SÉCURITÉ SOCIALE, COÛT DES MÉDICAMENTS : LE GOUVERNEMENT MACRON A MENTI, VOUS ALLEZ PAYER !
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[Musique] nous n'augmenterons pas les impôts c'est la promesse dure comme faire de l'exécutif et Bruno Le Maire depuis les quinquenas Macron nous ne toucherons pas à la sécurité sociale c'est également la promesse du ministre de l'économie vraiment à partir du 31 mars les Français vont connaître une augmentation de la franchise médicale et depuis mi-février c'est la part participation forfaitaire qui a doublé qu'est-ce que ça veut dire vous allez devoir mettre davantage la main à la poche pour vos soins sur chaque boîte de médicament il faudra participer à hauteur d'1 € contre 50 centimes auparavant les transports sanitaires passent de 2 à 4 € et 1 € sera retenu par acte médical par un auxiliaire médical infirmier qui n'est orthopste contre 50 centimes auparavant côté participation forfaitaire depuis le 18 février elle a doublé aussi et passé à 2 € sur les consultations les actes médicaux hors hospitalisation et les examens et analyse de biologie médicale le plafond de 50 € par an pour d'un côté la participation forfaitaire et de l'autre la franchise médicale est maintenue et elle ne concerne pas les mineurs les femmes qui bénéficient de l'assurance maternité et les bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire Nicolas Da Silva bonsoir bonsoir alors tu es économiste et tu as écrit en 2022 la bataille de la SCU livre qui détricote tout le fonctionnement de la sécurité sociale et déconstruit les idées reçues he notant notamment celle qui a la vie dure sur le trou de la Sécu et nous t'avions reçu d'ailleurs à cette occasion quelle a été ta réaction à ce gouvernement qui veut ni toucher aux impôts ni toucher à la CQ mais qui augmente franchise médicale et participation forfaitaire c'est une manière de le faire plus subtilement on va dire euh pas tant subtilement que ça puisque la mesure qui entre en vigueur en ce début d'année avait déjà été annoncé murmuré à l'automne dernier lors de la préparation du de la loi de financement de la sécurité sociale qui a été adoptée par 493 donc de ce point de vue il a une très claire continuité du gouvernement précédent ellisabeth borne et de ce ce gouvernement de de Gabriel Atal bien que quand il avait été nommé il y avait eu une un étonnement parce que il était arrivé en disant qu'il allait ajouter au budget de la Sécurité sociale 32 milliards et alors je sais pas si on se rappelle mais c'était comme ça qu'il était arrivé sur les sujets de santé et là on s'était dit ah mais peut-être que quelque chose va bouger sauf qu'en réalité on s'était très vite rendu compte que c'était une fausse annonce parce que ces 32 milliards ils étaient déjà dans la loi de financement de la sécurité sociale et en fait c'était les 32 milliards qui étaient prévus pour les 5 ans à venir parce que tous les ans le budget augmente parce qu'il y a de l'inflation parce qu'il y a plein de raisons pour lesquelles le budget augmente or quand on regarde 32 milliards pour les 5 ans à venir en fait c'est pas c'est même pas que il y a pas 1 € de plus pour la CQ c'est qu'il y a des sous en moins parce que en ce moment l'inflation est telle que 32 milliards en plus sur 5 ans bah ça veut dire que à un pouvoir d'achat équivalent pour le système de santé bah ça fait et moins de sous donc ce qu'on voit c'est que il y a une continuité avec cette volonté de serrer les vis ave après la parenthèse 2020 2021 et donc sur cet enjeu des franchise médicale c'est quoi l'idée les franchises la participation mais il y avait eu d'autres choses avant il y avait eu le for le forfait patient urgence euh il y a beaucoup beaucoup d'autres choses beaucoup de de ce type de politique c'est quoi l'idée l'idée c'est de dire que si on dépense trop de sous pour les soins de santé en France c'est à cause du patient c'est parce que en fait les gens abusent alors là je le dis de façon un peu familière mais toute une partie de la théorie économique a dit parle de d'Alera moral ça veut dire qu'en fait quand vous êtes assuré bah vous savez que vous payez pas il y a pas d'effet prix sauf qu'en fait la théorie économique a dit pas que ça la théorie économique a dit qu'en fait bah il faut regarder dans la dans la réalité des des des faits et en fait empiriquement on se rend compte que bah les g lorsqu'ils sont malades effectivement ils vont chez le médecin ils vont acheter des médicaments euh et ils vont se faire rembourser mais pourquoi parce qu'ils ont malades partent pas parce qu'ils abusent