Valérie Pécresse
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Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Radio Classique, l'invité de Guillaume Durand, avec le Figaro.
Valérie Bécresse, bonjour. Les sujets ne manquent pas ce matin. Vous savez très bien, et mieux que personne, quand le domaine de la politique, il faut avoir à faire à la fois les affaires de terrain, une réflexion à long terme, et en même temps participer à un débat intellectuel. Vous le savez, et les gens le savent aussi, donc non seulement au budget, mais également à l'enseignement supérieur, à la base d'une réforme. Alors commençons par le terrain, puisque la région Île-de-France, c'est la région qui est la plus touchée par la Covid. Qu'est-ce qui peut être fait de plus que ce qui est fait actuellement ?
Est-ce que vous faites un diagnostic négatif, comme le fait Nicolas Sarkozy, par exemple, de ce qui est fait par le gouvernement ?
D'abord, je pense qu'il y a une décision courageuse et une bonne décision qui a été prise, c'était de ne pas reconfiner. Pour moi, il faut tout faire pour éviter un troisième confinement, dans la limite, évidemment, de l'expansion de la pandémie. Pourquoi ? Parce qu'il ne faut pas ajouter la crise économique et sociale à la crise sanitaire. Alors, c'était une bonne décision. Maintenant, ce que je constate, c'est qu'on pourrait faire encore plus et encore mieux. C'est pour ça que la région se mobilise, par exemple, pour augmenter les lits de réanimation à l'hôpital.
Nous allons financer 500 l'équipement et la formation pour avoir 500 lits de réanimation supplémentaire à l'hôpital, avec d'ores et déjà des dizaines d'hôpitaux de la région qui nous ont demandé de l'aide. Donc, concrètement, on achète des respirateurs, on achète des moniteurs et on forme les infirmières et les infirmiers à les utiliser de façon à ce que les capacités hospitalières ne soient pas saturées. Si les capacités hospitalières ne sont pas saturées, là encore, on évite un troisième confinement. Sur la politique de tests, il faut poursuivre des tests massifs, notamment là où se propage le virus, c'est-à-dire dans les lycées, dans les universités.
Et c'est pour ça aussi que la région finance une expérimentation très innovante sur les chiens renifleurs. Parce que vous le savez peut-être...
On a dit qu'ils avaient cette capacité que quelquefois un test PCR, ou en tout cas pas un test PCR, mais un test salivaire n'avait pas, c'est-à-dire de détecter si vous et moi on a la Covid.
Ce que je ne vous souhaite pas. Absolument, il faut savoir que les chiens ont un pouvoir de sentir les odeurs un million de fois supérieures à l'homme. Ils sentent les maladies. On a beaucoup d'expérimentations en cours. Et là, d'ici trois semaines, avec l'assistance publique hôpitaux de Paris, l'école vétérinaire de Maison Alfort, nous allons tester sur 2000 jeunes la sensibilité olfactive des chiens, de façon à pouvoir...
De tous les chiens, parce que qu'est-ce que vous...
Non, on utilise les chiens des services de pompiers qui sont déjà formés à repérer les personnes enfouies, ensevelies, ou bien les matières explosives ou inflammables. Donc, ils sont déjà formés à aller respirer des odeurs. Donc, on va prendre ces chiens-là et on va les former...
Donc, ça veut dire que la Covid a une odeur ?
Absolument, la Covid a une odeur, comme beaucoup de maladies. Et les chiens repèrent cette odeur. J'ai vu l'expérimentation hier, c'est absolument spectaculaire. Alors, on doit avoir des travaux de recherche validés par l'assistante publique hôpitaux de Paris. Nous les aurons dans trois semaines. Et si ça marchait, ça veut dire qu'on pourrait, en se passant juste une compresse dans la nuque, mettre cette compresse dans une petite boîte, faire respirer les boîtes aux chiens, et le chien s'arrête devant la boîte de la personne qui est positive. Ça voudrait dire que le test se ferait pour un euro.
Ça veut dire, par exemple, on pourrait le faire à l'entrée des lieux culturels, qu'aujourd'hui, on n'arrive pas à réouvrir. On pourrait le faire dans les aéroports, on pourrait le faire dans les gares, on pourrait le faire dans les universités pour les réouvrir aussi.
