1ER-MAI : PAS LA FÊTE DU TRAVAIL, UNE JOURNÉE DE LUTTE
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Les 8h pour tout le monde, les 35 he pour tout le monde, les conventions collectives, les augmentations de salaires pour tout le monde, c'est les batailles [musique] du 1er mai. Tout à fait idieux de se dire que de laisser le choix aux gens. Les français sont suffisamment grands s'ils veulent aller travailler qu'ils soient libre de le faire.
La liberté dans l'entreprise, cela n'existe pas. Enfin, c'est une légende urbaine. C'est pas un [musique] truc où tu décides et tu es dégâ égal avec ton patron où tu dis "Ah bah tiens, j'aimerais bien c, j'aimerais bien ça, ça n'existe pas." Je ne supporte plus ce raquette.
J'appelle ça du raquet, le raquet des Français par aujourd'hui une caste de syndicalistes professionnels euh de gauche. Dans ce pays, on n' plus le goût de l'effort et du mérite chevillé au corps. 1er [musique] mai, c'est une façon de dire bah non, on arrête ces conneries.
Toutes ces privatisations, tous ces recherches de bénéfices, c'est le fruit de tout ça. Voilà, c'est le fruit d'orisation, c'est le fruit de l'exploitation. La branche [musique] dans laquelle travaillait son mari était visée par un plan de départ volontaire.
Philippe se suicide en septembre 2023. Si les raisons d'un tel geste sont souvent multiples, son acte [musique] a été requalifié en accident du travail. On pense que le 1er mai, c'est aussi un moment donné d'espoir [musique] et de dire que voilà, on relève la tête et on va chercher sur des communications globalisantes [musique] pour tout le monde. [musique] Bah, le premier mai, ça vient des États-Unis.
C'est une c'est la fête internationale des droits des travailleurs et pas la fête du travail. On ne faites pas le travail, on fait les travailleurs. Voilà, c'est toujours une petite distinction qui a besoin.
Euh, ça a été une pendant très longtemps et ça allait encore une journée de de grève et de lutte hein dans certain nombre de pays avec un certain nombre d'avancée sociale. La plus connue étant les 8h. Les 8h aujourd'hui les gens, ils sont 35h.
Bah, les premières luttes c'était pour avoir 8h de travail, 8h de dodo et de repos. Et donc du coup, ça a été ça un peu les premières litres du euh du 1er mai. Voilà.
Mais il y a eu d'autres luttes hein sur les conventions collectives, sur y compris sur l'extrême droite, contre l'extrême droite en tout cas voilà tout ça c'était des lutte qui était dans le casre du 1er mai et tous les ans bah toutes les syndicales elles venaient au 1er mai, elle portait tout ça et bien souvent une partie des acquis bien les gens ils arrivent, ils ont un certain nombre d'acquis sociaux qui ont été tenus par les anciens, bah c'est aussi le fruit de ces luttes, de cette souffrance he parce qu'à l'époque c'était beaucoup de souffrance et donc du coup voilà c'est le fruit de tout ça. Alors, depuis 1946, le 1er mai est la seule journée férier chôé payé. Donc maintenant, c'est devenu un peu c'est dans le paysage, on peut dire.
Mais quand même le mouvement social a continué à appeler alors pas à la grève évidemment vu que c'est chômé payé mais en tout cas appelé à des manifestation et pour porter un certain nombre de remindications les 35 heures étaient tout à fait dans ce cadre là un certain nombre de communications sociale mais y compris politique quelquefois parce que le mouvement ouvrier est riche en revendication. Après, effectivement, là euh on voit qu'il y a un coin là qui essaie d'introduire le gouvernement sur euh euh la possibilité de faire travailler euh euh les boulangers et les fleuristes euh le 1er mai sur la base du volontariat et euh et payer double. Un projet de loi va donc d'origine gouvernementale va être présenté avant ce 1er mai.
