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DébatRassemblement National (sur YouTube)· 6 mars 2025 26 minContradictoireActualité / polémiqueDéfenseEurope & internationalInstitutions & électionsÉconomie & entreprises

Andréa Kotarac : "Emmanuel Macron a démantelé la souveraineté française !" (Public Sénat)

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 76 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse partielle

    André Kotarac, est-ce qu'il a trouvé les bons mots il y a un chef de l'État ?

  • 1:25RelanceRéponse directe

    Léonard Carroi, là-dessus. Une chose est sûre, c'est que si on n'avait pas eu Emmanuel Macron au cours des dernières années, on n'aurait pas la place que l'on joue aujourd'hui en Europe.

  • 3:20OuverteRéponse directe

    Pourquoi est-ce qu'il doit rappeler ça hier, le président de la République ?

  • 4:06FerméeRéponse directe

    Vous confirmez ces propos à nouveau ce matin ?

  • 4:20RelanceRéponse directe

    Oui, mais il l'a dit hier. Quoi qu'il arrive, la décision restera entre les mains du chef de l'État.

  • 6:00RelanceRéponse partielle

    Il y a huit ans, votre parti était pour le Frexit. Ce n'est pas la mienne. Mais il y a huit ans, Emmanuel Macron disait qu'il fallait renforcer la défense européenne.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:08Invité politiqueFait
    « Emmanuel Macron, président de l'Union européenne, a été le premier supporter des traités de libre-échange, notamment c'est lui qui a poussé à la signature du traité de libre-échange avec la Nouvelle-Zélande. »
  • 4:27Invité politiqueFait
    « Le problème avec Emmanuel Macron, c'est qu'il dit toujours ça. Lorsqu'il a voulu donner le siège français au Conseil de sécurité, il a dit non mais ce sera en français mais ce sera pour l'Union européenne. »
  • 4:38Invité politiqueFait
    « si on souhaite la sécurité, la paix et la stabilité sur le continent européen, partager l'arme de dissuasion nucléaire avec 26 autres pays, c'est multiplier les risques de son action. »
  • 5:02Invité politiqueFait
    « L'augmentation du budget militaire français, il servira d'abord et avant tout à protéger la France à nos frontières sur les cinq continents. »
  • 5:11Invité politiqueFait
    « Je vous rappelle qu'aujourd'hui, à l'heure où on parle, la Nouvelle-Calédonie est en proie à de nombreuses ingérences étrangères, notamment venant de l'Azerbaïdjan. »
  • 5:33Invité politiqueFait
    « Il y a huit ans, vous étiez pour le Frexit. »
  • 6:07Invité politiqueFait
    « Il y a huit ans, M. Macron a vendu des turbines hydrauliques aux États-Unis d'Amérique »
  • 13:55Invité politiqueFait
    « On est en train d'endetter sur plusieurs générations les Français pour aider l'Ukraine qui, selon la Cour des comptes de l'Union européenne, est un État corrompu et failli. »
  • 14:16Invité politiqueFait
    « Le Parti socialiste au pouvoir, après 2015, c'est-à-dire après l'annexion de la Crimée, continuait de vendre des armes à la Russie. »
  • 15:31Invité politiqueFait
    « vous avez ces gouvernements successifs, François Hollande et Emmanuel Macron, qui d'ailleurs en faisaient partie, ont rendu dépendant la France aux États-Unis d'Amérique. »
  • 15:36Invité politiqueChiffre
    « Dans l'appareil productif militaire français, 20 à 40% des composants, 20 à 40% des composants sont américains. »
  • 16:06Invité politiqueFait
    « En forme de lucidité, le Green Deal, les règles européennes ont anéanti la souveraineté industrielle de notre continent. »
  • 22:02Invité politiqueFait
    « nous on a voté la loi de programmation militaire on demandait même davantage »

Temps de parole

  • Andréa Kotarac33 %
  • Invité29 %
  • Présentateur27 %
  • Présentateur 24 %
  • Invité 23 %
  • Invité 33 %

1,9 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

André Kotarac, est-ce qu'il a trouvé les bons mots il y a un chef de l'État ?

0:03
Andréa Kotarac

Incontestablement, là où il a raison, c'est qu'on rentre dans une nouvelle ère internationale où chaque nation, chaque continent va se défendre, défendre ses intérêts. Là où moi je trouve que c'est assez amusant d'entendre Emmanuel Macron parler d'indépendance et de souveraineté, c'est qu'en réalité, pendant des années, il a démantelé la souveraineté française.

