La Masterclasse d'Olivier Assayas - France Culture
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 98 %Défensif 2 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 4:00OuverteRéponse directe
Est-ce que le format série télé serait quelque chose que vous aimeriez à creuser à l'avenir ?
- 9:00OuverteRéponse directe
Quelles relations avez-vous avec votre équipe de post-production ?
- 14:00OuverteRéponse directe
Comment va être votre cinéma après les attentats de Paris ?
- 20:00OuverteRéponse directe
Votre prochain film est-il un retour sur la question du terrorisme ?
- 24:00OuverteRéponse directe
Quel est votre dernier livre de chevet ?
- 28:00OuverteRéponse directe
Quel rapport entretenez-vous avec vos acteurs ou actrices ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 9:00Fait
« je travaille avec les mêmes depuis toujours depuis toujours »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
les pasteurs classe france culture c'est une vie une oeuvre à voix nue un processus de création raconté par son d'auteur seul en scène face au public venu nombreux aujourd'hui vous écouter dans studio 105 de la maison de la radio bonjour à tous et merci d'accueillir olivier assayas on peut lui dire bonjour voila olivier assayas grand parmi les grands metteurs en scène français héritier de la nouvelle vague cinéphiles et spécialiste de cinéma asiatique il a conversé avec bergman fait l'éloge de kenneth hanger réalisateur américain classé underground théoriser sur guy debord et son art de la guerre et c'est aujourd'hui la fabrique de son cinéma qui nous intéresse dans l'ordre tout commence avec désordre titre de son premier film dernier en date personal shopper entre cette première et cette toute dernière fois il a tourné quatorze longs métrages dont il m'avait pfff août début septembre des destinées sentimentales demonlover carlos après mai ou encore s'ils se marient à filmographie complète à retrouver sur france culture point fr et des cours et des docks et des scénarios pour les autres andré téchiné hier romane polanski aujourd'hui une oeuvre singulière entre générations et géopolitique introspection et hommage au cinéma bonjour avoue olivier assayas faut être fou pour entraîner quelqu'un dans sa destinée et pour s'introduire dans la sienne prétend jean charles berling dans les destinées sentimentales c'est pourtant ce à quoi nous engage quelque part vos films les olivier assayas sens c'est aussi votre définition du cinéma bon dans les destinées sentimentales c'est jacques chardonne qui a écrit ça c'est pas moi donc j'ai repris mais il me semble que le cinéma d'abord c'est faux je le vis comme un extraordinaire privilège enfin communs comme la chance de pouvoir pratiquer un art qui est aussi une manière de vivre et qui donne je crois de profond de satisfaction à la fois intellectuel artistique et même existentielle dans le sens où un film c c'est une expérience et une aventure c'est un risque et en même temps c'est quelque chose de collectif de vécu ensemble avec autrui serre que ça ça il ya d'autres arts qui sont collectifs mais je crois que le cinéma l'est encore plus par son côté presque troupe itinérante 1 quand on tourne un film on se déplace d'un décor à l'aude a lieu à un autre et même dans souvent dans mon cinéma d'un pays à un autre avec ce que ça veut dire aussi de découverte de lieux de gens de territoire de langue de culture donc c'est toujours la claque la question de comment on en est arrivé là et je crois que si moi j'ai eu envie de faire des films peut-être c'est parce que je pressentais qu'il y avait quelque chose qui dans cette vie dans cette manière de vivre dans ce rapport à l'art me me correspondait mais en même temps qu'elle enfin je sais pas quelle irresponsabilité quoi quand on est adolescent très jeunes ou quelle arrogance j'en sais rien de te dire je vais faire des films parce que à ce moment là c'est quand même extrêmement loin de soi et c'est un pari sur le futur incroyablement hasardeuse mais vous avez commencé par regarder ceux d autre part critiquer ceux des autres puis par écrire décennies nos mots avant d'autres non non non non pas exactement parce que ça fonctionne pas exactement comme ça j'ai vu des files oui bien sûr on voit tous des films et j'ai j'ai appris le cinéma comme beaucoup de gamins de très jeunes gens de ma génération je vivais pas à paris j'y vais à la campagne donc je voyais des films là aussi les clubs de la télévision moi ma culture cinématographique s'est fait sur un petit écran dont la date est l'écran était bataille de la moitié de cette table ronde est donc si une éducation un peu sur le sur le tas il se trouve que mon père était scénariste il avait écrit il a écrit des films pour le cinéma puis pour la télé pour la télévision donc comme comme j'avais envie de faire des films de travailler dans le cinéma enfin c'était très jeune je me suis retrouvé à faire des petits boulots dans le cinéma était petit vent des petits boulots alors vraiment très triviaux enfin très très près de prix prix midi et puis j'ai commencé à faire des courts métrages et commençant à faire des courts métrages avaient le sentiment de comment dire de pâques mur de dun de padt pas comprendre encore mon rapport au cinéma quelques m2 de ne pas de ne pas au fond être avoir en main un outil et c'est à ce moment là que s'est présenté la possibilité d'écrire sur le cinéma en l'occurrence aux cahiers du cinéma et j'ai fait j'ai un peu appris le cinéma tout seul en écrivant cahiers du cinéma mais enfin entouré d'une hta comité de rédaction d'une équipe qui à cette époque là était passionnante donc vous tombez dans le dans la marmite assez assez jeune on le dit puisqu'on parle quand même de destiner autour des destinées sentimentales vous direz que vous y était vous y étiez d'une certaine manière prédestiné qui avait une vocation pour cela vous auriez pu exprimer ce que vous aviez exprimé autrement bassin par d'autres moyens je veux aussi vous écrivez si vous les ccd moi c'est une sorte de triangle enfin une sorte de trion une triangulation j'ai commencé à peindre quand j'avais 15 ans c'est à dire enfin j'ai commencé à peindre j'ai que j'ai pris des couleurs des pinceaux des tubes de coder des tubes et j'ai commencé à faire des trucs à gribouiller ceci cela et c'est enfin néanmoins entre l'âge de 15 et 25 ans le dessin la peinture le graphisme pour jouer une part essentielle dans ma vie pour deux raisons lui et peuvent lui l'une c'est que même si mon ambition mon rêve ma vocation si vous voulez que je le prends comme un beau d'ailleurs très énigmatique pourquoi un moment donné on se met dans la tête qu'on a envie de faire ça et que ça vous semble une évidence c'est très difficile d'épilogué là-dessus quoi c'est un fait c'est une donnée ça a été une donnée dans mon existence dans mon existence mais enfin néanmoins ça me semblait encore une fois tu résides très très lointain et très inaccessibles un ajout peut-être j'avais envie d'ailleurs de m'exprimer artistiquement parce que au moment de l'adolescence ja c'est yahia il peut y avoir ce désir l'enfant tout cas ils étaient ils étaient présents chez moi et il s'est écoulé canalisée par là plutôt à travers la peinture un rapport trêve primaire ou encore une fois à la peinture puisque j'ai cédé plutôt de la peinture abstraite et même si je suis après j'ai évolué vers la figuration mais enfin quand même il y avait ces deux choses élémentaires du rapport aux à la matière au une sorte de combat même d'ailleurs avec la matière la toile et donc je me moi je me serais bien vu peintre cet âge-là je ne sais que c'est pour moi mais le désir de cinéma était tellement fort que il y avait cette idée que bon je pratique quand je serai grand plus tard je pratiquerai la peinture et éventuellement les lille cinéma que les l'un n'était pas là et l'autre afin qu'ils n'étaient pas incompatibles et puis il s'est produit que progressivement on a est à je suis arrivé à un moment donné où l'idée de suivre deux pistes aussi puissante était impossible était enfin j'étais en certaines sans doute au delà de mes forces que la solitude du dessin ou la peinture c'est à dire que quand on est dans sa dans sa chambre gelé dire dans son atelier jamais eu d'ateliers dans tendance dans dans la pièce où j'étais au jeu où je dessinais la cette solitude à gratter à dessiner a pas que c'est une sorte de dialogue avec soi même qui produit une sorte d'isolement d'aliénation de solitude qui un certain moment m'a paru intolérable et j'ai eu une sorte de révélation que le cinéma me me permettait de poursuivre au fond ce que je cherchais à travers la peinture mais dans le cadre d'un travail collectif de groupe où j'étais pas séparé du reste du monde mais où j'allais plutôt à la rencontre du monde à la rencontre du monde dans le fait de encore une fois d'explorer le monde d'explorer dans ce que ce que j'ignorais de la société ce que j'ignorais des êtres et que d'une certaine façon c'était là où il y avait de l'introspection dans la peinture dans la peinture et bayonne beyene il ya une forme d'exploration dans le cinéma et que je que sans doute cette forme d'art que correspondait plus mieux plus profondément mon tempérament donc c'est un retour au figuratif c'est un retour