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InterviewRenaissance (sur YouTube)· 19 décembre 2016 26 minAutoproduitFond programmatiqueSantéTravail & emploiÉconomie & entreprisesRetraites

Interview d'Emmanuel Macron sur Sud Ouest

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Attaque 10 %Défensif 5 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 78 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse directe

    Est-ce que c'est un nouveau Emmanuel Macron que l'on a découvert samedi soir ?

  • 1:00OuverteRéponse partielle

    Sur la santé, vous vous êtes engagé à ce qu'aucun soin utile ne soit déremboursé ?

  • 3:00OuverteÉludée

    François Fillon veut abandonner le tiers payant, vous le gardez ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Vous voulez supprimer les cotisations sociales des salariés sur la maladie et le chômage ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Comment financez-vous cette baisse des cotisations ?

  • 15:00OuverteRéponse directe

    Vous avez fait cette proposition à François Hollande quand vous étiez ministre ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00Emmanuel MacronPromesse
    « je ne dérembourserai aucun soin utile parce que à la fois c'est inefficace et injuste »
  • 4:00Emmanuel MacronFait
    « le projet que poursuit François Fillon c'est un projet de déremboursement »
  • 6:00Emmanuel MacronChiffre
    « pour un couple avec deux enfants c'est 1200 € par an en plus de mutuel »
  • 7:00Emmanuel MacronChiffre
    « une personne âgée c'est autour de 1000 € »
  • 17:00Emmanuel MacronFait
    « les 40 % des retraités les plus modestes sont protégés de cette augmentation »
  • 25:00Emmanuel MacronFait
    « tous les responsables politiques ont leur part de responsabilité depuis 35 ans »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

som en direct sur sud-ouest.fr avec notre invité Emmanuel Macron bonjour bonjour bienvenue à sud-ouest alors on vous avez accueilli ici céit en mai dernier il y a quelques mois vous étiez encore ministre de l'Économie vous êtes aujourd'hui candidat à l'élection présidentielle avant de revenir sur vos propositions juste un mot on vous a vu samedi terminer votre meeting porte de versaill particulièrement exalté est-ce que c'est un nouveau Emmanuel Macron que l'on a découvert samedi soir non je vous rassure je ne crois pas en tout cas mais c'est le même tempérament vous m'avez peut-être moins vu dans ces situations mais avec la même volonté de de convaincre d'emmener et quand la salle est là que la ferveur est là et bien je ne fais pas semblant et je ne compte pas mes efforts donc je vous confirme que j'étais très heureux samedi d'être avec les 15000 Françaises et Français qui étaient avec nous et que pendant un peu plus d'une heure et demi c'est en effet un discours convaincu j'espère convaincant que j'ai voulu tenir et avec aussi beaucoup d'émotions donc je ne fais pas semblant et je ne triche pasve avec celles et ceux qui me suivent bon très bien on va revenir sur vos propositions Emmanuel Macron je voudrais qu'on commence par la santé c'est un sujet dont vous avez parlé justement samedi qui fait beaucoup débat en ce moment est-ce que alors vous vous êtes engagé à ce qu'aucun soin utile ne soit déremboursé ou vous fixez le curseur peut-être au niveau du rum ça c'est le problème de ceux qui cherchent à distinguer le gros rum du petit rum exactement du côté et donc je les laisse sansliser dans dans ce qu'ils ont eux-mêmes créé non je pense que aujourd'hui quand on regarde les choses quel est le défi de notre système de santé il faut dire ce qui est depuis plusieurs années nous arrivons à répondre à nos objectifs nationaux de dépenses d'assurance maladie ils sont réalisés ce qui est une nouveauté depuis le début des années 2010 bon maintenant on a deux défis le premier le plus important pour notre population c'est d'améliorer le système de prévention c'est ça qui à terme nous permettra de faire des vraies économies sans réduire la prestation de santé pour t c'est ne pas attendre que le casagrave exactement et donc la France