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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 10 juillet 2025 25 min

Vincent Capo-Canellas sur le Budget : « Aujourd’hui, on va vers l’iceberg donc il faut réagir »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Vincent Capocan est là, vous êtes sénateur union centriste de la scène Saint-Denis. On va revenir sur tous ces sujets, mais d'abord on va regarder les unees de la presse régionale. D'abord la une de la Provence et cette photo après l'incendie aux portes de Marseille, le désespoir, végétation dévorée, voiture carbonisée, maison ravagée, vie détruite.

L'incendie a parcouru 750 hectares et laisse les habitants KO debout. La deuxième une, c'est celle de la dépêche, la campagne qui sent déjà la poudre. On parle des municipales alors que la sécurité figure parmi les principaux sujets de préoccupation des Français.

Mathilde Panu a suscité la polémique en annonçant que là où la France insoumise remporterait des élections, la police municipale serait désarmée. Puis la dernière, c'est celle du courrier Picard. Nos députés pas chaud pour une dissolution.

Après une année chaotique à l'Assemblée, les députés ne se disent pas pressés de repasser devant les électeurs euh devant l'hypothèse d'une nouvelle dissolution qui se profile à l'automne, mais chacun se tient quand même prêt. Quelle une avez-vous envie de nous commenter Vincent Capocanella ? Oh, écoutez, je suis marqué par par la une de la Provence.

Évidemment, c'est une très belle région qui est euh très affectée avec des drames individuels, avec les soldats du feu qui se batt en ce moment face aux éléments, si j'ose dire, parce que on voit les effets du réchauffement climatique et malgré tout ce queon peut essayer de faire en terme de prévention, on se rend compte que 90 % des feux ont une cause humaine. En l'occurrence, je crois que c'était un un véhicule qui a pris feu au bord d'une route, mais parfois dans l'ode ou autre, il y a aussi des imprudences. Donc voilà, on est toujours marqué par ces événements-là euh et population qui sont on n'est pas prêt face au au à ces incendies qui se multiplient, qui sont violents, qui sont précoces.

On est au mois de juin, on était au mois de juin alors que les services de l'État et les collectivités font le maximum lorsque les événements ont lieu. Il y a peut-être une logique de prévention qu'il faut encore développer. J'ai vu qu'il y avait des débats au Parlement européen aussi sur la manière pour que l'Union européenne prenne ces ces sujets à bras le corps.

Euh mais il faut il faut évidemment se dire que ce sont des feux qui interviennent plus tôt et qui sont très conséquents. Il y a forcément des leçons intirées. On a des sujets aussi sur la flotte aérienne qu'il faut maintenir.

C'est ce que fait la sécurité civile, c'est difficile. Et donc voilà, sujet de moyens, sujet de prévention euh et puis sans doute en terme d'habitat, en terme d'organisation euh des des des secours aussi, il y a sans doute des leçons en tirer. Euh sur l'adaptation à ce réchauffement climatique, vous publiez un rapport sur le CMA.

C'est le centre d'études et d'expertise sur les risques, l'environnement, la mobilité, l'aménagement. il est financièrement en danger. Alors, je fais mon travail de membre de la commission des finances, rapporteur des crédits.

Donc, j'essaie de regarder tous les ans sur un établissement dans ce qu'on appelle les agences, ce qui est fait. Voilà. Et cet établissement là, c'est l'expertise de l'État sur toutes les infrastructures, c'estàdire les ponts, les routes, tous les problèmes de solidité, toutes les toute la réflexion sur l'habitat de demain par exemple, voilà, sur la mobilité, sur la prévention des risques aussi, sur les inondations.

Voilà, c'est le grand bureau d'études techniques de qui était l'équipement hier. Tout ça a été regroupé et donc il y a des difficultés financières. En fait, c'est très symbolique de la situation d'aujourd'hui.

C'estàd qu'on a beaucoup demandé au service de l'État, on a beaucoup focalisé les réductions budgétaires sur l'État lui-même et on arrive aussi dans des situations comme celle-là à un niveau de risque, c'est-à-dire que on sera plus assuré d'émission de base. Voilà. Et donc c'est un peu le d'alarme que je veux tirer.

