Droite Sociale : discours de Laurent Wauquiez
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qui nous a accueillis avec gentillesse, retenus, tact, et qui a très bien résumé le projet qu'on essaye de porter sur la droite sociale. Merci à toi Bernard. Tu voulais rajouter un petit mot ? Attends, je vais dire. Je voulais évidemment également remercier Vincent et Jean Didier de leur investissement sur la droite sociale, mais aussi de leur investissement sur Paris, et vous dire qu'on sera à vos côtés pour cette bataille majeure qui sera celle des municipales de Paris, parce qu'il est hors de question de laisser la ville de Paris non seulement avoir été aussi mal gérée, mais en plus être mal transmise.
Il y a quand même des moments où je voulais l'adresser à tous les élus, les parlementaires qui se sont. Vous l'avez compris, c'est vraiment un travail d'équipe qu'on essaye de mener, un travail dans lequel aussi chacun d'entre nous tente de concilier sa vision nationale avec un travail de terrain. Parce que c'est trop facile de tenir uniquement des grands discours, surtout quand on est dans l'opposition, et de ne pas s'astreindre aux devoirs, au fond, et à l'éthique intellectuelle, de le tester sur le terrain.
Les gens que vous avez vus devant vous sont quasi tous les élus qui, d'une manière ou d'une autre, ont essayé de mettre en œuvre nos idées et les thèmes sur lesquels on réfléchit depuis maintenant trois ans. Je remercie par exemple Caroline, qui a beaucoup guidé, moi, ma réflexion, avec tout le travail qu'elle a fait sur Beauvais, et qui est très centrée autour de nos thèmes, des droits et des devoirs, des classes moyennes, et au fond, de la récompense et de l'encouragement du travail. Et puis surtout, je voulais vous remercier. Je voulais vous remercier d'être là. Je voulais vous remercier d'avoir accompagné la droite sociale qu'on a essayé de mener.
Je voulais vous remercier de ne pas nous avoir lâché la crise de notre famille politique à la fin de l'année dernière, et j'y reviendrai. Je voulais vous remercier aussi d'être sur ce que je conçois et sur la façon dont j'aime que notre mouvement à l'intérieur de l'UNP fonctionne, c'est-à-dire avec des remontées de terre. Très nombreux avons envoyé et à nous envoyer des témoignages comme la difficulté à tenir un minimum de cap et de valeur d'intégration, des témoignages sur la difficulté à financer les études, notamment des études supérieures qui sont devenues très longues, et qui sont... Vous êtes au fond ce qui nous permettait d'avancer.
Et je crois beaucoup à ce qu'est l'image de l'implication des militants au sein de notre famille politique, c'est-à-dire un vrai aller-retour. Et pour ce qu'a dit Jean-Michel, vous êtes des sentinelles. Des gens qui êtes là pour veiller à ce que précisément à notre niveau et dans notre travail d'opposition, on ne s'écarte pas de ce que soit un certain nombre de principes de bon sens et de terrain. La droite sociale, c'est aussi simple auquel je suis attaché, une droite qui fonctionne avec ses militants et qui reste en prise avec des réalités simples de bon sens, confinées par le plus oser dire, à force d'être ameuglées par les médias nationaux.
Alors on a accompli, si on regarde tout ça, un grand... Regardez, il n'y a de cela que trois ans. On a commencé à lancer nos sujets. On a commencé à parler de la thématique des droits et des devoirs. À ce moment-là, nous avons été critiqués. Vous nous avez soumis. Je suis de continuer en insistant sur le sujet des classes moyennes, en disant, ce pays ne parle pas assez de ces classes moyennes. Les politiques français, à la différence des politiques allemands, anglais, américains, n'ont pas suffisamment cette obsession de ceux qui construisent la société et qui en sont la pierre angulaire.
Je me souviens encore des débats qu'on a eus, y compris dans notre famille politique, où on nous a expliqué qu'il ne fallait pas parler des classes moyennes, qu'il n'y avait pas de sujet classe moyenne. Ce sujet, aujourd'hui, on a pu le mettre progressivement au cœur du débat politique. Dans ce qui a été le droit social, la différence qu'on souhaite imposer est un assistantat que nous refusons, avec notamment les propositions que nous avons menées autour du RSA. J'ai tout entendu. Ce n'était pas généreux, on n'avait pas le droit de dire ce genre de choses, c'était des tabous qu'il ne fallait pas se couler. Là encore, vous nous avez soutenus.