a un bon système de soins quand on regarde les maladies traitées à l'hôpital chez les médecins libéraux elle a un mauvais système de santé et en particulier tout ce qu'on peut prévenir la France le traite moins bien c'est toute la lutte qui doit être conduite et certains le font d'ailleurs contre la pollution pour une meilleure alimentation pour prévenir justement certaines maladies dès le début en ayant plus en allant plus régulièrement chez le dentiste chez l'ophtalmologiste et ceter ça que ce sera encore pris en compte avec vous bien sûr c'est pour ça que j'ai dit samedi et je le redis ici que je ne dérembourserai aucun soin utile parce que à la fois c'est inefficace et injuste c'est inefficace parce que le projet que poursuit François Fillon c'est un projet de déremboursement alors j'ai pas compris comment il revenait en arrière puisque il veut faire beaucoup d'économie mais maintenant il veut pas privatiser la science malad mais sans le privatiser il peut dérembbourser je crois que c'est ce qu'il poursuit c'est à lui de le dire mais ce que je veux dire par là c'est que c'est inefficace parce qu'il conduira des femmes et des hommes à moins bien se soigner et donc à moins bien prévenir et du coup aggraver la situation et ensuite c'est injuste parce que quand on dérembourse sans pour autant tout privatiser il s'agit pas de caricaturer mais quand on dit je vais massivement faire passer des soins du panier de soins de la sécurité sociale soit au déremboursement total soit au mutuel cela a un coût vous payez votre mutuel et donc qui est la première victime d'une telle mesure pas les classes les plus populaire parce que on a créé la couverture maladie universelle et la couverture maladie universelle complémentaire c'est donc on revient sur les classes moyenes class ça c'est le premier ceux qui ont les moyens ils ne renonceront pas aux soins par contre les classes moyennes et bien ce sera je fais référence au chiffres de la Fédération Nationale de la Mutualité Française pour un couple avec deux enfants c'est 1200 € par an en plus de mutuel les soins qu'il souhaitent d rembourser c'est un smmite par an pour une personne âgée c'est autour de 1000 € parce que évidemment c'est plus cher pour elle de se donc qu'est-ce que vous leur dites vous concrètement très concrètement vous n'aurez aucun des remboursements avec moi sur ce type là je demande on pourrait revenir des efforts à certains je les assume je l'ai dit de manière transparente ils sont beaucoup plus faibles ils sont clairs et transparents mais je pense que c'est une erreur pour notre système de santé pour notre bien-être collectif de vouloir faire des économies en dérembboursant des soins erreur fondamentale en terme d'efficacité et de justiceon après l'autre l'autre point et j reviendrai plus longuement dans les semaines à venir l'autre défi c'est la réforme de l'hôpital parce que l'hôpital français aujourd'hui est en crise c'est très difficile pour les personnels soignants parce que il y a une vraie transformation de notre organisation de santé on le sait bien des déserts médicaux se sont créés les professionnels de santé en libéral ont une organisation qui est différente d' y a 20 ans et vous avez un hôpital qui aujourd'hui est trombosé par des urgence massive par ces obligations de de formation un manque de moyens des professionnels de santé toujours là et un manque de moyens aujourd'hui une organisation depuis une quinzaine d'années qui pèse de plus en plus sur l'hôpital c'est l'un des défis pour les 5 prochaines années en matière de santé faire le lien avec ce que vous venez de dire un de vos concurrents François Fillon donc veut abandonner le tir payant je rappelle que le tir payant permet aux patients de ne pas faire l'avance de frais de soins dans leur parcours santé est-ce que vous êtes pour ou contre vous le gardez vous le supprimez le ti payant généralisé c'est une des mesures du qu je reviendrai dans les prochaines semaines sur toutes ces mesures en détail j'insiste simplement sur un point ici c'est que le tiers payant c'est simplement une question de de liquidation il n'y a pas