"Over the Rainbow" au Centre Pompidou : quand l'art traduit la lutte LGBTQIA+
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Chapitres
Questions et réponses
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- 2:00OuverteRéponse directe
Vous êtes maître maîtresse de conférences en esthétique critique d'art et commissaire d'exposition, bonjour.
- 3:00OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qui vous a séduit dans la démarche de l'exposition Over the Rainbow ?
- 5:00OuverteRéponse directe
Vous parlez de points positifs, mais quels sont vos bémols sur cette exposition ?
- 7:00OuverteRéponse directe
On commence avec vous Stéphane Korea, quels sont les points forts de l'exposition ?
- 9:00OuverteRéponse directe
Vous évoquez une exposition disparate, pouvez-vous préciser ?
- 12:00OuverteRéponse directe
Quelle est l'ambition de cette exposition selon vous ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:00Stéphane KoreaFait
« elle est globalement joyeuse elle s'efforce de présenter une image positive dans le catalogue et je crois même sur les cartels ils disent résolument affirmative de l'homosexualité »
- 6:00Stéphane KoreaFait
« il y a un lien parfois un peu forcé avec la pop culture qui la rend accessible »
- 8:00Salima BonnetFait
« l'exposition était très disparate en termes de représentation de forme de support de médium d'esthétique et de gens artistiques »
- 10:00Salima BonnetFait
« elle met en question la question justement de la valeur esthétique et du jugement de goût »
- 15:00Salima BonnetFait
« on voit des sexes dressés des sexes de femmes des sexes d'hommes beaucoup d'ailleurs »
- 17:00Salima BonnetFait
« il y a une série de fanzine enfin qui sont appelés cuirzing d'ailleurs »
- 23:00Stéphane KoreaFait
« il a placé dans à l'intérieur du parcours 31 chefs de capodi monte pour faire rien de moins que son musée idéal de la peinture italienne »
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[Musique] 12 heures 13h30 les midis de culture Géraldine mosna Savoie Nicolas [Musique] il va falloir faire un choix ou pas en tout cas d'ici 30 minutes vous aurez tous les arguments pour vous donner envie ou pas d'aller au musée nous irons au Louvre qui a invité qui héberge les chefs du musée napolitain capodi monte et puis au Centre Pompidou qui consacre une exposition de ses collections à la représentation des communautés lgbtqia plus depuis le début du XXe siècle et on en parle avec vous salivonne bonjour vous êtes maître maîtresse je sais pas ce que vous préférez deux conférences en esthétique critique d'art et commissaire d'exposition et bonjour à vous Stéphane Correa bonjour vous êtes critique d'art et commissaire d'exposition bienvenue à tous les deux dans les midis de culture [Musique] et on prend donc la direction du Centre Pompidou à Paris pour cette exposition intitulée over the rainbow [Musique] un propos Magicien d'Oz over the rainbow l'arc-en-ciel bien sûr drapeau symbole de la communauté LGBT et on est donc accueilli à l'entrée de cette exposition sans Pompidou par une grande chronologie elle débute en 1868 quand le militant a écrivain Karl Maria kerbéni emploie pour la première fois en allemand en allemand les mots homosexuels et hétérosexuel et puis on lit des noms familiers André Gide Jean Cocteau Jean Genet avant que la seconde moitié du siècle enflamme un peu tout le MLF le front homosexuel d'action révolutionnaire acteur aide jusqu'au cuir zone on parcours toutes ces décennies avec les 500 documents et œuvres de la collection du Centre Pompidou des tableaux des dessins de la photo des livres illustrés des revues on voit au fil de l'exposition comment on est passé du simple si je puis dire gay et lesbien haut lgbtqia plus Stéphane Korea on commence avec vous vous soulignez d'abord la démarche qui vous a séduit de cette exposition oui alors d'abord c'est pas les hasards de la programmation je pense que vous avez fait exprès on va parler de deux expositions qui ont un point commun c'est que elle répond à la même question que faire des collections permanentes leur entretien écoute eux elles sont peu attractives en général pour le public même si c'est pas le même cas pour le Louvre qui