Mais ce qui se passe d'ailleurs dans les douanes, dans les aéroports, avec des chiens parfois qui, justement, sont chargés de retrouver ceux qui trafiquent de la drogue...
Absolument. Et aujourd'hui, les chiens renifleurs de Covid marquent à Dubaï, déjà à l'aéroport.
Alors, j'ai beaucoup de questions. Tout à l'heure, on a parlé des chiffres catastrophiques qui sont tombés ce matin pour Airbus et Air France. Il ne s'agit pas, évidemment, d'Airbus et d'Air France, mais dans la région, puisqu'il y a beaucoup d'argent qui a été débloqué par Bruno Le Maire, évidemment, pour relancer l'économie. Est-ce que vous pouvez faire plus pour les chefs d'entreprise ? Parce qu'il y en a, évidemment, beaucoup qui sont moins célèbres qu'Air France, et beaucoup moins célèbres qu'Airbus, mais qui ont, pardonnez-moi, dans une situation de panade totale.
Absolument. Le problème, c'est que les aides de l'État prennent la forme de prêts. C'est ce qu'on appelle le PGE, le prêt garanti par l'État. Or, vous avez beaucoup de tout-petits, toutes petites structures, des TPE, des indépendants, des restaurateurs, qui, eux, sont angoissés de l'économie sociale et solidaire, qui, eux, sont angoissés à l'idée de s'endetter. On ne s'endette pas pour payer son propre revenu.
La vente ne donne pas le PGE à tout le monde.
En plus, s'ils sont fragiles, ils n'auront peut-être pas de prêts. Première situation, ils n'ont pas de prêts parce qu'ils sont trop fragiles. Deuxième situation, même s'ils pouvaient demander un prêt, vous ne vous endettez pas pour payer votre propre salaire. Donc, le problème, c'est que ces personnes-là sont très fragiles. Il fallait un dispositif spécifique pour les aider. Nous l'avons mis en place, ça s'appelle Résilience. C'est une avance remboursable. Pourquoi c'est mieux qu'un PGE ? Pourquoi c'est plus rassurant ? C'est parce que si on n'a pas un retour à meilleure fortune, c'est-à-dire que si on ne regagne pas de l'argent dans six mois, on ne le rembourse pas.
On ne le rembourse que si on retourne à bonne fortune et qu'on peut le rembourser. Et donc, on a dépensé...
La démarche, elle se fait comment ? Pardonnez-moi d'être concret, puisqu'on fait le concret, la politique et après la réflexion sur l'islamo-gauchisme. Je suis ce petit entrepreneur défaillant. Je travaille en Ile-de-France. Je vais où ? Je fais quoi ?
Vous pouvez demander cette aide, elle est de 3 000 à 100 000 euros selon votre nombre de salariés. 3 000 euros pour zéro salarié, jusqu'à 100 000 euros pour 10 ou 20 salariés selon votre secteur d'activité. Ça va jusqu'à 50 salariés pour les restaurants. Vous allez sur le site de la région Ile-de-France. C'est le taux zéro. C'est sur six ans. Et c'est avec deux ans de différé de remboursement. Vous obtenez un rendez-vous avec ce qu'on appelle le réseau de l'économie sociale et solidaire, Initiatives France, France Active l'a dit. Ils vous coacheront pour faire votre demande et votre dossier.
Je voudrais qu'on écoute Jean-Michel Blanquer. Vous savez qu'il y a un grand dossier dans Libération sur un propos des propos de Mme Vidal qui occupe les fonctions que vous avez occupées sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy à l'enseignement supérieur. Elle demande aux universités une enquête, ce qui fait frémir les patrons de l'université et le CNRS pour simplifier les cursus ou les recherches qui seraient trop proches de l'islamo-gauchisme qu'avait commenté d'une certaine manière assez violente. C'est pour ça que la sortie de Mme Vidal est bizarre. Peut-être, en tout cas, qu'avait commenté d'une certaine manière Jean-Michel Blanquer après l'assassinat de Samuel Paty. Écoutez-le.
Il y a à l'université des secteurs qui ont une conception très bizarre de la République. Il ne s'agit pas seulement de définir des heures et des moyens. Il s'agit de voir ce qui se passe pour de vrai dans les enseignements qui sont donnés. Il y a des courants islamo-gauchistes très puissants dans les secteurs de l'enseignement supérieur qui commettent des dégâts sur les esprits et cela conduit à certains problèmes que vous êtes en train de constater.