C'est un projet de loi de sécurisation qui va être présenté par le conseil des ministres avec des critères assez simples : boulangerie fleuristes artisanaux permettant de faire travailler les salariés sur la base du volontariat et en les payant double. Voilà. Bon ben moi je casse tout de suite hein une légende urbaine.
Je ne sais pas si ces gens ont déjà travaillé dans une entreprise mais le volontariat dans l'entreprise cela n'existe pas. C'est une fake news quand votre patron dit "Je veux, j'ouvre le magasin, j'ai besoin de toi." Parce que souvent on parle de petites structures hein.
Euh euh chez les boulangers, euh chez les fleuristes, c'est souvent des petites structures. Ils disent "Bah, j'ai besoin de toi." Parce qu'ils peuvent ouvrir de même, hein.
Euh 1er mai, on a le droit. Vous êtes patron, vous pouvez ouvrir, vous êtes fleuriste, vous pouvez ouvrir votre mais là j'ai besoin de toi pour travailler. Tu ne peux pas dire non.
Voilà, c'est une légende urbaine de croire que tu peux dire non. Il y a un lien de subordination avec notre employeur et pour ce qui est du payer double, bon bah c'est aussi une légende urbaine. Alors nous le 1er mai travailler, on connaît bien les SNCF hein parce que les trains, il y a beaucoup de temps, il y a plein de gens qui vont partir en weekend le 1er, c'est tant mieux.
Voilà et ils y vont grâce au train, tant mieux. C'est un transport écologique. Donc les chemineaux, on connaît ce le fait de travailler le 1er mai.
Bah les chemins, on n'est pas payé double. Voilà. Et non seulement n'est pas payé Doom, mais quand votre patron, quand vous êtes conducteur ou quand vous êtes contrôleur et que ça vous tombe le 1er mai, bah c'est pas "Ah bah non, écoute, je peux pas, j'ai pas envie, j'ai prévu un barbuck ou j'ai prévu d'aller à la manif." Non, non, c'est pas comme ça que ça se passe.
Donc c'est bien de casser quelques préjugés sur le monde du travail. [musique] Le projet de loi cadre qui a été voté au Sénat hier et qui passera à l'Assemblée nationale, on n pas encore les dates. Euh ça part plutôt d'une bonne intention dire voilà, il y a un problème de financement et des transports en général et du chemin de fait en particulier.
Mais à l'intérieur, on se rend compte euh en tout cas la première version du Sénat que c'est une version complètement ultralibérale, donc une bonne intention qui spète la figure comme souvent les lois sur les transports et notamment sur la SNCF. Euh par exemple, je citerai quelques exemples hein de de de de mesures véritablement négatives he dans cette loi cadre sur les transports. La première qui évidemment va impacter tout le monde, c'est que aujourd'hui, il n'y avait pas de d'automaticité d'augmenter le prix des billets TER, hein, TER ou euh en Île-de-France le passe navigo, voilà.
Ou même les tickets, il y avait pas d'automaticité sur l'inflation. C'est-à-dire que c'était le choix euh de l'autorité organisatrice d'augmenter de ce qu'aler sur l'inflation ou pas. Bon ben maintenant c'est dans la loi.
Il y aura ça sera automatique c'estàdire tous les ans, il y aura une augmentation des prix des billets, des prix des abonnements à minimum sur l'inflation. Donc là, la première mesure où il manque de l'argent dans le ferroviaire, ben la première mesure, c'est qu'on va faire payer les voyageurs, ce qui est plutôt un peu contradictoire parce que justement aujourd'hui, face aux enjeux climatiques qui nécessitent de développer les transports décarbonés comme le train, et ben il faut inciter les gens à arrêter la voiture pour prendre le train. Et ben on pense quand même que la meilleure façon d'inciter les gens, bah c'est pas d'augmenter le prix des billets.