Quand il explique qu'il faut une industrie européenne forte et qu'il faudra préserver ses emplois et notre savoir-faire sur nos territoires, celui qui a vendu les turbines hydrauliques d'Alstom, qui était précisément stratégique dans les sous-marins nucléaires français, dans le portailon Charles de Gaulle ou même au cœur de nos centrales nucléaires français, c'est quand même Emmanuel Macron, il l'a vendu à pas n'importe qui, aux Américains. On a aujourd'hui devant le tribunal de commerce de Grenoble, deux entreprises, Arkema et Vancorex, qui notamment travaillent le chlore pour les missiles balistiques français, etc. Je vois que M. Bayrou ne souhaite pas nationaliser.

Donc ça va partir à l'étranger, tout ce savoir-faire français. J'observe que dans la souveraineté, dans les éléments essentiels à la nation, il y a l'agriculture. Emmanuel Macron, président de l'Union européenne, a été le premier supporter des traités de libre-échange, notamment c'est lui qui a poussé à la signature du traité de libre-échange avec la Nouvelle-Zélande. En bref, Emmanuel Macron a raison, il faut revenir à la souveraineté, il faut revenir à l'industrie. Mais malheureusement, c'est lui qui l'a démantelé pendant cette année au pouvoir.

1:25
Présentateur

Léonard Carroi, là-dessus. Une chose est sûre, c'est que si on n'avait pas eu Emmanuel Macron au cours des dernières années, on n'aurait pas la place que l'on joue aujourd'hui en Europe. On serait probablement, si ça avait été le Rassemblement national, sortis de l'Europe. Parce que je vous rappelle qu'il n'y a pas si longtemps que cela, vous preniez un Frexit et vous vous félicitiez de cette décision qu'avaient prise les Britanniques. Aujourd'hui, une chose est sûre, c'est que l'échelle pertinente, c'est l'échelle de l'Europe. On ne peut pas forcer nos partenaires européens à faire les bons choix.

Ça fait des années qu'on leur dit, il faut que nous consommions en européen, il faut que nous nous réarmions ensemble, il faut que nous allions dans le bon sens. Et il y a des pas qui ont été pris dans cette Europe de la défense. Moi, je veux bien faire de la sémantique, mais lorsque l'on donne des attributions en matière de défense à la Commission européenne, c'est une avancée, on est en train de coordonner nos forces, on est en train de coordonner nos états-majors pour pouvoir répondre de manière coordonnée. Et d'ailleurs, la première fois que l'on l'a fait, les expérimentations qui ont eu lieu, c'est au moment de l'aide et du soutien à l'Ukraine. Donc il y a eu des avancées.

Est-ce que pour autant dire qu'on va faire une Europe de la défense, ça veut dire renoncer à la souveraineté nationale en matière de défense ? Évidemment que non. Et le président de la République l'a rappelé d'ailleurs hier dans son discours, en disant, nous sommes une puissance dotée, nous avons l'intention d'ouvrir un débat sur la possibilité d'étendre notre dissuasion nucléaire au-delà aux pays européens, mais ce sera toujours le chef de l'État français, celui qui aura la capacité d'appuyer sur le bouton. Pourquoi est-ce qu'il doit rappeler ça hier, le président de la République ?

Eh bien parce que justement, on entendait une petite musique et des fake news, on se délaisserait de notre souveraineté. C'est tout le contraire, ce que prône Emmanuel Macron, c'est d'ailleurs ce qu'il fait, et puis ça fait des années qu'il le dit. Moi je suis finalement assez satisfaite de voir que des pays européens qui jusqu'à présent préféraient se mettre sous le parapluie européen, préféraient acheter des F-35 plutôt que des Mirage ou des Rafale, aujourd'hui se dire, mais finalement, on ne pèse que si on est en européen. Avant de vous faire réagir, Michael Vellandré à Cotarec, on va écouter justement le chef de l'État sur ce sujet.

3:25
Invité

Oui, en effet, le président de la République a rappelé que cette dissuasion nucléaire est souveraine, qu'elle nous protégeait. Quant à ouvrir cette dissuasion à nos voisins européens, Emmanuel Macron est prêt à ouvrir le débat. On l'écoute. Fondant à l'appel historique du futur chancelier allemand, j'ai décidé d'ouvrir le débat stratégique sur la protection par notre dissuasion de nos alliés du continent européen. Quoi qu'il arrive, la décision a toujours été et restera entre les mains du président de la République, chef des armées. Le Rassemblement national, par la voix notamment de Marine Le Pen et de Jordan Bardella, crie à la trahison nationale.

L'arme nucléaire est une possession française qu'on ne doit pas partager. Vous confirmez ces propos à nouveau ce matin ?

4:09
Andréa Kotarac

Écoutez, que la France ait besoin d'une sécurité, c'est une évidence. On rentre dans une nouvelle ère maintenant. La dissuasion nucléaire et la compétence de la défense sont des compétences régaliennes nationales.

4:20
Présentateur

Oui, mais il l'a dit hier. Quoi qu'il arrive, la décision restera entre les mains du chef de l'État.