de question de remboursement dérembboursement avec le tiers payant c'està-dire que c'est juste une modalité de paiement j revi même important ça évite de faire des avances de frais vous ça évite de faire des avances de frais pour certains donc c'est important je ferai une conférence spécifique sur la santé et c'est à ce moment-là que je dirais ce que je fais sur le tir payant comme sur les deux trois autres point c'est important par derniz to RA une mesure phare du K auquel vous apparten vous avez totalement raison ce n'est pas une mesure que j'ai porté mais c'est une mesure phare des derniers mois on peut supposer que vous allez le garder alors ne supposez rien attendez que je vous le dise bon très bien on va revenir sur une autre proposition c'est celle du du salaire alors vous vous présentez aujourd'hui comme le candidat du travail alors vous n'êtes pas allé jusqu'à reprendre le travailleur travailleuse mais je va voir souverrir euh simplement vous voulez supprimer les cotisations sociales que payent les salariés tous les salariés sur la maladie et le le chômage est-ce que ça peut vraiment voir le jour on a vu que depuis que vous avez fait cette proposition certains ont regardé travaillé ça pourrait être inconstitutionnel on pourrait pas le faire finalement je fais un lien avec la CSG vous allez en parler non c'est faux puisque on l'a fait pour la maladie ce que je propose c'est d'aller au bout de la logique qui a été suivie depuis le début des années 90 avec la maladie ce qui a conduit à créer la CSG puis à progressivement transformer transférer le financement de la maladie sur l'impôt et je propose de le faire pour le chômage si je ne changeais pas l'organisation du chômage ça pourrait porter des emporter des difficultés là je propose une vraie refonte quelle est-elle d'abord ce que je dis je veux pour ça que je suis je veux être le candidat de la justice sociale et donc le candidat du travail et je veux que le travail paye mieux je propose des mesures pour libérer le travail du côté employeur et pour inciter davantage les Françaises et les Français à aller au travail ou à être mieux payés de leur travail quel qu'en soit d'ailleurs le niveau de salaire et quel que soit le statut puisque cette mesure touche les salariés les indépendants les fonctionnaires et donc pour tout le monde le salaire net sera augmenté et se rapprochera du brut puisqu'on va supprimer les cotisations qui sont payées sur la maladie il en reste un tout petit peu et l'ensemble des cotisations qui sont payées pour l'unéit qui est financé le chômage c'est constitutionnel donc c'est faisable c'est faisable très clairement ça permet d'améliorer le salaire net et donc de rendre plus attractif le travail ce qui fait que vous êtes aujourd'hui dans une situation X ou Y vous commencez un travail et bien vous vous gagnez encore davantage qu'aujourd'hui c'est une vingtaine d'euros de pouvoir d'achat par MO en plus pour un un smicar par exemple enfin un français ou une un français ou une française qui est au SMIC qui est permise à travers cette augmentation du du salaire net et c'est une augmentation du salaire net qui n'est pas payé par l'employeur puisque c'est une réduction de charges et c'est très important parce que quand vous avez beaucoup de candidats qui promettent d'augmenter le SMIC pour tout le monde cette cette modification du salaire net moi elle touche tous les niveaux de salaire y compris donc les fameuses classes moyennes populair y compris les classes moyennes et elle profite surtout aux classes moyenne et elle ne se fait pas au dépend de l'employeur parce que quand vous proposez d'augmenter le SMIC bah ça vient peser sur les charges de l'entreprise et donc sa capacité à concurrencer une entreprise étrangère ou quelqu'un qui n'a pas les mêmes coûts du travail là je fais en réduisant la part qui est prélevée par l'État comment je finance cette mesure et c'est très important de le dire c'est pas on ne fait pas d'habitude dans une campagne électorale c'est là aussi où je veux changer les choses je dis comment je finance pourquoi il y a pas de finance magique c'est