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InterviewBFM TV (sur Dailymotion)· 8 octobre 2026 21 minContradictoireActualité / polémiqueÉducation & rechercheÉconomie & entreprisesJusticeSolidarités & famille

Mobilisation des lycéens: "Une partie de la colère est légitime", estime Robert Ménard

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 82 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Bonjour Robert Ménard, merci de répondre à mes questions ce matin, vous êtes maire de Béziers

  • 0:09OuverteRéponse directe

    Beaucoup de questions sur les lycéens, sur le carburant, sur l'élection présidentielle

  • 0:57OuverteRéponse directe

    Vous parlez de quoi ? De parcours sub, des profs non remplacés, des bâtiments ?

  • 1:28RelanceÉludée

    La démocratie interne ?

  • 1:42FerméeÉludée

    Un cadeau empoisonné ?

  • 2:27OuverteRéponse directe

    On leur dit quoi ? On leur dit t'iras pas en fac mais t'iras où ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:19Invité politiqueChiffre
    « il y a la moitié qui n'iront jamais jusqu'en licence. »
  • 3:14Invité politiqueChiffre
    « 20 ou 30% des gosses qui en sixième savent pas lire un texte à haute voix »
  • 3:57Invité politiqueFait
    « ils passent le français du bac, depuis le début de la rentrée, ils n'ont pas prof de français. »
  • 10:37Invité politiqueFait
    « la justice, elle doit être individuelle. »
  • 11:19Invité politiqueFait
    « C'est Mitterrand qui a supprimé ce système-là. »
  • 12:48Invité politiqueChiffre
    « Je mets trois ans à obtenir de le faire. »
  • 16:48PrésentateurChiffre
    « Ils promettent 1,8% de croissance »
  • 16:51PrésentateurChiffre
    « ils promettent de retomber sous les 3% de déficit, voire même d'arriver à 2,5% en 2032 »
  • 18:49Invité politiqueFait
    « on va interdire la France insoumise »

Temps de parole

  • Robert Ménard70 %
  • Présentateur25 %
  • ?5 %

≈ 23,9 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Bonjour Robert Ménard, merci de répondre à mes questions ce matin, vous êtes maire de Béziers, beaucoup de questions évidemment sur les lycéens, sur le carburant, sur l'élection présidentielle. D'abord sur les lycéens parce que ça bloque encore ce matin, il y a des appels à mobilisation qui rejoignent aussi des appels à la grève d'un certain nombre de salariés, et notamment chez Total, on y reviendra, Sébastien Lecornu hier, qui dit d'un côté il faut écouter la colère, elle ne vient pas de nulle part, le devoir est donc d'écouter les lycéens, ils les écoutent mais ils ne leur donnent rien.

0:32
Locuteur

Et

0:33
Robert Ménard

surtout c'est de la foutaise quand même, un moment de démocratie interne, ça ne vous fait pas pouffer de rire mais ça fait pouffer de rire tout le monde, ils savent très bien, ça fait des jours et des jours qu'on sait les problèmes qu'il y a, alors on peut peut-être dire plutôt que cette espèce d'écran de fumée, dire voilà sur ça on peut peut-être faire quelque chose, sur ça on ne va pas

0:57
Présentateur

pouvoir...

0:57
Locuteur

Vous

0:57
Présentateur

parlez de quoi ? De parcours sub, des profs non remplacés, des bâtiments ?

1:00
Robert Ménard

Voilà, on leur dit il y a des bâtiments qui sont en mauvais état, alors c'est beaucoup les régions et tout, peut-être qu'ils n'ont pas assez d'argent pour le faire, tu t'expliques moi ? Après vous faisiez l'allusion aux Angolades que j'ai eues avec un certain nombre de ces lycères, j'en ai à 4 ou 5, je leur ai dit tenez on va à la mairie, j'appelle le sous-préfet, je fais venir le proviseur. Et ils sont venus et on a discuté une heure ensemble et il a essayé de leur répondre, il a des arguments le proviseur et je voyais que les gens en face, ils écoutaient

1:28
Locuteur

les arguments. C'est pas mal

1:28
Présentateur

la démocratie interne ?

1:29
Locuteur

Oui

1:29
Robert Ménard

mais enfin attendez, non, non, non, c'est comme ça, c'est en 4 d'un côté ou 5, vous voyez dans le climat qu'il y a, réunir 50 gosses en même temps, mais vous voulez aller arbitrer, ça va être plus compliqué qu'entre nous deux.

1:41
Locuteur

Donc ça veut dire quoi ? C'est

1:42
Présentateur

un cadeau empoisonné ?

1:43
Locuteur

C'est parce qu'ils ne savent pas quoi faire.

1:46
Robert Ménard

Sur Parcours Sud, attendez, honnêtement,

1:50
Locuteur

oui,

1:52
Robert Ménard

moi je sais, j'ai des enfants, vous avez des enfants, on a vu et tout ça, mais enfin c'est pas le problème. Le problème c'est quand tu leur racontes des bobards aux gosses que tu leur dis, écoutez je regardais, il y a 40 ans, il y avait 25% d'une classe d'âge qui avait le bac. Voilà, aujourd'hui il y en a 80% qui ont le bac.