4:24
Andréa Kotarac

Le problème avec Emmanuel Macron, c'est qu'il dit toujours ça. Lorsqu'il a voulu donner le siège français au Conseil de sécurité, il a dit non mais ce sera en français mais ce sera pour l'Union européenne. Là, on nous dit la dissuasion nucléaire, elle sera française mais on va protéger les autres. Pardon, mais si on souhaite la sécurité, la paix et la stabilité sur le continent européen, partager l'arme de dissuasion nucléaire avec 26 autres pays, c'est multiplier les risques de son action. Moi, je dis une chose aux Français et à ceux qui nous écoutent. La dissuasion nucléaire, elle sert à protéger la France, les Français.

L'augmentation du budget militaire français, il servira d'abord et avant tout à protéger la France à nos frontières sur les cinq continents. Je vous rappelle qu'aujourd'hui, à l'heure où on parle, la Nouvelle-Calédonie est en proie à de nombreuses ingérences étrangères, notamment venant de l'Azerbaïdjan. Je vous rappelle que nous avons la plus grande frontière de la France avec un autre pays, ce n'est pas l'Estonie, c'est le Brésil, avec là aussi des enjeux majeurs en Amérique latine. Par conséquent, je crois que l'argent public des Français sert à protéger les Français.

Et pardon, madame, je veux bien débattre de sujets, mais dire que le Rassemblement et pour le Frexit, ça s'appelle une fake news. Premier point. Non, non, je dis qu'il avait été. Vous en conviendrez. Et deuxième point, je le dis à vos téléspectateurs. Madame, vous dites que... Il y a huit ans, vous étiez pour le Frexit. Vous dites que... Alors que Emmanuel Macron était pour la défense. Vous avez dit que partager la compétence de la défense avec la Commission européenne, un organe non élu, est un progrès. Pardon, mais ce n'est pas ma conception des choses.

5:47
Présentateur

J'ai parlé de coordination de nos états-majors, j'ai parlé de force de frappe commune. La compétence de défense n'est pas une compétence partagée, encore moins avec des gens qui ne sont pas élus. Mais il y a huit ans, et là, c'est absolument pas une fête. Ce n'est pas la mienne. Il y a huit ans, votre parti était pour le Frexit. Ce n'est pas la mienne. Mais il y a huit ans, Emmanuel Macron disait qu'il fallait renforcer la défense européenne. Il y a huit ans, Emmanuel Macron a vendu des turbines... Constance, cohérence versus volonté de sortir de l'Europe.

6:07
Andréa Kotarac

Il y a huit ans, M. Macron a vendu des turbines hydrauliques aux États-Unis d'Amérique, On va laisser parler, Michael Vallée.

6:12
Présentateur

Vous étiez en train de vous financer, M. Poutine. Non, j'étais chez Alstom pour défendre le travail.

6:16
Invité

Allez-y, Michael Vallée. Comme on va rentrer dans le dur et dans le réel à un moment, parce que là, il va s'agir de pouvoir acheter des armements, savoir comment on les finance, savoir quelles sont les options stratégiques qui sont prises, et puis amener certains États à confirmer ou pas confirmer ce qu'ils ont dit. La déclaration du chancelier allemand m'a complètement coupé les jambes. D'abord, parce que je ne fais pas confiance à l'ordolibéralisme allemand pour se dire qu'ils vont sacrifier la vente de voitures aux États-Unis pour agir, comme on dit joliment, en européen et pour acheter du matériel français ou d'une BITD européenne. Donc oui, on rentre dans une nouvelle ère.

Et ça va amener chacun à devoir se positionner. Je trouve que vous y allez fort, parce que le problème que vous avez aujourd'hui, c'est que quand on voit ces impérialismes qui s'affirment chacun dans leur zone, Marine Le Pen a dit dans son discours qu'il fallait une espèce d'équidistance de la France entre la Russie et les États-Unis, moi, dans l'équidistance, ce que j'entends, c'est d'essayer de fâcher ni l'un ni l'autre. Parce que d'un côté, ça ne vous plaît pas quand on vous le rappelle, vous étiez chez Alstom ou ailleurs, j'en sais rien, Poutine, il a été votre banquier.

Ensuite, toute l'extrême droite et toute la sphère, on va dire, numérique de l'extrême droite court après le fait de pouvoir avoir le soutien d'Elon Musk demain, comme ça a été pour l'Allemagne, comme il veut le faire pour l'Espagne, pour les élections à venir et avoir un responsable de réseaux sociaux, comme on dit, un community manager, comme on dit dans la Macronie, pour faire la campagne de 2027. Donc tout le monde est bien embêté parce qu'il va falloir maintenant que les masques tombent et qu'on dise les choses. Et on ne va pas pouvoir le faire éternellement en essayant d'enrober des concepts de manière fausse.

