Les USA frappent l'Iran, Téhéran riposte dans le Golfe - 06/06
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Faisons un point, un point ce soir sur la situation au Moyen-Orient, avec toujours nos équipes mobilisées sur le terrain, vous le voyez, au 99ème jour de guerre, s'éteint, cessez le feu décidément, bien mis à mal par les Américains comme par les Iraniens, le ton monte ce soir, Anne, entre les deux belligérants.
Bonsoir Axel Monnier, côté iranien, c'est le ministère des Affaires étrangères, particulièrement en colère, qui affirme que les Etats-Unis porteront la responsabilité des conséquences, dit-il, de leurs actions illégales. Racontez-nous en quoi ont consisté les attaques américaines de ces dernières heures. Effectivement, alors des deux côtés, on estime que ce sont des attaques de légitime défense, on se renvoie à la balle, ou plutôt la balistique pourrait-on dire, mais pour cet épisode précis, d'après le Pentagone, tout a commencé avec 4 drones d'attaque suicide lancés par l'Iran vers le détroit d'Hormuz.
Ces drones menaçaient, selon les Américains, des navires qui passaient dans le secteur, et c'est pourquoi l'armée américaine a décidé de les abattre. En représailles, l'Iran a décidé de lancer 7 missiles balistiques vers le Koweït et le Bahreïn. 6 ont été interceptés par les Américains, 1 n'aurait pas atteint sa cible, et c'est pour cela que les Américains ont à leur tour décidé de viser des installations de radars de surveillance côtière, situés à Gourouk et sur l'île de Keishm, pour essayer de prévenir et d'éviter de nouvelles attaques contre le trafic maritime dans le secteur.
Alors on le comprend bien, la situation est extrêmement tendue désormais, ça fait quand même depuis plus d'une semaine désormais qu'il y a des attaques quotidiennes, qui sont certes qualifiées de petites attaques par les Américains, qui estiment que le cessez-le-feu n'est pas pour autant remis en cause, mais, et c'est peut-être une information qui risque de tout changer, les Iraniens estiment que désormais la trêve est rompue. Alors qu'est-ce que cela veut dire ? Est-ce qu'il y aura un risque de reprise des hostilités ?
Alors qu'on sait que les négociations pour un éventuel accord sont peut-être pas au point mort, mais en tout cas avancent au ralenti, c'est toute la question qui se pose désormais, et c'est pour ça qu'on va attendre éventuellement une réaction de Donald Trump, même si ce week-end, et ce jusqu'à lundi soir, il se trouvera dans son golf de Benminster, dans le New Jersey, avec a priori aucun rendez-vous public avant lundi soir, puisqu'il assistera au match de la finale NBA à New York.
Voilà, il y a des priorités aussi dans la vie, merci beaucoup Axel Monnier. Voyons très exactement, pour être précis, où est-ce que les Américains ont frappé, Axel le disait, donc sur des sites de radar de surveillance côtière iranien à Gorouk, ville iranienne d'environ 4000 habitants, située à l'entrée, vous le voyez, du détroit d'Hormuz, et juste à côté, sur l'île de Keshen.
Et pour être parfaitement complet, voyons ensuite comment l'Iran a répliqué, l'Iran qui a effectué de nouvelles attaques sur les pays du Golfe, Bahreïn et le Koweït. Partons tout de suite à Abu Dhabi, vous retrouvez Boris Karlamov. Quelles ont été les cibles visées Boris, et combien de missiles ont été tirés et interceptés ? Eh bien au Koweït, ce sont pas moins de 7 missiles balistiques en provenance d'Iran, qui ont été interceptés et détruits par le système de défense aérienne aujourd'hui, au-dessus de plusieurs zones résidentielles, entraînant ainsi la chute de quelques débris.
