Philippe Brun - L'interview politique du 31/08/26
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Bonjour Philippe Brun, vous êtes député socialiste de l'heure, candidat à la primaire du PS qui aura lieu les week-ends des 9 et 16 octobre prochains, un bon mois de campagne et bienvenue sur Radio Z, vous êtes le premier invité de la saison, c'est notable. Alors on a déjà pas mal de candidats déclarés à cette primaire, Jérôme Gage, député de l'Essonne, Ségolène Royal qui avait remporté celle d'il y a 20 ans, je l'avais suivi à l'époque, ça nous rajeunit pas, c'était en 2006. Voilà, Olivier Faure, le patron du PS qui s'est déclaré candidat hier soir et last but not least, Raphaël Glucksmann. Pourquoi vous êtes candidat ? Pourquoi une candidature de plus ?
Bon, moi je porte une ligne très différente de celle des autres que j'appelle la ligne populaire qui est le fait de revenir au cœur de ce qu'on doit défendre, défendre les ouvriers, les employés avec des thèmes nouveaux, le salaire brun, c'est-à-dire redonner du pouvoir d'achat net aux travailleurs, ce que je propose aussi sur la retraite, je propose un changement de notre système de retraite, je propose aussi la parité populaire, le fait que le parti investisse 40% de ses investitures pour des ouvriers et des employés, bref, une nouvelle ligne politique, un nouveau discours pour battre le Rassemblement National.
Moi je suis seul député de gauche en France à avoir réussi à améliorer son score face au Rassemblement National entre 2022 et 2024.
Donc vous êtes le seul député PS de votre département alors que tous les autres sont RN.
RN, et je suis seul à avoir amélioré mon score entre 2022 et 2024, je suis la seule personne de gauche en France qui a fait reculer le RN entre deux élections législatives malgré la vague de 2024. Et pourquoi ? Avec une autre ligne politique, en reprenant les revendications de la France des Gilets jaunes. Et c'est ce que je vais défendre dans cette campagne.
Vous étiez d'ailleurs déclaré comme Gilets jaunes à l'époque.
En tout cas, j'étais allé sur les ronds-points à l'époque, j'étais allé écouter les gens et ça a transformé ma vie. Je suis devenu député ensuite et je porte à l'Assemblée, je porte dans cette primaire. C'est sujet orphelin de la vie politique française dont personne ne parle. Les familles monoparentales, il y en avait plein sur les ronds-points des Gilets jaunes. C'est 25% des familles en France, 83% sont des femmes, 40% du souhait de pauvreté. Je propose un statut pour les mamans solos qui sont les nouveaux pauvres d'aujourd'hui dont on ne parle jamais. Je vais faire des propositions sur l'handicap, je vais faire des propositions sur l'écologie populaire.
Ce matin dans le Parisien, je fais une proposition pour baisser le prix du carburant. La gauche ne parle pas du prix du carburant. Or aujourd'hui, le carburant, c'est un produit de première nécessité dans la France rurale, périurbaine et même en banlieue. Bref, moi je souhaite que la gauche ne soit plus à côté de ses pompes. Je suis candidat pour porter cette ligne qui est très différente.
C'est vrai qu'on dit depuis des années, pour ne pas dire des décennies, que la gauche a oublié les classes populaires, les ouvriers. Ça a été notamment théorisé par une note de la fondation Terra Nova à l'époque. Alors, le magazine Marianne, il y a quelques jours, vous avez présenté comme un briseur des tabous de la gauche. Parce que c'est vrai que vous insistez sur la nécessité de produire. La gauche, elle veut redistribuer. Mais d'abord, avant de redistribuer, il faut produire de la richesse. Vous dénoncez l'écart entre salaire net et salaire brut avec cette mesure sur la CSG. Vous prenez une réforme du système de retraite avec l'introduction d'une dose de capitalisation.
Vous ne craignez pas d'effrayer l'électeur socialiste traditionnel avec ces propositions ?