Donc la question de la dissuasion nucléaire, il va falloir qu'elle soit posée pour de vrai, que ce ne soit pas juste un discours d'Emmanuel Macron comme ça, de savoir surtout poser les limites, de voir ce que vont dire les autres pays européens. Et puis sur la question de l'Europe de la défense, de faire le saut fédéral, etc. Tout ça, c'est du grand délire. Parce que la vérité, c'est qu'un pays qui met de l'argent sur sa défense, il veut quand même en avoir la maîtrise.

Et que déjà, la question d'être dans le commandement intégré de l'OTAN, dont je rappelle que les socialistes, tout au long des années 2000, y étaient opposés à la fin des années 90, font que maintenant, on se rend compte qu'on a une puissance. Vous êtes de la circonscription Amérique latine, je pense que vous êtes la mieux placée du plateau pour savoir ce que peut être la violence, l'ingérence, l'impérialisme des États-Unis, parce que ça fait quand même 40 ans que ça dure. Ça change de nature, ça change de degré aussi aujourd'hui.

Mais la vérité, c'est de se dire comment on s'organise pour être maître chez soi et affronter les désordres du monde sans être, on va dire, la cinquième colonne des Chinois avec TikTok, pardon de vous le dire, des Russes qui financent, et des Américains aujourd'hui qui veulent, par l'ingérence et par, on va dire, une forme de guerre hybride quand même, faire tomber les régimes qui ne sont pas favorables. Donc à un moment, il va falloir que chacun se positionne. Nous, on se positionne en socialistes que nous sommes, en internationalistes et en patriotes aussi. Ça ne m'ennuie pas de le dire. Quand on propose la création…

Alors, notre collègue Pascal Elisard, il en était question tout à l'heure avec Mme Gruny, propose de pouvoir flécher une partie du livret A. Nous, on a déposé une proposition de loi sur le fait de créer un livret défense. Pourquoi ? Parce qu'à la fois, il y a des besoins de financement par rapport à l'épargne, qui est garanti. On ne va pas les prendre dans la poche des Français. On leur a suffisamment fait les poches ces dernières années, notamment pour les classes populaires, surtout pas pour les autres et surtout pas pour Bernard Arnault, sur lequel pleurniche M. Bardella. Mais c'est aussi parce qu'un livret de défense, ça doit permettre d'avoir une cohésion, une dissuasion nucléaire.

Il faut bien comprendre ça. Ce n'est pas juste appuyer sur un bouton et être protégé. Vous ne pouvez appuyer sur la dissuasion nucléaire que si vous savez que vous avez votre peuple derrière vous ou une majorité, il y a aussi une cohésion. Et quand Macron dit, façon De Gaulle, mais n'est pas De Gaulle qui veut, une espèce de française, français, aidez-moi.

Quand il dit, la patrie a besoin de vous, bon, derrière ça, au-delà du fait qu'il en a besoin, lui, pour les deux ans qui lui restent, et sauver les meubles, au-delà de ça, il y a quand même le fait qu'il va falloir qu'on ait quand même une cohésion du pays la plus large possible sur l'idée de savoir comment on se défend, avec qui on est et quels sont nos objectifs prioritaires.

10:09
Présentateur

Et l'on a encore ? Moi, j'ai du mal à vous suivre, parce que sur le fond, vous dites qu'il faut une cohésion du pays, dont acte, et c'est extrêmement important, vous envoyez quand même des scuds à droite et à gauche, à un moment donné, il faut quand même être clair. Hier, le président de la République, il n'a fait que rappeler des faits, des faits que certains veulent occulter, notamment sur le fait que la Russie est en train de se réarmer massivement.

10:30
Invité

Mais je l'ai dit tout à l'heure, il a commencé par tout ça, et puis à les trois dernières minutes, le naturel est revenu au dialogue.

10:35
Présentateur

Vous ne l'aimez pas, vous n'aimez pas son style, très bien, mais ce n'est pas la question. Moi, j'aime tout le monde, je fais des questions de politique. La question aujourd'hui, c'est qu'est-ce qu'on fait comme nation ? Lorsque vous parliez, par exemple, tout à l'heure, de comment est-ce qu'on se réarme concrètement, déjà là, on a voté, c'est assez historique, on a voté une loi de programmation militaire qui permet non pas seulement, non pas d'avoir juste une augmentation sur une année, mais vraiment d'avoir une vision. Les socialistes l'ont voté au Sénat ? Absolument, très bien.

La LFI qui était vos alliés ne l'ont pas votée, et nous ont dit que c'était une aberration, mais passons, on ne va pas refaire les histoires.

11:04
Invité

Oui, mais moi, je ne suis pas LFI, je ne réponds pas à leur place.