Des dommages matériels sont à signaler, mais fort heureusement, cette attaque iranienne au Koweït n'a fait aucun blessé. Les gardiens de la révolution iranienne qui ont revendiqué avoir tiré, en représailles donc à ces frappes américaines, des missiles balistiques vers la base aérienne Ali al-Salem au Koweït, là où des appareils américains sont stationnés, ainsi que le quartier général de la 5e flotte américaine à Bahreïn. À Bahreïn, justement là-bas, les forces armées ont indiqué que le système de défense aérienne a intercepté et détruit 3 missiles balistiques et plusieurs drones toujours en provenance d'Iran. Une riposte qui intervient après des frappes américaines.
Tout commence alors lorsque le commandement central américain ici au Moyen-Orient a affirmé tout ce matin que les forces américaines avaient abattu 4 drones iraniens qui avaient été lancés en direction du détroit d'Hormuz. Réponse de Washington qui a donc réagi en frappant des sites de radars de surveillance côtière iraniens. Un cessez-le-feu, vous l'aurez compris, qui se fragilise de jour en jour et des tensions qui montent ici dans les pays du Golfe alors qu'il n'y a toujours aucun accord de paix.
Enfin, pour être parfaitement complet ce soir avec vous, Anne et Dominique, il y a cette annonce de l'Iran qui dénonce une violation flagrante du cessez-le-feu après donc ces nouvelles frappes américaines.
Boris Karlamov avec Marc Gossef depuis les Émirats arabes unis. Thierry Arnaud, est-ce qu'on se dirige tout droit vers une reprise des hostilités ou est-ce qu'on est encore ce soir dans une réponse graduée, on va dire, dans le cadre de négociations ? Ça ne ressemble plus vraiment à des escarmouches là ?
Non, mais en fait, on est dans une situation où personne ne veut concéder une quelconque forme de défaite, personne ne veut baisser la garde, mais personne n'a envie de reprendre une guerre à grande échelle non plus. Donc on est un peu dans cette situation ambiguë, mais il faut comprendre que tout ça, en réalité, d'une part, forme un tout. C'est-à-dire que l'idée, c'est de pouvoir continuer à négocier malgré tout, mais de le faire avec le rapport de force le plus favorable possible. Et pour que le rapport de force soit favorable, il faut montrer qu'à chaque provocation, on réplique, qu'on a encore les moyens d'agir, que si on est l'Iran, on a encore des drones et des missiles.
Donc ça peut durer des semaines, des mois comme ça ?
Ça peut durer, en tout cas. Évidemment, avec le risque, et c'est la deuxième partie de l'équation, qu'à un moment donné, un missile ne soit pas intercepté, un drone finisse par toucher son but, et dans ce cas-là, effectivement, on risquerait de passer à autre chose et d'enflammer une situation qui deviendrait très difficile à contrôler. Mais encore une fois, je crois que la leçon de ces événements des dernières heures, c'est que personne ne baisse la garde. Dans les deux camps, on veut montrer qu'on a encore les moyens de taper et qu'on est encore prêt à le faire.
Mais en même temps, on sent bien que ni à Washington, ni à Téhéran, il n'y a d'appétit pour la reprise d'un conflit à grande échelle. Mika Blujon-Méren, un missile iranien qui atteint encore une cible sur les sept missiles tirés. Ça reste une victoire politique pour l'Iran au 99e jour de guerre. Vous dites avantage Iran, là, ou pas forcément, parce qu'il n'y a plus ces esseins de drones et ces missiles comme au début de la guerre ?
En tout cas, il y a un symbole, effectivement, qui pour l'instant est favorable à l'Iran et qui rentre dans un narratif que l'Iran essaie de pousser depuis quelques jours déjà, où ils disent, voilà, si les États-Unis nous frappent, nous, on répondra pas avec des frappes qui sont à niveau égal, on répondra avec des frappes qui sont une fois et demie plus puissantes. On répondra de manière différente. On répondra avec des choses qui vont vous mettre en face beaucoup plus en difficulté qu'avant. Bref, on est tout simplement dans un narratif de maintien de la tension parce que pour les Iraniens, en l'occurrence, le temps joue pour eux.