Non, je ne crois pas. J'ai un très bon retour. J'ai beaucoup de jeunes dans ma campagne, beaucoup de jeunes socialistes qui m'ont rejoint et qui soutiennent justement l'idée qu'il faut rafraîchir un peu nos propositions. On passe notre temps à étirer les propositions qu'on a faites en 1981. Donc, on augmente toutes les allocations, on augmente le SMIC. Bon, à la fin, on ne réfléchit plus à que la société française a changé. Quand France Hollande était en 2012, il n'y avait que 11% de familles monoparentales. Aujourd'hui, on en a 25. Donc, c'est un sujet. Il faut des solutions. La situation économique du pays n'est plus la même que dans les années 80.
Aujourd'hui, d'abord, il faut produire parce qu'on a un retard considérable aujourd'hui sur les États-Unis et sur la Chine. Et on vit au-dessus de nos moyens. Il faut évidemment aussi parler de ces sujets orphelins. C'est ce que fait, par exemple, Andy Burnham au Royaume-Uni, qui est mon modèle. Il vient de battre l'extrême-droite.
L'ancien maire de Manchester qui est devenu Premier ministre.
Vous vous rendez compte ? Il était derrière l'extrême-droite. Le parti réaliste était en dessous de tout. Ils ont fait un choix très fort. Ils ont viré leur Premier ministre. Ils l'ont changé. Ils sont allés chercher Andy Burnham. Andy Burnham, en trois semaines, il est passé devant l'extrême-droite au Royaume-Uni. Et il est maintenant dix points devant. Comment ? Un, il baisse les prix de l'essence. Deux, il baisse les prix de l'énergie. Trois, il fait passer une loi pour les centres-villes désertées. Voilà. C'est la ligne populaire que je défends aujourd'hui en France. Il faut que le Parti Socialiste s'en inspire.
Alors, vous avez des propositions fortes. Mais pour l'instant, le grand favori de cette primaire, c'est plutôt Raphaël Glucksmann, du moins sur le papier. Il est pas mal placé. Il progresse dans les derniers sondages. Je crois que c'était un élab ce week-end.
Mais ce n'est pas des sondages sur la primaire, c'est des sondages. C'est vrai. Sondages, dans les meilleurs des cas, il est cinquième de la présidentielle. C'est bien d'être cinquième de la présidentielle, mais ça ne fait pas gagner. Moi, je crois que le problème qu'il a, tous les candidats, ils n'ont pas la bonne ligne politique pour gagner. Il faut comprendre qu'on n'arrivera pas à être majoritaire en France si on n'a pas les ouvriers et les employés avec nous. Comment avoir les ouvriers et les employés avec nous ? C'est, un, le pouvoir d'achat. Donc, arrêtez d'utiliser des mots que personne ne comprend. J'écoute les uns les autres.
Sécurité sociale alimentaire, pouvoir de vivre, mobilité douce. On a maintenant un langage à gauche qui est incompréhensible. C'est une novlangue bureaucratique. Non, mais stop, en fait. Donc, maintenant, on se reconnecte aux ouvriers et aux employés. On parle aux gens. On fait des propositions fortes. C'est ce que je vais faire pendant cette campagne. Et j'espère être la surprise de cette primaire.
Alors, quand il s'est déclaré candidat, il avait déclaré, Raphaël Jusman, je suis extrêmement clair. Si je gagne cette primaire, il n'y aura plus jamais d'accord avec Jean-Luc Mélenchon. Mais il n'a pas réussi à avoir un engagement du PS sur ce point, c'est-à-dire sur le fait qu'il n'y aurait pas d'accord avec LFI aux législatives. Vous, qu'est-ce que vous en pensez ?
Non, mais de toute façon, il n'y aura pas d'accord avec Jean-Luc Mélenchon. On le sait très bien. On a atteint, je crois, un point de non-retour. Il y a deux gauches en France. Il y en a toujours eu. Il y a une extrême gauche, que je ne confonds pas avec l'extrême droite, qui a toujours fait 10% en France, à peu près. C'était besoin de la guiller avant, Jean-Luc Mélenchon aujourd'hui.
Alors, il a fait plus au dernier, quasiment 20% et plus.
