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Discours / meetingRassemblement National (sur YouTube)· 9 juillet 2015 5 minAutoproduitActualité / polémiqueEurope & internationalÉconomie & entreprises

Marine Le Pen appelle Alexis Tsipras à sortir de l'euro

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:20Invité politiqueFait
    « C'est un fait, mais nous partageons le désir de rendre la parole au peuple contre la dictature européiste et technocratique. »
  • 0:43Invité politiqueFait
    « Les institutions européennes, et c'est peut-être un point positif, ont montré leur vrai visage. L'horreur. L'horreur. »
  • 1:01Invité politiqueFait
    « Le président du Parlement, ici assis, a même osé appeler à un renversement de votre gouvernement, Monsieur Tsipras, légitimement élu par le peuple, afin de le remplacer par un gouvernement de technocrates. »
  • 1:14Invité politiqueFait
    « Les pays de la zone euro ont tenté en vain d'empêcher la publication jeudi du rapport du FMI sur la dette de la Grèce. »
  • 1:29Invité politiqueFait
    « Ce rapport reprenait en effet vos arguments, il faut bien l'admettre, et estime que la Grèce ne peut pas rembourser la dette, car cette dette est insoutenable et doit donc être renégociée. »
  • 1:34Invité politiqueFait
    « Enfin, la Banque centrale européenne a tenté de semer l'effroi en asphyxiant les banques grecques et en provoquant leur fermeture temporaire. »
  • 1:41Invité politiqueFait
    « Je crois que c'est la première fois dans l'histoire qu'une Banque centrale crée de toutes pièces une crise de manière absolument artificielle. »
  • 2:28Invité politiqueChiffre
    « Mais faites donc campagne en promettant au peuple, à vos peuples respectifs, 25% de baisse des salaires, 25% de baisse des pensions. »
  • 2:38Invité politiqueFait
    « Mais faites campagne en proposant à vos peuples l'explosion de la mortalité infantile, la multiplication par trois du chômage. »
  • 3:06Invité politiqueFait
    « l'euro et l'austérité sont des frères siamois. Elle est là, la réalité. »
  • 3:13Invité politiquePromesse
    « Moi, ce que je pense, c'est que la Grèce doit en accord avec les institutions européennes de manière concertée, tranquillement organisée, sortir de cette mâchoire de fer que représente l'euro pour l'ensemble des pays du Sud. »
  • 3:43Invité politiqueFait
    « Ce dont vous avez peur, messieurs des institutions européennes, ce n'est pas que la Grèce fasse faillite. Ce dont vous avez peur, c'est que la Grèce, en sortant de l'euro, démontre que l'on peut s'en sortir mieux sans l'euro qu'avec. »
  • 4:02Invité politiqueFait
    « L'euro, c'est pour toujours. Eh bien non, l'euro, ça n'est pas pour toujours. L'euro n'est pas irréversible. »
  • 4:09Invité politiqueFait
    « La première crise de l'euro était financière et a été stoppée par la BCE en 2012. La deuxième crise est politique, ne vous en déplaise ? »
  • 4:22Invité politiquePromesse
    « Après tant d'erreurs, il est largement temps de dissoudre de manière concertée la zone euro, de conserver l'euro comme monnaie commune. »

Temps de parole

  • Marine Le Pen94 %
  • Locuteur non identifié6 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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0:00
Marine Le Pen

Monsieur Tsipras, nous avons des positions radicalement divergentes sur toute une série de sujets. C'est un fait, mais nous partageons le désir de rendre la parole au peuple contre la dictature européiste et technocratique. Et nous nous sommes donc très légitimement réjouis de l'organisation du référendum. Ce référendum en Grèce sur l'austérité signe le retour du politique dans son sens le plus noble au sein d'une Union européenne, souvent réduite à des attitudes technocratiques. Les institutions européennes, et c'est peut-être un point positif, ont montré leur vrai visage. L'horreur. L'horreur. Elles ont tout tenté pour gagner ce référendum.

