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interviewJeunes Horizons· 6 juillet 2025 48 min

VOIR LOIN – Avec NAÏMA MOUTCHOU #ep2

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Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

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Bonjour à tous. Bienvenue dans Voir loin, le podcast d'horizon dans les Haut de France dans lequel on reçoit des personnalités politiques d'horizon et d'horizon différent mais en tout cas du parti Horizon pour échanger, discuter, en savoir un peu plus sur eux et discuter de diverses thématiques que soit lié à la jeunesse, au territoire, à l'engagement. Bref, des thématiques assez diverses. Et aujourd'hui, je suis très heureux de recevoir madame la présidente. Bonjour Neymar. Bonjour Alexis. Tu vas bien ? Très bien. Merci beaucoup l'invitation. Avec plaisir. Tu passes actuellement ta journée dans le nord. Euh, est-ce que tu peux comment s'est passé ta journée ? Est-ce que tu peux nous dire ce que tu as fait et qu'est-ce que tu penses du nord en général ? Écoute, écoute, une très belle

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journée jusqu'ici. Non, une très belle journée sur l'invitation notamment de mon ami collègue Jean Moulière. J'ai fait beaucoup de choses. Je suis à la rencontre notamment de ma d'élus locaux mais aussi de population diverses puisqu'on a réussi à caser outre un entretien avec des élus. une belle visite dans un centre éducatif et le sujet de la jeunesse, il est important et donc ça a été l'occasion de voir autre chose, m'inspirer d'autres choses, de voir un autre environnement et ça c'est très très utile pour moi pour la suite. Génial. Ouais. Comment est-ce que enfin est-ce que tu pourrais te présenter et notamment présenter ton parcours pour quelqu'un finalement qui ne connaîtrait ni la politique ni te connaîtrait forcément ? Voilà. et en

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gros te présenter un peu de manière globale. Bien sûr. Alors pour quelqu'un qui ne connaît pas la politique, c'est simple puisque moi-même je je ne suis pas née en politique, j'ai pas grandi dans un environnement militant et je fais partie de ceux qui sont entrés en politique d'ailleurs sans être bibonné par un parti. Eu je suis une gamine de la banlieue parisienne, le Valdoise, qui est la grande couronne de Paris, qui est un département du nord de l'Île-de-France. Donc moi aussi je suis un peu du nord. Voilà. Euh c'est là que j'ai c'est là que je suis née d'abord, c'est là que j'ai grandi aussi, c'est là que j'ai fait mes classes. Euh et et donc ce beau département du Valdoise qui m'a construite. Euh et donc je disais que je

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ne suis pas née en politique. Moi je suis j'ai plutôt été éduquée par les valeurs qui m'ont été transmises dans le cadre familial. OK. Ça a été très structurant pour moi pour la suite. Alors, les valeurs travail, les valeurs mérites, les valeurs parce que je viens d'un monde ou d'une famille très éloignée, enfin pour qui la politique c'est quelque chose de très loin. OK, d'accord. Euh, mon père était agent d'entretien milieu hospitalier, ma mère femme de ménage, mes parents sont pas les traités, ils sont d'origine marocaines. Donc la politique c'est quelque c'était quelque chose de très abstrait. Toujours j'ai toujours été passionnée par ça, mais j'ai grandi dans un milieu où c'était pas quelque chose de naturel ou d'évident. Euh donc plutôt construite par les

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valeurs qui m'ont été transmises dans le cadre familial euh et plutôt aidé ensuite par le droit puisque moi j'ai fait du droit dans la vie, j'ai fait des études de droit et je suis devenue avocate. Et je dirais qu'en ayant été avocate, c'est là où j'ai beaucoup appris de la vie, du réel, confronté à des jeunes déracinés, à des familles parfois un peu perdues, à des victimes déboussolées. Voilà, c'est une vraie école de la vie et c'est ce qui m'a donné envie de poursuivre et d'ailleurs, c'est ce qui m'a amené aussi à la politique en vérité. D'accord. D'accord. OK. Très bien, c'est un très très beau parcours. Et qu'est-ce qui finalement dans dans ton enfance ou ta jeunesse ou même le début de finalement de ta carrière

