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interviewLe Figaro (sur YouTube)· 10 septembre 2024 50 min

Macron-Barnier: et maintenant, que va-t-il se passer ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

avec Jim jarassé qui est rédacteur en chef du service politique du Figaro avec une autre rédactrice en chef cette fois euh Bertil bayillard du Figaro économie bonsoir Berti avec Paul lobachet qui est journaliste au service politique et le grand spécialiste du rassemblement national et puis avec une autre personne qui d'ailleurs connaît très bien le rassemblement national et son prédécesseur le Front national pour avoir écrit dessus Pascal Perino qui est comme vous le savez tous politologue alors le premier la première question qui qui est le patron Jim ah ben il faut lire la Constitution alors il faut l l'article 20 de la Constitution il dit quoi il dit que c'est le gouvernement qui conduit la politique du pays donc selon la Constitution le patron c'est Michel Barnier après ça c'est la la théorie on va dire après il y a la pratique et la pratique elle est compliqué déjà parce qu'on est dans une situation politique inédite je crois qu'on l'a beaucoup dit mais c'est vrai il faut quand même le rappeler euh alors on a beaucoup de néologisme en ce moment la coal la co je perd mêmealitationalbitation voilà euh coistence la coexistence exigeante ça c'est l'Élysée qui dit ça donc il va il va falloir définir cette nouvelle relation entre le le Premier ministre et le président de la République dans les semaines à venir mais il y a aussi une deuxième chose à prendre en compte c'est la personnalité même du président de la République qui qui on le sait alors on dit Jupiter personnalité verticale et cetera mais la réalité c'est que on sait qu'Emmanuel Macron a du mal structurellement à partager le pouvoir on va on va voir comment alors là il y a des promesses qui ont été émises de la part de de de l'Élysée pour laisser une forme d'autonomie et de liberté à à Michel Barnier on va voir comment ça se traduit dans les actes mais si encore une fois je je pense c'est important de revenir à l'essence même de la 5èe répuique et donc au texte et logiquement le le chef aujourd'hui c'est Michel Marnier alors justement Berty Bayard président de la République ou l'Élysée je sais plus a dit moi je vais présider et lui il va il va il va gouverner euh c'est comme ça que ça va se terminer il faudra voir à l'usage entre les deux effectivement il y a une question de personnalité qui est très importante et m'a appppelé celle qui d'Emmanuel Macron après il va falloir voir ce que donne de la personnalité de Michel Barnier aussi dans cet exercice là euh on le connaît à la fois très bien et peu très bien parce que dans la vie politique depuis très longtemps peu parce qu'on l'a peu connu aux premières au premièr loges de du pouvoir comme aujourd'hui euh je pense qu'il faut pas sous-estimer à la fois j'allais dire l'amour pro peut-être même l'go de Michel Barnier c'est quelqu'un on rappelle qui a postulé qui a été candidat à la primaire de de de de la présidentielle enfin pour la présidentielle des républicains deslr en 21 euh je ne connais pas bien Michel Barnier mais je sais que tous ceux qui pensent à un moment avoir un destin présidentiel ont cette capacité oui ce cet éego qui permet d'envisager ce ce ce destin là et donc aujourd'hui il est premier ministre d'une France dans une situation qui est extrêmement compliquée dans la situation politique qu'on connaît et donc je pense qu'il fera le maximum pour prendre toute sa place et effectivement prendre cette autorité de chef du gouvernement qui lui est donné à la fois par la Constitution et par les circonstances dans quelle mesure ça va tanguer ou pas avec Emmanuel Macron c'est autre chose mais je pense que le parfum de cohabitation va être là oui alors on on parle du boss là qui est le boss mais le pouvoir il est peut-être à l'Assemblée nationale lui j'ai en tout cas Michel Berni si c'est lui qui gouverne ou s'il peut être le boss faut qu'il ait des troupes voilà pour gouverner longtemps être le boss dans la durée et pour l'instant Michel Barnier s'il est affilé une famille politique qui était l'air paril est toujours en quart parce qu'il a été candid à la primaire c'est pas beaucoup de députés quand même c'est moins de 50 moins de 50 c'est je plus les chiffres en tête mais en tout cas c'est pas les 200 200 9 pour pouvoir gouverner donc en fait je pense que qui qui est le chef c'est une question de troupe et une question de rapport de force et là pour l'instant Emmanuel Macron a plus de troupes que Michel Barnier mais c'est pas forcément lui qui a rapport de force donc ça va être un équilibre que Michel barn va devoir trouver en avec Emmanuel Macron et avec l'Assemblée et là l'assemblée ça va être un peu un N gap quand même pour Michel barn parce que il va être à priori sous surveillance du RN oui et il a déjà des ennemis très déclarés qui sont l'ensemble de la gauche oui comme n'importe quelle personnalité de droite aurait l'ensemble des députés de gauche qui sont 196 je crois hein alors Pascal effectivement Jim a raison il y a une Constitution il y a la lettre et l'esprit voilà alors la lettre on la connaît mais l'esprit bon alors il y a le grand général de Gaulle qui nous avait dit il y a pas de diarchie oui c'est un discours je crois qu'il a tenu en 1963 pas de diarchie c'est-à-dire qu' ils sont pas sur un pied d'égalité c'est le président qui qui gouverne qui qui qui occupe tout la place sauf que bah là euh ils sont pas non plus dans une cohabitation parce que mais là il y a quelque chose de positif c'est nouveau là ce qui se passe c'est que les deux parti le président de la République et l'Élysée d'un côté Michel Barnier de l'autre se sont mis d'accord sur la formule le Président préside le gouvernement gouverne ils sont d'accord avec ça ils sont d'accord avec ça alors ensuite comment on l'interprète de part et d'autre du côté du gouvernement et de son chef les choses sont assez claires il y a une autonomie qui est prise par rapport à l'Élysée un premier signe fort c'est son directeur de cabinet jusqu'à maintenant c'était l'Élysée qui choisissait le directeur de cabinet du premier ministre c'est terminé c'est Michel Barnier avec le sens de compromis qui le sien mais c'est Michel Barnier qui a choisi son directeur de cabinet il s d'ailleurs le directeur de cabinet de de Bruno Le Maire de Bruno Le Maire voilà euh donc vous voyez il ne cherche pas l'affrontement mais euh voilà il ne reçoit pas ses