Il y a d'autres mesures comme par exemple, ils ont prévu l'ouverture à la concurrence et un des problèmes qu'il y a, c'est qu'aujourd'hui le TGV n'est pas considéré, en tout cas TGV SNSF n'est pas considéré comme un service public, c'estàd il n'y a pas de subvention publique pour assurer un certain nombre de desserts, contrairement au TER, par exemple, c'est la région qui paye pour faire telle ou telle desserte. Or, la SNSF euh par son histoire, par un certain nombre de raisons, elle faisait du effet du TGV d'aménagement du territoire. C'est-à-dire qu'elle desser des gares où elle perd de l'argent.
L'idée folle hein, c'est l'idée du service public. C'est vous faites quelque chose, une activité qui sert en l'occurrence à l'aménagement du territoire aux citoyens mais qui vous fait perdre de l'argent. Par exemple, typiquement quand le TGV s'agrète en garde du Creuseau, bah il perd de l'argent.
Or, vous ouvrez à la concurrence, bah que fait Tren Italia et Renfé qui sont les deux opérateurs concurrents de la SNCF sur euh sur le TGV ? Bah eux, ils vont pas s'arrêter à la gare du Creuse ni de Macon. Eux, ils font du Paris Lyon direct, ils vont pas faire d'aménagement du territoire.
Donc le le législateur s'est rendu compte qu'il y avait un problème là-dessus. C'est-à-dire si d'un côté vous avez une entreprise qui fait tout le marché rentable et pas rentable et de l'autre une entreprise privée qui elle fait que du rentable et ben ça crée un déséquilibre. Donc ce problème est connu depuis euh 2018.
Il y a eu le rapport Spineta, ça a été pointé et ce problème n'a jamais été réglé. Et on se rend compte qu'il y a une concurrence complètement déloyale entre ce qui est demandé à la SNSF d'un côté et ce qui est demandé aux opérateurs privés de l'autre. J'ai cité le cas des TGV d'aménagement du territoire, mais je pourrais citer d'autres exemples.
Par exemple, les opérateurs alternatifs privés, eux, quand ils arrivent sur le marché et ben ils ont des ristourn, c'estàd des baisses sur les péages. Voilà, ça fait une deuxième distorsion à la concurrence. 3e distorsion à la concurrence aujourd'hui.
Bah TGV grâce à ses bénéfices, je dis toujours, la SNCF et l'entreprise fait revenir à la plus rentable d'Europe hein, et ben tout ça alimente ce qu'on appelle un fond de concours qui finance le réseau. Or les concurrents de la SNCF eux n'alimentent pas ce fond concours. Donc il y a une troisème distorsion à la concurrence et là ils sont dit on va profiter de la loi cadre pour proposer une 4è distorsion à la concurrence donc encore une concurrence déloyale.
Ils vont exiger de la SNCF de vendre les prix, les billets de ses propres concurrents. Voilà, parce que les concurrents n'arrive pas à remplir leur TGE, ils disent "Ah bah tiens, super, je vais passer par la SNCF et c'est la SNCF qui va vendre les billets de ses propres concurrents." Ça c'est dans la loi 4.
Donc ce qui pose quand même beaucoup de problèmes. En fait, on se rend compte que la concurrence marche pas. Au lieu de faire dire "Bon bah OK, j'ai regardé ce qui se passait en Angleterre, finalement en Angleterre ça marche pas." Il reviennent en arrière. nationalise.
J'ai regardé ce qui se passe en Allemagne. En Allemagne, la concurrence marche pas. Ils rennise pas, mais ils ont vraiment ils ont vraiment des gros soucis. au lieu de de stopper cette concurrence débile qui ne sert à rien et ben il rajoute il demande à l'NSF de financer ses propres concurrents. [musique] La privatisation des secteurs publics euh évidemment ne se limite pas la SNCF et se limite pas 2026.
Voilà, on a commencé dans l'énergie. Voilà, il y avait EDF GDF qui était l'opérateur public de référence qui nous permettait y compris d'avoir une énergie pas chère. Bon bah qu'est-ce qu'on a fait ?