2:11
Locuteur

On

2:11
Robert Ménard

te donne un truc qui n'a aucune valeur madame, il faut le dire, on prend les gamins pour des cons. Aujourd'hui vous croyez que moi j'embauche à la mairie parce que t'as le bac ? Mais bien sûr que non, d'ailleurs il y a la moitié qui n'iront jamais jusqu'en licence. Ça veut dire qu'il faut, mais ça il faut avoir le courage de leur dire. Mais

2:26
Locuteur

alors

2:27
Présentateur

on leur dit quoi ? On leur dit t'iras pas en fac mais t'iras où

2:29
Locuteur

?

2:29
Robert Ménard

Non, on leur dit que non, tout le monde ne peut pas aller en fac madame. Qu'est-ce que vous voulez ? La moitié que vous maintenez jusqu'en licence et qui n'auront rien, ça fait des gens ensuite qui sont, moi je vois, mais même les enfants,

2:41
Locuteur

ils

2:41
Robert Ménard

me

2:41
Locuteur

disent,

2:41
Robert Ménard

t'as vu les diplômes que j'ai ? Oui, mais t'as des diplômes qui ne te permettent pas de trouver un boulot. Mais c'est tellement plus difficile à dire. Moi je préfère dire à Parcoursup, c'est pas bien, on va le modifier, on va rien modifier du tout, on va pas y

2:53
Locuteur

arriver.

2:54
Présentateur

Parcoursup c'est pas le problème, ce que vous êtes en train de dire, Parcoursup c'est un outil, le problème c'est ce qu'il

2:58
Locuteur

y

2:58
Présentateur

a derrière, c'est-à-dire le rapport à la fac, le rapport aux formations,

3:02
Locuteur

la difficulté à

3:03
Présentateur

trouver une formation

3:03
Locuteur

qui vous donne un

3:04
Présentateur

vrai boulot derrière.

3:05
Robert Ménard

Et puis le rapport au travail, enfin attendez, il y a, je sais plus, je vais vous dire une bêtise, 20 ou 30% des gosses qui en sixième savent pas lire un texte à haute voix madame, et vous les faites passer en sixième, et ensuite t'as un collège unique où tu mélanges tout le monde sous prétexte que c'est plus égalitaire, vous croyez que le BEPC, je crois que ça s'appelle le brevet des

3:24
Locuteur

collèges. Ça s'appelle le brevet des collèges maintenant, mais j'ai compris.

3:26
Robert Ménard

Vous avez compris de quoi ? Vous êtes trop jeunes, mais moi ça s'appelait le BEPC. Attendez, ça n'a aucun sens, et c'est se moquer des gens. Moi ce que je reproche...

3:35
Locuteur

Mais

3:35
Présentateur

donc on leur dit quoi ? Ça veut dire qu'en même temps, vous n'allez pas leur dire, ils sont désespérés, ils sont dans la rue, il y

3:40
Locuteur

a

3:40
Présentateur

des blocages à peu près partout en France, vous n'allez pas leur répondre, écoutez de toute façon, j'ai rien à vous donner, et il n

3:46
Locuteur

'y

3:46
Présentateur

aura que du sang et des larmes ?

3:47
Robert Ménard

Non, vous ne leur dites pas ça, vous leur dites qu'il

3:50
Locuteur

y a

3:50
Robert Ménard

une partie des choses que j'entends, qui est des... Attendez, moi j'ai vu des gosses où ils passent le français du bac, depuis le début de la rentrée, ils n'ont pas prof de français. Ça, tu peux hurler et tout, tu peux hurler, et ils ont raison. Tu peux leur dire que moi...

4:04
Locuteur

Vous la

4:04
Présentateur

trouvez légitime, leur colère ?

4:06
Robert Ménard

Je trouve une partie légitime, je trouve qu'il

4:09
Locuteur

y a

4:09
Robert Ménard

des choses où on ment, mais c'est de notre faute, c'est toute une société où on ne dit pas les choses aux gens. Aujourd'hui,

4:15
Locuteur

vous

4:15
Robert Ménard

croyez, tout à l'heure,

4:16
Locuteur

vous

4:16
Robert Ménard

parliez de, c'était quoi ? La baisse des

4:20
Locuteur

prix du carburant, le stock, on va y

4:21
Présentateur

venir évidemment

4:22
Locuteur

stratégiquement. On va y revenir.