11:05
Présentateur

Très bien, mais vous êtes vos associés, vos alliés, ou que sache, la 9P... Pas au Sénat, madame. Bon, très bien. Je sais que les sénateurs sont infiniment plus sages. Mais en tout cas, ce qui est important de rappeler, c'est qu'aujourd'hui, on a fait des choix qui vont dans le bon sens, mais on les a fait un peu tout seuls. Et que ces choix-là, ils font qu'aujourd'hui, on a près de 2%, 2,1% de notre PIB qui est dédié à notre défense et qu'il faut aller encore au-delà. Et que ça, nécessairement, ça va nécessiter des choix, des choix qui vont potentiellement être difficiles. Moi, ce que vous dites de mobiliser l'épargne des Français, garantie, etc., pourquoi pas, on peut l'examiner.

Je pense aussi qu'il faut réfléchir très sérieusement à la question des avoirs russes et peut-être pas à leur emploi, mais en tout cas à l'utiliser comme garantie pour des financements. Moi, je crois aux financements et aux prêts que l'on peut faire en européen. Alors, juste, c'est ce que dit Gabriel Attal, disait l'avoir russe, c'est pas ce que dit le gouvernement. Pour le moment, on ne peut pas les utiliser. Absolument. Le gouvernement dit non, mais moi, je ne suis pas en train de parler d'utiliser le principal. Pour l'instant, on utilise des intérêts. Mais ce principal, on peut s'en servir potentiellement pour garantir d'autres financements. Après, il y a le financement.

Dans son discours, le président de la République a dit deux choses. Je ne vais pas augmenter les impôts. Enfin, je ne vais pas proposer d'augmentation d'impôts parce que d'ailleurs, c'est le Parlement qui débattra et qui décidera. Et ensuite, je vais faire appel à toutes les forces vives. Moi, je pense aujourd'hui que si on associe les Français dans l'effort de guerre ou dans l'effort de réarmement, il faut aussi leur donner la possibilité d'être actionnaire notamment de ces industries de défense. Alors, ce matin, Sébastien Lecornu qui est sur France Inter dit qu'il faudrait mobiliser l'épargne des Français de manière volontaire pour financer la dépense. C'est une bonne solution ?

Et puis surtout, pourquoi pas de manière volontaire et surtout de manière... Vous investissez dans des industries de défense françaises, et bien finalement, vous en touchez les dividendes également. Enfin, vous participez, vous contribuez, vous vous mettez dans cette... Une mobilisation, une épargne volontaire, ça vous paraît bien une sorte d'épargne patriote, comme il a dit ?

12:55
Invité

Oui. Alors, deux choses. D'abord, sur le discours d'Emmanuel Macron. Le problème, c'est que quand il y a le Covid, c'est un discours de guerre. Quand on n'est pas en guerre et qu'on n'est pas co-bédigérant, on parle d'économie de guerre. Et là, on est dans un moment qui est critique. Et donc, on monte, mais sauf qu'au bout d'un moment, on ne prend pas les choses totalement autant au sérieux qu'il le faudrait, puisqu'à chaque fois, c'est un discours qui n'est pas raccord avec la réalité. On a doublé notre budget.

13:16
Présentateur

Enfin, ça, c'est quand même très concret.

13:18
Invité

Ce n'est pas pour ça qu'on est en guerre, c'est pour l'éviter.

13:19
Présentateur

Non, mais clairement, mais c'est absolument ce qu'on veut dire.

13:22
Invité

Deuxième point, il faudrait juste faire participer ceux qui ont des moyens pour de vrai. Parce que là, je pense que sur les classes populaires, depuis quelques années, c'est bon. Mais ça va être compliqué de faire participer les plus riches ou ceux qu'on a voulu, nous, faire participer dans une taxe spéciale post-Covid parce qu'ils étaient à l'investiture de Trump. C'est là où ça va devenir un peu tendu pour tout le monde.

13:45
Présentateur

– Andréa Cotarac, est-ce que mobiliser les Français de manière volontaire, une épargne volontaire pour financer la dépense, ça vous paraît le bon chemin ?

13:50
Andréa Kotarac

– Non, il ne faut pas aller chercher l'épargne des Français et savoir quel est le sens de tout ça. On est en train d'endetter sur plusieurs générations les Français pour aider l'Ukraine qui, selon la Cour des comptes de l'Union européenne, est un État corrompu et failli. Ce n'est pas moi qui le dis, c'est la Cour des comptes de l'Union européenne. Vous avez aujourd'hui un monsieur qui nous explique que les masques tombent. Oui, les masques tombent. Je veux dire, le Parti socialiste au pouvoir, c'était 9 milliards de budget à la base d'innovations technologiques à la défense. Aujourd'hui, c'est 20 milliards. Et on l'a salué, on avait même demandé plus.

Le Parti socialiste au pouvoir, après 2015, c'est-à-dire après l'annexion de la Crimée, continuait de vendre des armes à la Russie. Et par conséquent, je n'ai aucune leçon à recevoir de votre part. Non, mais attendez, stop.

