Ebola, canicule, situation des hôpitaux... La ministre de la Santé fait le point
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
beaucoup de questions à vous poser sur la canicule, sur les hôpitaux en surchauffe. Mais d'abord, on a appris qu'un premier cas d'Ébola avait été identifié et confirmé en France. Il s'agit d'un médecin humanitaire qui est rentré de RDC.
Alors, où se trouve-t-il ? Qu'en est-il ? Et qu'est-ce que vous dites ce soir ?
Il faut pas céder à la panique. On rappelle que c'est la première fois qu'un cas d'Ébola est diagnostiqué sur le territoire français. Oui, il s'agit d'un médecin expérimenté qui travaillait en mission et qui est revenu hier du Congo et qui a effectivement un diagnostic de maladie d'Ébola.
Je voudrais rassurer parce que d'une part il arrivé tout au début de la maladie en fait il ne savait pas qu'il avait de maladie. Il n'avait pas de signe quand il est monté dans l'avion qui était contagieux au moment de l'avion et actuellement il a été pris en charge comme il est médecin et que dans l'avion il a eu des mots de tête il a alerté donc on l'a pris en charge à la sortie de l'avion et il est en isolement à l'hôpital dans un centre de référence pour cette maladie. D'ailleurs, ça me permet de saluer les soignants qui s'en occupent.
Et euh donc voilà, donc il est maintenant isolé et pour 21 jours puisque la maladie a une incubation de 21 jours. Et les autres passagers qui étaient sur ce même vol, est-ce qu'on les a retrouvés ? Est-ce qu'on sait où ils sont ?
Est-ce qu'ils doivent être placés à l'isolement eux aussi ? Oui. Alors, on a dès qu'on a su dès qu'on a été alerté évidemment, on a regardé les personnes qui étaient assez proches de lui dans l'avion.
Il y a cinq personnes qui sont considérées comme éventuellement contact et par précion, ils ont été identifiés et en isolement. Madame la ministre, vous avez déclaré hier que la situation était normale dans les hôpitaux français et pourtant santé publique France dit aujourd'hui que il y a eu un pic de passage aux urgences rarement voire jamais observé depuis le début de la semaine. C'est donc pas normal la situation.
En ce qui est sûr, c'est qu'on est face à des températures extrêmes qui font qu'il y a un retentissement sur le corps, qu'on soit jeune ou plus âgé, en bonne santé ou pas. Il y a ces derniers jours une augmentation d'appel au SAMU, une augmentation de passage à SOS médecin et on commence à avoir une augmentation de passage aux urgences. Mais avant ça, je voudrais que tout le monde qui nous écoute se mobilise pour les personnes qui sont isolées.
Si vous êtes vous-même à côté de quelqu'un qui est isolé, allez voir votre voisin, demandez-lui s'il va bien. Je le dis avec une certaine forme de solennelle parce que on commence à avoir des personnes isolées qui sont en difficulté et qu'on arrive qui arrivent aux urgences. Je le redis, si vous êtes isolé vous-même, vous pouvez appeler votre mairie qui a des registres qui prendra votre adresse et qui prendra des nouvelles de vous.
Donc c'est vraiment important, excusez-moi de lancer ce presque cri du cœur, mais euh c'est des personnes les plus fragiles, les personnes fragiles, les personnes isolées. Et justement, c'était une de mes questions, on va revenir à l'hôpital, mais est-ce qu'on a des remontées sur une surmortalité depuis 8 jours depuis le début de cette canicule ? Est-ce qu'on va découvrir demain après-demain que il y a en fait des centaines de morts de la canicule ?
Alors, tout ce qu'on a mis en place depuis le mois de mai maintenant, puisque il y a eu un premier pic de chaleur au mois de mai, tout ce qu'on a mis en place et pour éviter qu'il y ait trop de décès. On sait que chacune des canicules entraîne une surmortalité. Les chiffres, on les a plutôt en fin d'année parce que il faut faire des enquêtes pour savoir si la mortalité, elle est liée à la canicule ou pas.
Mais ce qu'on sait aussi, c'est que l'impact de la chaleur, elle arrive 5 à 10 jours après le début de la canicule. Donc on va rentrer là dans les jours où il va y avoir cet impact et notamment pour les personnes les plus fragiles. Ce pourquoi je redemande qu'on soit vigilant avec les personnes isolées et ce pourquoi nous mettons en place une anticipation et c'est ce qu'on a fait avec le premier ministre quand on a sorti le plan le niveau 2 du plan Horsane.
En fait on anticipe pour que le système de santé soit prêt à accueillir d'éventuels patients qui arrivent. Vous n'avez pas encore de chiffres mais est-ce que vous avez une tendance quand on vous entend pousser ce cré du cœur ? parce que està dire que vous avez des remontées d'une surmortalité.