4:23
Robert Ménard

Quoi ? On va baisser d'un euro le carburant ? Tout le monde sait que ce n

4:26
Locuteur

'est

4:26
Robert Ménard

pas vrai. Pourquoi on raconte des craques aux gens ? Et tout le monde se ment. En plus, on est à l'élection, on est à quoi ? C'est moi de l'élection, avant qu'il y en ait un

4:35
Locuteur

qui

4:36
Robert Ménard

prenne le risque de dire certaines choses dures à entendre, mais qui sont

4:41
Locuteur

comme ça. Mais c'est terrible ce que vous

4:41
Présentateur

êtes en train de dire, Robert Ménard. Ça veut

4:43
Locuteur

dire que de toute façon, c'est

4:44
Présentateur

une année pour du beurre, c'est une année où on n'obtiendra rien, parce

4:47
Locuteur

que

4:47
Présentateur

personne ne sera franc, parce que les gens ne penseront qu'au message qu'ils envoient par rapport à l'élection à venir. Pardon, madame,

4:54
Robert Ménard

vous n'en apercevez pas ?

4:55
Locuteur

Si, si, je le contacte, mais j'ai toujours la naïté de penser que ça va changer. Vous êtes

4:58
Robert Ménard

la plus mal placée pour me dire ça à vous, parce que...

5:01
Locuteur

J'ai toujours la

5:02
Présentateur

naïté de penser que ça va changer.

5:03
Robert Ménard

Mais enfin, attendez, vous avez...

5:04
Locuteur

Donc vous êtes

5:04
Présentateur

en train de me dire, arrêtez de vous faire des films ? Non,

5:07
Robert Ménard

je dis, arrêtez de croire qu'aujourd'hui, il y a quelqu'un qui va avoir le courage de dire autre chose que les tables de la loi de son propre parti. Moi, je ne veux plus discuter avec des hommes politiques maintenant, parce que ça ne sert à rien. Parce que vous avez... Quand on débat, moi, je... Alors, vous n'êtes pas un homme politique, mais vous pensez des choses, je peux discuter, vous entendez ce que je dis. Vous critiquez, sur ce point, il a raison. Tu ne peux plus faire ça. Et là, sur cette crise-là, aujourd'hui, tout le monde se raconte des craques.

5:35
Locuteur

Il

5:35
Robert Ménard

n'y

5:35
Locuteur

a

5:35
Robert Ménard

donc plus de dialogue possible. Mais il n'y

5:36
Locuteur

en a pas. Aujourd

5:37
Robert Ménard

'hui, en

5:37
Locuteur

France.

5:37
Robert Ménard

Mais vous en voyez,

5:38
Présentateur

vous, du dialogue ? Est-ce que ça veut dire, Robert Ménard, quand même, que vous auriez donné des éléments ? C'est-à-dire que là, vous nous dites, voilà, il y a plein de choses qui ne vont pas. Bon, ça, on est d'accord sur le constat. Quelle est la solution ? Est-ce qu'il

5:48
Locuteur

y a

5:48
Présentateur

des solutions ? Est-ce qu'on peut dire, ce matin, OK, le problème Parcoursup, ça ne fonctionne pas bien. Mais le vrai problème, c'est les facs. Qu'est-ce qu'on peut changer ? Est-ce qu'il faut changer une partie de la formation des étudiants ? Qu'est-ce qu'on leur donne, là

6:03
Locuteur

?

6:03
Robert Ménard

Regardez, par exemple,

6:04
Locuteur

les horaires. Comme

6:04
Robert Ménard

réponse concrète. Les horaires. Vous savez, ils gueulent beaucoup. Ils disent, moi, j'ai vu, ils commencent à 8h et finissent à 18h.

6:10
Locuteur

Et

6:10
Robert Ménard

puis, tu as trois

6:11
Locuteur

quarts d'heure. Avec, parfois, trois heures de trou,

6:13
Présentateur

et puis qu'une demi-heure pour

6:13
Locuteur

manger, mais trois heures de

6:14
Présentateur

trou dans l'après-midi.

6:17
Robert Ménard

On a fait des bacs, je ne

6:18
Locuteur

sais

6:18
Robert Ménard

pas comment, enfin, vous êtes plus

6:19
Locuteur

jeune que moi. Oui, oui, on

6:20
Présentateur

a fait des bacs. Non,

6:21
Locuteur

non,

6:21
Présentateur

mais arrêtez

6:21
Locuteur

de dire ça.

6:22
Présentateur

J'ai connu les bacs L, S et E, S, mais j'ai compris que désormais, ça n'était plus ça. Ce sont

6:27
Locuteur

spécialités à la

6:29
Présentateur

carte, en effet. Et ça, ça

6:31
Locuteur

a des conséquences

6:31
Présentateur

de trous dans les agendas.

6:32
Locuteur

Je ne comprends même

6:33
Robert Ménard

pas l'intitulé des bacs. Je ne comprends même pas ce que c'est. Ça veut dire qu'on a fait un tel choix que, quand tu discutes avec un proviseur, le type te dit, il te dit, mais attendez, moi, je me débrouille comme je peux. Il y a tellement d'options, tellement de choses.