a des qui a des chefs-d'œuvre et à cette question très importante aujourd'hui parce que après le covid à l'heure de la conscience écologique on dirait cette question prend une importance particulière les deux musées apportent des réponses diamétralement opposées c'est ça je pense que qui est passionnant donc dans le cas de over the rainbow il s'agit d'une exposition organisée par la Bibliothèque en inki donc le Centre de recherche du Centre Pompidou spécialisé dans les collections d'imprimés et d'abord elle a lieu dans un espace qui est dans une espace 315 315 mètres carrés 500 documents donc c'est beaucoup plus rempli que dans une rive partie vous voyez on est au-delà de des limites de sécurité effectivement néanmoins j'ai trouvé deux points extrêmement positifs à cette exposition on va commencer par ça parce qu'après j'ai beaucoup de bémol j'imagine à apporter mes disons que d'abord elle est globalement joyeuse elle s'efforce de présenter une image positive dans le catalogue et je crois même sur les cartels ils disent résolument affirmative de l'homosexualité ça fonctionne il y a un public jeune malgré les tarifs à mon avis barbatif très heureux pour le tarif réduit pour les pour les jeunes c'est hors de prix et par ailleurs il y a un lien parfois un peu forcé avec la pop culture qui la rend accessible je pense qu'on aurait pu aller beaucoup plus loin mais c'est quand même des points pour moi très positifs et puis enfin il y a quelque chose qui a de plus original c'est qu'elle montre que cette diffusion d'imagerie homosexuelle dans des périodes où l'homosexualité pouvait être éventuellement interdites réprimer etc c'est fait justement beaucoup par l'imprimé par des petites choses par des choses révolotes et des choses qui pouvaient s'échanger sous le manteau des paperoles et là du coup ça justifie complètement de confier une exposition à une bibliothèque salut bonne vous aussi vous avez été séduite ou pas alors dans un premier temps un peu surprise parce que je trouvais que l'exposition était très disparate en termes de représentation de forme de support de médium d'esthétique et de gens artistiques mais en même temps qui fait indéniablement la part belle à la transmédialité sans jeu de mots sur le terme du contenu politique et social en fait de ces images et on passe effectivement du début du Paris des de la belle époque avec ses représentations plutôt moins enfin moins c'est représentations que que ceux qui les portent ceux et celles qui les portent donc on est dans le Paris lesbien par exemple des années 30 au début des années 20 et puis on va jusque jusque la période la plus récente alors cette dimension foisonnante parce que Stéphane coller l'a évoqué on est on a vraiment une multitude de documents et aussi en fait de de d'oeuvre c'est à dire que ce mélange un peu parfois perturbant entre de la documentation des photocopies des livres qui sont exposés et puis des œuvres d'art qui entre guillemets qui sont qui ont en tout cas une valeur on va dire esthétique différente à tout le moins mais après en fait le parcours dans toute l'exposition ce qui advient c'est que on est ça devient très intéressant justement cette dé hiérarchisation des images parce que elle met en question la question justement de la valeur esthétique et du jugement de goût d'une part et d'autre part qu'elle rejoint aussi cette délire des hiérarchisation qui au cœur même du militantisme et en fait en cela dans un enfin dans un premier temps moi j'étais un peu bousculée on va dire par par foisonnement et puis par effectivement ce mélange des gens on va dire mais en même temps évidemment c'est aussi le jeu de l'exposition de de renvoyer à cette histoire là alors on débute on le disait dans les années 20 dans les années 30 il y a d'abord vous l'avez dit puisqu'il y a beaucoup de supports très différents cette peinture par exemple femme à la colombe de Marie Laurencin qui faisait partie d'un cercle littéraire et artistique qui s'appelle salon de l'Amazone on a à côté et ça aussi c'est c'est le début peut-être et ça nous surprend ce livre blanc de de Jean Cocteau et on avance on part ces deux œuvres presque et on avance au fur et à mesure et il y a une