix on on les alors c'est peut-être pour vous c'est peut-être empirique c'est pas une législation qui nous protège mais le producteur rappelle les obligations réalisateurs le talent on lui dit on fait ce qu'il faut pour que tu te sentes en sécurité tranquille et cetera il y a aussi les camarades de l'acteur qui en général l'aide puisque on na jamais envie qu'il y ait un naufrage qu'il y ait un acteur qui soit en en déliquessant sur un plateau donc ça se gère d'une façon c'est vrai un peu empirique et un peu humaine et et pas forcément dans une réglementation où on sort du papier bleu et cetera non on on intervient vous savez les agents on intervient beaucoup beaucoup plus qu'on ne le croit souvent dans des conflits où effectivement on pourrait nous dire vous êtes dans un conflit de loyauté mais simplement vous avez une vision du problème souvent c'est des problèmes qu'on a déjà vu et revu et avec des malentendus des bon voilà donc c'est assez je dis pas que c'est assez simple mais en parlant en mettant les choses sur la table en mettant les gens face- à faceace en ayant des excuses aussi c'est important les excuses quand vous avez un réalisateur qui s'excuse en disant bah oui j'ai complètement déconné j'ai pété un plomb pardon excuse-moi mais oui tu es un mec bien et oui tu es un acteur formidable ça pense beaucoup les PL et on a eu des des cas comme ça où il y a eu des tensions et puis après ils sont devenus ils ont fait quatre films ensemble donc c'est c'est c'est c'est on est dans de la matière humaine aussi à un moment donné hein oui les excuses parfois quand ça a été trop loin ne suffisent pas je pense que vous êtes d'accord sur cette question aussi Mad du travail ouais madame danglar parce que ça fait un moment que vous vouliez compléter alors attendez allez-y c'est bon ouais ou euh je veux juste témoigner d'une génération parce que moi je suis agent depuis 5 ans dans ce milieu depuis une dizaine d'années j'aimerais juste témoigner de cette nouvelle génération d'acteurs et d'actrices qui aujourd'hui il faut quand même le le le leur rendre honneur c'est que ils ont une une vraie libération de la parole ils se parlent ce qui n'était pas le cas avant je représente pour ma part pour la plupart des jeunes d'une vingtaine d'années donc qui sont tous nés dans les années 2000 Millennium génération Z ce sont des gens qui se parlent et qui n'ont pas peur de parler qui entre eux mais aussi avec moi quand j'ai des situation et ça m'arrive effectivement où un acteur une actrice se retrouve face à un réalisateur une réalisatrice qui n'a pas la bonne méthode de travail on confronte en fait et moi je le fais je l'ai déjà fait d'avoir une mauvaise expérience sur un plateau et en fait l'acteur n'a pas peur de parler aujourd'hui et n'a pas peur de se confronter même à au réalisateur ça n'est pas toujours le cas je vois madame paskini qui roche la tête ça n'est pas toujours le cas effectivement il y a encore du progr à faire mais je veux dire vraiment de mon expérience qui n'est pas encore très ancienne j'ai aujourd'hui des gens en face de moi qui n'ont pas peur de me parler ce qui est hyper important en réalité parce qu'on on est le juge de paix d'une certaine manière c'est nous qui allons pouvoir aussi rééquilibrer les forces en présence il y a ce il y a ce pouvoir qui est en présence on va pas se se leurer mais on est là aussi pour pouvoir le rééquilibrer et le fait qu'il n'it pas peur de nous parler et qu'on puisse nous ensuite déclencher cette confrontation ça ça amène beaucoup de choses après par rapport à ce que vous disiez monsieur balanon sur les les méthodes de travail sur les tournages je vous rejoins euh et je pense que c'est un gros débat en fait entre acteur et actrice c'est que aujourd'hui il y a une forte majorité de cette génération qui dit on n pas besoin de se hurler dessus pour pour bien jouer et ça je vous l'assure ils sont tous d'accord et on est tous d'accord pour le dire il y a des méthodes qui permettent d'arriver à des émotions à de la tristesse de la colère sans pour autant aller sur des émotions qui leur sont très personnelles donc ça c'est important aussi de de de le rappeler maintenant moi je les conseille quand je vois que quelqu'un un réalisateur a une mauvaise réputation je leur dis je les en forme derrière c'est leur choix je ne suis pas leur directeur de conscience c'est-à-dire que si demain ils ont envie pour autant de bosser avec Woody Allen c'est leur choix maintenant je les mets en garde sur effectivement une réalisatrice qui va être très colérique sur un plateau je je vais les en informer après libre à eux de de tourner ou pas avec cette personne c'est ce que je disais tout à l'heure sont pas sous curatel on est effectivement une notion qui est très importante parce que c'est on est un contrepouvoir mais donc quand vous avez une Raphaël fait partie d'une agence puissante quand vous êtes dans une agence où effectivement vous en tant que tel en tant qu'agent vous commencez à avoir un certain poids on est toujours le contrepouvoir donc effectivement on peut être très attentif à on connaî les réputations des gens il y a toute une jeune génération qui arrive à qui on va dire bon voilà ça risque d'être un peu dur et cetera mais aujourd'hui vous avez des producteurs qui ont fait des formations qui savent que on ne peut plus tolérer certaines choses sur le plateau ça aussi c'est important les producteurs on leur a rappelé récemment leurs obligations et donc aujourd'hui les producteurs ne rigolent pas du tout quand il y a un réalisateur par exemple qui dysfonctionne ou une réalisatrice peu importe et donc à partir de là c'est là où toute la chaîne qui pouvait être par moment un peu complexe et tout est en train de de de se clarifier c'est-à-dire le producteur sait qu'il a une responsabilité vis-à-vis du plateau vis-à-vis du tournage aujourd'hui il y a des référents qui sont engagés sur les plateaux ça incite à la parole donc on on voit bien qu'on est dans un flux qui est vertueux