6:51
Présentateur

Donc, on fait quoi ? On en revient au

6:52
Locuteur

bon vieux bacs

6:53
Présentateur

L, E, S,

6:55
Locuteur

S

6:55
Robert Ménard

ou Techno ? Pourquoi ? L'ensemble de ces bacs à la carte, ils ont changé quelque chose ? Ils ont facilité le travail pour les gens ? Attendez, si on avait fait tout ça et que ça avait été positif, mais je dirais, tu es un vieux con, c'était mieux aujourd'hui qu'hier. Je ne dis pas, madame, je ne dis pas que c'était mieux hier qu'avant. Je dis, aujourd'hui, ça ne fonctionne

7:19
Locuteur

pas. Ça a mis du

7:20
Présentateur

bazar et ça n'est pas

7:20
Locuteur

plus efficace.

7:21
Robert Ménard

Et ça donne du boulot aux gens.

7:22
Locuteur

Donc

7:22
Robert Ménard

ça, vous répondriez ça ? Vous

7:24
Locuteur

diriez, allez,

7:25
Présentateur

ça suffit, on remet sur la table la question, on arrête avec ces...

7:27
Robert Ménard

Avec les mille options, peut-être on revient à quelques trucs, on essaye de vous apprendre à écrire une phrase en français, à calculer, parce que même en terminale, tu peux ne pas savoir écrire un texte en français sans faute d'orthographe. Peut-être qu'on pourrait leur dire ça. Mais c'est tellement plus facile de dire à tout le monde, mais il faut, attendez,

7:45
Locuteur

il

7:45
Robert Ménard

faut être, il faut faire l'effort, c'est pas bien, le mérite, ça n'existe pas, la concurrence, c'est un vilain mot. Mais enfin, c'est se foutre d'eux. Moi, je ne me moque pas des gens, je ne me moque pas des gens.

7:56
Présentateur

Ça bloque encore, ce matin, qu

7:57
Locuteur

'est

7:57
Présentateur

-ce que faire ? Je sais qu'à Béziers, il y a eu des blocages, vous avez été au contact, je le disais, de ces jeunes, ça s'est plus ou moins bien passé. Il y en a certains avec qui ça a été quand même, on peut le dire, assez rugueux, mais vous expliquez que vous en avez pris certains avec qui vous

8:14
Locuteur

avez ensuite pu

8:14
Présentateur

dialoguer avec le proviseur et même le préfet.

8:17
Robert Ménard

Madame, quand tu as affaire en face de toi à un petit con, pardon, je dis le mot petit con comme tout le monde le pense, tout le monde le pense. Quand tu

8:27
Locuteur

as

8:27
Robert Ménard

un abruti qui se met à me tutoyer, madame, et moi, personne ne me tutoie quand tu as 14 ans.

8:34
Locuteur

Pas

8:34
Robert Ménard

plus le petit abruti en uniforme, vous avez compris, tout de noir vêtu et le visage camouflé. Vous pensez qu'il vient faire quoi ici, là ? Il vient faire du dialogue ? Il vient manifester contre je ne

8:47
Locuteur

sais

8:47
Robert Ménard

pas quoi ? Les horaires mal adaptés ? Mais bien sûr que non. Alors pardon, je parle comme je parle, mais en même temps, je crois qu'il n'y

8:56
Locuteur

ait

8:56
Robert Ménard

pas un type qui a levé la main, hurlé et tout. Évidemment pas.

9:00
Locuteur

Je les engueule.

9:01
Présentateur

Hier, Jean-Luc Mélenchon a dit « Notre but n'est pas de récupérer ce mouvement, mais d'être récupéré par lui. Il a estimé que la crise actuelle bénéficie au programme aussi de rupture que propose LFI.

9:12
Robert Ménard

» Mais c'est un démago. C'est de la démagogie à l'état pur.

9:17
Présentateur

En même temps, il partage, il dit « Voilà, c'est un programme de rupture. » C'est vrai que c'est un programme de rupture.

9:21
Robert Ménard

Qu'est-ce qu'il

9:21
Locuteur

y a

9:21
Robert Ménard

un programme de rupture ?

9:23
Locuteur

Ce

9:23
Robert Ménard

que demandent les étudiants,

9:24
Locuteur

les

9:25
Robert Ménard

lycéens, ce n

9:26
Locuteur

'est

9:26
Robert Ménard

pas un programme de rupture. C'est un certain nombre de choses de bon sens, un certain nombre de choses à lesquelles il faut dire non parce

9:31
Locuteur

qu'on n'y arrivera pas. Et que les Français soutiennent d'ailleurs, dans leur majorité.

9:34
Robert Ménard

Mais oui. Ils condamnent les violences, ils soutiennent les revendications. Qu'est-ce que je suis en train de vous dire ? Mais moi, je dis en même temps, pas toutes les revendications, parce que demain, vous êtes, je suis au pouvoir à l'Elysée. Il y a un certain nombre de choses que je ne ferai pas parce que ce n'est pas possible de le faire. Il faut dire aux gens qu'il y

9:50
Locuteur

a

9:50
Robert Ménard

des choses qu'on ne fera pas. Vous savez la politique ? Si les gens, ils ne vous croient plus, si les gens que vous recevez, madame, tous les matins ici, ils sont aussi peu populaires quand ils sont sur le terrain face à un certain nombre de gens, vous savez pourquoi ? Parce que les gens ont compris qu'on leur fait des promesses qu'on ne tiendra pas.