Et le résultat, c'est que ce thème, s'est aujourd'hui progressivement imposé à l'intérieur de notre famille politique. C'est ce chemin-là que je veux poursuivir. C'est cette voie-là que je souhaite que nous... Mais il reste encore plus à accomplir. Il reste encore plus à accomplir, parce que malgré tout, nous avons traversé des épreuves. Et je voudrais y revenir rapidement. En politique, il faut savoir oublier, mais il faut aussi savoir tirer les leçons de ce qui s'est passé. C'est à la fois le meilleur et le pire. Le meilleur, c'est les idées. Le meilleur, c'est les convictions. Le meilleur, c'est la vision de société. C'est pour ce meilleur-là que nous, nous sommes engagés.
Nous n'avons été que à l'intérieur. Je le dis très simplement devant vous. L'engagement que nous prenons devant vous avec l'atout de consacrer la totalité de position par rapport au travail qui est mené par le gouvernement. Je ne renie rien de ma confiance en France. Je ne renie rien de ma confiance dans le même temps convaincue. Il faut tous qu'on soit... À un moment, je suis convaincu que notre famille politique pense qu'il faut plutôt additionner les talents plutôt que de les opposer avec Valérie. Je ne retrouve plus rien, là. Dans cette direction collégiale, il y a du monde aussi. Je préfère de très très loin l'armée mexicaine à la guerre civile espagnole.
Et comme on a quand même un peu vécu la guerre civile, il doit un petit peu nous faire de la presse. Quelle est, 2012, qui a été désormais. 2013 doit être de façon indispensable. L'année... Elle doit être, mais au cours des six mois qui se sont écoulés, on a trop laissé ces sujets, notamment sur lesquels je vais revenir, et sur cette question plus particulièrement du matraquage fiscal. 2013, c'est pour nous l'occasion d'un nouvel... Ils ont tous... La mondialisation s'est résolument imposée, qui nous hante. Comment est-ce qu'on a réussi majeur de... Nous ne sommes plus du tout. À une époque, on peut se payer encore le luxe de fausses promesses qui sont financées.
La cohésion, plus diverse que jamais, et qui a plus besoin que jamais, qu'on rééveille, qui sont les nôtres, et sur lesquels doit être fondé tout. Et cette question d'un système social qui, au fil du temps, est devenue un... En faute de courage pour le réformer, coûte non seulement très cher, Alors, je le dis très rapidement à cette période où nous avons parfois enravé de laisser faire le gouvernement. Je le dis clairement, c'est aussi fini. C'est fini de fermer les yeux sur les mensonges de François Blanc. C'est fini de cautionner silencieusement le matraquage fiscal qui a été opéré par Jean.
C'est fini de les laisser démontrer tous les fondements de la politique familiale comme ils sont envers. Et sur les contradictions de leur politique industrielle, 2013 sera l'année de la refondation pour notre famille politique. Et je veux que la droite sociale soit le moteur de... Il y a un jeu de dupe. La affaire, honnêtement, on peut avoir le tournoi. Bon, un terme est impressionnant. Vous prenez, par exemple, favorable au... Il faut fermer les places en prison et même, idée qu'elle a émise, mettre en place, le professeur Debré appréciera, un numerus clausus des places en prison. C'est plus le numerus clausus des médecins, c'est le numerus clausus des places en prison.
Vous prendrez votre coupon. Si, malheureusement, pour vous, il reste encore une place en prison, vous girez. S'il cherche pour vous, il n'y a plus de place en prison, vous restez dehors. Elle est proposée par Christian Taubin. Vous regardez de l'autre côté, Emmanuel Valls, qui lui joue à M. Fermeté. Vous prenez, d'un côté, Arnaud Montebourg, qui explique partout qu'il faut développer le gaz de schiste. Vous prenez de l'autre côté, Mme Duflo, qui, en donnant la recette du chili comme carne, puisque c'est quand même à peu près son seul apport à la politique gouvernementale, explique qu'il faut, au contraire, fermer immédiatement tout ce qui relève des gaz de schiste.
Vous prenez Mme Bertine aussi, choisie à dessein. Elle explique qu'il faut immédiatement et les bébés prouvettes. Et dans la demi-après-midi, Jean-Marc Ayrault explique que non, pas du tout. En réalité, on n'a rien compris. Ce sera pour plus tard. Et encore, c'est pas sûr. Et dans la demi-soirée, vous avez le président du groupe socialiste du PS qui explique que si, tout à fait, ils vont quand même le faire. Allez comprendre ce qu'est exactement la politique des socialistes en ce moment. Eh bien, ne vous y trompez pas. Pas de contradiction peut nous amuser. Cette espèce de tournis peut donner le vertif.
Même si on peut s'amuser à pointer systématiquement ce que sont leurs contradictions et leur absence de colonne vertébrale. La réalité, c'est que tout ceci n'est qu'un jeu de dupes. Et la réalité, c'est que derrière est bien à l'œuvre une idéologie qui s'attaque systématiquement à tous les fondements de la société auxquelles nous croyons et que nous avons dénoncées ou défendues. Systématiquement, la gauche, depuis qu'elle est arrivée au pouvoir, déroule un programme qui consiste à démanteler une par une les pierres de tous les édifices auxquels nous sommes attachés.