au réel avec le cinéma on peut quand même imaginer que la peinture a commencé à continuer à influer a imbibé votre cinéma oui il ya oui enfin dans le dans le sens où où j'ai l'impression d'avoir appris j'ai envie de dire l'essentiel mais oui le le le il ya au coeur des choses à travers la bla c'est étrange pratique de la peinture abstraite je dis ça dans le sens où bon vous dessinez une pomme de pommes trois pommes voilà elles sont dessinées le dessin et le dessin est finie représente plus ou moins bien peu de fanions de manière plus ou moins intéressantes ces trois fruits vous peignez quelque chose d'abstrait c'est c'est ce que vous commencez à faire et énigmatique ce que vous continuez à faire et énigmatique et le moment où vous considérez ah tiens ça y est c'est ça est arbitraire et donc ses portes et par une sorte d'intuition qui fait qu'il ya en vous une sorte d'étrange outils de mesure qui vous qui vous qui vous indiquent le nord un peu comme une boussole qui à un moment donné vous dis à quel moment vous êtes arrivé vous savez avec un film oui le 20 mai c'est terminé non non aussi un peu arbitraire mais au centre mais termine non non non parce que c'est pas de la même nature mais mais même si la pratique du cinéma procède de de la façon de ce que j'ai appris dans la peinture mais j'ai l'impression que qui accueillait ce que j'ai appris dans la peinture c'est une sorte de foi dans une idée un peu informulable indicible dollar qui est à l'oeuvre à l'intérieur de la création et donc oui j'ai il ya quelque chose de cet ordre là dans la pratique du cinéma mais il prend encore une fois le cinéma et plus figuratifs donc d'une certaine façon on chauffe c'est bon c'est vrai que qu'au fond je finis par concevoir mes films et travailler sur mes films comme un musicien travaille sur de la musique ne sait raison comme un peintre travaille sur un sur sur un canevas dans le sens où ils sont des ajouts te ment c'est serré mais il s'agit dans le cinéma de raconter une histoire cette histoire est un début un milieu et une fin et c'est plus rationnel que quelques que l'aspect un peu poétique au sens le plus abstrait de la peinture olivier assayas on peut retoucher un tableau on peut y rajouter une petite couche de peinture avec un film c'est un peu plus compliqué ce qui vous est quand même néanmoins arrivée de retoucher certains gros film peut-être par le biais du montage ou de nom on peut pas faire comme ce que faisait pierre bonnard qui allaient dans les musées repeindre ses tableaux j'aimerais bien pouvoir le faire c'est mais mais mais mais je me suis posé la question par exemple uniquement pour un seul film d'ailleurs c'est ça c'est ça s'est posée pour moi pour un film qui était mon troisième quatrième film qui a failli s'appeler une nouvelle vie qui était qui hélas est un film bancal pour des raisons qui ont à voir avec la façon dont il s'est fait dans le sens où on a été obligé de couper une semaine de tournage donc je me débrouille et enfin de faire de monter le film avec des avec des béances et en même temps le film faisait plus de deux heures et demie dans son premier montage donc il a fallu réduire à deux heures de route au fond c'est comme un film que j'ai re ce culte et à l'intérieur d'une matière métier dont les dons les équilibres était un petit peu différent et c'est un film que j'aime que j'ai que j'aime bien que j'aime beaucoup mais dans lequel avec le recul j'aimerais pouvoir un jour faire des rectifications parce que ces choses se sont faites de façon tellement difficile et conflictuelle à l'époque que que j'ai l'impression de 2,2 thani d'avoir raté quelques petits ajustements qui serait facile à corriger mais enfin voilà même et que comme comme il ya une réponse littérale à votre question je vous la donne mais hélas dans les films on peut pas vraiment faire ça en général olivier c'est peut-être pas votre souci premier mais la part narcissique d'un film elle est pas totalement anodine et qu'il vous est déjà arrivé de vous demander quelle image de vous nous renvoie nous donne vos films oui alors ça c'est une bonne question non mais pas des autres dans le sens où elle me m'interroge disons qu'il faut avoir une certaine dose des responsabilités pour faire des films dans cocom comme je lé fais c'est à dire anne c'est à dire à la première personne j'ai toujours fais tous mes films d'une situation d'entière liberté qui est comparable à celle d'un romancier écrivant un roman donc je suis pas y arriver je suis pas battue et je parle peu j'allais dire cacher s'est pas cachée mais je suis pas vous allez disons derrière l'adaptation d'un roman derrière une commande derrière j'en sais rien enfin une pratique un peu du genre un peu industriels etc j'ai l'impression de m'exposer un peu de fatigue nations y compris indécente dans chaque film que j'ai fait d'une manière ou d'une autre c'est le processus de la fiction parce que encore à ses touches de la fiction elle procède toujours un tout petit peu de l'autobiographie enfin ce qu'on raconte on ne raconte pas ce que on l'a vécu on l'a ressenti et c'est donc un moment donné on seront seront ceux on se met à nu moi j'ai été j'ai été frappée quand j'ai eu la chance de rencontrer ingmar bergman et de faire un entretien avec lui j'étais très jeune cinéaste c'était après mon deuxième film jeu et j'ai préparé ça de façon extrêmement sérieuse extrêmement scolaire j'ai revu certains des films que je connaissais même que je connais c'est quand même bien j'ai vu ceux de son abondante filmographie que j'ignorais gerome reprirent lui ce sont admirables autobiographie laterna magica et d'une certaine façon je me suis retrouvé en face de bergues magna qui j'ai commencé à poser des questions et au fond les réponses qu'ils me donnaient je les connaissais déjà les connaissais déjà parce que il les avait écrites dans son livre et du et et même si c'était quelqu'un de à sa façon de réserver de très pudique côté protestant scandinave etc etc au fond je me suis rendu compte que les questions que je posais avait presque quelque chose de dérisoire par rapport à la crudité des réponses qu'il donnait lui même dans ses films que je voyais pas comment il y aurait eu moyen dans ces temps de conversation que j'amène bergman plus loin que ce qui l'exposait de lui dans dans des films qui sont souvent on ne peut plus cru qu'ils en disent beaucoup plus long que vous regardez bien sûr que ce que les mots peuvent dire aujourd'hui quand même vous diriez dans quel de vos films vous êtes vous le plus exposé si on reprend cette longue biographie ou alors peut-être c'est la question sous jacente le film qui vous correspond le plus aujourd'hui à vos yeux disons que le léger sûrement il ya deux films qui d'une façon d'une eau sont ouvertement autobiographique l'unss et l'eau froide l'autre c'est après mais ça raconte à peu près le même personnage à la même époque au même âge de fait sous deux angles très différents mais mai ou en essayant d'explorer justement cette question de l'autobiographie au cinéma en sachant que simultanément l'autobiographie littérale au cinéma est une impossibilité tout tout tout est transposé tout est revu réaménagé c'est pas vous qui jouez c'est pas les lieux s'est passé mais ils ce sont deux films qui sont animés déterminé par le souvenir et par le départ le désir d'essayer de reconstruire une sorte de lien avec l'adolescent que j'ai été avec eux ce que j'ai vécu à 16 17 18 ans pris dans le dans le dans le maelström de ce qu'étaient ces années qu'ils étaient des années révolutionnaires dans lequel on remettait en question toutes les valeurs de la société ou rouge et j'ai eu l'impression des prix dans ces courants l'a aidé en aidant ces remous l'a donc gg et c'est qui qui kaki mon vrai qu'ils m'ont constituaient donc je suis pas je suis dans ces deux films l'a ensuite j'ai l'impression d'avoir quand je fais des films comme fin août début septembre en fin de septembre était assez c'était une sorte aussi pareil c'est pas exactement un roman à clés mais enfin disons que je me je me racontais pas mal dans ce film là aussi la part autobiographique c'est un début de réponse à la question assez classique de pourquoi faites-vous des films c'est aussi une manière de réfléchir à votre art à votre pratique c'est pour ça qu'on continue j'imagine lillers assayas est aussi au monde qui nous entoure mais vous avez dit une fois que faire des films c'était aussi pour vous un moyen de combler un manque une absence un vertige autrement dit est ce qu'aujourd'hui vous dirai tout film réalisé créer un creux en creux une sorte de vide que le prochain film va tenter de remplir est ce que chaque film soulève une nouvelle question où le film d'après apportera une réponse oui oui absolument absolument enfin je dis ça dans le sens enfin il ya un côté un peu sisyphe mais disons que on espère toujours quand on fait un film que ce film va plus qu'un film parce que ce qu'on met en branle en faisant un film est d'une telle richesse d'une telle complexité humaine c'est une sim tel essai d'expériences humaines est une aventure humaine tellement forte qu'on a toujours l'impression que ça déborde du cinéma ce contexte qui est en train de se passer sur le tournage et et que donc on avance sans se