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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 7 décembre 2023 25 min

Audiovisuel public : “Il est hors de question de voter des budgets à l’aveugle" selon J.-R. Hugonet

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

merci jean-rmond Gounet de nous accompagner pendant cette première demi-heure vous êtes élu de lessonne apparenté au groupe les républicains rapporteur spécial du budget de l'audiovisuel dont on va parler dans quelques instants mais d'abord l'actualité on l'a vu dans le journal c'est cette grande interview donnée par ellisabeth borne ce matin au Figaro notamment sur la lutte contre le terrorisme et après l'attaque au couteau de samedi soir à Paris elle se dit prête à aller plus loin pour protéger les Français notamment dans la surveillance des individus dangereux est-ce que cette ligne de fermeté vous rassure écoutez pas du tout pas du tout au contraire l'heure n'est plus aux pris de position devant les médias voyez ce que je veux dire à l'indignation à la fermeté c'est une fermeté de papier ce qu'attendent les Français ce que nous attendons maintenant ce sont des actes concrets les Français ont peur de ce qui se passe il ne se passe pas une semaine maintenant sans qu'il y ait un drame donc à l'évidence la situation est grave et les Français attendent des mesures qui soient de véritable mesure concrète on va nous parler on va encore faire de la législation poudre aux yeux qui ne va pas servir à grand-chose aujourd'hui il faut encore une fois restaurer cette autorité cette fermeté dont nous avons besoin pour la sécurité des Français et le gouvernement n'est pas la hauteur pour vous je je je n'aime pas critiquer comme ça gratuitement parce que croyez-moi être à la place d'un Premier ministre aujourd'hui ça doit pas être évident mais quand même quand même les simples interpellations lors des questions d'actualité au Gouvernement les réponses qui nous sont faites vous voyez ce que je veux dire il y a une certaine à la fois une rigidité de façade mais ce qu'on voudrait c'est qu'on nous écoute surtous les bancs il se dit des choses très intéressantes au Sénat et malheureusement le gouvernement n'en tient pas compte alors justement Bruno rotayo le patron des sénateurs les républicains veut déposer une nouvelle proposition de loi pour étendre la rétention de sûrté aux condamnation pour terrorisme le débat a été rouvert évidemment après cette attaque ellisabeth borne elle se dit pas fermé euh à la proposition elle ouvre la porte sans pour autant l'ouvrir vraiment mais vous vous rendez compte à quel point nous en sommes arrivés c'està-dire des propositions de bon sens les Français n'y comprennent plus rien ils apprennent tous les jours que des fous sont dehors que des fichiers sont dehors comment sont-ils surveillés comment sont-ils surveillés quand ils cumulent les deux malheureusement défauts comment sont-ils surveillés on apprend que des gens comme ça peuvent se retrouver dehors que vous pouvez les croiser dans sur le trottoir dans la rue les Français ne le comprennent plus alors qu'elle ne ferme pas la porte c'est à minima c'est pas cette porte- là qu'il faudrait fermer voyez ce que je veux dire ouais mais juste juste as dit qu'il y a déjà des textes sur la table et que ces textes sont des outils puissants depuis très longtemps il existe dans ce pays des textes parce que nous ne sommes pas les législateurs arrivés depuis hier vous voyez ce que je veux dire donc on a déjà des base on a tout ce qu'il faut faut-il ensuite que la justice faut-il encore que la justice puisse voilà être dans l'esprit non seulement le le texte de ces lois mais également l'esprit de ces lois voilà la porte que vous voulez fermer on imagine que c'est celle de l'immigration le projet de loi est en discussion à l'Assemblée nationale il arrivera en séance lundi ellisabeth borne est confiante sur sa majorité et sur la capacité de Gérald haranin à en trouver une vous êtes optimiste vous sur l'issue de ce texte qui a été détricoté par les députés la version sénatoriale he alors très clairement le texte qui sort du Sénat nous avons fait le travail nécessaire c'est-à-dire que il y avait plusieurs postures aussi on pouvait dire très bien ce texte ne nous va pas il n'est pas nous avons travailler sur ce texte et croyez-moi que François Noël buffet Muriel Jourda pour parler de justement de du groupe les républicains et François Noël buffet président de de la commission un