C'est un établissement qui a baissé vu sa subvention baissée de 20 % ce qui est beaucoup en 5 ans. Voilà. Donc il faut l'adaptation mais à un moment donné il faut faire des choix et c'est toute la difficulté du moment c'estàd accepter de réduire des missions si on veut continuer à baisser les budget ou bien faire des choix dans d'autres budgets.

Voilà en l'occurrence garder une expertise publique indépendante ça a du sens pour l'état et lorsqu'il y a un drame quand on voit mettons un Mayotte on a besoin aussi qu'il y ait des experts qui se projettent qui soient présents et qui puissent donner le bon conseil et qui puissent faire le diagnostic sur la solidité des ouvrages par exemple. On va revenir sur l'actualité. On l'a vu dans le journal des perquisitions qui ont lieu hier au siège du Rassemblement national dans le cadre de financement illégal des campagnes de 2022 et 2024.

Un prétexte pour fouiller mon bureau. C'est ce que dit Jordan Bardella, le président du parti. Qu'est-ce que vous dites de cette stratégie ?

Une forme de victimisation politique de la part du RN. Je dis d'abord que la justice doit passer pour tout le monde et qu'il y ait des enquêtes en démocratie. C'est c'est aussi normal.

Des questions sont posées. J'ai pas d'éléments particulier évidemment là-dessus. Après ce que dit monsieur Bardella, c'est toujours la défense classique.

C'est toujours se poser en victime. Voilà. Évidemment, c'est toujours désagréable de voir ses bureaux perquisitionnés, mais c'est la loi, elle s'applique pour tout le monde, elle s'applique aussi pour le RN.

Autre sujet, on va parler budget dans quelques secondes, mais Gabriel Atal, le patron de Renaissance, veut remettre sur la table la réforme de l'assurance chômage. Il a raison. C'est une réforme qui devait être mise en œuvre par décret juste à la fin du gouvernement Atal. réforme difficile parce que évidemment dès qu'on touche à l'assurance chômage, on a bien le sentiment qu'il y a des situations individuelles derrière mais on a besoin un d'aller vers travail, plus de retour à l'emploi.

C'est un élément qui est pas simple mais qui est un élément incitatif et je pense que ça fait partie des réformes difficiles qu'il faut savoir faire et on voit bien quand on se compare en Europe que voilà, on est sur des règles qui sont un petit peu plus souples qu'ailleurs. Donc ça va dans le bon sens. C'est faire preuve de responsabilité que de le dire.

Allez, où trouver 40 milliards d'euros ? C'est l'équation doit résoudre le gouvernement. François Bairou dévoilera ses pistes mardi prochain.

Le Sénat a déjà présenté les siennes. On va voir lesquels avec Audre Vetas. [Musique] Bonjour Audré.

Bonjour. Et Audré François Vouud a donc présenté mardi prochain ses 40 milliards d'euros d'efforts budgétaires pour 2026. Et cette semaine, Gérard Larch à lui présenter des suggestions du Sénat.

En effet, les fameuses pistes du club des C validées par les présidents des cinq forces du Sénat qui composent le socle commun, les Républicains, l'Union centriste, dont vous faites partie, monsieur Capocanelas, Renaissance, les indépendants à majorité horizon et une partie du groupe RDSE. Ces propositions missent bout à bout, elle représentent une économie de 25 milliards d'euros. On écoute Ellisabeth Douan.

Elle accompagné Gérard Larch à Matignon avec cette liste de propositions 10 milliards sur la sphère sociale et puis environ au minimum 15 milliards sur le PLF, le le projet de loi de financement. Ce sont des premières pistes de travail. Il s'agit pas non plus de dire il faut emprunter ce cheminlà.

C'est une proposition parmi d'autres. Alors dans le détail, la piste confirmée par plusieurs sources et notamment par Ellisabeth Doanu, c'est la mise en place d'une année blanche. Normalement, les prestations sociales et les indemnités comme les allocations familiales ou les allocations chômage sont indexées chaque année sur l'inflation.

Dans le cas d'une année blanche, on garde le système social de 2025, ce qui inclut aussi les retraites qui sont de fait gelées. Les sénateurs proposent aussi de s'intéresser aux actes médicaux pour trouver des économies. C'est vrai, parfois on fait plusieurs prises de sang, plusieurs radios pour pour un examen alors qu'il n'en faudrait qu'une.