retourner en essayant d'aller le plus loin possible puis après on a une montagne de d'image qui sont les roches du film à partir du dans lesquels on va sculpter ce que va être le ce que va être le film proprement dit progressivement couche après couche rationalisation après rationalisation ça finit par devenir un film et avec et avec ce que saad frustrant dans le fait que ce ne soit qu'un film et comment faire autrement il me semble que l'empreinte la trace de certaines choses qui ont été vécus sont réservés à l'équipe qui a fait le film qui a vécu les mêmes choses après le substrat c'est c'est le film qu on en extrait mais il ya toujours l'idée que peut-être on pourra arriver aller plus loin et qu'on pourra arriver à comme disent les anglo saxons mais de la foudre dans une bouteille mieux que mieux que mieux que la fois précédente ah vous êtes parti très haut moi je vais redescendre un peu est-ce qu'on peut dire du coup que après mais 20 ans après est une réponse à à l'eau froide est ce qu'on peut dire d'une certaine manière que personal shopper est une réponse à demonlover et ce qu'on peut dire que y'a un diptyque aussi entre cilss maria et personal shopper irma vep et oui juliette binoche avait dit un truc vachement bien dans un dans un entretien où elle disait je fais ma filmographie dans le désordre et je trouve que c'est une chose qui m'a frappé parce que je trouvais ça en fait très vrai cerdan dans le sens où il ya des comme il ya ces les circulations que vous décrivez littéralement entre tous mes films je pourrais même mais de faire je pourrais faire d'un diagramme en dessinant le passage de tels personnages tels films tels personnages dans telle autre fils la façon dont l'inspirent lauton là est le prolongement de l'autre donc tel don est l'élément dentelle fils peut être peut-être à la racine de quelque chose mais ou de la même manière et sage et jeu ça mais ça m'est apparu d'ailleurs de façon troublante mais peut-être ça donne la meilleure image façon possible de raconter ça j'ai fait justement les destinées sentimentales dont on parlait plusieurs années après l'oph l'eau l'eau froide j'ai du ferlo froide si je me trompe pas en 94 et j'ai fait les destinées sentimentales en 2000 donc six ans plus tard et comment dire la lia ya une grande fête nocturne dans l'eau froide qui est vraiment ce moment de houle et des deux 2 2 le wifi c'est l'hiver il fait froid c'est la nuit à ces ados qui font la fête dans les bois dans ces ruines d'un vieux chatte d'un vieux château fadden vieilles demeures bourgeoises abandonné et et ça m'a frappé quand donc l'été 2000 où l'été 99 je croise je tournais en charente la scène du bas du grand bal des destinées sentimentales dans cette demeure bourgeoise jure constituaient les fastes de la deûle de lave de dunes une grande fête avec les avec la musique les danseurs l'oeuf à la face tout tout tout tout ce tout ce tout ce décorum enfin de la dgre e défaite de la bourgeoisie de la fin du 19e siècle au fond je me suis dit mais en fait c'est comme si les ruines des destinées sentimentales étaient les ruines du du château d'aidés destinées sentimentales et c'est comme si d'une certaine façon j'avais fait mais c'est ce que je pensais d'ailleurs dans les destinées sentimentales une sorte de prequel à une sorte de 2,2 prologue littéralement au cinéma aux films contemporains que que j'ai fait comme si encore une fois les fantômes des destinées sentimentales rétrospectivement aurait pu hanter lolov l'eau froide et master class de france culture aujourd'hui c'est la vôtre olivier assayas on est ensemble pour une heure au moins pour discuter un peu autour de votre processus de création est justement alors étudiant en lettres en littérature critique ensuite notamment aux cahiers du cinéma avant de passer devant la caméra les mots d'abord est-ce que ça explique peut-être pour vous l'importance du scénario vous l'évoquez déjà tout à l'heure c'est quoi c'est plus qu'un canevas pour vous le scénario c'est plus qu'une étape dans le processus j'ai un rapport complexe au scénario encore peut-être aussi pour des raisons y compris psychanalytique du fait que mon père était scénariste donc j'ai un rapport suspicieux au scénario j'ai appris à écrire en plus demandés dans des circonstances qui n'étaient pas très agréables dans le sens où mon père était âgé il était malade il avait là parkinson et je devais avoir 19 ans 20 ans qui lui servaient les comme béquille quoi de béquilles ou de secrétaire pour écrire des séries télé qui me disait rien qui vaille et donc il y avait quelque chose de douloureux dans ce travail avec mon père diminué à faire quelque chose que j'aimais pas à me force mais où j'ai été obligé disons d'apprendre littéralement à écrire un scénario ça m'a donné une sorte d'avant fin davantage de 2,2 de savoir de connaissances que n'avait pas les gens de ma génération les jeunes gens de ma génération qui en étaient au même point que moi du point de vue de leur désir de faire du cinéma donc très tôt j'ai commencé à écrire des scénarios de courts métrages pour des copains parce que j'étais une sorte de juba j'étais le seul celui qui savait écrire de la borne quoi quelque chose comme ça et jeu et du coup j'ai beaucoup travaillé comme scénariste y compris d'ailleurs pour andré téchiné de deux films rendez vous et le lieu du crime enfin donc des choses qui étaient beaucoup plus en bio ambitieuse que les films que j'ai que j'écrivais pour des copains mais je crois que là où j'avais un rapport difficile avec le scénario parce que je me méfiais de du savoir faire acquis et des circonstances dans lesquelles je l'avais à qui il ya quelques il ya une autre dimension qui est celle de l'écriture dont j'ai eu le sentiment un moment donné que c'était une façon plus juste plus intime plus profond d'accéder au cinéma ce que j'essaie de dire par là c'est que là où je venais de la peinture et donc d'un rapport un peu brute aux choses j'ai compris en approchant du cinéma que si je voulais devenir cinéaste il allait falloir non pas que j'apprenne à écrire des scénarii que j'apprenne à écrire à m'exprimer à travers l'écrit et s'exprimer par l'écrit c'est ça ne m'était pas naturel c'est pas quelque chose je ne me destinais pas à ça et je me suis fait j'ai dû me forcer je crois à écrire parce qu'en serge daney serge toubiana des cahiers du cinéma m'ont proposé d'écrire pour cette revue est donc j'ai eu l'impression à la fois d'approcher le cinéma d'apprendre le cinéma d'abord en écrivant sur le fil mais en apprenant à écrire et étrangement c'est en m'éloignant de la peinture et du dessin que progressivement simultanément je me suis rapproché de l'écriture et c'est pour ça que je suis beaucoup plus à l'aise avec la notion d'écriture sur le cinéma qu'avec la notion de scénarisation du cinéma pour moi rappaz penser le cinéma en tant que scénario est restrictif réducteur dans le sens où je suis convaincu qu'un film n'est dans l'imagination dans les quelques notes comprend dont la façon dont ces personnages vivent dans notre imagination et puis un moment donné ça prend forme et ça prend forme dans la sous forme de conviction qu'on a envie de faire ce film là et à ce moment là il faut mettre ça sur le papier parce que c'est comme ça qu'on va le partager avec un producteur avec des financiers avec ce qu avec ce qu'on voudra mais ce n'est qu'une étape confie ge un moment du processus de l'écriture l'idée dont on fait un film vient d'abord de l'imagination à du crayon non non arabe se tient sur le crayon vient dans un second temps pour prolonger la pensée et quand le scénario est achevé l'écriture est évidemment très loin d'être achevée parce que d'abord on va rencontrer des acteurs qui vont remettre en question la façon dont on imagine tel ou tel personnage on va visiter des décors des lieux qui vont tout d'un coup nous donner des idées visuelles qui vont donner de la vie de la réalité aux situations qu'on a imaginé il va se passer mille choses y compris la façon dont on va utiliser de la musique pour souligner tel dépôt pour tordre tel moment du récit là le pot pour moi encore une fois ce processus d'écriture se prolonge dans la pratique du cinéma y est et qu'au fond quand on parle de scénario c'est comme si on parlait quelque chose de figé qui bloquerait le processus créatif alors que pour moi non c'est une étape qu'il faut surtout jeter derrière soi pour continuer à avancer et en même temps qu'elle sonne stewards hysek ce qui était intéressant quand elle a tourné avec vous dans six maria ou dans personal shopper c'est que finalement à l'écran elle retrouvait le scénario quasiment un tous il qu'elle avait eus entre les mains alors se voit jamais dans le cinéma américain ah oui alors ça c'est ça c'est ça c'est une énigme absolue alors je sais pas je gèle que que je sache que je ne suis jamais arrivé à résoudre c'est à dire enfin c'est l'étrangeté du cinéma un aussi c'est que quand je suis sur le tournage je réinvente j'improvise je rajoute des trucs jeu je mets raconte j'ai toujours l'impression de m'éloigner de m'éloigner de m'éloigner du scénario de ce que j'avais écrit en essayant des choses qu'ils m'emmènent vers de céder nouvelles pistes j'essaye d'être le plus libre possible sur les tournages