ordres de l'Élysée là les choses sont claires et on verra dans les nominations de ministres ce qu'il en est jusqu'à maintenant on a l'impression que c'est Michel Barnier qui est à l'œuvre et non pas le président de la République dans les choix ministériel sauf peut-être dans les choix j'allais dire les plus régaliens ministère de la Défense et Affaires étrangères où là traditionnellement même lorsqu'il y a une cohabitation naturelle profonde par exemple mitéran avec Chirac il avaient refusé les hotards il avait refusé les hotards exactement ou Chirac avec Jospin là dans son domaine réservé comme on dit traditionnellement sous la 5e le Président c'est légitime peut avoir son mot à dire mais les choses sont assez claires et je crois que ça ira dans ce sens d'autre part si vous voulez la constitution de la 5è aussi bien dans l'esprit que dans la pratique c'est une constitution souple elle est la plupart du temps présidentielle quand le président a une majorité mais là voilà ça fait bien longtemps que le président n'a plus de majorité hein depuis 2022 il n'en a pas hein et quand il n'en a pas qu'est-ce qui se passe et bien c'est que le régime devient un régime parlementaire d'ailleurs ce qui est très intéressant c'est quand vous regarder en 1958 puisqu'on parle de l'esprit et de la lettre lorsque Michel Debray qui était le grand architecte de tout cela s'interrogait sur la constitution de la 5e République il disait nous sommes en train d'inventer un régime parlementaire il n jamais parl d'un régime présidentiel il disait nous aventons un vrai régime parlementaire et non pas un régime d'assemblée comme l'était la 4e République donc là oui le pouvoir se déplace de l'Élysée à Matignon et à l'Assemblée nationale et plus largement d'ailleurs au Parlement on va le voir on va le voir très vite cette affaire dans le processus de mise en place du gouvernement et puis ensuite dans le processus législatif et de contrôle du gouvernement alors regardez ce dit quelques ce qu'en disent quelquesuns notamment un certain Éric Zemour vous souz il convenait de nommer un Premier ministre qui puisse avoir une majorité en tout cas qui évite d'avoir une majorité de refus c'est pas ce qui a été fait en réalité Emmanuel Macron s'est érigé en faiseur de majorité c'est lui qui pendant 2 mois ça lui a pris du temps a écarté celui-ci celle-là pour chercher une solution qui en fait à la à la fin des fins a été celle que l'extrême droite lui a présenté Michel Barnier personne ne lui veut de mal personne ne l'aime non plus voyez-vous c'est précisément pour cette raison qu'il a été choisi il est la nouvelle incarnation du nonchoix macronien c'est difficile de critiquer un macronien c'est fuyant macronien c'est immatériel inconsistant on le croit de droite et hop ça disparaît ça ne laisse pas de trace on ne s'en souvient même plus comme Jean Castex ouabeth Bor alors passe Mura situation actuelle la difficulté ça va être de pas tomber dans un nouvelle forme d'en même temps et en plus ne serait pas totalement assumé contrairement au précédent du fait de la constitution de la majorité extrêmement étriquée la majorité XXS qu'aura peut-être Michel Barnier au Parlement ce qui est intéressant aussi c'est qu'on voit bien dans les dans les deux dans les deux interventions qu'on vient d'avoir c'est qu'on ne parle pas tellement de Michel Barnier mais d'Emmanuel Macron c'estàd que là où on est censé effectivement rebasculer dans un régime plus parlementaire et moins présidentiel on continue à avoir des oppositions qui ne parlent que du président de la République et qui dirigent entièrement leur déteste leur opposition voire leur détestation sur la personne d'Emmanuel Macron donc là où en principe on a un Premier ministre qui est censé être le fusible et le paratonnaire euh pour le président de la République je ne sais pas s'il y aura pas une forme de déplacement où Emmanuel Macron continuera d'être quelque part le paratonnaire d'un Michel Barnier qui peut-être pourra faire sa politique euh selon les équilibres qu'il pourra trouver à l'Assemblée mais on peut avoir cette espèce de renversement parce qu'il y a cette concentration sur la personne d'Emmanuel Macron après ces ans de pouvoir ouais qui reste extrêmement forte qui commencera peut-être à s'am menuser au fur à mesure qu'on se rapprochera les chances de 2027 on en parlera tout à l'heure mais voilà il y a peut-être ce renversement un petit peu de situation qui peut se produire alors Jim comment il peut faire pour se démarquer pour prendre son indépendance et pour dire bon bah c'est moi qui qui gouverne bah déjà comme Paul l'a dit il va falloir qu'il trouve des alliés il va falloir qu'il se structure autour d'un CAP politique clair euh pour reprendre l'expression de de Raphael gluxman euh ça va être ça va être toute toute sa tâche justement ça va être à la fois euh et bien de de créer une identité politique parce que justement il va falloir sortir de ce de ce marasme et de cette espèce de d'en même temps de flou politique qui était celui des des dernières années donc là on l'a entendu hein lors de sa première intervention vendredi soir sur TF1 il y a quand même eu des gages à portés sur l'immigration sur le budget qui va être évidemment une des un des principaux défis de ce ce gouvernement euh dans les dans les prochains dans les prochains jours donc euh s'arrier a priori plutôt vers la droite tout en réussissant quand même à élargir au maximum cette cette coalition c'est là le le double défi qui va être très compliqué et puis il y a aussi quel quelque chose de plus personnel qui va être pour euh Michel Barnier d'exercer ses talents de de négociateur qu'on lui prte amment son expérience européenne et sur le son travail sur le sur le brexit ça peut lui être utile he quand même et ça peut devenir une qualité finalement là où il y a beaucoup de verticalité qui est de plus en plus critiqué dans l'opinion publique on peut retrouver une forme peut-être de de stabilité et de et de de recherche commune d'un voilà d'une d'un CAP politique donc c'est c'est là-dessus qui qu' est sil est attendu et puis un euh voilà il vont les Français maintenant veulent savoir qui il est aussi ça c'est important est-ce que est-ce que il il pourrait par exemple pour essayer de s'acheter des des alliés si vous voulez ou plutôt des silences est-ce qu'il pourrait aller chercher sur des des ministres alors on parle de la gauche il en a parlé qui soit pas nécessairement encarté au Parti socialiste mais qui soit de sensibilité de gauche mais on peut imaginer