Le travail, vous l'avez dit, il s'attaque par le biais des heures supplémentaires à toute la différence entre l'assistanat et le travail. La famille, ce qui est à l'œuvre, n'est qu'un aperçu de ce qu'ils vont ensuite entreprendre sur le démantèlement de la politique familiale qui permet à notre pays, et c'est un de nos rares avantages, de bénéficier encore d'une natalité qui nous place devant l'Allemagne. L'effort, la première mesure prise par Vincent Péion, c'est tellement révélateur pour moi, a été, juste avant qu'il nous explique, qu'il fallait légaliser le cannabis. Monsieur Péion, je vais venir, Monsieur Péion a expliqué qu'il fallait supprimer toute évaluation des élèves.
Nous, nous avions mis en place une évaluation des élèves. Là, c'est le grand retour de l'idéologie de gauche, ne pas évaluer, ne pas mesurer, surtout ne pas traumatiser nos enfants avec l'idée que pour apprendre, il faille faire des efforts. C'est tellement révélateur de cette idéologie de gauche qui, que nous avons combattu, pourquoi nous croyons ? Nous croyons dans l'effort, la gauche croit en l'évaluation. Et puis, il y a enfin la dernière performance que Bernard a déjà dénoncée, des salles de shoot. Alors, vous allez avoir le plaisir d'expérimenter la salle de shoot légalisée. Vous apprécierez le sens de l'humour de la gauche qui a placé ça à côté de la guerre du Nord.
Moi qui connais un peu les pays tels que la Belgique ou les Pays-Bas, c'est bien, vous pourrez avoir l'approvisionnement qui vient directement de Hollande. Ce sera transféré immédiatement dans le salle de shoot où vous avez la légalisation de la drogue. Ça serait une plaisanterie si ça n'était la décision qu'ils ont prise aujourd'hui, annoncée et soutenue par les élus socialistes. En matière de drogue, nous, nous croyons à la fermeté. Eux préfèrent fermer les yeux sur les dégâts que procurent sur notre jeunesse le recours à la drogue qui est en train de ravager tout de suite. Et puis enfin, je peux vous dire qu'il ne s'embarrasse pas de questions d'ouverture.
Ça, l'ouverture à gauche, c'est fini. Les critères de nomination, c'est plus la compétence. Sauf à considérer que Jack Lang a des compétences incontestables puisqu'il vient d'être nommé à l'Institut du Mondara. Moi, personnellement, j'ai plutôt tendance à penser qu'il a des compétences inusables, ce qui n'est pas tout à fait la même chose que des compétences incontestables. On peut y ajouter M. Schramek, ancien directeur de cabinet de M. Jospin, qui a été nommé, bien évidemment, en toute objectivité, à la tête du Conseil supérieur de l'audiovisuel, mais ne doutons pas qu'il n'exercera évidemment aucun contrôle sur les journalistes.
Remarquez, comme ils sont déjà tous pour la plupart de gauche, le travail de M. Schramek sera relativement touché. Mais pourquoi je vous dis ça ? Je vous dis ça parce que derrière, la vraie question qui doit nous interroger, pourquoi, quand la gauche est au pouvoir, assume-t-elle et son projet et ses valeurs et ses promesses ? Et pourquoi, quand nous, nous sommes au pouvoir, pourquoi doutons-nous ? Pourquoi hésitons-nous ? Pourquoi n'avons-nous pas le courage de dérouler notre travail, nos valeurs et ce en quoi nous croyons ? Pourquoi en 10 ans n'avons-nous pas été capables de revenir sur les 35 ans ?
Parce qu'au début du quinquennat, a-t-il fallu, pour donner des gages à je ne sais quel politiquement social, mettre en place un RSA qui ne correspondait pas aux valeurs de retour au travail que nous défendions ? Vous savez, cette question, je me la suis appliquée à moi-même et y compris avec un travail d'autocritique. Et c'est y compris pour cela qu'avec les amis qui sont ici, on a souhaité tirer la sonnette d'alarme à la moitié du quinquennat en disant, attention, nous avons été élus pour défendre le travail, pas pour soutenir l'assistanat. Et ma conviction intime, c'est que nous n'allons pas jusqu'au bout de nos convictions.
Nous n'allons pas jusqu'au bout de nos convictions sur les droits et les devoirs. Nous n'allons pas jusqu'au bout de nos convictions sur la différence entre la solidarité et l'assistanat. Nous n'allons pas jusqu'au bout de nos convictions sur cette défense des classes moyennes comme fondement de la société ou sur la promotion du travail. Nous n'allons pas jusqu'au bout parce que nous nous laissons encore intimider sur ces terrains par le politiquement correct de gauche.