On a séparé en deux. GDF a été privatisé, EDF est resté public, mais on a demandé euh à EDF de vendre son énergie à coût euh euh coûtant, voilà, à ses propres concurrents. Donc un système complètement dysfonctionnel, ce qui fait que 20 ans après l'ouverture à la concurrence de DF GDF, c'est encore l'ancien opérateur public qui produit l'électricité.
Les autres ne produisent pas d'électricité, ils vendent l'électricité produite par EDF. Mais en fait, ce sont des parasites. On a après la guerre euh nationisé un certain nombre de secteurs, hein, l'énergie, euh les transports, voilà, toute une série de de secteurs.
Et qu'à un moment donné, face à la crise du capitalisme, ils se sont dit bah voilà, il y a toute une série de marchés où on va pouvoir faire du business. Mais le problème, c'est qu'il ne pouvait pas faire du business. Donc ils ont commencé à discréditer euh c'est un peu tout le discours sur les fonctionnaires euh sur les entreprises publiques, elles sont inefficaces.
Bah non, pareil la SNCF c'est la seule à faire de l'argent alors que les autres ils n'en font pas ou ils sont quasiment en faillite. Donc on a discrédité mais ça c'est un travail à long terme qui s'est pas fait en 6 mois. Voilà.
Et donc ça ça a permis à avoir des opportunités, à un premier temps ouvrir le capital, dans un second temps à privatiser et ce qui a permis un certain nombre d'entreprises euh euh privées de faire de l'argent. Voilà, euh la caricature étant les autoroutes, les autoroutes 2006 euh de Villepin hein, il peut avoir un discours très sympa sur la Palestine. En tout cas, c'est lui qui a privatisé les autoroutes.
Avant, c'était public, ça a été privatisé. Aujourd'hui, ça permet à Vincy euh entreprise de bâtiment euh Effage également entreprise du bâtiment d'avoir acheter euh quasiment 70 % des autoroutes et ils se font un pognon de dingue. Les autoroutes margent à 24 %.
C'est-à-dire quand vous prenez le chiffre d'affaires, 24 % du chiffre d'affaires, c'est que des bénéfices. [musique] Hier, c'était la journée internationale euh de la santé et de la sécurité au travail. Voilà.
Bon, on aurait des super bons chiffres que ça passe inaperçu cette journée. Même en tant que syndin Italie, j'aurais pu l'entendre. Mais on a des chiffres catastrophiques catastrophiques.
Euh 1300 morts en 2024 chiffre de la sécurité sociale, c'est-à-dire qu'ils ne prennent pas en compte la fonction publique, les agriculteurs, les régimes spéciaux, les indépendants. Et aujourd'hui, il n'y a aucun organisme alors qu'on fait des statistiques surtout, sur le nombre de gens qui mangent des carambars, sur le nombre de fois où tu te laves les cheveux par semaine, il y a des statistiques sur tout. Par contre, sur les morts au travail, il y a aucune statistique qui centralise, c'est-à-dire à quelqu'un qui dise bah hop, je prends les chiffres de la SQ, les chiffres de tous ces différents régimes pour dire combien il y a de morts.
Donc aujourd'hui, on est à 1300 rien que sécurité sociale, euh vous pouvez rajouter une fourchette, on est peut-être à 1800 morts par an. 1800 morts par an au travail entre les accidents du travail, les accidents de trajet, c'estàdire les gens qui bossent en horaire décalé ou pas forcément mais de journées qui ont un accident qui meurt et les maladies professionnelles. Donc c'est une véritable catastrophe et on n'arrive pas et les chiffres ont tendance à augmenter.
Donc au lieu de profiter de cette journée pour en parler en boucle en disant bah voilà on fait des colloques, on a un ministre du travail, c'est Jean-Pierre Farandou. A plutôt une réputation d'aide social. Pourquoi il ne se saisit pas de ce drame ? de ce drame social mais parce qu'il y a une tolérance.