qu'il ait chercher ce qu'on appelait des genenses de droite hors les murs d'extrême droite hors les murs ah peut-être alors là c'est P à Robert Menard à son épous à d'autres qui Robert mard qui avait déjà proposé presque ses services à la majorité sortante à un moment donné qui pour basculé y ou de ans voilà c'est ça il a besoin de effectivement pour trouver son identité politique faut qu'il ait un gouvernement qui représente ce qu'il veut faire là ça va être son grand défi dans les jours à venir avant même toutes les histoires de l'assemblée du budget c'est qu'il doit trouver des gens qui vont convenir au groupe de l'assemblée qui vont pas envoyer des mauvais messages à ses alliés ou aux gens qui par lesquels il est surveillé ou encore plus alimenter ses ennemis euh est-ce qu' prendra le risque parce que là il a on lu trouve beaucoup de qualité à Michel Bernier mais sa situation est quand même très très très compliquée c'est dire que il est soutenu par LR h il est soutenu de manière neutre par Renaissance et il est surveillé par leurn et tout le reste sont ses ennemis donc si il santagonise Renaissance en allant chercher des personnalités qui sont un peu trop irritantes pour cette partiel mais il perd la majorité de son soutien donc là il perdent le pouvoir donc ça va être toute l'équation qu'il va devoir avoir qui sera une équation permanente ce qui pose la question de sa durée pour moi c'est un homme d'autorité oui c'est un homme d'autorité quand il était il a eu de nombreuses fonctions ministérielles quand il était commissaire européen dans le processus du brexit c'est il a de l'autorité mais ça n'est pas un autoritaire dans la mesure où en amont des décisions il écoute beaucoup hein aussi bien lorsqu'il était très impliqué dans la vie locale et en particulier en savoir il a toujours eu cette réputation il écoute ensuite il décide et il décide avec une certaine verticalité mais c'est ce qu'on demande à un homme politique si vous voulez tout premier ministre quel qui été le choix dans la situation actuelle connaîtrait la situation de fragilité que connaî Michel Barnier qu que ce premier ministre é été madame Castel Xavier Bertrand monsieur baudet voilà ils auraient été encore plus fragil pourquoi je dis ça parce que tout même cette nouvelle Assemblée elle a eu un moment fort c'était le choix de la Présidence de l'Assemblée nationale et qu'est-ce que l'on a vu he c'était le 18 juillet si ma mémoire est bonne je crois le 18 juillet cette nouvelle assemblée avec lequelle le gouvernement va être obligé de faire choisit au 3è tour sa présidente madame Brown Pivet avec qui et bien avec une alliance qui est l'alliance que tente d'activer aujourd'hui Michel Barnier c'est-à-dire LR l'ensemble Renaissance avec ses alliés d'horizon et du MoDem et lot hein vous savez ce petit groupe qui réunit des divers gauche et des divers droite c'était ça la base des 200 à peu près 30 députés qui ont investi madame yal brun Pivet et je vous ferai remarquer pour rappeler un peu à au sens de la mesure l'ancien président de la République que l'on a entendu tout à l'heure que la gauche a été batue le candidat de gauche a fait 200 c'est un peu plus que les 196 députés de gauche il a été battu or c'était un homme assez rond de compromis monsieur chassig il a été battu donc quelque part le candidat de l'alliance que l'on connaît aujourd'hui a fait plus de voix que le candidat de la gauche ce qui devrait rendre plus prudent François Hollande dans ben voilà c'est un gouvernement de droite on va le faire tomber alors moi j'ai connu Barnier débutant en dans la région ronalpe il y avait quatre figures il y av Barnier Carignon noir et Boon bah il y a plus que Barnier aujourd'hui les autres ils ont qué les aut conu des destin divers alors nous allons passer maintenant alors au sujet capital parce qu'en fait c'est le premier sujet qui va être sur son bureau dans déplais au au Premier ministre sortant monsieur hatal c'est le budget c'est le budget c'est l'établissement de ce budget dans un contexte on ne peut plus compliquer il a pas de majorité la France est endetté jusqu'au coup on a une procédure européenne sur nous euh et euh bah il y a il y a il y a toujours une difficulté à trouver les moyens de faire des économies dans re dans notre pays on est plutôt enclin à la dépense on va dire on va dire ça comme ça Berti c'est là là là c'est le quart d'heure de vérité d'abord vous dites que c'est le premier sujet c'est le seul c'est le seul voilà le journaliste économique est en moi il n'y a pas d'autre sujet aujourd'hui plus sérieusement le premier la première difficulté c'est le calendrier donc calendrier qui est extrêmement restreint le budget aurait dû être donné au Conseil des finances publiques le 13 on va décaler un petit peu il aurait dû être donné à Bruxelles le 20 septembre il va décalé un petit peu à l'Assemblée national le 1er octobre il va être décalé un petit peu il n'empêche que même si on arrive à gratter 15 jours sur la procédure voilà Michel Barnier a moins d'un mois pour boucler un pour mettre sur la table un texte de budget c'est extrêmement difficile suite du calendrier qu'on oublie parfois on a les agences de notation qui se prononce cet automne ça commence au mois d'octobre Fitch début octobre moodis fin octobre des agences de notation qui ont déjà prévenu que la notation soit l'ont déjà dégradé soit elle pouvait menacer de le faire en fonction de la stabilité institutionnelle et de la capacité à maîtriser les dépenses publicques ça voudrait dire qu'on emprunterait de l'argent plus cher si c'est le cas possiblement voilà on a une loi de règlement du budget 2023 qui qui n'est toujours pas voté comme n pas été voté C de 21 et 22 et donc on commence à avoir un peu d'inquiétude constitutionnelle sur le fait que les lois rglement année après année ne sont pas votés c'est quoi une loi de règlement c'est en gros le kitus pour l'année précédente d'accord voilà en principe le Parlement doit voter dire ok vous avez fait ça et il se trouve que le Parlement ne les a pas voté les deux années précédentes et que c pour l'année 2023 vu l'état des comptes qui ont été laissés en 2023 sera ne sera probablement pas voté non plus maintenant on revient au budget 2025 ouais pour lequel si on ne fait rien comme a dit le trésor mi-juillet le déficite pourrait ressortir à 6,2 % PIB contre 5,6 en 2023 donc on est dans une dérive absolue et dans un décrochage absolu par rapport au reste de l'Europe et évidemment par rapport à l'objectif de 3 % qu'on avait annoncé pour 2027 on va