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interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo· 27 août 2024 23 min

Consultations d'Emmanuel Macron pour Matignon, proportionnelle... Le "8h30 franceinfo" de François Bayrou

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:01
François Bayrou

Bonjour François Bayrou, Emmanuel Macron ferme donc la porte à un gouvernement nouveau Front Populaire. Après ses consultations pour Matignon, le chef de l'État dit vouloir entamer d'autres consultations. Est-ce que ce matin c'est le blocage complet ?

0:17
Invité

Non, ça n'est pas le blocage complet, ça ne doit pas l'être et donc ça ne le sera pas. La question, vous avez dit que le président de la République a fermé la porte. Non, ce n'est pas du tout ça. Le président de la République, dans son rôle, c'est sa mission. Il est là, la Constitution dit qu'il est le garant du fonctionnement régulier des pouvoirs publics. Il est le garant de la démocratie. Il a de bonne foi consulté tous les partis politiques et les trois rassemblements principaux. Et il a constaté quelque chose d'extrêmement simple qui était d'ailleurs dans les résultats du premier tour. Il n'y a pas de majorité.

Ceux qui prétendent qu'il y a eu un vainqueur dans cette élection savent bien qu'ils disent n'importe quoi. Ce n'est pas vrai. Pourquoi ça n'est pas vrai ? Parce que le bloc du nouveau Front populaire qui revendique la victoire ne s'est pas présenté devant les électeurs comme le nouveau Front populaire. Il s'est présenté devant les électeurs comme une partie, la moitié à peu près, de ceux qui disaient nous ne voulons pas que l'extrême droite ait la majorité absolue. Et c'est sur ça que s'est passée la campagne. Jamais on ne vous a dit à aucun électeur français, Mme Castette sera Premier ministre. Jamais, ça s'écrit Castette, c'est comme c'est un nom béarné, je le prononce à la béarnèse.

Je suis sûre que c'était intentionnel, ça l'est malheureusement. Mais je suis tout à fait prêt à bouger. Et donc jamais on n'a eu le sentiment, ou jamais les Français n'ont été placés devant cette proposition-là. Il y avait un programme, ils arrivaient avec un programme. Non, non, non. Ils ont eu un programme au premier tour, qui a été devancé très largement comme on sait, et le nôtre aussi par l'extrême droite. C'est l'extrême droite, c'est le Rassemblement National qui est le premier parti à l'Assemblée Nationale. Et donc ça n'est pas sur le programme, ni du nouveau Front populaire, ni du centre, que s'est constitué une majorité, que se sont exprimés des votes.

C'était des votes qui disaient que la démocratie française ne peut pas être dominée par une majorité absolue d'extrême droite, d'ailleurs des extrêmes en général. Et donc c'est ça le... Vous venez de désigner le vainqueur en fait. C'est le Front républicain le vainqueur dans cette histoire. Oui. Et donc c'est le Front républicain qui doit gouverner. Eh bien c'est exactement ce que le Président de la République dit depuis le premier jour. Mais ça inclurait les Insoumis, le Front républicain, puisqu'ils ont fait partie de ça. Oui, mais ils ne peuvent...

L'attitude, les violences au moins verbales, les provocations, ce que Jean-Luc Mélenchon appelle la conflictualisation de tous les sujets, ça n'est pas compatible avec le fonctionnement régulier des pouvoirs publics. Et donc... C'est ça le principal obstacle à leur présence ? Non, le principal obstacle c'est leur programme. Si vous ou aucun de ceux qui nous écoutent comme auditeurs et lecteurs lit le programme, je prends des exemples très simples, la fin de toute régulation de l'immigration.

3:48
François Bayrou

Ce n'est pas ce qui avait été dit initialement, au départ c'était les Insoumis, après c'est devenu le programme.

3:52
Invité

Non, non, non, non, non, non, non, non, si vous reprenez, excusez-moi, mes déclarations... Les vôtres sans doute. Les miennes, comme je suis à peu près comptable que des miennes. Vous avez des alliés. Et je ne souhaite pas l'être de quelqu'un d'autre. La fin de tous les textes qui ont essayé de réguler l'immigration dans la grande inquiétude qui est celle des Français. La fin des textes qui ont été pris depuis sept ans pour renforcer sur les questions de sécurité les moyens de ceux, les forces de l'ordre. Un gendarme est mort ce matin, dans la nuit, et on a un certain nombre de textes qui ont été votés très largement. Et le programme annonce, on va mettre un terme à ces textes.