Parce que nous nous laissons encore intimider par le diktat d'une pensée de gauche qui ne supporte pas la contradiction et qui brandit systématiquement en face de nous l'étendard d'une fausse générosité pour chercher à nous faire taire. Eh bien mes amis tout le travail de la droite sociale tout ce sur quoi nous nous engageons c'est précisément pour briser cet amour qui emprisonne notre pensée sur le terrain de l'économique et du social.
C'est précisément pour assumer ce que sont nos valeurs sur ce terrain et pour pouvoir dire que oui il y a bien une pensée de la droite et du centre sur le terrain économique et social et que nous n'avons pas à aller chercher et caricaturer systématiquement la gauche dans nos idées parce que nous pouvons suffisamment être fiers de ce que sont nos valeurs et nos convictions et que nous n'avons pas Nicolas Sarkozy l'a ouverte il l'a ouverte sur la sécurité et l'immigration mais nous devons la poursuivre sur le chemin de l'économique et du social.
De propos je suis juste consterné de voir la façon dont François Hollande s'acharne à vouloir effacer avec une médiocrité incroyable le travail accompli par Nicolas Sarkozy. Il va au Mali et il oublie le travail qui a été le nôtre notamment sur un pays comme la Libye. Il va à Bruxelles encore aujourd'hui et il fait comme s'il n'y avait eu aucun travail mené par Nicolas Sarkozy et Angela Merkel pour lui permettre ensuite de s'afficher comme le soi-disant sauveur de l'euro alors que tout le monde sait très bien que toute cette bataille a été menée par Nicolas Sarkozy.
Et même s'agissant de Florence Cassin quelle médiocrité qu'est-ce que ça lui coûtait de reconnaître juste l'implication qui avait été celle de son prédécesseur de la République. Il est resté juste un chef de parti qui s'acharne à vouloir effacer le travail. Mais pour cela il faut se positionner sur les bons. Et il y a tout un travail qui en ce moment même est mené par la gauche. Ils ont très bien compris que leur politique emmenait le pays dans le mur. Ils ont très bien compris que la situation de la crise économique était en train de nous étrangler et qu'ils en renforçaient les effets.
Ils ont très bien compris que sur le front de l'emploi les quelques petites mesures qu'ils ont mises en place n'avaient aucune chance d'enrayer la hausse du chômage. Et donc qu'est-ce qu'ils cherchent à faire ? Ils cherchent à établir un rideau de fumée. Ils cherchent à mettre sur la table en profitant de cette espèce d'ivresse médiatique où chaque sujet efface l'autre. Toute une quantité de thèmes qui sont destinés à faire diversion. Il va au Mali ça lui évite d'aller chez Gouthière ou d'assumer ses responsabilités devant les salariés de Florens, de PSA ou de Renaud.
Il met sur la table le sujet du mariage et de l'adoption pour les couples homosexuels cela lui évite de rendre des comptes sur le choc fiscal qu'il a imposé aux classes moyennes. Il va bientôt s'apprêter à ouvrir le sujet du droit de loi des étrangers cela lui évitera d'avoir à rendre les comptes sur la faillite du régime de retraite auquel il est en train d'acculer notre régime de retraite. Mais nous nous n'avons pas le droit de tomber dans ce piège. Nous nous devons rester concentrés sur ce que sont les véritables thèmes sur lesquels les français nous attendent.
Et ces véritables thèmes ce sont ceux du pouvoir d'achat ce sont ceux de la place des classes moyennes ce sont ceux de la différence entre le social et la cistanat et ce sont ceux de la défense de nos emplois dans le contexte de la mondialisation ce sont sur ces sujets que nous devons nous concentrer. Ce que je vous propose en guise d'ouverture de notre travail c'est d'évoquer trois champs sur lesquels nous avons commencé à ouvrir les thèmes avec les élus de la droite sociale. Le premier c'est la question de l'emploi.