Ils veulent aussi regarder du côté des affection de longue durée. Est-ce qu'il faut à chaque fois proposer un remboursement à 100 % ? C'est un peu la question.

Et les sénateurs veulent aussi renier sur les dépenses de l'État. En effet, avec une année blanche aussi sur les dépenses des ministères hors défense, transfert à l'Union européenne et charge de la dette. Le budget des ministères serait donc le même qu'en 2025.

Mais le rapporteur général du budget Jean-François Husson veut aller plus loin. Il propose de revenir au budget de 2019 en y ajoutant l'inflation, ce qui permettrait de faire encore 12 milliards d'euros d'économie supplémentaire. Alors ça c'est pas une piste qui a été validée par les différents groupes qui composent le socle commun.

Mais vous vous y seriez favorable ou pas ? Je crois qu'il faut se fixer des objectifs clairs. On a besoin de maîtriser la dépenses publiques et si nous ne le faisons pas nous-mêmes, ce sont les marchés financiers qui à un moment donné vont nous rappeler à l'ordre et puis euh sans doute la Commission européenne ou le FMI un jour.

Donc voilà, c'est difficile euh mais maîtriser la dépense mais aussi maîtriser la masse salariale, ça fait partie des nécessités et je pense que à repousser la difficulté, elle s'empire et on voit bien que le niveau des taux d'intérêt est maintenant supérieur à celui qui paye l'Italie. C'est un signat d'alarme euh et on voit bien qu'on n'est pas loin d'un point de bascule. Donc on a besoin de prendre des mesures en responsabilité.

Ça ne sera pas facile. Ça ne fait plaisir à personne. Et dans ce que va présenter le Premier ministre, il y aura plein de sujets qui vont susciter des réactions.

Euh mais je crois que on est à un moment de bascule. Certains disent "C'est un moment à la main d'ess." C'est-à-dire qu'en fait, il faut exposer au pays une voix, une voix exigeante, difficile, quitte à ce que d'ailleurs il y a des remises en cause, mais il vaut mieux éviter le moment entre guillemets lust.

C'est-à-dire que en Grande-Bretagne, la première ministre, madame Trus avait défié les marchés financiers, avait ouvert les vannes financière et il y a eu une crise et à ce point-là, elle est tombée d'une part mais il a fallu reprendre des mesures de rigueur. Donc voilà, il s'agit de décider nous-même de choisir des pistes d'économie, ça fera mal mais il vaut mieux choisir que subir. Et le et le fait d'aller va de repartir en 2019 en y ajoutant de l'inflation, c'est quand même pas rien.

C'est un élément de comparaison. Euh l'idée c'est de se dire que avant la crise du Covid où il a fallu ouvrir le robinet, la dépense publique, on était un certain niveau de la dépense et il faut s'en rapprocher autant qu'on pourra le faire. Mais vous savez, c'est comme dans les collectivités locales.

Quand il y a des difficultés financières, quand vous arrivez dans une collectivité, a été mon cas à un moment donné, moi c'était après des départs d'entreprise, il y avait moins de recette et il a fallu serrer les boulons. C'est ce qu'on fait. Euh il faut savoir le le réaliser.

Évidemment, il y a des concertations. Euh j'ai rencontré avec mon président Marseille euh Madame de Montchalin, euh monsieur Lombard, euh le Premier ministre euh a reçu le président du Sénat. Euh chacun fait les propositions.

Le Premier ministre va faire des arbitrages, va les proposer au groupes politiques et il y aura un débat. Voilà. Et entre maintenant le 15 juillet qui va arriver déjà le premier ministre s'exprime ce soir sur d'autres médias, on va avoir des pistes, il y aura un débat et il faudra trancher ça.

Notre exprimité en tant que parlementaire c'est de proposer au franche. Vo je pense aussi qu'il faut soutenir la croissance. Il faut faire des économies.

Il faut essayer de soutenir la croissance et expliquer qu'on a 3 ans 4 ans de difficultés qu'il faut savoir surmonter. Si on ne le fait pas, c'est les autres qui nous rappelleront euh à nos propres responsabilités et on aura plus les moyens d'assurer l'avenir. Pour les plus jeunes quand même, il faut euh sur les retraite aussi euh assurer un financement.

