Municipales à Paris : Rachida Dati livre ses derniers arguments pour convaincre
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Bonjour Rachida Dati, merci d'être avec nous ce matin sur France 2. Les électeurs parisiens vont trancher dans deux jours, je rappelle de quoi on part, vous avez obtenu 25,46% des voix au premier tour, le candidat du PS Emmanuel Grégoire a obtenu 37,98% des voix, vous avez bénéficié du ralliement du candidat centriste Pierre-Yves Bournazel et du retrait de Mme Sarah Knaffo qui a appelé à faire barrage à la gauche, est-ce que cela vous rend confiante pour ce second tour alors qu'un sondage par exemple publié hier vous donnait à ce stade à deux points derrière Emmanuel Grégoire et que donc pour l'instant c'est plutôt lui le favori. Ce deuxième tour c'est un choix décisif, un choix historique pour Paris parce que c'est la première fois où le camp de l'alternance peut l'emporter à Paris, c'est jouable mais rien n'est joué à ce stade, c'est une nouvelle élection, dimanche prochain c'est une nouvelle élection et c'est donc une nouvelle dynamique qui s'enclenche, ça n'est pas une élection où on additionne les scores du premier tour et donc le camp de l'alternance et du changement est majoritaire à Paris, donc tout va se jouer sur quoi ?
Sur la mobilisation de tous les électeurs qui veulent le changement à Paris, donc c'est pour ça que moi je les appelle à se mobiliser, ce qui fera la différence ce sera la mobilisation dimanche prochain et ça sera un choix définitif, donc soit on repart avec la même équipe Empire, une équipe qui a quand même endetté la ville à hauteur de 12 milliards d'euros, qui a laissé quand même la délinquance exploser, une ville qui est extrêmement sale, un chaos dans l'espace public, nous n'avons pas de plan de circulation à Paris, une végétalisation, une écologie sur laquelle c'est un échec. C'est le bilan que vous dénoncez, je voudrais juste vous poser une question si vous le permettez. C'est le bilan désastreux, donc soit on repart de ce bilan Empire, soit on vote Rachida Dati, soit on vote pour une alternance à Paris, pour évidemment pour un Paris en mieux et une qualité de vie pour les Parisiennes et les Parisiens en mieux.
Une alternance avec vous Madame Dati à l'hôtel de ville et je me permets de vous poser cette question, dans certains arrondissements, par exemple le 15e et le 17e, vos listes locales ont fait parfois donc un meilleur score que celle qui portait votre nom pour la mairie centrale. Est-ce que vous y voyez une sorte de désaveu de certains électeurs de droite qui finalement, ou du centre, qui ne vous voient pas à la tête de l'hôtel de ville ? Nous sommes partis, comme vous le savez...
Est-ce que c'est un handicap en tout cas ? Non, on est partis divisés au premier tour et donc les votes se sont dispersés, parce que quand vous reprenez les votes de Pierre-Yves Bournazel et du centre, effectivement nous sommes devant la gauche. Donc c'est pour ça qu'aujourd'hui nous avons une liste de rassemblements et d'unions de la droite et du centre.
Et donc moi j'appelle évidemment tous les électeurs dans ce rassemblement, dans cette mobilisation, à voter pour nous dimanche prochain pour apporter le changement, le changement en mieux à Paris. Il y a des personnalités extérieures à Paris qui vous apportent non pas votre soutien mais qui disent qu'il faut faire barrage à la gauche. Marine Le Pen par exemple l'a dit hier, Jordan Bardella a dit que s'il était électeur à Paris, il voterait pour vous.
Est-ce que cela, vous le considérez comme un atout ou comme un handicap ? Est-ce que, permettez-moi juste, est-ce que cela ne pourrait pas décourager certains électeurs, vous parliez de Pierre-Yves Bournazel, des électeurs centristes du premier tour qui ne veulent pas mêler leur voix à celle de l'extrême droite ? Vous savez, de Manuel Bompard, de l'extrême gauche, à effectivement des électeurs qui sont plus à droite, souhaitent le départ d'Emmanuel Grégoire.