tout ne va pas se régler en 2 minutes mais c'est un flux vertueux madame la rapporteur et ensuite madame lanlot et Madame Sarah Legrin merci monsieur le Président alors moi sauf erreur de ma part j'ai l'impression vous aviez pas répondu à une question que que j'avais posé et c'était euh la suivante alors que fait le sfal euh quand euh quand on a écho de euh euh de de de producteurs de réalisateurs qui sont problématiques par exemple vous vous nous avez dit tout à l'heure j'ai plus de cas de contrats qui ont été refus que j'ai refusé que de contrats que j'ai accepté est-ce que vous refusez un contrat si par exemple euh une actrice un talent euh euh persiste signes en me disant moi je veux quand même aller travailler avec ce réalisateur alors que vous savez que pertinemment ce réalisateur est problématique vous avez la possibilité de refuser le contrat puisque vous vous avez de l'expérience et vous le savez je termine juste mon mon propos donc ça c'est c'est la première question la deuxième question c'est que les exemples que je vous ai fait tout à l'heure donc de kchich et de Corsini euh ce sont euh des cas de violence euh des infractions au Code du travail et donc je voulais savoir que parce que j'ai cru comprendre que vous aviez quand même que vous ne lisez pas vous n'avez pas lu les scénarios ou en tout cas enfin je veux savoir quel est euh votre regard le regard d'un agent tout au long d'un tournage euh est-ce que vous êtes vous avez des échanges avec les acteurs pour du coup savoir à quel moment ça dysfonctionne ou dans tous les cas vous en êtes à connaissance euh après parce que pour le coup dans dans le cas de de Corsini c'était un scénario qui était complètement différent donc qui a changé en cours de route euh ça c'est la deuxième question et puis une observation euh parce que là on commence à voir quand même bon on est on a fait déjà pas mal d'auditions on a loin d'avoir terminé mais moi alors je suis pas d'accord avec vous quand vous dites euh vous nous parlez de de de vous nous dites voilà il parfois les réalisateurs demandent pardon et puis voilà on passe à autre chose euh les les les acteurs et les actrices acceptent ce enfin ce pardon là les cas de violen euh dont nous avons à traiter dans cette commission d'enquête euh ce sont parfois des crimes alors je je je suis pas sûr que euh voilà on puisse euh demander pardon dans ce cas-là et continuer comme comme si de rien était ou continuer à faire financer des films par le CNC alors qu'on a été condamné au pénal euh donc on va un peu au-delà de l'histoire du pardon dans le cadre de cette commission d'enquête et euh autre observation euh je suis d'accord avec vous avec le fait que on a une nouvelle génération qui arrive et qui est très attentive à ce qui se passe euh qui est euh qui a la force de témoigner et de dire comment se passent les choses mais il faut se rappeler au prix de quoi cette nouvelle génération parle aujourd'hui parce que c'est au prix des souffrances et au prix du silence qu'on dû subir toutes les victimes avant eux et ça je pensais que c'était que c'était important de de le souligner hein c'est pas arrivé comme ça la nouvelle génération qui parle c'est c'est pas un phénomène de de société c'est au prix de l'exception française et au prix de tout ce qui a été accepté et mis sous silence par les personnes qui trava travailler dans ce métier depuis de nombreuses années euh et puis pour terminer vous nous avez fait vous nous avez dit que vous aviez un exemple d'un tournage qui a été arrêté hier et ça ça nous intéresse parce que du coup on sait qu'il n'y a pas beaucoup de tournages qui sont arrêtés en cours de route donc est-ce que vous pouvez nous dire de quoi il s'agit dans l'ordre pour pas euh alors il me semblait que la première question j'avais répondu parce que quand je disais je refuse plus de contrat que je n'en accepte c'est dans le cadre du choix que vous faites quand vous guidez une carrière vous avez parfois notamment quand une carrière commence à naître vous avez beaucoup de propositions et il y a des vous devez faire le tri des propositions et parfois il y a des propositions extrêmement intéressantes par exemple sur un plan financier mais absolument désastreuse en terme d'image donc vous dites non on va pas le faire mais toujours et encore une fois on est des accompagnateur on a des points de vue et cetera mais le choix définitif est toujours fait par le talent alors alors vous avez des talents qui vont vous écouter de façon vertueuse d'autres qui qui de temps en temps peuvent par exemple vouloir faire un film qui va leur apporter beaucoup d'argent et parce que pour des raisons de de de on va dire humaines de voilà simplement mais en tout cas nous c'est jamais nous qui faisons le choix de le choix définitif donc ça rejoint un petit peu ce que ce que ce qu'on ce qu'on disait tout à l'heure quand vous avez quelqu'un qui vous dit euh écoute oui je sais il paraît que et cetera mais moi j'ai j'ai quand même envie d'y aller c'est très alors on peut on peut avoir une discussion autour de ça selon les les gradations enfin les problématique qui se pose parce qu'il y a plusieurs on est on n'est pas toujours au même niveau de de vous parler de crime on n'est pas forcément à ce niveau-là simplement de dire attention ça va être un peu compliqué est-ce que tu es sûr d'avoir envie vraiment de te taper ça pendant 2 mois et oui mais j'aime bien j'aime bien le Scrib bon voilà donc à à l'arrivée c'est la personne qui choisit ça n'empêche pas que on n'est pas on est si s' leur arrive des problèmes on va leur dire on te l'avait dit débrouille-toi ça c'est pas possible bon donc il me semblait avoir répondu à cette question c'est eux qui ont le choix à un moment donné c'est eux toujours qui choisissent la deuxième chose dont on parlait c'était le scénario dans le cadre de de de comment nous on suit un tournage donc on lit un scénario alors quand vous êtes avec les réalisateurs ça arrive qu'on lise plusieurs versions du