14:33
Invité

C'est un truc que vous dites constamment.

14:35
Andréa Kotarac

Deuxièmement, excusez-moi. Non, je termine parce que... Les gens qui ont Google. Si vous voulez, ça fait 10 minutes qu'il parle. J'écoute beaucoup de fake news. Maintenant, c'est à moi de répondre. Je vous remercie de m'écouter. J'ai répondu à Michael Vett. L'Europe de la défense, c'est la même chose. Les chiffres du secrétaire d'État américain à la défense pour 2024 nous expliquent que l'Union européenne, par son aide à l'Ukraine, par son aide en armement, par son aide en prêt, est le premier acteur de la réindustrialisation américaine, notamment dans le domaine militaire. Vous me parlez des pays européens, mais chaque pays européen a son intérêt national de défense.

Si les Roumains ont commandé des F-35, si les Polonais ont commandé de l'armement américain, notamment balistique, si les Allemands ont commandé, eux aussi, de nombreux F-35 contre Dassault et contre le rafale français, il faut aussi en tirer les conséquences. Madame souhaite donner le pouvoir à la Commission européenne. Certainement pas. La France doit défendre ses intérêts. Et deuxièmement, vous avez ces gouvernements successifs, François Hollande et Emmanuel Macron, qui d'ailleurs en faisaient partie, ont rendu dépendant la France aux États-Unis d'Amérique. Aujourd'hui, dans l'appareil productif militaire français, 20 à 40% des composants, 20 à 40% des composants sont américains.

Ça ne sort pas de nulle part, ce n'est pas par l'action du Saint-Esprit, c'est bien par des choix politiques. Quand Thalès et Airbus lancent des satellites espions, ils sont bloqués, ils ont certains blocages qui sont face à eux. Pourquoi ? Parce que 20% des composants sont américains. Par conséquent, les gouvernements successifs français ont rendu la France dépendante aux États-Unis. Donc, ce que je peux saluer dans le discours d'Emmanuel Macron, c'est justement, en forme de lucidité, le Green Deal, les règles européennes ont anéanti la souveraineté industrielle de notre continent. Les règles qui se sont imposées à nos TPE-PME n'ont pas permis de concurrencer les autres continents.

Le manque de protectionnisme parce qu'Emmanuel Macron était quelqu'un comme Jacques Attali qui pensait que la mondialisation était heureuse et que tout le monde allait en bénéficier, s'avère totalement faux. Et je pense que ce discours est juste le point de la phrase, finalement, de cette philosophie de la mondialisation heureuse. Aujourd'hui, c'est le retour des nations, c'est le retour à l'intérêt des Français et certainement pas à une délégation de pouvoir militaire à la Commission européenne qui est un organe non élu.

16:46
Présentateur

Comment on finance cet effort de dépense ? Emmanuel Macron s'est exprimé là-dessus hier.

16:52
Invité

En effet, il a plaidé pour un réarmement massif, on le rappelle, qui passera à la fois par une réindustrialisation mais aussi par de nouveaux investissements dans la défense. On l'écoute. Compte tenu de l'évolution des menaces, de cette accélération que je viens de décrire. Nous aurons à faire de nouveaux choix budgétaires et des investissements supplémentaires qui sont désormais devenus indispensables. J'ai demandé au gouvernement d'y travailler le plus vite possible. Ce seront de nouveaux investissements qui exigent de mobiliser des financements privés mais aussi des financements publics sans que les impôts ne soient augmentés.

sans augmenter les impôts mais avec un des déficits les plus importants de l'Union Européenne et Léonore Carrois. Il va falloir faire des choix mais lesquels ?

17:37
Présentateur

Déjà, il ne vous aura pas échappé que la mission principale du gouvernement Bayrou une fois que le budget a enfin été adopté c'est simplification, restructuration de notre dépense publique c'est-à-dire faire des économies concrètement. Donc déjà, à ce niveau-là, il y a des réallocations de budget qui doivent être faites et je pense que c'est important que les Françaises et les Français prennent conscience de l'importance de continuer notamment sur le régalien et sur la question de la défense.

Et je pense que ça, tout le monde a pu le comprendre et le fait d'avoir mis ces graphiques sur ce qu'on a fait et ce qu'on a fait de bien déjà au niveau de notre budget militaire mais à quel point on a besoin de continuer cette trajectoire ce sont des choses qui sont tout à fait entendables. Mais quand hier il dit réforme, courage, est-ce que ça veut dire ça ne veut pas dire qu'il envisage autre chose que ça ? Des réformes plus douloureuses sur le modèle social, sur la réforme des retraites ? Quand vous voulez faire des investissements vous avez besoin d'argent, vous avez besoin d'argent public parce que nécessairement lorsqu'on parle de la défense c'est le cas, qu'est-ce que vous faites ?