et puis ensuite le tournage se termine je monte le film je finis le film en disant bon on est je suis je suis bien loin de ce que j'imaginais puis après je regarde le scénario je me rends compte que ça qu'en fait ils ressemblent beaucoup et où même de façon presque troublante comment comment se fait comme ça vous êtes peut-être beaucoup plus fidèle finalement que vous n'imaginez pas vous même scénario sinon loyauté non je pense que je peux je pense que que je d'abord que j'ai un rapport aux fonds aux mots qu'en fait quand j'écris c'est que d'une certaine façon que là où si vous voulez pour moi chaque mot dans le scénario devient une note et que ses notes résonnent elle se déploie quelque chose qui se déploie quoi c'est comme une partition mais qui prend vie à travers voilà l'interprétation par un orchestre par par des instruments multiples qui éventuellement n'était pas à l'origine de la mélodie enfin quelque chose de cet ordre là et du coup vous trouvé ça génial de voir vos scénarios publié fin août début septembre par exemple où ça n'a aucun sens pour vous dans le cas spécifique de fait à fin août début septembre j'ai refusé publié le scénario que j'avais écrit et j'ai publié le la retranscription du film parce qu'il ya autant de petits points parce que y avoir exactement et c'est exact et parce que et parce que je considérais que le travail d'invention de réinvention ou d'improvisation qui avait été fait avec mathieu amalric jeanne balibar françois cluzet je dois y aider beaucoup plus intéressant que le que le que le scénario brut que j'avais écrit que cette consigne et quelque part ça et vous travaillez pas tellement avec les scénarios des autres il vous arrive de co scénarisé mais vous pourriez faire un film à partir d'un scénario sur lequel vous n'avez absolument pas mis votre main vos mots votre pâte je je je je pourrais le faire bien sûr pourquoi pas d'abord j'ai la question s'est jamais posée enfin dans le sens où j'ai jamais lu un scénario qui me donne ce désir là c'est le signe du cinéma américain fonctionne comme ça je veux dire moi je du fait de mes filles fans la façon dont mes films ont été reconnus aux états unis relativement tôt je reçois régulièrement des propositions de films américains est pour eux un film c'est une partition donc c'est un cetain c'est un scénario ils vont chercher un cinéaste pour exécuter cette partition ce le déclic pour moi ne s'est jamais produit j'ai jamais lu quelque chose qui me qui m'intéressent qui me donne envie et c est encore une fois ce genre de rapport au cinéma mais un peu étranger dans le sens où j'ai besoin sur un plateau de me sentir libre d'avoir la possibilité de ré inventer de casser de tordre et c'est ce qui n'est pas ce qui fait ce qui est évidemment pas du tout souhaité par les gens général qui vous apporte un scénario alors je reviens à 12 naissent les idées personal shopper vous l'aviez raconté c'est un film qu'est née d'une page blanche donc là on en revient aux mots finalement et au crayon qui peut un moment permettre de de faire ce passage ce passage à l'acte entre l'imagination et ce qui sera ensuite le scénario qui donnera le film il est né d'une dynamique de survie disiez-vous après un échec un film que vous aviez quasiment déjà bouclé il restait plus qu elle tournée et ça s'est cassé la figure juste avant comme quoi une idée l'idée d'un film peut aussi n'être d'une page blanche disons que j'ai que il ya cette idée d'urgence qui est qu'il ya quand même compté dans la manière dont j'ai fait des films c'est quelque chose qui met enfin kim est apparu peut-être quand j'ai travaillé avec andré téchiné sur rendez-vous qui le premier film qu'on a fait ensemble andré venait de faire je crois avec deux projets d'écrire deux scénarios qui ne s'était pas fait et il était dans un état terrible de frustration avec le sentiment d'avoir du mal à faire exister son cinéma c'était un moment de crise pour lui et je les rencontre et il m'a dit écoutez écoutez voilà on se voyait certainement au début je vois là on veut j'ai un point de départ très vague je voudrais écrire en quatre semaines parce que est tout retourné en septembre j'ai besoin j'ai envie de tourner vite j'ai envie de faire ce film parce que j'ai besoin de tourner et c'est quelque chose que j'ignorais mais que j'ai compris moi même il ya des moments où la frustration de ne pas tourner peut être douloureuse parce que le au fond l'aneth l'identité d'un cinéaste est aussi dans la pratique du cinéma donc au fond quand on ne le fait pas pendant longtemps il ya une sorte de manque de et j'ai vu là l'intensité que ça a apporté à la fabrication de ce film rendez-vous à l'époque et la façon dont effectivement ça avait été vécue par papa papa par andré téchiné comme une urgence et je les y ai des fois il ya cette forme d'énergie qui peut être aussi une aînée forme d'énergie du désespoir qui vous porte qui vous donne là la volonté et le désir invincible de feu de faire un film est un film comme personal shopper parce que je les fais dans un moment de crise de crise parce que en gros deux fois oui c'est ce que c'est je veux dire gg l'umq j'ai écrit un film qui devait se tourner au canada avec des vedettes en off un film en anglais avec des acteurs américain très connu un film cher que j'ai préparé pendant plusieurs mois et puis à la veille du tournage on a perdu le financement du film donc au fond c'est quelque chose qui n'arrive jamais il peut il bien que des films s'arrête ne se fasse pas des projets avortés ça existe peu de bien surprenant les quais de toutes les carrières de cinéastes mais ça c'est un truc particulièrement violent parce que inédit donc oui il y avait ce désir de très vite repartir sur quelque chose et de repartir avec une espèce d'énergie comme donnait la frustration la colère peut-être d'ailleurs de de ne pas avoir fait ce que le film qui s'appelait idols haye mais il va se faire sans peut-être peut-être pas sûr qu'aujourd'hui il ya l'hypothèse que ça pourrait se faire enfin ce ne sera pas mon prochain film croyait plus je crois croiser les jours ses addictions que vous évoquez c'est intéressant en face à cette pulsion cette envie de tourner à peut-être juste d'abord risquerait un contre exemple c'est à dire un film que vous auriez mûri pendant très longtemps une idée qui vous trottait dans la tête depuis un moment et qui a fini par faire l'un de vos films qui n'aurait pas été un film dans l'urgence bas par exemple justement je parlais tout à l'heure de fin août début septembre fin août début septembre c'est un film que j'avais écrit canevas quelques années auparavant et et jeu je vous remets fier un peu parce que c'était quand même je le voyais un peu comme un film sur la mort quoi donc je me disais c'est pas trés je vais avoir du mal à convaincre un producteur et lui ce producteur aura du mal à convaincre les financiers et puis surtout je n'étais pas sûr de d'avoir l'acteur quoi centrales pour faire le personnage de gabrielle et je me souviens qu'à l'époque j'avais vu comment je me suis disputé d'arnaud desplechin ou j'ai vu mathieu amalric et j'ai et que je le peux je le connaissais un peu mathieu parce que j'en avais dû se voir parce que je vais proposer de travailler comme assistant sur un défi dont un truc dans ce genre là enfants non se connaissaient très très très très vaguement et dans des circonstances qui n'étaient pas ou ils n'étaient pas acteur et tout d'un coup en le voyant je me suis dit mais oui en fait je peux faire ce film parce que c'est l'acteur de ce film j'avais besoin de cet acteur là pour faire ce film où il ya cette chose de beau qui à l'époque me semblait nouvelle moderne sur d'énergie qui était celle du du film que je voulais faire et donc du coup ça il a redonné vie enfin disons que le le le j'ai rédigé ce ce scénario qui était resté longtemps à l'état de canevas par exemple prochain film que je vais faire ce que je vais faire c'est un film qui s'est écrit sur lequel déjà je crois je devais prendre des notes à l'époque de cisma rien mais qui est qui et que j'ai écrit scène par scène assez lentement sans trop savoir où j'allais renferme donnant beaucoup de temps et un moment ça se fait et à un moment ça à un moment j'ai pendant très longtemps je me dis je ne sais pas ce que c'est je suis pas sûr de comprendre ce que c'est ce que je suis en train d'écrire est-ce que ça va même faire un film au bout du compte puis tout d'un coup ça prend et il ya de fait un film et je suis dans l'incertitude jusque très tard dans le processus mais c'est intéressant quand vous parlez de fin août début septembre l'idée de ce film sur la mort qui n'avait peut-être d'ailleurs pas trouvé de producteur parce que la thématique était pas réjouissantes a priori vous en avez fait de ce travail sur le deuil un vrai travail sur le vivant serré au final autant a figé dans la mort qui nous confronte à la mort à travers le personnage d'adrien qui est joué par françois josef et par qui finalement n'ont qu'à se questionne aussi à travers les autres personnages sont notre apport à la vie au quotidien c'est devenu un film sur la vie c'est devenu un film sur la vie est devenue un film justement sur la survie quoi c'est sûr qu'au sur comment survit au cou et d'une certaine façon