et donc l'un des enjeux qui est très important à avoir en tête c'est que si le gouvernement euh surf sur cette idée de l'ABU du fraudeur qui serait responsable de ce qui se passe aujourd'hui euh et bien en fait tout ça n'a absolument aucune espèce de rapport avec la réalité qu'on est capable de démontrer euh si on prend simplement cet exemple des franchises médicales ça veut dire quoi ça veut dire vous allez chez le médecin vous sites prescrire des des médicaments et donc plutôt que de payer 50 centimes les médicaments vous allez payer 1 € par boîte par boîte et donc qu'est-ce que ça veut dire ça veut dire que l'idée derrière c'est de dire que l'idée qui a avancé c'est de dire que c'est ce qu'avait dit Aurélien Rousseau avant qu'il ne démissionne c'est qu'en fait les soins de santé c'est pas des soins c'est pas un bien comme un autre il faut il faut être responsabilisé or en fait quand vous allez chez le médecin c'est lui qui vous prescrit les médicaments et si vous les prescrit c'est parce que vous êtes malade donc en fait le patient n'est pas responsable de la prescription du médecin et pourtant c'est lui qui est puni il est puni parce que on le fait payer plus cher et alors et qu'est-ce qui se passe quand on fait plus cher payer plus cher les patients pour accéder à leurs soins ben tout simplement ils ont tendance à moins se soigner à être plus malade et donc ça ça a des conséquences parce que si vous vous soignez moins bah votre état de santé a plutôt tendance à se dégrader et donc vous avez plus de chance ensuite d'aller dans des services de soins qui sont plus coûteux donc en fait tout ça n'a pas vraiment de de de rationalité économique et en fait moi je connais pas ou très peu d'économistes qui disent l'inverse c'est même pas un sujet de polémique parmi les économistes on sait que lorsqu'on fait payer les les malades et ben en fait ils se soignent pas et ça c'est un problème pour la société d'abord parce que il reste malade mais aussi parce qu'après leur situation en piierre et et ça coûte plus cher donc donc évidemment c'est une politique qui ne fonctionne pas et qui est une mesure qui est purement budgétaire c'est-à-dire bah l'objectif c'est d'économiser de l'ordre de 800 800 millions d'euros voilà l'objectif donc pour en revenir à la question et j'arrête parce que je suis très bavard pas 1 € d'économie sur le système de santé bah c'est pas vrai il y a eu ces mesures qui ont qui débutent cette année d'économie via le forfait et les franchises médicales et puis en plus tu le disais c'est une c'est une mesure qui est budgétaire mais très très courttermiste parce qu'au final très très cyniquement en fait ça coûtera plus cher que ça ne rapporte à court terme sans parler évidemment après de tout l'aspect humain et social mais ça ça arrive on l'entend un petit peu moins dans plusieurs articles de presse et dans les arguments du gouvernement on peut lire entendre que ces décisions ont été prises face à la dégradation des comptes de la Sécurité sociale et cette idée est bien ancrée partout elle a la vie dure il faut qu'on participe car on coûte trop cher toi Nicolas tu as beaucoup tr sur cette question sur cette question du trou de la Sécu qu'est-ce que tu peux répondre à cet argument alors cet argument il a été capturé par une superbe expression d'un sociologue qui s'appelle Julien Duval dans un petit bouquin que j'invite vraiment à à à lire à se procurer à lire c'est le mythe du trou de la Sécu l'idée bien entendu c'est pas de contester le fait que à la fin de l'année le régime général de sécurité sociale et en déficite c'est quasiment le cas tous les ans mais pourquoi Julien Duval parle de mythe du trou de la et pourquoi on peut lui donner raison parce qu'en fait il s'agit beaucoup plus d'une construction politique médiatique que d'une réalité comptable pourquoi parce que quand on avance cette idée de dégradation de des comptes public de gestion parfois très mauvaise de l'argent public de d'inefficacité de gaspillage et bien en fait on avance déjà avec des présupposés des PO à mener et c'est quoi ce présupposer quand on arrive en disant il y a un trou de la SC et bien déjà on arrive il y a trop de dépenses et donc s'il y a trop de dépenses bah il faut remettre en cause le niveau des dépenses et jamais on s'interroge sur la question des ressources de la sécurité sociale parce que dans comme dans tous les budgets bah le solde de la sécurité sociale c'est la balance entre les recettes et les dépenses donc ça c'est un premier argument et en fait tout le monde le comprend bien je ve dire à chaque fois qu'on