vraie évolution en tout cas dans les années et dans le le parcours de l'exposition Stephen Kauer oui alors ce que je trouve justement une des limites de l'exposition c'est que le parcours qui était à la fois chronologique se veut aussi thématique ce qui fait qu'on entend beaucoup parler de quelque chose par exemple typiquement le lesbianisme dans les années 20-30 et puis après on entend plus jamais parler comme si il avait disparu et du coup ça escamote dépend entier de la culture et quand je parlais de pop culture par exemple il y a un très gros Focus qui est porté sur la chanson de la Belle Époque voilà avec des chanceliers etc mais en revanche toutes les autres musiques le disco la new wave sont totalement absents si ce n'est parfois par exemple dans le dans le film de connaisseur mais je veux dire en tout cas c'est pas traité en tant que sujet donc on a l'impression que quelque chose comme ça qui est qui picore alors que c'est il y a une prétention quand même hypers scientifique dans l'exposition puisque le catalogue et l'exposition se présente comme une effectivement chronologie hyper exhaustive ce qu'elle n'est pas on pourra on pourra y revenir néanmoins si je peux continuer en fait ce que je trouve intéressant dans les exemples que vous avez cités effectivement c'est que c'est quoi l'ambition d'une exposition comme celle de relire une histoire de l'art qu'on croit connaître avec un nouveau prisme alors ce prisme n'est d'ailleurs pas spécialement spécifié c'est à dire que est-ce que c'est des artistes homosexuels ou est-ce que c'est des représentations homosexuelles et ça c'est aussi des confusions à mon avis très dommageables dans l'exposition avec des cas extrêmes qui peuvent être très problématiques mais en gros il y a quatre familles d'artistes qui émergent il y a ceux qui sont depuis longtemps reconnus et associés à l'histoire de l'homosexualité pierre Régine Apple torp Cocteau que vous citiez Warhol il y en a d'autres au contraire dans le lien avec le sujet a été plutôt dissimulé mais vous parlez de Marie Laurent ça par exemple c'est intéressant puisque elle est généralement présentée comme la muse à menthe d'Apollinaire et puis là on découvre en fait son homosexualité qui n'est qui a été constante toute sa vie ou sa bisexualité qui était assez méconnue et le tableau dont vous parlez justement relu à cette hold devient quelque chose un objet autre que celui qu'on avait l'habitude de voir dans le parcours permanent quand il était exposé avec styliste qui était sa compagne Groult qui était sa campagne pendant 40 ans il y a aussi des artistes que l'exposition tente de réévaluer qui sont présents l'histoire de l'art mais qui sont conseillés comme mineur en général et là je trouve que elle ne réussit pas tellement je trouve un artiste peintre comme romane Brooks dans les tableaux sont pas spécialement convaincants et puis il y a des vrais découvertes c'est ça qu'on attend d'une exposition comme ça malheureusement elles sont trop rares ça c'est le côté négatif je vais peut-être en citer quelques-unes ah oui dites nous voilà garde-la avec Gunner pardon par exemple qui a pris son modèle comme modèle son mari qui était d'abord travesti puis à changer de sexe et c'est rarement été montré expliqué de manière aussi aussi ample pardon juste pour pour préciser c'est dans la partie où on interroge le genre c'est ça absolument ce qui est d'ailleurs la confusion entre gens et sexualité peut aussi la poser problème dans l'exposition il y a aussi Jean Boulet qui est un illustrateur et un peintre assez monstrueux grotesque qui est quand même d'un mauvais goût terrible mais qui a une démarche très intéressante est-ce que c'est militer pour une cause est-ce que c'est des hiérarchiser les oeuvres est-ce que c'est faire de la chronologie est-ce que c'est faire un éclairage thématique scientifique cette exposition elle s'inscrit dans une histoire très récente des expositions je pense notamment à VIH l'épidémie n'est pas fini qui était au muce en 2022 et plus récemment exposé au Palais de Tokyo l'exposition qui a été faite à partir du livre de Elizabeth Lebovici ce que cela m'a fait donc on est dans une dans une dans une période où on