comme en soi même on survit et peut-être comment les oeuvres survivre ou pas à votre addiction de cinéma répondent aussi des films sur les addictions parce que votre cinéma raconte aussi le monde qui nous entoure il ya bien sûr klink on peut citer il ya des modes lover sur l'addiction à ces mondes virtuels aux jeux vidéo et puis personal shopper à ce petit objet doudou qu'on a tous qui est un téléphone portable et les réseaux sociaux et internet aujourd'hui à notre connexion aussi assez monde somme toute virtuelle à propos de ses addictions c'est une manière pour vous la peau c'est un des signes principaux de l'époque parce que vous êtes un cinéaste du contemporain que vous voulez raconter que voulait mettre en vente en avant dans vos films je trouve que oui je trouve qu'aujourd'hui c'est impressionnant à quel point les choses sont vécues sur le mode de la diction où il a dit la diction c'est un cc c'est quelque chose qui est extrêmement présent non voulait dénoncer puisque vous êtes forcé vous êtes vous même et vous le disiez dans un comportement addictif wee cc oui c'est disons que dab dab d'abord je me considère parties prenantes de la société contemporaine et que d'une certaine façon les addictions de la société contemporaine sont aussi les miennes je met néanmoins dans l'aude dans le cadre y compris de mes propres addiction je mettrai pas je mettrai pas au même endroit cette espèce de nécessité de création quoi qui est quelque chose qui pour des raisons bonnes ou mauvaises ou peut-être même pathologique me poursuit depuis l'adolescence dans le sens où j'ai pour moi il ya quelque chose qui a à voir avec la création qui a qui a toujours été sous la force et s'est toujours présentée à moi sous la forme d'une nécessité ou d'un besoin qui m'apportez y compris dans des directions je n'aurais pas imaginé ou qui mettait mystérieuse c'est différent j'ai envie de dire delà de la façon dont la société contemporaine quand je parle des addictions je parle de l'addiction aux jeux vidéo d'addiction aux séries de l'addiction à aux informations à l'information disons qu'on est constamment pris dans des dents des dents des rois gens des machineries qui nous qui qui qui qui qui nous sépare quelquefois de de notre capacité à raisonner à réfléchir et à il ya trouvé quelques fois même notre propre voie enfin j'veux dire dans le tissage dit ça dans le sang se pare en parlant plutôt de l'adolescence qui aujourd'hui est le moment de la date de la vie où on est le plus facilement victimes de justement des comportements addictifs et ce qui est intéressant c'est que dans ce monde du tout images du tout communication que vous racontez avec le cinéma aussi à votre manière quelle place quelle fonction particulière pour le cinéma qui est quand même aussi une image en mouvement quel rôle particulier à le cinéma est ce que c'est de rajouter de l'image ou est ce qu'il permet quand même une mise à distance si vous voulez vous non moi moi j'étais toujours vécu dans une sorte de foi ou même dans une sorte d'utopie ou le cinéma ne serait pas une image de plus ou aujourd'hui on vit dans un monde d'image et le cinéma serait peut-être l'image qui permet de rendre compte des autres c'est à dire que le quelques le que que le cinéma peut filmer les autres images et le plus regardé les autres images et d'une certaine façon même définir le statut d autres images que le que pour moi le cinéma est un outil d'exploration du monde dans la totalité de ses dimensions et qui est déterminé par une liberté qui est celle de l'art je dire c'est pour ça au fond d'une certaine façon que j'ai touché toujours très mal à l'aise avec les conceptions industrielle du cinéma y compris d'ailleurs que je peux admirer un par ailleurs mais en fin de nuit y compris dans l'histoire du cinéma classique parce que pour moi le cinéma peut et doit avoir une liberté qui est celle de la poésie qui est celle de la dgde desprats de ce qui peut y avoir d'un peu magique dans la pratique des arts parce que c'est que c'est que par ce biais là que le cinéma peut essayer de 2,2 de façon intuitive de toucher à des choses qui parcourt le monde la société y compris de façon souterraine et pourtant tous vos films ne sont pas inscrits olivier assayas dans un aujourd'hui immédiat en tout cas les destinées sentimentales qu'il est votre seul film en costumes sorti en 2000 au qui s'inscrit plutôt juste avant ou dans les prémices et le début de la première guerre mondiale demonlover à cette époque où les jeux vidéo commence à envahir nos vies quand le virtuel débarque vraiment au début d'une des années 2000 carlos en pleine guerre froide c'est autant de films d'époque mais de quelle époque est ce que vous arrivez à synchroniser les époques vous êtes parfois définit comme un ciné un cinéaste de l'histoire au présent oui si vous voulez j'ai l'impression que de façon souterraine et j'aime pas fait j'essaie de faire très attention à l'usagé que je fais de ce mot des jeux mais c'est vrai que je m'intéresse d'abord je veux que je m'intéresse enfin aux politiques pas à la politique aux politiques c'est-à-dire à la transformation de la société à l'évolution de la société et et je m'intéresse à la façon dont se construit les choses les plus néfastes je dirais de l'époque moderne qui sont là qui sont cette espèce de de déploiement de l'aliénation qui renvoie peut-être à cette question de là de l'addiction au fond pour moi addiction aliénation sont deux choses qui sont pas qu'ils sont pas si différentes l'une de l'autre et que quand je fais un film comme les destinées sentimentales je le fais comme si c'était une sorte de 2 d'autres fois de mon cinéma c'est à dire comme si j'avais besoin de poufs d'être d'être capable de comprendre le passé et spécifiquement ce moment assez passionnant du passage de l'artisanat à l'industrie et à la globalisation au début du 20e siècle pour pouvoir comprendre la façon dont dont s'est construite la société dans laquelle je vis est et ce qui m'a passionné dans les destinées sentimentales c'était que cette histoire là est raconté à la première personne par jacques chardonne que par ailleurs c'est un très grand écrivain ses positions politiques ont été détestable voir odieuse pendant la guerre mais s'annonce assez ça ça ne retire pas le fait que c'est un très grand écrivain qui était issu d'une famille de porcelainier d'une part de négociants en cognac de l'autre et qui a observé au sein de sa famille cette transformation du monde et qu'il l'a documenté de peu 2 a de façon extrêmement rigoureuse donc au fond ce qui m'a intéressé c'est dans le désert sentimental c'est pas le littéraire c'est le documentaire et et peau et ça m'a passionné au fond encore une fois de donner une sorte de bac story à mon cinéma mais comme je ne pouvais pas raconter le passé parce que je ne les pas expérimenté je n'ai pas observé j'avais besoin d'un témoin que je considérais comme fiables qui pouvait même apple dont le regard pouvait prolonger le mien et et c'est vrai que j'y se trouve que j'ai fait de façon consécutive les destinées sentimentales et demonlover qui à l'opposé une projection dans le futur mais qui raconte un autre tournant de l'évolution la transformation du capitalisme occidental ou du au moment où l'économie bascule dans le numérique où le numérique d'une certaine façon prend le propre empreinte prend le prend le relais de dire du capitalisme films x ou le col capitalisme devient capitalisme financier si vous voulez à travers la révolution numérique et donc au fond il y avait il ya eu alors demonlover et est un fils de très légère anticipation et enfin admettons que il a peu à voir avec le présent du moment où je tournais d'ailleurs on a été rattrapé par le présent puisque j'étais en train de terminer demonlover le tournage demonlover dans le désert du mexique dans la région de chihuahua le jour 2 du dion sédé attaques du 11 septembre et où on était en train de filmer des scènes d'hélicoptères qui se baladait la nuit enfin des trucs complètement abstrait on en est en train de suivre à la télévision une sorte de monde qui était en train de s'effondrer simultanément et donc donc oui avec il y avait quelque chose de stupide là qu'il y avait à voir avec le présent mais qui au fond essayé de raconter quelque chose qui n'était pas si loin de ce que j'avais rencontré de deux ans plus tôt dans dans les destinées sentimentales et quand dans un film comme personal shopper vous allez discuter cette fois avec l'au delà que vous allez quitter peut-être ce monde matérialiste de capitelles capitalisme pour chercher à rendre visible un mystère finalement celui de ce qui peut se passer au dessus après il ya l'idée de s'inscrire dans une temporalité universel pour le coup oui oui et puis d'essayer de répondre une question qui est celle que je pense se posent tous les artistes et à plus forte raison tous les cinéastes qui est celle de c'était 2 de cet espace entre l'imagination et la réalité c'est à dire que et ça ça renvoie un peu à ce privilège dont je parlais quelques et celui de la pratique du cinéma donc j'ai toujours dont j'ai toujours été très conscient dans le sens où le privilège du cinéaste est aussi de pouvoir donner une réalité matérielle à ses rêves à ses fantasmes ses