Et quand je parle du temps ici, on voit la dégradation des marchés énergétiques, mais pas que, on voit la dégradation aussi de la situation du transport maritime mondial. Il y a plein d'éléments qui se mettent les uns avec les autres qui font que l'Iran, aujourd'hui, est en train de faire le pari qu'effectivement, le baril de pétrole pourrait remonter à 120, 140, 150, au-delà, dollars, évidemment, le baril, parce qu'effectivement, les premières notions de pénurie vont commencer à émerger si la situation se maintient au début du mois de juillet ou dans le courant du mois de juillet. Vous vous dites, le temps joue pour eux.
Pas le temps joue contre eux, parce qu'on peut aussi se dire que finalement, l'exploitation économique de l'Iran est devenue de plus en plus catastrophique. C'est l'autre façon de voir les choses.
C'est la nuance que j'apporterai à ce que dit Mikko, c'est que l'Iran est quand même en train d'être lentement, sûrement, mais assez efficacement, étranglé d'un point de vue économique, n'a plus de ressources. Et si on voit à quel point l'Iran se bat dans les discussions de ces derniers jours avec les États-Unis pour obtenir en particulier des concessions financières et met vraiment le doigt en permanence sur l'importance du dégel des fonds qui sont immobilisés pour l'instant des avoirs iraniens dans le délai le plus court possible, ça nous dit quand même quelque chose de la manière dont, financièrement, économiquement, le pays est pris à la gorge également.
Je suis complètement d'accord avec ça, évidemment, juste pour préciser. Alors, est-ce que l'arsenal iranien s'est puisé ? Écoutons ce qu'a révélé hier soir Donald Trump à ce sujet, le président américain qui s'est exprimé lors d'une interview à la chaîne NBC. La plupart des usines de drones ont été détruites, la plupart des rampes de lancement ont été détruites et la plupart des sites de fabrication de missiles ont aussi été détruits, mais ils ont encore des capacités. Ils ont quelques missiles, quelques drones. Je dirais qu'en pourcentage, peut-être 21-22% de leurs missiles. Ça fait beaucoup, mais ce n'est pas ce que c'était quand nous avons lancé notre première attaque.
Nicolas Tenzer, ça va un peu à l'encontre des chiffres communiqués par le York Times ou CNN récemment quant à la capacité de renaissance iranienne. Savoir que l'Iran aurait conservé environ 70% de son stock de missiles d'avant-guerre. Qui dit vrai ?
Écoutez, j'ai plutôt tendance à croire une information fiable des journalistes d'investigation. C'est pas Donald Trump. C'est pas Donald Trump. C'est ma question. Parce que quand même, Donald Trump, il nous a habitués, rappelez-vous, déjà après une semaine de guerre, où il disait 90% du stock de missiles... On a anéanti l'armée. Voilà, donc je pense qu'il n'est pas plus crédible cette fois-ci. Mais c'est tout de même un peu d'échec alors pour Trump. Parce qu'on est passé, on a tout anéanti à 21% finalement. Bien sûr, et je rebondis sur ce que disaient à la fois Thierry et Mikko tout à l'heure.
C'est-à-dire que dans cette espèce de drôle de guerre, parce que c'est une guerre effectivement larvée, il y a quand même un perdant. Parce que Trump, sans arrêt... Enfin, diffère, diffère. Il avait menacé, rappelez-vous, l'Iran d'attaque pour réduire l'Iran à l'âge de pierre, pour effacer la civilisation iranienne. Enfin, des propos par ailleurs monstrueux d'ailleurs. Mais et puis là, en fait, il ne fait rien. Il ne fait rien avec effectivement un risque majeur. Et le risque majeur qui a été pointé très bien tout à l'heure sur les marchés, sur les approvisionnements, finalement c'est ça le principal échec de Trump.