scénario parce que on lit le traitement après la première version et cetera mais il faut savoir que le scénario c'est une chose qui bouge tout le temps jusque quasiment à la veille du tournage et parfois même pendant le tournage parce que vous avez un acteur qui a envie de réécrire les dialogues qui les réécrit avec bon voilà il y il y a plusieurs cas de figure donc nous on lit un scénario on nous raconte une histoire après il y a un casting qui est fait nous on propose des talents et il y a un casting qui est choisi qui est définitif à partir de là nous ça si on n pas de talent sur le film ce qui arrive moi j'ai pas une surface de talent de comédien énorme au point que je peux pas être sur tous les film de mes réalisateurs j'ai des réalisateurs parfois j'ai pas un seul acteur ou actrice dessus parce que c'est comme ça bon vous ne faites plus rien c'est-à-dire quand je dis vous ne faites plus rien vous avez vous vous vous facturez vous vous occupez du contrat et cetera et cetera bon voilà et c'est tout vous passez des coups de fil ça se passe bien oui ça se passe bien euh tout va bien oui tout va bien parfois on vous dit bah on a eu un temps épouvantable on a perdu 2 heur bon voilà c'est c'est à peu près les conversation qu'on a et après alors là ça dépend des réalisateurs il y a ceux qui veulent vous montrer le film quand il est fini quand j'ai fini fini c'est-à-dire monter mixer vraiment la copie définitive il y a des réalisateurs qui aiment bien vous montrer les films avant après un premer ou un deuxième montage parce qu'ils ont envie d'avoir votre regard et et que vous puissiez leur dire il y a ça il va pas il me semble que ça va pas et cetera c'est ça notre relation dans le cadre de de de Catherine euh je honnêtement vu le nombre de scénarios que je lis par semaine et par et par jour je suis incapable de vous dire si la version qu'elle m'a fait lire il y avait cette scène dedans ou pas je je vous promets je je je suis sous cerment en plus je je ne peux pas m'en souvenir c'est impossible on lit les scénarios on en lit une une une cargaison il y a même parfois des scénarios je suis même plus sûr de les avoir lu donc donc on n pas ce contrôle là on n'est pas dans ce contrôle là c'est là où peut-être dans le cadre de Catherine ça a dysfonctionné parce que la productrice est aussi son son ami et que c'est compliqué peut-être de d'intimer l'ordre à quelqu'un de dire bah non on va pas faire ça on va pas on va pas faire ceci ou cela donc moi je n'ai eu si vous voulez de de de de reporting de cette affaire je ne l'ai eu finalement que quand le le problème a été posé je je n'ai je ne l'ai pas enfin je l'ai pas vu venir c'est cas de dire je pouvais pas le voir venir donc voilà le rapport qu'on a en revanche parfois ce qui peut arriver c'est vous êtes dans votre bureau les gens tournent tout va bien et cetera et là on vous appelle et on dit il y a eu un problème hier sur le plateau et cetera pour parler de de de et sur les excuses il est évident et faitemento quand même enfin faites-moi confiance sur ce point quand je parle d'excuses on parle d'une mésentente avec sur un plateau on parle pas de de de de de de de CRIM les excuses ne servent à rien dans ces cas-là on sait bien qu'il faut aller plus loin et que on va pas se dire ah bah ah bah pardon euh j'ai oublié oh bah pardon non c'est vraiment quand on veut remettre sur le plateau un peu de de goû hile de façon à pouvoir aller au bout du film parce que je pense que sur quand un film part c'est un espèce de bateau qui part et tout le monde a intérêt à ce que le film aille au bout donc il y a effectivement de temps en temps des excuses ça permet de que tout le monde redescende et que la personne fasse un peu plus attention et que l'acteur se sent ou l'actrice se sente sécure et qu'on déroule et qu'on continue à travailler aller au bout dans le cadre de de du film qui s'est arrêté la série télé qui s'est arrêté hier euh c'est une réalisatrice qui a qui n'est pas chez moi qui a dysfonctionné totalement on appelle ça péter un câble je sais pas comment on peut appeler ça et là il y a toute l'équipe qui a dit nous on peut plus et le producteur a pris la décision d'arrêter tout de suite et elle sera remplacée lundi voilà je je ne dis pas les noms parce que il y a quand même une confidentialité là-dessus mais voilà on vous les demande pas oui madame danglar et moi j'aurais juste une une question avant avant de le passer à mes collègue je voudrais juste intervenir par rapport à ce qui vient d'être dit alors je parle pas du cas Corsini en en particulier bien que j'ajoute juste une chose je pense que sur ce tournage la la la faille si je puis me permettre c'est qu'il n'y avait pas de coordinateur d'intimité donc en fait c'est pour moi le le le débat déjà de base il est là c'est qu'il y avait pas ce coordinateur d'intimité parce que nous en tant qu'agent je suis aussi agent de réalisateur on a beau lire les scénarios se se renseigner on n'est pas sur le plateau tous les jours pour voir ce qui se passe et ce qui peut évoluer voilà je ferme la parenthèse par rapport à ça en revanche moi je vais juste prendre la position par rapport au statut des actrices ou des acteur euh où effectivement on peut avoir des scénarios qui évoluent en cours de tournage ça m'est déjà arrivé et dans ces cas-là euh mes actrices et mes acteurs ont le réflexe et en tout cas je les pousse à la voir de m'appeler et ça m'est déjà arrivé et de dire voilà il a décidé ou elle a décider de rajouter une scène de nudité ou une scène de voilà de de intime et et j'appelle la production on en parle euh déjà on voilà on en parle tous ensemble est-ce que elle est elle ou il est d'accord est-ce qu'on a un coordination d'intimité et je rajoute si ça n'est pas déjà fait une clause contractuelle qui encadre cette scène en fait si si ça n'est pas déjà dans le contrat parce qu' peut aujourd'hui systématiquement maintenant je le mets au contrat mais si ça n'était pas au contrat il y a un avenant qui parle de ça