Euh voilà, il faut aller vers travail, c'est difficile mais je pense les Français peuvent comprendre qu'il y a des efforts à faire si quelque part on leur montre que ça produira des résultats et qu'on va s'en sortir. Mais aujourd'hui, on on va vers l'iceberg et l'isberg se rapproche. Donc voilà, il faut réagir.

Et Audrey, le patron du groupe centriste RV Marseille, il propose aussi de taxer les haut revenus. Oui. Ce qui serait un gage donné au socialistes dont François Baou aura besoin s'il veut faire passer son budget.

On l'écoute, il était hier sur ce plateau. On sait depuis le début de l'année, enfin depuis le gouvernement Barnier et puis le gouvernement Bairou que si on veut pas être dépendant du rassemblement national à l'Assemblée nationale, il faut trouver un accord avec les socialistes. Bon, avoir une taxe sur les très hauts revenus de type Zucman euh pourquoi pas ?

Nous nous étions déjà favorables à prélèvement sur les les grandes entreprises, les grands profits sur le rachat d'acqu on l'a obtenu. Il faut prolonger ça peut-être en allant loin par symbole politique pour montrer que tout le monde contribue. Alors le problème c'est qu'une taxe ou un ou un impôt supplémentaire, c'est un peu une lignée carlate pour certains de de vos partenaires notamment les républicains.

Comment on fait finalement pour aller dans le sens de ses alliés et puis en s'assurant aussi le soutien des socialistes ? C'est toute la difficulté. J'étais membre de la commission mix paritaire qui a fait les arbitrages sur le projet de loi de finance qui est en cours d'exécution cette année en 2025 et chacun avait toujours ses lignes rouges.

Donc il faut plutôt être en positif et dire qu'est-ce qu'on peut faire qui contribue à l'équilibre financier et qui soit acceptable par les différents groupes politiques. À la fin il faudra bien voter. La dernière fois on se souvient que c'est le Sénat qui avait fait était le seul à regarder l'ensemble du budget et fait des propositions.

Il y a une commission mix paritaire. Tout ça a été voté. Faudra trouver cet équilibre là.

Mais par rapport à ce que disait le président Marseille, ce qu'il faut retenir c'est quoi ? C'est que on a besoin de faire des efforts. Il est légitime que ceux qui ont le plus de revenus fassent plus d'efforts que les autres.

Voilà. Donc ça si ça rentre dans une équation, ça ira très bien. On sait tous qu'il faut qu'il y ait si possible une absence de censure parce que s'il y a censure, le gouvernement tombe d'un côté et d'autre part il y a plus de budget, il y a plus de budget.

Donc voilà. Mais il va falloir y échapper à la censure avec ce budget. François Bou, vous pensez ?

Écoutez, l'équation est particulièrement difficile, mais je pense que c'est à ce moment-là qu'il y a une responsabilité devant l'histoire et que les parlementaires aussi ont leur propres responsabilité. Si chacun euh regarde euh son intérêt politique, si chacun pass pense à 2027, euh on on va vers vraiment des des des vrais problèmes. Euh il y a il y a des moments dans l'histoire où chacun doit prendre ses responsabilités.

C'est ce qu'il faut c'est ce qu'il faut faire. Voilà, c'est tout. Bon, alors après, ça ne fera plaisir à personne.

Chacun va devoir faire des efforts. Mais que disent les Français ? Ils disent "On vous a élu maintenant débrouillez-vous." OK ?

En tout cas, proposez-nous des choses. Et et il voit bien que les difficultés sont là. Et surtout, il a il a il y a beaucoup de divergence au sein du socle commun.

Il a encore un sens ce sole commun aujourd'hui ? Alors, c'est le produit de la dissolution. OK.

Au Sénat, il y a un travail qui est mené. Le président l'archer Iveille avec les présidents de groupe et on arrive à trouver des consensus entre nous assez facilement finalement. Je me désespère de voir l'Assemblée aujourd'hui dans l'état où elle est. et son incapacité à regarder les vrais sujets.

Voilà. Donc bon, alors dans le SC commun, je crois que chacun aussi se se trouve parfois un peu contraint. OK.

Mais il faut accepter les différences et se dire que d'un côté il y a Li, de l'autre côté il y a le RN. ces de voixlà nous mèneraient à de vraies difficultés et économiques et financières et sociales. Ça ne peut pas marcher.