10:07
Présentateur

Robert Ménard, qui doit payer pour les casses du côté des lycées comme du côté d'éventuels mobiliers urbains ? La présidente de la région Île-de-France a dit qu'elle allait envoyer la facture, qu'elle voulait même retrouver la responsabilité, faire payer, y compris les familles, en leur retirant des aides de la région s'ils ont participé. Il y a aussi cette loi casseur-payeur qui va arriver au Sénat avec l'idée que si vous avez collectivement été dans un moment où il y a, je ne

10:32
Locuteur

sais

10:32
Présentateur

pas, la casse d'un abribus, vous êtes collectivement responsable et vous allez collectivement payer.

10:36
Robert Ménard

Oui, parce qu'on a eu l'idée, on a dit que la justice, elle doit être individuelle. Donc si... C

10:41
Locuteur

'est un principe, c'est un principe de notre

10:42
Robert Ménard

justice. D'accord. Enfin, à un moment donné, les principes, ils se retournent contre les principes eux-mêmes. On te dit, il y a 10 types masqués qui foutent le bordel, qui s'en prennent au CRS ou qui cassent un abribus. Comme on ne peut pas dire, toi, tu es... On ne sait pas si c'est vraiment toi qui l'a fait. Personnellement, des 10, tu t'en sors, tu passes entre les gouttes. Mais bien sûr que non. Enfin, attendez, il y a eu des lois avant où on... collectivement, quand tu participais à une action, ensemble, tous ensemble à faire des destructions, tu payais tous ensemble.

11:15
Locuteur

Et on partageait

11:16
Présentateur

la facture entre tout le monde, ça a eu lieu jusqu'en 1981.

11:18
Robert Ménard

Exactement. C'est Mitterrand qui a supprimé ce système-là. Oui, il faut faire payer un certain nombre de familles. Pardon, moi, je suis maire depuis 12 ans. Il y

11:27
Locuteur

a

11:27
Robert Ménard

un moment donné où, comment vous dire, la concertation, le médiateur... Attends, moi, j'en ai chez moi, des médiateurs qui vont voir un certain nombre de familles. Madame, il y

11:36
Locuteur

a

11:36
Robert Ménard

un certain nombre de familles où la médiation, ça ne sert à rien. Si tu ne tapes pas au portefeuille,

11:42
Locuteur

tu

11:42
Robert Ménard

n'y arriveras pas. On

11:43
Présentateur

fait comment pour taper au portefeuille

11:44
Locuteur

?

11:44
Robert Ménard

On enlève les allocs.

11:46
Locuteur

C

11:46
Robert Ménard

'est les allocations. C'est que les allocations. Hier, je vous disais, je ne

11:50
Locuteur

sais

11:50
Robert Ménard

pas si je vous l'ai dit ou si on en a parlé, hier, il y

11:53
Locuteur

a

11:53
Robert Ménard

un gamin qui a jeté un cocktail mot de offre chez moi sur une voiture de police secours. Il a 13 ans, madame. 13 ans. Je demande, évidemment, je suis le maire, je demande qui c'est ce gosse. Donc, je ne

12:06
Locuteur

vais

12:06
Robert Ménard

pas dire son nom, ça n'a aucun intérêt. le policier qui me dit, ah, monsieur le maire,

12:12
Locuteur

on

12:12
Robert Ménard

connaît bien la famille. Ah, on connaît bien la famille

12:16
Locuteur

dans

12:16
Robert Ménard

le trafic de drogue.

12:18
Locuteur

Et

12:19
Robert Ménard

qu'est-ce que je fais ? Je vais aller discuter avec la famille en disant, ce n

12:22
Locuteur

'est

12:22
Robert Ménard

pas bien. Ah, ce n'est pas bien qu'il jette un cocktail Molotov sur une voiture de secours. Qu'est-ce que je fais ? Je lui coupe

12:31
Locuteur

les

12:32
Robert Ménard

allocations familiales.

12:33
Locuteur

Vous

12:33
Présentateur

pouvez,

12:33
Locuteur

vous

12:33
Présentateur

en avez le pouvoir

12:34
Locuteur

?

12:34
Robert Ménard

Attendez, théoriquement, j'en ai dans un certain cas. Par exemple, j'ai la possibilité de virer un certain nombre de familles des logements HLM parce que je suis président des 7000 chez moi de logements HLM quand il y a des histoires de trafic de drogue. Mais madame, c'est théorique. Je mets trois ans à obtenir de le faire. Trois ans.

12:53
Présentateur

C'est-à

12:53
Locuteur

-dire

12:53
Présentateur

que théoriquement, vous avez le droit de le faire mais

12:55
Locuteur

s'il y a procédure, la procédure,

12:56
Présentateur

vous met des bâtons dans les roues. Absolument. Ce jeune, est-ce qu'il a été identifié ?