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professionnelle t'a donné concrètement envie de t'engager ? Là, j'ai on a compris avec le fait d'être confronté à la réalité très difficile de certaines situations et est-ce que il y a il y a des événements, un moment, un déclic où tu t'es dit il faut que je le fasse, il faut que je m'engage ou alors ça a été plus progressif ? Euh j'ai j j'ai jamais grandi avec l'ambition d'être en politique comme comme d'autres en font un objectif de vie. Ça pas été le mien. Moi, j'ai plutôt cheminé. Euh j'ai beaucoup plaidé donc j'ai beaucoup pris la parole pour les autres. Euh il y a dans cette idée quand on est avocat de défendre parle des droits de la défense. Alors on défend des intérêts particuliers mais quand on est avocat exactement comme en politique, c'est une vocation. On le vit moins comme un

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métier que comme une vocation. on est pris par quelque chose. Moi, j'ai besoin d'être, voyez, de sentir, tu vois, de de sentir que que je donne du sens à ce que je fais quand on est avocat. Le sens, il est partout et on plaide des causes, mais jusqu'au bout, on les vit aussi. et et j'ai eu j'ai eu envie à un moment donné de de passer à l'étape d'après, c'est-à-dire que pas uniquement porter la parole d'intérêt privé dans le casre d'audience et de mais de porter cette parole à un autre niveau et et rien de tel que la politique. Enfin, je je veux dire c'est le alors pour le coup c'est c'est la représentation ultime de ce qui est la défense. Quand on entre en politique, on fait parce qu'on a envie d'aller défendre les autres. C'est la défense de tous les autres. D'ailleurs,

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c'est quand on est élu de la nation, notamment quand on est député, on parle pour les Français en général. Et j'avais envie de porter cette voix-là. Euh j'avais envie de me dire que euh j'avais quelque chose à dire de différent que les autres et euh et l'opportunité s'est présentée en 2016 2017 et ça a été l'occasion pour moi de franchir le pas. D'accord. Et en plus ça permet de d'avoir effectivement en politique quelqu'un qui n'a pas le parcours dit classique d'une famille déjà engagée d'un parcours tout lisse et cetera. Et aujourd'hui et moi j'avais peur de ça. Oui. Tu tu avais peur d'être jugé ou Absolument j'avais peur d'être déprécié. J'avais peur d'être reçu comme illégitime parce que je venais pas du

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serrail. Je venais pas de ce monde-là. J'avais alors déjà j'avais absolument pas les réseaux quand on a habité comme moi j'ai habité toute sa vie quasiment au HLM issu d'un mini ouvrier très populaire enfin bon de se dire qu'on peut être propulsé puis propulsé à ce niveau de responsabilité politique ça peut être très déstabilisant donc je me suis posé des questions. C'est vrai et en même temps, je pense que c'est une force je pense que c'est une force d'être insemblable de celui que qu'on va défendre et pour qui on va parler demain parce que j'ai vécu les mêmes des aventures, les mêmes aventures que les Français. J'ai travaillé plus de 10 ans de ma vie avant de m'engager. J'ai connu aussi j'ai connu des pépins, des injustices,

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des réussites et tout ça ça m'a beaucoup nourri pour essayer de porter une parole que j'espère crédible. Tout à fait. Et est-ce que au début de ton engagement, tu as senti justement cette cette dépréciation ou alors ce côté décalage entre toi d'où tu venais et la plupart des gens qui sont engagés en politique, en tout cas qui sont à des responsabilités au niveau politique ou alors tu as été très bien accueilli dès le départ et alors très bien accueilli non hein mais c'est c'est comme mais c'est c'est finalement comme dans tous les métiers même si ça n'est pas un métier euh c'est qu' il faut il faut se faire sa place. Donc mo moi dès la campagne déjà, j'ai j'ai été beaucoup critiquée comme étant euh déconnecté justement parce que n'ayant pas fait de politique, n'ayant pas de mandat local