imaginations si vous voulez je le la beauté du cinéma c'est que on écrit quelque chose qui vous passe par la tête on raconte un personnage dont on rêve et on se retrouve face à face avec quelqu'un avec un acteur ou une actrice qui va donner une réalité physique à ce personnage est en train de représenter des scènes des situations qui sont celles de notre imagination donc d'une certaine façon elles deviennent réelles devant nous et donc donc quand tu entends dans le temps et dans la pratique du cinéma avec d'une certaine façon je crois aussi dans la pratique du roman il ya cette idée qu'on va donner une réalité à des choses qui sont de notre imagination et donc notre imagination devient un lieu de transformation de l'abstrait au concret et et que et que donc le monde de l'imagination le monde de l'invisible le monde du dialogue qu'on a soi-même avec encore une fois c'est peut-être plus facile d'en parler dans ces termes là qui sont ceux du deuil parce que chacun au fond à une expérience du deuil et de la façon dont au moment du deuil se poursuit le dialogue avec quelqu'un qu'on a perdu mais ce dialogue intérieur il est aussi celui de la création il est aussi celui de l'imagination créatrice et j'ai l'impression qu'on vit tous simultanément dans le monde tangible et dans le monde de notre pensée qui est le monde de l'invisible et g et gégé personal shopper et base est bâti sur l'utopie que le cinéma peut saisir cet espace-là cet espace d'indécision entre l'autre entre le réel et l'irréel entre le visible et l'invisible et c'est vrai que c'est le cinéma de genre le cinéma de fantômes où le cinéma fantastique qui peuvent qui peut nous donner les clés de ce monde là qui jusqu'à personal shopper m'intimider un peu où j'avais le sentiment que ça existait dans au cinéma mais de façon un peu souterraines j'ai eu envie d'aller jusqu'au bout de l'hypothèse avec ce film là s'ils se mariaient à travers le miroir que le métier tant à une actrice qui a passé la quarantaine qui est interprétée par juliette binoche c'est aussi un film sur le temps qui passe alors qu'est ce qui est plus fort que ce temps qui passe avec vous on a l'impression même l'amour ne dure pas toute la vie c'est pauline une fois encore qui le dit dans les destinées sentimentales qu'est-ce qui peut rester ce qu'il ya justement vos films est ce que vous avez un souci se soucie de la postérité quelque part et de faire oeuvre cirque l'ensemble de vos films phase 1 to à la fin et de laisser cette trace disons que bon encore une fois je j'ai l'impression d'avoir deux mètres passionné pour le romanesque à travers balzac très jeune à 12 tu sais où j'ai dévoré balzac qui et c'est vrai que je jauge j'étais fasciné quoi parler par part par la page de gaza par la pas parler la nomenclature de la comédie humaine avec ce que cette façon dont balzac classe s par catégorie ccc livre ses romans comment les personnages circulait d'un livre un autre comment il pouvait passer d'un style à un autre et d'ailleurs quand même quand je fais personal shopper d'une certaine façon je pense à ursule miroite quoi qui est qui qui un film qui parle aussi qui parle la télé peuvent un roman de balzac qui parle la télématique et magnifique où et kiki ou encore une fois l'ailé ou même je pense quelquefois séraphine taqwa enfin ouzou où il part dans le dans l'imaginaire le plus abstrait le plus mystique donc ce que je veux dire c'est vous ou qui pourrait être une oeuvre qui serait une sorte d'oeuvre totalisante ou existerait à la fois les choses des plus concrètes les problèmes d'argent d'un banquier la faillite de saisir à césar birotteau et encore une fois les rêveries de séraphine tas et c'est donc j'ai toujours imaginé faire une oeuvre qui avait ses compartiments lacets communication là c'est 'circulez circulation là est-ce que par ailleurs la question de la postérité m'intéresse disons que la postérité par définition on n'est plus là pour en bénéficier donc d'une certaine façon c'était un pari très audacieux et très 20 aussi mais néanmoins parce que j'ai été formé constitué par le dialogue avec l'art que ça soit le dialogue avec la peinture et la peinture classique qui a été essentiel dans ma formation encore une fois par la trappe à part par par le roman par les ja ja c'est ya cette idée que oui on laisse quand même une sorte de fantôme derrière soi ou le kiki ou votre oeuvre continue à vivre toute seule sa propre vie comme ça entre d'autres entrantes rentrer dans suspension pendant un an dans un monde où ou et où il subsistera ou ne subsistera pas ou s'évanouira comme un oeuf comme comme à commun comme un coma nuages et on sait pas olivier assayas vous êtes à la fois un cinéaste très français en même temps on sent souvent chez vous l' envie de flirter avec un cinéma étranger parfois américain c'est le cas avec carlos et et où on retrouve des résonances avec le che de soderbergh mais c'est aussi le cas dans vos choix d'acteur ou d'actrice et les actrices elles sont très importantes chez vous ça va de maggie cheung dans irma vep et clean asia argento juliette binoche virginie ledoyen kristen stewart pourquoi ces actrices qui parfois sont étrangères parfois française que vous direz qu'à travers ses personnages il ya aussi une manière de voyager pour vous de passer ses frontières à la fois dans le sujet des films qui sont géo politique mais aussi dans le choix des acteurs d'être comme d'autres sondés passe-muraille doit être vous même impasse frontières d'abord j'ai eu l'impression d'être il ya plein de manières de de l'aborder ou de ou de le dire dit gilles voulait peut-être parce que moi parce que je suis c'est une question près aussi d'identité je suis je suis le fils de deux parents immigrés enfin dans le sens mon père était italo juifs ma mère protestante hongroise l'un et l'autre séparer de leur pays enfin vivant a pas vivant à paris avec avec avec tous donc j'ai grandi à la campagne avec c'était cette idée que le passé de mes parents étaient qu'était un espace assez mystérieux assez cosmopolite mon mon père avait fui la france pendant la guerre il s'était réfugié en amérique latine s'est il voyageait beaucoup il voyage voyage il est qu'il était scénariste écrivait des filets mais la boue il a beaucoup voyagé en asie j'ai donc que verser j'ai eu une enfance où la présence du lointain où la présence du vaste monde étaient inscrits d'ailleurs plus que le kkl que le ici et maintenant qu'ils étaient beaucoup plus hulu le rapport de deux de mes parents à la france est et à la culture française était plus floue au fond plus vague même si l'un et l'autre choisi ce pays et c'est peut-être pour ça que par réaction ou joufra des eaux mon père était vraiment de culturesfrance profondément par ailleurs deux cultures française et enfin il avait passé la main il avait pas de racines familiales ici mais je peut-être pas réparé action mois et d'ailleurs mon frère aussi on a construit au contraire justement une identité très marquée parle par l'affluence de la culture française mais avec constamment cette idée que le monde est vaste et que les cultures que que les autres cultures ont des choses à nous apporter et dès que j'ai commencé à écrire sur le cinéma à m'intéresser au cinéma je me suis rendu compte que le cinéma était une sorte de planètes grâce aussi à quelqu'un qui a beaucoup compté pour moi qui étais serge daney qui est quelqu'un qui était un grand cinéphile un grand écrivain de cinéma est un grand voyageur qui est qu'ils avaient une curiosité pour le monde et pour le cinéma du monde qu'il m'a aussi eu communiqué est donc très tôt j'ai commencé à découvrir le cinéma dans des festivals de cinéma je voyais des films qui étaient inaccessibles à paris qui venaient y compris d'asie dont on ignorait la totalit dont on ignorait le cinéma donc jusqu'à ce que je sais ce que je suis ce que j'essaye de dire par là c'est que j'ai eu la pression j'ai l'impression d'être des d'être à la fois un pur produit de la culture de cinéma françaises mais que j'ai toujours essayé de déployer cette idée là et ces valeurs là sur une scène qui est celle du monde et est de penser que c'était passionnant au fond de 2,2 au moment où le cinéma se mondialise est de se globaliser de considérer que je faisais pas des films pour le public parisien français avec ce que ça peut avoir de passionnant mais de restrictif mais que je peux y avait un public avait il y avait hélas publique mondiale qui pouvait que je pouvais dialoguer avec un public mondial et c'est vrai que ce dialogue là il a lieu à travers les acteurs ou les actrices et ça c'est ce que m'a m'ont apporté maggie cheung qui était une superstar du cinéma chinois avant qu'on travaille ensemble et qui au fond à donner une résonance à mon cinéma qui a ouvert un dialogue parce que vous donc par la suite asia argento par la suite kristen stewart qui chacune à sa manière m'ont apporté un rapport au cinéma qui renouvelait le ma pratique où j'avais il mêle ou qu'ils interrogeaient ma pratique je veux dire il ya quelque chose qui part en part et peut-être que pour en parler mieux je devrais dire que j'ai toujours été passionné par le cinéma de genre c'est à dire dans le sens où le cinéma fantastique produit un rapport physique avec le spectateur kim qui va