entend parler de la sécurité sociale dans la plupart des médias dominants c'est oh bah la sécurité sociale c'est une bonne idée mais ça coûte cher hein et donc il faut la réformer et donc pour la sauver réformons-la sauf que la réformer ça veut dire réduire l'accès au droit on pourrait avoir euh beaucoup d'arguments à opposer à cette lecture là à cette dimension mythique euh du trou de la SQ euh parmi ces arguments le plus simple à dire c'est que bah cette année encore une fois le la la loi de financement de sécurité sociale qui a été adoptée à l'Assemblée euh dans euh à la première page il est écrit que les recettes des administrations de sécurité sociale sont supérieurs aux dépenses des administrations de sécurité sociale et là on se dit mais attends c'est bizarre qu'est-ce qui se passe on nous dit qu'il il y a du déficit il y a une situation qui est alarmante qui est dramatique et pourtant première loi première page de la loi de financement de la sécurité sociale on nous dit que les comptes des administrations de sécurité sociale sont excédentaires et c'est le cas et c'était déjà le cas en 2022 en 2022 alors je pourrais vous assommer de chiffres he mais en 2022 déjà les les comptes des administrations de sécurité sociale était était excédentaire ça veut dire quoi ça veut dire qu'en fait quand on parle de la sécurité sociale en général et ben en fait on peut parler de plein de choses très différentes et la façon dont on va décider de quelle sécurité sociale on parle ça va avoir des conséquences sur la lecture comptable parce qu'en fait la sécurité sociale et ce qu'on appelle dans la comptabilité publique les administrations de sécurité sociale c'est plein de comptes très différents et dans le débat public quand on dit le trou de la Sécu on pense au régime général de sécurité sociale le régime général de sécurité sociale c'est celui qui concerne les les travailleurs salariés sur la maladie les accidents du travail les retraites mais pas toutes les retraites par exle il a des régimes complémentaires et la famille mais il y a d'autres caisses il y a les caisses complémentaires de retraite il y a les caisses d'assurance chômage il il y a ce qu'on appelle la cadesse la caisse d'amortissement de la dette sociale il y a la le fond de réserve des retraites toutes ces caisses différentes font partie au sens de la comptabilité publique de la sécurité sociale et quand on prend en compte toutes ces caisses en fait il y a pas de déficit il y a un excédent donc on voit comment ça veut pas dire qu'il y a pas de problème ça veut pas dire qu'on peut pas s'inquiéter du déficit du régime général de la Sécurité actuelle mais ça veut dire que la situation est beaucoup moins alarmante que ce qu'on pourrait ce qu'on pourrait penser et l'un l'un des arguments qu'on pourrait avancer rien qu'à ce stade là ce serait de dire oui mais pourquoi alors s'il y a des excédents dramatiser la situation et quand on regarde dans le détail il y a une des caisses qui est très excédentaire c'est la caisse qui a la caisse qui a la cadesse que j'ai cité qui finance la dette sociale et en fait on pourrait se poser la question mais politiquement économiquement qu'est-ce que c'est que ce truccl et ben en fait la cadè elle est financée en grande partie par un impôt qu'on appelle la CRDS qui est la contribution au remboursement de la dette sociale et en fait ça fait partie d'une réforme de la Sécurité sociale qui date des années 90 95 le plan Jup où on décide que plutôt de continuer à augmenter les cotisations sociales pour financer euh la production de la sécurité sociale et bien ce qu'on va faire c'est qu'on va dire B non on va on va accumuler les déficits et ces déficits on va les mettre de côté dans une dette qui va devoir aller se financer auprès de tout un tas d'institutions et en fait ça ça coûte extrêmement cher c'est à partir de ce processus là qu'on va euh endetter massivement la sécurité sociale et ça coûte très cher parce qu'elle s'endette au plein de plein d'acteurs qui eux euh prêtent de l'argent à la SC récupère leur capital plus des intérêts et des commissions en passage et donc ça ça coûte très cher l'endettement de la sécurité sociale il coûte cher alors qu'on aurait pu choisir d'autres stratégies de financement parce que et là on arrive à un deuxième niveau de discussion euh en fait la sécurité sociale il y a une lutte politique continue contre ces recettes et en fait ça s'appelle simplement la lutte contre le salaire et le salaire évidemment au sens large qui est le salaire net le salaire brut si on veut parler comme ça depuis au moins