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par exemple, euh parce qu'étant une femme, parce qu'étant issu de la diversité, enfin on m'a reproché on m'a reproché beaucoup de choses. On a pointé du doigt en tout cas beaucoup de choses comme étant des handicaps. J'ai jamais considéré que c'était des handicaps d'avoir travaillé dans sa vie, d'avoir trouvé sa place, de s'être battu pour en arriver là. Euh pour moi, ce sont des forces, mais y compris mes origines d'ailleurs, je les ai transformé en force. Et donc après l'instant de doute que j'ai pu avoir, je me suis mise au travail très vite et les autres ont appris à me connaître et je crois que j'ai gagné le respect de mes pères, y compris des collègues d'opposition aujourd'hui et c'est la plus grande satisfaction. Oui, tout à fait. et aujourd'hui tu es vice-présidente de l'Assemblée

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nationale, c'est déjà Bravo. Et ensuite, c'est une responsabilité qui est énorme. Euh comment est-ce que tu as vécu ça et qu'est-ce que finalement ça t'a apporté ? Est-ce que finalement tu retrouves des même si c'est assez différent des similitudes avec le métier d'avocat que tu as fait avant ou alors est-ce que c'est complètement différent et est-ce que avoir fait justement ce métier d'avocat t'a apporté des choses qui t'ont forcément aidé ensuite quand tu as été élu député et vice-président de l'Assemblée ? D'abord, c'est un d'abord c'est un immense honneur euh et je me le dis tous les jours. Moi, je sais pas comment les autres collègues vivent ça. D'abord d'être député, hein. Oui. Il y a des gens qui sont allés mettre un bulletin dans l'urne avec mon nom qui

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ont décidé de me faire confiance. Une majorité, c'est une majorité. Donc c'est c'est un honneur, enfin je sais pas s'il y a plus grand honneur que cette reconnaissance d'avoir été élu vice-président de l'Assemblée nationale française compte tenu d'où je viens et de mon parcours. Enfin, c'est voilà. Pour moi, c'est c'est quelque chose de c'est c'est plus qu'important, je veux dire, c'est ça représente beaucoup. Pour ma famille aussi, ça représente beaucoup. Et donc tous les jours, je mesure la chance que c'est mais aussi du coup la responsabilité que c'est. Et ma responsabilité, c'est de porter l'institution, c'est de faire en sorte qu'elle soit pas abîmée euh parce que c'est certainement la plus belle des institution. C'est la maison du peuple, c'est l'expression de la représentation

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nationale et donc je m'efforce chaque jour d'essayer de faire en sorte qu'elle soit préservée. Ça c'est mon devoir. Évidemment, le fait d'avoir été avocate mide beaucoup. L'Assemblée nationale, ça reste la fabrique de la loi. Euh quand j'ai été avocate, bon ben mes études de droit d'abord elles m'apprennent à savoir comment on construit la loi, comment comment on interprète la loi, comment on la lit parce que c'est très technique. Ça m'apprend les mécanismes d'équilibre parce que c'est ça la fabrique de de la loi l'Assemblée nationale, c'est comment on arrive à créer un dispositif qui soit équilibré entre je sais pas moi la vision qu'on a du monde de l'agriculture et celui de l'écologie qui sont des qui peuvent paraître des intérêts contradictoires entre les questions de sécurité, les

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questions de liberté qui peuvent paraître contradictoires et cetera et cetera. Donc c'est un atout de savoir décrypter ça quand on écrit la loi et qu'on la vote. Et puis quand on est avocat, on plaide ou et donc on prend la parole. On apprend à prendre la parole, à essayer d'aller convaincre l'autre en regardant les yeux. On essaie de de trouver le discours qui aille toucher, qui aille émouvoir, qui a qui aille peut-être renverser euh l'autre. Et c'est ce que je fais à l'Assemblée. L'Assemblée nationale, c'est le pouvoir des mots, hein. C'est pas plus que ça. Moi, j'ai j'ai très tôt compris dans ma vie en général, j'ai très tôt compris que les mots c'était le bien le plus précieux qui soit. D'abord, c'est gratuit. Les mots, c'est gratuit. l'accès au donc donc comme ça coûtait

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pas si vous voulez je je m'en suis pas privée si tu veux et donc quand on est à l'assemblée notre responsabilité c'est d'essayer d'aller convaincre les autres que ce qu'on porte que nos convictions elles sont bonnes pour l'intérêt général et que c'est là où il faut aider bah voilà donc on plaide en quelque sorte donc ça apprend aussi quelque part voilà à à prendre la parole c'est un atout supplémentaire donc voilà pour moi c'est précieux évidemment Je m'en suis servie largement et puis j'ai essayé de teinter ça d'autres choses. Il faut aussi savoir se détacher parce que mon rôle c'est pas d'être une juriste, c'est pas de faire enfin si mon rôle c'est d'être une juriste bien sûr, mais c'est aussi de faire de la politique. Donc c'est de porter ces

