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Podcast / conversationLe Média (sur Podcast)· 20 janvier 2025 19 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalSolidarités & familleSécurité

L’homme seul de l’Élysée : comment Macron se fait ghoster

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 80 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:55InvitéFait
    « Les dirigeants africains détestent Emmanuel Macron. »
  • 4:08InvitéChiffre
    « Il est toujours à 20% d'opinion favorable. »
  • 8:30InvitéFait
    « C'est la garantie que le désordre politique exceptionnel que nous connaissons aujourd'hui deviendra la règle. »
  • 8:54InvitéFait
    « Je suis toujours extrêmement opposée au retour du cumul des mandats. »
  • 10:20InvitéFait
    « Le Parlement a de ce point de vue des prérogatives qui doivent être pleinement respectées et le seront. »
  • 14:33InvitéChiffre
    « Quand on arrache un milliard d'euros supplémentaires pour le budget de l'hôpital, c'est environ 16 000 postes qui pourront être préservés ou recrutés dans les hôpitaux. »

Temps de parole

  • Invité69 %
  • Présentateur13 %
  • Invité 26 %
  • Invité 33 %
  • Invité 43 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Salut à toutes et à tous, vous regardez Les Indiscrets, l'émission hebdomadaire portée par Nils Vilqueux sur le Média. Nils Vilqueux suit au quotidien les dédats de la politique française et nous en rapporte les coulisses en nous expliquant comment la petite histoire éclaire la grande. Les Indiscrets n'existent que parce que vous, notre public, vous la financez si vous voulez et pouvez nous soutenir de manière pérenne, souscrire un abonnement de soutien ou un don mensualisé. Allez sur lemédiatv.fr slash soutien et passez à l'accueil.

Au sommaire, quand Emmanuel Macron n'a plus de copains, le chef de l'état français, fâché presque avec la terre entière, se fait également ghoster, comme on dit, par ses propres troupes auxquelles il ne peut plus rien apporter en dehors de problèmes. Les coulisses de la mésentente entre Yael Brown-Pivé et Bayrou et pourquoi la direction du PS a sauvé le soldat Bayrou, et ouvert la voie à un malaise en interne. On essaiera de comprendre. Nils, salut ! Salut ! Alors Emmanuel Macron est au Liban ce vendredi pour une visite éclair, sa troisième depuis l'explosion du port de Beyrouth en 2020. Et il en profite pour communiquer.

1:27
Invité

Oui, évidemment, très belle interview exclusive dans l'Orient le jour, le quotidien le plus connu francophone. Il explique que oui, le sursaut auquel on assiste au Liban est un espoir incroyable. Enfin, c'est surtout un espoir pour le chef de l'état, puisqu'il est quand même en plein marasme diplomatique. La France a l'air quand même assez effacée sur la scène internationale. Et dernièrement, elle n'a joué aucun rôle dans le cessez-le-feu entre Israël et le Hamas. Les dirigeants africains détestent Emmanuel Macron. On en a largement parlé sur le média. Pour ces mots, son vocabulaire jugé méprisant.

Alors, la preuve de ce malaise en interne, c'est que son chef de pôle diplomatique à l'Élysée, son Sherpa, comme on dit Emmanuel Beaune, a proposé sa démission la semaine dernière. C'est la lettre média de pouvoir qui en a fait la révélation.

2:24
Présentateur

Alors, est-ce qu'on sait pourquoi Beaune a voulu se barrer, si on peut oser parler aussi trivialement ?

2:30
Invité

Oui, tu peux le dire, parce qu'il y a eu quand même quelques coups de colère romériques de la part de ce conseiller expérimenté. Alors, apparemment, il a du mal à supporter son chef. Décidément, c'est un peu le leitmotiv, que ce soit à l'Élysée ou au Macronie. C'est vrai que Macron part un peu dans tous les sens, m'explique une source à l'Élysée. Dans son discours aux ambassadeurs, dont on a parlé la semaine dernière, Macron s'en est pris à la fois à Elon Musk, à l'Algérie et au Sénégal. Ça fait beaucoup de cibles, comme l'explique ma source. Et donc, c'est une des raisons qui font que le conseiller diplomatique du chef de l'État a menacé de quitter le navire.