toujours à la fin quelqu'un qui paye al qui paye qu quand il y avait quand on avait promis de défiscaliser les heures supplémentaires on avait pas expliqué comment on payit et donc à la fin des fins ben vous avez compris comment on était payé on était payé par augmentation d'impôt qu'on a subi en 2011 quand on propose de ai au début du kincana aussi il vous a pas échappé que la réforme des ores supplémentaires était une réforme prise par Nicolas Sarkozi qui avait été supprimée au début du quinquen suivant donc je je je parlait du financement par Nicolas Sarkozi quand on dit je vais faire des économies et qu'on dit pas les détails on finit par les découvrir c'est sur l'assurance maladie quand certains disent moi je vais créer un super revenu universel mais n'explique pas comment ils vont mettre 30ard sur la table c'est un problème parce qu'à la fin ce sont toujours les Françaises et les Français qui payent donc moi je je finance cette baisse des cotisations cette suppression des cotisations par une augmentation de la CSG la contribution sociale généralisée d' 1,7 points oui sur deux catégories vous l'avez dit non sur pour être au contraire la CSG elle est payée par qui c'est un peu technique mais je préfère être clair elle est payée par l'ensemble des revenus c'est-à-dire les revenus du travail les revenus du capital les chômeurs et les retraités et donc cette CSG elle augmente d' 1,7 points c'est pas énorme parce que comme l'assiette est beaucoup plus large ça rapporte plus mais je protège deux catégories les chômeeurs évidemment je ne vais pas les taxer plus donc ils sont protégé de cette augmentation et les 40 % des retraités les plus modestes sont protégés de cette augmentation je suis même allé plus loin samedi dernier en annonçant ce programme ce début de programme en disant je m'engage à protéger le pouvoir d'ACh achat des retraité modestes pendant tout le quinquena pourquoi parce que les deux quinena précédents vous faites un distingo entre les retraité les plus aisés les plus fixer le ratio quelque part vous savez les 40 % des retraités les plus modestes seront protégés dans leur pouvoir d'achat c'est fondamental parce que vous avez aujourd'hui beaucoup de petits retraités qui ont été prélevé durant les 10 dernières années et qui ont contribué à l'effort national alors même que leur retraite leur permet si vous su bien c'est cette moitié de retraité les plus aisés plus les revenus les détenteurs les revenus du capital peuvent assurer la baisse des cotisations et faire l'équation quoi les travailleurs et travailleuses dont vous parliez auront une augmentation de leur CSG mais elle sera plus faible que la baisse des cotisations ce qui fait qu'avec cette proposition tous les travailleurs de France auront un gain de pouvoir d'achat un couple qui travaille au SMIC il aura une augmentation de pouvoir d'achat la baisse compensée par la petite hose de CSG de 500 € par an tous par contre qui aura une contribution nette les retraités les plus aisés et les revenus du capital pourquoi je fais ça parce que ces retraités les plus aisés je je sais bien je et je comprends que certains peuvent aller mais je leur dis un moi je ne vous mens pas je ne fais pas la chose derrière vous je ne la ferai pas le jour d'après je ne vous augmenterai pas l'impô le revenu durant tout le quinena si je peux d'ailleurs dès que j'aurai des marges de manœuvre je le baisserai de je vous demande un effort pour vos enfants et vos petits-enfants voilà il y a pas de finance magique ceux qui vous promettent des chocs fiscaux en début de quinena en disant moi je vais baisser massivement qui l'ISF qui l'imposese sur le revenu qui ceci cela sans vous expliquer comment ils feront si en augmentant le déficit ils font le choix inverse ils proposent que ce soit nos enfants ou nos petits- enfants qui payent nos cadeaux moi je dis stop nos enfants et nos petits-enfants ils ont déjà une dette de 100 % de de notre PIB c'est fini demande un eff Emmanuel Macron est-ce que vous avez fait cette proposition à Françis Hollande quand vous étiez ministre de l'Économie non parce que quand je