Donc voilà, on a une responsabilité commune qui est de trouver des des vois des moyens pour simplement au moins permettre d'assurer les échéances si je puis dire et de relancer le pays. Voilà donc ça fait partie de nos réflexibilités. Alors là on l'a vu avec les propositions du Sénat, on arrive à 25 milliards d'euros.

Il en faut normalement 40 milliards. Où est-ce que que le premier ministre doit aller chercher le reste ? Alors, tout dépend comment vous faites les évaluations parce que euh certains disent que les propositions du Sénat nous amènent à 40 ou à 50 milliards aussi.

Voilà, ça c'est plutôt si on repart avec le l'objectif 2019, mais là c'est 25. Ouis. Euh mais en gros euh sur enfin ce que qu'est-ce qu'on dit ?

On dit il y a des efforts que la sphère état peut faire mais qui sont pas extensibles parce qu'on a fait du rabot. C'est rabo, c'est enlevé x % tous les ans comme ça de manière un petit peu indifférenciée. Maintenant, ce que dit aussi le gouvernement, c'est qu'il faudra regarder sur des économies qui vont prendre un petit peu de temps.

Quand vous faites des économies dans une collectivité locale, vous faites une réforme, vous discutez, il y a des organes qu'il faut consulter et cetera, ça prend plusieurs mois et en général, vous n'envoyez pas les faits avant l'année d'après. Donc voilà, il faut aussi engager des réformes structurelles difficiles comme ça qui vont changer des choses. Voilà.

Et il faut admettre que on va peut-être donner moins sur euh un certain nombre de politiques publiques incitatives ou autres. Il faudra euh euh réduire. Donc ça c'est le le point central.

Ensuite, il y a pas que l'État. Euh il y a effectivement euh l'assurance maladie, la sécurité sociale qui représente une large part des dépenses publiques. Voilà.

Et et donc il faut aussi penser à ça. Et sur les retraites, on a un sujet de financement. On peut pas tout demander à l'État.

OK ? L'État a fait des économies, il va continuer à en faire. Mais si on ne raisonne que sur la sphère état, on n'y arrivera pas.

Et donc globalement, on peut arriver à répartir l'effort, mais il y a un certain nombre de choses auxquelles on s'est habitué. L'argent public était facile, il n'est plus facile. Merci Audrey.

À tout à l'heure. À tout à l'heure. On va se poser la question, toute autre question.

Est-ce que le Royaume-Uni peut revenir dans l'Union européenne ? C'est à suivre dans le club. On l'a vu dans le journal Vincent Capocanas, le Sénat qui a donc une nouvelle fois rejeté cette nuit la réforme du mode de scrutin à Paris, Lyon, Marseille.

Euh les centristes étaient plutôt favorables à cette réforme du mode de scrutin. Est-ce que François Bairou a raison de donner le dernier mot à l'Assemblée faisant fide l'opposition du Sénat ? Nous sommes sur une position qui est très simple qui est que il faut que ce soit la liste qui a le plus de voix euh qui désigne le maire en fait finalement.

Voilà. Et le scrutin par arrondissement fait qu'on désigne des des des délégués et en fonction du nombre de délégués, c'était un peu comme les États-Unis finalement en fonction des délégués par état, voilà, on finissait par désigner le maire. Donc voilà, le principe c'est autant possible le droit commun. comme dans l'ensemble des con.

Donc tant pis l'opposition du Sénat, même si c'est un texte sur les collectivités et la raison d'aller au bout, c'est l'équilibre institutionnel aussi. Euh, il peut arriver que la chambre dit basse, l'Assemblée nationale. Et le dernier mot, c'est la loi, c'est la Constitution.

En tout cas, un dernier mot sur le texte sur le statut de l'élu, c'est un texte qui vient du Sénat, il est examiné en ce moment même à l'Assemblée nationale. Est-ce que pour vous c'est une bonne réponse à la crise d'évocation qui pourrait avoir lieu notamment lors des prochaines municipales ? Oui alors c'est Françoise Gatel qui est mon ancien collègue centriste qui est aujourd'hui ministre au gouvernement qui défend ce texte à l'Assemblée nationale.

C'était issu d'un travail transpartisan au Sénat. Il y a une crise d'évocation. C'est très difficile d'être élu local de contraintte.

