Table ronde sur l'industrie textile
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Collègues, je vous propose de commencer notre commission. Oui, je vous remercie de votre présence aux uns et aux autres et euh n donc nous allons euh débuter notre table ronde sur l'industrie textile. Nous avons effectivement aujourd'hui le plaisir d'accueillir devant notre commission pour une table ronde sur l'industrie textile, monsieur Olivier Ducatillon, président de l'Union des Industries Textiles UIT accompagné de son Non, vous êtes pas accompagné.
Mais ben voilà, vous êtes pas accompagné, on enlève. [rires] Monsieur Yann Rivau Allan, président de la Fédération française du prê à porté féminin et vice-président de l'Union française des industries de la mode et de l'habillement. Nous l'écouterons avec ces deux casquettes.
Et vous êtes accompagné de monsieur Pierre-François Lelouette, coprésident donc de de l'Union française de l'industrie de la mode et de l'habillement. Et enfin, monsieur Johann Petiot qui est directeur général de l'Alliance du commerce qui comprend aussi la Fédération des enseignes de l'habillement. Votre président, monsieur Bernard Cherky, n'a pas pu se rendre disponible ce matin et est président à la fois de l'Alliance du commerce et de la Fédération des enseignes de l'habillement.
Le paysage des fédérations et des syndicats du secteur textile est complexe. Vous pourrez bien entendu y revenir et nous éclairer. Je relève pour ma part que l'Union des industries textiles rassemble plutôt la mon de la filière à savoir la transformation des fibres textiles en fil et en tissu à travers le tissage ou le tricotage.
Ensuite, l'Union française desindustrie de la mode et de l'habillement regroupe quatre fédérations de la fabrication de vêtements dont la plus grosse est la fédération du prête à porté féminin. Enfin, l'Alliance du commerce regroupe la plupart des grandes enseignes que nous connaissons. Galerie la Faillette, Printemps, Kiabi, Laal, Celio, Zara, H&M, Uniclo Primarc, CEA pour n'en citer que quelques-unes.
L'industrie textile française déjà très fragilisée depuis plusieurs décennies tendait à se stabiliser. Mais elle se trouve aujourd'hui particulièrement en danger avec des acteurs internationaux dont le coût de revient dont les coûts de revient sont jusqu'à 10 fois inférieurs. En effet, dans la période récente, la Fast Fashion ou Mode Ultra Express crée une rupture profonde avec les équilibres historiques du secteur, avec des logiques de volume, de vitesse et de prix inédites.
Un chiffre doit tous nous alerter. 97 % des vêtements vendus en France sont tensionne. 97 % des vêtements vendus en France sont importés selon la dernière étude disponible à ce sujet.
Une note de 2021 de l'Institut français de la mode mobilisant des données de l'INC. Il est probable que la situation se soit encore dégradée depuis. Vous pourrez revenir sur ce chiffre car je sais qu'il peut être discuté car il dépend de ce que l'on retient comme périmètre au niveau industriel et commercial ainsi que du recours aux critères du pays d'assemblage qui représente la dernière étape de transformation.
Dans ce contexte, quelles sont messieurs les conséquences de l'hyperconcurrence internationale et en particulier de l'ex de l'explosion d'importation de vêtements à bas prix basé sur des fibres synthétiques et vendues via les plateformes de la Fast Fashion. Comment remédier à cette situation sur un plan industriel ? Une réindustrialisation est-elle encore possible ?
Le commerce physique est lui-même désormais menacé par des plateformes étrangères qui vendent directement depuis l'étranger au consommateur et livre via des petits colis. On parle même de décommercialisation. D'un côté, les marques françaises assument des coûts fixes lourds en matière de loyer, de fiscalité ou de charges sociales et réglementaire.
De l'autre, les acteurs étrangers de la Fast Fashion fonctionnent sans infrastructure ni respect strict des législations nationales. Comment lutter efficacement contre cette concurrence déloyale ? Voici quelques questions messieurs que je je me permets de soumettre à votre interrogation et à votre sagacité et j'espère qu'elles seront nature à contribuer à poser un diagnostic clair sur la situation et sur les voies et moyens permettant de s'en sortir en créant de meilleures conditions juridiques et économiques en faveur de notre filière textile.
Je vous remercie d'avoir répondu tous à notre invitation. Je vous laisse la parole pour environ 5 à 10 minutes par structure. Nous pourrions commencer, si vous en êtes d'accord par l'Aval avec donc monsieur B vous-même, monsieur Ducatillon.
Moi c'est la M. Ah vous c'est la MT. Donc avec mon donc Louette, enfin Louette et monsieur Petio.
Ensuite on continuerait avec la Fédération du prête à porté et Luffi MH et en finir avec l'Alliance du commerce. Je précise que cette audition fait l'objet, comme chaque semaine, d'une captation vidéo et d'une diffusion en direct sur le site internet du Sénat et ensuite on ouvrira euh les questions auprès de l'ensemble de nos commissaires. Monsieur le président du CTIAN, je vous laisse la parole.
Madame la présidente, merci beaucoup déjà. Merci de nous avoir donné cette opportunité de nous expliquer nous exprimer devant cette commission. Mesdames et messieurs les sénateurs, bonjour et la chance d'être avec mes chers confrères de comme vous l'avez dit de cet écosystème textile parfois un peu difficile à cerner mais ça sera l'occasion de de vous en en donner plus de de plus de détails.
Le textile n'est pas une nostalgie, c'est une solution. C'est ce que on va essayer de de vous expliquer. Alors, le textile bien souvent dans les médias auprès des pouvoirs publics et des parlementaires que vous représentez également aujourd'hui serait souvent a tendance à être amalgamé ou se résumer à l'habillement.
Bien sûr que nous sommes fiers d'avoir 40 % de nos adhérents et de notre branche qui travaillent pour l'habillement, mais le textile ne se résume pas à l'habillement. Le textile, c'est donc 40 % la sous-traitance du luxe. Toutes les grandes maisons luxe qui se sont battues pour préserver les savoir-faires sur notre territoire aujourd'hui travaille avec nos sous-traitants qui sont nos adhérents sur la chaîne de valeur que vous avez décrite à savoir depuis la fibre jusqu'à la confection.
Pour certains, on y reviendra des choses spécifiques où on a quelques overlaps entre nos fédérations. Le simplement 2200 entreprises, 16 milliards de chiffres d'affaires pour près de 60000 salariés. Fin des années 70, nous étions plus de 400000 salariés.
Le textile a déjà payé un lourd tribut mais source ce d'espoir, la l'ensemble de la chaîne de valeur est encore présente sur ce territoire. C'est quelque chose qu'il faut bien intégrer. Et vous avez eu raison de mentionner aussi que les pourcentages parfois s'arrêtent à la dernière étape.
Il faut parfois accepter que pour une un produit fini, tout ne peut pas être fait en France et nous essayons bien sûr d'en faire le maximum. Mais est important de valoriser cette chaîne de valeur et j'ai envie de dire on préfère que le fil, le tissu, le tricot soit fait en France et parfois la confection soit faite à l'étranger que l'inverse en terme de valeur ajoutée sur le territoire aujourd'hui. Donc trois trois domaines, luxe, habillement, l'ameublement, tout ce qui est à la maison, c'est 10 % le l'habillement et le luxe c'est 40 %.
Et enfin le textile technique, souvent le plus méconnu mais celui qui se porte le mieux actuellement et qui fait le moins de bruit. Est-ce que vous savez que le le bout la pointe de la fusée Ariane est faite de textile ? Est-ce que vous savez que le leader mondial des des prothèses pour les hernies disc des des du textile pour ces ces pathologies ?
Ce sont des sociétés où quand vous rentrez, n'ayez plus cette image d'un zola ou d'une usine qui fait peur. Mais on parle de salle blanche, on parle de plasma et on parle de CO2 critique. Voilà ce qui est aussi devenu le textile présent. dans tous les domaines de notre vie quotidienne, l'agriculture, le sport, la santé, la défense, l'aéronautique, l'automobile et bien sûr l'habillement qui nous rassemble qui nous rassemble aujourd'hui.
Donc il est clair que si une partie continue à se développer, à être en recherche de développement, l'autre partie qui est liée à l'habillement souffre souffre pour des mots qui sont clairement identifiés, en tous les cas pour la majorité d'entre eux. Et je pense que sur la partie hyper concurrence des loyales et dérégulation des importations, je laisserai je laisserai mes collègues qui vont s'exprimer parce que sinon on risque d'être redondant. Donc je pense que c'est à eux de s'en expliquer.
Sachant que pourquoi nous on est impliqué dans dans ce combat ? Parce que par ricochet nos sous-traitants et nos industriels qui travaillaient avant avec des sociétés qui avaient un certain niveau d'activité en France compte tenu de cette hyperconcurrence desloyales. Ce niveau d'activité est en souffrance.
La consommation est en berne et auquel cas nous avons des répercussions directes sur les sous-traitants, des tisseurs, des tricoteurs, des ennseurs, les teinturiers qui sont le maillon faible et pourtant le maillon crucial stratégique pour notre filière. Et c'est évidemment ces gens que nous souhaitons, on souhaite vous alerter sur leur situation aujourd'hui. Donc je vais je ne vais pas revenir plus, je vais laisser mes collègues en parler.
Deuxième fardeau pour nous, le fardeau de la transition énergétique. Nous avions un avantage concurrentiel certain. Il faut savoir que même si ça saute pas aux yeux, mais tout ce que je vous ai décrit en terme de de chaîne de valeur, ce sont des énergointensifs et aujourd'hui, nous avons un vrai problème de compétitivité lié à la situation notamment sur le gaz et même sur l'électricité où nous avons parfois du mal à être reconnus comme secteur stratégique ou comme secteur soumis à une concurrence internationale.
Nous avons une un troisème point qui là concerne je pense tout le monde et et je dis très souvent nous aujourd'hui on se rend compte que l'agriculture l'industrie automobile industrie textile même combat avant la hanche de normes de réglementation moi j'ai 62 ans. Ça fait à peu près 40 ans que j'entends parler de simplification. Je pense que j'ai même dû connaître plusieurs ministres de la simplification à aujourd'hui forcer de constater que cette simplification, on est on en est loin et euh on est loin du compte et c'est vraiment une des choses que nous demandons pour permettre à nos PME, puisque j'insiste, je ne l'ai pas dit en préambule, l'industrie textile en France aujourd'hui c'est plus de 80 % de PME.
Donc c'est aussi important de tenir compte de cette de cet état de fait. Dernier exemple. Alors bien sûr en France, on veut toujours être des super bons élèves.
On veut laver plus blanc que blanc et on veut vraiment faire en sorte qu'on ait rien à se reprocher. Nous, on appelle clairement dans une situation qui devient anormale, dans une situation d'alerte et de mise en danger de notre économie. Je pèse mes mots là.
Nous parlons textile, on en est ravi de de concentrer sur le textile. Je pense que ce discours pourrait s'appliquer à tous les secteurs, notamment dans le commerce et par ricoché dans l'industrie par rapport à à cette à cette surtransposition de normes, par rapport à cette concurrence déloyal qui va fragiliser le l'ensemble de notre de notre économie. Dernière en date, je fais passer un petit message, il pourra peut-être être entendu, ça devient technique.
On parle de Piface. Euh l'épiphase, vous en avez entendu, c'est polluant éternel. Nous n'avons absolument rien contre et nous sommes tout à fait favorables à ce que ces pifasses ont puissent trouver une alternative qui n'existe pas à ce jour.
Il y a un décret qui doit sortir avant la fin de avant la fin de l'année. Simplement, on est les seuls en Europe à pouvoir à vouloir interdire au 1er janvier l'épiface. Ce qui veut dire qu'on va se retrouver dans une situation ubuesque où nos entreprises françaises seront les seules à ne pas pouvoir commercer ni exporter ni importer des produits qui vont avoir des traces de piface.
Sachant que la présence des pifaces dans ces produits est très floue encore à ce jour. Donc nous demandons des dérogations. On ne veut pas se on veut pas combattre la notion de piface.
On veut dire ne pas être les seuls comme d'ailleurs en général, je reviens sur l'agriculture, sur l'automobile, n'importons pas des produits qui sont interdits en France et par rapport à auxquels les enfin les normes qui sont soumises à nos acteurs locaux alors que ceux qui importent que qui vont l'exporter ne sont pas soumis aux mêmes loi. C'est la règle de base et encore une fois, on s'aperçoit que tout tout est tout est lié dans les secteurs que j'ai cité et je pense qu'on pourrait le faire. Que faire par rapport à ça ? rétablir une concurrence équitable sur les réformes douanières, ça passe par l'Europe ?
Oui, ça passe peut-être aussi par un peu plus d'audace sur notre territoire national à savoir pourquoi pas un décret qui certes sera remis en cause par l'Europe mais qui va mettre 4 ans à se manifester pour nous expliquer qu'on n'est pas dans les clous. Et peut-être que aujourd'hui, malheureusement sur cette ultra fast fassion, il y a qu'une chose qui a fonctionné. J'aime pas le citer en exemple, mais c'est une réalité.
C'est que la décision de Trump à un moment des 100 dollars, c'est le seul élément qui a été factuel et qui a fait ralentir cette ce tsunami et cette invasion de petit colis et cette mise à mal de notre de notre secteur. Alors, il y a des avancées, il y a des petits pas qui sont faits, c'est encourageant. Il y a malheureusement fallu l'histoire de la poupée pédopornographique et des armes pour que ça se bouge un peu plus mais c'est le résultat qui compte.
Le principal, c'est que ça se bouge plus. Mais dans les faits, un moment tapons fort et tapons vite. On était avec Yann et je vais je vais pas terminer, je vais essayer de terminer là-dessus parce que sinon je pourrais vous en parler pendant des heures.
Mais RD sur les les possibilités et le soutien qu'on attend, c'est pour industrialiser, il faut qu'on puisse aller aussi vite que nos concurrents. Il puissent faut qu'on puisse continuer à innover. La tribune de Louis Galois il y a 15 jours fait peur quand elle nous parle de transfert technologique inversé. c'est qu'aujourd'hui euh les transferts de technologie avant étaient toujours de l'Europe vers la Chine.
Aujourd'hui, on s'aperçoit que ça devient des transferts de technologie de la Chine vers l'Europe. Donc, on a besoin d'automatisation. On a besoin de se moderniser et non pas de d'investir pour répliquer les modèles qui n'ont qui ne peuvent plus fonctionner aujourd'hui.
Et enfin, dernier élément hyper important, la commande publique. Dans un contexte où on voit que faire un budget devient compliqué, financer notre modèle social devient plus que compliqué. Je pense qu'il y a un consensus et que ça devient transpartisant de dire que notre modèle social ne on arrivera à le à continuer à le financer.
Il est pas question de le remettre en cause simplement il faut créer de la richesse sur le territoire. Pour créer de la richesse, faut dire utiliser quelque chose qui n'est pas un gros mot. Il faut produire en France.
Et pour produire en France, il faut un moment, c'est ça qui sera la clé pour pouvoir contribuer au financement de notre modèle social. pour produire en France. Il y a un moyen qui coûte pas cher, qui peut aller très vite.
Là aussi, faut un peu de courage. Faut aussi oser euh aller parfois euh contre ce que l'Europe nous impose. La peur qu'on a, cette peur terrible de se dire "Mon dieu, nos acheteurs publics sont les seuls en Europe à être pénalement responsables devant leur commande publque, mais de se dire comment peut-on être plus malin, moins naïf pour essayer de faire en sorte que le fléchage de nos marchés publics aille vers des entreprises qui en ce moment n'ont besoin que d'une chose, des commandes.