Voilà, nous arrivons donc à la vie culturelle et politique. Évidemment, les universités sont vent debout en disant qu'il est hors de question de fermer un secteur qui considère comme nouveau les enquêtes sur le nouveau colonialisme ou sur la sexualité, sur le genre, etc. Est-ce que Blanquer a raison ? Est-ce que Vidal a raison ? Macron, semble-t-il, commence à être frileux parce que le monde enseignant est en train de rejimber sur cette affaire-là. Vous en pensez quoi ? Vous qui avez bien connu le problème. Vous parlez du problème de l'enseignement supérieur.
D'abord, pour moi, l'indépendance des enseignants-chercheurs, c'est une liberté fondamentale. C'est-à-dire qu'on est un pays de libre et les enseignants-chercheurs doivent pouvoir réfléchir, penser, exprimer leur opinion totalement librement. C'est la première chose. Non, c'est la première chose. La question de l'islamo-gauchisme est différente. C'est une question politique. L'islamo-gauchisme, ce n'est pas un courant de recherche. L'islamo-gauchisme, c'est une pensée politique d'un certain nombre de personnes à la gauche de la gauche. Qu'est-ce qu'ils pensent ? Ils pensent qu'ils nient le danger que représentent l'islamisme et l'islam politique pour la société française. Ils le nient.
Ils considèrent que ce n'est pas un vrai danger et ils minorent ce danger dans leur prise de parole, dans leurs enseignements. Alors, quel est le problème ? Le problème, il est simple. C'est que dans certaines facs, et là-dessus, la conférence des présidents de l'université ne doit pas détourner le regard. Dans certaines facs en France, les courants de pensée politique islamo-gauchiste sont très puissants. Je donne un exemple. Et ça présente un danger. Quand on ne peut plus penser librement dans une fac, parce qu'il y a une pensée dominante...
Vous avez un répléthore de facs dans votre région ?
Oui. Je vais vous donner des exemples. Bernard Rougier. Bernard Rougier est un chercheur universitaire foncilien qui cherche sur les territoires conquis par l'islamisme. Il n'a pas réussi à faire financer ses recherches par son université. C'est la région Île-de-France qui, dans le cadre d'un appel à projet, a financé sa recherche sur l'islamisme.
Donc, en fait, si je résume votre position...
Un autre exemple, parce qu'il est aussi parlant. Mohamed Sifawi est un professeur qui devait venir enseigner la laïcité et les valeurs de la République dans une autre université d'Île-de-France aux imams de la Grande Mosquée de Paris. Sous la pression d'un certain nombre de professeurs, on a annulé le cours. Donc, vous voyez, le problème, c'est que la pensée doit être libre dans l'université française. On doit pouvoir chercher sur l'islamisme, on doit pouvoir chercher sur le terrorisme, on doit pouvoir aussi chercher librement quand on n'a pas une pensée islamo-gauchiste. Ça, c'est le premier sujet.
Et deuxièmement, la pensée islamo-gauchiste ne doit pas devenir l'alpha et l'oméga de la pensée à l'université. Et la deuxième chose, c'est qu'il y a des étudiants qui sont formés à l'université française qui vont devenir peut-être aussi les futurs enseignants de nos enfants. Donc, on ne peut pas minorer vis-à-vis des étudiants la gravité du risque que représente l'islamisme sur la société.
C'est ce qu'il y a de Brunstein ce matin dans Le Figaro qui dit l'islamo-gauchisme à l'université comme au CNRS nous devons réagir vite car ça progresse. Libération défend un point de vue qui est évidemment sensiblement différent puisqu'il considère que Mme Vidal perd ses facultés. Alors, pardonnez-moi, mais j'ai entendu les deux arguments que vous donnez. Le premier, c'est qu'il faut la liberté. Mais la deuxième chose, c'est qu'il faut être quand même extrêmement prudent parce que ce qui se passe est quand même inquiétant surtout dans un contexte qui est celui de Samuel Paty. Donc, Vidal a tort, Macron a raison de dire...
Je crois que Mme Vidal soulève un vrai problème. C'est quelle formation nous donnons à nos étudiants aujourd'hui dans l'université française. Qu'est-ce qu'on leur apprend ? Mais, une fois qu'elle a soulevé ce vrai problème, la question c'est comment est-ce qu'on lutte contre le phénomène ? Et moi, je n'ai pas compris exactement ce qu'elle voulait faire, quel était son outil de travail pour lutter contre les fausses opinions politiques qui sont diffusées à l'université.