Oui, par effet de vote utile, mais on sent qu'il est à 10%. Et puis, il y a une gauche diverse républicaine qui, elle, le doit faire plus qu'elle. Le problème aujourd'hui en France, c'est que cette gauche républicaine fait des scores qui sont très faibles parce qu'elle est mal incarnée, parce qu'elle n'a pas la bonne ligne politique. Et donc, aujourd'hui, il faut être doté de la bonne ligne politique. Dans aucun pays européen, aujourd'hui, vous avez l'extrême gauche qui est devant la gauche. Aucun. Seulement en France. Parce qu'on a un PS qui n'est pas à la hauteur. Donc, moi, je suis aussi candidat pour réveiller le PS. Et c'est comme ça qu'on gagnera.
En 80, on gagne avec Mitterrand et Marchais. En 2012, on gagne avec Hollande et déjà Mélenchon. Demain, on gagnera, je le sais, avec ces deux candidatures.
Mais est-ce qu'il faut un accord ou non, législatif, éventuellement, dans la foulée de la présidentielle ?
Je crois que c'est très compliqué. On a eu tellement de désaccords. Pas seulement, d'ailleurs, sur la question d'antisémitisme, qui est un sujet très important.
Vous considérez, vous, qu'il a une responsabilité dans la montée de l'antisémitisme en France ?
Non, on a déjà parlé, mais sur cette antenne, je ne vais pas passer la campagne à parler de lui. Je pense simplement qu'aujourd'hui, il faut être clair, le PS, avec ses alliés, peut être devant à gauche et incarné à l'internative. On ne gagnera jamais avec l'extrême gauche devant. On gagnera avec, devant, une gauche qui arrive à parler à tout le monde et à rassembler 51% des Français.
Alors, il y en a un qui ne participera pas à la primaire, c'est François Hollande. Il dit, il l'a dit ce week-end, n'avoir jamais été favorable à cette procédure qui, selon lui, suscite plus de division qu'elle ne propose le rassemblement. Il attend en décembre pour éventuellement se présenter. Qu'est-ce que vous en pensez, vous ? Je rappelle que vous aviez quitté le PS en 2015, si ma mémoire est bonne, quand Hollande était président, vous disant, je cite, « dégoûté de sa politique ».
Oui, alors, bon, s'agissant de la primaire, je comprends qu'étant ancien président de la République, il n'a pas envie de se soumettre à ce processus. Il a dit d'ailleurs de manière tout à fait loyale qu'il soutiendrait le candidat issu de la primaire.
Tout en attendant qu'il dévise dans les sondages, quand même.
Son rôle aujourd'hui est celui d'un sage actif. Il est mon voisin à l'Assemblée nationale. Je suis assis à côté de lui. Et je crois que ce qu'il a envie, c'est d'être utile, donc de faire valoir son expérience, d'être là en recours si tout s'effondre. Mais en tout cas, je note qu'il soutient le processus, en tout cas de soutien, le fait que le candidat sorti de la primaire aura toute son amitié et son soutien.
Mais ça pourrait être un bon candidat éventuellement, si les choses tournent mal pour le candidat désigné ?
Écoutez, je n'en sais rien. Ce qu'il faut, c'est en tout cas un très grand changement. On sort de dix ans de macronisme. Les Français ont envie de tourner la page. Si on ne veut pas que les Français, qui ont envie de tourner la page, se tournent tous dans la Rassemblement nationale, il faut proposer quelque chose de radicalement neuf. Je pense que cette présidentielle, c'est celle qui fait entrer la France dans le XXIe siècle. La gauche des années 90 et les slogans éculés, je pense qu'il faut les mettre à la poubelle aujourd'hui. Il faut avoir un discours radicalement nouveau, un programme nouveau pour engager une nouvelle phase.
Cette présidentielle, c'est un peu comme celle de 2007, vous savez, fin du cycle du Chirac, un peu comme celle de 95, c'était la fin du cycle Mitterrand. Là, c'est un nouveau cycle qui va démarrer avec cette présidentielle et qu'il faut qu'on soit à la hauteur avec des idées neuves. Donc si François Hollande voulait être candidat, il faudrait qu'il montre un programme neuf aussi.