Le programme dit, on va immédiatement, immédiatement, remettre le droit du sol intégral, qui n'a jamais existé en France. Le droit du sol intégral... François, on a compris tout le programme. Non, non, non, laissez-moi finir en deux phrases, je vous promets, pas plus. Le droit du sol intégral, qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire que tout enfant qui naît sur le sol français est immédiatement français, déclaré français. Et donc ses parents ne sont plus expulsables. Donc vous n'avez plus aucune régulation en matière d'immigration, et vous avez un désarmement en matière de sécurité, jusqu'à remettre en cause... Je suis maire, et je sais ce que c'est, Apolle, le réseau de vidéosurveillance.

Tous les jours, tous les jours, sans exception, plus de 360 fois par an, la justice nous demande ces images-là. Et donc on ne peut pas désarmer le pays, vous comprenez ? Et ça n'est pas seulement une question d'étiquette, c'est pas une question de personnalité. Il y a des Français qui ont voté pour eux. Non. Si, il y a des Français qui ont voté pour eux. Et il y a aussi d'ailleurs des deux côtés, des élus de gauche qui ont été élus avec des électeurs de droite, et inversement. Exactement. Exactement. La colère qui est la leur aujourd'hui d'être exclue de ce processus, y compris des processus de discussion. Pourquoi ne pas les inviter ? Et la question, je l'élargis au RN d'ailleurs.

Pourquoi exclure du deuxième rang de discussion les insoumis, mais aussi le RN qui a récolté 10 millions de voix ? Parce qu'ils ont dit qu'ils n'iraient plus si le sujet n'était pas de leur donner le pouvoir. Ils n'y sont pas invités. Mais en tout cas, moi, je n'ai aucun problème, d'aucune sorte, à ce que toutes les forces politiques représentées au Parlement soient reçues dans une discussion générale. Mais si c'est seulement pour rappeler ou réclamer ou exiger ou mettre en demeure que les choix qui seront faits par le Président de la République soient le choix de leur candidat et de leur programme, je comprends qu'il y ait des limitations.

Mais moins de considérer qu'on peut parler avec tout le monde.

6:48
François Bayrou

François Bayrou, on va s'interrompre.

6:49
Invité

Mais pas céder à tout le monde, c'est autre chose.

6:50
Présentateur

On va s'interrompre quelques secondes.

6:55
Invité

En compagnie ce matin de François Bayrou, président du Modem et soutien de toujours d'Emmanuel Macron, cette colère de la gauche dont on parlait à l'instant, il y a des appels à manifester. On reparle d'une procédure de destitution conformément à l'article 68 de cette Constitution. Quand Marine Tondelier parle de dérivée libérale, quand on entend crise démocratique, moi, je sais que vous êtes président du Modem, j'ai du mal à imaginer que vous n'êtes pas quand même chagriné par ce processus et que la gauche n'a pas un peu raison quand même. Non. Pardon si je vous contredis.

Non, je ne crois pas que tous ceux qui font semblant d'être heurtés par le constat d'une situation qui est vérifiable tous les jours, par vous, par tous les observateurs et par le président de la République. On est devant un rassemblement de partis qui affirment avoir gagné l'élection alors que ça n'est pas le cas. Ils ont plus de députés ? Le fait est qu'ils ont plus de députés que les autres ? Ça ne fait pas une majorité ? Le fait est qu'à peu près le double de leurs scores représentent des députés qui ne veulent pas d'eux. Et le président de la République a reçu tous les groupes parlementaires. Mais ce n'est pas son rôle constitutionnel, ça, François Bayrou ? C'est absolument son rôle.

8:21
François Bayrou

La stabilité ne fait pas partie de l'article qui spécifie que le président nomme le Premier ministre.