toujours toujours semblé plus intime plus vrai plus profond qu'un cinéma plus abstraits ou plus intellectuel et donc c'est que et que je suis allé chercher des actrices qui venait du cinéma de genre comme maggie comme asia comme kristen qui m'apportait cette énergie là et qui enrichissait mon cinéma de ce fait quatre petites questions avec raiponce hyper courte oui vous tentez votre chance je vais faire de mon mieux olivier assayas est ce que vous avez progressé j'en sais rien mais j'ai toujours essayé de le faire en tout cas c'est à dire chaque film que j'ai fait pour moi devait être un pas en avant si c'est pas un pas en avant ça sert à rien est-ce qu'il ya toujours eu est particulièrement particulièrement aujourd'hui ce qu'il ya un regard extérieur qui compte pour vous ça c'est une question très difficile je voudrais pas je vous ai je vous y répondent d'ailleurs de façon hélas ce vrai un peu intime c'est à dire que pour moi le regard sur mon cinéma c'était celui d'emmanuel berne m qui a été ma meilleure amie la romancière qui est acquis et qui est qui et qui était ma meilleure amie depuis qu'on s'est connu quand on avait 20 ans qui a été la première lectrice et la première spectatrice de mai de mme edmée de mes films et qui est morte il ya qu'il ya quelques semaines et c'est une perte irremplaçable olivier sas qu'est-ce qui est le plus difficile quand on fait un fil la préparation autant autant j'adore l'écriture j'adore le tournage adore le montage la période où on prépare les films elle est extrêmement frustrante parce que c'est vraiment la résistance du réel quoi c'est toujours des histoires de 2-2 de planning d'acteurs qui sont incompatibles de décors qu'on peut pas avoir de se sic est trop cher de ceux là qui est trop cher etc donc on est toujours en train de combattre pour arriver à faire le film à protéger ce qui a protégé mais c'est c'est un peu un combat le reste c'est cesser c'est quelque chose qui est qui qui dans le quai dans lequel il ya une espèce de de satisfaction collective intense est ce que vous êtes un homme de rituels ou est-ce que vous êtes un réalisateur bordélique dans la préparation combattants non je suis pas bordélique du tout je sais c'était c'est moi ça m'avait fait sam sam avait frappé j'avais rencontré un acteur quand je faisais colts parmi les petits boulots que ceux dans le cinéma j'étais assistant sur des doublages de films français en anglais donc je connaissais les actes les les je connaissais les acteurs américains de paris sg ça m'a fait c'était l'occasion de rencontrer howard vernon que qu'acteur certes sans doute oublié en fait il se trouve qu'il avait joué avec fritz lang dans les milieux du docteur mabuse et moi ça me fascinait parce que fritz donc cessons de le signer a que j'admire le plus au monde et donc je parlais de fritz lang avec howard dire non je vais traiter de gamin quoi faut près ça me fascinait de rencontrer quelqu'un qui avait connu fritz lang et dim [Musique] on me disait qu'il avait été chez fritz lang et toutes étaient rangées de façon obsessionnelle et caetera et aux devins non là on avait fait la remarque à fritz lang et le yang avait répondu pour être cinéaste il faut être maniaque et jeux d'eau gelée pas pris absolument au pied de la lettre mais j'ai essayé mais je le suis un petit peu tout de même lydia cinéaste accompli diriez-vous aujourd'hui j'espère que non j'espère bien que non j'ai jeu pour moi pour moi le cinéma c'est un chemin qui est celui de la vie ou et où on a envie de faire mieux d'aller plus loin d'essayer de nouvelles choses c'est au contraire il ya toujours ce sentiment que tout tout tout tout est à refaire et à inventer fin août début septembre vous vous souvenez des derniers mots du film ce que dit gabriel non merci on verra on verra si j'arrive au bout oui je sais c'est pour moi le pour moi la dernière il d'elle dernière image surtout de 2,2 fin août début septembre c'est c'est le passage de deux demies en scène love qui avait 17 ans à l'époque où 18 ans à l'époque et qui est et qui est devenue une très grande cinéaste et que j'ai eu la chance ou le privilège de l'avoir devenir une grande cinéaste est qu au fond cette note d'espoir à la fin de 2,2 fin août début septembre c'est aussi celle du du du futur de devenir merdique manquant même ses mots merci on verra on verra si j'arrive au pot merci on verra on verra si j'allais au bout merci mille fois j'espère que merci beaucoup olivier assayas petite place à vos questions cher public merci pour votre écoute religieuse de cette master class france culture le micro pas circuler qui a une question pour olivier assayas bonjour versa france culture c'est un un plaisir un privilège de devoir ici j'ai une question donc ça concerne le film carlos même diffusion bien sûr au cinéma d'un format 950 ou quelque chose comme ça mais il ya eu également une diffusion sur canal il me semble de trois épisodes de formats télévision série télé ma question est la suivante est ce que le format série télé serait quelque chose que vous aimeriez à creuser à l'avenir non non non non mais disons que si vous voulez que si vous voulez carlos c'est donc la bonne version de carlos c'est celle qui a été projeté au festival de cannes qui est qui est sorti d'ailleurs en salles dans plusieurs pays elle dure cinq heures et demie un entracte en 5 heures 35 heures 38 et avec avec avec un entracte mais elle est c'est fait en fait c'est bon ca c'est un film très longue quoi mais kiev qui fait pour un spectateur patients qui qui le qu'ils voient sur un grand écran et mais si vous voulez ce que parce que je mets mais disons que peut-être parce que j'aime bien d'abord j'aime bien la concision au fond j'aime bien des mêmes si et si vous voulez c'est pas parce que j'ai fait carlos qui fait ça craignait pour moi carlos ça fait ça au sort serait c'est un film qui va deux fois plus vite que n'importe lequel de mes autres films passent quand on est très long tout d'un coup tous deux il faut qu'il faut tout doit être justifiée tout doit être légitimé et donc donc j'aime bien une certaine concision dans le dans le récit une certaine un truc un peu sec même qui correspond pas à l'eau à l'écriture de la date de la série et puis j'aime bien qu'il ya un début un milieu et une fin quoi et c'est l'idée des ducs d'un truc qui ce qui se régénère ça ça mais ce qui n'empêche pas que qu'il ya des choses passionnantes qui se passe dans ce domaine là c'est pas la question c'est juste que ça n'est pas adapté à moi est d'ailleurs de carlos vous dites que ce n'est pas une série c'est un film pour moi c'est à phil woods sur sa fille et en dvd ça a été édité en trois parties ça a été déjà été édités dans une version allait 5h38 c'est effectivement oui c'est non non non non non non non pas du tout c'est dans le dos reis il me trompe pas enfin le dvd français j'en sais rien enfin le dvd de référence qui le dvd américain de criterion il est s'est il est conforme à la version de cannes 27 enfin disons qu'il est sur des deux dvd parce qu'on ne pas sur un seul mais enfin c'était le temps que le micro à rufisque à vous bonjour quelles relations avez vous avec votre équipe de post production il leur parle plus jamais c'est j'ai envie de dire comme avec le reste mon équipe est peut-être plus encore qu'avec le reste de mon équipe c'est très familial c'est à dire que je travaille avec les mêmes depuis toujours depuis toujours et cgtg j'ai toujours travaillé avec encore une fois j'ai bleus j'ai travaillé avec le même moteur l'ubs barnier depuis mes débuts jusqu'à sa mort et ensuite j'ai travaillé avec marion monnier qui étaient là si ce qui avait été l'assistante de lui que j'avais connu en tant qu'assistante de l'udc et je leur ai fait aucune infidélité jamais et j'ai pas pareil leçon ccgt j'ai travaillé avec les avec les la même équipe et qui skie et qui met pas ce que je trouve que yang un profond à cette fidélité parce que ça c'est les choses vont se font d'autant plus simplement parce que je travaille avec des gens qui sont parties prenantes artistiquement créativement de cette dimension là de mon film est donc une conscience confiance mutuelle s'est il me font confiance je leur fais confiance il n'y a pas besoin de re expliqué excédé ramé et puis c'est la post production est vital parce que c'est le son du film il ya quelque chose qui avoir acquis à voir avec la musique avec une forme de avec une forme de sensibilité donc quand on a trouvé quelqu'un avec qui on est au diapason autant s'en tenir là quoi oui voir bonsoir vous avez dit que vous et vous tournez est intuitif avec vos films avec ce qui s'est passé au niveau des attentats comment va être votre cinéma vos créations merci ce qui s'est passé pardon dans paris il va t'en as oui oui oui oui oui merci [Musique] si vous voulez d'abord les s'ils voulaient que la leaf à les attentes a dit long du du bataclan et sert à ça a eu lieu pendant le tournage de personal shopper ce qui était comme vous imaginez c'est traumatisant fin c'est difficile j'ai envie de dire à gérer je n'aime pas beaucoup ce mot mais enfin quand même et c'est parce qu'il se trouve que l'on était à prague on a tourné l'essentiel du film on avait quitté paris depuis deux jours nos bureaux de préparation était chez