Le reste, c'est de la littérature. Les entreprises ont besoin de commandes et si ça continue, ça continue encore pour vous. Je sais bien qu'un calendrier électoral ou un calendrier à 18 mois, 2 ans, ça correspond à du court terme.
Dans les calendriers, les agendas des entreprises, on n'est pas du tout sur le même timing et sur la même temporalité. Donc aujourd'hui cette commande publique, on vient de sortir une étude avec KPMG à l'UIT qui montre que entre une commande une un achat public qui est fait directement depuis l'import en sourcigne qui ne contribue en rien à notre modèle au financement de notre modèle social à aucun niveau. Si une société française faisait ce même marché public produisait à 60 70 %, on est même pas dans les 100 % 60 70 % de la valeur ajoutée en France, il y a 84 % du chiffre d'affaires réalisé qui rejaillit, je vais pas utiliser un mot qui va vous choquer, mais qui ruisselle qui ruisselle sur notre économie. 22 % directement dans les caisses de l'État, 62 % sur la sous-traitance, les services.
Ça veut dire que ce qui est payé 100 aujourd'hui à un acteur chinois qui vient directement vendre pour une une commande publique pourrait être payé 180 sur le marché français. Ça c'est quelque chose aussi qu'on aimerait intégrer, mettre ça dans le cahier des charges de la commande publique d'intérêt un espèce de coefficient qui puisse favoriser. C'est pas un gros mot et comme l'a dit un ancien ministre que je ne citerai pas, à un moment ils vont pas nous envoyer les chars à l'Europe si on leur dit que on met un coefficient et que le le coefficient il est parce qu'il y a état d'urgence sur la sur la situation de nos entreprises et sur la commande publique.
Voilà, je pourrais continuer longuement mais je vais me je pense que je suis dans les temps. Merci. Merci beaucoup monsieur le président.
Donc je cède la parole à monsieur Rivaland. Décidément, j'ai mal, je vais prendre je vais prendre la suite. Merci beaucoup madame la présidente, mesdames messieurs les sénateurs, merci euh pour votre invitation à venir échanger avec vous sur le la situation du secteur textile et peut-être en ce qui me concerne un peu plus particulièrement du commerce de mode.
L'alliance du commerce réunit, comme vous l'avez dit madame la présidente, les grands magasins et les enseignes de mode, c'est-à-dire les réseaux d'habillement et de chaussures présents dans notre pays de l'entrée de gamme jusqu'au jusqu'au premium. J'aurais partager avec vous ce matin un constat lucide mais aussi un constat d'ambition sur notre secteur qui traverse, on va le voir, une profonde transformation qui est confrontée à de réel menace et Olivier a déjà commencé à en parler mais qui est aussi porteur de solutions d'emploi et d'une véritable énergie et résilience face à l'adversité. D'abord, un petit mot pour vous vous dire combien le secteur du commerce de mode reste un secteur essentiel dans la vie économique de notre pays.
Le commerce de mode représente aujourd'hui à peu près un un peu moins de 200000 emplois et 36000 établissements répartis sur l'ensemble de notre territoire. Il occupe une place unique dans la vie des Français. Nous avions réalisé une petite étude en en début d'année qui montrait que 90 % de nos concitoyens fréquentent les commerces de mode et un français sur trois le fait au moins une fois une fois par mois et qu'un très grand nombre d'entre eux considèrent cela au-delà de l'acte d'achat comme un véritable moment de plaisir et de et de lien social au cœur de nos territoires.
Cette dimension sociale, elle est essentielle parce que la mode ne se résume pas à un acte d'achat et vous le savez, c'est aussi un rapport à soi, à l'image, à l'expression personnelle. C'est aussi un secteur d'emploi et d'insertion sociale. Je vous l'ai dit, c'est 200000 près de 200000 salariés partout en France à qui nos commerces, nos enseignes, mais le commerce en général donne sa chance. près d'un jeune sur 5 commencera sa carrière professionnelle dans le commerce et beaucoup d'entre eux s'ils souhaitent s'y engager sur le long terme pourront aussi y connaître des carrières extrêmement intéressantes.
C'est aussi un vecteur d'entrepreneuriat parce qu'il faut se rendre compte qu'aujourd'hui un tiers de nos commerces de mode en réseau ouvre via de la franchise ou de l'affiliation, c'est-à-dire des entrepreneurs locaux qui sont souvent installés dans les territoires et donc on contribue aussi à ce à ce dynamisme de de l'entrepreneuriat. Et et un dernier mot sur ce sur ce constat de présentation, on a aussi la chance en France de disposer de leader de la mode sur tous les segments de gamme présents en France. Je pourrais vous en citer plein de l'entrée de gamme jusqu'au premium.
On peut on va en France de Kiabi jusqu'au groupe SMCP qui sont des leaders français avec des leaders aussi du moyenne gamme et on a la chance aussi d'être attractif pour les enseignes internationales qui créent massivement de l'emploi sur notre territoire. Cela dit, Olivier l'a dit, le secteur se transforme avec un nombre de contraintes importantes. La première évolution, c'est le digital.
Les ventes sur internet aujourd'hui atteignent plus de 7 milliards dans le secteur de la mode. C'est un peu plus de 23 % de part de marché qui sont aujourd'hui réalisés en ligne. À cela s'ajoute aussi la révolution maintenant de l'intelligence artificielle aussi bien générative qu'analytique et qui rencontre de nombreux cas d'usage dans notre secteur aussi bien de la conception des produits, de l'alimentation de nos sites internet, de la conception de nos campagnes marketing.
On y reviendra peut-être mais c'est un véritable enjeu de transformation pour notre secteur. Deuxième évolution bien sûr la circularité et notamment la seconde main qui représente déjà plus de 6 milliards d'euros dans la mode. C'est une tendance durable à laquelle déjà de nombreuses enseignes participent que ce soit en magasin ou en ligne.
Elle répond véritablement à une double demande de nos concitoyens. d'abord une demande de consommation plus responsable mais aussi elle répond à des contraintes de pouvoir d'achat qui vous le savez ont été de plus en plus forts ces dernières années. D'ailleurs, si un petit mot sur l'arbitrage du pouvoir d'achat, nos commerces ont ont véritablement subi hein cette contrainte du pouvoir d'achat ces deux dernières années parce que quand on regarde différentes enquêtes de consommation, on voit que la mode et l'habillement malheureusement est l'un des principaux achats auxquels nos consommateurs se résignent d'abandonner quand ils n'en ont plus les moyens.
Et donc les arbitrages de consommation ont été extrêmement défavorables au secteur de la mode ces ces dernières années. Et puis je sais que vous y êtes attaché. En tant que sénateur, nos commerces de mode connaissent aussi une profonde transformation territoriale.
Vous le savez, les alertes sur le taux de la vacances commerciale dans nos villes se multiplient ces derniers jours. Elle devrait atteindre en moyenne plus de 11,5 % dans notre pays. Elle est déjà à plus de 16 % en moyenne dans les galeries commerçantes.
Bien sûr, le discours n'est pas noir. Il y a des villes qui vont bien, qui se transforment, mais il y a des villes qui continuent à souffrir et j'y reviendrai. Il nous faut de véritables politiques territoriales en faveur du commerce.
Une fois ce ce tableau de transformation dressé, peut-être revenir quand même sur la menace majeure à laquelle Olivier a déjà commencé de vous parler qui et qui fragilise véritablement de manière durable les acteurs français, c'est l'émergence des plateformes en ligne extraeuropéenne. Quelques chiffres Chine 5 millions de visiteurs uniques par jour. TMU 4,5 millions de visiteurs uniques par jour.
AliExpress à peu près pareil. À E3, il représente presque 4 % déjà des achats d'habillement en volume dans notre pays. Le volume des produits mis en marché par les plateformes Pur Player ont augmenté de 30 % en 2024 selon le baromètre publié par notre éco-organisme.
Mais soyons clair, la question ici n'est pas celle de la concurrence. Nous la connaissons dans le secteur de la mode depuis toujours et chacun a envie d'être habillé à sa façon, sa propre marque, ce qui correspond à son identité. Nous ne sommes pas contre la concurrence et nous l'acceptons.
La question non plus n'est pas celle des marketplaces et des places de marché. On le sait aujourd'hui, c'est un modèle euh de relation client, d'achat, de consommation qui va croître dans les années à venir. Et le problème n'est pas non plus, et Olivier l'a bien dit, celui de la mondialisation de nos chaînes de production qui touche aujourd'hui l'ensemble de nos segments.
Et donc le problème n'est pas ici la Chine, mais le problème comme l'a très bien dit Olivier, c'est le respect de nos règles et de nos valeurs communes qui aujourd'hui sont bafouées. Je vous le rappelle, vous le savez mais les pratiques observées sur ces plateformes sont inacceptables. Faux rabé, fausse information, marketing agressif, produits non conformes voire dangereux.
Et ces pratiques ont été condamnées à nombreuses reprises par la CNNIL, par la DGCCRF et par la Commission européenne qui a ouvert de nombreuses enquêtes. À cela, ça a déjà été dit aussi, mais ça joue des avantages commerciaux. À cela s'ajoute aussi des avantages commerciaux qui créent une véritable distorsion, absence de droit douane, non paiement de la taxe habillement payé par normalement par l'ensemble des importateurs, des tarifs postaux parfois plus avantageux et des subventions par les pays d'origine.
Le constat pour nous est simple. Ces acteurs ont basé leur croissance dans notre pays ces dernières années en très grande partie en profitant des failles de notre réglementation et de nos contrôles. Et le risque pour nos commerces est systémique puisque je un chiffre en 10 ans, notre secteur a déjà perdu pardon plus de 14000 établissements et 50000 emplois dans notre pays.
C'est considérable et malheureusement ce flux se poursuit. For heureusement, des leviers d'action existent et ils doivent être activés rapidement. Le premier levier, c'est celui de l'équité concurrentielle.
Olivier en a déjà parlé. Nous saluons enfin la décision de la Commission européenne de supprimer l'exemption de droit de douine au premier trimestre 2026, l'instauration de frais de gestion sur les petits colis au 1er novembre 2026. Il faut maintenant que ces mesures rentrent vite en vigueur et que les promesses soient tenues.
Vous l'avez probablement vu aussi, les entreprises prennent aussi leur responsabilité puisque 12 organisations professionnelles et notamment celles qui sont à mes côtés aujourd'hui et une centaine de marques ont lancé une action en concurrence déloyale en justice pour demander devant le juge la réparation du préjudice subi depuis maintenant 5 ans. Enfin deuxème levée, les contrôles et les sanctions. Aujourd'hui, vous le savez, ils ne sont pas à la hauteur.
Juste un chiffre, en 2024, 775 millions de contrôles de colis, pardon, ont été reçus et seulement 94000 contrôles physiques ont été réalisés. C'est moins de 0,01 %. Euh le ce seul chiffre parle de lui-même.
Il faut absolument renforcer euh les contrôles et nos réglementations. Et là, un petit point d'alerte, c'est pas tellement les règles aujourd'hui qui nous manquent, c'est la longueur des des procédures. Un seul euh exemple, la sanction euh portée par la DGCCRF à la plateforme Chine au mois de juillet 2025 de 40 millions d'euros et le résultat de contrôle effectué en 2022, début 2023.
Il a fallu 3 ans pour arriver à sanctionner effectivement le non respect de nos règles. La Commission européenne a ouvert un certain nombre d'enquêtes contre ces plateformes, certaines depuis le début de l'année 2024. Vous le savez comme moi, on est à la fin de l'année 2025.
Ces enquêtes sont toujours en cours, toujours des droits de réponse de part et d'autre, mais aucune sanction et aucune mesure forte n'est prise. Or, on sait que ces acteurs sont extrêmement agiles et donc on doit aussi être très agile sur nos procédures. Il faut les accélérer, appliquer des sanctions peut-être préventives ou des mesures préventives plus fortes et des montants de sanctions véritablement dissuasifs.
Il faut aussi accompagner la transformation de nos commerces et je voudrais dire un mot sur notre modèle économique qui a été chahuté pour de nombreux commerçants et notamment peut-être un mot sur nos charges d'exploitation et notamment le loyer qui vous savez est l'un des principaux postes de charge après les salaires. Beaucoup de commerces subissent encore des loyers qui ne correspondent plus à la réalité de leur activité. Euh et là, il y aurait deux mesures simples pour aboutir, hein.
Vous avez voté dans le projet de loi de simplification la mensualisation du paiement des loyers pour les commerçants. C'est un accord qu'on a trouvé au sein du Conseil national du commerce au début de l'année 2024. On est fin de l'année 2025.
Nous attendons toujours la mise en place de cette mesure et nous espérons véritablement que le projet de loi de simplification pourra aller à son terme sur ce sujet-là. La révision des loyers doit aussi être facilitée lorsque les facteurs locaux de commercialité sur le territoire ont changé et les dispositions prévu par la loi sont aujourd'hui trop restrictives. Et puis comme nous sommes à la veille des élections municipales, un mot parce que nous avons besoin véritablement de politique locale engagée non seulement sur le commerce mais sur l'accessibilité de nos centre-ville, la réhabilitation du logement, le retour d'emploi dans nos centrre-ville.
C'est véritablement cela qui fera euh redonner vie à nos à nos centres-villes. Un mot peut-être parce que ça a été dit sur ce qui nous lit tous les trois. Le made in France, vous l'avez dit madame la présidente, ça représente un peu plus de 3 % des volumes mis en marché aujourd'hui.
Nos grandes enseignes contribuent aussi au médine France à leur manière. Je pourrais aussi vous en citer plusieurs, mais je pense aux enseignes Kiabill et Jules qui ont réouvert une usine de jean dans le nord de la France. Je pense aux enseignes Bonobo, Promode, Monoprix qui aussi ont des produits made in France.
Bien sûr, ça représente une part réduite de leur offre, on le sait, c'est 3 %. Mais beaucoup d'enseignes contribuent aussi à cette dynamisme. Je suis d'accord avec vous.
Nous devons aller plus loin de manière collective et il faut travailler sur nos facteurs de compétitivité, prix mais aussi hors prix. Comme l'a dit Olivier, l'innovation euh et le savoir-faire malheureusement a été perdu ces dernières années. J'en viens euh à la fin aussi sur enfin mon dernier point, je crois que nous avons une opportunité commune sur cette industrie du textile qui est l'industrie du recyclage.
Vous savez qu'aujourd'hui on a un grand nombre de déchets. C'est 900000 tonnes de produits qui sont mis sur le marché tous les ans. On en collecte aujourd'hui entre 30 et 40 %.
On doit faire mieux aussi. C'est tout l'objectif de la révision du cahier des charges de notre éco-organisme, la filière REP TLC pour ceux qui la connaissent. Et je suis véritablement convaincu que nous devons œuvrer ensemble à faire de ces déchets une opportunité de création de valeur sur notre territoire par le recyclage de la matière et la réincorporation de ces matières en France ou dans nos chaînes de production à travers le monde.
C'est véritablement un enjeu d'actualité auquel nous travaillons. Voilà. Merci beaucoup madame messieurs sénateurs.