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valeursl de les transcender, de les transformer à travers le droit. C'est vraiment le droit au service de la politique. C'est l'exercice que j'essaie de mener depuis le début à l'Assemblée. S'il y a peut-être une différence avec forcément le tribunal, c'est le bruit. On a reçu Jean Moulier pour l'épisode 1 justement de de Voin qui raconté que c'était difficile de défendre ce son amendement ou sa loi quand ça vifère à droite et à gauche de l'Assemblée. Et en plus de ça, tu tu parlais de convaincre d'essayer de convaincre. Aujourd'hui, on on même les personnes qui sont pas forcément intéressées à la politique euh de près voient à quel point euh il y a il y a de moins en moins de débats à l'assemblée et c'est plus en plus euh d'invectives notamment du côté des

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extrêmes. Comment on arrive à garder ce côté de vouloir convaincre et d'essayer de faire des des alliances de circonstances pour des lois en en invoquant le sens commun de ceux qui le peuvent ? Mais moi alors moi je suis une résistante. Moi je je vois bien le chemin que prend l'Assemblée nationale qui est pas de bon. Euh effectivement, c'est vrai qu'il y a des députés qui se sont installés comme étant des contradicteurs violents. La l'Assemblée nationale, ça a toujours été un lieu de combat, hein, mais de combat au service des idées, j'entends, hein. Euh donc de temps en temps, il y a du bruit. Il y a toujours eu plus ou moins de bruit, parfois des batailles, mais mais les idées, ça reste fondamental. On se bat pour ça et c'est vrai que ces

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derniers temps, malheureusement, on a plutôt donné l'image euh d'une assemblée particulièrement bruyante mais qui disait plus rien, qui ne disait plus rien autre que l'attaque personnelle, que l'injure, que l'invectif, parfois l'agression physique d'ailleurs. Et et ça c'est encore plus grave. Et moi, j'essaie de résister à ça parce que sinon je vais baisser les bras et je vais dire bon bah c'est comme ça et je vais sombrer là-dedans ou je veux surtout pas sombrer là-dedans et encore moins m'y mettre. Je continue à me battre en revenant constamment aux idées, en essayant de de justement de de pas être prise au piège. Alors quand quand je préside les séances par exemple, bah je rappelle les règles, j'en reviens au règlement, à l'esprit de l'assemblée, voilà. Et je je fais en

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sorte qu'on ne soit pas débordé par ça. Et quand je suis de l'autre côté à ma place et que je prends la parole, j'en reviens au débat de fond et de parce que c'est vraiment de notre crédibilité vis-à-vis des Français. Oui, on on est là précisément parce que à un moment donné dans la vie de ce pays euh il fallait que l'expression de la violence qu'on voit à l'extérieur elle soit canalisé. C'est ça le but de la politique en fait hein, c'est de canaliser la violence qui a pu exister ailleurs dans la rue dans Donc on on doit pas perdre ça de vue parce que si on perd ça de vue, on va revenir à ce qui existait avant. Voilà, la violence à l'extérieur. Oui, c'est un espèce d'exemple aussi euh parce que les les gens se disent "Si à l'assemblée, ils se permettent de s'engueuler voir d'en

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arriver aux mains, pourquoi moi je en privé ?" Euh éidment, bien sûr. Mais d'ailleurs on l'entend hein, c'est pas qu'une ville d'esprit hein. Moi les gens que je côtois dans mon département quand je vais quand je vais dans ma circonscription que je croise des Obonnais, des des Saint-Loupiens, des Saint-Pristiens, il c'est ce qu'ils me disent. Ils me disent, "Attendez, euh le le comportement que vous avez à l'Assemblée nationale, il doit être exemplaire pour nous, pour nos familles, pour nos enfants. Comment voulez-vous qu'on disent à un enfant qui doit bien se tenir en classe si les représentants élus de la nation se permettent d'avoir le comportement qu'ils ont ?" Donc oui, évidemment qu'il y a un exemple à donner. Euh cet exemple, il parle la manière dont on se tient, la manière