Il faut dire aussi que parfois le regard de nos constitu a changé. Il y a une forme d'agressivité. Euh, il y a beaucoup de difficultés pour les élus aussi à concilier leur vie professionnelle, euh leur vie personnelle et ce mandat qui est très prenant, qui est le plus beau des mandats sans doute.

Donc voilà, beaucoup de réponses là-dedans sur euh euh la formation, sur l'accompagnement des élus, sur la réinsertion professionnelle après, sur la validation des acquis. Euh, on apprend des choses aussi quand on est élu, il faut aussi pouvoir le valoriser demain et pas uniquement être pénalisé. Donc, c'est un texte qui va dans le bon sens.

On va terminer en allant voir l'actualité dans votre région. On va retrouver Jacques Paquier. Bonjour Jacques, merci d'être avec nous, directeur de la rédaction du journal du Grand Paris.

Jacques, on va parler avec vous dans quelques secondes de la grève des contrôleurs aériens. C'est une grève qui a entraîné il y a quelques jours des annulations de vol. Le motif de cette grève mettre en place un pointage des contrôleurs lorsqu'ils prennent leur poste.

Vous avez interrogé hier Vincent Capocanels, le ministre des transport Philippe Tabarot sur cette réforme. On va écouter sa réponse. S'agissant de la réforme du secteur et de la mise en place de la fameuse badgeuse, je veux être clair, nous ne reculerons pas sur sa mise en œuvre.

C'est avant tout, c'est avant tout un enjeu de sécurité, une mesure concrète après l'incident grave, vous l'avez rappelé, de Bordeaux Méignac où une collision a été évitée de justesse. Cette grève ne m'arrêtera pas pour aller au bout de la réforme. Vous êtes satisfait de cette réponse sur la bas de jeu sur la mise en place du peuple.

Alors, j'ai interrogé le ministre parce que j'ai aussi beaucoup travaillé sur c sur ces questions là. Ça fait partie des des sujets que je rapporte à la commission des des finances. C'est très important d'avoir les contrôleurs du ciel sont ceux qui permettent aux avions de voler dans le ciel en toute sécurité.

Pour nous, c'est ça ça a un sens particulier hein. Pour que ça marche, il faut qu'il y ait des pilotes et il faut aussi qu'il y ait des contrôleurs du ciel, sinon l'avion ne décolle pas. Voilà.

Donc là-dessus, il y avait une grève, une grève que je ne comprends pas parce que simplement les syndicats majoritaires avaient signé des accords importants, un protocole social l'année dernière et un certain nombre de syndicats qui étaient minoritaires veulent aujourd'hui rediscuter. Voilà, j'ai au nom de la commission des finances évalué cet accord à 100 millions d'euros de mesures salariales supplémentaires tous les ans. Et donc voilà, c'était quand même un protocole généreux. le remettre en cause n'a pas de sens et encore moins quand il s'agissait de dire que il fallait euh laisser les contrôleurs parfois ne pas travailler aux heures où ils sont supposés travailler et comme l'a dit le meille c'est une raison de sécurité aussi.

Voilà donc il faut revenir à responsabilité euh et que tout le monde se remette dans le bon sens. On réforme dans le bon sens. On modernise la navigation aérienne, on en a besoin.

Et Jacques, vous avez une autre question sur ce sujet ? Oui, absolument. qui dépasse le simple euh Bonjour monsieur Capo Canelas.

Qui dépasse le simple périmètre de l'Île-de-France, mais euh je crois savoir que des pays étrangers, monsieur le sénateur, ont procédé à une réforme, j'allais dire technique qui privilégie en fait des tours de contrôle à distance, une forme d'automatisation qui dispense finalement le la présence de contrôleur du ciel dans chaque aéroport. Est-ce que c'est un sujet tabou ou est-ce que vous seriez favorable à cette à cette entre guillemets à cette solution ? Alors, on a en France beaucoup de tours de contrôle.

On a 80 tours de contrôle. C'est difficile de les moderniser. On sait en faire deux par an, donc il faudrait 40 ans.

Donc, il y a eu une réforme l'année dernière qui vise à limiter le nombre de tours de contrôle ou en tout cas à faire que parfois on puisse faire comme ceci dit, c'estàdire à distance, voilà, et qu'ensuite qu'on qu'on limite les implantations quand on peut le faire. Voilà, donc ça ça fait partie des possibilités. ça se pratique effectivement à l'étranger.