Vous l'avez compris, le commerce de mode n'est pas en fin de vie. Il innove, il investit, il y a des solutions. Il faut simplement que nous soyons agiles et réactifs et nous comptons sur vous.
Merci à vous. Merci beaucoup. Et donc je donne la parole à monsieur le coprésident de l'Union française de l'industrie de la mode et de l'habillement, monsieur Lelouette.
Merci madame la présidente et merci mesdames et messieurs les sénateurs pour votre invitation. euh mes prédécesseurs ont été parfaits. Donc je vais essayer de compléter euh le le débat vous en vous disant que euh même si vous avez plusieurs fédérations de la mode aujourd'hui devant vous, elles sont toutes rassemblées au sein du comité stratégique de filière Modéluxe euh qui nous permet euh d'échanger et de coordonner parfaitement nos actions comme vous avez pu le voir sur les questions de mode ultra express.
J'aimerais assister sur un autre point. Aujourd'hui, je représente devant vous trois fédérations du prête à porter, donc de marque de mode, ainsi que les confectionneurs français qui sont essentiellement basés dans les quatre région de l'ouest de la France et qui constituent eux aussi une part importante de notre industrie, souvent alimentée par les marques de luxe. Les marques que je représente aujourd'hui sont des marques premium.
Donc ce qui est très important pour nous, c'est aussi de faire rayonner nos marques et de faire rayonner la France. La mode fait partie de des grands points qui alimentent le soft power de notre pays dans le monde entier. C'est un point de différenciation par rapport à de très nombreuses économies et il est très important pour nous bien sûr de continuer de faire rayonner ces entreprises dans un contexte très particulier puisque notre marché intérieur baisse depuis maintenant une dizaine d'années.
Donc la dimension internationale de nos activités est bien sûr quelque chose que nous souhaitons continuer à à faire développer. Le marché de l'habillement en France. Je vous rajoute deux autres chiffres par rapport à ceux que vous a donné Johann et Olivier.
C'est en gros 37 milliards d'euros de chiffre d'affaires si on se concentre uniquement sur le chiffre d'affaires des marques et de l'habillement. Mais les marques d'habillement, c'est bien plus que de l'habillement parce qu'il n'y aurait pas de Dior cosmétique par exemple s'il n'y avait pas Dior marque de mode d'abord. Il n'y aurait pas de Chanel Jois s'il n'y avait pas de Chanel tout court.
Il n'y aurait pas ce def Saint-Laurent beauté qui fait plus de 2 milliards d'euros de chiffre d'affaires aujourd'hui s'il n'y avait pas la marque Saint-Laurent aujourd'hui. Donc on voit bien que le cœur de notre activité de nos marques, c'est bien sûr l'habillement. Il faut toujours qu'il y ait de l'habillement et ou de la maroquinerie au cœur de cette histoire.
Mais on vient rayonner sur bien d'autres segments euh de marché, bien d'autres secteurs. Si bien que le quand on cumule le chiffre d'affaires des marques de mode dans notre pays, c'est 150 milliards, c'est-à-dire plus que l'automobile, plus que l'aéronautique. C'est 650000 emplois dans notre pays.
Ça fait partie de toutes les conversations de la jeunesse de notre pays sur tous les réseaux sociaux. C'est un phénomène culturel et pas simplement un phénomène économique. Et c'est bien là tout le danger que nous auquel nous faisons face aujourd'hui de déclassement euh d'un niveau international au niveau international compte tenu de toutes les attaques dont Johann et euh euh Olivier vous ont fait part aujourd'hui.
Donc nous défendons avant tout la création, nous défendons avant tout la désirabilité de nos marques. Et cette désirabilité de nos marques, elle se base sur bien sûr une puissance créative extrêmement importante, une vision créative que portent les créateurs de mode établi en France, une vision de l'innovation qui est également extrêmement importante. Nous avons besoin de nous développer et d'embrasser la transformation numérique de de ce secteur parce que nous voyons bien que nous sommes attaqués par des géants numériques et que nous ne sommes pas malheureusement encore au niveau sur ce plan-là.
Nous avons besoin, la désirabilité, c'est aussi bien sûr nos savoir-faires implantés en région toutes ces entreprises labellisées entreprises du patrimoine vivant qui font vivre nos savoir-faires et qui permettent de les développer. C'est bien sûr la transition écologique un autre point et c'est le développement international. Je vous le disais, tous ces points sont aujourd'hui opérés et permis.
Nous développons des actions nous organisation professionnelle parce que comme vous le savez enfin ça serait si la filière textile et habillement était aussi aidé que la filière aéronautique ou la filière automobile. Donc il existe un seul organiste qui nous aide deux très exactement l'Institut français du l'Institut français de la mode qui est notre école de référence. Les fédérations professionnelles se sont toutes réunies ensemble pour créer à Paris une école de mode qui rassemble business, savoir-faire et création d'excellence parce que nous n'en avions pas.
Vous savez que tous les grands ateliers recrutés notamment à Londres ou en Belgique leur styliste. Nous avons enfin à Paris une école avec 1250 étudiants qui est aujourd'hui une école de référence mondiale grâce à nous. Et je dois vous dire que le gouvernement a décidé de couper toutes les subventions et toutes les aides, les maigres aides, hein, je parle de 2 millions d'euros dans le budget qui a été proposé cette fois-ci.
Donc nous coupons tous les liens avec Berlas Lace. C'est stratégiquement pour nous extrêmement affligeant de voir que le retrait de l'État dans notre secteur. Et puis le deuxème organisme, c'est un organisme qui s'appelle le défi la mode de France dont le gouvernement a aussi décidé de pomper ou de réorienter 30 % des recettes.
Donc, ce sont des centaines d'entreprises qui ne pourront plus bénéficier cette année du soutien à la transition écologique, au développement international, au savoir-faire, à l'innovation et à la création dans le contexte que nous connaissons et qui a été très bien établi par mes prédécesseurs. Donc nous avons là un petit souci quand même de cohérence de politique publique puisque au total on parle de 5 millions d'euros pour une entreprise et pour une filière qui représente 15 milliards de chiffres d'affaires et 650000 emplois. Donc il est effectivement temps, je crois et je vous remercie madame la présidente de mettre le sujet sur le tapis puisque'au-delà de notre impact économique, nous avons évidemment un impact social et c'est d'ailleurs tout l'enjeu de notre sujet qui montre que l'économie est bien au cœur encore une fois de notre société.
Tout ce que nous avons vécu ces dernières années, que nous avons mis en avant avec la montée en puissance absolument scandaleuse de ces plateformes numérique de mode ultra express, ça n'est pas simplement un débat économique, c'est devenu un débat de société et il va falloir résoudre ceci par de l'économique. Euh les plateformes de mode ultra express et Yann y reviendra dans un instant, c'est la quadruple peine. C'est une peine fiscale.
Paye-t-il la TVA ? Pai-te tous les taxes que Johann vous a mentionné ? Je n'en suis pas sûr.
C'est une peine économique avec les destructions d'emplois que Johann vous a don Johan vous a parlé. 50000 emplois qui ont disparu. C'est une peine sociale avec la disparition du commerce de centre-ville notamment euh dont vous auquel vous êtes évidemment particulièrement sensible sur l'ensemble de vos territoires.
Et c'est une peine environnementale avec la crise suscitée dans par notre par la multiplication, l'explosion des vêtements et des volumes qui maintenant engorge complètement toutes les poubelles de France. et à la veille des élections municipales, je pense que ça risque d'être un petit souci parce que notre éco-organisme n'arrive plus à collecter, n'arrive plus à trayer, n'arrive plus à recycler tellement c'est de la mauvaise qualité l'ensemble de ces produits qui débordent de partout. Donc oui, nous avons besoin urgemment d'une réforme de refassion et et que le cahier des charges de refassion, comme vous l'a dit Johann, soit révisé dans les plus brefs délais.
Euh nous comptons encore une fois absolument sur votre soutien sur l'ensemble des points qui ont été abordés. Vous l'avez vu, nous sommes très combatifs. Vous avez ici les trois familles de la mode rassemblé et parfaitement aligné pour faire face à ce combat extrêmement important contre l'Ultrafast Fashion et dont Yann Rivoilan a été sans doute le plus grand héros euh héros euh peut-être pas OS encore mais àt en tous les cas de notre de de cette bataille extrêmement vive que nous connaissons aujourd'hui.
Merci beaucoup monsieur le coprésident de ce langage de de vérité que nous entendons avec intérêt. Je passe la parole à notre dernier intervenant de cette table ronde, monsieur le président de la Fédération française de prête à porortter féminin, monsieur Rival. Merci madame la présidente.
H pour compléter les propos euh de mes amis, vous me pardonnerez un un langage assez peu châtié dans cette vénérable institution, mais on vend en ce moment de la merde à 27 millions de français parce que il y a 27 millions de français qui vont sur le site Chine. Il y a 27 millions de français qui achètent des produits qui sont non normés. Il y avait 5 millions de français qui achètent des produits qui sont cancérigènes et certains des pédocriminels qui achètent aussi des poupées voire des armes voire aussi des médicaments parce qu'on en a peu ou pas parlé dans les médias mais il y a aussi des médicaments sur la plateforme Chine aussi sur TMU aussi sur AliExpress aussi sur TikTok.
Donc on est dans un moment d'effondrement complet qu'on est encore en train de connaître parce que quand un/ers des Français sont capables d'acheter ces produits qui détruisent leur santé, qui détruisent notre économie, qui détruisent tout le tissu social qu'on peut avoir dans nos départements, dans nos villes, dans nos régions et en France et bien évidemment aussi en Europe, on est dans un moment de rupture clair et si on ne sait pas réagir par rapport à cette plateforme, décidément après la désinstisation dont a parlé mon ami Olivier, on va connaître la déralisation c'estàdire la fin des boutiques parce que quand on est déjà à 11 % de boutiques qui sont fermées et bien on arrive très vite à 20 et quand on est à 20 voire à 30 et ben en fait il y a plus de centre-ville, il y a plus de centres commerciaux et donc il y a plus d'activité et donc dans ce moment de rupture et ce moment de pivot qu'on est en train de connaître on a l'obligation de réagir. Pierre- François parlait tout à l'heure de l'innovation et en effet c'est le cœur du sujet parce que Chine c'est avant tout une société d'intelligence artificielle quand tous les jours elle produit 10000 voire même 50000 produits par jour. Je reprends une marque de mode française c'est de toute sa vie 10000 produits qui sont fabriqués.
Chine le fait tous les jours et ben cette capacité tous les jours de créer des nouvelles modes mais uniquement avec des produits en plastique parce que 80 % de leurs produits c'est du polyester. On a à ce moment-là un du vol à l'étalage parce que Chine ce n'est que de la contrefaçon. C'est du vol de nos données, du vol de données des marques qui tous les jours créent des produits.
Donc il volent ses produits, le vol des données des consommateurs parce que là aussi l'Union européenne a montré que Chine volait nos données. Quand on cliquait non sur le bouton cookie, en fait il prenait quand même les données et donc il mixe à la fois le vol de nos données pour les marques de nos consommateurs pour nous vendre tous ces produits de merde. Donc l'obligation de réaction, elle est obligatoire parce que entre le vol d'un côté, l'exploitation à un niveau aussi inimaginable.
On peut voir les reportages dans tous les petits ateliers qu'on peut avoir en Chine où on voit des gens qui sont exploités pour être payés 1 centimes par vêtement fabriqués. Et derrière, Chine évidemment nous ment en nous faisant croire que c'est les mêmes ateliers que dans toutes les entreprises qu'on représente. Comment ils font ?
C'est un truc juste d'arnaque basique en fait de n'importe quel escroc. C'est que ils prennent une société française, ils trouvent les ateliers dans lequels il fabrique et les usines dans lequelles ils fabriquent. Ils font fabriquer un produit chez eux et ils disent "Regardez, on fabrique dans les mêmes endroits." Mais pas du tout.
Il y a des villes entières, il y a des villages entiers qui fabriquent pour Chine et c'est des villages d'exploitation, de popérisation qu'on peut connaître uniquement en Chine de par le système aussi totalitaire qu'on peut avoir dans ce pays. Donc la base de fabrication de Chine, c'est un de la contrefaçon, de de l'exploitation, 3 du transport uniquement en avion parce que la force de Chine là aussi dans l'intelligence artificielle c'est de savoir fabriquer un produit en 3 jours pour nous l'envoyer immédiatement en avion. Donc c'est un l'exploitation mais c'est derrière aussi la destruction écologique de par tous les transports en avion successifs qui peuvent être opérés.
Une fois que là il y a zéro TVA qui est payé, zéro taxe sur les produits importés. Donc c'est une perte pour nous de millions en fait voire même de milliards en TVA et autres taxes. Et de ce fait c'est récupéré dans les paniers de nos de nos consommateurs qui se disent un t-shirt désormais ça vaut 3 €.
Et quand dans la tête d'un consommateur un t-shirt vaut 3 € quand une marque française la fabrique à 10 à 15 à 20 voire à 30 € quand elle fait du M France ou du M in Europe et bien on passe pour des voleurs. Chine nous vole tous les jours et tous les jours on passe pour des voleurs à cause d'eux. Et donc cette capacité en fait à arrêter cela être fait elle doit être immédiate pour un avoir une réaction dans l'intelligence artificielle pour nous aussi justement savoir nous protéger de de travailler aussi des taxes potentiellement à l'intrump c'estàdire en fait une réaction au niveau de l'Europe qui doit être beaucoup plus massive 3 dans cette capacité à comprendre comment on doit remonte remonter nos modèles là aussi pour le pouvoir d'achat des Français alors pour le pouvoir d'achat des Français il y a une base en fait très simple on est ici dans cette très belle assemblée aussi on n'est pas vraiment de la Gen La moyenne d'âge en fait est à peu près proche de la mienne et donc je pense qu'on a tous connu.
Je je me permets en fait cette familiarité. [rires] Merci mais on a tous connu dans notre jeunesse les chaussettes reprisées, l'école de chemise qu'on retournait les pulls en fait sur lequel en fait on rattrapait les trous. Et c'est comme ça qu'on fait des économies parce que comme on pull mon père me passait un pull marin en fait qu'il avait porté pendant des années et que je reportais après pendant des années.
Le pull marin à l'origine il avait coûté à l'époque 100 € mais en fait à la fin il coûte zéro. Et et donc cette capacité à retrouver du provo d'achat, ça se passe par la qualité. Ça se passe par la capacité de créer des beaux emplois comme on l'a.
Quand on est vendeur et vendeuse en France, en fait, c'est un beau métier, un métier de proximité qui a lieu dans toutes les villes. Dans toutes les villes, il y a des commerces, dans toutes les villes, il y a des vendeurs. C'est dans la fabrication quand il y a encore des usines, justement comme le fait Olivier, c'est qu'encore des emplois qualifiés.
Et plutôt que de d'alimenter de la consommation, on emploie de la puissance, la puissance industrielle qui va avec. Et donc c'est cette capacité à comprendre comment on rechange notre logiciel pour donner du pouvoir d'achat aux français, pour leur redonner de la qualité et leur redonner de l'environnement. Et pour cela, bah il y a toutes les directions justement qui ont été données par mes collègues avec cette foie qui est aussi dans la capacité à refaire du recyclage.