réinterroge en fait les images à l'aune en fait d'une d'une histoire de la sexualité et de l'homosexualité donc là effectivement ça a été évoqué par Stéphane Korea il s'agit de réinterroger les collections du Centre Pompidou à l'aune de cette de cette histoire là et qui enfin à mon sens il y a cette ce travail de derrière des pardon c'est difficile à dire vous avez compris donc sur les images c'est à dire de mise en relation en fait avec par exemple il y a le la fontaine de Duchamp qui trône avec les dessins de Cocteau qui sont d'ailleurs magnifiques c'est aussi une chose très intéressante dans l'exposition on voit cette série de dessins qui sont très très érotiques ça aussi il faut le dire on voit quand même c'est une exposition on voit des sexes dressés des sexes de femmes des sexes d'hommes beaucoup d'ailleurs il y a un avertissement à l'entrée mais effectivement on voit quand même et des scènes notamment dans le film qui a été évoqué de Cana Sander des scènes aussi assez orgiac voilà donc ce travail sur la représentation et la presque la mise en concurrence avec entre des documents qui sont à la fois d'origine mais aussi d'une volonté de de faire rare ou de faire comment dire de faire cause de faire discours ou de faire et parfois un tout petit peu problématique c'est à dire qu'à à mon sens à un moment donné on fait porter à des œuvres une histoire ou en tout cas un message et ça rejoint en fait des questions que que j'évoquais tout à l'heure sur la question du jugement esthétique c'est-à-dire en fait quelle est la lecture qu'on peut faire dans l'ensemble de ses œuvres est-ce que on lui fait porter un message qui serait un message militant qui est le cas pour un certain nombre de documents qui sont exposés il y a une série de fanzine enfin qui sont appelés cuirzing d'ailleurs et c'est assez extraordinaire de voir la la richesse et l'intensité en fait du travail qui a été fait et puis toute la circulation comme ça de documents qui sont faits avec peu de moyens je pense notamment aux à la à la collective d'artistes activistes lesbienne qui s'appelle fears pussy et qui voilà travailler avec la machine à écrire des collages des images qui étaient distribuées comme ça dans la rue mais justement parce que c'est aussi une communauté si on peut dire qu'il y a utilisé les codes de l'art ensuite pour expliciter ça alors il me semble que c'est enfin c'est pas explicite mais c'est c'est ce que la traversée d'exposition permet de comprendre c'est-à-dire qu'on on vient à un moment donné interroger des représentations comme souvent plus ça devient le grand bazar par exemple à la fin il y a quand même deux murs qui sont donnés à volontairement ce qui est très bien c'est un super artiste bon à mon avis assez éloigné du sujet mais par exemple ce sont de Pompidou ne sort pas de ses réserves une oeuvre de fait exonération qui me sont quand même centrale dans cette histoire ou même par exemple une oeuvre comme Black dead de gilbertin George de 83 qui est une des premières œuvres sur le sur le sida qui m'aurait ressemblait beaucoup plus pertinente il y a des dessins en face de Eddy du bien qui certes est un artiste qui s'interroge parfois sur le genre etc mais dans ces dessins-là par exemple à mon avis ils n'ont absolument pas leur place dans cette exposition donc je pense que c'est vraiment le propos totalement confus sans compter que je voudrais aussi dire ça il y a quand même des pratiques qu'on croyait révoluer surtout dans les choses dans un sujet comme ça qui me semble très problématique par exemple il y a beaucoup d'artistes d'ailleurs qui sont dans les solutions qui sont pas dans le catalogue ce qui est rend pas forcément aisé la critique Leonor fini qui est une artiste qui a beaucoup à dire sur justement qu'est-ce que c'est qu'être une femme qu'est-ce que c'est de regarder les hommes qu'est-ce que c'est que la bisexualité et cetera une femme forte elle est là uniquement comme faire valoir de Jean Genet parce qu'elle l'a illustré à un moment donné c'est du melgaz ni plus ni moins je comprends pas ce que ça vient faire d'une expression comme ça [Musique] [Applaudissements] [Musique] [Musique] l'exposition over the rainbow sans Pompidou