Moi je ne suis pas responsable de tous ceux qui évidemment souhaitent le départ d'Emmanuel Grégoire. C'est pour ça que moi j'appelle tous les électeurs, tous les parisiens et les parisiennes qui veulent le changement à Paris de voter pour notre liste. Qui me soutient ?
Encore ce matin, Edouard Philippe m'a apporté publiquement son soutien. Je suis soutenue par toutes les forces de la droite et du centre. Et donc, moi j'appelle tous les parisiens, toutes les parisiennes qui souhaitent le changement à Paris à se mobiliser dimanche.
C'est comme ça que Paris changera. Madame Dati, vous aviez parlé d'un geste fort lorsque Sarah Knafo, mardi, a retiré sa candidature. Est-ce que là, vous considérez que c'est aussi un geste fort et courageux lorsque, encore une fois, les leaders du Rassemblement national appellent à voter pour vous ?
Pourquoi vous ne parlez pas de M. Bompard et de tant d'autres personnes qui appellent au départ de M. Grégoire, qui ne veulent plus de cette équipe ?
Mais il ne vous soutient pas, M. Bompard. Non, mais ils appellent au départ de M.
Grégoire. Ils n'ont pas appelé à voter pour moi. Donc c'est la même chose avec Mme Le Pen.
Je vais vous dire, tous les électeurs qui veulent le départ de cette équipe, qui a échoué. Elle a échoué sur la sécurité. M.
Grégoire a dit, moi, la sécurité, ce n'est pas ma responsabilité. Quand je rappelle le bilan de la sécurité à Paris, c'est 218% d'augmentation du narcotrafic. Alors vous allez nous expliquer dans un instant comment vous allez le changer. 60% d'augmentation des agressions sexuelles, 25% des atteintes aux personnes.
M. Grégoire a fait rentrer dans le périscolaire et les écoles parisiennes des pédocriminels. Ils sont encore au pouvoir.
Je vais vous demander dans quelques instants, dans quelques secondes, Mme Dati, ce que vous comptez faire. Contre cette pédocriminalité dans le périscolaire. Juste une dernière question sur l'ambiance politique.
Hier, Emmanuel Grégoire, que nous voyons à l'écran, a dit qu'Emmanuel Macron avait été à l'origine du départ de Sarah Knafou, en tout cas qu'il avait fait pression pour cela. Il l'a redit d'ailleurs ce matin. Qu'est-ce que vous en pensez ?
C'est absolument scandaleux. Emmanuel Grégoire ne peut pas défendre son bilan. Mais il est vrai que M.
Macron souhaite votre victoire. Emmanuel Grégoire ne peut pas défendre son bilan qui est catastrophique. 12 milliards de dettes, une insécurité qui explose, une ville qui est très sale, un périscolaire dans lequel il y a des pédocriminels.
Et je peux continuer comme ça. Une ville qu'ils ont minéralisée et bétonnée, un espace public chaotique. Répondez-moi sur cette question si vous voulez bien.
Justement, comme il ne peut pas défendre ce bilan, ça, ça devient, on verse dans le complotisme. Et d'ailleurs, Bertrand Delanoé l'a repris hier. Vous avez tous eu cette scène où, alors qu'il s'apprête à répondre à un journaliste, Bertrand Delanoé l'interrompt et lui dit qu'il faut s'en tenir aux faits, pas aux rumeurs et aux insinuations.
Ça n'est pas digne de quelqu'un qui prétend être maire de Paris. Il faut être dans les faits, la réalité. Il ne peut pas défendre son bilan.
Donc ils sont dans l'outrance, ils sont dans l'insulte. Vous avez vu que David Béliard me traite de raciste. Ils font des visuels en disant que je serai la maire la plus raciste de France.
On parle de vos adversaires. Si vous voulez bien, on va parler de votre projet. Vous avez beaucoup insisté pendant cette campagne pour dire qu'avec vous, le changement se verrait très vite.