On a donc refassion avec un nouveau cahier des charges qui doit être mis en place et donc on doit être très offensif dans cette seconde main pour à la fois nous protéger de ces produits justement qui détruisent l'environnement et le pouvoir d'achat mais de mettre en avant la qualité et dans cette capacité à pousser fashion si c'est pousser refashion à la fois dans l'innovation et pousser fashion aussi dans la capacité de faire de la réparation parce que cette réparation je reprends aussi pour faire du made in France il y a le made in France fabriqué par mon ami Olivier mais il y a le made in France fabriqué par chacun d'entre nous parce que si chacun d'entre nous on va chez le cordonnier, si chacun d'entre nous va justement dans le retoucheur, c'est 30000 emplois 30000, excuse-moi, commerce de retoucherie et de cornonnerie qui existent en France. C'est là aussi des emplois de proximité. Et ben chaque fois que chacun d'entre nous on répare un vêtement, on refait du Mine France.
Quelle que soit la provenance de ce produit, on refait du M in France à notre niveau et on est capable de montrer que on allie le pouvoir d'achat au made in France en fait à ce moment-là. Et donc faut retravailler refession, faut retravailler l'innovation et faut retravailler la réparabilité. Et enfin pour finir, je finis justement sur l'innovation.
On a cette capacité en France d'avoir des ingénieurs extraordinaires. On a cette capacité aussi de travailler il y a Chat GPT qui est en train de tabiller de coup croupière à des géants qui ont des milliards infinis par rapport à nous et pourtant on s'en sort. et bien de cette capacité à pouvoir y aller.
Il y a des sociétés comme Autone par exemple qui sait travailler les stocks. Il y a des sociétés comme Lausange qui fait de l'obcycling, c'està-dire de façon industrielle, ils prennent des vieux stocks et il refabriquent des nouveaux vêtements. Et donc on a cette capacité avec l'innovation d'avoir une action à la fois compétitive, de donner des meilleurs produits à nos clients et enfin d'alimenter aussi la planète dans quelque chose d'extrêmement positif.
Et donc je vous propose justement bah un de stopper évidemment ces plateformes qui détruisent la santé de nos consommateurs et de miser justement sur l'environnement, l'innovation et le pouvoir d'achat pour faire que le textile qui fabrique justement près de 600000 emplois en France qui je prends justement tous les secteurs confondus sera capable justement d'être une des industries majeures qu'on peut avoir à la fois pour le bonheur des Français mais pour le bonheur de la France et tout l'éclairage qu'on pourra avoir à l'international. Merci beaucoup. Merci.
Merci beaucoup à tous les quatre pour ces interventions qui était voilà très très forte et je crois que c'est important qu'on puisse vous auditionner et ça a suscité bon nombre de questions de la part de nos commissaires et donc si vous le voulez bien messieurs, on va prendre des questions trois par trois et puis en fonction de la question posée, vous vous les répartirez entre vous. On commence avec Anne-Catherine Loisier. Merci madame la présidente de cette initiative.
Merci messieurs de de vos éclairages. Je pense qu'on on on partage beaucoup de de votre diagnostic. Je dirais que ce phénomène de modèle qui s'entrechoque pour le textile, la face fashion et puis la ref fashion, malheureusement, c'est un phénomène qu'on rencontre dans beaucoup de domaines économiques, hein.
Enfin, sur le volet de la de l'alimentaire, on le voit hein, tous les débats qu'on a sur les traités Mercosour et compagnie qui viennent inonder nos marchés dans un contexte de concurrence déloyal. Donc malheureusement, c'est le mal de de nos sociétés aujourd'hui. que moi j'aurais envie de vous demander comment en fait vous pensez convaincre cette jeune clientèelle de faire ce choix ce choix de de la tradition française de la création de l'innovation du savoir-faire de matériaux nobles parce que vous n'en avez pas parlé mais je pense que cette fast fashion touche majoritairement les jeunes génération mais vous me direz si je me trompe dans les pas forcément en tout cas on voit bien qu'ils sont bibronés à ça hein, ils sont bibonnés à l'achat sur leur portable.
Donc comment est-ce que une fois qu'on a dit tout ce qu'on vient de dire et on est tous d'accord, comment on bascule ? Comment on leur fait comprendre que faire de l'impression 3D, c'est peut-être pas forcément la meilleure société de de demain ? Comment voilà comment on on les engage dans dans un un créneau qui sera qui favorisera la compétitivité de notre filière ?
Moi, j'ai bien compris en terme de solution que la taxe colie, c'était un bon début, mais c'était pas suffisant euh pour vous. Euh j'ai bien compris que la RP textile, ça allait pas. Mais est-ce que vous pourriez nous dire concrètement en fait quelles sont les pistes pour faire en sorte effectivement que tout euh ce textile qui nous arrive de l'étranger ne vienne pas effectivement inonder euh nos nos systèmes français ?
Donc voilà, quels sont derrière les constats qu'on fait tous ? Quelles sont les propositions concrètes ? Merci.
Merci Réy Cardon. Réy. Merci madame la présidente, monsieur le directeur, messieurs les présidents.
Je viens d'un territoire où le textile faisait partie de l'identité même du quotidien. La ville d'Amien, la ville Trapière a longtemps vécu au rythme des ateliers des des métiers à tisser et du savoir-faire qui faisait la force d'un territoire entier. Bien sûr, moi je l' je l'ai plutôt connu sur dans les livres d'histoire parce que ça s'est arrêté.
Voilà, je pas être qui en rajoute là. [rires] Euh mais aujourd'hui on s'en sort aujourd'hu c'est aujourd'hui. Pourtant notre filière textile doit se réinventer et le modèle actuel mondialisé est linéaire et vous en avez cité et puis les ressources fragilisent voire ne respectent pas du tout les humains CF la production chéine et d'autres plateformes et abîme parfois les territoires et dans certains pays.
La perma industrie offre une autre voie inspirée de la nature, créer de façon responsable, s'interconnecter, s'adapter à son terrain, être circulaire, favoriser la diversité et retrouver l'équilibre. Il y a d'ailleurs des deux personnalités que je j'ai connu et j'ai aperçu d'ailleurs dans leur histoire. Thomas Urier avec les les Jeans 1083 prouve qu'on peut effectivement relocaliser et puis offrir un circuit de produit à moins de 1100 km. 1083 km, c'est le d'ailleurs le nom de de la marque.
Et puis Eric Bohel au tissage de Charlie qui montre qu'on peut aussi produire autrement en symboliose avec son territoire. Donc ma question, elle est très simple et vous en avez déjà vous avez déjà commencé à répondre, mais êtes-vous prêt à faire valoir ces exemples qui faut pas qu'il reste des exceptions euh mais que ça soit aussi le début d'un nouveau modèle du textile français inspiré de cette perme cette perma industrie et vous l'avez dit tout à l'heure, il y a pour moi, il y a deux modèles. Soit les Français assument le modèle de la quantité du n'importe quoi et du n'importe comment, cférçandes que vous avez cité.
Soit on est sur le modèle de qualité, de proximité et des emplois qualifiés. Voilà donc j'ai bien compris que vous avez choisi plutôt ce modèle là mais comment amplifier le mouvement de de ce point de vue-là ? Merci Rémy.
Et dernière personne à intervenir dans cette série Amel Gaker. Merci madame la présidente. Alors je suis également sénatrice en fait hein des Haut de France donc dans le Pas de Calais l'a dit redit une région connue reconnue pour pour avoir été un fleuron pour être un fleuron.
On sait que en tout cas de de l'industrie textile de l'habillement aujourd'hui, on a près de la moitié des emplois de l'activité qui est concentré dans la métropole lilloise encore aujourd'hui. Je voudrais juste souligner une chose et vous l'avez dit rapidement, j'insiste là-dessus. On reste aujourd'hui quand même très bon et précurseur sur notamment tout toute l'innovation, les réflexions, le travail qu'il y a aujourd'hui notamment sur les nouveaux matériaux, les nouveaux textiles et c'est quelque chose aujourd'hui qui nous est.
Je voudrais que aussi revenir par contre sur un point qui nous préoccupe ici particulièrement en tant que représentant des territoires. Vous l'avez évoqué, j'aimerais revenir, c'est l'impact de la mutation du secteur dans nos communes, la fermeture massive des commerces physiques de l'habillement. Euh vous avez évoqué en grande partie les causes hein euh la concurrence des loyales, la mutation, le changement des modes de consommation euh avec en effet euh comment dire les achats en ligne l'IA euh euh bien sûr l'explosion de la fast fashion.
Euh les loyers aussi dans les commerces des centres-villes qui restent aujourd'hui exorbitants et qui fragilisent en fait les modèles économiques de ces de ces commerces. Vous l'avez dit aussi, dans certaines communes, dans certains territoires, il y a le volontarisme des élus qui fait que on arrive à combattre, à lutter contre la vacances commerciale. Mais on sait aussi, ce n'est pas suffisant.
Aujourd'hui, on a des des programmes Action Cœur de Ville par exemple qui portent des dispositions pour pouvoir travailler sur cette vacances qui reste vraiment problématique. Moi, j'aimerais vous entendre sur sur vos propositions et surtout sur votre vision justement de ces commerces du textile de l'habillement dans nos communes. Ces commerces de demain, quelle forme vont-ils prendre ?
Est-ce qu'ils vont revenir véritablement ? parce que quand on a aujourd'hui de belles enseignes qu'on a connu qui ont fermé, est-ce que d'autres vont revenir ? Si oui, quelle forme vont-elles prendre ?
Et et clairement voilà, comment on va demain continuer à acheter de l'habillement dans nos centres ? Merci. Voilà, messieurs, je vous laisse la parole.
Je vais me permettre de répondre peut-être aux deux premières ou en tous les cas une des deux et puis on complétera et puis laisser Johann sur la partie sur la partie commerce. Dans les propositions et plans d'action, je pense qu'il faut bien avoir en tête que il y aura deux niveaux. Il y a du court terme et il y a du moyen terme.
Court terme, il faut frapper vite et fort. Donc ça c'est quelque chose qui est de toute façon, on peut faire énormément d'auditions, on peut se faire plaisir et passer beaucoup de temps en réfléchissant sur des plans d'action. Quand on voit le temps qui est la nécessité de mise en place prend tellement de temps que là il faut avoir cette réactivité, cette prise de conscience, c'est une expression que j'aime bien qui va peut-être pas ici, on a du mal en tous les cas, mais il va falloir qu'on sache renverser la table à un moment donné pour prendre des décisions rapides et dissuasives parce que sinon si on passe beaucoup de temps pour accoucher d'une souris, malheureusement ça va pas endiguer quoi que ce soit dans tout ce qu'on vous a décrit.
Ça c'est le premier point. Le deuxième point, c'est comment vous avez dit comment on on agit auprès des consommateurs. Et là, on est dans le domaine de l'éducation et de la pédagogie.
Et ça rejoint également la question sur la perma industrie et sur la sensibilisation par rapport à tous les problèmes d'environnement. Et si dès qu'on est dans le registre de l'éducation et de la pédagogie, faut pas attendre de résultats dans les 6 mois ou dans les 12 ou dans les 18 mois. On sait que ça va prendre du temps.
Ça veut dire qu'il faut déjà réintégrer ça dans l'éducation au niveau de aussi de de l'éducation euh de l'éducation nationale. Mais après, ce sont des messages à faire passer. C'est nous notre rôle dans toutes les Fédé de faire passer les messages sur sur des choses très concrètes et que qu'on essaie de de de faire prendre conscience aux gens que payer une robe 5 € ou payer un t-shirt 2 € il y a un moment il y a quelque chose qui qui clique pas quoi.
Il y a quelque chose qui va pas et on peut pas penser que ce produit va être fait dans des bonnes conditions sociales, environnementales, sanitaires. C'est juste pas possible. Donc là-dessus, il faut relayer, insister.
Il faut que toutes les les les parties prenantes de notre économie, de notre société puissent communiquer dans le même sens là-dessus. les initiatives qu'on a évoqué tout à l'heure pour valoriser euh le la fabrication en France pour la commande publique, elle s'applique aussi pour la commande privée. Et là, il y a aussi de notre part et c'est quelque chose qu'on qu'on commence à essayer de mettre en place ensemble, d'aller voir les grandur d'ordre, d'aller voir les enfin ceux qui ont cette puissance aussi, cette force de frappe pour pouvoir on va pas changer les modèles économiques, on va pas leur demander du jour au lendemain de de fabriquer, mais de fabriquer en France, c'est pas du tout le discours, mais de dire que chaque petit pas dans ce domaine est quelque chose de constructif, de positif.
J'aime bien vous donner ce chiffre. Ça fait partie des choses qu'on essaie de donner aussi au au consommateur et à la population dans le cadre de cette de cette pédagogie, c'est que chaque français consomme 8 kg de textile par an. D'accord ?
Pour chaque français, c'est 8 kg pour l'habillement. 8 kg. 1 % de ces 8 kg, c'est 80 g. 80 g, c'est un soutiengorge, un bonnet, une écharpe, une paire de chaussettes, c'est 80 g.
Nous avons fait une étude, une étude scientifique qui est valé qui est disponible, consultable sur le fait que si ce g chaque français s'assurait d'acheter une fois par an ces 80 g fabriqués en France, c'est 4000 emplois de créer. Ça ça fait partie de de choses de messages forts, simples qu'il faut faire rentrer dans la tête de nos consommateurs. Aujourd'hui, on a le problème, il s'agit pas de de blâmer les gens qui ont un problème de pouvoir d'achat, mais il s'agit de les éduquer, de leur faire prendre conscience qu'il a qu'il y a ce problème là sur je reviens sur la la perma industrie, pour moi, on est dans les mêmes on communique là-dessus.
Il faut juste être très lucide et très honnête. C'est le démarrage de quelque chose. C'est le démarrage parce que aujourd'hui il y a peu d'acteurs qui sont de m on en parle de plus en plus et encore une fois il faut qu'on passe comme beaucoup de choses du stade de la communication au stade de l'action et on a des figures de des têtes de de d'affiches comme vous les avez cité et qu'on entend beaucoup et qui communique beaucoup qui sont des vrais passionnés, des vrais engagés et qui montrent que c'est possible.
Maintenant, c'est possible mais c'est compliqué par rapport à tout ce qu'on a évoqué aujourd'hui de se lancer pour faire parce que ce qui dit perma industrie et qui dit notamment environnement et utilisation des richesses sur le territoire ben dit aussi produire produire en France. Et on voit que tout ce qu'on a listé comme obstacle pour cette réalisation, on y arrivera que si on arrive à à changer les mentalités et à changer tout ce qu'on a dit. Mais là aussi, faut pas se leurer sur la simplification, vous n'allez pas me répondre que en 12 mois ou même pour les prochaines élections présidentielles, tout sera réglé.
Je pense que personne le croirait. Donc on sait qu'on est sur du moyen terme. La question c'est comment on fait pour pour pas continuer ?
Le textile avait réussi à partir de 2015 à être de nouveaux créateurs d'emploi sur notre territoire. Là, on se rend compte queon a eu un post Covid qui a été un vrai boom. Et là, on se rend compte depuis euh depuis l'émergence du phénomène des plateformes, et ben c'est beaucoup plus compliqué qu'il y a une stagnation de la consommation et que on va de nouveau prendre du temps.
Et on a eu un un petit coup d'arrêt. Et pour ça, on a besoin de prendre les mesures dans les domaines stratégiques qu'on a pu euh qu'on a pu évoquer pour pour y remédier de manière très concrète. Sur la partie commerce, je laisse je laisse Johann vous répondre.