à Paris jusqu'au 13 novembre 2023 il est aussi le catalogue over the rainbow autre histoire de la sexualité dans les collections du Centre Pompidou aux éditions Centre Pompidou [Musique] les midis de culture 13h30 Géraldine Nicolas Herbault et direction le Louvre à présent avec Naples à Paris le Louvre invite en effet le musée de Capodimonte jusqu'au 8 janvier 2024 [Musique] c'est un jour quand c'est rencontré à la même table du même café et si le miracle commencer c'est un appel [Musique] on est donc année après vous l'avez compris à l'origine de cette invitation lancée par le Louvre musée napolitain de capodimonté il y a donc des travaux Naples qui prêtent à Paris plus de 70 œuvres que disent que dis-je des chefs italiens ici un Caravage Michel-Ange Raphaël parmi Giannino l'occasion unique de voir un aperçu de la peinture italienne du 15e au 17e siècle en dialogue et c'est ça peut-être le plus important avec les œuvres détenues par le Louvre Sally boom ont commence par cela trois salles d'exposition deux ailes deux étages il faut quand même un bon plan pour s'y retrouver et une bonne idée en tête il faut suivre le rouge le rouge qui signe qui qui marque au fer rouge les œuvres qui viennent de nappe c'est ça qui marque pour faire rouge les hommes qui viennent de nappe dans la grande galerie après on est effectivement perdu heureusement il y a des gardiens qui ont bien compris que c'était un problème et qui accompagne le public j'ai vu un nombre de de spectateurs qui se promenaient en demandant où était la suite de l'exposition bon voilà effectivement il faut changer d'aile et changer des tâches aussi par deux fois donc cette cette ces trois parties qui sont en plus inégales en termes de scénographie peut perdre un tout petit peu enfin un peu ou beaucoup le visiteur du Louvre mais on est quand même confronté à des œuvres qui sont vraiment extraordinaires et c'est un plaisir immense de les voir au Louvre surtout en tout cas dans la grande galerie parce qu'il y a quand même cette spécificité je parlais d'une d'une différence de scénographie c'est à dire les certains des très grands tableaux de la peinture italienne du 15e au 17e siècle ont été intégrés dans la grande galerie c'est parmi les peintures italiennes si on s'attend à aller dans une salle du Louvre et avoir toutes les oeuvres qui viennent de Naples on se trompe Stephen Korea puisque on est dans un parcours qui qui a nécessité aux équipes du Louvre un travail assez incroyable il faut le dire de retirer certains tableaux pour les remplacer juste pendant six mois jusqu'au jusqu'au janvier par les œuvres de Naples alors le visiteur effectivement ne peut pas savoir où est la suite de l'exposition en fait pour une raison simple c'est qu'il n'y a pas de suite de l'exposition c'est à dire que il y a trois expositions il y a pas une disposition je sais pas si vous connaissez ce dessert qui s'appelle la tranche napolitaine c'est une équipe c'est un dessert glacé qui composait de trois couches absolument étanches de trois parfums différents alors on peut soit choisir de les prendre tous ensemble pour voir leur mélange c'est pas le choix qui a fait de Louvre on est obligé de les déguster séparément alors malheureusement il y en a deux qui sont à mon avis assez quelconque en tout cas beaucoup moins intéressant en terme d'ambition et en termes de réalisation et puis effectivement une qui est passionnante c'est celle de la grande galerie qui est peut-être même inédite parce qu'il faut quand même bien que nos auditeurs comprennent que quand les musées s'invitent entre eux ce qui est une réponse à la question des collections permanentes que je que j'exposais précédemment et ben en général c'est pour les comparer donc en fait il y a la collection permanente d'un musée d'un côté puis dans une autre salle on met la collection permanente d'un autre musée et puis ça fait comme ça un ping-pong à distance si on peut aussi lui laisser la place c'est ce qu'elle fait la Fondation béton avec le moment par exemple c'est-à-dire qui décroche toutes ces œuvres et il les remplace par les oeuvres de quelqu'un d'autre là c'est parce qu'ils font et dans la grande galerie puisque je me concentre