Qu'est-ce que vous mobilisez ?

Moi je pense que les propositions qui sont faites aussi au niveau européen de financement conjoint d'aller chercher ensemble des emprunts pour l'effort de guerre et pour notre protection commune sont très importants et lorsque vous disiez tout à l'heure on ne va pas créer de la dette pour financer l'Ukraine, il ne s'agit pas de financer l'Ukraine, il s'agit d'assurer notre défense commune sur le continent européen parce qu'aujourd'hui après l'Ukraine il ne vous aura pas échappé que lorsque la Russie se réarme comme elle le fait elle n'entend pas justement s'arrêter à l'Ukraine et puis même si on lui donnait l'Ukraine comme prétend le faire Donald Trump ou comme semble le dire en creux Marine Le Pen où finalement vive la paix laissons Poutine prendre ce qu'il veut ça veut aussi dire qu'il reprendrait l'arsenal de défense ukrainien donc à un moment donné il faut juste être lucide sur les menaces que nous avons et donc faire des choix et ces choix-là ça nécessite un débat national un débat au Parlement parce que c'est pas pour le coup c'est le président de la République qui appuie sur le bouton de la dissuasion mais c'est le Parlement qui décide quels sont les choix qui sont faits au niveau sociétal pour justement financer cet effort de réarmement et ça c'est un débat qu'il va falloir avoir dans les prochains jours

19:40
Invité

Vous approuvez Mickaël ?

Ah ben non c'est qu'on est chacun apprend c'est-à-dire qu'au début on était sur une conception jupitérienne des choses et quand il va y avoir des choix très difficiles à faire ça va être au Parlement de les faire on a compris mais simplement dans la façon dont le président de la République présente les choses avec les diapositives façon cabinet conseil c'est une forme assez bizarre d'ailleurs oui d'accord il y a des grandes masses mais à la fin il faut aller prendre l'argent là où il est et là où il ne contribue pas à l'effort national ceux qui ne contribuent pas jusqu'à aujourd'hui donc c'est la question des très très hauts revenus c'est la question des dividendes du CAC 40 qui c'est pas pour aller les prendre pour le plaisir de les prendre qui sont donnés aux actionnaires au lieu d'être investis sur des investissements d'avenir ou de long terme c'est ça qui nous a manqué aussi et prendre des leçons et pas de votre part ce matin madame mais prendre des leçons de bonne gestion sur le sujet alors qu'on ne prend pas l'argent là où il est ou on n'investit pas sur le long terme ça ne va pas pouvoir tenir longtemps ce qui est certain c'est que la gauche républicaine au Sénat comme ailleurs ne laissera pas un éventuel effort porté sur ceux qui portent déjà l'effort en ayant ne serait-ce que sur la forme des retraites payées avec leur temps de vie

20:46
Présentateur

donc ça veut dire que pour vous ça ne change pas votre vision sur la réforme des retraites on peut très bien revenir sur les 64 ans alors non seulement

20:52
Invité

ça ne la change pas et on voit très bien venir le risque que tout puisse être justifié par la question de la nécessité de faire un effort en termes de défense nous on l'assume l'effort en termes de défense on a voté la LPM et on a accepté dans le débat en tout cas sur la question des programmes de défense au Sénat qu'on maintienne la LPM en dépit de la difficulté budgétaire c'était encore il y a quelques semaines mais ça ne va pas pouvoir être un prétexte pour aller faire casquer ceux qui n'ont pas écoutez nous

21:20
Andréa Kotarac

on a proposé un contre-budget au Rassemblement National dans lequel il faudrait 1. faire des économies de dépense de l'État et 2.

aller chercher l'argent notamment dans les revenus spéculatifs notamment en augmentant la taxation sur les transactions financières notamment en augmentant les rachats d'actions la taxation sur les rachats d'actions bref d'abord on fait payer l'effort à l'État en diminuant les dépenses ensuite aller chercher chez notamment les revenus spéculatifs notamment dans la contribution de la France à l'Union Européenne et ensuite en dernier lieu si nécessaire ce seront les actifs ou les entreprises qui paieront mais je pense que à l'heure actuelle ce n'est pas possible mais juste petite précision

21:57
Présentateur

vous êtes pour augmenter l'effort de défense à 3-3,5% du PIB comme le dit le chef de l'État

22:02
Andréa Kotarac

nous on a voté la loi de programmation militaire on demandait même davantage sauf que ça ça doit s'accompagner dans un effort global dans une philosophie générale on ne peut pas augmenter l'argent pour la défense et en même temps démanteler la diplomatie ce qu'a fait Emmanuel Macron la France doit marcher sur ses deux jambes la force française marche sur ses deux jambes lui il a fait une réforme sur le corps diplomatique il a démantelé des ambassades il a démantelé des ambassades et je termine juste