Oui, merci beaucoup Olivier. Peut-être un petit mot sur le sur le commerce et très rapide sur la REP. Je je suis convaincu que le commerce, c'est à la fois le marqueur du succès ou de l'échec d'un centre-ville en réalité parce que un commerce ne marche que s'il y a de la fréquentation, que s'il a de la de la clientèle.
Et donc il ne reviendra en centre-ville que si on a une une vision de notre centre-ville euh déjà euh d'un centre-ville accessible à tout. Ça va être multimodal. Encore une fois, il ne s'agit pas d'opposer les mobilités entre elles, mais il faut les penser de manière complémentaire pour tous, pour les familles, à tout âge, pour que chacun puisse vraiment accéder au centre-ville.
Je le disais, il faut remettre du logement aussi. On a aujourd'hui beaucoup d'artères piétones dont les étages aujourd'hui sont vides au-dessus des magasins. Quand vous levez la tête, vous verrez souvent dans les étages élevés des étages totalement vides.
On a des gros euh efforts à faire sur la réhabilitation du logement parce que si on remet des gens qui vivent dans la ville, ce seront des clients qui qui qui achèteront à proximité. Pareil pour les emplois et peut-être une première alerte sur les emplois publics aussi. Il y a beaucoup d'intercommunalités euh de de collectivités qui ont délocalisé, c'était peut-être un mot un peu fort, mais qui ont mis en périphérie de leur ville ces emplois publics.
Encore une fois, si nous n'avons pas d'emplois dans les villes, que ce soit des professions libérales, des des emplois publics, il n'y aura pas de clients. Et c'est vrai qu'il faut pas agir trop tard parce que une fois que le commerce est parti, s'il est parti en périphérie, s'il a fermé, il ne reviendra pas très facilement euh en centre-ville. Donc c'est vrai qu'il faut agir fort.
Il y a quelques signaux positifs quand même parce que le plan d'action cœur de ville, on voit que dans certaines villes qui ont bénéficié de ce plan d'action cœur de ville, le taux de vacances ne baisse pas mais en tout cas il ralentit, ce qui est quand même positif. Ce sont des actions de de très long terme en fait. Comme le disait Olivier, on est face à un tsunami que sont ces plateformes, ces nouveaux de consommation et en même temps là on parle qu'il faut travailler le logement, l'emploi qui sont des choses qui se créent dans la dans la durée en réalité.
Donc il faut vraiment freiner les pratiques qui sont éminemment contestables aujourd'hui pour nous laisser un peu d'air et le temps de créer cette transformation dans la dans la durée. Et puis je pense que comme je vous l'ai dit, il y a quand même beaucoup un modèle aujourd'hui en franchise en affiliation qui s'appuie quand même beaucoup sur des entrepreneurs locaux et qui qui ont à cœur vraiment de de eux de de recréer et de s'implanter dans les territoires. Peut-être un petit mot sur la REP également.
Vous nous avez dit qu'est-ce qui ne va pas aujourd'hui. En fait, notre textile depuis 15 ans, elle s'est construite sur un principe : collectait, on triait et la majorité de nos produits étaient exportés à l'international pour être vendu en en seconde main et parfois malheureusement alors que ce n'était pas vendu, ça se retrouvait en déchet dans ces pays-là. Aujourd'hui, ce modèle-là, il n'est plus tenable.
Il n'est plus tenable pourquoi ? Parce que d'abord les pays d'exportation aujourd'hui reçoivent des produits de partout, d'autres dans le monde. Donc on a plus, donc ils en ont trop pour ce qu'ils ont à la fois en œuf et en et en déchets.
Donc on ne peut plus les envoyer. Je rappelle que la récente directive cadre déchets au niveau européen va obliger les pays européens à mettre en place en plus une REP. Donc là où la France était un peu précurseur, demain elle sera aussi en concurrence, on va dire, avec les autres pays européens qui voudront exporter leurs produits à l'international.
Donc il faut qu'on qu'on soit aujourd'hui en responsabilité et donc il faut que ces déchets-là qu'on n'arrive pas à exporter euh il faut qu'on les recycle euh sur notre territoire mais ça veut dire recréer euh une offre et une demande. La la demande, elle doit venir des enseignes et de nos enseignes d'acheter de la matière, peut-être de faire le fil, le tissage en France, mais là, il faut les y aider parce que très très honnêtement les surcoûts aujourd'hui euh du fait du de se Madein France, même sur la partie matière sont très élevés. Donc si on veut son si on veut lancer cette demande de la part des enseignes, il va falloir leur mettre le pied à l'étrier, les encourager.
Il y a des systèmes de bonus qui peuvent être mis en place par notre éco-organisme qui n'ont pas marché dans les trois dernières années parce qu'on avait dit au moment de la signature du cahier des charges en 2023, ce que vous avez écrit nous mène tout droit à à l'échec et c'est vrai puisqu'il n'a pas du tout été utilisé. Donc nous on demande une révision ambitieuse euh de ce de ce sujet-là. Il faut qu'on collecte aussi beaucoup plus et là il faut qu'on libère les les les énergies.
Il faut que les metteurs en marché et le droit de beaucoup plus collecté, que notre écoorganisme soit beaucoup plus opérationnel sur l'ensemble du territoire. Aujourd'hui, on a un écoorganisme peut-être technique, vous avez des éco-organismes qui sont plutôt financiers, c'est-à-dire qui distribuent de l'argent à des opérateurs de tri ou des opérateurs de collecte, mais qui n'ont pas véritablement de contrôle sur ce qui se passe et d'autres éco-organismes qui sont beaucoup plus opérationnels, y compris dans la collecte et dans les et dans les autres opérations de traitement de nos déchets. Aujourd'hui, la RP textile n'est qu'un écoorganisme financier et donc on doit aller vers un modèle beaucoup plus opérationnel et et industrialisé sur l'ensemble des étapes.
C'est comme ça aussi qu'on gagnera en compétitivité et en prix. C'est on espère aboutir rapidement. Alors, si vous le permettez, madame la présidente, vous pouvez faire plein de choses très vite aussi.
Euh, bonne nouvelle. Euh sil y a on ne sait jamais une CMP sur le budget, vous pouvez décider de rétablir dans ces moyens le défi la mode de France et l'Institut français de la mode. Nous sommes parfaitement d'accord pour réduire les budgets éventuellement pour et pour contribuer à la baisse de la dépense publique concernant l'IFM parce que concernant le défi, ça n'a pas d'impact fiscal.
Mais c'est quand même une première mesure extrêmement importante pour nos professions. La deuxième chose, il y aura sans doute une CMP aussi concernant la loi visant à réduire l'impact environnemental de la mode. Vous l'avez voté au Sénat à l'unanimité euh comme elle avait été votée à l'Assemblée nationale à l'unanimité, mais nous avons besoin d'un texte solide.
Nous avons besoin d'un texte aussi qui soit immédiatement mis en œuvre pour freiner ces acteurs de la mode Ultra Express dont nous avons beaucoup parlé. Donc nous comptons évidemment sur vous sur ce sujet. La troisième chose que vous pouvez faire très vite, c'est d'écrire à vos confrères européens euh aux parlementaires européens parce que nous avons besoin d'une réforme du code des douanes dans les plus brefs délais et nous avons besoin également que la taxe petit colis que vous avez voté au Sénat puisse être élargie au niveau européen extrêmement rapidement.
Merci. Et euh mais novembre 2026, oui, au niveau européen, encore une fois, Donald Trump en 3 jours a décider de mettre en place des taxes et un décret qui a été effectif en 3 mois. Donc nous, on nous a dit 3 ans d'abord hein, 2028 euh on n' pas le temps de devenir une colonie asiatique dans notre secteur et je ne crois pas que ce soit la volonté de la représentation nationale.
Donc euh continuons à accélérer le mouvement du côté européen et à mettre la pression sur les parlementaires pour qu'ils prennent et sur la Commission pour qu'elles prennent complètement conscience des enjeux importants pour notre économie et pour notre société. Et puis enfin nos copains de LAADEM, vous vous souvenez qu'ils avaient eu trouvé un merveilleux budget pour faire une campagne de publicité concernant un des vendeurs, ce qui est évidemment formidable dans notre secteur. Donc s'ils ont encore du budget, nous on adorerait qu'ils fassent une campagne de publicité et il est courbé.
Ben écoutez, dans ce qui reste en tous les cas en faveur de notre secteur, ce serait super. Merci. Euh monsieur Riboan, il y a de l'argent.
Oui. Alors, je je sens que le mot Adam en fait crée une certaine [rires] frénésie. Euh alors, je je pense que c'est devenu ma spécialité, c'est de parler de l'âge.
Euh je je reprends le point. L'âge moyen d'un client Chine, c'est 39 ans. Ah, donc c'est pas des jeunes.
A si jeune que ça. Non, non, c'est pas des jeunes du tout. Alors, pour vous donner l'histoire, c'était en effet 15 16 ans en 2000.
Donc il y a 5 ans, c'était que des jeunes. Maintenant c'est tout le monde. Parce que quand la jeune fille a commandé sur Chine qu'elle a montré à sa maman que pour 50 € elle avait commandé des dizaines de produits, bah forcément sa maman dit va je vais faire pareil.
Et puis elle habille le mari tat tata et tout le monde. Donc c'est en fait tout le monde qui s'habille en fait désormais. Donc c'est pas les jeunes.
Pourquoi il y a plus de jeunes ? Pour une raison très simple et là c'est là où c'est intéressant c'est parce que les jeunes n'ont jamais été aussi pauvres que maintenant. Donc c'est il y a quand même ce point là ne pas oublier c'est qu'on a amené les jeunes à voir de la surconsommation d'un côté donc surconsommation sur les réseaux sociaux mais aussi sur consommation de produit ce qui n'était pas en effet de ma génération ou quand on voulait se commander un pull pour Noël c'était la fête la fête pendant un mois de mois alors que maintenant en effet acheter un pull bah c'est un achat du quotidien or Chine et aussi TikTok qui me paraît un danger encore plus important que Chine désormais avec TikTok Shop nous amène justement à sur consommer.
Donc ça rentre par les jeunes et après c'est tout le monde. Donc désormais Chine et TMU, c'est tout le monde. Donc il y a une seule façon il me semble en fait de réguler le point parce que on peut faire plein de campagnes avec l'odem, ça sera crucial et important parce que c'est de la pédagogie mais la pédagogie ne changera aucun comportement d'achat.
Donc le facteur qui marchera, c'est le prix. Et donc je reprends en effet la CMP qui va se faire avec la loi antifas Fashion de pouvoir matraquer les marques des plateformes asiatiques sur le 5 € supplémentaire par produit. C'est le seul moyen de les stopper à court terme.
La CMP peut passer ces prochaines semaines. Elle peut passer justement en forçant et en montrant comment vis-à-vis de l'Europe on peut être audacieux en France. Et c'est par la CMP qu'on pourra matraquer les plateformes asiatiques, mettre 5 € de plus par produit, remplir justement bah plein de budget avec ces 5 € parce que Chine c'est quand même 300 millions de produits. 300 millions de produits x 5 € ça fait 15AR5 qui rentre direct.
Et donc c'est cette capacité en fait à pouvoir 3 oui excusez-moi je je enfin vous on s'est compris. Bref, c'est des milliards. Et donc c'est grâce à cela qu'on peut les arrêter en fin de compte à très court terme.
Donc il y a 1 les matraqué de en effet amener la pédagogie pour amener en effet je reprends sur la réparabilité parce que quand on achète un jean 1083 quand on achète justement toutes ces marques premium et qu'on voit qu'il y a de la qualité ben un jean 1083 c'est pas plus cher qu'un jean Levis. Et donc quand on achète 1083 ou tu free ou toutes autres marques justement qui fabriquent en France, on voit que c'est les mêmes prix, on voit que la qualité est supérieure et donc de ce fait bah on fait aussi justement des économies dans le pouvoir d'achat. Mais s'il y a pas le matraquage avec la CMP en fait ça ne marchera pas.
Merci. Oui, je je me permets juste de rajouter un un petit élément si vous me permettez ma présidente, c'est que par rapport à à la taxe, il y a un petit petit problème de sémantique apparemment sur le par article. C'est par article ou par famille d'article ?
Et famille d'article, c'est pas par article. Donc ça, voilà. Et ça c'est un élément quand même euh sur lequel il faudrait être vigilant et pouvoir faire bouger un peu les lignes pour revenir à ce 5 € par article qui est un bon début et qui est mieux que les deux et merci d'avoir poussé d'avoir poussé cette solution là.
Mais cette notion sémantique, elle est un peu inquiétante parce que la famille d'Artique, ça réduit euh ça réduirait l'impact de manière considérable, sachant que l'impact il est déjà pas euh voilà. C'est parfait. Merci.
C'est une maisopinion par mais Ouais mais enfin par colis c'est vrai que de enfin deux que ça soit deux ou cinq par colis c'est c'est là où quand on parle dans les mesures en disant il faut frapper vite et fort pour ça que je reviens à à ce que certains d'entre vous ont proposé à des amendements qui ont été proposés aussi sur des 25 des 50 où peut-être que c'est ça sert peut-être à rien mais si à un moment on met euh on met pas les moyens. Euh je pense que encore une fois ça va prendre beaucoup de temps pour un effet euh qui va être un peu déceptif à la fin. Merci beaucoup.
On continue avec nos questions. Patrick Chaué. Patrick.
Merci. Merci madame la présidente. Merci messieurs les présidents de votre présence et de de vos interventions.
Je voudrais peut-être évoquer pour remettre un peu de beau mo au cœur que nous avons quelques atouts dans notre pays. Je suis sénateur de la scène maritime. Nous sommes leader en production de linfibre cette fibre naturelle qui est qui est devenue reconnue, magique, qui a plein de nouveaux débouchés y compris dans l'aviation au-delà du textile.
Vous racontez quand même l'histoire de cette fibre il y a plusieurs décennies. Ce sont les producteurs qui ont cru en cette fibre qui ont investi au travers de coopérative après des groupes privés s mis dans les outils de première transformation. Et là, à ce moment-là, ils n'ont trouvé qu'un seul acheteur en face, les Chinois.
Et et il faut toujours dire les choses comme ils sont. Ce sont les Chinois qui ont permis le développement du lin fibre, qui ont fait évoluer la technique notamment avec le maillage des fibres et du coup il faut le reconnaître aujourd'hui. Moi ça m'a toujours désolé que nous ayons, on parle de produire en France.
Là nous avons la matière première ce qui est rare, on n pas les terrares, on n pas les métaux précieux, on n pas de pétrole. Là on a la matière première et on n' pas su capter toute la valeur ajoutée. Donc plein de questions se sont posées à juste titre. le bilan carbone d'envoyer une matière à l'autre bout du monde.
Les premiers acheteurs, c'est les Européens et les Américains de de de cette FIP qui est plutôt plutôt plutôt un peu cher. Donc il y a un gros développement euh tant mieux. Il y a des investissements qui se font sur la la première transformation mais on est toujours un peu en panne de la suite qui pourrait capter la valeur ajoutée de ce produit qui est encore une fois une pépite franco-française.
Euh pourquoi on a une pépite franco-française ? quand même lié à une chance d'avoir un potentiel agronomique qui le permet, le fameux crachin normand le long de la manche qui permet cette fume. Mais les savoir-fain, c'est des savoir-fa qui se transmettent.