8:27
Invité

Je comprends qu'on puisse, pour tenir des controverses, dire ça. Mais le président de la République, par la Constitution, il est chargé de deux choses. Le fonctionnement régulier des pouvoirs publics. Le fonctionnement régulier des pouvoirs publics. Et Dieu sait que la stabilité gouvernementale, c'est l'article premier du fonctionnement régulier. C'est sur ça qu'on a fait la Ve République, contre la Ve République, où les gouvernements tombaient tous les mois. Premièrement. Et deuxièmement, il est chargé de nommer le Premier ministre et le gouvernement. Le Premier ministre, d'abord, parce que c'est lui qui va proposer une composition du gouvernement, et le gouvernement, ensuite.

Et donc, ce rôle-là, vous dites, ce n'est pas son rôle, c'est éminemment son rôle. C'est d'abord son rôle. Et je plaide ça, comme vous savez, depuis des semaines, parce que je ne crois pas, et je n'ai jamais cru, qu'on arriverait à un accord des partis politiques. Mais quand Marie Tordelier dit dérive illibérale, elle exagère, c'est ça que vous dites ? Elle sait exactement, elle sait très bien, tout esprit de bonne foi sait que la situation qui est là, ce n'est que le constat de ce que nous avons sous les yeux. Et donc, je plaide depuis longtemps, depuis des semaines et le jour de l'élection, pour qu'on en revienne à l'esprit de la Vème République.

Qu'est-ce que c'est l'esprit de la Vème République ? Et c'est le général de Gaulle qui a voulu ça. Il a dit, les partis politiques sont incapables de s'entendre. Donc, on ne peut pas faire comme si le pouvoir exécutif, le gouvernement, dépendait du pouvoir législatif. La séparation des pouvoirs, tout le monde a appris ça à l'école, la séparation des pouvoirs, c'est, il y a la justice, il y a un pouvoir législatif et il y a un pouvoir exécutif. Quelle est la source du pouvoir exécutif ? Dans la Constitution, dans les mots même de la Constitution, c'est l'élection du président de la République au suffrage universel.

C'est pour éviter que les querelles des partis politiques ou les manœuvres des partis politiques, c'est le mot exact que De Gaulle avait choisi. Les manœuvres des partis politiques ou les querelles des partis politiques empêchent d'avoir un exécutif fort. Et donc, il n'y a qu'une chose à faire à mes yeux, c'est le président de la République nomme une personnalité pour former le gouvernement, cette personnalité propose une équipe et cette équipe, elle ne demande pas l'accord préalable des partis politiques, elle ne l'obtiendra jamais.

La personnalité chargée de former le gouvernement, elle doit constituer une équipe de gens expérimentés qui ait non seulement la compétence mais la capacité à s'adresser à l'opinion publique et à comprendre le moment historique

11:26
François Bayrou

dans lequel nous sommes. En pratique, François Bayrou, comment fait-on avec des gens qui ne veulent plus négocier désormais, qui ne veulent plus échanger avec le président de la République ? Olivier Faure, Marine Tondelier disent ce matin, nous, nous ne voulons plus, les négociations sont terminées.

11:40
Invité

C'est une faute de méthode de négocier un gouvernement avec les partis politiques. Et permettez-moi de dire qu'Emmanuel Macron aurait dû prendre son risque, nommer... Je le crois, je l'ai écrit. Alors, simplement, de bonne foi, il a voulu... Il vous entend quand vous lui dites ça ? Le président de la République a voulu, a cru, et je crois de bonne foi, que dans un moment comme celui-là qui était très difficile, on pourrait inviter les responsables politiques à s'asseoir autour d'une table et à accepter un constat de la situation et de dégager ensemble des priorités pour le pays. Par exemple, il y a une priorité pour le pays très importante, c'est les finances publiques. C'est une priorité.

On va vers la rentrée des classes. L'éducation, c'est moi qui vous le dis, est une priorité pour le pays. Les problèmes de la planète et l'évolution climatique, les questions d'environnement sont une priorité pour le pays.

12:42
François Bayrou

Donc, ce que vous nous dites, François Bayrou, c'est que le président, en quelque sorte, a fait un peu les choses à l'envers. Il aurait dû nommer et ensuite, les partis échangent avec le Premier ministre.