Question concernant les présidentielles. Le baromètre Paris Match IFOP montre... Alors, c'est une spectaculaire progression vous concernant. C'est toujours Hulot et l'ancien Premier ministre Édouard Philippe qui sont en tête. Mais votre progression donc est marquée à 7 points. Ce qui fait que Bruno Jeudy qui fait le commentaire se demande, puis vous êtes passé devant Barouin et devant Bertrand, si vous ne feriez pas une excellente candidate de la droite, non pas des Républicains parce que vous êtes en marge des Républicains, mais en tout cas de la droite traditionnelle aux présidentielles.
Je ne me fais aucune illusion, vous n'avez pas déclaré votre candidature ce matin, mais la question de savoir si ça vous fait réfléchir puisque vous avez quand même monté libre et si ça vous intéresse, c'est quand même une question importante pour ceux qui voudraient éviter et qui nous écoutent un duel entre Macron et Mme Le Pen.
Vous savez, Jacques Chirac disait les sondages, il faut mépriser les hauts et repriser les bas. Tout entendu, il faut... Voilà. Mais ce qui est important pour moi, c'est que je ressens que les solutions de la droite aujourd'hui sont les bonnes pour le pays. Vous parliez tout à l'heure de la question régalienne, de la question de la sécurité, de la question des valeurs de la République. Je pense qu'il faut être intransigeant sur ces valeurs et je pense qu'il faut effectivement lutter de toutes nos forces contre la montée des islamismes et de l'islam politique. De la même façon, vous parliez de l'efficacité, l'efficacité de gestion, l'efficacité de gestion des crises.
Je crois que nous, les présidents de régions, nous sommes un certain nombre à avoir montré que tant en matière économique et sociale, tant en matière de réactivité par rapport à la crise, on était d'une très grande efficacité. Donc je pense qu'il y a ce besoin d'expérience, il y a ce besoin de personnels politiques qui savent tenir la barre dans les tempêtes et c'est peut-être cela que reflète ce sondage.
C'est Blanquer qui a fait trois pas en arrière que vous concernant puisque finalement vous n'avez pas l'adversaire de La République En Marche et en même temps du côté de ceux qui sont inconcompatibles et qui viennent aussi de la droite comme Agir, ils essayent de monter un système au régional qui serait un système d'alliance un peu sous la forme du Front Républicain pour présenter les candidatures qui seraient des candidatures communes contre le Rassemblement National Comme vous êtes la principale région de France, votre réponse est évidemment intéressante. Il faut ou pas cette formule j'allais dire contemporaine du Front Républicain ou c'est une erreur politique fondamentale ?
Aujourd'hui, il ne faut pas se tromper d'élection. En tout cas, moi je ne me trompe pas d'élection. La région, c'est la région. Ce que les habitants de ma région souhaitent de moi, c'est que je m'occupe d'eux. Que je m'occupe d'eux au quotidien. Que je fasse de l'île de France la plus belle région de France, d'Europe. Que je les protège. Que je lutte contre la crise économique et sociale. Que je leur apporte plus de sécurité. C'est ça qu'ils attendent de moi. Ce n'est pas la même chose qu'un projet pour la France. Aujourd'hui, vous le voyez, dans cette élection régionale, beaucoup ont des arrières politiques pensées nationales. Mon adversaire socialiste fait la campagne d'Anne Hidalgo.
Mon adversaire du Front National fait la campagne de Marine Le Pen. Aujourd'hui, effectivement, on a le sentiment que l'AREM veut faire la campagne d'Emmanuel Macron avant 2022. Ce n'est pas ça. Ils sont en train de se tromper d'élection. Les franciliens, ce qu'ils veulent, c'est un président.