essayer de négocier avec la Commission européenne pour 2029 et même pour réussir à revenir à 3 % en 2029 on a beaucoup d'inquiétude d'incertitude sur la capacité qu'aura notre pays en particulier dans la situation politique actuelle à arriver à cet objectif alors je prends vos propos je mets un grand signe égal augmentation de la la pression fiscale bah c'est ce que a laissé entendre Michel Barnier vendredi soir he il dit plus de justiigatoire plus de justice fiscale donc concrètement ah oui non mais il y a deux choses il y a augmentation de la pression fiscale c'estàd y compris des prélèvements obligatoires ouais et puis euh faire mine de faire payer les riches quoi ouais ouais ouais bah en tout cas il va il va bien falloir trouver de l'argent quelque part donc en effet une des une des ressources possibles ça va être évidemment l'impôt il y a une grosse pression he de la part évidemment du NFP mais aussi au sein de la majorité quand vous regardez par exemple le groupe modem ça fait de nombreuses années maintenant qui réclame et bien des ajustements qui permettraient par exemple sur les super profits on en a beaucoup parlé les super profits des entreprises ou sur les plusvalue dans les des de des actions euh plus VO des actifs mobiliers pour taxer euh donc il va il y aura peut-être des petits ajustements qui seront faits à ce niveau-là mais il faut quand même bien se rendre compte de la de la réalité hein Berty disait on est 25e sur 27 aujourd'hui au niveau de la dette dans l'Union européenne il y a il y a je crois qu'il y a les Italiens et les Grecs peut-être qui font pire que nous il faut quand même se rendre compte de la situation dans laquelle on est aujourd'hui donc il va falloir prendre évidemment des des décisions majeures la question c'est comment on les fait passer ensuite politiquement avec une assemblée complètement éclatée avec le NFP et les le RN qui menace évidemment de censure donc si on passe par 493 évidemment ça accélère le le processus mais ça ne garantit en aucun cas euh le gouvernement de pouvoir échapper à une motion de censure dans la foulée le RN a déjà prévenu qu'en 4493 il pourrait voter une motion de censure en fait la seule opportunité peut-être ce serait qu'il y a une motion de censure qui ne serait qui soit déposée soit par le Ren soit par le NFP et que l'autre camp ne vote peut-être le trou de souris dans lequel peut se glisser aujourd'hui Michel Barnier mais ça va être très très compliqué à la fois économiquement évidemment mais aussi politiquement à l'Assemblée alors il y en a qui vont jouer de la surenchè évidemment donc ça sera le 493 assuré il y a de grandes chance parce que si vous voulez les rapports de force étant ce qu'ils sont à l'Assemblée vous avez aussi bien à la droite de la droite qu'à la gauche de la gauche des forces politiques extrêmement dépensière hein qui voilà il y a un déficit record et on charge encore la donc on peut pas attendre beaucoup de rigueur c'est le moins qu'on puisse dire de ces forces politiques et comme ça vient d'être dit si ces forces politiques s'associent c'est cuit le gouvernement tombe mais ils peuvent s'associer alors si l'on regarde si l'on parle de fait si l'on regarde depuis 2022 il y a eu si ma mémoire est bonne 17 motions de censure ouais lorsque les motions de censur ont été déposées par le rassemblement national jamais la gauche qui était à l'époque la nupè ne les a voté jamais jamais euh en revanche le RN a voté à plusieurs reprises C cinq fois je crois le RN a voté à plusieurs reprises des motions déposées par la gauche donc il faut savoir que la gauche qui donne énormément de leçons sur le lien réel ou supposé avec le rassemblement national si elle veut que ça censure des bouches elle aura besoin du rassemblement national donc on est dans une conjoncture euh tout à fait particulière et la seule motion de censure qui avait fliré hein il manquit une dizaine de sièges avec les 289 la barre de la majorité absolue c'était une motion de censure déposée par lot c'est-à-dire un petit groupe charnière à l'Assemblée nationale c'était la seule hein qui avait réussi à trouver un débouché mais là par rapport à la législature précédente ça s'est dégradé parce que les extrêmes sont en puissance aujourd'hui et particul bien sûr le rassemblement national et si le rassemblement national se met à voter une motion de censure de la gauche et bien voilà la motion de censure passera h Paul le rassemblement national j'avais cru comprendre qu'il était pas pour une augmentation des prélèvements obligatoire non non pas du tout par contre le la grande question qu'il va se poser pour eux c'est qu'est-ce qu'ils veulent faire au budget oui est-ce qu'ils veulent négocier avec le gouvernement Barnier comme le laiss3 Marine Le Pen jusqu'à quel degré ils vont négocier parce que ils ont très bien compris vu l'attitude de la gauche qui est de dire on fera une motion de censure très vite contre Barnier et aussi sur budget s'il y a un 493 il y aura évidemment un 493 parce qu'il y a pas assez de voix pour passer en lecture seule simple donc la position du rassemblé nationale va être en réalité assez déterminante et stratégique pour eux est-ce qu'ils doivent s'associer à Barnier jusqu'à quel point qu'est-ce qu'ils veulent gagner politiquement comme ils avaient fait avec la loi immigration en fait c'est ça en fait c'est de la lo immigration en disant on a gagné parce qu'on a fait baisser la TVA 55 sachant qu'en réalité le R a pas beaucoup de mesures antiépenses c'est que des mesures dépensiresou de pouvoir d'achat pour redonner des pouvoir d'achat à des clashes populaires donc là ça va être quelque chose d'assez inédit et intéressant c'est est-ce que quel vont être l'état des discussions entre le gouvernement Barnier et Marine Le Pen je pense il y a quelque chose à prendre en considération c'est le coût politique du camp qui le budget parce qu'on est dans une situation tellement critique que quel que soit le camp je veux dire même même pour le RN le coût politique d'un d'un d'un parti qui fera tomber ce budget précis et qui si on n pas de budget avant le 31 décembre alors Berty nous expliquera peut-être ça veut dire que la France peut se retrouver sous tutelle enfin on rentre dans un dans un nouveau monde enfin il quelque chose de complètement nouveau pour le pour la France et qui n'est pas du rang de ce qu'est la France dans l'Union européenne et et donc je pense que c'est quelque chose à prendre en considération parce que c'est très différent de menacer la de de censure et de voter