Et Trump, les Iraniens le savent, qui ne veut absolument pas recommencer la guerre, joue dessus, au-delà même de leur faiblesse. Et je trouve que c'est assez catastrophique pour l'image des États-Unis que d'avoir effectivement cette situation de quasi-statu quo, au-delà des escarmouches qu'on a décrites. Parce que ce statu quo, il joue effectivement, il joue contre tout le monde. Contre l'Europe, contre les puissances asiatiques, qui sont beaucoup plus privées d'ailleurs que l'Europe, encore, il faut quand même le rappeler, contre les États-Unis. On se demande comment d'ailleurs l'opinion publique américaine va réagir devant effectivement ce qui paraît une sorte de capitulation de fait.
Opposé à 60% à cette guerre, l'opinion américaine.
En plus, vous avez raison de le rappeler. C'est rien, Génauf. Quand bien même, on parlait de 4 000 missiles au début, 20% de 4 000, ça fait tout de même 800 missiles. Au rythme où ils tirent ces missiles, finalement, ils ont un pouvoir de nuisance assez fort sur la longue durée. Vous savez, Donald Trump a publié à deux reprises sa photo en agent 007, on a juste oublié de lui préciser que 007, il était anglais et non pas américain. Mais on a l'impression qu'il est descendu dans les sous-sols là où les Iraniens conservent ces missiles et qui lui-même, il a calculé tous ces missiles. En fait, les chiffres des deux côtés, ce sont les estimations.
La même chose, vous savez, quand les chiffres de 70% sont sortis, on a émis quand même un bémol en regardant que personne ne peut dire à coup sûr combien il en reste. En fait, ce sont les estimations. Mais Donald Trump, en fait, il se ridicule presque parce que là, il dit « je sais exactement ce qui se passe ». Personne ne le sait exactement. Et en même temps, l'Iran a quand même un tout petit peu de réserve. Les escarmouches actuelles, ça serve à ça aussi.
Vous savez, les services de renseignement actuellement regardent à chaque fois quand les Iraniens sortent les rampes de lancement pour lancer quelques missiles, les Américains repèrent et les Israéliens repèrent avec les satellites dans l'espace ces emplacements et après les mettre dans les bases de données de prochains cibles ou peut-être même des cibles de ces escarmouches. Mais bien évidemment, tout ça, ça peut durer. Mais vous savez, il y a une chose que j'ai pensée ce matin en disant en 2022, est-ce qu'on aurait cru que la guerre en Ukraine durerait plus de cinq ans, plus de quatre ans la cinquième année ? Là, on est à plus de 90 jours de la guerre en Iran.
Non, mais ce n'est pas impossible que cette guerre comme ça dure aussi trois, quatre ans, cinq ans.
Juste, on peut s'attendre à tout et si nous assistions dans les jours, peut-être les semaines qui viennent, à une rencontre entre Donald Trump et l'ayatollah Ramenei, ça paraît complètement fou. C'est Donald Trump lui-même, le président américain, qui a expliqué qu'il serait honoré de rencontrer le guide suprême pour conclure un accord. Le guide suprême iranien et le président américain, tous les deux qui se serrent la main. La photo paraît totalement improbable.
Oui, en même temps qu'il nous explique dans la même phrase qu'on ne sait pas véritablement dans quel état physique il est et qu'il n'est même pas sûr de... Il est peut-être en morceaux, à un moment donné. Oui, voilà. Donc, c'est du Donald Trump. Mais ce que ça nous dit quand même, c'est qu'il n'y a plus dans le paysage qu'envisagent les États-Unis la nécessité de renverser le régime. Au contraire, il n'y a pas... C'est ça, me semble-t-il, le point important à retenir de cette phrase. Oui, ce serait un constat d'échec énorme de les avoir tous les deux.
La politique américaine de ces derniers jours, c'est qu'on considère, et c'est le cas depuis plusieurs semaines maintenant, lorsqu'on regarde notamment la manière dont le président s'est exprimé à la fois devant les caméras et sur son réseau social, que le régime iranien est un interlocuteur légitime. République islamique. Il parle de la République islamique d'Iran, effectivement, dans plusieurs de ses messages sur son réseau social. Et ça, c'est quand même une concession importante par rapport à ce qui était la posture américaine au début de ce conflit, bien sûr.