Alors, un mot sur la configuration participée à la primaire, je le rappelle aux auditeurs, ça coûtera 20 euros, 15 euros seulement pour les plus modestes, un tarif social. Et François Ruffin, l'ancien insoumis, il était aux universités d'été du PS ce week-end, il critique, je cite, un suffrage censitaire, c'est-à-dire un suffrage où on doit payer pour voter, en comparant ce système à un videur de boîte de nuit qui vient vous dire, non, tu n'as pas la bonne gueule. Il a raison ?
Oui, j'ai dit à peu près ça avec mes mots il y a un mois et demi. Bon, on a perdu cette bataille. Raphaël Glucksmann a voulu nous imposer ce prix de 15 euros et de 10 euros, qui fait qu'en vérité, quelqu'un qui paye des impôts sur le revenu paiera 15 euros et donc défiscalisera 66%, que ça ne lui coûtera que 5 euros. Et quelqu'un qui ne paye pas d'impôts, qui est pauvre, il paiera lui 10 euros plein pot. C'est quand même extraordinaire comme principe. Moi, j'ai lancé une caisse, la caisse populaire, caisspopulaire.fr, où on a collecté des dons en ligne, 25 000 euros, on a récupéré déjà, pour aider les gens dans le besoin, pour payer cette fameuse adhésion de 10 euros.
Et déjà, avec 25 000 euros, on peut déjà en payer 2 500, donc ça pourra s'inscrire sur le site pour en bénéficier.
Parce que l'argument d'une primaire gratuite, open bar, si j'ose dire, c'est qu'en gros, il risquait d'y avoir un entrisme des électeurs de la France insoumise qui allaient voter pour un candidat qui les arrange.
Oui, enfin bon, quand c'est large, après, il y a de l'entrisme de tout le monde, d'être personne. C'est-à-dire qu'en fait, il y a une dynamique qui se crée quand vous avez un million et demi, deux millions de personnes qui participent, 3 millions en 2012. Il n'y a pas d'entrisme, là, c'est le peuple de gauche qui vient voter. Donc, il faut arrêter d'avoir peur. Si on pense qu'on peut être devant Mélenchon, il ne faut pas avoir peur qu'il vienne de phagocyter la primaire. Et la vérité, c'est que rien n'empêche d'ailleurs Mélenchon de faire adhérer ses amis. Il a des millions d'euros d'argent en caisse de son parti, s'il veut payer 10 euros.
Si on a un correctorat à 40 000 ou 50 000 comme ce que prévoit ou souhaite Guxman, en fait, Mélenchon, ça ne coûte pas cher d'acheter quelques tickets à 10 euros. Donc, tout ça n'a pas de sens. Moi, je souhaite que ce soit une primaire qui soit populaire, que tout le monde puisse participer. Ce n'est pas une primaire de bobos. On adore les bobos, mais la gauche, elle n'a pas été inventée pour les bobos. Pardon. C'est bien qu'il y ait des bourgeois qui partagent nos combats et une bourgeoisie intellectuelle qui partagent les combats de la gauche. Mais la gauche est inventée pour défendre les ouvriers et les employés. Et que des bourgeois se mettent au service de cette belle cause.
C'est normal. J'en suis un. Mais il faut qu'on fasse voter ceux qui sont concernés par nos politiques. Quand on propose la hausse du SMIC ou la hausse des salaires, il faut que les gens qui vont en bénéficier viennent voter pour nous. On ne peut pas faire de la politique en chambre.
Alors, justement, parmi vos propositions, il y en a une qui risque de ne pas être très populaire. D'ailleurs, certains premiers ministres se sont cassés la figure dessus. Vous proposez la désindexation des retraites au-dessus de 3 000 euros bruts. C'est vrai que c'est une solution qui est préconisée par les socialistes pour remettre notre système dans les bons rails. Mais c'est quand même quelque chose d'assez sensible comme proposition.