effectivement la censure dans une période politique très particulière qui va être celle qui nous attend ces prochains mois alors il y a il y a un professeur de droit public dans le monde ce weekend qui disait on peut passer par l'article 47 al il y a tout le monde a été fouillé dans la Constitution et dans les précédents qui sont extrêmement rares les possibilités qu' avait le gouvernement de de faire passer un budget soit par ordonance ensuite par 12e provisoire voà 47 c'est ordonnance hein ouais j'allais dire ça n'a quasiment aucune importance ou à partir du moment où on fait tomber le gouvernement sur le budget où on arrive pas à passer un budget quel que soit la forme que ça prend là la sanction sur les marchés elle sera là il y a cette fois-ci je sais que ça fait des années et des années que tout le monde crie au loup sur le problème de la dette du déficit et cetera en disant cette fois-ci les marchés vont nous le faire payer si on a une instabilité institutionnelle qui se traduit par une incapacité à lever des recettes pour payer les dépenses là on rentre vraiment dans la situation qui fait le plus peur au marché il y a deux sujets il y a deux marqueurs pour les marchés aujourd'hui pour les investisseurs le premier c'est la réforme des retraites ouais le deuxème c'est la stabilité institutionnelle h HM et donc voilà et donc voà le le le voilà comment on fait comment on peut aller faire voilà et et les investisseurs connaissent très bien la Constitution euh ils sont aussi doués pour regarder comment ça se passe donc ils regardont les les possibilités mais clairement on se retrouve immédiatement avec un problème sur les marchés financiers qui se traduit ça SERAD ça veut dire quoi in CR sur les marchés financiers ça veut dire un taux d'intérêt qui augmente très fort euh pour le moment on a eu 0 30 points de base on va dire de de décalage à cause de enfin depuis la dissolution d'augmentation de des taux de la dette française 100 points de base donc trois fois ce qu'on a eu jusque là ce qui était un petit fréissement ça fa ça coûte 17 milliards d'euros et ça veut dire que tous les crédits immobiliers sont plus chers que pour les entreprises tout coûte plus cher et cetera ça c'est la première phase c'est pas la plus grave la deuxième phase c'est au moment où les investisseurs disent stop je n'achète plus et où là on a encore 100 ou 150 milliards de dett française à placé d'ici la fin 2024 ouais il faut trouver des gens qui l'achètent qui la mangent alors merci moi je voudrais vous faire réagir ce weekend il y a une interview extraordinaire dans le Figaro de Jacques de la Rosière qui est un ancien directeur général de du du Fond Monétaire International entre autres et qui dit ben moi je vais vous les trouver moi il y a moi moi avec moi vous faites 200 milliards d'économie et notamment il tape alors là dans la dans la fonction publique he il c'est c'est c'est c'est recevable non politiquement c'est compliqué oui on est tous un petit peu face la contradiction que tout le monde connaît parfaitement les recettes depuis des années et des années et que curieusement personne ne les met ça va se finir par des augmentations d'impôts ah oui d'ailleurs vous contit si j'ai tort mais il me semble que à la sortie du rendez-vous entre LR les responsables LR donc Laurent VI qui Bruno rotaillot et euh il j'oubli Laurent voquer Laurent voquer oui Laurent voquer Bruno rotaillot Olivier marlexiv Mar LR à l'Assemblée quand les responsables de LR sont allés euh voir le voir Michel Barnier il me semble qu'à la sortie ils ont reparlé de leur pacte législatif et compagnie ils n'ont pas reparlé de la ligne rouge ils avent fixé au mois de juillet qui était pas d'augmentation d'impôts ils l'ont oublié voilà ensuite Michel barniier a dit la justice fiscale on sait qu'en général quand un homme politique parle de justice fiscale ça veut bien dire ce que ça veut dire à nouveau on a une trentaine de milliards à trouver dans les prochains mois d'économie ou de hausse d'impôts quel sera le curseur où il mettra le curseur entre des économies et des dépenses et des et des mesures fiscales augmentation d'impôt c'est lui qui va devoir ajuster ça mais voilà c'est c'est à peu près inhévitable aujourd'hui alors de ce dossier de ce dossier messieurs dames va dépendre évidemment l'avenir de la France et notamment le comportement et du rassemblement national et de la France insoumise est-ce que ces deux alors ce parti et cette coalition de gauche ont intérêt à ce qu' est une nouvelle dissolution pour accélérer les choses on sait que Mélenchon boue de pouvoir se présenter à une présidentielle Marine Le Pen elle a cette ambition aussi mais est-ce qu'elle a intérêt à ce que ça soit aussi rapide Jim euh oui mais pas tout de suite ouais pour les deux P pour qui pour les deux pour les deux pour Marine Le Pen d'abord parce que Paul pourra peut-être nous nous préciser ça mais elle est menacée par un procès qui attend à la fin à la fin du mois je crois jusqu'à fin novembre ça ça va être une étape politiquement très compliquée he pour Marine Le Pen et c'est pas le moment du tout pour elle d'avoir des élections pendant cette période là et pour le NFP je crois aussi que il y a une période finalement de convalescence qui va devoir être observée après cette étape là qui finalement c'était une semi-vctoire cette C législatives il y a eu il y a eu quelque chose qui s'est créé mais ça abouti quand même par une absence de de possibilité d'avoir une d'avoir une majorité donc et puis il y a beaucoup de tension aussi interne toujours he au sein du NFP avec notamment un parti socialiste qui est secoué par de fortes divergences sur la stratégie vis-à-vis de la France insoumise euh donc et puis alors je pense qu'il faut aussi distinguer la dissolution et la présidentielle anticipé c'est deux choses différentes c'est-à-dire que une dissolution elle ne l'a elle n'a d'intérêt pour le RN et pour le NFP que si il y a la proportionnelle qui est votée avant donc ça ça ça demande aussi un peu de temps parce que une loi simple suffit hein pour changer une loi simple suffit mais il faut quand même qu'il ait une forme de consensus politique qui se dégage mais qui n'est pas encore fait on va l'écouter d'ailleurs pour sortir effectivement du chaos ça ne sert à rien de redissoudre pour retrouver la même situation il faut trouver de la stabilité dans nos institutions parce que la stabilité dans nos institutions c'est la stabilité dans le pays aussi et donc par conséquent il faut d'abord ouvrir le la proportionnelle