Il y a aussi des tensions, apparemment, avec l'état-major du président, donc les militaires, en fait, qui essayent évidemment de peser de tout leur poids sur la politique diplomatique du pays. Alors, évidemment, Emmanuel Beaune n'est pas parti, finalement. Le chef de l'État a pu le retenir, mais c'est bien la preuve qu'il y a quand même des tensions dans son premier cercle, même si son entourage tente de faire du damage control auprès de nos confrères et consœurs de la presse. Alors, quand ça va mal en France, Théo, la visite à l'étranger est toujours une porte de secours pour les présidents, d'ailleurs, français.

On le voit ce matin avec les images d'Emmanuel Macron, tout sourire face aux Libanais, avec un petit bain de foule savamment concocté par ses équipes de communication. Mais en France, ça ne s'arrange pas. L'Élysée scrute les sondages successifs et la cote de popularité du chef de l'État reste désespérément plate. Il est toujours à 20% d'opinion favorable. Il a bien dégrincolé dans les sondages, selon une dernière étude Ipsos pour la tribune du dimanche publiée la semaine dernière. Et d'ailleurs, l'un de ses interlocuteurs régulimes explique que les Français ne lui pardonnent toujours pas la dissolution parce qu'ils n'ont pas compris cette décision.

Et apparemment, il a quand même fait un examen sur lui-même. Il en aurait conscience, me dit cette source. Il n'est jamais trop tard. Alors, on peut voir le visuel du sondage qui montre effectivement cette dégringolade assez impressionnante quand même pour le président français.

4:44
Présentateur

Alors, Nils, un malheur ne vient jamais seul. Et le Sénat est en train de faire un enfant dans le dos à Emmanuel Macron.

4:51
Invité

Et oui, au même moment, le Sénat détricote son bébé. Le SNU, critiqué de toutes parts pour son coup faramineux, son encadrement défaillant. On ne compte plus les mises en cause d'encadrants auprès des jeunes. Et donc, effectivement, le SNU est désormais privé de budget puisque le Sénat a voté ce jeudi, donc hier, au moment où on enregistre cette émission, pour supprimer les crédits budgétaires alloués au déploiement de ce programme, estimant sa généralisation, je cite, « ni possible, ni souhaitable », encore un échec pour Emmanuel Macron. Et qu'est-ce que disait Prisca Thévenot, l'ancienne ministre dédiée au SNU, déjà ? Regardez.

La porte-parole du gouvernement Maud Bréjean, votre successeur, a précisé, « le gouvernement ne souhaite pas supprimer, dit-elle, ce SNU, mais elle reconnaît la situation financière telle qu'elle est aujourd'hui, ne permet pas la généralisation. Elle était prévue pour 2026. Est-ce que vous croyez toujours à la généralisation du SNU ? » Moi, je pense qu'on ne peut pas avoir d'entre-deux. Soit on va sur la généralisation, soit, pardon, on arrête. Bah, du coup, on arrête. Alors, il y a pire, Théo, puisque le président est ghosté par ses propres troupes. C'est vrai que les députés, mais aussi les cadres du Parti Renaissance, désormais, se détournent du chef de l'État.

Vraiment, il n'est plus au centre du jeu. On n'en parle plus entre nous. C'est ce que m'assure un député macroniste qui n'a pas digéré, toujours pas, la dissolution. Et un autre classique de Renaissance, qui est un cadre au sein du Parti, me dit « c'est cruel, mais mérité ». Bon, il y a aussi le rôle de Gabriel Attal, un peu toxique, dans cette décomposition de l'autorité du chef de l'État. Et on me dit, c'est lui qui devient le patron de fait, puisqu'effectivement, maintenant, il est à la tête de Renaissance.

6:36
Présentateur

On passe à Yael Brown-Pivé. Apparemment, elle et François Bayrou ne sont pas les meilleurs amis du monde.