22:25
Présentateur

non parce que vous dites quelque chose pour le coup sur les affaires diplomatiques je peux vous dire on a augmenté le budget diplomatique comme on ne l'avait pas fait

22:32
Andréa Kotarac

la réforme sur le corps diplomatique n'a pas affaibli la France là vous êtes en contradiction avec le Quai d'Orsay mais bon c'est pas grave pour le reste je suis assez étonné d'entendre les macronistes nous expliquer que il y a la paix en Ukraine mais qu'il faudrait faire la guerre aujourd'hui c'est une boucherie cette guerre en Ukraine c'est un million de victimes morts ou blessés un million de victimes au coeur de l'Europe moi ce qui m'étonne c'est pas qu'ils fassent la paix c'est pas que les armes se taisent il faut vraiment non seulement cesser le feu mais un accord de paix général sur l'ensemble de la région mais moi ce qui m'étonne c'est que les Russes et les Américains se sont rencontrés en Arabie Saoudite pour faire la paix en Europe sans les Européens c'est à dire que l'appareil le manque de capacité de production de l'Europe son affaiblissement l'explosion du coût de l'énergie la désindustrialisation du continent européen conduit à être éjecté complètement de l'histoire et de la paix en Europe Mais est-ce que vous êtes d'accord avec Emmanuel Macron ?

Quand vous n'êtes pas invité à table vous faites partie du menu et moi mon propos c'est que l'Union Européenne aujourd'hui est en train d'être le menu de deux grandes puissances Monsieur quand Mme Le Pen parle d'être à équidistance c'est la promesse de la France la France elle est indépendante la France elle est présente sur les cinq continents la France elle parle à tout le monde elle a un vocable universel L'indépendance ça veut dire on va les laisser répondre parce qu'il nous reste peu de temps C'est soumis à la Commission Européenne à valider le traité de Lisbonne ce que vous avez fait vous avez tué la souveraineté française si Emmanuel Macron lui aussi a manqué de protectionnisme et a affaibli la France dans le monde c'est pas au Rassemblement National qu'il faut venir voir c'est à vous de vous regarder de votre place je vais laisser répondre il nous reste une minute Michael Vallée

24:11
Invité

on vous remercie pour l'enfonçage de portes ouvertes sur le fait que la France les cinq continents etc comme disait Philippe Seguin

24:15
Andréa Kotarac

monsieur vous avez dit l'inverse tout à l'heure on va laisser répondre

24:17
Invité

je n'ai pas chez Hanouna je vais aller au bout de ma phrase on est sur Public Sénat je vous remercie Hanouna n'existe plus je vous remercie c'est juste une question de canal et si c'est grâce à nous c'est tant mieux comme ça on s'accroche une médaille on est bien content il n'empêche qu'on sait que la France est présente sur plusieurs continents non la France n'est pas le Dakota du Sud comme disait Philippe Seguin et c'est d'ailleurs la raison pour laquelle l'idée n'est pas celle d'une défense européenne où tout le monde serait mis à égalité l'idée c'est que autour de ce qui pèse la Grande-Bretagne la France d'un point de vue économique et industriel l'Allemagne si jamais le chancelier confirme ce qu'il a dit ce que je croirais quand je le verrais c'est comme ça que les choses doivent se monter chacun sait que c'est une boucherie la guerre en Ukraine mais le sujet aujourd'hui c'est de savoir comment on s'organise par rapport à des gens pardon on parle d'une Amérique de Trump où il menace de prendre un État qui fait partie de l'OTAN en l'occurrence la Groenland avec le Danemark il menace d'aller prendre le Panama on est en train de parler avec ces gens-là je ne sais pas si quand on n'est pas à table on fait partie du pays mais ce que je sais c'est que Bardella lui il y était à table avec l'extrême droite et Steve Bannon il y a encore 15 jours et Marine Le Pen avec tous ceux qui disent avec tous ceux qui disent make Europe great again il y a 15 jours à Madrid donc les sons sur ce sujet-là je ne suis pas sûr que vous soyons en train de donner Camille reste 30 secondes j'étais à Madrid

25:33
Présentateur

vous êtes financé par la Russie

25:34
Invité

vous dépendez du Twitter franchement monsieur ça s'appelle des fake news allez-y on dit les infos ça s'appelle des diffamations si vous n'avez plus d'arguments évitez de diffamer attaquer un parlementaire en diffamation très vite voilà

25:45
Présentateur

la seule chose que je veux dire c'est que vous parlez de fake news vous ne voulez pas reconnaître les emprunts russes que vous avez les rapports entre Marine Le Pen et Vladimir Poutine mais en revanche la seule chose Vladimir Poutine à Versoilles c'est Macron alors vous voyez juste la chance Merci.