donc sil y a pas de proportionnel vous n'appellerez pas une nouvelle dissolution même dans un an B on verra où on en est dans dans un an mais il y a très peu de chance que la situation actuelle permettent de faire progresser le pays Paul alors c'est marrant quand même cette sortie de Sébastien Chenu et même du RN sur la proportionnelle parce que bon c'est une revendication longue et lointaine de longue date parce qu'ils ont estimé de longue date que le Front national ils ont estimé long que le scrutin une nominale à deux tours était un handicap trop fort un obstacle trop fort pour arriver au pouvoir ça avait un petit peu changé au moment de la dissolution où ils ont cru que ils allaient pouvoir en fait euh gagner et donc que le ce fameux ce fameux scrutin de ninale à deux tours er amplifier leur victoire donc en fait vous voyez ça dépend des circonstances quand même si on est bien placé ça devient finalement un système électoral tout le monde pas mal euh moi je trouve que c'est étrange de dire ça pour eux parce que c'est admettre que ils peuvent pas y arriver 100 quand même toujours et encore ils sont pas passé loin he quand même la dernière fois alors il y a eu le Front républicain alimenté par les propres failles du parti les fameux candidats fux bruse de Jordane Bardella euh voilà le RN avant de se relancer dans une campagne législative il a besoin de faire un gros travail interne parce que ils ont perdu mais c'est leur faute qu'ils ont perdu ils auraient pu surmonter le le Front républicain s'ils avaient euh eu des candidats parfaits euh bien qui connaissaient le programme de qualité c'est ce qu'ils avaient envie et c'est ce qu'ils avaient promis d'ailleurs depuis un an et demi avec ce fameux plan matigon donc ils ont besoin de temps pour se réorganiser ils ont besoin de temps pour que Jordan Bardella digère la défaite parce qu'il a quand même assez mal digéré et euh il doit encore terminer son livre on sait pas quand est-ce qu'il doit sortir mais bon donc il y a plusieurs étapes donc le finalement le la Constitution qui dit qu'il faut il y a un an qui sépare euh les deux deux dissolutions c'est une bonne chose est-ce qu' réclame une présidentielle assez vite ça euh je pense qu'ils ont aussi besoin de temps ils sont calés sur un agenda pour l'instant et une temporalité qui est celle de 2027 Marine Le Pen a organisé toute sa conquête du pouvoir pour 2027 donc ça veut dire qu'elle a besoin de temps un pour recruter des gens performants qui seraient candidat mais aussi un entourage technique et politique de meilleure qualité que la dernière fois qu'elle a besoin de temps aussi pour renouveler une partie de son programme parce qu'elle sait que euh il manque quelque chose pour que les elle arrive à emmener une majorité de Français à voter pour elle au second tour qui faut qu'elle termine aussi la normalisation c'est pas parce que 2 ans à l'Assemblée ça fait progresser les scores du parti mais pas assez pour obtenir une majorité même relative à l'Assemblée donc elles ont besoin de temps avant d'avoir soit une pris anticip ou une présidentielle soit une dissolution Pascal Perino si on écoute bien Paul lebacher ni les uns ni les autres n'ont intérêt à bousculer le calendrier ils ont intérêt à à attendre 2027 une élection présidentielle parce que en plus s ils arrivaient au pouvoir à la faveur d'une nouvelle disolution bah il compromettrait certainement beaucoup leur chance pour la présidentielle bien sûr aucune force du moins les forces extrêmes ne sont pas prêtes ouais du côté de LFI c'est clair l'image de Jean-Luc Mélenchon s'est incroyablement détériorée ouais Jean-Luc Mélenchon n'est plus du tout au cœur du dispositif de la gauche comme il l'a été à une certaine époque au sein même de l'électorat socialiste de l'électorat écologiste de l'électorat communiste il y a des électeurs qui se méfient maintenant de Jean-Luc Mélenchon et de sa stratégie un peu de la de la terre brûlée et de la tension permanente du côté du rassem ement national l'essentiel a été dit et sur cette affaire de proportionnel il devrait être un peu plus attentif parce que la proportionnelle si vous voulez ça entraîne une diffraction encore plus importante des forces politiques aujourd'hui encore plus importante et au fond on senentirre comment regardons autour de nous l'essentiel des pays européens à un mode de scrutin proportionnel ou en partie proportionnel et donc qu'est-ce qu'on fait après les élections c'est un miroir complètement éclaté et on négocie faire des coalitions voilà on négocie des coalitions est-ce que le rassemblement national est porteur d'une culture de coalition et de compromis le moins qu'on puisse dire c'est que quand ils font des coalitions c'est des coalitions avec eux-mêmes ou avec des clones quoi mais ils ont beaucoup de mal à cet art du compromis donc il faudrait s'ils appellent de leur vœux vraiment la représentation proportionnelle qui fasse des efforts rapides et extrêmement importants en matière de culture du compromis parce que c'est une force le Front national c'est évident c'est le premier parti français c'est normal d'ailleurs qu'on les écoute qu'on parle avec eux et cetera mais c'est une force solitaire il a à côté quoi une vingtaine de de de désespérado siotiste vous voyez c'est pas avec ça qu'on peut parler véritablement de coalition c'est pas une coalition ça c'est pas avec ça que vous gouvernez la France hein donc voyez la tâche est très difficile et au fond ils vont donner peut-être un peu de temps au temps mais on n'est pas à l'abri dans la situation extrêmement instable d'un mouvement d'humeur d'une politisation négative d'un mouvement négatif où toutes les négativités se retrouvent dans une motion de censure et oui alors pour pour l'orthodoxie budgétaire bonjour les dégâts oui ça fait que rajouter de la difficulté à la difficulté l'hypothèse de l'Alliance NFP rassemblement national pour faire tomber un gouvernement elle se retrouve aussi sur un autre dossier qui est la réforme des retraites où là on est sur le sujet de l'abrogation de la réforme des retraites qui est le sujet j'allais dire de coalition assumée par le nouveau front populaire et le rassemblement national donc ça décale un petit peu le sujet par rapport au vote des lois que fera le gouvernement puisque le gouvernement lui ne mettra pas sur la table évidemment de d'abrogation de la réforme des retraites mais voilà il va y avoir une agitation supplémentaire qui va se produire autour de ce texte là et qui pour le coup donne on évoqué au début de l'émission un