Dans le cadre de cette anticipation, en fait, je travaille avec les professionnels de santé qu'il soit de ville ou de l'hôpital et donc on fait des réunions régulièrement et on a certains urgentes, certaines personnes au SAMU qui commencent à nous remonter des cas de personnes isolées d'où et c'est et c'est maintenant qu'il faut être vigilant dans les jours qui viennent, même si la température va diminuer et tant mieux. Je suis comme tous les Français, j'ai vraiment hâte que ça diminue un peu. Euh voilà.
Sur les urgences, est-ce qu'elles sont saturées ou pas ? Pour vous, la situation est normale parce que c'est vrai que le mot que vous avez prononcé normal hier semblait étonnant quand on entend pour le coup euh les les coups de colère et vous avez entendu des des médecins et des patients. La situation, est-ce que il y a une saturation déjà ?
Chaque jour la situation évolue et c'est pour ça que nous mettons en place toutes ces mesures d'anticipation. Il est vrai, c'est d'abord l'appel les appels au SAMU qui augmentent, ensuite l'augmentation aux urgences et ensuite le nombre de places d'hospitalisation euh qu'il va falloir trouver. C'est toute cette anticipation.
On sait que c'est chronologique. Donc la situation n'est pas celle d'aujourd'hui. Ce qu'on sait, c'est qu'il y a quatre fois plus euh d'appels au SAMU et on commence à avoir cet après-midi des remontées qui nous disent que demain les chiffres de passage aux urgences devraient être augmentés.
On a les chiffres aussi euh avec 24 heures euh de décalage puisqu'il faut consolider tous ces chiffres. La situation peut être parfois localement un peu différente. Mais là où c'est sûr, c'est que actuellement c'est difficile pour les soignants à l'hôpital, vous l'avez un peu montré dans votre reportage comme pour tous les Français.
Ils dorment mal comme tous les Français et ils doivent travailler dans des conditions qui parfois sont très chaudes. Alors parfois souvent, j'ai envie de dire puisque là on a on est de plus en plus alerté sur ce problème de climatisation sur des patients et vous l'avez vu qui sont qui dorment qui sont malades parfois très malades et qui dorment dans des chambres à 35 36°gr. Est-ce que c'est normal ?
Alors, j'ai une vraie pensée pour évidemment les soignants, je l'ai dit, mais surtout les malades en tant que ministre de la santé. Évidemment, c'est pas normal. C'est pourquoi que c'est pourquoi en fait, on a deux deux sujets.
On a le court terme tout de suite, qu'est-ce qu'on fait pour améliorer cette situation ? tu réussi à débloquer cet après-midi une somme de 100 millions d'euros qui va nous permettre en urgence en mobilisant les acheteur public en mobilisant tous nos réseaux pour essayer d'avoir des des outils d'appoint de rafraîchissement climatiseur climatisation d'appoint tous ces outils qui vont permettre d'être un peu plus confortable et aussi en anticipant pour tout l'été que j'allais vous dire on aurait pas pu les prévoir. Ça fait des années qu'on sait qu'on va qu'on va connaître des épisodes comme cela et là en dernière minute on débloque 100 millions pour acheter des petits climatiseurs dans les chambres de c'est la mesure d'aujourd'hui pour prévoir là dans les conditions et surtout si elles tiennent dans ces conditions extrêmes.
Mais ce que je vous disais, il y avait deux sujets et le deuxième sujet c'est comment on adapte nos hôpitaux à long terme et ça ça on n pas attendu aujourd'hui. Depuis la canicule de 2003 40 % des hôpitaux ont été reconstruits, rénovés. Ces hôpitaux-là, ils sont rafraîchis et climatisés.
Ces hôpitaux-là, il est plus facile d'y travailler et plus confortable pour les malades. Nous avons, j'avais annoncé il y a quelques semaines, 6 milliards d'investissements pour les 10 prochaines années pour les hôpitaux qui vont être reconstruits qui eux aussi seront adaptés pour le changement climatique. Et j'annonce là que je double l'enveloppe qui permet cette adaptation.
Ce qui permet de dire que dans 10 ans, 100 % des hôpitaux seront adaptés au réchauffement climatique. C'est important. doublez.
Donc on passe à 20 milliards sur 10 ans. C'est ça que vous dites pour euh adapter tous les hôpitaux qui donc vous dites dans 10 ans, tous les hôpitaux seront climatisés, tous les hôpitaux publics français et excusez-moi parce que c'est vrai que c'est compliqué dans c'est c'est il y a beaucoup de sommes différentes. On a on a un investissement sur 10 ans de 6 milliards qui correspond à la reconstruction d'hôpitaux qui sont en train de tomber en huile.
Mais dans ces 6 milliards, la somme qui correspond à l'adaptation au climat, elle est de 300 millions. C'est cette enveloppe là que nous doublerons pour que les hôpitaux qui ne sont pas prévus d'être reconstruits puissent aussi être adaptés au réchauffement climatique. Bon, comme ça c'est plus clair, c'est plutôt 600 millions que vous allez débloquer.
C'est à peu près ça. Merci Stéphan Ris d'avoir été avec nous ce soir.
Stéphanie Rist