12:50
Invité

Tout le monde, pardon de dire que je ne m'inclus pas dans le tout le monde, tout le monde est entré dans cette méthode qui est en réalité la méthode des pays qui cherchent des coalitions avec un scrutin proportionnel. L'Allemagne, la Belgique, les Pays-Bas, l'Italie. On passe des semaines à négocier des accords. Ça n'est pas la Constitution française. La Constitution française, elle a, pour éviter le risque de la mainmise des partis, de leurs querelles et de leurs manœuvres sur la vie nationale, elle a dit on va prendre les choses différemment. On va proposer des équipes qui vont gouverner et puis ensuite, l'Assemblée nationale, dans ces groupes différents, prend ses responsabilités.

Vous avez un nom qui cadre avec le profil que vous avez décrit il y a quelques minutes ? Non, j'y réfléchis comme tout le monde, comme vous. Mais non, je... Une espèce de mouton à cinq pattes parce qu'exit Lucie Castet, à gauche, personne ne vote de Xavier Bertrand ni même de Bernard Cazeneuve. Je ne cherche pas des moutons à cinq pattes comme vous dites. Je sais ce qu'il faut. Je sais quel portrait robot est imposé par la situation. Pour moi, il faut quelqu'un d'expérience. Ça n'est pas une situation dans laquelle on peut improviser.

Il faut des personnalités, femmes, hommes, qui soient capables de comprendre le moment et de s'adresser à l'opinion publique et de prendre des décisions, de faire bouger les choses et de rassembler des équipes. De faire qu'on sorte des querelles. Dieu sait que les gouvernements, des querelles de couloir, c'est épouvantable. Deuxièmement, il faut quelqu'un que les Français créditent de bonne foi. Créditent assez largement parce que l'idéal n'existe pas. Il est difficile de plaire à tout le monde et à son père. Et il faut quelqu'un qui soit capable de discuter et de décider y compris avec des gens qui ne sont pas de son avis ou de sa couleur politique.

Car, la conviction qui est la mienne, c'est que dans la situation où est le pays, il est impossible de faire camp contre camp ou parti contre parti. Si le Président vous le propose, vous y allez, disons les choses clairement, François. Je ne veux pas entrer dans cette discussion parce que ça voudrait dire qu'on se met dans une compétition de personnes. Et pour moi, ça n'est pas une compétition de personnes. Mais c'est une hypothèse qui pourrait exister. C'est une question de méthode. Et c'est cette question de méthode que je plaide. Il y a beaucoup de personnalités de bonne foi. J'imagine que le Président de la République a ça en tête quand il dit qu'il va les consulter.

Il y a des présidents de la République, des personnalités qui ont exercé la fonction de Président de la République. Il y a des personnalités qui ont exercé des fonctions de gouvernement importantes. Il y a des personnalités qui ont incarné des courants et des sensibilités politiques. à tout cela il faut parler prendre une décision, choisir une personnalité qui prend son risque et qui devant les Français décrit une démarche et une méthode.

16:22
Présentateur

Le 830 France Info et Rangère Bonde Adrien Bec.

16:26
Invité

Et François Bayrou Président du MoDem qui est là ce matin il se dit que vous plaidez à nouveau ces dernières semaines François Bayrou en faveur de l'instauration de la proportionnelle pour les prochains scrutins comme un outil que pourrait finalement proposer Emmanuel Macron à ce nouveau Premier ministre. Est-ce que c'est le cas ? En quoi ça s'agit de solutionner les choses ? Ça paraît très technique comme ça mais c'est une vraie idée que vous avez.

Il y a une chose qui est assez je ne sais pas s'il faut dire amusante parce que peut-être elle est triste aussi c'est quand on s'aperçoit que des idées qu'on propose depuis très longtemps sont des idées justes et que tout le monde regrette de ne pas les avoir choisies. Il se trouve que je plaide pour cette idée d'une loi électorale juste qui donne à chacun sa représentation et qui donc écarte la nécessité de faire des accords contre nature. Vous voyez bien qu'il y a des alliances qui a des alliances pas seulement qui sont contre nature. Vous avez des gens qui ont dit pendant des années jamais je n'aurai rien à voir avec lui ou avec elle et puis qui après plongent et tombent de ce côté-là.

C'est vrai à gauche c'est vrai à l'extrême droite. Donc pourquoi ? Parce que nous avons une loi électorale dont la seule question est que il faut être au deuxième tour. Pour être au deuxième tour il faut s'allier même avec des gens avec qui on ne pense absolument pas la même chose. Vous avez eu Glucksmann pendant la campagne des européennes qui a dit à tous les français à chacun d'entre nous pour ça qu'il a fait des voix il a dit mais jamais plus avec Mélenchon. Tout le monde a entendu ça et puis le soir de la dissolution il n'en a plus jamais parlé jusqu'après le deuxième tour.