vous êtes ministre de l'Économie vous savez vous ne vous n'avez pas les impôts je n'ai jamais été ministre des Finances alors je vais le dire autrement quand vous étiez secrétaire général adjint quandétais secrétaire général question économ fa cette proposition là parce que quand on vous écoute c'est assez limpide on se dit pourquoi on l'a pas fait avant ou et bien quand j'étais même avant cela dans la campagne j'avais préparé un programme économique il y a beaucoup de choses que vous retrouvez aujourd'hui dans mon programme que j'ai pu proposer et qui n'ont pas été retenu voilà donc si vous êtes sur le on va rester juste une parenthèse sur le sur 2012 la campagne le discours du Bourget mon ennemi c'est la finance qu'est-ce que vous dites aujourd'hui à ceux qui ont cru François Hollande vous avez été un des inspirateurs de cette campagne oui je je dois juste une parenthèse je être parfaitement honnête avec vous je ne suis pas l'inspirateur de la formule mon ennemi c'est la finance je sais donc je ne peux pas je ne peux pas leur dire grandchose je n'étais pas là aussi il faut être très explicite je n'étais pas dans l'équipe de campagne j'ai été un compagnon de route pendant 2 ans d'ailleurs au moment où il était le plus bas dans les sondages de François Hollande donc tous ceux qui font des leçons bien souvent c'est pas la peine moi je sais ce que c'est que d'accompagné quelqu'un au début et de le quitter en cours de route aussi oui mais sur des vrais désaccords j'ai accompagné François Hollande je l'ai conseillé il y a des choses qu'il a pris qu' n'a pas pris j'étais pas dans l'équipe finale de campagne parce que j'avais un métier j'étais au travail pendant qu'il y avait la campagne donc je n'étais pas là au meeting d'ailleurs parceque j'étais à mon travail j'ai accepté de quitter mon travail où je gagnais bien ma vie on l'a parfois reproché mais chiche que d'cun qui me le repr qui qui bien qui parfois me le reproche se débrouille pour avoir un travail bien souvent ils en ont jamais eu dans la vraie vie hein et allusion à la caste politique peut-être et vous êtes un multirécidiviste sur ce sujet et et d'autre part face de tel choix j'ai fait ce choix j'ai conseillé pendant 2 ans si j'avais été content de tout je ne serais pas parti je suis parti à l'été 2 14 parce qu'il y a des choses que j'ai porté qui avaient été suivies d'autres non et je suis parti je n'ai pas été récompensé avec une mairie avec un poste politique avec la responsabilité d'une grande banque tous ceux qui ont été à ses fonctions généralement sont repartis récompensés avec des nominations formidables je suis reparti avec ma valise je n'ai pas de chapeau mais j'aurais pu prendre mon chapeau et mon manteau et je suis reparti pour enseigner et créer mon entreprise j'ai ensuite été rappelé tout ce que j'ai fait comme ministre là j'en suis responsable politiquement donc je n'ai pas à rougir de cette période je l'ai fait en responsabilité et en liberté simplement reconnaissez-moi une chose à chaque depuis que je suis un responsable politique c'est-à-dire depuis août 2014 j'ai toujours dit la même chose toujours mené les mêmes combats vous m'avez pas entendu sur certains sujets donc ce sont des combats nouveau par contre sur les combats que j'ai conduit j'ai toujours tenu le même discours sur les 35 he le premier jour où j'ai été nommé j'ai tenu une interview sur les 35 he j'ai toujours tenu le même discours je ne suis pas comme c devant le M vous aviez laissé entendre que c'était pas une bonne idée les 35 et le samedi porte de versa vous a dit que vous fixeriez la durée légale du travail à 35 he non non ne déformez ni l'un ni l'autre j'ai dit depuis le début j'ai pas attendu d'aller devant le meddef le MF vous savez j'ai fait sur la gauche a pu expliquer un moment que la France pourrait aller mieux en travaillant moin C fauses idée c'était V mais je continue c'est pour ça que je suis contre le passage à 32h par la loi qu'est-ce que j'ai dit référez-vous au point du 30 août 2014 ou des premers jours de septembre 2014 interview qui sort le jour où je suis nommé ministre je dis la même