travail très strict très précis très profond a été fait ce la caricature qui est présentée dans dans les médias disons que c'est un texte voilà non je vous le garantis euh ce qui c'est un texte équilibré qui répond aux demandes des Français encore une fois il s'agit pas de renier notre tradition en France mais il s'agit de savoir qui boit qui paye aujourd'hui dans ce pays donc ça veut dire que pour ce texte soit voté il faut que ce soit la version du Sénat qui soit reprise où est-ce qu'un compromis est possible alors là si c'était un compromis en commission mixte paritaire ça serait pire que tout parce que ça voudrait dire que ça se négocie sous le manteau pour ma part le texte du Sénat rien que le texte du Sénat il a été tricooté à l'Assemblée il ne ressemble plus du tout à ce qu'il était quand il est sorti du Sénat sur ce sujet de l'immigration il y a un autre texte c'est la niche des républicain aujourd'hui à l'Assemblée c'est-à-dire que ce sont leurs textes qui est qui sont examinés aujourd'hui il y a notamment un texte qui vise à remettre en cause l'accord franco-algérien c'est un accord qui accorde un statut favorable aux ressortissants algériens pour leurs conditions de séjour d'emploi et les républiicains veulent le remettre en cause soutenu par horizon d'ailleurs sur ce sujet vous vous soutenez ce texte bien sûr pourquoi mais encore une fois pas de la façon dont on le présente ces dernières heures dans les médias c'est déjà il faut savoir et encore une fois il faut rentrer dans les textes il faut travailler les choses la commission l'a fait au niveau de la commission des lois dans la le projet de loi de finance 2024 François Noël buffet encore muriette Jourda et Philippe boncarer puisqu'ils sont les les rapporteurs mais il y a 110 conventions dans laquelle la France est partie voyez 110 conventions donc on pe comprendre que dans ces conventions là entre le moment où elles ont été passées et aujourd'hui il s'est passé un petit peu de choses ce que l'on demande c'est de revoir là il s'agit du 2 si j'ai bonne mémoire 27 décembre 1968 cette convention avec l'Algérie donc elle est à revoir à l'évidence parce que des choses ont évolué et je pense que ça va dans le bon sens et là Elisabeth B dit que les discussions sont ouvertes mais bien entendu et de façon sereine mais en même temps Renaissance voté contre ah bah vous savez déjà les votes renaissan il faut savoir un petit peu comment il s'oriente moi je renaissante c'est voilà c'est François Baayou qui parlait du centre en disant que c'était une brouette de grenouille voilà Renaissance je ne sais pas à quelle brouette il faudrait la comparer mais bon peu importe mais je crois que aucun parti d'ailleurs aujourd'hui ne peut donner de leçons là-dessus très modestement hein pas les juste sur ce texte hier en conseil des ministres selon les informations du figuero Emmanuel Macron aurait taclé ce texte des républicains je n'avais pas compris que la politique étrangère de la France était définie au Parlement aurait dit le président de la République quen dites-vous ah c'est une sortie qui lui ressemble bien en ce moment les les sorties médiatiques sont à la mode mais euh voilà il a il a dire d'expert si je peux bien bien évidemment la politique étrangère et le domaine réservé du président de la République par la Constitution de 1958 mais cette même constitution de 1958 vous savez pour un élu local l'article 72 sur la libre administration des communes elle est quelque peu bafoué par la politique du président Emmanuel Macron et notamment la suppression de la taxe d'habitation on va reparler des collectivités territoriales ce sera l'ctu dans votre région mais d'abord un mot sur cette phrase hier qui a été prononcée par le président du Sénat Gérard Larché c'était sur RTL il était interrogé sur les positions de Jean-Luc Mélenchon sa ligne et notamment son tweet qui attaquait la journaliste routel CRIF et Gérard Larcher lui a lancé ferme ta gueule est-ce que vous auriez dit ça vous aussi oui et je dois vous avouer que quand je suis bien sûr les les interventions médiatiques du président Larcher et je lui ai envoyé un message d'amitié de respectueux et d'amitié en le le remerciant d'avoir dit tout haut ce que une écrasante majorité de Français pense et et envie de dire à Jean-Luc mélenchant quand il se perd parce que c'est quelqu'un qui a du talent quand il se perd dans dans ses outrances voilà alors une chose est très simple euh aujourd'hui vous savez si on doit parler normalement