Ce que vous voulez dire c'est qu'une part ou une dose ou peut-être une proportionnelle intégrale libérerait précisément les socialistes de...

Pas les socialistes seulement les grands courants politiques du pays les grands courants politiques du pays il y en a cinq ou six ces grands courants politiques du pays ont le droit d'exister pour eux-mêmes et de défendre leurs idées et pas d'être prisonniers d'alliances qui les obligent à aller contre leurs convictions profondes et donc oui je pense que la proportionnelle c'est d'ailleurs amusant parce que beaucoup de responsables politiques de premier plan qui se sont opposés à la proportionnelle dans les années et décennies précédentes maintenant viennent me voir et disent au fond tu avais raison Emmanuel Macron s'y était engagé en 2017 cette fois-ci il s'est vraiment sur la table il dit quoi là Macron s'y était engagé François Hollande s'y était engagé et on peut remonter dans le temps il y a eu beaucoup d'engagement de cet ordre c'est sur la table ça je pense que c'est une nécessité je pense que une des clés du déblocage de la situation politique après qu'on aura eu un gouvernement après qu'une personnalité aura été chargée de rassembler une équipe une des clés de la situation politique c'est le changement ou l'établissement d'un mode de scrutin qu'on a déjà eu en France vous vous souvenez dans les années 80 à l'initiative de François Mitterrand c'est une des clés pour débloquer la situation et vous assumez du coup que ça puisse profiter aussi au RN bien sûr ils sont 126 aujourd'hui avec un scrutin majoritaire qui pourrait être beaucoup plus non non pas beaucoup plus il se trouve ils sont 150 quelque chose comme ça 126 aujourd'hui sans compter bon ils ont fait un peu plus de 30% des voix ils ont droit à un peu plus du tiers des sièges et c'est la même chose pour chacune des forces politiques qui du coup se seraient présentées à son propre compte et ça évite les affrontements artificiels ça évite qu'on désigne l'autre comme l'ennemi absolu qu'il faut abattre déni de démocratie enfin tous ces mots

20:36
François Bayrou

justement François Bayrou vous parlez d'une loi qui est semble-t-il assez consensuelle et devenue consensuelle un sujet qui va l'être un petit peu moins ce sera le budget dans les prochaines semaines avec voilà un budget qu'il sera nécessaire d'adopter vous dites voilà il faut que tout le monde se parle etc bon parmi les mesures du nouveau front populaire est-ce qu'il y en a une que vous François Bayrou avec vos députés du Modem vous pourriez inclure vous pourriez accepter de voir dans le budget

21:05
Invité

dans le budget je ne sais pas parce qu'il va falloir co-construire je pense qu'il y a une question qu'on peut poser de manière renouvelée c'est la question des retraites c'est-à-dire c'est-à-dire que je pense que la question des retraites a été mal posée ou insuffisamment posée je pense que les français auraient dû être plus associés à la question des retraites parce que c'est leur vie et la vie de leurs enfants et petits-enfants mais la réforme est faite non mon opinion est qu'elle est améliorable donc vous souhaitez l'abroger pour la changer j'essaie de ne pas utiliser des mots qui soient des mots qui créent des réalités choquantes donc je pense qu'avec les partenaires sociaux dont ça devrait être le travail après tout ils le font bien sur les retraites complémentaires la GIRC et l'ARCO c'est eux qui sont les patrons c'est eux qui sont les patrons et c'est équilibré ils ont réussi à équilibrer le financement des retraites complémentaires et plus largement je pense que tout ce qu'on appelle la démocratie sociale c'est à dire pas seulement le pouvoir politique mais le pouvoir de ceux qui représentent la société les salariés les retraités devraient avoir plus de place dans notre débat démocratique donc voilà une mesure mais il y en a beaucoup d'autres qui sont insupportables

22:38
François Bayrou

on les détaillera une autre fois François Bayrou si vous le voulez bien merci d'avoir été avec nous président du modem invité du 830 France Info ce matin merci Bérangère Bonte merci

22:48
Locuteur

merci merci