Donc voilà, on a des atouts puisque cette fibre là n'est pas pour l'instant exportable ou produite ailleurs pour des raisons climatiques essentiellement et on n pas su capter. On fa vraiment sur ma question, est-ce qu'on est encore capable de rattraper ça quand on a cette chance d'avoir la matière première, d'avoir les clients puisque les clients sont européens et et américains et et de passer un peu à côté. Je voudrais aussi et je partage dans votre diagnostic l'arrivée des produits compris alimentaires qui n'ont pas les mêmes normes de production que nous.
Attier votre attention et que peut-être que la France se regarde en face. Nous avons tellement été les champions de la superposition des normes. Nous n'obtiendrons pas de clause miroir tout seul en France.
Nous nous sommes fragilisés. Nous n'obtiendrons pas cela. Nous nous sommes démarqués défavorablement de l'Europe.
Seul pays européen avoir fait ça et je vois pas comment on obtiendrait de la part des autres pays des choses qu'ils n'ont pas appliqué chez eux. Donc il faut vraiment, on peut revendiquer plein de choses, mais je pense qu'à un moment donné, il faut qu'on ait le courage de se regarder en face et qu'on regarde, qu'on s'étrairit des balles dans les pieds tout seul parfois dans dans ce pays. Il est encore temps d'agir.
Je je m'en arrête là, mais sur la fibreelin, vous l'admettrez, c'est une chance d'avoir cette production là très très localisée, hein, dans le le nord-ouest de la France, mais plus précisément, c'est maramime et qu'on a pas su capter toute la valeur ajoutée de ce produit là. Mais je voulais rappeler quand même parce que je pense qu'il faut être objectif, ce sont les Chinois qui étaient les qui étaient les seuls acheteurs, hein, je me souviens il y a plusieurs décennies et qui ont fait progresser et les volumes et progresser euh la technique. Je je vois au cher de la tête, je je peux vous dire je suis producteur de là.
Quand vous n'avez pas de client pour acheter votre matière, c'est le commerce hein. Vous tournez vers celle, c'est ceux qui achètent. Donc il y en a qui ont cru à cette fibre-là, c'est pas tout le monde parce qu'elle avait plein de défauts à l'époque où on savait pas la faire évoluer.
Donc restons optimiste et regardons si on est capable quand on a ces pépitesl encore une fois de d'en tirer le meilleur. Merci à vous. Merci Patrick.
Franck Menonville. Oui, merci madame la présidente, messieurs les présidents, cette table ronde est extrêmement importante au regard de l'urgence d'agir. Ça a été dit, on a voté un amendement, j'y reviendrai, de 5 € par c'est pas par colis finalement, c'est par famille de produits ou par ligne ligne tarifaire.
Euh avec Anne-Marine etc. Au sein de la délégation aux entreprises, nous avons conduit pendant 6 mois un travail et mené un rapport sur le fabriqué France. On y a bien évidemment vu deux phénomènes extrêmement destructeurs pour votre pour votre filière et pour beaucoup d'autres filière industrielle en France.
C'est le premier, le dumping le dumping chinois. Parce que je crois qu'il faut le dire, la Chine est un état étatiste où il y a une porosité entre le les fonds publics et le et le fonctionne les fonctions des entreprises. Deuxièmement, aujourd'hui, ils sont surcapacités et donc ils inondent notre march les marchés avec des matières avec des produits manufacturés qui bien évidemment ça c'est le premier facteur. et nous avons évalué donc dans le textile que le panier moyen était entre 6 et 8 € chez TMU et chez Shim et que la la Chine s'autorisait à perdre jusqu'à 30 € par colis.
Donc vraiment un dumping extrêmement important qui est donc ça je pense que ça je voudrais vous entendre sur comment le la France et surtout l'Europe peut contrecarrer cela parce que c'est de et il y a le deuxième phénomène que vous avez fort bien évoqué, ce sont tous les les produits qui arrivent et les derniers contrôles l'ont démontré et qui sont soit de la contrefaçon, soit de la des produits non conformes aux normes françaises ou européennes. Là aussi, on sait contrôler et on contrôle le commerce physique et on responsabilise aujourd'hui très directement celui qui met en en vente un produit dans une dans une boutique. Aujourd'hui, on voit bien qu'il y a de l'inertie concernant les les les plateformes.
Le deuxième sujet, c'était la commande publique. Aujourd'hui, notre pays est n'a pas une stratégie suffisamment forte dans le domaine de la commande publique. La commande publique, c'est 170 milliards, 8 % du PIB.
Et si on appliquait un peu près le même taux que de d'achat français que le que nos voisins allemands, ce serait 15 milliards de de de de parts de marché en plus. Tout ça pour vous dire que vous entendre peut-être sur les évolutions à conduire parce que nous nous avons estimé qu'il y avait enfin cette ce manque de stratégie était la division enfin le nombre important d'acheteurs publics et qui sont soumis aussi à la judiciarisation du conflit de j'allais dire de comment on appelle ça du de favoritisme seul pays en Europe et donc bien évidemment aujourd'hui les acheteurs sont davantage des davantage des juristes que des techniciens du produit qu'ils achètent. Merci Marie-Lise Ousseau.
Si vous pouvez être conseill de vos interventions, merci madame la présidente. Bon moi aussi je viens dans un département le le TAR où il y avait beaucoup d'industrie textile et l'industrie du cuir, beaucoup de savoir-faire qui ont disparu et actuellement on a des entrepreneurs qui reprennent ces activités qui réembauchent et donc vous en avez une qui fait partie de votre bureau, Myiam Jolie. Et c'est la raison pour laquelle moi je me suis pas mal intéressée notamment à la loi sur la phase fashion.
Et donc, on a mis en place un indice de réparabilité qui devrait être affiché par tous les produits. Bon, pour l'instant, c'est pas passé en en CMP et donc ça mais ça le sera. Et ce que je voudrais vous demander parce que vous avez beaucoup insisté sur la réparabilité, sur RF fashion, est-ce que vous pensez que ça peut vraiment être un facteur discriminant par rapport aux produits chinois ? et comment vous pouvez le pousser et le faire savoir encore plus.
Et la deuxième question, c'est que pour l'instant les produits chinois, ils impactent surtout l'habillement, mais demain, ça va être tout le textile pour l'industrie automobile, l'industrie aérienne, tout ce que vous avez cité. et au-delà des comment dire des taxes qui à mon avis sont complètement indispensables, comment justement accentuer sur cette réparabilité et sur ce fait que ce sont des produits de longue durée ? Merci messieurs, c'est à vous.
Je vais commencer sur le sur le l parce que si vous êtes producteur, vous le savez peut-être. Moi, j'ai passé 17 ans de ma carrière dans le lin puisque j'ai été euh dirigeant. J'ai racheté en 2008 l'un des derniers tissages de l'un dans les Haut-Dance qui est aussi la région il y a pas classé de maritime.
Désolé de de de nu de de de venir un peu démystifier ça mais les Haut-de France sont la deuxième région en France qui qui cultive qui cultive le lin. Et juste pour vous dire, je suis pas d'accord avec vous sur la Genèse, à savoir quand vous dites "On a trouvé que les Chinois". Non non, je vais vous faire un bref rappel historique.
Dans les années fin des années 60, début des années 70 sur la métropole lilloise, vous aviez 200 filatures et tissages dont à peu près la moitié travaillait le lin. Donc je pense que c'est pas parce que il y a que les Chinois qui en voulaient. Je pense que avant que les Chinois s'intéressent et se manifestent, le Lin avait tout s débouché en France.
Là où je suis complètement d'accord avec vous, c'est quand même un exemple frappant et qu'il faut justement peut-être le prendre comme référence où on a la chance d'avoir 70 % de la production mondiale sur notre territoire. Il y a quand même de domaines dans l'industrie aujourd'hui où c'est le cas. On a cette maîtrise de la matière première qui va inonder partout la la demande la demande mondiale et les fabrications.
Le seul problème c'est que on en revient à toute l'histoire. C'est pourquoi des 200 filateurs tisseurs qu'il y avaient dans les Haut-DF France aujourd'hui il en reste sept en France il reste sep tisseurs de l'in. C'est pas parce que il voulait pas utiliser le lin, c'est parce que à un moment produire en France par rapport à à monsieur Turuc et les gouvernements de l'époque qui a décidé que produire était pêché et qu'il fallait favoriser le service et tout le reste.
Mais aujourd'hui la vraie origine donc c'est pas que on n pas su capter, c'est que on avait plus cette possibilité d'acheter et de produire en France le lin. Comme tout le reste d'ailleurs, il y a pas que le lin, la laine était aussi dans les Haut de France un un secteur et un segment qui était complètement une une spécificité française qui aujourd'hui malheureusement a subi les mêmes les mêmes problèmes même si la domination n'était pas la même que sur le lin. Donc c'est encore plus flagrant.
Maintenant c'est une fierté agricole qui est là et il faut continuer à l'avir. Faut juste aussi que entre les différentes filières, il y ait peut-être un peu plus de solidarité quand on demande des prix spécifiques pour une filière qui se bat en Europe et en France pour essayer de maintenir et de pouvoir atteindre son marché. Sachez aujourd'hui, vous vous êtes bien au courant, deux filatures de linées après 20 ans de désert industriel en France.
Et sur ces deux filatures qui ont été créées en 2022, une a déjà fermé va déjà fermer ses portes parce qu'elle n'a pas le marché à disposition parce que pour vous donner un exemple très concret, un fil de l'un NM26 qui est le référent global dans l'industrie, en Chine aujourd'hui, vous l'achetez 12 €. En France, si vous voulez avoir un minimum de rentabilité, c'est 26 €. Voilà.
Donc là, tout est dit et je pense que ça n'a rien à voir avec le fait que on ait choisi euh enfin que les Chinois étaient les seuls à venir demander. Non, c'est que ça devenait impossible et c'est comme ça qu'on est passé de 400000 400000 salariés à 60000 dans l'industrie textile. Je pense qu'il est est bien de de rectifier.
Donc c'est pas de se regarder en face, on peut mais je pense que ce sont pas forcément ceux auquels vous pensez qu'il doivent se regarder en face. C'est aussi pourquoi on en est arrivé là en terme de coût du travail, de compétitivité et de possibilité de de déboucher. Aujourd'hui, les sept qui restent sont des survivants et des ils se battent ils se battent avec des armes.
C'est possible encore, mais il faut on a la chance, c'est ce que j'ai dit en tout début, on a encore les savoir-fa et on a encore toute la chaîne de valeur sur le territoire. Mais il y a urgence parce que quand les tisseurs et les filateurs quand il y auras plus les savoir-fa quand il les derniers retraités ou ceux qui sont partis en retraite ne seront plus là aujourd'hui on aura plus personne pour former les autres. Donc l'urgence est quand même de maintenir ces savoir-fa c'est ce que font toute une partie des acteurs de la mode et du luxe.
Mais il faut continuer en ce sens-là. Il faut nous aider à pouvoir péréniser ça. Patrick, on peut pas réagir comme ça.
On va on va on va exploser les compteurs. Je suis désolé mais voilà. Euh messieurs, Oui, merci madame la président.
Peut-être un petit mot sur la sur la PPL Fast Fashion. Bien sûr, son objectif est louable et nous nous le nous soutenons bien sûr cette réduction d'impact environnemental de l'industrie textile et tous les efforts qui qui sont faits par les par les réseaux, par les enseignes de Laamont à la Valle ont été bien indiqué. Moi, j'aurais juste relevé deux points quand même.
Je sais que le Sénat, il y a été particulièrement vigilant lors de l'examen du texte en sciences publiques, c'est sa conformité à nos règles européennes parce qu'il y aurait rien de pire que d'adopter des mesures qui le lendemain ne pourraient pas être mis en place ou soit censuré. Donc, il faut pousser euh peut-être la Commission européenne dans ses retranchements, mais attention à ne pas adopter des mesures qui ne pourraient pas être mis en œuvre. Et puis attention également à des effets collatéraux et je reviendrai sur votre question précise du critère.
Aujourd'hui, il y a quand même de très vives inquiétudes sur un grand nombre d'entreprises françaises d'être également impacté euh par ce texte et je pense qu'on aurait euh tout perdu si demain on met de nouveaux boulets au pied à nos entreprises implantées dans notre pays et qui crée de la valeur. Donc nous on est bien sûr favorable à un texte qui soit puissant parce qu'il faut qu'on agisse de manière puissamment puissante comme l'a dit Yann. Il faut qu'on agisse de manière ciblée sur les pratiques qui sont les plus contestables et je le répète, c'est 30 % de volume mis en plus sur le marché l'année dernière par les plateformes du e-commerce.
Et pour en revenir sur votre critère sur la réparation, d'abord un un premier point, on a un fond dédié à la réparation, vous le savez dans toutes les REP. Aujourd'hui, notre fond dédié à la réparation en 6 ans dans la REP Rif Fashion et on nous a demandé de mettre 150 millions d'euros sur ce fond dédié à la réparation. C'est trop et c'est inutile.
Ce n'est pas ça notre enjeu euh de transformation de notre secteur. Notre enjeu de transformation de ce secteur, il est sur le recyclage, il est sur nos outils industriels de recyclage. Et pourquoi on nous a demandé de mettre 150 millions d'euros ?
Parce que l'ADEM, en sortant d'une étude euh très approximative et qui a été contestée par le secteur nous avait imposé ce montant-là. Et aujourd'hui, ce sujet-là, il se pose à toutes les filières, à la filière REP. Dans toutes les filières REP, on a des fonds dédiés à la réparation.
Il faut agir, il faut aller vers vers de la réparation. Nous, dans notre filière REP, c'est 1500 réparateurs qui se sont labellisés en quelques années. Ce sont des millions d'euros qui ont été versés pour encourager.
Maintenant, on a deux enjeux. Un, la formation parce qu'on manque de réparateur, on manque de coordonniers, on manque de savoir-faire. Donc il faut qu'on puisse utiliser les montants de ce fond dédié à la réparation pour la formation pour mieux communiquer aussi peut-être auprès de nos consommateurs.
Mais on n' pas besoin de 150 millions d'euros sur 6 ans. Nous, on estime qu'avec un fond d'ordre de 15 millions d'euros, on pourra bien y arriver. Par contre, on a besoin d'argent pour booster l'industrie du recyclage dans notre pays.
Et c'est là où on veut mettre euh notre notre poids dans les années à venir et notre effort. Un autre mot, vous avez parlé, alors c'est peut-être pas l'indice de réparabilité, mais c'est un coefficient de durabilité qui est prévu dans le dans la PPL Fast Fashion. Sans rentrer dans dans trop de détails, il y a quand même un un critère là aussi qui a été pensé de manière très administrative sur l'incitation à réparer et sur les prix.
Ici, je ne défends pas les petits prix et les prix cassés qui ne veulent rien dire sur les plateformes chinoises. Elles sont honteuses. Je rappelle quand même que sur Chine, sur 9 annonces de réduction de prix, 9/10 était fausse. 9 promotions sur 10 étaient fausses.
Pire encore, dans une part importante, le client payait plus après promotion qu'avant promotion. Donc ça, bien sûr, on ne peut pas le défendre. Mais attention à un critère déjà qui qui dit que durabilité physique met un signe égal entre la durabilité physique de nos produits et le prix.
