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InterviewRMC — Apolline Matin (sur Podcast)· 3 septembre 2026 5 minContradictoireActualité / polémiqueAgriculture & alimentationÉconomie & entreprises

Proposition de gauche : Sauvons les agriculteurs avec un prix minimum d’achat - 03/09

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:13OuverteRéponse directe

    Après un été ravageur, l'agriculture française a besoin d'aide. Vous avez une proposition pour sauver les agriculteurs ?

  • 1:27OuverteRéponse directe

    La répartition de l'argent du prix des tomates, pommes de terre, carottes : on n'est jamais très sûr de ce qui va à l'agriculteur.

  • 2:40RelanceRéponse directe

    Qu'est-ce que vous faites de la mondialisation ? Qu'est-ce que vous faites de la concurrence européenne ? Qu'est-ce que vous faites des tomates marocaines ?

  • 3:13RelanceRéponse directe

    Mais c'est quoi le primi d'immeuble ? Vous n'avez pas deux exploitations qui ont les mêmes coûts de revient.

  • 4:27RelanceRéponse partielle

    Et pardon, mais... nationalisons l'agriculture.

  • 4:37RelanceRéponse partielle

    Vous ne pouvez pas tout diriger.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:35Invité politiqueChiffre
    « Il y a 20% des agriculteurs les moins payés en France qui touchent moins de 6400 euros par an. »
  • 2:09Invité politiqueChiffre
    « La France exporte 18 milliards de produits agricoles. Mais elle en importe aussi, en gros, 18 milliards. »

Temps de parole

  • Cécile Duflot65 %
  • Locuteur 417 %
  • Invité9 %
  • ?8 %

24,8 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur

Vous

0:00
Cécile Duflot

écoutez

0:01
Locuteur

RMC,

0:03
Invité

RMC, Apolline Matin,

0:06
Locuteur 4

proposition de gauche, proposition de droite. Et ce jeudi, c'est la proposition de gauche, c'est Cécile Duflo. Bonjour Cécile. Après un été ravageur, l'agriculture française a besoin d'aide. C'est d'ailleurs ce que plaidera à 8h30 le représentant des agriculteurs Arnaud Rousseau qui tire le signal d'alarme. Vous avez une proposition pour sauver les agriculteurs, Cécile.

0:25
Locuteur

Oui,

0:26
Cécile Duflot

ça fait longtemps qu'on se pose la question du prix auquel on achète notre alimentation, de ce qui revient aux agriculteurs. Et on voit bien qu'on est toujours dans une situation dramatique. Il y a 20% des agriculteurs les moins payés en France qui touchent moins de 6400 euros par an. Moins de 6400 euros par an. Donc il faut absolument sortir de cette situation. Et pour ça, il faut faire en sorte que les agriculteurs puissent vivre de leur travail et de leur production. Ça, c'est la règle qui doit être la règle que nous devons mettre en œuvre.

Et ça veut dire qu'il faut que les dispositions qui ont été mises en œuvre avec la loi EGalim, qui visait à aller dans cette démarche en disant qu'il faut arrêter d'avoir des prix trop trop bas, reviennent aux agriculteurs, qu'elles ne soient pas mangées par la négociation. Aujourd'hui, le problème, c'est qu'on sait fixer un niveau de prix pas trop bas, mais on ne sait pas à qui revient finalement l'argent qui est dans ce niveau de prix. Donc le sujet,

1:19
Locuteur

c

1:19
Cécile Duflot

'est moins de savoir, de faire payer davantage les produits agricoles que de regarder à qui va cet argent. Et aujourd'hui, la chaîne de valeur...