Vous avez parlé de la sécurité ce matin. Pouvez-vous, entre autres sujets, pouvez-vous nous dire très concrètement aux téléspectateurs comment vous allez faire en quelques semaines, par exemple, quelles seront vos premières décisions pour améliorer la sécurité à Paris ? Première décision, le périscolaire.
Je change tout dans le périscolaire. D'abord, je mets fin à ce périscolaire, les activités morcelées. Je veux un périscolaire de qualité.
Je convoque tous les animateurs. Je les scanne, je contrôle qui est aujourd'hui dans le périscolaire face à nos enfants qui sont aujourd'hui victimes de viols et d'agressions sexuelles. En combien de temps vous allez faire ça ?
C'est la première semaine dès que je suis élue. Ensuite, je reçois évidemment...
Ce sera une mission, ce sera ma responsabilité. Je recevrai toutes les familles. Je dénombrerai le nombre d'enfants victimes.
Je ne mettrai plus un animateur seul avec un enfant. Vous parlez du périscolaire. Et donc ça, les contrôles seront pendant toutes les activités du périscolaire quand ils exerceront.
Ça, c'est sur le périscolaire. J'enclencherai le processus d'armement de la police municipale. Je...
Alors...
Je part...
Oui, allez-y, pardon. Oui, sois...
Non, non, je vous en prie. Je déploierai toutes les caméras de vidéoprotection en concertation, évidemment, avec le préfet de police. Je mettrai...
Et dans le même temps, Mme Dati, vous baisserez la taxe foncière et vous n'augmenterez pas les impôts. Donc, dispositifs de sécurité, je les encolancherai tout de suite. Périscolaire, je mettrai évidemment fin à cette pédocriminalité dans le périscolaire.
La ville sera propre 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Elle ne sera plus endettée puisque vous voulez baisser les impôts. Oui, et donc, je lancerai une ville plus propre, plus sûre, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7.
Sécurité de nos enfants. Et sur cette question. Je réduirai les dépenses.
Je mettrai...
Je convoquerai un conseil de Paris pour un budget rectificatif pour réduire les dépenses, réorienter les priorités. Et sur la taxe foncière, je réduirai évidemment du montant de la hausse qu'avaient faite Anne Hidalgo et Emmanuel Grégoire parce qu'ils ont trahi les Parisiens. Ils avaient dit qu'ils n'augmenteraient pas la taxe foncière.
Une dernière question. Ils l'ont augmentée de 600 millions d'euros. Et donc, je réduirai la taxe foncière de 600 millions d'euros sur le mandat.
Vous vous engagez ce matin sur un certain nombre de points. Une dernière question sur ce débat entre Emmanuel Grégoire et vous, qui est quand même tendu, on l'entend encore ce matin, sur les plateaux et même parfois hors micro. Il prétend, il affirme, il l'a dit hier, que vous l'auriez traité, pardon, je cite, de connard.
L'un des journalistes qui était sur place dit que c'était plutôt l'expression, je cite encore, « T'es toujours aussi con ». En tout cas, vous admettez que la courtoisie ne règne pas dans ce débat ? Non, d'abord, le journaliste a rappelé l'ambiance de ce débat.
D'abord, il verse dans le complotisme. Il dit que le président de la République est intervenu. Oui, mais sur ce point, il y a eu les mots connards ou con ou pas ?
Non, c'est faux, c'est faux. Ils me font dire des mots qui ne sont pas vrais. Ils me prêtent des accords que je n'ai pas faits.
Et donc, il faut qu'il arrête, il faut qu'il défendre son bilan, son bilan désastreux. Et donc, dimanche, c'est un enjeu historique pour Paris. Soit on change Paris en mieux, soit on continue avec cette équipe en pire avec le bilan catastrophique que je vous ai décrit ce matin.
Dati, candidat à la mairie de Paris, et c'est la suite de Télémata. Merci beaucoup. Merci à tous les deux, et merci à Ludovic Legris pour la traduction en langue des signes.
Rachida Dati