6:42
Invité

C'est vrai, et très honnêtement, ça a été remarqué à l'Assemblée nationale. Et on a vu la présidente de l'Assemblée afficher des rictus lors de la prise de parole de François Bayrou, mardi, lors de sa déclaration de politique générale devant les députés. Alors, malheureusement, le réalisateur des débats à l'Assemblée n'a pas pointé les caméras sur elle. C'est dommage, mais parmi les députés dans le public, parmi les journalistes aussi, on m'a rapporté qu'elle avait plusieurs fois marqué publiquement sa désapprobation avec les propos de Bayrou. Alors, c'est assez inhabituel, en réalité, parce que la présidence de l'Assemblée est censée garder une certaine neutralité durant les débats.

La présidence de l'Assemblée n'est pas censée prendre parti. Mais bon, on commence un peu à être habitué avec Yael Brown-Pivet et ses coups de gueule et ses retournements de veste successifs, comme le montre cette vidéo. Une inquiétude et une colère. Dames les députés, il est d'usage dans cet hémicycle de saluer la présidence et le ministre. Moi, on m'a appris à dire bonjour, mais bon, manifestement, ce n'est pas le cas de tout le monde. Un peu de silence, s'il vous plaît, on s'est calme. Et Gaillard, vous vous taisez. Votre attitude est inacceptable. Monsieur Delogu, vous n'avez pas à vous mettre en grève comme vous avez pu me l'exprimer en réaction à l'action du gouvernement.

Grandissez un peu. Voilà, alors elle a par exemple dit tout le mal qu'elle pensait du retour éventuel du cumul des mandats cette semaine. Écoutons-la, c'était sur RTL. François Bayrou veut aussi avancer sur la réforme du mode de scrutin. En clair, il veut avancer sur la proportionnelle. C'est la garantie que le désordre politique exceptionnel que nous connaissons aujourd'hui deviendra la règle, a dit Laurent Wauquiez. Ça ne paraît pas absurde ? Alors écoutez, il y a ceux qui sont favorables et ceux qui sont contre pour la proportionnelle. Moi, je suis pour la proportionnelle. Je pense que les Français seraient davantage représentés.

Et surtout que ça invite à construire des coalitions et qu'on sortirait d'un système simplement majoritaire. Donc moi, j'y suis toujours favorable. Et comme vous le savez, je suis toujours extrêmement opposée au retour du cumul des mandats. On vous a vu faire nom de la tête hier sur votre perchoir. C'est très expressif. Moi, je suis constante. Je ne veux pas le retour des baronnies locales. C'est ce qu'on a remplacé en 2017. Il n'est pas question de le récréer en 2025. Voilà un joli message subliminal envers Bayrou, qui s'était rendu quand même en jet au Conseil municipal de Pau, tout en restant maire, en arrivant à Matignon. Parce que pourquoi pas ?

Et elle l'avait bien égratigné à ce moment-là aussi. Au moment où Bayrou affirme devant l'Assemblée jeudi qu'il veut revenir sur ce non-cumul des mandats, elle a fait non avec la tête depuis la tribune. C'est ce que m'ont rapporté plusieurs députés de gauche qui étaient présents. Il y a un autre sujet de friction avec Bayrou. C'est par exemple la fin de vie. La présidente de l'Assemblée, on le sait, elle mène un lobbying intense pour faire inscrire ce texte en haut de la liste des priorités de la Chambre basse. Mais Bayrou, au-delà d'être de droite, c'est aussi un catholique très pratiquant. Autant te dire que l'euthanasie, ce n'est pas du tout son truc. Son entourage est ultra-chatho.

Il s'en fout de la laïcité, des progrès sociétaux. C'est ce que me dit, ce que me confie un conseiller ministériel qui les voit à l'œuvre au quotidien. Et d'ailleurs, ce mardi, lors de son discours, Bayrou a expédié le sujet en deux phrases, sans annoncer de calendrier. On l'écoute. Le Parlement a de ce point de vue des prérogatives qui doivent être pleinement respectées et le seront. Je pense en particulier à son pouvoir d'initiative qu'il ne manquera pas d'exercer sur des sujets importants dans notre société, comme la fin de vie.