les années 90 on a une politique constante de lutte contre les cotisations sociales d'une part et contre le salaire tout court avec cette idée que au nom d'une politique de l'emploi qui ne fonctionne pas il faut contenir l'évolution des salaires et contenant l'évolution des salaires il y aura moins de chômage fait c'est pas vraiment ce qu'on observe sauf que entre-temps bah la sécurit sociale accumule des déficits et toutes les politiques d'exonération des cotisations sociales coûtent extrêmement cher alors une grande partie de cette politique elle est compensée par le budget de l'éat par le budget de l'État pardon mais une autre partie qui est pas compensée par le budget de l'État par exemple les mesures non compensé en 2022 c'était 2,5 milliards d'euros ça veut dire que l'État budget de l'État dit à la sécurité sociale budget des administrations sécurité sociale et bien je vais vous empêcher de de toucher 2,55 5 milliards d'euros et je je vous compense pas de cette mesure là donc on voit comment ce déficit est organisé politiquement et il y a plein d'autres mesures et donc effectivement si on voulait adopter un autre regard sur la sécurité sociale et bien on pourrait se pencher du côté des recettes et alors là on veut faire des économies on veut améliorer le solde du régime général ben on peut avoir plein d'idées mais c'est toujours comme ça dans dans dans les annonces d'économie on s'attaque toujours aux dépenses et jamais aux recettes et c'est on le rappelle hein si on si les salaires sont plus hauts les cotisations sont forcément plus hautes donc c'est c'est lié alors for forcément ça dépend parce que encore une fois il y a eu une politique de détricotage du du mécanisme initial de la sécurité sociale par les exonérations les exonérations qui désormais vont très très haut dans l'échelle des salaires et ce qui contribue à ce qu'on a appelé récemment la smicardisation du pays c'est-à-dire la tendance à concentrer les salaires euh bah là où en fait il y a pas de cotisation ça coûte moins cher à l'entreprise mais il y a aussi d'autres types de dispositifs comme les exemptions d'assiettees c'est-à-dire qu'on va dire bah euh pour certains types euh sur pour certaines raisons euh on va euh ne on va dire que l'entreprise n'est pas obligé de cotiser et euh je j'ai pris un exemple euh d'exemption d'acè qui coûte très cher et qu'on pourrait décider euh de de supprimer assez rapidement c'est une exemplation d'assiette sur les complémentaires santé d'entreprise il faut savoir que il y a des toujours il y a depuis les années au moins 2000 et en particulier depuis 2004 dans le casadre santé des incitations aux entreprises on incite les entreprises pour qu'elles offrent des services en plus euh à leur salariés et en particulier des couvertures sociales en plus ça peut être la la santé mais ça peut être aussi la retraite et alors en 2004 il y a eu des incitations qui sont données aux entreprises pour faire ça par des exemptions d'assiette ça veut dire que bah si moi en tant entreprise euh je paye à mes mes salariés une complémentaire santé et ben je vais payer moins de cotisation sociale ou en tout cas la base sur laquelle je vais payer mes cotisations sociales sera réduite bon et ben en fait ça c'était une dispositive d'incitation qui coûte aujourd'hui quelque chose comme 3,5 milliards d'euros donc 3,5 milliards d'euros c'est quatre fois les franchises médicales hein donc on voit sauf qu'en fait entre-etemps il y a eu l'accord national interprofessionnel qui a étendu et rendu obligatoire les complémentaires centuxx au départ c'est un dispositif incitatif pour inciter à un comportement vertueux de la part des entreprises qui de leur bonne volonté donne des complémentaires à leurs salariés et maintenant comme tout le monde est obligé de le faire bah elles ont quand même gardé le bonus alors qu'il y a plus d'incitation puisquelles sont obligés de le faire bah ça va c'est une politique très simple on décide bah vu qu'il y a plus de d'effet incitatif parce que c'est obligatoire bah on l'enlève on fait 3,5 milliards d'euros d'économie par an il y a les fameuses mesures non compensées on pourrait simplement dire à l'état bah l'État doit compenser il peut décider de sa politique de l'emploi et donc d'exonérer des cotisations sociales mais il doit tout compenser ces dernières années il a décidé de ne plus compenser B ça c'est 2,5 milliards d'euros sur les allègements de SC de cotisation on peut aussi reculer d'un pas ou deux et regarder ce que disent les économistes sur les effets de ces allègements de cotisation sur le niveau