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interviewBFMTV· 22 avril 2022 16 min

Présidentielle 2022: la dernière interview d'Emmanuel Macron sur BFMTV avant le second tour

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Présentateur

Bonsoir à vous Aurélie, bonsoir Emmanuel Macron.

0:02
Emmanuel Macron

Bonsoir.

0:02
Présentateur

Merci d'accorder à BFM TV ce soir votre dernière interview de campagne en direct.

0:07
Emmanuel Macron

C'est exact.

0:07
Présentateur

Merci à vous ici à Fijac, donc où vous avez passé la journée. Fijac où on a vu, comme à chaque fois, de la ferveur, de la joie, des selfies autour de vous cet après-midi. Et où on a vu aussi de l'inquiétude sur les services publics cet après-midi, comme on avait vu de la colère ailleurs. Est-ce que c'est la première leçon de cet entre-deux-tours ? C'est que la colère est toujours là et qu'elle est peut-être même plus forte qu'il y a cinq ans.

0:31
Emmanuel Macron

D'abord, vous avez parfaitement raison. Je dirais que c'est la vie. Et quand on fait le choix de faire des rassemblements, ce qui est mon cas, en plein air dans des places publiques, tout le monde vient. Et donc des gens qui sont déjà convaincus, des indécis, et puis parfois des gens qui viennent exprimer leurs désaccords. Alors, il y a des désaccords dans le pays. C'est une vie démocratique. Il y a une façon de les exprimer parfois qui s'est désinhibée ces dernières années. Oui, mais justement, il faut pouvoir remettre tout ça dans le lit de la rivière démocratique. C'est ce que j'ai d'ailleurs échangé avec les uns et les autres.

On peut avoir des désaccords, mais se respecter, le faire tout à fait calmement. Et d'ailleurs, les gens qui ont exprimé tout à l'heure un désaccord, on a eu un échange tout à fait calme et respectueux. Je crois comme ça que la démocratie doit se faire. Après, les moments d'élection servent à trancher ces désaccords dans la cité. Et je pense aussi qu'il faut le respecter, sinon il n'y a plus de vie possible ensemble. Et donc des projets sont proposés. On choisit au premier tour. Les deux projets qui arrivent en tête sont là. Puis ensuite, comme on dit souvent au deuxième tour, on élimine ou on confirme son choix. C'est la vie démocratique.

Je pense que c'est ce qui permet de canaliser la colère. Moi, je ne rentrerai pas dans une justification permanente de la colère, sinon ça veut dire qu'on met fin à la démocratie et que même le vote ne purge pas.

1:47
Présentateur

Quelle est votre part de responsabilité dans cette colère ?

1:50
Emmanuel Macron

Elle existe forcément, puisque je suis aux responsabilités depuis 5 ans dans le pays. Après, je regarde ce qu'on a fait. On a fait des réformes qui ont permis d'avoir des vrais résultats économiques, de devenir le pays le plus attractif d'Europe, d'avoir des vrais résultats en baissant le chômage, en créant 1,2 million d'emplois. On a résisté pendant les crises et on a réinvesti comme jamais dans nos services publics, en aidant aussi avec le quoi qu'il en coûte pendant plus de 2 ans de pandémie. Mais il y a aujourd'hui... D'abord, il y a des désaccords qui se sont exacerbés, mais parce qu'il y a aussi une inquiétude.

Et il ne faut pas sous-estimer, je ne l'ai jamais sous-estimé et je ne le fais pas aujourd'hui, les conséquences profondes de la crise Covid. Parce que nous avons beaucoup de Françaises et de Français, d'abord, qui ont perdu des proches, qui ont vu leur vie bouleversée, qui ont parfois, et sont encore victimes de ce qu'on appelle les Covid longues, qui ont fait l'expérience de la solitude, nos jeunes ou nos moins jeunes. Tout ça a des conséquences dans une société.

Et même si on a beaucoup aidé, plus aidé que les voisins, nous reprenons une vie démocratique normale pour ces élections présidentielles, mais avec plus d'inquiétudes, des changements par rapport à il y a 5 ans, parce que nous avons traversé une période différente. Et la guerre est là, qui accroît cette inquiétude.