L'autre souci aussi, c'est qu'il y a plusieurs ministres de son gouvernement, tendance manif pour tous, qui sont très peu à l'aise avec la fin de vie, c'est le cas de le dire, qui sont carrément opposés. C'est le cas d'Annie Gennevard ou encore de notre fameux Bruno Retailleau. Évidemment, ça ne plaît pas du tout à Yael Brown-Pivet. Alors, pourquoi une telle rivalité dans le fond ? Parce qu'ils sont tous les deux obsédés par une date, et je te le donne dans le mille, c'est 2027, la présidentielle. Ils sont tous les deux obsédés, et puis ils sont totalement égocentriques.

C'est ce que m'explique un député macroniste qui les connaît bien, et qui rappelle notamment le surnom donné à Yael Brown-Pivet à l'Assemblée. TPMG, en référence à l'émission de Cyril Hanouna, tout pour ma gueule. Bon, il y a un conseiller ministériel qui relativise un petit peu cette rivalité, qui m'explique qu'il y a bien de la place pour deux énormes melons sous la coupole de l'Assemblée. C'est vrai que ce n'est pas la première fois que l'Assemblée nationale accueille de gros égaux sous la Ve République. En tout cas, on va suivre, évidemment, le feuilleton entre François Bayrou et Yael Brown-Pivet.

11:44
Présentateur

Alors justement, pour parler de l'Assemblée nationale, le Parti Socialiste a fini par soutenir François Bayrou, et à ne pas voter la motion de censure concortée par la France insoumise pour le faire tomber. Bayrou est là, et bien là.

11:59
Invité

C'est la grosse teuf, là, à Matignon, depuis hier soir. Même si François Bayrou n'est pas connu pour faire des danses de la joie, mais là, en l'occurrence, son entourage ne se tient plus fort. C'est enfin à acheter une paire de couilles. C'est ce que m'explique un peu vulgairement quand même un soutien de Bayrou ce matin quand je l'ai interrogé sur la volte-face du patron du PS. À l'Élysée, même Rengen, c'est la danse de la joie où Macron a salué devant ses proches l'émergence d'une culture du compromis en France. Rien que ça, Théo.

Il faut quand même rappeler un petit peu ce qui s'est passé, parce que pendant longtemps, on a pensé que le PS allait quand même s'aligner sur le reste de la gauche et voter, notamment la France insoumise, et voter la censure. Il se trouve qu'en bureau national du Parti Socialiste jeudi, les opposants à la censure étaient plutôt en majorité, et donc Olivier Faure a retourné sa veste. Et évidemment, ça fait les affaires de tous les opposants à la France insoumise au Parti Socialiste, et Dieu sait s'ils sont nombreux.

Et voilà, Olivier Faure a retrouvé quand même un certain leadership en interne, ce qui l'arrange bien, puisqu'on rappelle que bientôt, il va y avoir le congrès du Parti Socialiste, où le premier secrétaire est quand même challengé par plusieurs rivaux en interne. Et donc, c'est un moyen aussi pour lui de retrouver de la force au sein du Parti. Il y a eu aussi le jeu de Matignon, de François Bayrou, qui a quand même multiplié, disons, les échanges avec le Parti Socialiste.

On sait qu'il a fini par transmettre au Parti Socialiste une liste de courses jeudi, donc en gros, toutes les mesures sur lesquelles il était prêt à revenir pour permettre aux socialistes de garder la tête haute et surtout de ne pas le censurer à l'Assemblée. Et évidemment, aujourd'hui, Olivier Faure, qui, il y a quelques temps encore, expliquait que le gouvernement Bayrou n'était pas légitime, se félicite de ses avancées, de ce qu'il appelle des avancées.

14:13
Présentateur

Et toujours au Parti Socialiste, Jérôme Gage se distingue.

14:18
Invité

Oui, alors Jérôme Gage, mais il n'est pas le seul, ceci dit, mais c'est l'un des anti-La France Insoumise au sein du Parti Socialiste. Et c'est très intéressant parce qu'il a repris les termes du Rassemblement National hier lors d'une interview. On l'écoute. Quand on arrache un milliard d'euros supplémentaires pour le budget de l'hôpital, c'est environ 16 000 postes qui pourront être préservés ou recrutés dans les hôpitaux. C'est concrètement des avancées quand on a l'engagement d'une taxe sur les hauts patrimoines ou sur les hauts revenus. C'est la justice fiscale qu'on appelle de nos voeux pour financer les services publics.