Non, aujourd'hui, on a des acteurs, y compris de l'entrée de gamme, du moyen de gamme, du premium qui se battent pour faire le meilleur euh produit au meilleur rapport qualité- prix parce qu'on doit offrir à nos clients le meilleur que ce soit dans l'entrée de gamme, dans le moyen de gamme ou dans le premium. Et ça, nos enseignes qui sont implantées sur le territoire ont à cœur de travailler ça. Et d'ailleurs, je vous renvoie un un excellent article qui qui a été qui a été publié à quelques jours dans le dans le Figaro qui comparait quatre t-shirts Shin, Kiai, Uniclo et Armor Luxe et qui montrait bien que le prix du produit n'est pas n n'est pas signe de qualité ou de durée de vie du produit.
Bien sûr, il en est un des éléments, mais il n'est pas le seul. il est quelle matière on utilise, comment on le tisse, quel filage, quelle technologie on utilise. Donc attention à mettre facilement un prix égal entre durée de vie, durabilité physique du produit et le prix.
Et pour en revenir à ce critère très administratif qui a été pensé euh par LAADM, un seul exemple, on maintenant on a écrit que il faut que le prix de la le prix du neuf soit trois fois supérieur au prix de la réparation de votre produit. Ça c'est sorti de ce de ce rapport. Et donc on estime que pour un t-shirt, le prix de la réparation est 10 €.
Déjà vous reconnaîtrez entre nous qu'il y a assez peu de personnes qui aujourd'hui font euh réparer euh des t-shirt. Donc ça veut dire que tous les t-shirts en dessous de 30 € sont aujourd'hui jugés non réparables. Or 30 € pour un t-shirt c'est 90 % de notre marché.
On parle pas simplement de la mode Ultra Express, on parle de là où vos clients vont dans les centres-villes, dans les périphéries, chez nos enseignes. Donc attention à ce critère là penser administrativement. Ça ne veut pas dire qu'il faut pas faire de la réparation.
Il faut qu'on communique, faut qu'on sensibilise, faut qu'on accompagne dans les savoir-fa qu'on en fasse plus. Attention simplement à des critères pensé de manière un peu trop administrative qui font rapidement un signe égal entre le prix et la durée de vie du du produit. C'est un peu plus compliqué que ça et il faut penser à faire le meilleur produit pour chaque client, quel que soit son pouvoir d'achat.
Et c'est vraiment sur ça que travaillent nos enseignes aujourd'hui. Merci messieurs. Est-ce que vous voulez rajouter ?
Non, c'est bon. sur la commande publique. Euh je reprends juste des très légers points.
Un, il y a par exemple en France plein de producteurs de laine qui jettent leur laine tous les jours parce qu'on les récupère pas. Donc il y a un souci de supply chaîn Chine n'a pas parce que Chine justement sait s'interconnecté à des milliers de petits ateliers. C'est certes pour les exploiter mais nous aussi on a un vrai problème d'interconnexion.
On est quand même le leader mondial de la fibre. On a connecté n'importe quelle ville dans n'importe quelle campagne, on doit utiliser justement cette connexion à travers tout ce système pour pouvoir avoir une supply chaîne en France justement beaucoup plus innovante. Deuxème point, c'est sur la robotisation.
La Chine justement là aussi l'emporte et tous les autres pays sous-développés parce que ils ont un personnel qui est peu ou pas cher. Et bien la robotisation est une chance aussi extraordinaire. Si on fait encore très bien de la maille avec Armor Luxe, avec Saint-Jam, avec Royal Mire, c'est parce que on a des robots, on a des machines qui fabriquent.
Donc la robotisation est aussi un avenir pour que le textile revienne en France. Enfin, le dumping chinois et je reviens justement et ça sera mon dernier point sur ceci. Le dumping chinois est très fort parce que il sait justement miser à long terme sur un certain nombre de vecteurs.
Je reprends la mode, c'est 650000 emplois avec cette capacité sur l'intégralité de la chaîne de valeur d'aller beaucoup plus loin. Et bien à nous de faire deux choses. Un, d'appliquer nos normes dans un premier temps parce que les normes qu'on a protègent nos emplois, protègent l'environnement et donc en fait l'application des normes est une véritable chance qu'on peut avoir en France et en Europe.
Et le deuxième c'est que on a des lois comme par exemple le DSA qui en Europe stoppent du jour au lendemain toutes les plateformes parce que toutes les plateformes au regard du DSA sont illégales. Et donc là, il y a aussi une pression à mettre par exemple sur l'Espagne qui nous empêche la mise en place justement de ce site. Et donc on a des choses en France à travers les normes qui sauvent l'emploi, l'environnement et on a d'autres capacités des normes qui enfin des des lois comme la DSA qui nous permettent de nous protéger tout de suite.
Donc c'est d'autres impact en fait de aller plus loin en fait sur tous ces points pour justement sauvegarder les 600000 emplois et encore là les faire rayonner dans le monde entier. Merci. Moi, je voulais revenir sur la la question de notre collègue sur la commande publique.
Vous l'avez évoqué sur la responsabilité des plateformes. Juste pour la commande publique, vous l'avez évoqué. En Europe, il y a 56000 acheteurs publics.
En France, il y en a 28000. juste en France, juste faut y penser. La une des actions rapides que vous pouvez aussi peut-être porter là aussi et nous aider là-dessus, c'est qu'on dépénalise les le la responsabilité de de l'acheteur public.
Je pense que ça facilitera beaucoup de choses pour qu'on on arrête de vouloir laver plus blanc que blanc et ça c'est vraiment une action qui peut être faite à court terme. Je reviens sur ce que vous avez dit sur les plateformes. On a un gros souci qu'on a évoqué à l'Europe aussi.
Effectivement, la plateforme aujourd'hui ne peut pas être tenue responsable de ce qu'elle met sur ça. Si on arrive à bouger cette ligne là, ça fera euh en terme de réactivité et d'application des mesures et des règles très quelque chose de de très rapide. Et je voudrais juste conclure sur une petite chose.
J'ai partagé cet exemple. Nous étions avec Yann au Parlement européen de Strasbourg la semaine dernière ou la semaine d'avant et sur une commission par des députés européens sur le sujet de l'Ultrafast fashion et de des de du tsunami des petits colis qui arrivent en Europe et des des mesures à prendre. Et donc il y avait représentants de tous les groupes politiques, quelques députés européens, les médias et tout à coup dans notre audition, on voit arriver quatre chinois.
Et là, moi au moment de commencer ma prise de parole, je pose naïvement la question en disant "Mais qui sont ces gens ? Qui sont ces gens ?" On me dit, on me répond bah c'est l'ambassade de Chine en France.
Et al seulement ils sont venus, donc ils ont cette sagacité, cette information, ils sont quand même très au fait de tout ce qui se passe pour se pointer, il sont venu à qu ils ont tout filmé. Ils ont filmé l'audition complète et c'est une audience publique. Donc on avait rien à dire.
Moi je dis juste arrêtons d'être naïf et soyons plus malin et soyons plus réactifs. Ça sera le mot de la fin parce que vous pouvez forcément nous aider beaucoup à ce niveau-là. Merci de votre écoute.
Alors, c'est pas encore tout à fait le mot de la fin parce qu'il y a encore des questionsoup mais je vais demander vraiment euh au commissaire, il en reste 6, qui souhaitent poser des questions de d'être le plus concis possible parce qu'on a encore appris à examiner une proposition de loi. Donc, on passe à Éveline Renaarédian, mais je sais qu'elle est toujours concise. Nous partageons, vous l'avez constaté, qu'on partage tout à fait votre constat sur le mal qui a été posé par les plateformes Patis pour contourner, je dirais pas le droit autre, pour contourner puisque c'est leur principe à eux.
Et moi je pense que le véritable problème c'est leur vitesse d'exécution face à notre incompréhension de la raison de cette vitesse d'exécution. Je visais revenir sur les petits colis. Moi, j'ai essayé de passer un amendement, j'ai pas réussi sur les rester à 2 € parce que 5 € je pense ça sert à rien sur les 2 € mais non pas par article, écoutez-moi une seconde.
Non pas par article parce qu'au point de vue douier c'est la ligne tarifaire mais par produit à l'intérieur d'un petit colis par produit physique. Parce que je vous envoie, je reçois 10 coques de téléphone, ça coûtera 5 €. Je vous envoie 10 coques de téléphone selon mon amonement qui n'a pas été adopté.
C'était 10 fois 5 €. Donc les choses auraient changé. J'ai pas été suivi.
Je suis pas convaincu que même alors on l'a fait les amendements ont été votés. C'est bien puisque c'était une proposition du gouvernement. C'est bien parce que ça permet quand même de montrer à l'Europe que la volonté quand même de la France c'est de pouvoir avoir une taxation.
Je voudrais direir sur un point dont on on a parlé tout à l'heure, c'est la formation. Euh aujourd'hui, on voudrait faire de la relocalisation, mais est-ce que vous ne pensez pas que nos compétences aujourd'hui euh sont un peu inexistantes pour euh travailler dans les ateliers ? Euh nous avons effectivement des formations qui existent dans les lycées, dans des établissements qui sont spécialisés dans écoles d'ingénieur, mais euh est-ce qu'elle elle freine quand même à attirer des jeunes dans ces secteurs et à travailler ?
Est-ce qu'elles travaillent vraiment en lien étroit avec les PME ? Que faudrait-il changer selon vous dans le système de formation pour reconstituer un vivier qualifié ? Merci Daniel Gremier.
Oui, merci madame présidente. Merci les présidents pour la qualité de de vos interventions. Euh première remarque, vous avez beaucoup fait le parallèle entre l'agriculture et le textile et je partage complètement votre propos.
On a la même histoire. Aujourd'hui, l'assiette des Français se vide de plus en plus et aujourd'hui le textile effectivement est de moins en moins produit en Europe et en France. Une question simple, la présidente demande d'être très court.
Quel est le point majeur qui permettrait effectivement de reproduire en Europe, je dis bien en Europe et en France au niveau du textile ? Deuxième point, le textile français avait été je dévau je comprenez l'importance de ce que ça représenter dans mon petit sur 10 km il y avait 3000 emplois aujourd'hui en reste plus que 30 et effectivement il y a eu beaucoup de recherches sur l'innovation et notamment le textile à mémoire de forme. Est-ce qu'on a des innovations françaises qui pourraient nous permettre effectivement aujourd'hui parce que j'ai bien compris qu'on courait un peu derrière les Chinois, est-ce qu'il y a des innovations françaises qui pourraient aujourd'hui de nous reprendre de reprendre une place un peu de leader ?
Et dernier point, alors mes collègues ne souraient pas. J'ai eu la chance de porter un vêtement fait avec de la fibre d'orti qui a été mis en place par au niveau de lendsteam à ça pique pas du tout. [rires] Mais ma question est dans le prolongement de la question de Patrick. est-ce que on amuse la galerie ou pas ou est-ce que c'est effectivement des secteurs qui nous permettraient de reconquérir des productions françaises à partir de fibres végétales ?
Donc c'est une vraie question parce qu'il y a des capacités énormes. Sachant qu'on a une école qui a mis au point aujourd'hui des variés de culture d'orti permettant de le faire. Merci Daniel.
Daniel Salemand et on prendra toutes les questions les unes après les autres parce que sinon ça va. Merci madame la présidente. Merci messieurs pour votre présentation.
Je trouve ça passionnant parce que là on est dans la vraie vie et on a on a face à une attaque frontale contre le libéralisme qui a consisté pendant des décennies à ouvrir toutes les frontières et aujourd'hui et bien on crie halte là et halte à la concurrence desloyales. Donc voilà, ça vient réinterroger quand même des politiques qui sont menées que j'entends encore encore parfois ici. Vous avez parlé de compétitivité, ça va souvent vers le moins 10 ans, il faut se méfier.
Sinon euh effectivement cette génération, même si on a vu que c'était pas simplement les plus jeunes qui tombent dans la Fast Fashion, elle tombe pas des elle tombe pas des nu. C'est un formatage à cette consommation idiote, je vais dire, qui s'accélère. Donc on n pas parlé beaucoup de la publicité mais c'est là quand même que les choses se passent et je voudrais bien vous entendre sur ce sujet.
Effectivement, on a une popérisation de la jeunesse qui nous amène effectivement à également cette consommation du jetable. Et sinon pour finir, on a abordé le lin, on a abordé euh les ortis et bien moi je vais parler de la laine également. On a parlé, il y a le chambre, la la Bretagne a construit sa prospérité pendant des plusieurs siècles sur le lin et le chambre.
Je pense qu'on a aussi un travail, c'est pour vous monsieur sur l'industrie également à adapter notre industrie. Ce sont des fibres qu'on a plus l'habitude de travailler, qui sont extrêmement écologique à la différence du coton qu'on apporte en permanence et qui est très consommateur d'eau. Donc comment voyez-vous cette évolution pour se réapproprier toutes ces fibres qu'on a sur notre territoire et qui là serait une vraie souveraineté ?
Merci. Merci. Alors, on continue.
Pauline Martin. Pauline, Ouais, merci. Euh extrêmement rapidement, vous avez évoqué les politiques territoriales en faveur des commerces.
Alors, vous avez donner quelques exemples en particulier penser aux familles, à réintégrer les familles dans nos centres-villes. Quels sont quelles seraient selon vous nos priorités et vos priorités en fonction bien entendu des situations géographiques mais globalement quelles pourraient être les priorités ? Merci Pauline Yve Blunven.
Oui, bonjour à toutes et à tous. Rapidement, le contexte, on le connaît tous avec je rajouterai un élément dans cette ambiance complètement folle sur ce qui se passe dans le textile. C'est à côté Amazon qui annonce des licenciements importants.
Donc on est un peu perdu dans cette ambiance. Moi dans cette période là, j'ai eu une chance d'aller faire une visite d'une entreprise de textile dans mon département puisque malheureusement Atlas Formen après son dépôt de bilan, la liquidation avait une filiale qui s'appelle Françoise Saget très spécialisée dans du linge de maison dans du linge de maison puisque elle est numéro 1 français dans dans ce dans ce métier. Quelle n'a pas été ma surprise quand j'ai découvert cette entreprise ?
Parce que encore une fois, avec tout ce contexte des colis à 2 € de tout ce qu'on entend ici ou là, j'ai découvert une entreprise qui dans cette, on va dire difficulté financière est quand même inbonny. Elle gagne de l'argent, peut-être pas beaucoup mais malgré des managements de f importants, ce qui prouve que le modèle économique tient la route. Et quand on regarde comment ça fonctionne, c'est une entreprise de 85 millions d'euros de chiffre d'affaires de 200 salariés implantés en milieu rural qui achète effectivement du textile à l'étranger mais qui travaille énormément autour de la marque, énormément autour de la de la gamme, énormément dans sa spécialisation et on s'aperçoit que des modèles comme ça résistent.
Euh prix moyen du colis livré 56 € par rapport aux 2 € dont on entend parler. âge moyen du client, vous avez parlé de 39 ans, là c'est 65 ans. Euh mais avec une démarche intergénérationnelle qui n'est pas inintéressante à observer euh et cetera et cetera.
Et puis la dernière surprise, c'était la visite du site. Je m'attendais à avoir des robots partout pour mettre tout ça en machin. Tout est fait manuellement et tout est fait avec une dextérité qui parfois doit être même plus rapide que la machine ou plus rapide que certains robots.
Bon voilà, on sort de là avec une impression un peu bizarre dans cette ambiance générale. Et moi j'avais une question à vous poser. Est-ce que c'est une est-ce que c'est un modèle de résilience ?