chose ensuite au MDEF à l'été 2015 et j'ai redit la même chose samedi avec constance contrairement à beaucoup de responsables politiques qui parfois ont été premier ministre pendant 5 ans voire même antérieurement ministre des Affaires sociales et qui ne les ont jamais touché et qui maintenant vous expliquer qu'il vont mettre la dur bien sûr enfin je veux dire quand j'entends François Fillon qui explique qu'il va mettre la durée légale à 48 he et qui va faire des réformes formidables il a été premier ministre 5 ans de notre pays il a été en charge des affaires sociales pendant plusieurs années moi j'ai toujours tenu le même discours 35 duré légale vous la maintenz à 3 je ne change pas la loi parce que j'ai dit l'erreur faite avec les 35hur c'est d'avoir voulu changer partout dans le pays pour toutes les situations la durée légale du travail et donc de l'avoir fait par la loi donc de la même façon c'était un de mes désaccords avec Anin Jupé je pense que la passer à 39h ou à 40h autres est une erreur ce qu'il faut faire c'est faciliter généraliser la possibilité de déroger à la loi par un accord de branche ou d' entreprise et donc ce que je propose c'est de ne pas toucher à la durée légale et je n'ai d'ailleurs jamais proposé de la modifier dans quelque intervention publique que j'ai pu tenir parce que la bonne solution c'est de permettre dans les secteurs où cela a du sens dans les entreprises où c'est pertinent par le dialogue social et donc avec les représentants des salariés de négocier un accord majoritaire qui permette d'y déroger aujourd'hui c'est très contraignant des améliorations ont été faites par la loi travail je propose d'aller beaucoup plus loin et de le faire surtout tous les sujets ce qui fait que aujourd'hui au lieu d'aller par exemple dire je vais par la loi doubler le seuil de déclenchement de la création du comité d'entreprise ou du CHF donc 50 salariés 100 on connaitt ces seuils qui sont très importants pour beaucoup d'employeurs moi je vous dis dans la banque par exemple les salariés tiennent beaucoup à ces seuils les syndicats de salariés tiennent ça ne pose pas de problème aux employeurs parce que vous avez des gros employeurs qui savent gérer cette complexité j'ai jamais vu une banque qui s'arrêtait à 49 salariés donc on va pas supprimer le seuil pour secteur bancaire ça n'a pas de sens vous prenez le secteur des hôtels café restaurants vous avez énormément de d'hôtels de cafés de restaurants qui réussissent bien qui s'arrête à 49 parce que ils disent c'est trop compliqué si j'ai un comité d'entreprise je n'y vais pas les salariés quand vous les interrogez d'ailleurs ceux qui sont représentatifs de la branche vous disent nous c'est pas ce qu'on attend le plus on préfère être mieux payé mieux négocier justement le traitement des heures supplémentaires c'était un des secteurs qui bénéf déalisation et donc et donc sur ce secteurl ce que je propose c'est que par la négociation ils puissent aménager les choses et trouver un accord qui sera intelligent pour leur secteur et qui n l''est pas pour la banque les HE les heures supplémentaires certains comme Manuel Vals veulent les refiscaliser alors ça avait été supprimé au début du CAN de Françis Hollande do vouloir les défiscaliser à mon avis qu'est-ce que oui qu'est-ce que vous vous dites quoi sur les heures supplémentaires mais je pense que c'était c'est une mesure qui a été très impopulaire je vais pas me désolidariser c'est trop facile j'ai à l'époque dit ce que j'en pensais à quiis de droit et je pense que ça a beaucoup atteint le pouvoir d'achat des Français qui sont au travail et qui sont modeste ou de classe moyenne dans certains secteurs comme l'hôtellerie le bâtiment et cetera donc la philosophie de cette mesure j'y suis favorable tant que je n'aurais pas des éléments techniques qui me permettent de manière intelligente de la financer je ne me prononcerai pas dessus parce que vous savez c'est facile en campagne de dire je vais les défiscaliser à nouveau ça coûte l'idée c'était que ça crée des emplois oui ça crée des emplois ça coûte plusieurs milliards d'euros donc