3:00
Présentateur

Et avec une adversaire face à vous, Marine Le Pen, qui appuie sur ces inquiétudes, qui appuie sur cette colère aussi qui est là, et qui dit que vous en êtes responsable. Elle disait aujourd'hui que vous n'aimez pas les Français.

3:13
Emmanuel Macron

C'est normal, elle dit ça depuis 5 ans. Alors il y a deux choses. D'abord, l'extrême droite, les extrêmes en général, mais l'extrême droite tout particulièrement, elle a raison de le dire, elle l'a toujours dit, son carburant est le malheur. Et donc, elle ne se nourrit que des colères et du ressentiment. Qui a envie vraiment d'une société de haine, de fracture, où on désigne à la vindicte qui les musulmans, qui les immigrés ? Quand ça va bien, on ne le fait pas. Donc c'est quand on a des problèmes, des colères, qu'il y a une manière de les transformer, qui est la haine de l'autre. C'est ce que fait l'extrême droite.

Ensuite, le formidable opération de transformisme qu'a fait l'extrême droite ces derniers mois et ces dernières années, c'est de faire croire qu'elle serait le parti du peuple. Non. Elle est la candidate d'un clan, l'héritière d'une aventure familiale, et la huitième Le Pen à être devant les Français pour une campagne. Donc ce n'est pas tellement la candidature du peuple.

4:05
Présentateur

Vous l'aviez dit en interview à la presse écrite qu'elle avait un programme raciste. Pourquoi ne pas lui avoir dit face à elle ?

4:13
Emmanuel Macron

Je crois que je l'ai assez bien démontré.

4:14
Présentateur

Mais vous ne l'avez pas dit.

4:15
Emmanuel Macron

Non, mais parce qu'on a eu... Je crois que j'ai utilisé le dernier terme, puisque j'ai dit que ce serait une dissolution de la République et de son universalisme, ce qui est vrai, mais je pense que nous l'avons démontré. C'est-à-dire que la discussion qu'il y a eu sur la question du voile en particulier a montré que c'était un programme anti-républicain, puisque je le rappelle, notre République, elle est une, laïque et indivisible. Laïque a un sens. Neutralité des services publics, protection des consciences, mais surtout liberté de croire et de ne pas croire. Mais ce n'est pas la lutte contre une religion.

Le programme que propose le Front National, Mme Le Pen, c'est un programme qui interdit le voile dans l'espace public, qui interdit de manger halal et kachère. C'est-à-dire que c'est le seul programme qui va jusqu'à ce point. Et surtout, ça ferait de la France. Le premier pays au monde à aller jusque-là. Ce n'est pas la République.

5:11
Présentateur

C'est aujourd'hui, ce soir, en direct sur BFM TV, la dernière fois que vous vous exprimez avant le vote de dimanche. Est-ce qu'il y a quelque chose dont vous avez le sentiment que vous l'avez mal dit pendant cette campagne, que vous êtes mal expliqué, qui a été mal compris, et que vous voudriez rectifier ce soir ?

5:28
Emmanuel Macron

Je pense en tout cas qu'il y a une chose qui est de dire que pour moi, la priorité est d'avancer sur les deux grands chantiers, qui sont l'école et la santé, et de continuer à investir, parce que nos soignants et nos enseignants le méritent, et qu'ils s'occupent de l'humain. Et moi, je crois à cet humanisme. Et donc, c'est ça ce que je veux remettre, peut-être, dans les dernières minutes au cœur du projet que je porte. L'école et la santé.

5:53
Présentateur

La mesure phare de votre programme, c'est la retraite. 64, 65 ans, vous vous êtes expliqué sur ce point-là. On sort de 5 années qui ont été chahutées. On sort d'un premier tour où on a vu 3 blocs émerger. 2 de ces blocs sont contre cette réforme-là. Comment est-ce que vous allez faire pour rassembler la France autour de ce projet-là, alors qu'il y a 10 jours, 2 blocs ont dit non à ce projet-là ?