Voilà, mourir au travail en gros c'est normal et ça choque personne. Ah ça choque les travailleur mais voilà donc d'où ça toutes cette privatisation tous ces recherches de bénéfices c'est le fruit de tout ça. Moi je le dis souvent les 1,8 milliards de bénéfices de la SNCF enfin il tombe pas du sabot d'un cheval.
Voilà c'est le fruit d'erisation c'est le fruit de l'exploitation. Et donc aujourd'hui, on arrive dans une situation où y compris les accidents du travail à la SNSF explosent + 20 % en 1 an, plus 50 % 4 ans d'accident travail. On en est parce qu'évidemment la boîte, elle s'en doute qu'il y a un problème.
Elle en est à créer des primes aux agents si lorsqu'ils ont un accident du travail, ils se mettent pas en arrêt maladie parce qu'il y a des donc il y a des accidents du travail avec arrêt maladie et des accidents du travail. Vous déclarez vos actions du travail mais vous allez bosser quand même. Voilà.
Et donc pour développer ça parce que ça dans les statistiques bah ça passe mieux qu'avec les arrêts maladie et ben il y a ils ont créé des primes voilà de 3 400 € en disant si vous avez si là où vous travaillez votre équipe et ben vous avez plus de 5 ou 6 jours d'arrêt maladie d'accentraille avec arrêt maladie et ben la prime de 3 ou 400 € elle n'existe pas. Bah qu'est-ce qui se passe à SNCF ? Il y a une explosion des accidents du travail sans arrêt maladie. parce que les gens sont pris à la gorge.
Donc pour avoir 400 € bah même s'il se ils se coincent le doigt dans une machine, ils vont quand même bosser le lendemain. Voilà où on en est aujourd'hui. [musique] Les premières mesures qu'a fait Macron, hein, ça a été il s'est attaqué aux instances représentatives du personnel.
Donc il y avait connu le CE parce qu'on connaissait l'échec, les activités sociales, les délégués du personnel et les CHSCT. Bon bah voilà, il a mis ça de côté, il a tout fusionné en CSE. Voilà.
Bon bah la résultante de tout ça c'est qu'il y a eu un plan social chez les élus du personnel. Mais tous ces élus du personnel notamment membre CHSCT bah ça permettait aussi c'était des gardes fous. Je peux vous dire que quand un membre CHSCT vous mettez un droit d'alerte sur une gra sur un un danger grave et imminent et que vous ne faisiez rien euh et qu'il y avait un accident du travail, enfin c'était les menottes hein, vous pouvez y aller en prison hein, des procès c'était voilà bon il y a plus de CHST nulle part voilà bon ou très peu euh les délégués du personnel bah c'était aussi des collègues qui étaient à côté de vous euh avec qui vous pouviez discuter pouvez dans votre collectif de travail.
Maintenant, dans les collectifs de travail, ils ont complètement explosé. Il y a très peu de délégués du personnel. Le délégué du personnel, c'est maintenant un élu CSE qui est qui est à PTANOC que tu vois une fois tous les 6 du mois.
Bon bah toute cette proximité bah vous l'avez plus. Voilà, il y avait des un processus qui faisait de de syndicalisme voilà et qui permettait de régler un certain nombre de problèmes de maladies professionnelles, d'accidents et puis ne serait-ce que de stress. Voilà, parce qu'aujourd'hui, je pense que il y a un certain trompe de boîte où les gens ils ont peur et que si les représentants du personnel existent, c'est bien qu'il y a une raison.
C'est le principe. C'est quoi ? C'est euh qu'on soit pas obligé d'être une grande gueule pour pouvoir travailler parce que y compris les grandes au bout d'un moment, ils se retrouvent isolés et ils se font virer.
Voilà, c'est ça le principe. C'estàd que bah, tu vas voir ton délégué, le délégué il a du monde derrière lui et le délégué représente tout le monde. Voilà, c'est ça le principe du syndicalisme et parce que c'est son taf au délégué.