qui encadre ça j'ai une question question concrète à vous poser vous avez un un talent qui est sur un tournage qui vient vous voir et qui vous dit j'ai été agressé sexuellement par un technicien par le réalisateur ou par quelqu'un de la du plateau qu'est-ce que vous faites qu'est-ce que vous faitesah sachant que et c'est là que moi j'ai j'ai une interrogation en tant que législateur je suis pas obsédé par la loi mais quand même un peu si en plus l'auteur présumé est également un de vos talents mais la la la la réponse elle est extrêmement simple j'appelle le producteur et je dit il faut prendre une décision c'est il y a pas il y a pas il y a pour moi il y a même pas de débat ok est-ce que vous avez des exemples de d'agents qui sachant qu' des faits graves ont été faits sur un plateau puisse laisser couler laisser passer minorer lui dire écoute c'est pas si grave quoi franchement je vois pas aujourd'hui qui que ce soit dire à un talent écoute allez non d'abord pour pour plein de raisons déjà éthiquement parlant c'est impossible à entendre la deuxième chose c'est que quand même si j'étais cynique je dirais que de le faire c'est prendre un risque incommensurable sur sa propre réputation et sur et donc sur le futur de son travail tout simplement mais en plus éthiquement parlant ça ça ça enfin je je vois pas un agent dire à quelqu'un oh écoute tu sais c'est bien si tu t bon écoute c'est pas très grave non ça ça ne peut pas honnêtement ça ne un cas comme ça tellement clair de quelqu'un qui dit j'ai été abusé par un réalisateur immédiatement vous appelez le producteur vous dites là il faut faire quelque chose donc il faut mettre le plateau sécure donc il faut virer le réalisateur du plateau et c'est ce qui se passe madame Dang en fonction du degré évidemment de ce dont on parle si c'est une parole ou si c'est un acte en fait le choix est fait aussi à l'actrice ou à l'acteur de parfois de nous dire je veux parler au réalisateur moi ça m'est arrivé d'avoir une actrice qui me dit parce qu'on était dans un cas où c'était une parole on éétait pas sur une agression sexuelle mais une parole où elle me dit je prends la responsabilité je veux je t'en parle parce que j'ai besoin d'un soutien moral psychologique mais en revanche je veux que ce soit moi qui fasse la démarche d'aller lui parler je ne veux pas faire arrêter le tournage mais par contre je pense qu'il y a il y a un endroit là où il faut que que je me confronte à ce réalisateur et et on est là en soutien moral on a aussi des actrices ù la quand c'est le cas de l'agression sexuelle il n'y a même pas de de débat enfin vous vous les invitez à porter plainte bien sûr bien sûr on leur explique enfin en tout cas on leur rappelle leurs droits euh après libre à eux ou elle de de le faire mais non seulement on leur explique qu'ils peuvent le faire mais on les accompagne moi je alors ça ne m'est pas arrivé personnellement mais j'ai des amis agents pour qui ça a été le cas qui accompagne bien en porter plainte bien sûr madame où nous aujourd'hui l'avantage qu'on a sur sur une époque où on avait pas ces outils là justement c'est quand vous êtes au courant d'une agression sexuelle vous avez la possibilité non seulement de parler à votre talent qui en général il y a toujours un moment très flou hein il y a toujours un moment où la personne sait pas si elle va porter plainte ou pas c'est là où on prend le relais avec des des associations le groupe audience et cetera où on sait que petit à petit la personne va faire le chemin en tout cas qui lui est propre qui lui est propre et qui est évidemment souvent va déboucher sur une plainte et puis parfois ce chemin il est très très long moi j'ai le cas d'une actrice qui n'est pas chez moi mais dont j'été obligé de de de avec laquelle j'ai était obligé de de d'intervenir on va dire qui ne voulait pas porter plainte tout le monde était au courant le producteur l'acteur tout tout le monde savait elle n'a pas voulu porter plainte et en se disant j'ai besoin qu'on me laisse du temps et donc on la fait prendre en relais par un psychologue et cetera de façon à ce qu'elle fasse ce cheminl et du coup vous êtes à un moment donné dans une zone un peu étrange où tout le monde est au courant alors le tournage était fini hein donc tout le monde est au courant mais là on sait que elle elle doit faire le chemin qui va l' menener probablement au judiciaire donc question de Madame lanlot et ensuite de Madame Legrin merci monsieur le Président je vais être très très rapide quelques questions assez assez concrète en début de d'audition vous expliquz que n'importe qui pouvait devenir potentiellement agent il suffisait de signer donc est-ce qu'il ne faudrait pas potentiellement imposer que pour devenir agent il faut à minima faire être assist an dans une agence pendant une durée durée à définir 6 mois un an j'en sais rien pour pouvoir justement acquérir les les bons réflexes peut-être que c'est quelque chose qu'on pourrait regarder mais je vous vois opiner positivement de de de la tête donc j'entends que ça pourrait être une bonne idée sur sur votre rôle est-ce que donc vous êtes effectivement agent donc vous faites en sorte de de de faire en sorte que vos talents puissent pu travailler et à priori dans de de bonnes conditions de deux questions là-dessus est-ce que vous ne pourriez pas imposer vous dites que c'est souvent c'est le talent qui va choisir au final de savoir comment il va signer le contrat faire ou pas faire mais est-ce que il ne faudrait pas imposer dans les contrat le fait queil y ait systématiquement enfin des des des gardesfous coordinateur effectivement de de d'intimité psychologue quand ce sont sur des films potentiel qui peuvent être assez violents dans le tournage pour accompagner okazou sur des scènes compliquées qui sont pas forcément que des des scènes sexuelles euh de voir comment mieux encadrer mieux accompagner de ce côté-là pour justement protéger protéger vos talents euh aussi d'obliger que vous soyez informé