Donc ce ne sera pas le budget idéal, mais c'est la logique de compromis que nous on appelait de nos voeux que pour l'instant on va vérifier au moment des budgets. Ça va démarrer dans quelques jours. Et donc nous, on ne censure pas des discours. Il n'était pas très bon le discours de François Bayrou. On censure des actes. Et donc on le vérifiera. C'est marrant parce que c'est pile ce que disait Sébastien Chenu pour le Rassemblement National. Il y a quelques jours, on écoute. Est-ce que vous allez voter la censure ? Aujourd'hui, parce que nous ne jugeons et nous ne votons une censure que sur des actes concrets et pas sur des paroles, c'est-à-dire sur des actes budgétaires.

Nous pouvons nous réserver pour voter la censure sur des actes budgétaires. Voilà, donc on peut dire qu'au PS, on peut se trouver des points d'accord avec l'extrême droite. Alors est-ce que c'est vraiment une victoire pour le Parti Socialiste ? C'est peut-être une victoire un petit peu en trompe-l'œil. C'est ce que m'expliquait un stratège du parti qui a été plutôt en faveur de la censure, qui m'explique que bon, d'accord, peut-être qu'Olivier Fort a fait gagner du temps à François Bayrou et Emmanuel Macron et qui s'est offert un surplus de force avant le congrès du Parti Socialiste. Mais à quel prix ?

Puisque quand même les écolos, les communistes et puis évidemment les insoumis ont pris leur distance avec le Parti Socialiste, c'est le cas de le dire. Et puis surtout, ils passent un petit peu, même beaucoup pour les diviseurs du Nouveau Front Populaire quand même. Et c'est ce qu'a déclaré Jean-Luc Mélenchon d'ailleurs hier soir, on l'écoute. Le Nouveau Front Populaire a été fracturé et pas de notre fête. Le Nouveau Front Populaire est composé de quatre partis, pas cinq ou six, quatre. Et sur les quatre, il y en a trois qui ont voté la censure. À 100%, moins les retardataires. Nous sommes assez malins pour avoir compris ce qui s'est passé au Parti Socialiste.

Ce n'est pas nos affaires, faites ce que vous voulez. Mais si vous voulez recommencer le grand banquet avec François Hollande, et bien ça sera sans nous. Voilà, donc le PS fracture le NFP, mais il capitule seul. C'est un peu le lot de consolation pour Jean-Luc Mélenchon qui va jusqu'à faire croire que le PS aurait rejoint la coalition gouvernementale. C'est peut-être un petit peu exagéré. Mais c'est vrai que c'est un épisode qui laissera probablement des traces au sein de la coalition de gauche.

Alors, même au sein des opposants à LFI, au PS, on explique qu'en fait la question, c'était moins celle des Insoumis que celle du Parti Socialiste, en fait, et que c'était plutôt une question interne qui a été réglée. Ce que m'explique d'ailleurs un membre du Sénat qui est au PS, qui m'explique qu'en fait, là, ce qui était en jeu, ce n'était pas le nouveau Front populaire, c'était la place du PS, en fait, au sein des forces de gauche. Et donc, elle m'explique qu'il était hors de question que les socialistes censurent sous la pression de la France Insoumise.

Et donc, c'est une manière pour le Parti Socialiste, peut-être, après avoir récupéré des députés après la dissolution avec ces nouvelles législatives, de marquer le coup en montrant sa place, sa nouvelle place, au sein de la coalition de gauche. En tout cas, on va suivre ces développements avec attention.

18:19
Présentateur

Merci beaucoup, Nils, en tout cas. Et merci à vous d'avoir regardé cette émission. Dites-nous ce que vous en avez pensé en commentaire, si vous nous regardez par YouTube et via e-mail. Partagez cette vidéo, mettez des petits pouces en haut et faites passer le message du canal 165 de la Freebox autour de vous. 165 sur la Freebox, on nous retrouve sur Monotov, on nous retrouve sur YouTube et aussi sur notre site internet, lemediatv.fr, si vous le pouvez, bien entendu, sautez le pas, devenez sociétaire, abonné ou donateur du média en allant sur lemediatv.fr slash soutien, restez connectés aux médias.