Souvenez-vous des discours il y a à peine un an la crise ne restait pas tout était de la faute de Nicolas Sarkozy les autres pays sont sortés admirablement seul le président de la république avait plongé le pays dans la détresse mais dites-moi mes amis depuis ils ont découvert la crise maintenant plus du tout question d'une responsabilité du gouvernement ou du président de la république tout est la faute de la crise ils font face à une crise qui est phénoménale qui dépasse totalement leur capacité gouvernementale et face à laquelle ils essayent en y mettant toute leur énergie de compenser les effets par son investissement et par l'énergie qui avait été la nôtre on avait réussi malgré tout à contingenter les effets de la crise elle était violente et on avait à peu près une destruction d'emplois sur cette période qui avait été très dure et qui était sur un rythme de 500 emplois qui étaient perdus par jour depuis que la gauche s'est installée au pouvoir et qu'elle a mis en place ses premières mesures la courbe de destruction de l'emploi s'est multipliée par deux chaque jour en ce moment notre pays détruit et perd 1000 emplois et il les perd pour une raison qui est toute simple c'est qu'il n'y a pas de cap clair dans la politique industrielle c'est qu'un entrepreneur de PME un responsable ou un cap de CAC 40 un investisseur étranger qui s'interroge et se demande quel est le projet du gouvernement de la France en ce moment il est incapable de trouver la moindre réponse avant l'été on tape sur PSA et on incendie une famille qui est une famille qui a essayé de faire en sorte de garder au contraire les entreprises et les emplois en France pour après l'été c'est quand même surréaliste avoir le ministre de l'industrie qui explique qu'il s'est trompé et qu'en réalité il n'y avait pas de critique à émettre sur le projet de PSA le même ministre tape Mittal comme un moins que rien oubliant au passage que Mittal s'occupe encore de 20 000 salariés en France pour se présenter deux mois plus tard comme étant le ministre de l'hospitalité industrielle vous apprécierez le contraste mais le fin du fin peut-être mon tempérament auvergnat mais c'est le fameux pack de compétitivité ils arrivent ils mettent 15 milliards d'euros de charges supplémentaires sur les entreprises tout le monde y passe les TPE les PME les grands groupes du CAC 40 15 milliards d'euros et puis 6 mois plus tard on nous explique qu'on n'a rien compris et qu'en fait il faut faire la TVA sociale qu'ils avaient condamnée c'est quand même vraiment il faut faire preuve d'un cynisme électoral qui dépasse toute mesure et que non en fait le problème de la France c'est trop de charges sur les entreprises et qu'il faut les baisser et c'est là que mon tempérament auvergnat intervient c'est que je sais encore compter les sous et qu'il y a 15 milliards d'euros de charges d'un côté ça c'est ce qu'ils ont ajouté et qu'il y a 13 milliards d'euros d'abaissement des charges par le pacte de compétitivité ça c'est soi-disant ce qui arrivera dans un an la différence ça fait 2 milliards d'euros ça veut dire que pendant 3 ans ils ont assommé les entreprises de ce pays par des charges supplémentaires et que si nous nous enfonçons dans la crise c'est parce qu'ils ont oublié un principe fondamental ce ne sont pas les politiques qui créent l'emploi ce sont les entreprises qui créent l'emploi et ce sont les entrepreneurs qui produisent et j'y ajouterai une deuxième conviction vous ne faites pas une politique de l'emploi en allant systématiquement voir les entreprises qui vont mal vous faites une politique de l'emploi en étant aussi offensif en promouvant les entreprises qui ont des talents en promouvant les secteurs où on peut gagner et aller de l'avant demain en ayant de l'audace en encourageant ce qui est la créativité dans notre pays et en n'ayant pas un langage qui est désastreusement tourné vers le passé si vous prenez par exemple votre téléphone ces petits téléphones dont nous l'entendons tous en le lisant ils sont tous fabriqués à l'étranger vrai et faux en même temps à l'intérieur de ces téléphones vous avez des composants qui sont des composants qui sont fabriqués par une entreprise française qui s'appelle ST Microélectronique qui fournit 80% des microprocesseurs qui sont utilisés par nos téléphones portables plutôt que de s'occuper de certains dossiers uniquement est-ce que M.