d'évolution des scénarios systématiquement notamment quand il y a des scènes qui peuvent poser questions et et dernière question quand vous savez pertinemment que l'un un des acteurs ou réalisateurs est soupçonné de violence sexuelle et sexiste mais non pas incriminé officiellement j'ai envie de vous dire mais tout le monde est au courant d'eux et que vous avez un talent qui est sollicité pour aller tourner avec l'acteur avec le réalisateur que faites-vous merci on enchaîne par la question de Madame Legrin oui c'est bon merci monsieur le Président merci pour vos éclairages ma ma question va vraiment poursuivre celle de de ma collègue au fond je crois qu'ici on est là pour se poser la question des responsabilités à à tous les niveaux et je veux le dire très doucement mais moi j'ai l'impression d'entendre beaucoup la propos des responsabilisants quoi sur ben finalement ils sont adultes ils sont consentants nous on accompagne et et et du coup voilà je pense que face à ce qu'on est en train de de de de percevoir sur ce qui se passe en terme d'ampleur des violences dans le monde du cinéma notamment la question des chaînes de responsabilité y compris peut-être de responsabilités qui sont pas encore inscrites dans la loi et qu'il faudrait peut-être inscrire elle se pose donc j'allais un peu poser la même question que mon collègue enfin que le le président malanan sur qu'est-ce que vous faites quand on vient vous voir pour dire j'ai été agressé mais j'imagine que souvent c'est pas forcément j'ai été agressé avec quelque chose d'ussi net que ça et dans vos propos vous-même vous avez tenu des propos vous avez eu des expressions comme péter un câble engueulé être hystérique quand on a une formation en matière de violence sexiste et sexuelle on sait que ces mots-l sont parfois des mots écran qu'on emploie parce que en fait ils peuvent minimiser des violences je dis pas que c'était votre cas je je j'essaie j'essaie là de dire les les éléments d'alerte que je peux entendre c'estàdire que finalement si on dit et par exemple je comprends parfaitement le le la question du du respect du consentement de la personne c'estàdire que si la personne vous dit je veux surtout pas porter plainte on en rencontre beaucoup des victimes qui veulent surtout pas plainte porter plainte je veux surtout pas de signalement je veux régler moi-même la chose en allant parler à mon agresseur ça c'est c'est des choses très fréquente hein malheureusement mais du coup euh euh tout ça peut aboutir finalement à laisser se perpétuer des choses voire à redoubler des violences parce qu'en réalité au bout du bout quelqu'un qui parle c'est quelqu'un qui cherche à savoir si elle va être entendue et si en face la réponse c'est euh bon tu m'as dit ça mais tu veux pas aller plus loin du coup voilà donc non je je du coup je pose des questions en terme de de formalisation de de de process quoi en gros pour le dire un peu voilà de protocole c'est-à-dire est-ce que vous pouvez imaginer que même si quelqu'un vient vous vous voir en disant voilà je suis pas à l'aise avec cette scène ou que vous sentez un malaise mais que il y a pas de mots posés dessus euh queil y a pas voilà alors la première des choses c'est du côté de la formation est-ce que vous considérez que vous avez la formation suffisante est-ce que vous êtes favorable à-ce que a une formation obligatoire dans cette matière pour être sûr de poser les bons mots sur les choses ensuite est-ce que vous pensez que proposer des formes de signalement systématiqu mais en disant à la personne mais en réalité il y a une cellule d'écoute je t'adresse à la cellule d'écoute mais je préviens la cellule d'écoute que je t'ai adressé et je préviens également euh la personne responsable donc en l'occurrence par exemple le producteur parle pas la responsable des faits mais responsable en matière de code du travail euh pour dire bah voilà j'ai je dois te dire que j'ai orienté telle personne vers la cellule mais sans sans forcément donner le détail des faits mais et que là puisse se mettre en place des chaînes de responsabilité parce qu'en réalité sinon c'est toujours on est toujours face à des adultes euh adulte et consentant et en réalité c'est méconnaître la l'ampleur de l'emprise qui peut s'exercer l'ampleur des des conditions matérielles qui peuvent pousser finalement une une une victime enfin en tout cas empêcher une victime de de parler d'obtenir réparation et cetera ou juste attendez juste avant juste avant la réponse et sur ce que vous nous avez dit Madame danglar sur le fait que parfois le la victime dit je je vais je vais je souhaite aller la confronter la voir je vous rappelle juste l'histoire quand même de Charlotte arnaou qui qui s'est fait violer et qui a voulu aller le voir et a voulu per toute seule se confronter de nouveau à lui et qui s'est fait violer une deuxième fois donc je je je sais j'imagine mais c'est juste d'une mauvaise parole j'étais pas du tout dans l'exemple bien je sais bien non non mais moi j'alerte juste pour les personnes qui écoutent que il faut toujours et je sais que vous FA fait moi je je ne fais jamais de je je pense toujours que les gens font bien c'est peut-être un défaut je il a il y a parfois des accompagnements nécessaires voilà et et des responsabilités madame madame le grain le dit de de de dire attends là c'est grave et il va falloir que tu te fasses accompagner n'y va pas tout seul et cetera mais je suis sûr que vous savez parce que vous avez l'expérience mais je tenais quand même à préciser pour pas donner cette idée à d'autres personnes qui écouterait ça qui serait victime et qui dir ah ben je vais y aller et puis non surtout pas oui je je voudrais juste préciser parce que là j'ai j'ai j'ai j'ai un peu l'impression que j'allais dire qu'on est presque chacun dans notre couloir de nage c'est-à-dire que quand vous dites oui alors déjà première réponse oui on va faire des formations on on s'en occupe avec le SAL et le CNC on va avoir des formation tous les agents les