13:02
Locuteur

Est-ce que c'est juste la police qui vous dit ça ? Est-ce qu'il a été arrêté ? Là, il a été

13:04
Robert Ménard

identifié, il est en garde à vue et tout parce qu'il a juste un peu plus de 13 ans et vous savez qu'à partir de 13 ans, tu peux attendre.

13:10
Locuteur

Il pourra pas être en comparution

13:11
Présentateur

immédiate

13:12
Locuteur

mais il peut effectivement être arrêté.

13:14
Robert Ménard

Et vous sanctionnez pas la famille

13:15
Locuteur

?

13:16
Robert Ménard

Elle est où il est le père,

13:17
Locuteur

où elle est la mère ? C'est-à-dire que là,

13:18
Présentateur

typiquement, cette famille-là, s'ils sont dans des logements sociaux, vous allez les en sortir

13:21
Locuteur

? Absolument. S'ils touchent des allocations, vous allez les en sortir

13:23
Robert Ménard

? Mais

13:24
Locuteur

je

13:24
Robert Ménard

veux le faire. Je veux le faire. Le problème, c'est qu'il s'agisse pas seulement de me donner les moyens théoriques de le faire, madame, mais qu'on m'emmerde pas en me disant « Ah oui, mais attendez, il faut que ce soit ça, ami, il faut que ce soit jugé. Définitivement, vous avez pour trois ans un des drames de la justice. Vous

13:41
Locuteur

savez

13:41
Robert Ménard

pourquoi les gens ne croient plus à la justice ? Parce qu'entre le moment où tu as fait une connerie et le moment où tu es sanctionné, ou en l'occurrence, sa famille est sanctionnée, c'est tellement long que les gens te disent « Mais regarde, il est en face de moi et c'est toujours mon palier, mon voisin de palier, mais qu

13:56
Locuteur

'est

13:56
Robert Ménard

-ce que vous foutez ? »

13:56
Locuteur

Ils

13:56
Robert Ménard

me demandent, les gens.

13:57
Présentateur

– Robert Ménard, hier Sébastien Lecornu, certes n'a pas donné grand-chose aux lycéens, mais il a annoncé qu'il allait libérer 10% des stocks stratégiques de gasoil, 10 millions de barils, pour faire baisser mécaniquement les prix, il espère, de 12 à 18 centimes d'ici novembre. Bonne nouvelle ?

14:16
Robert Ménard

– Mais bien sûr, c'est une bonne nouvelle. Je suis sidéré moi, je ne vote pas pour ces gens-là. Mais attendez, les gens chez moi, ils seront contents, le diesel, de le payer 12 ou 18 centimes

14:28
Locuteur

parmi les centimes, c

14:30
Robert Ménard

'est pas la même chose. Moins cher. Bien sûr, c'est une bonne nouvelle, c'est pas suffisant. Je veux bien qu'on m'explique comment on fait. Comment on fait ? Attendez, combien on a dépensé quand il y

14:41
Locuteur

a

14:41
Robert Ménard

eu la dernière fois qu

14:43
Locuteur

'il

14:43
Robert Ménard

y

14:43
Locuteur

a

14:43
Robert Ménard

eu une crise ? On a dépensé, vous vous rappelez, au moment des Gilets jaunes, 70 milliards, vous les avez où les 70 milliards ? Où on les a ? On les a pas. Alors moi, je veux bien, j'entends là encore.

14:54
Locuteur

Là, évidemment,

14:55
Présentateur

ça ne coûte rien à court terme, il va falloir quand même les rétablir, ces stocks stratégiques.

14:59
Robert Ménard

Et ça va coûter. Pourquoi je vous dis

15:01
Locuteur

ça ?

15:01
Présentateur

Écoutez, je précise que ces stocks stratégiques, ils sont sous la houlette de l'État, mais c'est une délégation de services publics,

15:07
Locuteur

comme on dit, c'est-à-dire qu'il impose

15:08
Présentateur

aux différents distributeurs de constituer ces stocks et c'est l'État ensuite qui autorise ou non à les libérer. C'est du gasoil qui n'appartient pas à

15:17
Locuteur

l'État.

15:17
Robert Ménard

Il est géré par une entreprise publique, mais pas l'État. Attendez, ce que j'essaye juste de vous dire, sur là aussi, moi, je ne dis pas que c'est parfait, évidemment pas. Je dis juste, je vais m'abstenir ici de faire, vous savez, une espèce de chapelet quand on est interrogé par des gens comme vous, de tout ce que je ferai demain que je n'ai jamais fait les années précédentes et que je vous garantis, je ne ferai pas plus dans six mois parce que je n'aurai pas plus d'argent dans six mois. C'est comme les gens, vous savez, qui vous disent, ah mais attendez, mais y compris la droite, y compris la droite, c'est pour vous dire, je ne passe pas que de la gauche.