quand on est politique il faut coconstruire de façon pragmatique la bienveillance du vivre ensemble voilà ce langage là les Français n VE plus si vous écoutez l'intervention de Gérard Larcher il y a un développement très équilibré très précis comme il le fait d'habitude et à la fin comme une chute comme Michel Audiard l'aurait mis dans la la bouche de Jean Gabin ou de Bernard bliet il dit ferme ta gueule mais alors peut-être que le mot gueule c'est celui-là qui dérange ferme-la voyez on a envie de lui dire ça à Jean-Luc Mélenchon ferme-la c'est quelqu'un de grand talent il est de mon département d'origine he c'est un Estonien on l'a connu c'est quelqu'un de grand talent de grande culture qui se perd de façon catastrophique pour des raisons euh électoralistes tout le monde l'a bien compris donc Gérard lcher a exprimé là il l'a fait avec un naturel une profondeur même un respect parce que vous savez quand il dit les élus sont àortés d'engueulade ben c'est un petit peu ça aussi donc voilà je pense que les Français ne lu tiennent pas rigueur et croyez-moi si tous les hommes publics avaient sa hauteur de vue et son respect de la nation ça se passerait pas comme ça aujourd'hui on parle de l'actualité du Sénat le Sénat qui poursuit l'examen du budget ce soir place à la partie dont vous êtes rapporteur spécial les crédits des médiat de l'audiovisuel un budget en hausse on en parle tout de suite avec audre [Musique] vetaz bonjour audre bonjour Audrey ce soir les sénateurs se penchent donc sur le budget de le di visuel public que le gouvernement veut augmenter oui une augmentation est pas des moindres plus 6 % en 2024 par rapport à 2023 quand on prend l'ensemble he France Télévision Radio France France méia monde é et Lina l'Institut national de l'audiovisuel on passe donc de 3illard 796 millions d'euros de budget à un peu plus de 4 milliards mais sur cet ensemble il y a une partie de l'argent qui est conditionné il ne sera pererçu que si des projets de transformation ou de modernisation sont mis en place on pense par exemple aux coopérations entre France 3 et France Bleue en région au développement d'une stratégie numérique forte pour se rapprocher des jeunes ou encore d'autres transformations en interne rien et le Sénat n'est pas de cet avis non parce qu'il y a des voyants qui s'allument en rouge pour les sénateurs d'abord quand on parle finance depuis la suppression pour tous de la redevance en 2022 il a fallu trouver une autre manière de financer l'audiovisuel public et pour cela on récupère une partie de la TVA sauf que cette mesure est temporaire elle doit prendre fin en 2025 mais aucune piste ne semble trouver pour l'après vous avez donc Jeanron Hugonet décidé de tirer la sonnette d'alarme en bloquant l'augmentation de 6 % voulu par le gouvernement en fait on gèle les crédits au niveau de 2023 en clair c'est tant qu'on s'est pas mis autour de la table pour trouver une solution pour l'avenir on naugmente pas le budget c'est aussi simple que ça voilà non mais j'ai bien fait mon travail je n'ai pas de note à mettre mais c'est exactement ça si si je si je peux un petit peu développer nous c'est encore une fois ça fait depuis 2015 le rapport le le GAT Olympe ici au Sénat don nous sommes c'est une devenu un peu une spécialité l'audiovisuel publque et privé parce que faut pas oublier qu'on marche quand même sur deux jambes dans notre pays et bien il y a longtemps qu'on dit qu'une réforme est absolument nécessaire très précisément la loi de 86 qui a été rafistolée au moins 80 fois depuis elle n'est plus voyez elle a un corpus qui est encore fondé mais le reste est l'univers numérique tout ça est dépassé le gouvernement pour une raison que j'ignore ou que je fin alors que le Président de la République habitué à ses sailis dans les médias avait dit en novembre 2017 l'audiovisuel publique est une honte pour nos concitoyens moi je m'étais dit benoitement ben il va nous montrer lui qui sait qui est disruptif qui est jeune et plein de dynamisme il va nous montrer ce qu'il va faire or madame Nissen n'a rien fait celui qui a voulu faire c'est Franck rester il a suivi d'ailleurs grandement dans sa loi dans son projet dans son projet de loi je dis bien les recommandations du Sénat on a détexter le covid pour ne pas aller plus loin alors que c'était passé en commission à l'Assemblée nationale donc une réforme est nécessaire et Roseline Bachelot est arrivée pour faire l'atterrissage final avec une petite loi qui était absolument nécessaire