Montebourg ne ferait pas mieux d'investir son énergie sur les industries et les entreprises de demain pour redonner un tout petit peu de confiance à notre pays plutôt que de nous plonger dans la sinistrose en faisant le pompier pyromane de toutes les entreprises sur lesquelles se penchent les caméras c'est qu'en réalité quand on enlève la marinière il n'y a plus grand chose je voudrais sur ce sujet de l'emploi finir en évoquant un sujet qui est et sur lequel quand nous sommes amenés à le traiter il y a souvent des réactions qui peuvent être diverses y compris dans notre famille il faut jouer la mondialisation de toute façon nous n'avons pas de choix on nous parle du libre-échange il faut assumer le libre-échange mais il faut l'assumer uniquement quand tout le monde joue les mêmes règles nous ne pouvons pas continuer à être des colombes naïfs dans la mondialisation qui pratiquons nous un libre-échange pur et dur alors que tous les autres pays sont beaucoup plus habiles que nous pour donner la priorité à leurs entreprises et favoriser leurs propres entrepreneurs et pardonnez-moi mais je ne comprends pas pourquoi est-ce que quand nous on fait des marchés publics en Europe on les ouvre à 100% à la concurrence étrangère alors qu'en Chine les marchés publics eux sont fermés à 100% à la concurrence étrangère je ne comprends pas pourquoi est-ce qu'on harcèle avec tant de âne nos propres entreprises et nos propres PME plutôt que de mettre un tout petit peu de contrôle sur les containers qui arrivent dans nos ports pour s'assurer qu'ils respectent ne serait-ce que les normes que nous imposons à nos propres entreprises et je ne comprends pas enfin pourquoi est-ce qu'on tolère que les entreprises externeurs puissent venir du jour au lendemain sur nos territoires piller les ressources la protection intellectuelle artistique nos brevets repartir ensuite chez eux récupérer ses propres brevets produire chez eux et ensuite revendre chez nous alors que vous le savez très bien n'importe quelle entreprise française qui veut s'installer en Chine se voit imposer joint venture avec une entreprise chinoise qui n'a de cesse que de l'observer l'espionner pour récupérer ses propres secrets de production il y a un moment où il faudra aussi assumer l'idée d'un protectionnisme européen qui ne me semble pas nécessairement un gros mot dans notre pays c'est celui des classements les élus qui se sont succédés en ont parlé il y a un rideau de fer fiscal qui s'est abattu ensemble de nos classes moyennes en France depuis le choc qui vient de se dérouler est juste d'une violence hallucinante ils ont eu l'habilité de faire toute une succession de petites mesures mais si vous les juxtaposez les unes après les autres c'est un assommoir fiscal qui est tombé sur les classes moyennes héros nous avait promis que seuls 90% des impôts seraient acquittés par les privilégiés les fameux riches François Hollande avait expliqué qu'à la différence de Nicolas Sarkozy bien sûr les augmentations d'impôts ne seraient payées que par les plus privilégiés d'entre nous regardons ensemble qui sont ces fameux privilégiés les salariés avec la disparition des heures supplémentaires mais aussi de la participation et de l'intéressement les familles avec le durcissement des règles sur les services à la personne et bientôt sur la politique familiale les professions libérales qui ont été littéralement assommées avec des hausses de fiscalité de 20 à 30% supplémentaires et surtout cette nouvelle catégorie extraordinaire de privilégiés qui a proliféré en France à la vitesse de la lumière les retraités vous êtes tous vous les retraités et privilégiés et monsieur Hérault nous l'a bien expliqué vos retraites sont bien trop grosses vous bénéficiez de bien trop d'argent et c'est d'ailleurs pour ça il nous a mis toute une série de cotisations supplémentaires ajoutées auxquelles vous pouvez également songer à tout ce qui est l'épargne la fiscalité sur l'épargne et le patrimoine qui sont venus encore rajouter une couche on nous annonçait Robin Desbois on a récupéré le prince Jean et croyez moi la différence n'est pas au bénéfice des classes moyennes mais je ne veux pas oublier les propositions que nous nous devons mettre en face trois propositions simples en matière de fiscalité et de protection des classes moyennes la première d'abord et c'est une conviction évidente chaque français doit quitter là par exemple mon département plus de la moitié des habitants de mon département ça aboutit à une déconnexion totale typique de la France par rapport à la dépense publique je ne paye pas d'impôts et donc qu'est-ce que j'en ai à faire qu'il y ait plus de dépenses publiques à la limite même tant mieux j'en profiterai peut-être un peu moi-même il faut poser le principe que même si jamais ce doit être un impôt petit et faible symboliquement chaque français doit se sentir lié au pacte de la dépense publique et donc chaque français doit quitter ne serait-ce qu'un impôt très modique pour se rappeler que la dépense publique elle est financée par nos impôts et que quand on agite le panier à l'arrivée on nous présente la facture à nous les classes moyennes c'est le premier principe que l'on doit poser le deuxième principe c'est une règle d'or mais c'est une règle d'or qui est un peu différente de celle qu'on nous propose quand on parle de la règle d'or en France aujourd'hui on parle de la nécessité d'équilibrer nos