Non, non, non, on ne va pas demander, on ne

15:58
Locuteur

va

15:58
Robert Ménard

pas faire payer plus d'impôts. Mais bien sûr qu'on va faire payer plus d'impôts et à tout le monde, et à tout le monde. Et

16:04
Locuteur

on va

16:04
Présentateur

faire plus bosser, tout le monde

16:05
Robert Ménard

? Attendez, sinon comment on fait ? Vous croyez vraiment que la retraite, on va la ramener à 62 ans ? Mais c'est un mensonge et hanté. C'est un mensonge et hanté. Donc pour vous, le projet notamment de contre-budget du Rassemblement National, c'est un mensonge ? Attendez, c'est dire, d'abord, annoncer un certain nombre de choses, qu'ils ne feront pas, ça ne coûte rien de dire ça. Vous savez pourquoi ? Parce qu'ils feront comme ils le font toujours, une fois au pouvoir, s'ils arrivent,

16:31
Locuteur

vous

16:31
Robert Ménard

pourrez dire, ah mais la situation est bien plus grave.

16:33
Locuteur

Donc en fait, le

16:34
Présentateur

RN, ce sera comme les autres ?

16:35
Robert Ménard

Attendez, aujourd'hui, aujourd'hui, si le RN, il continue à faire les propositions démagogiques de

16:42
Locuteur

sa

16:42
Robert Ménard

tombe de terrain. Y compris, attendez,

16:44
Locuteur

mais

16:44
Robert Ménard

attendez, on va arriver à près de 3% de croissance.

16:48
Présentateur

Ils promettent 1,8% de croissance et ils promettent de retomber sous les 3% de déficit, voire même d'arriver à 2,5% en 2032. Mais vous y croyez un instant, ça ? Vous croyez ? C'est-à-dire que, je me dis déjà les 1,8% de croissance, j'avoue

17:03
Locuteur

que tout le monde en rêve,

17:04
Robert Ménard

aujourd

17:05
Présentateur

'hui, on est quasiment à zéro.

17:06
Robert Ménard

Ils sont où, les 1,8% ? Moi, je peux faire un budget en gagnant, je veux dire, vous savez, à la maison,

17:12
Locuteur

je

17:12
Robert Ménard

peux dire, tiens, l'année prochaine, au lieu de gagner tant d'argent, je vais gagner triple. Donc, ma chérie, on va pouvoir changer de voiture puisqu'on va gagner le triple d'argent. Mais ça ne tient pas debout. Les gens, ils savent que ça ne tient pas debout. Mais il y a une telle exaspération des macronistes à juste raison qu'il y

17:30
Locuteur

a

17:30
Robert Ménard

un vote.

17:30
Présentateur

Vous êtes toujours du côté de Bruno Retailleau, vous êtes toujours soutien de Bruno Retailleau, aujourd'hui,

17:35
Locuteur

c'est lui

17:35
Présentateur

votre candidat

17:36
Locuteur

?

17:36
Robert Ménard

Ce n

17:37
Locuteur

'est

17:37
Robert Ménard

pas mon candidat, jusqu'à preuve du contraire, je n'appelle à voter personne, on sort des législatives,

17:41
Locuteur

c

17:41
Robert Ménard

'est naturel. Je n'appelle pas à voter, ce n

17:43
Locuteur

'est

17:43
Robert Ménard

pas mon rôle. J'ai beaucoup d'amitié, beaucoup d'admiration pour lui. Je trouve qu'il a une parole forte qui ne change pas d'avis comme de chemise,

17:50
Locuteur

ce

17:50
Robert Ménard

qui n

17:51
Locuteur

'est

17:51
Robert Ménard

quand même pas tout à fait rien. Mais aujourd'hui, il manque quelque chose. Enfin, je ne suis pas aveugle. Moi, je ne

17:55
Locuteur

suis

17:55
Robert Ménard

pas au LR, et ce n

17:57
Locuteur

'est

17:57
Robert Ménard

pas parce que je suis plutôt copain avec lui que je ne vois pas les choses. Je le lui dis. Je lui dis, écoute, il y a quelque chose qui ne fonctionne pas ou pas assez.

18:04
Locuteur

Il

18:04
Robert Ménard

faut que les gens... Il y a un programme et puis il y

18:07
Locuteur

a

18:07
Robert Ménard

une façon... Alors, je n'aime pas le mot,

18:08
Locuteur

c

18:08
Robert Ménard

'est galvaudé. Incarner, c'est-à-dire... Pardon, madame, vous dites un certain nombre de choses, mais les gens, ils vous voient. Et un homme politique, c'est exactement la même chose. Il le voit, il y

18:17
Locuteur

a

18:17
Robert Ménard

une façon d'être et tout. Il faut que... Il faut... Je ne

18:21
Locuteur

sais

18:21
Robert Ménard

pas quoi, mais il faut...

18:22
Locuteur

Il faut quoi ? Il faut

18:22
Présentateur

la vista ? Je ne sais pas, j'essaie de comprendre.