assistants et tout vont être formés depuis tout à l'heure je dis on commence à avoir les outils il est évident que pendant des périodes alors je sais qu'on parle d'omerta je ne sais pas si on appelle ça une omerta ou autre chose c'est vrai que les outils n'étaient pas en place j'allais dire tant du côté des victimes que des côtés des gens qui accompagnaient les victimes parce que les victimes ne voulaient pas parler elles avaient peur et et je tiens à dire une chose d'ailleurs parce que peut-être que ça ça rendra plus plus crédible mes propos moi j'ai été jeune actrice moi aussi j'ai connu des problèmes avec des seconds assistants à la SFP dans des bureaux qui faisaient 1 m de large qui passaient de l'autre côté de la table et qui vous disait très clairement soit tu y vas soit ton contrat tu l'auras pas donc j'étais jeune AG jeune jeune actrice je n'avais pas d'agent je n'avais rien j'ai subi ça au cours de théâtre j'ai subi ça et un jour je suis rentrée dans un bureau d'agent et j'ai compris que là j'allais être un contrepouvoir et je pense que c'est ce que j'essaie de défendre aujourd'hui on nous a laissé sans aucun outil quand je dis on c'est-à-dire une société entière nous sommes responsables collectivement et quand vous parlez de déresponsabilisation moi je prends toutes mes responsabilités comme les agents parce que nous à un moment donné on est confronté à des victimes on est confronté parfois à des gens qui sont accusés d'agression comment on le gère comment on fait avec notre intégrité et les outils qu'on a aujourd'hui et je crois pas que quand on dit par exemple Raphaël parle d'un d'unun de de de c'était une parole moi je fais quand même un distingo entre une parole un acte une on va dire un comportement inapproprié un viol il y a quand même une gradation tout ça est condamnable on est tout à fait d'accord tout ça est absolument condamnable mais c'est un petit peu plus simple de régler un problème de parole que évidemment de régler un problème de viol ou de harcèlement il est est évident qu'on n'est pas au même degré et il est évident que nous quand on le traite on peut traiter seul parfois les choses mais qui a toujours chez nous la volonté parce qu'on le sait aujourd'hui on sait que l'amnésie post-traumatique elle existe on sait tout ça ce qu'on ne savait pas avant ce qui est assez nouveau donc aujourd'hui on sait très bien qu'une personne peut vous dire non mais je vais rien dire écoute non mais ça va c'est pas grave c'est ça ça va me passer non ça va pas te passer ça va pas te passer je peux te dire on le voit parce que ce que vous oubliez nous c'est que quand on a une actrice qui ne veut pas nous parler enfin qui veut nous parler mais qui ne veut pas parler plus exactement après on regarde on est tout le temps avec elle on lui parle on est là on voit comment elle se comporte on voit tout à coup qu'il y a des trucs de défense qu'il y a des choses qui vont pas on voit qu'elle est perturbée donc on y retourne on reparle avec elle et après c'est là où quand on dit euh on essaie d'accompagner c'est qu'à un moment donné oui il faut prendre le relais avec un psychologue je je suis pas psychologue quoi qu'il arrive je ne serai pas psychologue on les adresse à ah oui mais j'ai j'ai pas d'argent comment je vais faire pour l'avocat ne t'inquiète pas il y a des associations qui prendront en charge tes frais d'avocat donc nous on est là dans un c'est un exercice qu'on a pas l'habitude de faire on est un petit peu collé au pilori je veux bien je prends mes responsabilités mes responsabilités je les prends tous les jours avec le talent tous les jours se pose la question de du rapport du talent à moi et de moi au talent du talent à extérieur de moi à l'extérieur tous les jours on interroge nos rapports est-ce qu'on est toujours bien dans nos baskets ou pas est-ce que ça coince ou pas qu'est-ce qui se passe il y a des filles que moi j'ai revu là qui sont venus me voir en disant tu sais ellisabeth il nous est arrivé ça il y a 20 ans déjà ah bon je discute et je dis qu'est-ce que tu veux faire tu veux en parler tu veux le rendre voilà tu es encore dans la zone où tu peux porter plainte est-ce que tu veux vous avez des gens qui vous disent écoute effectivement ça me perturbe toute cette prise de parole et tout je m'interroge en responsabilité je m'interroge est-ce que je vais mettre ma ma ma petite pierre à l'édifice puisque j'ai souffert de ça est-ce que je mets ma pierre à l'édifice ou pas j'accompagne ça et à un moment donné vous avez quelqu'un qui dit non en fait maintenant je suis vraiment passé à autre chose je me suis reconstruite est-ce que tu es sûr non mais t'inquiète pas j'ai un psy je vais voir le psy je suis suivi et cetera voilà vous vous êtes vous êtes dans un rapport à deux et vous pouvez pas à un moment donné même moi l'angoisse que j'ai de temps en temps comme je suis un peu frontale ça serait de brusquer quelqu'un et ça moi pour avoir parlé avec un psychologue psychologue m'a dit surtout ne fais jamais ça tu écoutes tu prends le rythme de l'autre et tu l'accompagnes donc on fait ce travail là et il s'agit pas de se déresponsabiliser mais mettez-vous à notre place on est devant vous et on nous explique que on se déresponsabilise que en fait on est on est un peu bizarre parce qu'on règle les trucs un peu à notre sauce non on règle pas les trucs à notre sauce moi je suis d'accord pour avoir certains process je serai tout à fait d'accord d'avoir certains process j'ai pas de problème si le le législateur nous permet de réintégrer des règles dedans mais je suis la femme la plus ravie du monde et on sera plusieurs agents parce que ça nous facilite la che parce qu'on n'est pas obligé tout le temps de finalement batailler je pense que ce que vous ne réalisez pas de notre métier parce que là on vous dit on signe des contrats et cetera et tout mais signer un contrat c'est une négociation avant surtout sur le travail sur les conditions du travail moi aujourd'hui j'ai un souci les films se