6:16
Emmanuel Macron

Alors d'abord, comme je le dis, il y a une élection qui va permettre de choisir les choses. Ensuite, moi, j'ai un projet qui est clair, cohérent et sincère. C'est-à-dire que comme je veux financer l'école, la santé, le grand âge aussi, comme je veux porter la retraite minimum à 1 100 euros par mois, là où elle est à 980 euros après une carrière de labeur, comme je veux pouvoir réindexer les pensions dès le mois de juillet, j'explique aux Françaises et Français comment le financer. Je veux le financer en continuant d'aller vers le plein emploi et en travaillant un peu plus longtemps, 4 mois de plus par an. Donc c'est d'abord de l'honnêteté.

Ensuite, fort de cette honnêteté, je vais essayer de rassembler. Il y aura beaucoup de sujets à la négociation. Donc j'associerai toutes les forces politiques et les forces économiques et sociales, les partenaires sociaux dans les premiers mois du quinquennat, si les Françaises et les Français me font confiance. Et ce sera un travail de négociation et d'apaisement. Il faut mettre tout sur la table, c'est-à-dire qu'il faut choisir. On ne peut pas expliquer qu'on va continuer à financer des progrès sans expliquer comment.

7:13
Présentateur

– On parlait de l'inquiétude, on parlait de la colère, il y a aussi de la lassitude. Il y a des millions de personnes qui, là, à 48 heures du vote, se disent « À quoi bon y aller dimanche ? À quoi bon aller voter Emmanuel Macron ? »

7:26
Emmanuel Macron

– Eh bien je vais leur dire une chose. Il y a des millions de gens qui, à quelques heures du Brexit, se disaient « À quoi bon aller voter ? » Il y a des millions de gens qui, en 2016, avant d'élire un président qui a changé le cours, une partie de l'humanité de son pays, le président Trump, se disaient « À quoi bon ? » Peut-être que c'est déjà fait ou « On n'est pas sûr. » Il n'y a pas vraiment de différence. Le jour d'après, ils se sont réveillés avec la gueule de bois.

7:47
Présentateur

– On en est là aujourd'hui ? C'est la même situation en France ?

7:50
Emmanuel Macron

– C'est un choix fondamental, le choix entre le programme de Mme Le Pen et le mien. Parce que c'est un choix qui est profondément différent sur les valeurs et l'avenir du pays. C'est un choix de sortie ou pas de l'Europe. C'est une réalité. Il est masqué. Sa sortie de l'Europe, elle n'est plus assumée. Mais quand on sort de la constitution européenne, du marché de l'énergie, de la libre circulation des personnes qui ont mis la préférence nationale, c'est la fin de l'Europe. C'est un choix de sortie ou pas du couple franco-allemand. C'est un choix de sortie ou pas de l'écologie. C'est un choix de sortie ou pas de la République laïque.

Donc, c'est un référendum sur l'avenir de la France, le 24 avril. Et donc, je dis à toutes celles et ceux qui sont dans l'aquabonisme, comme disait Bernanos, ce n'est pas le bon moment. Parce que vous laissez d'autres choisir, et le lendemain sera peut-être dur. Donc, trancher.

8:36
Présentateur

Mais cet aquabonisme, justement, il se nourrit aussi. Parce que ce soir, dans notre dernier sondage, et là pour BFMTV, vous avez 9 points d'avance. Certains qui ne vous ont pas soutenu jusqu'à maintenant, qui ne vous ont pas supporté, se disent, bon bah, c'est fait, c'est plié, pourquoi est-ce que moi je me déplacerais ?

8:50
Emmanuel Macron

Parce que ça n'est jamais fait. Parce que si les sondages faisaient les élections, tout ce que je viens de décrire n'aurait jamais eu lieu. Personne ne prédisait les deux résultats électoraux en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis que je viens de décrire, personne, quelques heures avant. Et donc, rien n'est fait. Rien n'est fait. Je le dis avec beaucoup d'engagement et de gravité. Parce que la vie démocratique, c'est ça. Ce ne sont pas les sondages qui font la démocratie. Et ils permettent d'indiquer une opinion. Et ils font un travail tout à fait estimable et important. Mais c'est qui va voter le jour J. Et donc, c'est nous tous qui déciderons de l'avenir du pays le 24 avril.

Ce ne sont pas les sondages du 22.