C'est un expédient et c'est juste pour un an. Maintenant, ce n'est pas la bonne solution. Je propose surtout qu'on change notre système de retraite. Aujourd'hui, le système de retraite par répartition avec 1,2 actifs pour un retraité. On ne va jamais s'en sortir. On n'a pas assez d'actifs. On ne va pas nous verser 100 % de notre salaire pour les retraités. Dans l'éducation nationale, aujourd'hui, un prof qui démarre en début de carrière, il paye 88 % de cotisation. Il faut aujourd'hui changer le système. Il y a la version Marine Le Pen, Edouard Philippe, Lysnard, eux, ils disent qu'on va garder la répartition.
Ça va être une sorte de RSA, le minimum vieillesse et après, aller chez AXA prendre un contrat pour votre assurance retraite. Je ne suis pas d'accord avec ça. Je propose qu'on mette en réserve 15 milliards d'euros par an sur un fonds souverain, public, géré par les syndicats qui investissent dans la transition écologique et dans l'intelligence artificielle. Ce fonds aura 4 % de rendement par an et ça nous permettra de financer le système. Ce n'est pas la capitalisation d'Edouard Philippe, de Marine Le Pen ou de David Lysnard. C'est un outil souverain public pour enfin ouvrir les yeux sur la réalité démographique de notre pays.
Dans ma circonscription, on a fermé 15 classes durant l'année dernière. On a un choc démographique énorme et qu'il faut s'y préparer. Et moi, je ne veux pas d'une retraite au rabais. Je ne veux pas d'une retraite à 70 ans. Donc oui, il faut un pilier de capitalisation mais qui soit public, souverain, collectif et géré par les syndicats.
Alors, vous êtes spécialiste des finances, on le disait tout à l'heure. On rentre dans les discussions budgétaires et ça va être compliqué entre la situation qui est beaucoup plus grave que prévue, entre la situation internationale, les recettes fiscales qui seront moins bonnes, l'inflation, la croissance qui est totalement à tonne et puis bien sûr, quand même, l'approche de la présidentielle qui va exciter un petit peu tout le monde. En juillet 2024, vous aviez lancé un appel à un accord de non-censure des gouvernements et là, visiblement, Olivier Faure, il a prévenu en arrivant à l'université d'été ce week-end, il n'y aura pas de surprise, c'est ce mot, une censure. Vous avez 30 secondes.
Oui, il a dit ça, il n'a pas trop consulté le groupe socialiste, ce n'est pas tellement ça notre position, on dit qu'on va discuter et puis on verra bien ce qu'on fera après.
Mais il faut censurer ou pas ?
La vraie question, c'est savoir qu'est-ce qu'on fait de ce budget. Ce budget, il ne sera exécuté par personne parce qu'en avril, on a un nouveau président, une nouvelle présidente de la République qui fera un correctif budgétaire. Donc la question, c'est de savoir comment on passe l'année. Moi, j'ai proposé qu'on fasse une loi spéciale, on reconduit le budget l'année dernière, comme en Espagne, ça fait 4 ans qu'ils sont en loi spéciale, ils ont 2,5% de croissance. Mais ce qui nous coûte
très très cher, c'est estimé par l'Inspection générale des finances publiques à 0,5% de déficit en plus.
Oui, d'accord. 15 milliards, je crois. C'est seulement, si on reste toute l'année comme ça, si on reste quelques mois et qu'on sert bien à l'exécution de la dépense, ensuite, on peut le nouveau... Moi, je pense qu'il faut renvoyer le débat à la présidentielle. Là, on a des grands choix à faire. Les retraites, c'est un puissant fonds aujourd'hui, il faut qu'on trouve des solutions. Le modèle social, il faut que la présidentielle permette de trancher ces débats.
Merci, Philippe Brun, d'avoir répondu et d'avoir été le premier invité sur la matinale de Radio Chiffre. Merci beaucoup, David. On vous retrouvera demain à 7h45. Votre invité sera Hervé Marseille, sénateur des Hauts-de-Seine, président du groupe Union Centriste.
Philippe Brun