Euh ça va dans le bon sens mais on a un sujet qui est de moderniser l'ensemble des infrastructures. Euh et j'ai j'ai dans un rapport indiqué qu'il fallait savoir réinvestir aussi dans ce domaine-là. Jacques, vous avez une autre question.

Alors on reste toujours hein dans le domaine de l'aérien des aéroports, mais c'est la question du bruit pour les Rivrins qui est source de conflit. Absolument. Le le maire de Ville-nuve Leroi, Didier Gonzalez qui s'occupe beaucoup de ces questions notamment au titre de la métropole, me disait que le ADP n'en faisait à son goût pas assez finalement pour limiter ces nuisances sonores dont souffre beaucoup de Franciliens par une partie du temps ou ou un peu tous les jours.

Est-ce que monsieur Capocanal vous estimez que il y a des progrès encore importants qu'on peut faire pour réduire ses nuisances et qui sont à la main d'ADP aéroport de Paris. Alors l'autorité qui est en charge des nuisances, c'est La CNUSA, l'autorité de contrôle des nuisances sonore aérienne et qui est en place avec un président d'ailleurs qui a été renouvelé il y a quelques mois de mois de ça. Voilà donc il y a un certain nombre de sujets sur vous citez le cas d'Orli là il y a ce qu'on appelle une approche équilibrée qui est une démarche européenne et le ministre doit annoncer d'ici quelques temps comment elle va se mettre en place.

C'est-à-dire que voilà des mesures qui doivent permettre de mieux prendre en compte euh les nuisances les nuisances sonores. Aéroport de Paris à sa part, mais aéroport de Paris le fait dans un cadre qui est fixé par l'État et par cette procédure d'approche équilibrée. Voilà, il faut prendre en compte les bien évidemment et j'avais voté un certain nombre de euh de de subventions aussi pour l'aide à l'équipement des rivins.

Un dernier mot, Jacques. Peut-être un mot politique. Et pour revenir en Île-de-France, vous avez été longtemps maire du du Bourget.

Euh j'aurais voulu euh que vous me disiez quel regard vous portiez sur la la façon avec laquelle se destine la campagne des municipales. On s'en on s'en rapproche en scène Saint-Denis en particulier où on dit que LFI a des stratégies de conquête euh assez euh précises. Écoutez, je pense que d'abord c'est un moment important pour la vie des communes, la vie des territoires.

Euh et je veux dire que d'abord il y a beaucoup d'élus qui font un travail qui est difficile en banlieu. Voilà. Et donc à mon avis le point majeur, c'est pas tellement les grands blocs politiques qui vont s'affronter.

La question c'est le projet municipal. Nous voulons euh dans nos communes euh aussi euh des engagements sur la qualité de vie, euh sur la sécurité et cetera. Voilà.

Et là-dessus, je dois dire que vraiment euh LFI n'a pas les bonnes réponses. Quand je vois ce qu'a dit madame Panot l'autre jour sur les polices municipales sur le besoin de la désarmée, euh ils sont hors sol. Vous êtes confiant pour ces municipales ?

Est-ce qu'il y aura des alliances au sein du socle commun ? Je dis tout à l'heure, je crois qu'il il y a deux blocs aux extrêmes. Il faut que tous ceux qui sont les les les gens qui se retrouvent dans les valeurs de liberté puissent travailler ensemble.

Voilà. Et et la la quand on fait une liste municipale, on essaie de rassembler. C'est ce que font mes amis sur le terrain.

Moi, je serai à leur côté pour défendre cette vision là. C'est pas une affaire politique mais simplement je pense qu'effectivement hors les extrêmes on a des capacités à travailler largement avec des listes de ressemblement. Merci Jacques Paquier.

Jacques la une du journal du Grand Paris c'est le PSG le futur stade du PSG. Un match à deux ou à 3, c'est à la une de votre journal. Merci Jacques Paquier d'avoir été avec nous toute cette saison et on vous souhaite de très bonnes vacances.

Ja, merci beaucoup d'avoir été avec nous et merci V Capocanelas d'avoir été notre invité pendant cette première demi-heure. Ev. [Musique]