9:26
Présentateur

Je ne vais pas vous demander ce soir, Emmanuel Macron, ce que vous ferez lundi si vous perdez, parce que vous n'allez pas répondre à cette question. On va se placer dans l'hypothèse. Vous gagnez. Vous gagnez, mais vous gagnez avec Marine Le Pen qui est à 47 ou 48%. Qu'est-ce que ça change dans votre manière de gouverner le pays lundi matin ?

9:45
Emmanuel Macron

Non, d'abord, je ne me mets jamais dans des scénarios de fiction parce que je ne peux pas avoir les paroles d'engagement et de gravité que je viens d'avoir et puis faire comme si c'était déjà fait. Donc, je suis engagé jusqu'à ce soir, mes nuits. Et puis après, je serai dans l'humilité et l'attente.

10:02
Présentateur

Ce n'est pas de la science-fiction, ce que je vous mets sur le sujet.

10:04
Emmanuel Macron

Non, mais ce que je dis juste, c'est que les premières heures des prochains jours seront dédiées à une réflexion et aux leçons que je devrais tirer de ce qui sera alors une réalité. Donc, je ne vais pas vous mentir. Je ne sais pas ce que je ferai dans les premières minutes ou les prochains jours. J'en tirerai moi-même les conséquences. Je vois l'état du pays, ce que nous avons fait, ce qu'il reste à faire. Et donc, dans la méthode, la manière d'associer plus largement, je sais aussi comment je veux procéder.

10:27
Présentateur

Et le score de Marine Le Pen peut influer là-dessus, justement ? Peut faire bouger les curseurs ?

10:34
Emmanuel Macron

Il y aura sans doute beaucoup de commentaires pour expliquer qu'il y a un chiffre plutôt que l'autre.

10:39
Présentateur

Vous avez beaucoup de pression sur vous à ce moment-là ?

10:40
Emmanuel Macron

Pour moi, le chiffre le plus large est celui qui permet de la plus de clarté. Mais de toute façon, indépendamment de ce chiffre, ce que je veux, c'est l'avenir de notre pays. Mais je sais la responsabilité qui serait alors la mienne si les Françaises et les Français me font confiance, quelle que soit la motivation de cette confiance.

10:58
Présentateur

Alors justement, vous aviez dit il y a 5 ans que votre objectif pour 2022, on y est, c'était que les électeurs de Marine Le Pen n'aient plus de raison de voter pour l'extrême droite. Dimanche, vous ne pourrez pas en faire le même discours. Qu'est-ce qui peut changer dimanche ? Qu'est-ce que vous pouvez dire dimanche dans ce cas-là ? Oui, je ne vais pas vous dire vendredi ce que je dirai dimanche.

11:17
Emmanuel Macron

Je tente. Mais d'abord parce que ce sera aussi le fruit d'une réflexion et d'une journée qu'on aura vécue. Mais comme je le disais, pourquoi on en est là aujourd'hui ? Parce que le pays a été profondément bousculé par des crises et que les extrêmes se nourrissent des crises. Malgré toutes les politiques publiques qu'on met en place, malgré les investissements qu'on peut faire, malgré tout ce qui a été fait avec beaucoup de courage. Donc il faut aussi en tirer les enseignements sur sans doute la meilleure manière de faire, de rendre visible, perceptible et de changer plus rapidement les vies.

Parce que moi ce que je veux, c'est surtout réussir à apporter une réponse aux habitants des quartiers les plus en difficulté pour changer la vie de leurs enfants à l'école, changer la rue où ils habitent ou leur logement. Dans nos ruralités où nous sommes aujourd'hui, changer plus rapidement la rue pour lutter contre les déserts médicaux. Quand les choses vont trop lentement, elles nourrissent une colère qui est déjà installée.

12:08
Présentateur

Mais vous reconnaissez que ça c'est peut-être un de vos échecs d'avoir l'extrême droite et Marine Le Pen dimanche soir qui sera sans doute plus haut, peut-être beaucoup plus haut, on verra, il y a 5 ans ?

12:18
Emmanuel Macron

Écoutez, c'est un fait, c'est aussi lié au fait que les deux extrêmes sont en quelque sorte convaincus plus d'électeurs que les partis du champ républicain n'en ont convaincus. Suis-je seul avec cette responsabilité ? Je prends la mienne, mais je ne vais pas prendre la responsabilité de tout le monde.