1:27
Locuteur 4

La répartition de l'argent, du prix qu'on paye pour les tomates, les pommes de terre, les carottes, on n

1:33
Locuteur

'est

1:33
Locuteur 4

jamais très bien très sûr de ce qui va au distributeur, ce qui va à l'industriel et ce qui

1:37
Locuteur

va à l'agriculteur. Ce

1:37
Locuteur 4

qui

1:37
Locuteur

va aux intermédiaires

1:38
Cécile Duflot

et ce qui va à la grande distribution. Parce qu'aujourd'hui, le pouvoir de négociation de la grande distribution, qui s'est énormément concentrée, est telle qu'ils font une pression énorme sur les producteurs. Donc il faut changer cette logique-là. On a eu, dans le passé, une autre politique agricole où on soutenait les prix, où on avait des prix garantis.

1:56
Locuteur

C'était

1:56
Invité

un fiasco, on est

1:57
Locuteur

d'accord.

1:57
Cécile Duflot

Ça a abouti à de la surproduction. Oui, mais ça a fait que les agriculteurs vivaient mieux. Déjà, ça c'est une bonne

2:02
Locuteur

chose.

2:02
Invité

C'est totalement absurde.

2:03
Cécile Duflot

Alors, attends, je veux terminer. Ce n

2:05
Locuteur

'est

2:05
Cécile Duflot

pas complètement absurde de se dire qu'aujourd'hui, on a voulu favoriser l'agriculture d'exportation. Donc c'est vrai, la France exporte 18 milliards de produits agricoles. Mais elle en importe aussi, en gros, 18 milliards. Et tout ça au prix d'une fragilisation des agriculteurs. Si on rajoute, au-delà de ça, l'enjeu énorme que va être celui de l'adaptation au changement climatique, parce que si l'agriculture française est en péril, si on est obligé de libérer les règles de l'AOC, du Comté, du Beaufort, c'est parce qu'il n'y a plus d'herbes à brouter dans les prairies, et il n'y

2:33
Locuteur

a

2:33
Cécile Duflot

pas de foin local, que la viticulture, elle aussi, est menacée. Il faut une sorte de grand pacte national

2:38
Locuteur

pour de l'agriculture. Qu'est-ce que vous

2:40
Locuteur 4

faites de la mondialisation ? Qu'est-ce que vous faites de la concurrence européenne ? Qu'est-ce que vous faites des tomates marocaines ? Si vous augmentez, malgré tout, quand même, ces revenus ici, est-ce qu'on ne

2:49
Locuteur

va

2:49
Locuteur 4

pas être

2:50
Cécile Duflot

bouffé par les autres ? Ça fait longtemps qu'un certain nombre de personnes disent que ces règles-là, c'est des règles qui fragilisent tout le monde. D'ailleurs, ça fragilise aussi les agriculteurs espagnols. Donc il faut mettre fin à ce système où on a mis tout le monde en concurrence, pour le pire, face à un enjeu, celui de l'adaptation de notre agriculture, qui est un enjeu pour lequel il faudra un soutien, une politique publique extrêmement volontariste.

3:09
Invité

Comme toutes les idées simples, en fait, la mise en œuvre, moi, je ne

3:12
Locuteur

vois

3:12
Invité

pas comment on fait.

3:13
Locuteur

C

3:13
Invité

'est-à

3:13
Locuteur

-dire

3:13
Invité

que, d'abord, vous dites primi d'immeuble. Mais c'est quoi le primi d'immeuble ? Vous n'avez pas deux exploitations qui

3:17
Locuteur

ont

3:17
Invité

les mêmes coûts de revient. Donc à partir de là, vous fixez comment votre primi d'immeuble ?

3:20
Locuteur

C'est régional

3:21
Invité

? C'est selon les régions

3:22
Locuteur

? Par filière,

3:23
Cécile Duflot

Cécile ? Par filière. La loi

3:24
Locuteur

Egalim

3:25
Cécile Duflot

le produit déjà. Ça a déjà été un premier pas.

3:30
Locuteur

Je n'invente rien. Vous vous alignez sur ceux qui ont les coûts de

3:32
Invité

production les plus élevés ?

3:34
Cécile Duflot

Non, ce

3:34
Locuteur

n'est pas une idée simple. C'est quand même totalement

3:35
Invité

inefficace

3:35
Locuteur

sur le plan économique.