de l'emploi encore une fois l'idée c'était de dire on va dire aux entre prise vous allez moins payer de cotisation parce que comme ça vous allez plus embaucher en fait c'est pas ce qui se passe et c'est pas des économistes radicaux qui disent ça c'est par exemple les économistes qui travaillent pour France stratégie qui dépend du ministère et qui expliquent que par exemple dans le cas du cice qui coûtait quelque chose comme 18 milliards d'euros par an et bien l'effet sur l'emploi était environ de 100000 emplois créés 100000 emplois créé pour 18 milliards d'euros alors évidemment on peut se dire bah c'est quand même bien d'avoir créé 100000 emplois mais à ce prix-là on aurait pu embaucher le double ou le triple de personnel dans le système de santé eu on va passer aux annonces de de Gabriel hatal rapidement en janvier donc le premier ministre a prononcé son discours de politique générale et il a dit qu'il voulait réarmer notre système de santé c'est un peu l'expression à la mode en ce moment avec notamment la mise en place de service d'accès aux soins dans chaque département français et à défaut la possibilité d'instaurer l'obligation de garde pour les médecins libéraux la pénalisation des patients qui n'honorent pas leurs rendez-vous la régularisation des praticiens diplômés hors de l'Union Européenne la facilitation des passerelles entre profession paramédical et études médicales et l'augmentation de la prise en charge des séances de psychologu pour la santé mentale des adolescents il a il a annoncé aussi le passage de 6000 à 10000 assistants médicaux afin de libérer environ 2,5 millions de consultations par an et il a annoncé aussi une augmentation de 200 € net par mois pour les infirmières scolaires avec prime exceptionnelle de 800 €. Nicolas toi tu as analysé ces différentes annonces dans un article sur alternative économique qu'est-ce que tu penses de ces annonces comment tu les analyses parce que le gouvernement a les a énormément vanté mais je vais être obligé de redire ce que j'ai déjà dit et puis après on pourra analyser dans le détail c'est-à-dire que il y a eu beaucoup beaucoup d'annonces mais qui ont caché l'essentiel l'essentiel c'est pas 1 € de plus pour le système de santé et alors on pourrait se dire oui mais pourquoi ce monsieur nous dit pas 1 € de plus pour le système de santé pourquoi ça serait nécessaire bien pourquoi ça serait nécessaire parce que l'hôpital public est dans un état qui reste très dégradé bon rappelle en France en 2024 il y a des gens qui meurent dans les salles d'attente des urgences faute de soins faute de bloc faute de médicaments et faute de personnel ben voilà c'est à rappeler je le rappelle à chaque fois parce qu'on a pas le déclic si on le dit pas comme ça quoi et c'est terrible quand on regarde les comptes des hôpitaux publics aujourd'hui une très grande partie d'entre eux sont en déficit et c'est un déficite qui est structurel c'est pas d'aujourd'hui parce que le financement des hôpitaux publics est très mal calibré le Ségure de la santé qui était censé permettre un investissement massif dans le système de santé quand on regarde l'évolution du taux de véusté des équipements ou du taux de véusté des bâtiments pour l'instant bah ce Ségure il a pas vraiment eu d'impact alors on se demande finalement est-ce que ces sous c'est des sous vraiment nouveaux est-ce que c'était des choses qui étaient déjà prévu qui ont été revendu différemment souvent ces annonces c'était de la reprise de la dette c'est-à-dire des itau très endettés on leur dit bah vous allez pas payer la dette ça va être la SQ qui va la payer donc en fait on déplaçait la contrainte euh et donc tout ça pour dire qu'en fait le système de santé a beaucoup d'endroits il y a des questions qui se posent euh parce que bah on manque on manque de moyens et ça c'est sans parler de la médecine de ville ou de la des soins et des soins de santé primaires en général vous savez qu'en ce moment il y a les négociations conventionnelles pour savoir comment V être réévalué la rémunération des médecins bah ça ça va coûter beaucoup de sous sauf que s'ils sont pas prévus dans le plan de dans dans les lois de financement de la sécurité sociale dans le budget de la SCU ben ça veut dire qu'il va falloir raboter ailleurs h donc pas 1 € de plus alors que on a toutes ces perspectives et puis les difficultés de recrutement et cetera et cetera bon donc euh on s'attendait lors de ce discours de politique général un retour sur cette histoire des 32 milliards qui étaient pas vraiment des nouveaux euh d'un nouveau budget sauf que il y a rien