sur le piratage et voilà c'est tout ce qu'on a vu voilà et là on voit bien que le pouvoir est pétrifié dans l'audiovisuel public nous nous avons des recommandations bah pétrifié parce que forcément ça représente quand même vous voyez ce que je veux dire une certaine agitation quand vous avez l'audiovisuel public qui est en grève ça déplaî et forcément mais ça on peut le comprendre mais il faut se dire une chose c'est qu'aujourd'hui on ne pourra plus avancer comme on l'a fait pendant des années avec un avisard principal qui n'est en décalage avec le marché voilà ça c'est très clair quelle mission on demande au Service Public quel périmètre on lui affecte quel financement et quelle gouvernance nous demandons ça on ne voit rien donc il est hors de question de voter des budgets maintenant à l'aveugle dans l'état financier de notre pays hein c'est un de ou voir pour les parlementaires donc on refuse de le faire on bloque les crédits on les gèle ici au Sénat au niveau de ce qu'ils étaient en 2023 et on nous demande là ce qui est une honte absolue de nous de nous proposer de nous par prononcer sur une augmentation alors qu'on ne connaît pas les contrats d'objectifs et de moyens c'est surréaliste alors des solutions pour l'avenir vous en avez notamment pour faire des économies cet été le Sénat a adopté en première lecture une proposition de loi sur l'audiovisuel public pour créer une holding France média et faire fusionner entre autres Radio France et France Télé une proposition à laquelle la ministre de la Culture avait répondu à l'époque écoutez l'accélération depuis 3 ans de la désinformation des phénomènes de de d'égémonie des plateformes je je pense que maintenant l'urgence elle est plutôt d'approfondir les coopérations telles qu'elles sont lancées plutôt que de mettre toutes ses énergies dans une nouvelle organisation et dans un schéma de mécano institutionnel qui va nécessairement prendre énormément de temps on sait très bien qu'en France Télévision est devenue France Télévision le nombre d'années qu'il a fallu pour créer une holding puis une fusion c'est entre 9 et 12 ans est-ce qu'on veut prendre ce temps pour ce mécano institionnel ou est-ce qu'on veut prendre ce temps pour avancer sur les priorités sur lesquel nous sommes d'accord qu'est-ce que vous lui répondez ah B que c'est la pure réponse techno voilà c'est c'estàdire que le monde le monde de l'entreprise le monde ça voilà voyez on brandit on brandit le le mécano mais pourquoi ça a pris tant de temps B parce qu'il n'y a pas de volonté s'il y a volonté c'est pas moi qui le disait il y a un chemin mais je peux vous garantir que enfin regardeer rassembler les présidents de l'audiovisuel privé et les les présidents de l'audiovisuel public et organisons un débat on va voir ce qui en sort je vous garantis qu'il y a des vérités d'évidence que l'audiovisuel public ne veut pas voir et on les comprend encore une fois je sais c'est pas une pierre dans le jardin de Delphine Hernot ou cbil ve c'est pas pour ne pas parler que d'elle des deux principaux mais de France Radio France mais mais parce que c'est pour est-ce qu'il y a aussi une crainte de suppression d'emploi peut-être mais les craintes de suppression d'emploi encore une fois c'est la même chose avec la fonction publique territoriale je fais un rapprochement vous voyez tant qu'on va vivre sur ces brisées là ça ne pourra pas fonctionner ça veut pas dire que demain des gens so doivent se retrouver à la rue il s'agit de la meilleure utilisation possible des deniers des Français et en terme d'audiovisuel ce n'est pas le cas mais est-ce que pour ça il faut supprimer certaines chaînes ah bah quand je parlais de périmètre c'est une évidence en plus dans l'audiovisuel public les les chaînes se servent justement de cette multiplicité de chaînes pour faire passer sur des chaînes annexes des obligations les quelques obligations qu'ont le service public alors que le côté du côté du privé ils sont matraqués ils sont complètement cadrés eux au jour jour avec un parcours du combattant à peine croyable alors que de l'autre côté l'audiovisuel public à la bride sur le coup ça ce n'est plus acceptable et quelle chaîne il faut supprimer alors pour vous c'est pas c'est pas à moi de le dire là encore une fois mais c'est une réflexion qui doit y avoir communément on le sait on le voit bien c'est même pas les supprimer pour les supprimer il n'y a plus moyen de financer de cette façon là la structure de l'audiovisuel public tel qu'on