soit vous continuez à augmenter le déficit public ce que je ne souhaite pas au contraire je souhaite baisser la dépense publique soit vous savez dire comment vous le financez pour l'instant vous avez pas la solution non donc mais vous comptez l'avoir j'imagine mais je je fais pas de fausses promesses mais je dis juste que de manière générale faut pas faire de fausses promesses les chocs fiscaux de début de quinena à la baisse on les a vécu c'est 2007 200008 ça finit en choc fiscal à la hausse en fin de quinena c'était 2011-22 donc moi je ne souhaite pas je ne ferai pas de choc fiscal à la baisse en début de période je ferai des mesures que je sais financer et je baisserai d'abord la dépense publique avant d'aller promettre d'augmenter de baisser les impôts justement Emmanuel Macron vous parlez du début de quinana tous les candidats rêvent des fameux 100 jours de tout faire très vite tout de renverser la table d'entrée de jeu ce sera votre manière de procéder non je pense qu'il y a des quelques mesures importante et structurante qu'il faut prendre dès le début est-ce qu'on peut imaginer un référendum par exemple certains veulent faire un référendum couplé au législatif pour faire passer des mesures c'est quelque chose le référendum il est en avril mai quiconque considère qu'il est élu légitimement est élu pour décider il faudrait un référendum si on n'est pas clair sur ce qu'on veut faire donc moi je compte expliquer très clairement comment on est en train de commencer à le faire les choses surtout je veux l'inscrire dans un projet quel est mon projet faire rentrer la France dans le 21e siècle la faire réussir non pas pour régler les problèmes d'hier non pas déj siè oui mais les politiques bien souvent n'y sont pas rentrés et nos propres débats non plus je veux dire la France dans le 21e siècle n'a pas besoin d'avoir les mesures de la Grande-Bretagne des années 80 ou de retrouver la société frçais des années 60 et donc rentrer dans le 21e siècle ça veut dire une vraie politique en faveur de l'innovation de la flexibilité sociale des protections individuelles repenser c'est ce que j'évoqué tout à l'heure pour le travail ce que je propose c'est une vraie révolution du chômage et donc du rapport au travail et une vraie révolution de la formation continue et du projet éducatif pour former tout au long de la vie en fonction justement des restructurations donc des sécurités individuelles repensé et une France qui réussit dans l'Europe bon ça c'est mon projet c'est ma vision je crois que les mesures les plus difficiles celles qui mettent du temps à avoir un effet il faut les prendre au début ce que j'ai dit sur le droit du travail et donc cette se renvoie à la négociation dans l'entreprise et la branche les réformes que je souhaite porter sur l'éducation et sur la formation professionnelle sont à prendre en début de mandature mais je ne fais pas partie de celles et ceux qui pensent qu'on ne gouverne que 100 jours je pense que c'est une profonde erreur parce qu'à ce moment-là on intégre sa propre faiblesse on serait le seul pays qui a quasiment 2 ans de campagne électorale pour gouverner 100 jours 3 mois quoi donc pardon de vous le dire quand on est élu président de la République on a vocation à présider 5 ans et donc je m'attacherai à prendre évidemment les mesures les plus complexes et les plus difficiles au début mais j'entends bien présider 5 ans Emmanuel Macron le temps tourne trois petites questions un peu plus politique pour terminer manuel Vals qui est un de vos concurrents qui pourrait être un de vos concurrents vous ne participez pas à la primaire de la gauche ne revenons pas là-dessus vous l'avez dit plusieurs fois simplement lui aussi il doit défendre le bilan de ce qu'inen vous avez été ministre qu'est-ce que est-ce que c'est aussi votre bilan je l'échec sur le chômage par exemple vous êtes aussi comptable de ce résultat là sur le chômage ou pas vous savez sur le chômage tous les responsable politique par que c'est le reproche qu'on va vous faire on dire était ministre de l'Économie pourquoi n'at-il pas réglé cette question vous ntiez pas