là dessus Sébastien Allard qui est le directeur des peintures du lot qui connaît sa collection comme sa poche et qui connaît la peinture italienne mieux que personne la grande galerie qui effectivement est dédiée à la peinture italienne au Louvre et ben il a décroché certains tableaux notamment des grands formats qui représentent effectivement un effort inédit et il a placé dans à l'intérieur du parcours 31 chefs de capodi monte pour faire rien de moins que son musée idéal de la peinture italienne parce que quand on met ses deux collections ensemble et non pas côte à côte on a un feu d'artifice invraisemblable et donc il s'en sert de deux manières soit pour combler des manques les rarement qui peut y avoir au Louvre avec des artistes qui ne sont pas présents ou qui ne le sont trop peu ou alors par exemple exactement d'ailleurs ça commence même chaud dès le départ c'est-à-dire que je pense que les deux premiers tableaux de l'exposition sont à manifeste puisqu'il y a un Masaccio simmerde de dire bah ça dites-nous c'est quel quel œuvre c'est une crucifixion ou le Christ et c'est très étonnant quand on la voit comme ça paraît complètement engoncé n'a pas de coût il est verdâtre c'est un tableau extrêmement spectaculaire mais c'est un tableau qui était fait pour être passé en hauteur ce qui fait que quand on le regardait d'en bas et ben finalement on voyait le Christ d'en bas vous voyez pas son coup puisque on était pas sur le même plan que lui donc ça c'est absolument fascinant de commencer par ça et d'avoir ce si beau Masaccio à l'intérieur du du Louvre et puis il y a aussi à côté cette Assomption de la Vierge qui est dans une composition en mandorle c'est-à-dire en forme d'amande et je pense que c'est aussi un clin d'oeil parce que la Main d'Or c'est la rencontre de deux cercles donc de deux mondes c'est la rencontre du Louvre et de capodimonté par ailleurs on dit parfois et là je trouve que ça saute aux yeux que c'est une forme de sexe féminin et ça engendre finalement tout le reste de l'exposition salut bon est-ce que ces œuvres napolitaines mélangées si on peut dire en tout cas exposer à côté des collections du Louvre elle change le regard du Louvre sur les peintures italiennes alors c'est tout l'intérêt aussi de ce de ce parcours dans la grande galerie c'est que ça permet en fait de revoir ou de voir certaines des très grandes oeuvres du Louvre aussi donc par exemple un Bellini qui est un très beau tableau de qui vient de capodi Monte qui s'appelle la Transfiguration a été installé au milieu d'un certain nombre de Bellini que le Louvre avait déjà c'est le cas pour tableaux et en fait moi j'ai eu l'impression en me promenant enfin me promenant en regardant les oeuvres c'est qu'on les redécouvrait aussi parce que et c'est c'est outre les tableaux extraordinaires qui se qu'on voit vraiment notamment enfin moi j'ai été bouleversé par ce portrait de Luca Pacioli de Jacobo des barbarie qui a un tableau du de du milieu du 15e du 15e siècle qui est absolument splendide avec une figure géométrique transparente en vert qui est rempli d'eau avec le reflet de la lumière de la fenêtre qui vient ce apparaître sur les différentes phases de ce de cette figure géométrique enfin de ce comment dire c'est un objet en fait un objet géométrique avec c'est un mathématicien qui qui voilà qui trace des figures mathématiques et qui a un élève à côté de lui bon ben c'est un tableau très très beau mais ce qui est ce qui est assez fascinant au fond c'est que cette ce parcours là dans les collections du Louvre comment dire un peu travaillé par celle de capodi monte c'est ce qui apparaît aussi c'est finalement cette confrontation en fait ce qu'elle amène c'est de raconter pas de dire qu'une œuvre se regardent aussi dans un contexte géographique historique et artistique et c'est tout l'intérêt en fait outre le plaisir qu'on a à regarder ses œuvres là c'est vraiment de se dire que au fond on regarde d'autant mieux les heures quels sont qu'elles sont aussi replacées dans une histoire et que selon l'endroit où on les regarde que ce soit à Naples ou à Paris les œuvres qui les entourent finalement on les voit différemment mais pour des gens qui n'auraient