la connaît alors que l'on doit développer le numérique le la ministre est entre les deux eau elle sait très bien que sur le numérique nous avons un retard considérable qui a fait des choses dans le numérique dans l'audiovisuel public français Radio France et é Arté qui est remarquable de ce point de vue-là sinon qu'est-ce qu'on a à à mettre en avant salto vous voulez qu'on reparle de salto où 65 millions de de de d'argent public ont été quasiment mis à la poubelle dans un échec notoire ça c'est pas c'est plus possible voilà et et le conditionnement d'une partie de ces de ces du financement du budget à ces synergies c'est pas assez c'est du bricolage mais c'est pas la carotte et le bâton c'est vous l'avez employé tout à l'heure ce qui manque à l'audiovisuel public c'est français c'est une stratégie il n'y a pas de stratégie nous avançons dans le brouillard et là je me mets à la place 2 minutes on les auditionne fréquemment je les rencontre souvent Delphin an sibil veille qui nous disent leur anxiété elles doivent piloter rendez-vous compte France Télévision Radio France avec quand même pas mal de monde àord comme vous l'avez dit sans savoir de quoi demain est fait la LOLF au 1er janvier 2025 quand le président de la République a sorti encore une fois une sortie médiatique je supprime la contribution à l'audiovisuel public français j'ai pas vu d'ailleurs des Français manifester je veux je veux retrouver la contribution à l'audiovisuel public et me taper dessus voyez j'en ai pas vu hein et bien quand il a sorti ça le plan B n'était même pas présenté on ne sait pas comment on va aboutir on a c'estàd qu'aujourd'hui le financement d'audiovisuel est en danger pour vous alors en danger ceux qui disent qu'en France ça y est on serait dans un pays totalitaire où règne une chap de plomb non ça je n'y crois pas 2 secondes vous voyez il faut pas faut être mesuré en revanche et comme je l'ai dit quand j'ai été reçu aux états généraux de l'information on me pose cette question l'audiovisuel public en France n'est pas menacé pour la bonne et simple raison et vous le savez peut-être mais si le président de la République avait besoin de s'exprimer à tous les Français dans un cas d'extrême urgence pour le pays ce que je ne souhaite pas il pourrait le faire via le service public parce que il y a tous les moyens y compris technique pour le faire donc ça c'est fondamental on a vu si j'élargi un peu le spectre au moment du covid que l'audiovisuel public était absolument nécessaire parce que là encore il faut s'adresser à la France entière donc sur le fond il n'est pas en danger sur la forme il est en grand danger puisque le modèle sur lequel il est construit ne tient plus ne tient plus financièrement sauf si on pense que on gère la France avec du quoi qu'il en coûte et un déficit avec une dette à 3000 mais quelle quelle solution alors est-ce que il faut par exemple rétablir la publicité après 20h alors ça ça va excusez-moi à l'encontre de ce qu'on dit au Sénat pour avoir un identifiant de qualité sur le service public il faudrait en bannir la publicité ben oui mais comment on fait pour les finances est-ce que c'est pas un pe est-ce que c'est pas incompatible mais si vous voulez avancer avec le même périmètre le périmètre il faut le réduire donner une mission au service public qui n'est plus de con et qui n'est pas qui n'a jamais été de concurrencer le privé comme ils le font de façon quasi permanente voilà mais permettre d'avoir une information vérifiée solide voilà que les Français savent trouver c'est c'est à mon sens on en parle en 2 minutes c'est c'est la direction une mission avec un cap mais on lui donne une mission très claire et le budget qui va avec merci Audrey à à tout à l'heure on va parler d'autres choses oui on va parler mesures venu de la droite pour éviter les récidives des auteurs d'actes de terrorisme sera ch dans le club on va l'actualité dans votre département pour terminer jean-rmonoun on va r retrouve Ted V rédacteur en chef du républicain de l'esson bonjour Teddy merci beaucoup d'être avec nous avec vous aussi on va parler d'un tout autre sujet on va parler droit de mutation et l'impact de leur baisse sur les finances des départements oui bonjour Orian bonjour jeanonet effectivement le département de lesson fait face àén diminution de ses ressources pour 2024 les les droits de mutation à titre onreux MTO he comment on les appelle c'est - 80 millions pour pour l'année prochaine bon un peu de TV en moins également