faisaient avant en 8 9 semaines aujourd'hui on est pratiquement à 6 7 et qu'est-ce comment ils se font les films avec 4h 5 he d'heur supplémentaire vous avez des acteurs ils sont par terre de fatigue mais on leur dit bah oui mais sinon on peut pas tourner ce qu'on veut donc aujourd'hui oui il y a des problèmes de violence et celle-là s'en est une parce que vous avez des gens qui les gens pensent que les acteurs ça fut rien mais je peux vous dire que quand vous êtes sur un plateau plus de 12h 14h en répétition comme ça sur plusieurs semaines il y a un problème de santé simplement qui se pose et ils ne sont pas protégés et on a beau mettre dans nos contrats que théoriquement la journée commence du PAT au raccompagnement à la maison rien n'est respecté et aujourd'hui je sais c'est aussi parce que je parle beaucoup d'acteurs aujourd'hui des acteurs qui disent on va vraiment se lever tous collectivement parce que ce n'est plus possible voilà et nous c'est une bataille permanente d'appeler un producteur et de dire là c'est pas possible on peut pas faire 3 4 heures d'heur supplémenta tous les jours ce n'est pas possible donc on intervient tout le temps pour le confort des talents à tous les niveaux de dire oui ils ont besoin d'une loge pour mettre leurs affaires pour se reposer entre deux prises de vue il y a pratiquement maintenant les loges ah ben c'est toujours compliqué ah puis ça coûte cher et puis on leur demande pas de nous mettre un carloge on leur demande de trouver un endroit isolé comme on dit dans les contrats un endroit isolé ils peuvent laisser fermer à clé où ils peuvent laisser leurs affaires nos contrats sont aussi précis que ça et tout ça aujourd'hui c'est une bataille donc juste moi c'est un métier que j'aime c'est un métier que je trouve absolument riche humainement parce que justement rien n'est jamais tout à fait pareil rien n'est tout à fait dans les clous c'est compliqué c'est extrêmement riche mais je ne veux pas qu'on me dise à la sortie de cette discussion que on a essayé de se rejeter la patate chaude ça n'a jamais été dans mes propos depuis le début de cet entretien je n'ai pas jeté la PAT chose c'est pas mon problème c'est les autres non mais il y a une réalité la réalité c'est qu'on est collé à notre talent tout le temps dans ce qu'il pense ce qu'il fait ce qui lui arrive ce qui lui arrive pas s'il y a des problèmes d'argent s'il a des problèmes de femmes s'il a on est au courant de tout on est des gens qui traversont l'intime de nos talents c'est ça qui nous rend riches et qui permet parfois de gérer des situations mais il y a un moment donné où effectivement on va dire qu'on est plus mis à distance le process de fabrication d'un film on n'est pas au milieu même quand vous êtes l'agent du réalisateur parce qu'on ne pourrait pas on n' pas le temps on n' pas le temps matériel d'être à ce point-là collé à la réalité d'un film donc on est des gens à qui on parle on a des informations parfois elles sont géniales parfois elles sont terribles et on les gère et on les gère et aujourd'hui oui on a besoin des cord ateur d'intimité je peux vous le dire moi j'ai une actrice qui est en plus très militante donc j'ai été bien éduqué euh une scène elle arrive sur le plateau et tout à coup l'acteur dit ah oui alors il y en a marre là les scènes toujours comme ça on est dans le lit tu sais quoi je vais te faire un cunilingus et elle lui dit mais j'ai pas du tout envie que tu passes 4 heur entre mes cuisses quoi c'est pas possible donc ça a fait tout un ratfi où je suis intervenu et et et la scène ne s'est pas tourné comme ça et et c'est pourtant j'aurais pu ne pas savoir j'aurais pu ne rien savoir mais elle me l'a dit elle me l'a dit et c'est vrai que ça ça a attiré l'attention en me disant c'est vrai que parfois il y a des scènes on les passe vite ils s'embrassent on les passe vite vous avez des acteurs et il y a des acteurs et des actrices qui vous disent moi j'en ai marre je veux plus embrasser quelqu'un à l'écran et là je suis d'accord avec eux je trouve ça insupportable donc je dis bah attention il faudra trouver une autre façon de faire mais il y aura pas ce qu'on voit de temps en temps qui est qui est vraiment pas joli à voir en plus non mais c'est vrai franchement dans la vie c'est intéressant mais bon à l'écran c'est pas passionnant mettons un peu d'humour quand même mais c'est vrai voilà aujourd'hui vous avez des acteurs qui vous disent je n'ai pas envie d'embrasser ma parten donc donc là sur les coordinateur d'intimité c'est pas enfin enfin nous on les a auditionn est quand même l'idéal c'est quand même que ça se travaille en amont hein on est d'accord et tout à l'heure quand je vous demandais de de de préciser sur les coordinateurs d'intimité vous vous êtes plutôt à à souhaiter les imposer en amont qui est la discussion et que que le travail de lecture du scénario soit fait voilà quand il y avait pas les coordinateurs d'intimité qui avait des scènes de sexe on incitait nos talents à parler avec le réalisateur ou la réalisatrice en disant comment tu vas la tourner tu vas la découper comment et cetera et cetera bon voilà on le faisait un peu quand il y avait des problématiques mais c'est vrai que d'avoir un coordinateur d'intimité c'est formidable parce que ça permet de clarifier des points important voilà bon on va on va je crois conclure juste tout à l'heure j'étéis un peu vite en en besogne en parlant du du cas Charlot arnaou Gérard de pardieu évidemment le procès n'ayant pas eu lieu Gérard de pardieu bénéficie de la présomption d'innocence ceci étant dit je voulais conclure sur une un sujet qui qui m'intéresse parce que on voit bien qu'il y a un problème sur la régulation et bon est-ce que vous est-ce que déjà vous avez un code de déontologie commun partagé est-ce que ça existe parce que on le sait les avocats ont un code de déontologie et qui sont des règles très strictes est-ce qu'on pourrait imaginer que vous travaillez dans ce sens est-ce qu'on pourrait imaginer alors je