pas un bloc du du bataclan et on venait de tourner une semaine dans la rue à paris avec kristen je pense que si on avait été avec une semaine de décalage on n'aurait pas pu tourner ses plans le le le c'était le matin du 14 novembre du 4 au 14 novembre ont commencé très tôt le matin un genre à 5h et donc ça veut dire que moi je me suis couché à 10 heures du soir parce que je me lève avant le tournage pour faire le découpage des scènes en général donc ça veut dire qu'on s'est pratiquement tous couchés avant que quoi que ce soit ait eu lieu et on s'est réveillé avec tout ayant eu lieu et donc en se prenant à l'aube le choc avec l'été les textos les amis les gens qui enfin bref je vous épargne le et donc moi je moi je me suis jamais retrouvé dans une situation comme ça quoi sert tout d'un coup de la question c'était qu'est ce qu'on fait on tourne on tourne pas on arrête tout tout le monde était hagard quoi et moi le moi le premier j'ai réfléchi enfin j'ai réfléchi j'ai parlé avec le producteur du film charles gillibert il se trouve qu'il était à los angeles à ce moment là donc c'était des horaires qui permettait qu'on se parle parce que je sais pas quelle heure il était à los angeles l'ont fait il dit c'était pas le milieu de la nuit et il était c'est quoi ces neuf heures plus tôt comme ça bref ouais et donc on s'est parlé on s'est parlé d'enfer réel et ce qui était un peu genre qu'est ce qu'on fait quoi et assez vite je me suis dit ah pas le choix quoi ne pas le choix faut continuer on va dire qu'on va continuer c'est justement enfin ce qu'il faudrait c'est justement ce qu'il ne faut pas faire c'est arrêter faut continuer et donc ça veut dire donc aux dons et en plus c'était une journée très très dur très compliqué avec plein de trucs plaît beaucoup de choses à faire et on s'est jeté là dedans on est on est on est on a tourné cette très longue journée en essayant de ne pas penser au reste ce qui est heureuse enfin j'ai envie heureusement le lendemain c'était un week end c'était c'était honteux c'était un week-end on avait deux jours off ce qui ce qui fait que tout le monde a pu d'une certaine façon retomber sur ses pieds et émotionnellement mais là là néanmoins la morale de l'histoire c'est que quoi qu'il arrive il faut tourner je pense que je pense je pense aujourd'hui y compris avec le recul que c'était la bonne décision que ok ce coquet on se retrouvait hébété à prague kaki à quoi ça sert donc est-ce que après est ce que moi je serais capable de faire un film / / / / / ou qui mettrait en scène les attentats je pense que je les fais j'ai fait carlos et donc du coup ça me donne ça me donne un point de vue assez précis soit un point de vue assez claire sur sur quoi penser du terrorisme etc et des 2 c de ses sponsors quoi mais pardon olivier assayas la rumeur dit que votre prochain film est aussi un retour sur la question du terrorisme c'est complètement faux sur dans les années 90 c'est assez appréciable oui c'est un film que je sur lequel je en train de travailler m'enfin c'est loin d'être c'était très très loin d'être fait mais oui ça parle ça parle de dudu du louis ii d'attentats qui ont été faits par des parts des anticastristes à cuba en fin d année offert au début des années 90 donc peut-être que l'influencent de l'époque des boys alors fab ont disons que là non mais disons que ce que je veux dire c'est que c'est que ce que je veux dire c'est que je pense que le cinéma là peut parler des choses mais lis les abords de façon générique d'une certaine façon après la spécificité de documentaires je serais incapable quoi c'est trop c'est trop c'est trop lassés trop brûlant il faut il faut il faut leur le recul quoi je pense pouvoir bien en parler dernière question voire deux n'hésitez pas au début dit toujours non plus en fait ils vous donnent un peu raison après j'étais c'était vous allez voir par rapport à votre oeil vous lisez beaucoup quel est votre dernière livre de chevet et vous avez beaucoup parlé de réalisateurs comme marc haeberlin merbah mme bermann trang lisent tout ça aujourd'hui il n'ya pas les acteurs qui vous fait il y avoue déjà bénéficié à ce que j'admire oui oui on a fait un autre aujourd'hui au niveau du visuel oui bah disons qu'aujourd'hui aujourd'hui jeu il y a celle d'aujourd'hui je trouve qu'on vit une époque qui est quand même passionnante pour le cinéma donc donc il ya eu je pourrais vous énumérez beaucoup de signes à ce que j'admire en france il ya arnaud desplechin il ya claire denis il ya j'ai beaucoup aimé le dernier film de mathieu amalric la sursaut sur sur barbara je pourrais en citer que je pourrais en citer plein d'autres de dans deux ou aux états unis j'admire beaucoup les frères coen je pense que c'est bien ça ces géniaux j'aime beaucoup les les frères de faux puisqu'on parle de frère j'aime beaucoup les dardenne gg je sais beaucoup j'aime beaucoup jason que j'essaie de faire une sorte de tour d'horizon j'aime beaucoup et j'aime beaucoup david fincher c'est un très grand cinéaste aime beaucoup michael mann j'aime beaucoup david cronenberg fois je pourrais continuer longtemps je vois la syrie en corse ébranlé les noms qui sortent comme ça un peu en vrac dans le cinéma sciatique la cct poteau le cinéma asiatique pour moi ça a été vraiment d'abord d'abord je me suis intéressé va j'étais attiré par tim asiatique encore une fois par mon goût pour le cinéma de genre c'est à dire que quand j'ai commencé à regarder des films d'arts martiaux des films de kung fu il y avait quelques y avait un rapport au corps à la présence physique des corps au cinéma qui était très original très forte est quelque chose qui correspondait à rien que j'avais vu dans le cinéma occidental donc du coup ça ça donc il ya quelque chose vraiment qui m'a attiré qui m'a intrigué et et je me suis beaucoup intéressé justement à la façon de la façon dont la culture des arts martiaux et la culture cinématographique se sont mélangés à hong kong à quelque chose de vraiment assez extraordinaire qui ressemble beaucoup à la façon dont je peux être l'histoire du du far-west l'histoire de la delà de la conquête de l'ouest s'est mélangé l'histoire du cinéma à travers des john ford enfin dans le système dans le cinéma américain ensuite je suis allé en asie ge j'ai rencontré des cinéastes asiatiques un moment donné ou moi j'étais moi-même vraiment un jeune cinéaste en devenir c'est à dire j'étais très proche au fond de commencer à réaliser mes propres films et le fait de rencontrer des jeunes cinéastes asiatiques comme à l'époque rossi ancien edward yang ou quelques années plus tard wong kar-wai j'ai eu le sentiment de cinéastes qui avait un rapport avec le monde moderne avec la contemporanéité qui était beaucoup plus juste beaucoup plus cru que celui des cinéastes équivalent de ma génération en europe donc donc oui leur cinéma ces individualités là m'ont beaucoup marqué à mes amis à mes débuts et d'une certaine façon plus que le cinéma français pardon monsieur le réalisateur est encore une dernière question le réalisateur de la radio bonjour je me demandais quel rapport vous entretenir avec vous vos acteurs ou actrices que vous engagez sur vos films oui comment voulez diriger est ce que vous leur donnez des libertés ou les encadrer beaucoup ça c'est une vaste question de gj disons que j'ai pour moi le processus de plus essentiel c'est celui de la distribution des rôles qu enfin du casting c'est à dire ils saisir de la question c'est d'arriver à rencontrer quelqu'un qui va être qui ne va pas je ne cherche pas quelqu'un de spécifique je cherche quelqu'un qui va apporter quelque chose à ce que j'ai écrit kiki qui ressemble sans y ressemble et qui tout d'un coup va me va me surprendre parce que va apporter une dimension qui n'est pas exactement ce que j'imaginais mais qui rend plus intéressant ce que j'imaginais et donc ça c est une fois on tourne une fois qu'on est sur le tournage j'ai tendance à donner beaucoup de liberté aux acteurs en leur laissant de l'espace du temps je suis pas du tout directif je considère que je ne dirige pas les acteurs je travaille avec les acteurs et et pour ceux qui ont une sorte date de capacité de talent d'improvisation je les laisse joueurs je leur laisse autant que je peux cet espace là aussi il le plus grand acteur ou la plus grande actrice celui ou celle qui vous a vraiment bluffé jeu kristen stewart asia argento edgar ramirez sans doute et magali magail et maggie cheung cc france c'est je pense hymne et et jeanne balibar et mathieu amalric jeunesse je vais j'en oublie et juliette binoche et j'aime bien ça va de soi mais j'ai envie j'ai envie de dire que juliette c'est un peu différent parce qu'au fond juguet m'a pas surpris parce que j'ai toujours trouvé génial je veux dire j'ai toujours trouvé que c'est une actrice remarquable et qui s'est constitué sans moi quoi enfin je veux dire d'une certaine façon tandis que j'ai eu un peu j'ai l'impression que quand je parle de kristen ou quand je parle des deux gares ou d'une certaine sont d'ailleurs de mendeala vais faire des cdc il ya quelque chose qu'il ya quelque chose qu'on a réinventé ensemble de leurs pratiques du cinéma merci beaucoup beaucoup beaucoup pour votre patience et votre écoute [Applaudissements]
Didier H.M.F. Anger