moins une douzaine de millions ajoutter à cela à cette diminution des ressources des compétences obligatoires sur lequel département n'a pas la main je prends l'exemple du RSA la compétence sociale on peut s'interroger dans ces conditions voilà avec d'une part cette baisse de ressources d'autre part ces compétences obligatoires un budget sur lequel finalement il se murmure que les élus n'auraient la main que sur 3,5 % du budget pour faire les ajustements et est-ce que l'existence des départements a encore un sens que vraiment connaît moin dans ce contexte et avec les moyens qu'on lui donne alors déjà bonjour Teddy et je je voudrais saluer l'importance pour nous d'une d'une presse comme celle du républicain dans les sones et et dans tous les dép appartement parce que là on est dans la proximité les choses sont très claires le pouvoir politique et ça fait un moment que ça dure c'est pas uniquement dirigé vers une couleur politique dans notre pays a une tendance ainsi que la technocratie de notre pays à saper les deux piliers de base de notre République que sont la commune et le département ce sont des piliers qui fonctionnent qui ont montré dans le temps qu'ils ont une extrême résilience pour reprendre un mot à la mode aujourd'hui on est arrivé à une situation le département n'a plus aucune dynamique fiscale c'est-à-dire qu'il ne il ne peut même plus décider de ses recettes on est loin de l'article 72 sur la libre administration des collectivités territoriales voilà de la constitution de 58 ça il ne peut plus le faire et en même temps que le département lui coupe ses dynamiques fiscal on lui colle tous les jours tous les jours des charges supplémentaires pour l'étouffer c'est ce qui passe les communes c'est la même chose il nous reste encore la taxe foncière et encore vous ne pouvez pas y toucher comme vous voulez puisque Bercy vous encadre voilà la taxe d'habitation a été supprimée c'est un travail de SAP qui a commencé il y a déjà bien longtemps et qui arrive là dans l'entonnoir donc dès que un fait de société l'écroulement sur le marché de l'immobilier nous le vivons dans les communes parce que les droits de mutation ce qu'on appelle les d not frais de notaire pour que ce soit plus simple à chaque fois qu'un transaction se fait sur bien nous avons voilà que ça soit le département ou les communes donc nous subissons de plein fouet également c'est 30 % du budget du département 80 millions d'euros c'est énorme voilà et en même temps vous avez des charges qui augmentent pour les communes c'est la même chose je fais partie de ceux qui pensent que c'est une clairement une technique on va pas supprimer les communes les départements ça serait de prendre trop de risque parce que les Français les aiment et les identifient mais on va tout simplement les étouffer et ça je peux vous dire qu'ici au Sénat on laissera pas faire ça et justement tedy vous aviez aussi une une question sur les communes même si je crois que Jean un petit peu répondu ouais il y a il y a répondu par anticipation effectivement pour les communes une réunion avec la préfecture en début de semaine on a annoncé au qu'il fallait prévoir sur sur les droit de mutation 25 % sur le budget est-ce que le budget 2024 ça pas être le budget de tous les dangers pour nos communes petites ou grande dans tout le département non mais vous imaginez quand même où on en est aussi où il faut que l'État nous dise comme si on était à la la maternelle attention les communes il faut prévoir ça pour l'année prochaine le président du Département mon ami François durouvraet bien entendu a communiqué toutes les communes de lessones ont pris d'ailleurs vont prendre ou ont pris déjà une délibération au conseil municipal une motion pour attirer l'attention vous pensez bien quand le département subit 30 % automatiquement si vous êtes un petit peu cérébré et ben vous prévoyez pour votre commune un petit peu la même chose et même pas 25 % je préviris je prévois pour le budget de la commune moin 30 % parce qu'on va y avoir droit tout pareil et on le voit aujourd'hui les ventes s'écroulent merci tdor merci beaucoup d'avoir été avec nous c'est le Téléton à la républiain de les son la force est puissante avec le Téléton le Téléton qui aura lieu ce weekend hein on on le rappelle merci Jeanron Hugonet merci beaucoup d'avoir été notre invité à très vite j'espère

Audiovisuel public : “Il est hors de question de voter des budgets à l’aveugle" selon J.-R. Hugonet — Jean-raymond Hugonet · Pourquijevote