Il y a eu de multiples pressions morales, des tenants de l'autorité prédisant une catastrophe en cas de nom. Nous connaissons ça, nous peuples français. Nous avions vécu la même chose au moment de la campagne sur la Constitution européenne. Le président du Parlement, ici assis, a même osé appeler à un renversement de votre gouvernement, Monsieur Tsipras, légitimement élu par le peuple, afin de le remplacer par un gouvernement de technocrates. Les pays de la zone euro ont tenté en vain d'empêcher la publication jeudi du rapport du FMI sur la dette de la Grèce.

Ce rapport reprenait en effet vos arguments, il faut bien l'admettre, et estime que la Grèce ne peut pas rembourser la dette, car cette dette est insoutenable et doit donc être renégociée. Enfin, la Banque centrale européenne a tenté de semer l'effroi en asphyxiant les banques grecques et en provoquant leur fermeture temporaire. Je crois que c'est la première fois dans l'histoire qu'une Banque centrale crée de toutes pièces une crise de manière absolument artificielle. Mais la colère du peuple grec envers la politique européenne d'hyper-austérité était telle que toutes les manœuvres ont été balayées par la ferveur populaire.

Par-delà les menaces, le peuple grec a repoussé le chemin sans espoir ni perspective de l'Union européenne. Mais quel peuple aurait accepté pendant cinq ans ce qu'a vécu le peuple grec ? Bon sang, lesquels auraient accepté cela ? Messieurs du PPE et les libéraux qui ont applaudi frénétiquement le réquisitoire de M. Weber, vous accepteriez-vous de faire campagne ? Vous êtes d'accord avec ça ? Mais faites donc campagne en promettant au peuple, à vos peuples respectifs, 25% de baisse des salaires, 25% de baisse des pensions. Mais faites campagne en proposant à vos peuples l'explosion de la mortalité infantile, la multiplication par trois du chômage. Soyez courageux, assumez vos positions.

Ce n'est pas ce que vous faites quand vous êtes en campagne électorale. Alors, M. Tsipras, M. Tsipras, l'euro et l'austérité sont des frères siamois. Elle est là, la réalité. Et vous ne pourrez pas faire échapper votre peuple à l'austérité si vous ne lui permettez pas d'échapper à l'euro. Moi, ce que je pense, c'est que la Grèce doit en accord avec les institutions européennes de manière concertée, tranquillement organisée, sortir de cette mâchoire de fer que représente l'euro pour l'ensemble des pays du Sud. Tous les peuples européens auraient alors les yeux fixés sur la Grèce et pourraient vérifier que la sortie de l'euro permet bien le renouveau et le retour d'une croissance durable.

C'est bien ça, ce que disait M. Krugman, prix Nobel d'économie. Ce dont vous avez peur, messieurs des institutions européennes, ce n'est pas que la Grèce fasse faillite. Ce dont vous avez peur, c'est que la Grèce, en sortant de l'euro, démontre que l'on peut s'en sortir mieux sans l'euro qu'avec. Le voile se déchire ! L'euro n'est pas irréversible, c'est ce que vous nous aviez vendu pendant des années. L'euro, c'est pour toujours. Eh bien non, l'euro, ça n'est pas pour toujours. L'euro n'est pas irréversible. La première crise de l'euro était financière et a été stoppée par la BCE en 2012. La deuxième crise est politique, ne vous en déplaise ?

Avec des peuples qui osent dire non et vous ne pourrez pas celle-là la stopper. Après tant d'erreurs, il est largement temps de dissoudre de manière concertée la zone euro, de conserver l'euro comme monnaie commune. Les économies des pays d'Europe se porteront mieux et les tensions entre les peuples s'apaiseront enfin.

4:36
Locuteur non identifié

C'est ce qui est maintenant le président de la présidente de la République, le président Zynadinos.

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