Est-ce que alors on connaît à peu près les les quelques éléments de la recette, marque, identité de la marque, euh une équipe de personnel extrêmement engagé euh et des méthodes un peu old school puisque le catalogue, le courrier, le téléphone et le web qui ne représente que 40 %. Voilà, j'ai je suis sorti de là, je ne savais plus si j'étais encore en train de rêver ou en train de dormir. Dites-moi, qu'est-ce que vous pensez de ces modèle là ?
Merci Yve de ce témoignage. Dernière question avec Yannick Jadeau. Yannick, merci madame la présidente.
Merci messieurs. La question, vous évoquiez la présence de la l'ambassade chinoise dans une conférence de presse, pour moi, c'est pas le sujet. En fait, on est en démocratie qu'il puisse participer à vous écouter.
Euh on sait qu'il vous espionne mais c'est pas le sujet. Le problème c'est le soft power chinois dans la décision publique. Ça c'est autre chose quand vous avez un certain nombre de responsables politiques qui se mettent au service d'une puissance étrangère et utilisent leur réseau pour impacter nos politiques.
Ça c'est le vrai sujet. On l'a vu sur Shin euh on le voit on voit comment euh dans y compris un certain nombre de potentiels candidats à l'élection présidentielle, le soft power est présent. Ça ça peut relever du législatif et de la question du conflit d'intérêt.
Euh après euh si je peux me permettre euh euh au niveau européen euh on voit pas forcément la force de frappe euh d'une d'une industrie textile européenne totalement coordonnée pour faire pression sur l'ensemble des pays membres et sur les institutions européennes. Comment vous voyez au fond vous êtes très actif de votre côté ? Tant mieux.
Enfin, reconnaissons que c'est pas tous les pays européens qui sont aussi soucieux de combattre Chine et autres autres marques. Et puis dernier point, euh dans un peu plus d'un an se mettra en place le règlement européen sur le travail forcé. Et quelle est votre vision au fond dans moi j'étais un des j'ai participé à sa à son à son à son adoption.
Euh il y a évidemment dedans le travail forcé d'État. Et quand on pense au travail forcé d'État, on pense particulièrement au Tinchang et euh au travail forcé des igours. Euh est-ce que vous êtes complètement clair dans votre secteur sur euh votre relation à cette région, au travail forcé ?
Parce que de fait euh dans le règlement, ce sera les acteurs privés notamment qui peuvent actionner le fait de bloquer tout ce qui viendrait d'une région où se déroule du travail forcé. Et donc là, ce serait quand même un un mode d'action extrêmement efficace contre le textile que vous combattez. Merci.
Voilà messieurs. Alors, il y a eu beaucoup de questions mais je suis euh vous faire vous allez faire une synthèse de tout ça. Monsieur Lelouette, merci madame la présidente.
Je vais répondre sur deux points si vous le permettez. Le premier la formation le deuxème l'Europe. Sur la formation nos formations sont malheureusement techniques, en tous les cas totalement inadaptées.
Euh ça n'est pas une nouvelle, vous le savez, ça existe dans de nombreux secteurs. Beaucoup de jeunes partent notamment dans un bac professionnel mode et terminent hélas vendeur sans avoir vraiment les qualifications et sans avoir été formé au métier. qu'il y a fondamentalement un problème et c'est d'ailleurs pour ça j'en reviens désolé à mon Institut français de la mode à ces 1250 étudiant à CCAP qui nourrissent justement les ateliers au fait qu'il vient de lancer pour la saison prochaine un master industriel pour pouvoir alimenter là aussi les ateliers en région et le management industriel.
Donc ces emplois industriels, madame la sénatrice sont extrêmement importants. Ils ont besoin d'être soutenus. Les marques de mode les plus hautes gammes se portent globalement quand même pas mal dans notre pays.
Nous avons la chance d'avoir tout un réseau d'atelier de savoir-faire et un réseau industriel en France. Nous avons besoin d'une formation de qualité pour pouvoir la soutenir. La deuxième chose sur l'Europe, nous sommes très clairs.
Nous sommes tous réunis dans une association européenne qui s'appelle Euratex, monsieur le sénateur, et qui était extrêmement active. Euh nous avons rassemblé à Paris le président de l'UT et moi-même en septembre dernier 22 Fédérations européenne de la mode pour faire une déclaration commune contre l'ultraface fashion. Nous n'avons reçu à cette époque hélas aucune réponse de la Commission européenne malgré la présence de 22 pays à Paris pour démoncer cette chose.
Alors évidemment depuis ça change. Pourquoi ? Parce que d'abord la France est leader sur ce combat. grâce à vous mesdames et messieurs les sénateurs, mais aussi parce que ces 22 pays qui sont venus à Paris, qui ont pris conscience de toutes les initiatives françaises, sont en train de dupliquer en Italie, au Portugal, en Suède et partout ailleurs des PPL Ultrafast Fashion comme celle que vous connaissez en France multiplie des attaques réglementaires et les enquêtes également dans leur propre pays et qu'évidemment la commission et le parlement sont en train de réagir.
Mais beaucoup trop lentement, nous avons besoin de votre soutien sur ce sujet-là. Sur les IS, nous sommes tous alignés, monsieur le sénateur. Nous n'avons pas besoin du travail forcé, qu'il soit chinois ou qu'il soit ailleurs.
Et notre position commune n'est pas une position contre la Chine. Il y a en Chine, comme en France, au Portugal ou ailleurs, des bonnes entreprises, des mauvaises entreprises. Il y a en revanche une concurrence déloyale qui a lieu sur notre pays et c'est ceci que nous combattons.
Nous ne combattons pas la Chine. La Chine est un grand pays. D'ailleurs, Chine ne vend rien en Chine, hein.
Vous savez que ce modèle de plateforme nécessé uniquement sur l'exportation de ces produits, mais il n'y a pas de consommation de produits Chine sur le territoire chinois. Donc je ne vois pas pourquoi nous accepterions chez nous ce que les Chinois n'acceptent pas pour eux-mêmes. Mais mais encore une fois, il y a de très bonnes entreprises.
Il a l'innovation partout, il y a des marchés à développer partout et une concurrence mais elle doit être respectable. Monsieur le président, je continue, je prends le relais par rapport à la formation puisque là vous avez la partie, on va dire confection et industrie de la confection. Sur la partie plus en amont sur la formation, on a aussi des problématiques mais comme je vous l'ai dit tout à l'heure, l'ensemble des savoir-fa est encore présent sur le territoire.
Donc aujourd'hui, c'est encore faisable. Aujourd'hui, nous avons des formations qui se mettent encore en place. Là, j'étais hier dans un conseil d'administration qui a validé des formations de techniciens parce que le plus gros problème, ce sont sur les techniciens industriels capable de faire tourner les machines de filature, de tissage, de tricotage.
Donc tous les savoir sont encore là mais attention urgence urgence parce que si on attend trop longtemps, c'est pour ça je reviens, je suis désolé hein, c'est mon refrain de de la journée, mais si on attend trop longtemps, mais effectivement ces savoir-faire un moment ne seront plus là. Et pour la formation, on a du souci, on a du souci à se faire pour l'innovation et la red qui a été évoqué comme une solution. Euh je l'ai dit aussi en en préalable, n'oublions pas que il y a 50 % de notre industrie textile dont on ne parle pas qui a su se réinventer complètement.
Le numéro 1 de la défense aujourd'hui, le fabricant textile qui fournit toutes nos armées en défense et en aéronautique. C'est une société française qui était un soyeux lyonnais. Donc juste pour vous dire que par rapport à ça, entre les deux, il y a eu beaucoup de RED et d'innovation pour arriver à se positionner comme un des leaders mondiaux dans ce domaine.
Je vous reprends dans le médical, l'autre société que je vous ai cité, pareil, c'était un filateur tisseur traditionnel qui a réinventé son métier. Donc on a montré pendant toutes ces années, l'industrie textile est capable de se réinventer, est capable de se remettre en cause et au-delà de sa résilience naturelle. Donc c'est possible et nous avons les outils qu'il faut mais qu'il faut maintenir.
Encore une fois, c'est l'élément. Et dernière chose sur les fibres naturelles, j'essaierai de faire une réponse globale, que ça soit l'orti ou le chanre, c'est bien connu et c'est déjà en route. Le chanre, il y a eu énormément d'investissements et de solutions, mais mêmes causes, mêmes effets que sur le lin.
Aujourd'hui, on a cette capacité, on a ce savoir-faire au niveau agricole, mais le chambre, on va arriver à la même situation si on n pas de solution pour absorber cette nouvelle capacité, je dis bien nouvelle parce qu'on en est qu'au début de la filière chambre. La filière chambre est très présente dans la construction, dans l'industrie, peu très peu dans le textile. Plus compliqué à travailler que le lin, mais faisable.
On a on l'a prouvé, on a déjà fait, je peux vous dire que dans le tissage que je dirigeais, on a fait du chambre français donc on est capable de le faire. Maintenant, le problème c'est comme pour le lin, le chambre aujourd'hui sort plus cher que du lin. Alors que normalement il pousse partout beaucoup plus facilement.
On devrait pas en être là. Mais par rapport à tout ce qu'on a décrit sur les problèmes de compétitivité, on a aujourd'hui un problème pour trouver nos marchés de destination. L'orti a été c'est pas juste un joker, c'est comme le chambre.
C'est faisable. On on sait qu'on est capable de le faire. On a le savoir faire pour le faire.
Maintenant, pour aller industrialiser tout ça, ben il faut qu'il y a un marché en face. Et aujourd'hui euh il y a pas le marché suffisant, on le voit déjà sur des fibres qui sont bien installées, qui sont matures comme le lin. Euh on a du mal avec le fabriqué en France.
Donc c'est pas le fait que ça soit de l'orti ou du chambre, ça va pas changer fondamentalement, même si le chanre est encore plus écologique et encore plus vertueux que le lin, qu'il l'it déjà beaucoup. Mais malgré ça, le problème reste un problème de prix et de marché en face. Donc tant qu'on arrive pas à euh on va pas refaire toute la démonstration hein, mais euh la compétitivité, la la les normes, la simplification et tout le reste, on on aura nos problèmes de déboucher.
Tant qu'on n'a pas les déboucher, encore une fois, souvenez-vous de ce qu'on avait comme capacité de production il y a encore quelques années. C'était pas si loin. Merci messieurs.
Peut-être pour terminer et l'autre, peut-être un petit mot très rapide sur le sur le commerce. Encore une fois, le commerce pour qu'il réussisse son compte de résultat, c'est à la fois un chiffre d'affaires et des charges. Le le chiffre d'affaires, c'est le flux.
Et donc c'est vraiment peut-être que j'insiste beaucoup, mais si les flux ne sont pas pensés pour tous dans les centres villes avec autant de facilité qu'on peut aller dans la périphérie, faut faut bien se rendre compte qu'aujourd'hui il y a h français sur 10 qui ne vivent plus dans les cœurs des villes. Et donc pour eux et comme pour nous tous, il est plus facile d'aller de prendre sa voiture, de s'arrêter dans sa zone périphérique qui est de plus en plus jolie. En plus, il y a de très beaux projets qui qui sortent.
Vous sortez, vous êtes directement de votre magasin. Donc il tant qu'on a pas pris conscience de ça, il faut qu'on contrebalance les désavantages potentiels de nos centre-ville. La question de la mobilité et accueillir tous les publics et est vraiment essentiel.
Il faut jouer sur notre patrimoine. On a la chance d'avoir un patrimoine exceptionnel dans nos centrre-ville. Si on le valorise, on peut en faire aussi un véritable atout.
Il faut aussi simplifier euh les règles d'installation de nos commerces. Alors, je citais une bonne mesure dans le projet de loi de simplification qui est la mensuisation des loyers et on espère qu'elle arrivera à son terme. À l'inverse, il y en a d'autres qui complexifient largement l'installation de nos commerces et on espère que celles-ci seront euh supprimées.
Et puis il y a de l'autre côté les charges et c'est en effet ce que j'ai dit sur les loyers et autres. Mais voilà, en tout cas c'est c'est une politique multise. J'en profite pour pour vous préciser que le Conseil national du commerce est en train de travailler aujourd'hui auprès d'un groupe de travail sur la vacances commerciale et que les conclusions devraient sortir au tout début de l'année 2026 et je pense que c'est avec plaisir qu'ils viendront vous les présenter.
Merci. Peut-être le mot de la fin monsieur le président de la Fédération française de prête à porter féminin. Merci.
Je conclus sur le soft power. On a une très belle société Avas avec Imaget qui travaille avec Chine et en effet ils sont aussi dans plein de réunions dès qu'ils le peuvent. Donc il y a de ce fait un soft power qui est majeur qui est fait aussi par des sociétés françaises de on a la la poste auquelle on a tordu le bras pour justement là aussi travailler cette fois-ci avec TMU mais ça sera évidemment la même chose avec toutes les plateformes.
Donc j'ai assigné enfin j'ai pas assigné excuse-moi, j'ai mis en mode j'ai mis en demeur la poste pour justement de ce fait pour le devoir de vigilance parce que je reprends aussi quand la poste travaille avec Chine quand elle travaille avec TMU et ben en fait elle travaille avec les igours. Et donc de ce fait, on a ce point majeur qui est comment on empêche aussi des acteurs français comme la Poste de développer justement ces business supplémentaires pour à la fin tuer tous nos emplois. Donc le ce ce travail en fait doit être là pour justement des sociétés comme François Stag parce que quand Chine fait de la publicité avec TMU sur tous les réseaux sociaux, surtout Google, ils augmentent les prix publicitaires pour toutes les marques françaises de 35 % et ça empêche Françoise Saget justement d'être rentable parce que si elle veut avoir des clients qui sont plus jeunes que sa moyenne d'âge de 65 ans, elle doit faire de la publicité avec Chine et TMU.
Les coûts publicitaires explosent grâce au dumping chinois et donc de ce fait François Saget ne peut pas trouver de nouveaux clients. Enfin sur l'innovation, on a des très belles boîtes françaises. Je j'ai cité tout à l'heure automne losange mais je pourrais vous en citer des dizaines.
Ça soit SVOR Wardrop, ça soit justement CJID qui a acheté Swile et cetera. Electra évidemment aussi un acteur majeur en fait de notre secteur. Et bien toutes ces sociétés peuvent faire de l'innovation.
Lectra par exemple 500 ingénieurs en IA à Bordeaux. Et bien c'est en effet avec cette société qu'on va être capable de recréer une nouvelle mode et durable et puisonnée aux ventes. Et bien grand merci messieurs, c'était passionnant cette audition.
Vous remercie très sincèrement. Vous avez compris qu'on va rester plus que jamais mobilisé euh à vos côtés parce que nous aussi on a la volonté de défendre les filières et les secteurs que vous représentez parce qu'il y a aussi voilà cette incidence qui est présente dans chacun de nos territoires et comme ici on est avant tout l'assemblée des territoires, c'est aussi pour nous un moyen de continuer à faire que nos territoires puissent exister et bien évidemment se développer et ça touche aussi bien le commerce que la monte votre filière est comme comme l'AV. Donc merci, c'était très intéressant et ça nous a donné plein d'idées et peut-être sur une mission d'information sur ce secteur.
Peut-être que ça serait intéressant de mener à bien quelque chose et on n'hésitera pas à revenir vers vous. Merci. Merci de votre disponibilité.
Merci à tous. ць
Dominique Estrosi-sassone