petit peu la comparaison entre les forces des faiblesses d'un homme de centre gauche type cas9 versus un homme de centre- droit type Michel Barnier Michel Barnier a un atout dans sa manche c'est la majorité sénatoriale H qui pour le coup pourra jouer un rôle dans en cas de de dépôt d'une proposition de loi comme envisage de le faire le rassemblement national à la fin du mois d'octobre pour l'abrogation de la réforme des retraites puisque on peut se retrouver avec un texte qui va faire la navette entre l'Assemblée et le Sénat sans que ni le gouverne ni évidemment les présidents des assemblées ne convoquent de commission mixre paritaire et donc on peut provoquer une sorte d'enlisement du texte d'abrogation de la loi de réforme des retraites qu'uront voulu les deux extrêmes mais on ne veut pas le bloc le bloc central ou je ne sais pas comment il faudra l'appeler dans ces circonstances n'oubliez jamais le mercredi dans le Figaro la chronique de Bertil Bayard j'y apprendrai beaucoup de choses alors et bien c'est l'heure de de passer à nos coups de cœur nos coups de griffe euh Pascal est-ce que alors le coup de griffe c'est vis-à-vis d'un jeune député RN de la Somme monsieur Jean-Philippe Tangui qui est censé incarner le sérieux l'avenir du rassemblement national et qui est allé de propos injurieux en propos injurieux à propos du gouvernement qui se met en place en traitant Michel Barnier de fossil dans un premier temps et après dans dans un deuxième temps d'un des hommes les plus crétins ou stupides euh de la 5e République c'est allé tellement loin que la patronne du rassemblement national l'a rappelé un peu à l'ordre et que il a eu la desscence de de s'excuser vous savez on dit souvent que la vieillesse est un naufrage avec Monsieur Tangui on découvre que la jeunesse peut-être aussi un véritable naufrage euh ça c'est le si vous voulez mon coup de griffe euh mon coup de mon coup de cœur c'est tout de même l'attitude euh très élégante mais ferme ou ferme mais élégante euh du Premier ministre sur le perron de ma Matignon parce que il avait affaire à un jeune premier ministre c'était le plus jeune qui passait le relais au plus vieux ouais et là le plus jeune ne au fond ne s'est pas mis au parfum de ce qu'el exercice celui qui quitte s'efface donc il doit être bref et il doit passer le relais à celui qui lui succède et là Gabriel Atal n'a pas compris tout à fait la nature de l'exercice c'est peut-être parce qu'il n'était Premier ministre comme lui a fait remarquer Michel Barnier que depuis 8 mois et il a fait un discours interminable pour ce type de discours 20 minutes et un discours dans lequel voilà il y avait force leçon et la manière élégante ferme avec laquelle Michel Barnier l'a remis à sa place en lui disant je peux dire quelques mots hein ça il y avait un côté humour britannique qui était assez je trouve il a parlé de sa mère puis il a dit est-ce que je peux apporter un peu ma ma valeur ajoutée puisque n présenter sur votre bureau tout le travail législatif qui restait à faire hein j'ai trouvé ça à la fois élégant mais ça ne pardonnait pas vis-à-vis de l'impétuosité euh du Premier ministre sortant j'ai trouvé ça plein de celle Paul on va commencer par le coup de griffe euh qui est destiné à Édouard Philippe ah c'est la deuxième fois que je fais un coup de griffe sur wardir Philippe dans cette émission là en un an euh nous a pas échappé je pense que c'est à propos d'une je pense une perception du timing du du sens de de quand est-ce qu'il faut intervenir et quoi dire quand on veut parler je parle notamment de son interview au magazine Le Point où il déclare qu'il est candidat à l'élection présidentielle à l'élection présidentielle sans donner de date euh cé mardi dernier c'était mardi dernier au moment où toute la France s'interrogait pour savoir qui serait choisi comme premier ministre par qui serait nommé par Emmanuel Macron voilà donc c'est tombé un petit peu comme un cheveu sur la soupe ou on croit comprendre qu'il anticipe des futur déboir politiqu pour son ancien chef Emmanuel Macron donc c'est pas non plus très très élégant euh et c'est complètement à contrecourant de de de tout ce qui toutes les grandes interrogations qu'on peut avoir sur la dette sur le budget sur la stabilité politique et voilà donc je trouis que c'était un timing raté en fait pour quelqu'un qui s'apprête à se lancer dans une course de fond lointaine ou peut-être pas si lointaine surtout que 48 he après il disait qu'il soutenait en plus Michel Barnier donc voilà voilà ARD Philip pour moi est un grand mystère en réalité un grand mystère voilà mon coup de cœur que je vais vent un peu partager avec Jim c'est mais de manière très globale ce qu'on vient de rentrer c'est la rentrée c'est les Jeux Olympiques et et l'esprit sportif français vous avez suivi avec j'ai suivi les Jeux Olympiques je suis pas très sportif mais j'ai suivi les les JO et en fait ce que j'ai beaucoup aimé c'est l'esprit sportif français c'est dire la gagne qu'on a eu gag on a battu notre record de médaille ouais il y a eu beaucoup d'athlètes qui ont été ultra médaillés les n marchands on les connait tous maintenant et je trouvais que c'était un beau miroir inversé par rapport à la situation politique actuelle parce que je suis quand même journaliste politique euh et euh on avait la gagne on on a gagné on a été remporté les médailles et ce qui m'a plu c'est on s'est détaché un peu du milieu parisien je voyais tous les territoires qui se félicitent de leur champions parce qu' chaque champion quelque part d'une ville d'un département il a fait ses études quelque part il a été formé à Toulouse dans d'autres pays et je trouais que c'était vraiment très bien ça m'a rendu assez fier et donc pour moi c'est mon coup de cœur très bien j'enchaîne du coup parce que j'ai un peu le même mais moi je vais parler spécifiquement des Jeux paralympiques ah parce que euh honnêtement c'est la première fois que je regardé pour être tout à fait honnête avec vous j'avais jamais regardé des jeux parlyympiques avant et j'ai été mais sincèrement touché par des des images de sportifs dans des situations absolument qui pour nous valides nous paraissent totalement impossible P la B la boia alors le tir à l'arc avec O on tire la flèche avec la bouche et cette cette jeune femme qui le met dans le 1000 à 100 m de distance la nage avec des n brésit plus m inférieur en tte juste AC MV d'ondulation sans prendre de respiration sur 100 m et donc bon passer ce moment en effet juste de pure beauté sportive j'y vois comme Paul aussi