pas en tête le Louvre par exemple qui ne connaîtrait pas cette grande galerie en fait est-ce que qu'est-ce que ça apporte parce que pour vous vous connaissez bien cette grande galerie vous savez quelles œuvres y étaient vous avez peut-être vu ces œuvres à Naples déjà et là de les voir à Paris ça change sûrement des choses pour vous mais pour des visiteurs qui ne connaissent pas cette grande galerie qui n'ont pas en tête cette histoire là ça change tout parce que je disais de précédemment ils ont accès à ce musée idéal qui est temporaire que pour on verra sans doute plus jamais ce qui écrit Sébastien dans le catalogue et je reprends les modèles des Lucas dans le catalogue qui dit ça à propos plutôt on atteint quand même là la limite provisoire d'une perfection qui est visionnaire et unique c'est à dire que ce que je dis là je pense que il faut effectivement se précipiter pour aller vers l'exposition d'abord pour une raison simple c'est que l'accrochage est absolument sublime il est somptueux c'est d'une intelligence d'une beauté visuelle d'une évidence je pense que ça se passe de cartel qui d'ailleurs son cours mais extrêmement bien fait et informatif le grand drame finalement c'est que le catalogue ne rend pas compte de ça puisqu'il y a pas les œuvres du Louvre et ça pour moi c'est complètement incompréhensible parce que finalement le catalogue se présente comme une expositions alors que tout l'intérêt de cette grande galerie justement c'est ce que vient de dire salut bonne c'est à dire que ça nous permet de réenvisager des artistes dans une nouvelle perspective qu'en tout cas nous visiteurs habituel du Louvre nous n'avions pas et pour ceux qui n'auraient pas vu le Louvre qui ne connaîtrait ni le Louvre ni capodi monte en fait ce qu'on voit son des tableaux du 15e au 17e siècle et ce qui est assez dans la sélection qui a été faite des tableaux de capodi Monte mis en relation avec le le les leurs frères et sœurs parisiennes ici on voit des décors on voit des portraits qui sont parmi les plus beaux portraits que la peinture italienne a produite et donc c'est c'est c'est un vrai bonheur en fait c'est un bonheur de regard c'est un plaisir esthétique constant de traverser cette il faut le dire immense grande galerie a cité quelques œuvres qui l'a marqué s'il faut en retenir une selon vous alors bah moi c'est le portrait de cette femme que nous sommes dans Thea du parmesan qui est d'ailleurs une des affiches de l'exposition c'est une femme qui puissante il y a beaucoup de portraits de femmes puissantes dans cette exposition et je trouve qu'elle est très moderne et elle a une fourrure de zibeline qui se termine par la tête de l'animal avec les crocs qui s'enfoncent dans son gant de Fauconnier c'est absolument stupéfiant vous parliez du catalogue il y a en exergue une situation de Stendhal le royaume de naps se réduit à cette ville la seule d'Italie qui est le bruit et le ton d'une capitale le bruit des conditions de visite un mot sur ça cette galerie j'y étais hier c'était rempli de Mondi il y avait un bruit sens continuer trop de monde puisqu'on est près de la Joconde si vous avez un conseil peut-être sur comment comment s'en sortir dans cette jungle entre guillemets comment qu'est-ce que vous nous dites Stephen gorillard effectivement c'est difficile venez le matin si possible le lundi matin de notre expérience c'est là où c'est le plus agréable de la visiter hall de gare ou pas hall de gare Salima oui mais en fait finalement les oeuvres sont tellement puissantes que on enfin à mon sens on oublie et pas d'expérience on oublie le monde et on oublie le bruit aussi en regardant et en se plongeant dans ses tableaux merci à tous les deux d'être venu nous parler de ces deux expositions Sally Bones maîtresse de conférence en esthétique critique d'art et commissaire d'exposition Stéphane Korea vous êtes critique d'art vous aussi et commissaire d'exposition je signale à Paris l'exposition du peintre tchèque d'ailleurs Mylène Coon dans la galerie leuv & Co donc vous êtes directeur artistique il n'y a pas de raison de pas se faire plaisir vous retrouver toutes les références sur le site de France Culture et sur la page des midi de culture