3:36
Cécile Duflot

Ce n

3:37
Locuteur

'est

3:37
Cécile Duflot

pas une idée simple, c'est une idée basique. Si on n'a pas des agriculteurs qui peuvent vivre de leur travail,

3:41
Locuteur

on va avoir le scénario qu'on a, c'est-à-dire un effondrement de l

3:44
Cécile Duflot

'agriculture française.

3:45
Invité

Sauf qu'il y

3:46
Locuteur

a

3:46
Invité

des choses qui s'appellent être compétitifs. Et la réalité, c'est que si vous et vos amis écolos n'aviez pas pourri la vie de nos agriculteurs, ils seraient aujourd'hui plus compétitifs que ce qu

3:54
Locuteur

'ils

3:54
Invité

sont aujourd

3:55
Locuteur

'hui. Alors,

3:55
Cécile Duflot

pardon de

3:56
Locuteur

vous le dire. Cécile, peut-être répondre. Mais

3:57
Cécile Duflot

ce que je trouve extrêmement triste dans cette phrase, c'est que ce qui a été extrêmement dur pour l'agriculture française cet été, c'est les conditions climatiques. La sécheresse énorme, mais aussi son corollaire, c'est-à-dire des pluies diluviennes et des averses phénoménales de grêle. Alors, permettez-moi de vous dire que ça, c'est le changement climatique. On le sait, c'est documenté depuis 1990.

4:15
Locuteur

C

4:15
Cécile Duflot

'est

4:16
Locuteur

pas le sujet.

4:16
Cécile Duflot

Et donc, la solution n'est pas d'aller vers une agriculture encore plus intensive. On sait que les solutions, c'est des solutions qui passent par la nature, qui passent par l'évolution des productions et qui passent par une vraie politique publique.

4:27
Locuteur

Et pardon, mais... Mais nationalisons l

4:29
Présentateur

'agriculture.

4:29
Locuteur

On est dans

4:30
Présentateur

l'Allemagne de l'Est, Cécile. Vous ne pouvez pas tout diriger.

4:32
Locuteur

Pardon,

4:32
Cécile Duflot

mais c'est de Gaulle. D'avoir un grand plan de développement de l'agriculture

4:36
Locuteur

française, c'est l'après-guerre. C'est pas seulement

4:37
Présentateur

de Gaulle, parce que là, ce que vous proposez, c

4:38
Locuteur

'est

4:38
Présentateur

ce qu'on a fait dans l'Allemagne de l'Est, ça a créé des pénuries.

4:40
Cécile Duflot

Mais pas du tout. Et de dire, c'est la faute des écolos. Et faire autrement

4:44
Locuteur

que la... Non, non, mais

4:45
Cécile Duflot

c

4:45
Locuteur

'est

4:45
Cécile Duflot

ce qu'a dit Emmanuel. Et le deuxième truc, c'est de dire, si vous faites ça, c'est l'Allemagne de l'Est, on est quand même au degré moins douce de l'argumentaire, face à des enjeux qui sont

4:52
Locuteur

des enjeux

4:53
Cécile Duflot

vitaux.

4:54
Locuteur

Et vous continuez à défendre. Donc, c'est une

4:55
Cécile Duflot

idée simple, et c'est une bonne idée nécessaire

4:58
Locuteur

pour les

4:58
Cécile Duflot

agriculteurs vivent. Et je vous

5:00
Locuteur

ferai sur ces

5:00
Locuteur 4

questions-là avec le président de la FNSE1, qui est mon invité à 8h30, Arnaud Rousseau. Merci, Cécile. Demain,

5:05
Locuteur

ce

5:05
Locuteur 4

sera... Ah ben non, demain, c'est vendredi. Demain, ce sera le grand invité du vendredi. Mais chaque jour, vous le savez, on alterne les propositions de droite, les propositions de gauche du lundi au jeudi. Cécile Duflo et Charles Consigny.