un esprit de dépassement d'optimisme le vrai dépassement il est là je si eux sont capables de faire ça je pense que nous on doit se remettre en question sur pas mal voilà de négativité quotidienne qu'on peut développer et et je mets les médias dans ce dans ce dans ce cercle là et je pense que c'est une formidable leçon d'optimisme voilà donc c'était vraiment une quelque chose que j'ai découvert avec beaucoup de d'admiration le coup de griffe il est contre Emmanuel Macron je vais pas reparler de la je vais pas reparler de la dissolution qui évidemment restera comme une des plus groses serreurs stratégiques de la 5e République je vais parler vraiment de la méthode de désignation du Premier ministre qui elle aussi m'a paru totalement incongru et assez peu productive politiquement avec cette technique de jeter des noms en pâture publiquement aux journalistes d'ailleurs puisque nous on a vécu ça en direct notamment la semaine dernière où chaque jour on avait un nouveau nom qui sortait du chapeau on écrivait des portraits qu'on jetaiit à la poubelle le soir même j'ai trouvé ça assez peu respectueux pour les intéressés je pense par exemple à Bernard casenu qui était reçu à l'Élysée au moment même où l'Élysée faisait fuiter le nom de Thierry baudé que personne ne connaissaz donc le patron du C qui était présenté comme le la nouvelle trouvaille la nouvelle la 7è merveille du monde et puis en fait le soir même le fameux Tibé c'était terminé pour lui vous aviez bienf et donc honnêtement je cette façon de mettre les d'être assez irrespectueux vis-à-vis des des personnalités politiques quand même somes toutes importantes et puis de de se retrouver dans finalement dans le jeu de l'entonoir c'està-dire que à la fin vous retrouver avec le plus petit dénominateur commun c'est pas la bonne façon de créer des coalitions et d'élargir un spectre politique comme il doit le faire aujourd'hui donc voilà je trouve qu'il a persévéré dans le dans les l'erreur stratégique qui qui a commencé le jour même de la dissolution il y a une personne qui s'y est mise toute seule qui n'a jamais été reçu s'appelle secolen royale c'est vrai bien aé oui ça crée des ardeurs Berti qui aurait pu être un coup de cœur ou un coup de gris je sais pas effectivement elle l'aurait mérité pour ce pour ce pour ce numéro là euh écoutez comme je suis du Figaro économie j'y vais à l'économie je n'ai qu'un seul coup ce n'est ni un coup de cœur ni un coup de grriille c'est un coup de blouse un coup de blouse alors mon coup de blouse c'était ce matin en voyant Mario Dragui qui a présenté devant la Commission européenne grand dire c'est l'ancien patron ancien patron de la banque centrale eurci président du conseil IT voilà donc grande personnalité européenne qui a présenté un grand rapport sur la question de la compétitivité européenne et alors pourquoi un coup de bous parce que c'est un sujet absolument majeur on en parlait énormément j'allais diree jusqu'aux élections européennes et depuis plus du tout avec cet enjeu absolument crucial qui est le décrochage européen par rapport en particulier au dynamisme américain en terme d'activité d'industrialisation et d'innovation donc ce sujet qui est crucial dont dépend finalement pas mal de sujets qu'on a pu aborder typiquement évidemment la croissance la dette le pouvoir d'achat et cetera beaucoup découle de cette question là et donc voilà et donc en voyant rapport qui est remis non pas dans l'indifférent général au niveau européen mais dans l'indifférent général ou presque en France voilà bien peu un un petit coup et puis un double coup qui est que la France qui avait depuis en particulier depuis l'lection d'Emmanuel Macron c'était le cas aussi avant mais en particulier depuis l'ction d'Emmanuel Macron un rôle moteur en Europe aujourd'hui est en train de basculer au rôle du boulet ah voilà parce que une partie de cette de cette question là elle dépend beaucoup de la capacité cité qu' l'Europe ou pas à mettre en place des financements communs pour financer des projets communs qui seront à l'échelle de ce que peuvent sortir les Chinois ou les Américains euh comment aujourd'hui voulez-vous convaincre nos partenaires 10 frugo euh les Néerlandais les Allemands et cetera que nous sommes dignes de la confiance que il voudrait bien accorder à mettre en place des financements communs supplémentaires pour des projets avec une France qui est on l'a dit 25e sur 27 en termees de dett publique aujourd'hui je crois qu'on n'y est pas et que on va contribuer à accentuer ce retard voilà c'était pour le alors ce qui est terrible d'ailleurs je je mets ça à la discussion générale c'est que on a beaucoup parlé des sujets régaliens ces derniers temps en disant que le Président de la République et sa majorité et le Premier ministre n'avait pas fait le nécessaire suffisamment et que c'est là-dessus que ça pêchait enfin que le bilan pêchait et que finalement on s'aperçoit que aujourd'hui c'est sur le front économique où là il avait pris quand même quelques initiatives au début de son premier mandat que bah les choses vont pas bien du tout même on a un deuxème mandat sur ce point là sur ce sur ce sur ce sur cette question là qui à mon avis est plutôt raté raté ouais deème mandat qui na que voilà euh après il faut distinguer c'est pas facile le bilan économique et le bilan financier au sens finan publique c'estd qu'il y a des choses qui vont beaucoup mieux sur le plan économique faut pas le faut pas l'oublier faut pas le nier c'est l'emploi c'est l'investissement des entreprises c'est l'attractivité c'est la capacité d'investissement et cetera ça ça va mieux ça va mieux et on partait de très très loin en étant complètement absent de tous les classements qui permettent à une entreprise de juger si ça vaut la peine ou pas d'investir en France euh voilà maintenant le fait est que on narrive pas à rattraper ce qui a été fait en terme de dépenses publique et qu'on voit que la dérive s'accentue aujourd'hui là où elle ne devrait pas le faire puisqu'on a plus aucune circonstance exceptionnelle qui justifie la dérive actuelle merci av 4atre merci à vous quatre et mon petit doigt me dit qu'on n pas fini d'en parler de ce sujet ça sera probablement à l'ordre du jour de notre prochain club politique lundi prochain n'oubliez pas 22h30 he tous les lundis le club politique du Figaro et puis toutes les autres émission du Figaro qui reviennent tous les clubs du Figaro qui reviennent international culture idée vous pouvez nous faire confiance on en a sous le pied à mardi à lundi prochain