12:37
Présentateur

Mais il y a de l'inquiétude pour la suite de ce fait-là ? Vous parliez de bloc cet après-midi sous les halles de Fijac. Je disais, la France est un bloc. La France est un bloc, un bloc fissuré ?

12:47
Emmanuel Macron

Mais il est toujours, il est fait de plusieurs pierres. C'est ça notre histoire. C'est notre histoire, c'est notre géographie. Mais je disais ça pourquoi ? Justement parce qu'une des différences fondamentales avec la candidature d'extrême droite, c'est que moi je n'oppose pas les territoires. Je ne vais pas dire, je suis pour la France de la ruralité parce qu'il y aurait la France des métropoles ou des quartiers avec des gens que je n'aime pas. La France se nourrit de tous ces territoires et de toute son histoire. Et donc la France, on l'aime intégralement avec tout ce qu'elle a et ce qu'elle charrie. Et donc oui, il y a des divisions. Nous sommes comme ça. Nous avons toujours été comme ça.

Et simplement, il faut réussir à répondre aux angoisses profondes qui nourrissent ces colères ou ce ressentiment et donc continuer le travail. Et dans les moments importants, et on l'a fait à chaque fois. Pendant la crise Covid, nous sommes restés unis. Ça a été terriblement dur. Beaucoup de pays se sont divisés plus que nous. On a fait ce qu'il fallait. Et bien, dans un moment où la guerre revient, où l'angoisse est là, je pense que nous saurons nous réunir. Et moi, je crois à cette capacité-là. Et donc oui, la France est un bloc avec plein de choses différentes, avec des reflets différents, avec parfois des divisions, mais au fond, avec une raison profonde de vivre ensemble.

14:01
Présentateur

Votre destin depuis 5 ans est lié à celui de Marine Le Pen. De fait, est-ce qu'elle a été cette année une adversaire plus difficile, plus redoutable qu'il y a 5 ans ?

14:08
Emmanuel Macron

Je ne commande jamais. Je ne commande jamais. Je ne suis pas commentateur de la vie politique. Mon destin, il est lié au peuple français.

14:14
Présentateur

Si vous êtes réélu, lundi, est-ce que vous changez tout ? Est-ce que vous changez toute l'équipe ?

14:21
Emmanuel Macron

La semaine prochaine, il sera une semaine de transition.

14:24
Présentateur

Sauf que ce sera pour la semaine d'après. C'est ce que vous nous dites.

14:28
Emmanuel Macron

Je fais semaine après semaine.

14:30
Présentateur

Je vous pose cette question-là, parce que forcément, ça fait partie des questions que peuvent se poser aussi les gens qui nous regardent ce soir. Il y a une promesse de renouvellement dans un deuxième casse-là éventuel. Donc renouvellement aussi des casse-là. Mais bien sûr.

14:40
Emmanuel Macron

Et des idées. Mais bien évidemment. Et des méthodes. Et j'en suis le dépositaire. Si les Françaises et les Français me font confiance, bien entendu. Mais il y a aussi une phase qui est normale de transition, quel que soit le résultat, et à la gestion des affaires courantes. Et il est important d'ailleurs que dans un contexte de guerre, de tensions très fortes sur le pouvoir d'achat, il puisse y avoir une gestion des affaires courantes très réactive. Parce qu'il y a peut-être des mesures d'urgence qui seront à prendre dans les prochains jours. Justement. Donc il faut qu'il y ait de la continuité.

15:07
Présentateur

La première urgence lundi, si vous êtes réélu ?

15:09
Emmanuel Macron

La toute première urgence ? Je pense que lundi d'abord sera consacré à prendre un peu de recul. Parce qu'il faut toujours prendre du recul avant de prendre les décisions. Il faut être parfois lent dans la délibération pour être déterminé et prompt dans l'exécution.

15:23
Présentateur

Merci Emmanuel Macron d'avoir accordé ce soir. Merci à vous de m'avoir offert cette occasion. Votre dernière interview de candidat. Exactement. Merci à vous. Et bon vote à tous le 24. Sur BFMTV. Merci à vous. Voilà Aurélie, interview ici en direct de Fijac.