eu il y a eu beaucoup d'annonces et encore une fois beaucoup d'annonces bah finalement pour pas dire grand-chose parce que beaucoup de ces annonces euh étaient euh des redites par exemple celle sur les assistants médicaux alors qu'est-ce que c'est qu'un assistant médical c'est quelqu'un qui va pouvoir être financé par la Sécurité sociale pour travailler dans le cabinet des médecins et alors c'est assez utile parce que les médecins ils le disent assez bah ils ont de plus en plus de travail qui un travail administratif un travail de coordination et donc il ils ressentent et souvent à juste raison qu'ils ont moins de temps pour s'occuper des patients la la sécurité sociale dit et bien on va créer ce enfin le gouvernement a créé récemment ce ce type de métier qui existe depuis longtemps dans d'autres dans d'autres pays et pour aider les les les les médecins à se concentrer disons sur leur cœur de métier sauf qu' en fait le un rapport de Ligas enfin d'abord c'était une annonce qui avait été faite par Emmanuel Macron un an auparavant et il y a un rapport de Ligas qui disait que bah c'est un objectif alors le rapport les rapports de Ligas sont toujours voilà ils disent pas les choses extrêmement directement mais il ils disaient les choses quand même et ils disaient quoi disait bah de toute façon on n' pas les moyens de former ces gens parce que il faut des instituts de formation il faut être capable d'attirer des gens pour ce type de métier et puis après il y a tout un tas d'autres obstacles parfois les médecins ne veulent pas parce que les médecins en France ils ont vraiment cette éthique libérale qui considèrent que bah ils travaillent plutôt seul et ils vont pas partager certaines tâches qui sont liées aux patients avec des gens qui sont pas leurs médecins euh il faut des locaux suffisamment grand pour pouvoir accueillir une personne supplémentaire alors imaginez-vous le médecin où vous allez si c'est pas un centre de santé très grand bah souvent bah c'est dans un appartement du quartier où déjà la salle d'attente elle est minuscule comment est-ce qu'on fait pour mettre quelqu'un d'autre pour travailler là-dedans donc c'est très difficile donc ça c'est une annonce qui avait déjà été faite qui n'a aucune raison de de trouver plus de succès à à à très court terme l'annonce qui était vraiment importante c'était l'annonce sur la régularisation des des médecins d'padu donc qui ce sont des médecins à diplôme étranger non Union européenne ces médecinsl en fait c'est des médecins qui tiennent en particulier l'hôpital public parce que ce sont des gens qui sont dans les lieux de soins et ils soignent comme les autres hein sauf qu'en fait ils sont pas payés comme les autres parce qu'ils ont pas di fonction d'interne ex notamment c'est c'est un des statuts euh qui est occupé par ce type de personnel mais il y en a d'autres et en fait c'est des gens qui sont moins bien payés qui font le même boulot et qui en fait qu's sont pas reconnus et ils ont du mal à passer le diplôme qui permet d'obtenir l'équivalence parce que c diplôme très difficile à obtenir d'autant plus quand on a un travail à 100 % et alors là ce qui était la menace c'est que des milliers de personnes voyaient leur autorisation temporaire d'exercer arrivé à échéance et donc ça a été prolongé donc c'est une bonne nouvelle mais prolongé dans quelles conditions on va pas donner aux gens leur diplôme c'est pas ça qui va se passer on va leur dire vous allez avoir un peu plus de temps pour le passer donc le problème va se reposer par ailleurs lorsque ces gens auront le diplôme ça suppose donc que les les les établissements de soins qui les emploient ils vont avoir des gens qui ont un diplô diplôme qui va devoir donc être rémunéré à la hauteur du diplôme est-ce qu'il y aura les sous en plus bah ça on ne le sait pas hein et donc on voit à quel point on va être dans dans dans dans dans une redite régulièrement parce que enfin le problème général sur la question des médecin c'est qu'en fait la démographie est très faible et on se repose énormément sur sur les médecins étrangers c'est un petit peu comme ce qui se passe dans les universités dans dans un tas de services publics en fait ça tient par les G qui ont des statuts extrêmement précaires et là dans ce cas on voit le gouvernement remercier l'immigration en tout cas merci beaucoup Nicolas Da Silva on doit on doit conclure mais si vous voulez aller plus loin sur le sujet de la SQ je vous recommande le livre la bataille de la SQ donc des éditions la fabrique donc que tu as écrit Nicolas Da [Musique] Silva
Bruno Le Maire