Et c'est aussi, par ailleurs, parce que c'est une dimension importante de la situation dans laquelle on se trouve aujourd'hui, l'une des raisons pour lesquelles on est dans une situation d'opposition de plus en plus frontale entre les États-Unis, Israël, et entre Donald Trump et Benjamin Netanyahou. Parce que pour lui, le Premier ministre israélien, considérer que le régime, ce n'est plus un sujet et qu'on peut tout à fait considérer qu'il peut rester en place et qu'il faut aller serrer la main de l'ayatollah, ce n'est pas vraiment sur cette position-là qu'est le Premier ministre israélien.
Mika, est-ce qu'il cherche désespérément un interlocuteur, quelqu'un avec qui négocier Donald Trump, ou c'est une stratégie de sa part ? Alors ça, tout le monde voudrait le savoir. Et là, pour le coup, il faut regarder ce que disent également les services de renseignement américains. C'est sorti là aussi dans le New York Times aujourd'hui, qui explique très clairement qu'il y a une augmentation de la menace, et la menace n'a jamais été aussi haute, de l'espionnage par les services israéliens des Américains. Et ça, c'est assez nouveau, effectivement.
Et cette dimension-là, elle signale une chose, qui est effectivement ce que Thierry évoquait, le fait que, d'une part, même les Israéliens veulent essayer de comprendre où est-ce que Donald Trump va, quelle est sa stratégie, s'il en a une, premièrement. Mais deuxièmement, essayer d'anticiper ce que peuvent faire aussi ceux qui sont justement sujets à cette pratique d'espionnage, c'est-à-dire, en l'occurrence, les négociateurs Vytkoff et un certain nombre de membres du département d'État.
– On se souvient qu'en 2018, Donald Trump avait rencontré Kim Jong-un. Alors, il n'était pas en guerre contre la Corée du Nord, mais effectivement, ça pouvait paraître aussi, à l'époque, totalement improbable. On va partir au Liban, si vous voulez bien, maintenant, second front de ce conflit très instable. On va retrouver Laura Kambo sur place. Là aussi, le cessez-le-feu, Laura, a bien du mal à exister. Le Liban, marqué par la mort ces dernières heures de plusieurs militaires dans le sud du pays.
– Oui, tout à fait. Trois militaires libanais, deux officiers et un soldat qui ont été tués dans le sud du pays par une attaque de drones israéliennes. Alors, comment est-ce que Tsaal justifie cette attaque ? Eh bien, l'armée israélienne explique qu'il se trouvait dans un véhicule qui avait, je cite, une conduite suspecte. Tsaal qui explique que c'était également dans une zone qui avait été appelée à évacuer.
Alors, vous vous en doutez, ici, il y a eu de vives réactions au Liban, notamment celle de Joseph Aoun, le président libanais, qui parle d'une violation flagrante de la souveraineté du pays, puisque, en effet, ce sont trois militaires libanais qui ont été tués alors qu'ils étaient en train d'exercer sur le sol de leur propre pays. Cette attaque, elle a été conduite, et vous le disiez, alors qu'il y a un accord de cessez-le-feu qui est censé être en train d'être appliqué dans le pays, mais ici, concrètement, sur place, avec Baptiste Keïta. On se rend bien compte qu'il n'y a pas de cessez-le-feu qui vaille.
Il y a l'armée israélienne qui continue de pilonner la moitié sud du Liban, particulièrement à la zone avec la frontière, avec Israël. Les attaques qui sont donc très fréquentes. Et puis, il y a toujours cet acteur majeur, le Hezbollah, qui refuse cet accord. Il y a même Benyamin Netanyahou qui a affirmé que cet accord devait encore être pleinement finalisé. Laura Kambo en direct de Beyrouth au Liban avec Baptiste Keïta. Merci à tous les deux.