18:24
Locuteur

Ça veut dire

18:24
Robert Ménard

quoi ? Attendez, je ne sais pas. Pas plus que vous. Je me dis, tiens, il manque quelque chose, il faut peut-être qu'il soit plus ouvert aux jambes, moins refermé sur lui

18:37
Locuteur

et tout ça. Mais sur les

18:37
Présentateur

idées, vous estimez qu'aujourd'hui, c'est le plus proche des vôtres

18:41
Robert Ménard

? Ah oui, mais en même temps, je suis capable de dire, et je lui ai dit, donc je vous le dis à vous, quand il a eu l'idée saugrenue, plus saute que grenue, de dire, on va interdire... Il faudrait peut-être se poser la question d'interdire la France insoumise, mais ça n'a pas de sens. On va interdire la France insoumise. Je lui ai dit, mais tu es tombé sur la tête, tu vas interdire la France insoumise, tu gueules, parce qu'il

19:01
Locuteur

y a

19:01
Robert Ménard

un certain nombre de gens qui disent qu'il fallait interdire, puisque je suis dans une télé, CNews, quoi que tu penses de CNews, je suppose que, comme moi, vous n'avez pas envie d'interdire un concurrent à vous.

19:11
Locuteur

Pour

19:11
Présentateur

moi, la question aujourd'hui, c'est la question de la démocratie.

19:13
Robert Ménard

Ben voilà, mais c'est pareil, je vous dis ça, parce que là, on est à la télé, vous ne me diriez pas, tiens, c'est mes concurrents, je vais les interdire.

19:20
Locuteur

Donc ça, vous

19:20
Présentateur

lui avez dit ?

19:20
Robert Ménard

Mais je lui ai dit, et quand c'est dans un parti politique d'opposé, et à LFI, je n'en pense que du mal. Posez-moi trois questions sur LFI, vous allez dire, mais je ne vais pas interdire la France insoumise.

19:29
Présentateur

Robert Ménard, le patron des patrons, Patrick Martin, à qui la question, est-ce que vous fuiriez si la France insoumise arrivait au pouvoir, a répondu, physiquement, peut-être pas, la question ne se pose pas, mais financièrement, peut-être, et il parle d'un pays qui serait dangereux si la France insoumise arrivait au pouvoir.

19:46
Robert Ménard

Je pense que la France insoumise, demain au pouvoir, ça va faire fuir des gens, bien sûr.

19:51
Présentateur

Ça va faire fuir des

19:52
Locuteur

gens ?

19:52
Robert Ménard

Bien sûr, un certain nombre de gens qui ont de l'argent et tout, bien sûr.

19:55
Présentateur

Mais est-ce que la France insoumise s'en désolerait ? Peut-être pas. J'ai posé la question à Clémence Guettet ce matin, qui était mon invité sur RMC. Elle disait, c'est pas grave, on trouvera d'autres patrons.

20:05
Robert Ménard

Ah bah écoutez, je vais vous raconter, hier j'étais à une exposition Gustave Fayet. Pourquoi je vous le cite ? Parce que Gustave Fayet, il est né à Béziers.

20:14
Locuteur

Et

20:14
Robert Ménard

donc, c'est un peintre, un collectionneur. C'est fait à la fondation Vuitton.

20:20
Locuteur

S

20:21
Robert Ménard

'il n

20:21
Locuteur

'y

20:21
Robert Ménard

a pas des milliardaires pour faire un lieu comme ça,

20:24
Locuteur

ils

20:25
Robert Ménard

n'existent pas. Moi, je ne suis pas dans l'envie. Je dis, les gens qui ont beaucoup d'argent,

20:30
Locuteur

il

20:30
Robert Ménard

va falloir, et là, je dis faire d'une partie de la droite, y compris de Bruno Rotaillot, il va falloir leur demander plus d'argent. Plus d'argent. Mais il ne faut pas les faire fuir. Il faut juste un truc qui s'appelle, c'est tout con, le bon sens. Entre, oui, vous gagnez beaucoup d'argent, je

20:47
Locuteur

voudrais que vous mettiez tous

20:47
Présentateur

une petite pièce dans une tirelière quand vous dites le mot bon sens. Et puis à la fin,

20:50
Locuteur

je

20:50
Présentateur

serais très très riche.

20:51
Robert Ménard

Attendez, pardon, non, je ne laisse pas parler ça. Je suis maire.

20:56
Locuteur

Vous revendiquez

20:56
Présentateur

tous d

20:57
Locuteur

'avoir du bon sens.

20:57
Robert Ménard

Attendez, vous

20:58
Présentateur

n'avez pas visiblement le même.

20:59
Locuteur

Non, le

21:00
Robert Ménard

bon sens, c'est être capable de dire, non, c'est trop facile ce que vous faites là. Le bon sens, c'est quoi ? C'est de dire qu'un type de droite a raison, tu dis qu'il a raison, et qu'un type de gauche, tu dis qu'il a raison. c'est exactement la même chose.

21:17
Locuteur

C

21:17
Robert Ménard

'est

21:17
Locuteur

exactement la même chose.