C'est normal d'avoir reporté tout ça au mois de juin pour vous. L'argument qui est mis en avant, c'est celui de la pandémie. Et l'argument qui est mis en arrière, si je puis dire, comme arrière pensée dans les journaux, c'est qu'ils n'arrivent tellement pas à trouver des candidats au niveau national qu'ils reculent, pour moins sauter. Je constate
que les élections étaient prévues en mars, qu'on vote en Catalogne, qu'on a voté au Portugal et qu'on ne votera pas en France et qu'on nous a repoussé les élections de trois mois. Bon, ça s'appelle gagner du temps. Ce n'est pas très grave. Je pense qu'à un moment donné, la démocratie s'exprimera. Il faut qu'elle s'exprime. Parce que quand la démocratie ne s'exprime pas, vous savez comment c'est. C'est comme la France, c'est un chaudron. Quand la démocratie ne peut pas s'exprimer, quand on ne peut pas exprimer son mécontentement par un vote ou ses souhaits par un vote, quand on n'a pas le temps du débat, ça fait les gilets jaunes, ça fait des explosions sociales.
Donc, il vaut mieux, à mon sens, qu'on vote, qu'il y ait un vrai débat sur la politique qui est mené et que ce débat, il ait lieu.
Je n'en reviens qu'une seule fois, mais vous n'avez pas totalement répondu sur cette histoire de présidentielle. Encore une fois, je ne vous demande pas de vous prononcer ce matin parce que c'est absurde. Je sais très bien que vous ne le ferez pas, nous ne sommes pas dans un commissariat de police ou dans une salle de torture.
Mais ça peut vous intéresser quand même, puisque Hidalgo dit que ça l'intéresse, Marine Le Pen a déclaré sa candidature et il y a aussi en ce moment quand même un temps particulier chez les responsables politiques, voyons Kamala Harris par exemple aux Etats-Unis ou celle qui gère formidablement la Nouvelle-Zélande, le temps des femmes semble quand même être en train d'arriver. Oui,
moi je n'en ferai pas un argument de vente parce que ça conduirait à voter Marine Le Pen les yeux fermés. Donc ce n'est pas parce que les femmes sont à la mode qu'il faut voter pour une femme.
C'est une réalité.
Non, ce que je crois c'est qu'il faut que en tant que présidente de la première région d'Europe je fasse entendre ma voix sur un certain nombre de sujets. On a parlé tout à l'heure de l'islamisme et du risque islamiste. On pourrait parler des sujets de sécurité et de la culture de l'excuse et du laxisme qui continuent de prévaloir dans une certaine partie de la société française. On peut parler aussi de l'écologie. Parlons-en. L'écologie pour moi elle est maintenant intrinsèque à la politique. Nous devons tous être écologistes mais il y a clairement deux écologies.
L'écologie du progrès l'écologie pour tous et puis de l'autre côté il y a une écologie de la décroissance qui conduit finalement à la crise sociale et à ce que seuls ceux qui peuvent se payer l'écologie puissent être écologistes.
Je reviens au terrain puisque c'est quelque chose que vous connaissez bien dans la région c'est l'affaire des Vélibes. Alors évidemment on passe des réflexions culturelles à la vie à vélo mais c'est vrai que c'est une des réponses le vélo à l'écologie la grande réponse française c'est quand même le nucléaire autrement nous ne serions pas responsables simplement de 1% de l'émission de CO2 dans le monde mais le Vélib est apparu comme une alternative mais c'est en même temps une sorte de catastrophe enfin ça ne marche pas du tout ou ça marche très mal quelle est l'explication que vous donnez parce que c'est un des grands arguments d'Anne Hidalgo Écoutez
quand on ne sait pas gérer les vélos on n'essaye pas de gérer les métros nous à la région on gère 10 milliards 800 millions d'euros par an de transport on est en train de faire la révolution des transports et on a créé un service qui s'appelle Véligo Location qui propose à tous les habitants de la région 20 000 vélos en location 20 000 vélos électriques et qui marche formidablement bien et qui est totalement financièrement équilibré voilà donc quand on veut on peut
Merci Valérie Pécresse d'être venue sur l'antenne de Radio Classique je rappelle que vous présidez la région Île-de-France que les régionales ont été reportées du mois de mars au mois de juin prochain et les 8h31 minutes nous avons rendez-vous avec Philippe Gaud pour la revue de presse Augustin Lefebvre pour le rappel des titres et tout à l'heure nous reviendrons abondamment sur cette histoire d'islamo-gauchisme avec Christophe Barbier et avec donc l'avocat Patrick Cludemagne qui a eu affaire justement à des procès de ce type nous y reviendrons dans un instant avec des extraits qui a eu affaire
et qui a eu affaire
Valérie Pécresse