Voilà. Et ça permet euh ben à ce que ce que tu aurais pas osé faire parce que c'est pas facile d'aller voir son patron, son contreemître, son employeur et dire "Ah bah moi j'aimerais bien une augmentation à chaque fois tu veux me faire travailler la nuit, bah j'aimerais bien travailler de jour." Voilà tous ces trucs du quotidien qui vous enfin c'est votre vie hein.
Voilà. Bon bah passez par le représentant du personnel pour qu'il avance là-dessus et que vous soyez pas obligé vous à mettre le pied dans la porte au pour avancer là-dessus. C'est le principe de représentant du personnel.
Bon benah, reprint du personnel, il y en a de moins en moins. Bah en en partie à cause des ordonnances Macron. Voilà.
Disant des macronisme, ça sera peut-être l'arrivée de l'extrême droite. Enfin, j'espère pas. Euh parce que à force de diviser le monde de travail, de libérer, c'était ça, hein, il va libérer les énergies, les patrons, euh il va y avoir de la richesse, la richesse va ruisseler.
Bah non, il a libéré effectivement les milliardaires. Ça, les richesses, il y en a eu plus et il y en a, c'est vrai, plus mais par contre, ça ne risselle pas. Et il y a des problèmes de pouvoirs d'achat partout.
Et tout ça, ben avec la société, créer des divisions, créer des oppositions entre français, immigrés. Voilà, c'est ça aussi le bilan du macronisme où il a passé son temps à diviser les gens, à mettre de l'huile sur le feu. Ah, regardez les chemineaux, les privilégiés de cheminu.
Il a passé son temps à faire ça, à taper sur le service public, à taper sur les salariés et par contre à être d'une gentillesse déconcertante avec les puissants, les riches de ce monde. Et ben 10 ans après ça, ça donne une situation chaotique. Donc on espère et on pense que le 1er mai, c'est aussi un moment donné d'espoir et de dire que voilà, on relève la tête et on va chercher sur des communications globalisante pour tout le monde et on gagne grand quoi.
Et pour gagner grand, bah c'est gagner tout le monde et c'est les batailles du 1er mai. les 8h pour tout le monde, les 35 he pour tout le monde, les conventions collectives, les augmentations de salaires pour tout le monde et mine de rien quand le niveau social augmente bah on arrête les les mamailleries quoi, he les chicaneries, les ici et ça et les immigrés, les trucs, tout ça, ça fait ça fait ça sert les puissants de ce monde-là. Et je voudrais quand même finir sur parce qu'hier on a fait un grand rassemblement à la SNSF devant le siège, il y avait plus de 500 chemineux de sudrail pour dénoncer notamment les suicides à la SNSF.
Alors évidemment les suicides dans le monde du travail, il y a énormément de raisons. C'est comme disent multifactoriel, pas toujours que l'entreprise qui est à l'origine de votre suicide. Mais quand vous avez 12 suicides dans l'espace de 4 mois, ce qui fait un suicide tous les 9 jours à la SNCF, euh et depuis ce qui s'est passé à France Télécom avec l'explosion des suicides suite à la privatisation de France Télécom entre 2008 et 2009, on sait qu'il peut y avoir un lien entre la souffrance, entre la privatisation, entre l'exploitation qui qui s'intensifie, entre la casse des collectifs de travail.
Donc il y a un lien et avec le quelquefois le passage à l'E. Donc nous on vient dénoncer ça parce qu'on ne veut pas euh on veut pas qu'il se passe à l' SNCF ce qui s'est passé à France Télécom. Voilà, ça serait une catastrophe.
Et c'est pour ça qu'on demande un moratoire sur les réorganisations, la nomination d'un inspecteur du travail spécifiquement sur la question des suicides qui suit ce problème à la SNCF et pour le bien pour le bien des collègues. M. [musique] [musique] [musique]
Antoine Villedieu