ministre du Travail ni Premier ministre je vous le confirme ni ministre des Finances ni ministre du Travail ni Premier ministre donc mais tous les responsables politiques ont leur part de responsabilité depuis 35 ans parce que la France c'est depuis 35 ans qu'elle n'a pas réussi à régler le problème du chômage de masse mais vous m'accorderez que que j'ai eu moins les manettes que beaucoup d'autres quoi qu'ayant un discours peut-être plus cohérent et plus clair depuis le début que beaucoup d'autres un dernier mot Emmanuel Macron on a entendu sgolen Royal laisser entendre qu'elle pourrait vous soutenir pendant cette campagne présidentielle c'était un sous-entendu est-ce que vous l'appelez vous aujourd'hui est-ce qu'elle soit plus précise et qu'elle vous rejoigne franchement qu'elle franchisse le pas non j'ai beaucoup de respect pour C goen royale pour l'action qu'elle conduit au gouvernement et puis pour l'action qu'elle a pu conduire en tant que responsable politique du justement ces différents mandats mais je considère que c'est à elle de prendre ses responsabilités de faire le choix qui est le sien en conscience l'approche qui est la mienne depuis le début c'est une approche de clarté et de cohérence politique nous avons créé en marche pour que tous les progressistes de gauche du centre de l'écologie de la droite se retrouveent là où aujourd'hui dans la vie politique française il existe un mur de Berlin en quelque sorte qui les empêche de travailler ensemble nous le faisons de manière cohérente en étant clair sur nos valeurs nos objectifs et tous les responsables politiques je suis accompagné aujourd'hui par Arnaud Leroi qui est député depuis le début à nos côtés sout Mbour il y a quelques années ou mais il a fait son choix il n'a pas fait un choix d'appareil il l'a fait en cohérence parce qu'il se retrouve dans cette vision et il est actif dans le le mouvement et porte cette vision donc que toutes celles et ceux qui s'y retrouvent la rejoignent et je m'en félicite parce que nous serons d'autant plus forts que des franç frça et français quel que soit leur responsabilité rejoignent ce mouvement qui a dépassé aujourd'hui les 120000 adhérents donc simplement je le fais en respect profond c'est pas à moi d'appeler ces goen royale de l'inciter de la pousser c'est à moi de souhaiter vous l'accueillerez si elle vient vous l'accueillerez mais enfin écoutez j'ai suffisamment de gens qui me conchie ou s'oppose ou critique pour me réjouir quand des responsables politiques considèrent que c'est une offre politique utile dans laquelle il se retrouve maintenant nous construisons quelque chose qui est à inventer qui est est à à poursuivre dans les prochaines semaines et les prochains mois avec beaucoup de détermination avec une grande cohérence vous l'avez compris il y a une vision cette vision elle est établie je l'ai expliqué durant tout l'été l'automne elle s'appuie sur ce constat qui a été la grande marche elle a abouti à un projet qui est dans le livre révolution qui explique justement cette vision et sa cohérence parce que j'y tiens beaucoup et maintenant nous commençons à décliner des grandes transformations un programme et j'ai commencé à le faire samedi dernier je continuerai cela jusque fin février et je le ferai avec la même discipline c'est-à-dire rigueur professionnalisme et cohérence quand je dis quelque chose c'est pas pour revenir dessus de mois plus tard c'est simplement parce qu'on a travaillé que ça répond aux préoccupations de nos concitoyens et que c'est le fruit d'un travail collectif un dernier mot Emmanuel Macron vous avez parlé de progressiste c'est l'un de vos maîtres mots Emmanuel Vass lors de sa déclaration de candidature l'a aussi utilisé on l'a vu revenir ça vous a fait sourire ça vous a agacé non pas du tout je me félicite que tous les ralliments util puiss se faire trs écoutez ce sera le mot de la fin merci Emmanuel Macron d'avoir répondu à nos questions cette interview est désormais terminé je rappelle que vous allez dédicacer un livre chez mol en fin d'après-midi voilà merci d'être venu à très vite pour un nouveau direct