juridiquement j'ai pas j'ai c'est une idée qui me vient comme ça mais qui est peut-être qui est peut-être un peu distruptive qui est un ordre où ou quelque chose d'une guilde comme il savent faire d'ailleurs plus les les Américains dans sur ces sujets là qui sont parfois extra légales mais qui ont une puissance de feu importante et qui permettent de de réguler de trouver des moyens de réguler est-ce que ça pourrait être une piste de de de réflexion ou peut-être une piste de réflexion que vous avez déjà on s'est posé la question pour une raison simple c'est que effectivement à l'époque des licence se posait le problème de la moralité c'était un des éléments qui pouvait vraiment faire sauter nissance en si quelqu'un manquait à à l'ordre moral on va dire euh on a une charte mais qui est plus une charte qui concerne la répartition des commissions quand un talent quitte un agent mais on a on s'est penché sur la question depuis plusieurs années sur le fait de faire une charte déontologique euh après le problème c'est la sanction c'est-à-dire que je ne vous parlez des guildes vous parlez des guildes ouais ouais mais vous vous parlez des guildes de des guildes aux États-Unis elles sont extrêmement puissantes à tous les niveaux à tous les niveaux nous on n pas cette puissance de feu on n' pas non plus les moyens pour être pour pour parler de nos difficultés parfois de frais de fonctionnement et tout le monde est bénévole à part loï qui est délégué général il y a pas quelqu'un qui prend un sou on ne fait pas de frais on est hyper vertueux là-dessus euh mais faire un ordre ça vudrait dire que on sanctionne en disant tu n'appartiens plus F est-ce que vis-à-vis du grand public c'est une enfin des gens qui peuvent être victime d'agents pas très intéressant est-ce que c'est une vraie sanction je je je je m enfin on s'est interrogé et on s'interroge toujours mais on pourrait imaginer que si on si on reconstruit l'écosystème que par exemple les assureurs de film décideraient d'assurer des films de d'agents ou qui soit qui soit dans dans le syndicat de la même façon que que les les directeurs de casting quand le directeur de casting est farfelu l'assureur enfin le producteur décide de pas le faire parce que l'assureur lui dirait non moi j'assure pas quand c'est fait avec des oosau je caricature évidemment voilà ça serait peut-être une piste de de de de restructuration de l'ensemble de l'écosystème sachant qu'il est déjà en partie organisé rapidement si c'est très rapide Sarah sinon euh réappuy puis oui pour pour pas rester juste sur la question de la responsabilisation parce que justement pour aller au bout de de de mon raisonnement euh de de quel levier de quelle marge de manœuvre vous disposez pour faire respecter les règles à votre niveau mais par exemple vous vous avez dit vous vous vous bataillez pour faire respecter des contr contrat vous avez parlé des conditions de travail est-ce que vous avez parfois recours et c'est pas c'est pas pour vous dire que vous seriez pas responsable de mais est-ce que vous est-ce que l'inspection du travail existe est-ce que ça c'est quelque chose à quoi vous pouvez avoir recours ou c'est complètement lunaire d'imaginer un jour avoir recours à l'inspection du travail quand vous avez vous constatez des conditions de travail qui sont pas respectées par rapport au contrat quelles sont voilà on parlait de l'ordre qui permet qui sera un levier vis-à-vis de personnees qui serait dysfonctionnel par rapport à la déontologie de l'agent mais aussi vous vous pointez des dysfonctionnement c'est quoi vos Levi et y compris vous dans vos propres contrats et pour poursuivre un peu la question qui a été posée par un collègue vous apprenez que quelqu'un avec qui vous avez un contrat a des voilà est accusé est-ce queon peut imaginer dans vos contrats que vous ayez des clauses qui vous permettent en fait aussi de vous dégager de certaines de de certains engagements euh par parce que la voilà en raison de des choses factuelles la personne est est sous le coup d'un signalement n'a pas respecté un certain nombre de choses et cetera est-ce que vous parce que vous aussi ça peut vous donner des marges de manœuvre pour dire à un moment non moi je veux plus être agent ou je veux je veux pouvoir mettre fin à un contrat en cours de route sans sans y sans y perdre des plumes parce que je considère que là il y a pas eu de respect parce que de dans cette relation que vous déccrivez vous avez déc décrit l'aide et aussi face à quelqu'un qui qui enfraint des des des situations quelle marge manœuvre vous avez pour vous en séparer également la question de la représentation d'une personne qui serait accusée ça c'est notre choix de d' mettre de mettre fin à notre mandat quand bon nous semble on n'est pas tenu par enfin on n' pas un délai ou un préavis on peut y mettre fin tout de suite nous notre sécurité première c'est le contrat donc si demain le contrat n'est pas respecté ça peut être une cause aussi de résiliation ça peut être une cause de enfin voilà de de fin de contrat en fait c'est c'est notre outil en fait c'est notre c'est notre force à nous inspection du travail oui euh totalement mais c'est plutôt à la production dans ces cas-là je pense de de mettre en place ce genre de moyen nous on nous c'est c'est vraiment le contrat notre principal outil en réalité aujourd'hui mais on va on va conclure mais justement cette notion de contrat elle est importante et c'est là qu'on voit que vous avez un un rôle important c'est que de de bien écrire des contrats de prévoir les choses de prévoir en amont je crois que c'est je crois que c'est un des bons outils pour pour protéger euh les comédiens et et parfois aussi les réalisateurs sur sur les tournages on on va conclure je vous remercie vraiment euh pour pour vos propos on a on a pu euh s'enrichir encore de de cette discussion et on continue cet après-midi alors pour nos collègues qui regardent audition extrêmement importante à 14h donc euh euh avec l'audition du CNC