comptes publics très bien mais comment est-ce qu'on équilibre les comptes publics en ce moment les socialistes prétendent qu'ils équilibrent les comptes publics mais qui paye la facture ils nous expliquent qu'ils font des efforts extraordinaires c'est vous qui faites les efforts ce ne sont pas les politiques du gouvernement qui font les efforts c'est vous qui faites les efforts parce que dans ce que fait en ce moment le gouvernement socialiste la réduction du déficit est supportée pour plus des deux tiers par les augmentations d'impôts et bien la règle d'or que je propose c'est que sur la réduction du déficit ce soit deux tiers financés par la baisse de la dépense et au maximum un tiers qui puisse être financé par les augmentations de fiscalité ça obligera chacun d'entre nous à être responsable dans les promesses que l'on fait au moment des élections pour ne pas avoir la possibilité de présenter ensuite des chèques en blanc aux français et plus particulièrement aux classes moyennes c'est la deuxième proposition la troisième c'est celle des collectivités locales quel formidable exemple que la ville de Paris ou que la région de France l'augmentation de la fiscalité a été impressionnante vous aviez une ville de Paris qui était à peu près correctement gérée avec une fiscalité qui était modérée la fiscalité a explosé vous aviez un conseil régional Île-de-France qui avait une fiscalité à peu près modérée la fiscalité a littéralement explosé je propose qu'il y ait un plafond fiscal à la possibilité pour les élus locaux d'augmenter les intérêts locaux sinon c'est trop facile trop facile de faire n'importe quel projet mirifique et ensuite de venir prendre dans la poche des contribuables locaux l'addition tout le monde connaît ici le Puy-en-Volay vous ne mangez que de la lentille du Puy-en-Volay j'espère ça vous assura une longue vie et vous êtes assuré de ne pas avoir la maladie d'Alzheimer à condition de consommer exclusivement la lentille mais le Puy avait une autre caractéristique c'était une ville ruinée c'était une ville dans laquelle les impôts avaient explosé c'était une ville que j'ai reprise aux socialistes en trois ans on a fait un gigantesque effort de compression de la dépense on a essayé de réfléchir avec les communes qui étaient autour pour mutualiser nos dépenses et bien pour la première fois depuis 30 ans dans cette ville du Puy-en-Volay cette année je baisse les taux d'impôts ce qui est possible dans la ville du Puy est parfaitement possible partout en France dans toutes nos collectivités il faut juste arrêter cette dérive des élus locaux qui sont plus rapidement que aux impôts que aux économies ce sera le moyen de préserver les classes moyennes par rapport aux chocs fiscaux troisième sens de réflexion c'est le social notre système social ne va pas bien il ne va pas bien et il est même à bout il est à bout parce qu'il accumule les déficits le déficit de la branche de retraite c'est 19 milliards d'euros en 2017 le déficit cumulé des retraites complémentaires nous conduit à une faillite prévue en 2017 au pire en 2019 2020 au mieux le régime de l'assurance chômage dégage cette année 18,6 milliards d'euros de déficit notre système de protection sociale est en faillite il est financé à crédit et il est payé par nos enfants mais s'ajoute à ça une deuxième caractéristique c'est que non seulement il est en faillite mais en plus de ça il est injuste il est injuste parce que finalement on a laissé s'ajouter les corporatismes au corporatisme au lieu de chercher à continuer à donner un sens à notre système social alors il est urgent que l'on mène un travail pour le repenser au sein de la droite sociale on croit profondément à la nécessité d'une solidarité nationale je crois profondément au fait que le modèle français est fondé sur un équilibre entre précisément l'entrepreneuriat et la solidarité mais pour arriver à tenir cet équilibre il faut repenser notre système social quelques repères simples là encore d'abord la première chose il y a une différence entre l'assistanat et la solidarité le système de santé c'est de la solidarité la CMU c'est de l'assistanat permettre à quelqu'un de bénéficier sans la moindre responsabilité ou sans le moindre coupon modérateur de la totalité du système social vous interrogez n'importe quel médecin vous interrogez n'importe quel pharmacien ça ouvre la voie à tous les abus il est indispensable de mettre un petit coupon de participation ne serait-ce que 0,50 centimes ne serait-ce que 1 euro mais un petit forfait qui permette de se rappeler que tout ceci est financé par la solidarité de l'ensemble des français de la même manière l'aide médicale d'Etat n'est pas acceptable elle est même totalement irrationnelle voilà un système qui propose à n'importe quel étranger qui rentre irrégulièrement en France de bénéficier du jour au lendemain de la totalité de notre système de santé et d'assurance maladie l'étranger qui rentre régulièrement en France n'y a pas accès l'étranger qui rentre irrégulièrement en France il y a accès ça n'est pas acceptable ça n'est pas compréhensible c'est juste injuste et très injuste la deuxième chose c'est qu'il faut s'assurer que cet argent qui est devenu rare aille à ceux qui en ont vraiment besoin aider quelqu'un qui a 50 ans qui vient de perdre son emploi qui est en situation de reconversion professionnelle il faut tout mettre sur la table mais cautionner celui qui a 30 ans qui est dans le secteur par exemple de l'informatique où il y a de forts besoins de recrutement et qui joue avec l'intérim ou les périodes d'indemnisation chômage pour tantôt travailler tantôt ne pas travailler en tirant sur la corde ça n'est pas acceptable n'est pas acceptable non plus les chômeurs professionnels qui se situent à nos frontières et qui profitent d'un système de contrôle des données très faible qui permet à des gens d'habiter dans le Nord-Pas-de-Calais et en même temps d'aller travailler en Belgique tout en touchant l'indemnité d'assurance chômage en France on a ce problème avec l'Italie on a ce problème avec l'Allemagne on a ce problème avec la Suisse et il y a un moment où il est aussi temps de dire qu'on ne peut pas cautionner n'importe quel abus cet argent est précieux et il doit aller à ceux qui en ont vraiment le troisième principe qui est évident c'est que quels que soient les revenus de l'assistanat ils ne doivent jamais dépasser les revenus du travail quel que soit le cas de figure et le cumul de toutes les aides qui sont possibles il ne faut jamais pouvoir aller au-delà des trois quarts du SMIC jamais jamais non seulement parce que c'est de la dépense inutile mais jamais aussi parce que c'est un poison qui fausse toutes les valeurs dans notre pays un pays dans lequel celui qui travaille n'est pas correctement rémunéré par rapport à son effort est un pays qui se met la tête à l'envers qui renonce à tous ses principes et qui ne peut plus encourager le travail c'est exactement pour la même raison que nous avons soutenu ce principe qui est pourtant simple de demander à ce que systématiquement pour toutes les personnes qui bénéficient du RSA on puisse demander cinq heures de travail d'intérêt général par semaine non seulement parce que c'est une façon de leur rendre la dignité mais parce que c'est aussi la meilleure manière de les remettre sur le chemin du travail c'est une idée que vous lâchez vous le voyez le travail ne manque pas notre énergie non plus et je voudrais finir en évoquant avec vous un sujet qui résume beaucoup de ce que nous nous sommes dit le mariage et l'adoption pour les couples homosexuels et surtout la gestation pour autrui et les bébés et les bébés et les bébés nous sommes ici plusieurs à nous être engagés résolument vous n'imaginez pas les pressions les mesures d'intimidation dont on a pu faire l'objet sur ce sujet on m'a personnellement expliqué que quand on avait 37 ans on n'avait pas le droit d'être contre le mariage et l'adoption par des couples homosexuels on m'a expliqué que c'était le sens de l'histoire on m'a expliqué que c'était la modernité on m'a expliqué que c'était prendre de grands risques par rapport à son parcours politique que de prendre position sur un sujet comme celui-là et bien je l'ai fait nous l'avons fait ici nous sommes plusieurs à l'avoir fait tout simplement pour ne pas avoir à rougir de nos convictions pas pour dénoncer ou contester la place qui doit être évidemment faite dans notre société pour les couples homosexuels qui ont droit au reste mais parce que fondamentalement nous sommes inquiets des conséquences de cette loi sur nos enfants et parce que fondamentalement pour moi il ne peut pas y avoir de droit automatique à l'enfant comme un objet il n'y a que des devoirs et des protections que nous devons faire il n'y a que des droits de l'enfant que nous devons protéger et auxquels nous devons apporter le maximum de garantie pour son éducation oui il n'y a pas de droit automatique à l'enfant il y a des droits de l'enfant que nous devons protéger c'est au nom de ces convictions que nous nous engagerions je veux dire au fond ça aussi qui m'intéresse dans ce débat sur l'idée d'une prétendance moderne sur cette idée précisément qui est au fond nous même de cette bataille d'idées et de propositions qui nous guident par rapport à la gauche il y aurait une soi-disant modernité il y aurait un soi-disant politiquement correct il y aurait soi-disant un sens qui irait dans la bonne direction mais ça n'est pas cela ma conviction de ce qu'est le travail d'un politique le travail d'un politique ça n'est pas d'aller automatiquement dans le sens de la modernité le travail d'un politique c'est de se demander à chaque fois si les défis qui sont face à nous aboutissent à une direction qui est positive ou à une direction qui est négative si c'est positif il faut évidemment le renforcer mais si c'est négatif quand bien même cela aurait l'onction de la soi-disant modernité et bien il ne faut pas y aller si les bébés éprouvaient c'est la modernité et bien cette modernité est très peu pour moi si pouvoir louer le ventre d'une femme c'est la modernité et bien très peu de cette modernité pour moi si la modernité s'est troublée définitivement les repères entre père et mère dans l'éducation d'un enfant et bien très peu pour moi de cette modernité et nous ne sommes pas là nous ne sommes pas là mes amis pour suivre la modernité nous sommes là pour défendre d'abord nos valeurs et nos convictions et ce que je vous demande ce que les français attendent de nous c'est que nous assumions nos valeurs que nous le fassions sereinement que nous le fassions la tête haute que nous le fassions avec détermination parce que c'est quand nous sommes fidèles à nos idées et uniquement quand nous sommes fidèles à nos idées que nous méritons la confiance des français merci à tous
Laurent Wauquiez