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dont on s'exprime, c'est très important. Euh on peut être on peut être très vif dans le débat, mais se tenir, c'est pas contradictoire. Et et d'ailleurs, c'est ça l' oratoire et l'éloquence quelque part, c'est savoir exprimer une émotion y compris avec de la la vitalité mais pas s'en prendre à l'Etre gratuitement et puis en ayant des expressions franchement bas de plafond qui ne servent à rien. On peut être en colère et respectueux. Absolument. Euh donc tu l'as dit, c'est évident, tu es une tu es aujourd'hui tu es une femme politique reconnue euh et ça a pas toujours été le cas au niveau des femmes en politique. C'est il c'est toujours un travail de fond de de pouvoir faire en sorte que voilà l'égalité, la parité surtout soit respectée. Et est-ce que toi tu as donc

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tu peux un peu nous parler des obstacles que tu aurais rencontré ou pas en tant que femme et toi ta vision des choses parce qu'on a vu en 2017 que le le nombre de femmes en pol l'Assemblée élue à l'Assemblée n'a jamais été aussi important. Il y a eu un petit recul en 2022. Comment est-ce queon peut finalement faire en sorte que les femmes se sentent légitimes et s'investissent et soient représenté en politique comme dans le reste de la société finalement ? Oui, c'est vrai que c'est vrai que j'ai pu j'ai pu cumuler aux yeux de certains certain nombre de facteurs qui sont pas avantageux. Le fait d'être une femme, d'être issu d'immigration, de pas avoir fait les grandes écoles par exemple. Euh mais en réalité encore une

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fois pour le coup c'est quelque chose qu'on peut transformer. Au contraire, moi j'ai jamais vu j'ai jamais vécu ça comme étant des éléments qui me mettaient en arrière-plan. Au contraire, en tant que femme, j'ai des choses à dire. En tant que maire, j'ai des choses à dire. En tant que banliezarde, j'ai des choses à dire. En tant que en tant que fille de parents immigration, j'ai des choses à dire. J'ai des points de vues différents, complémentaires de mes collègues hommes, de mes collègues, voyez, tu vois. Donc, mais il faut l'intégrer. Ouais, ça c'est vrai qu'il faut l'intégrer. Pourquoi ? Parce que quand on est arrivé en 2017 par exemple, le le bloc présidentiel avait quasiment fait la majorité de femmes où en tout cas on était quasiment

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à 5050. En tout cas, c'est pas mal. Oui. On avait jamais vu ça à l'Assemblée nationale. Mais même en étant quasiment à égalité euh des hommes euh on s'est rendu compte qu'on prenait très peu la parole. Et d'ailleurs, il y avait il y a une étude qui a été faite à l'époque euh des des premiers mois des premières Oui. de la première année disons à l'Assemblée nationale, les femmes qui étaient donc quasiment à 50 % hm hm ne prenait la parole qu'à hauteur de de je crois c'était 12 ou 13 % ou 15 % maximum. C'est c'est nous qui nous aliénons quelque part en fait que la parole elle est libre. Oui, mais voilà, peut-être qu'en tant que femme, on s'interroge davantage sur notre capacité à dire des

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choses, à bien les dire. Peut-être qu'on se dit davantage par rapport aux hommes que ah bah tiens, ça a déjà été dit, donc on va pas le répéter. Est-ce que c'est pertinent ? Mais oui, est-ce que c'est pertinent ou pas ? Donc peut-être qu'on se met des barrières là où il ne faudrait pas s'en mettre. L'idée pas de ressembler aux hommes. Enfin, moi je en tout cas moi ça a jamais été ça a jamais été mais mon plan. J'ai jamais eu j'ai jamais eu cette envie mais vraiment pas. Euh j'ai j'ai une manière de faire peut-être un peu différente peut-être, mais euh c'est imper-même, mais on a des choses à dire autant que les autres par rapport à son expérience de vie, à ce qu'on a vécu. Euh c'est voilà, c'est ça qui compte fondamentalement, c'est ça qui compte. Donc j'espère j'espère qu'aujourd'hui il

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y a des modèles qui inspirent d'autres jeunes femmes. En fait, c'est ça qui est important peut-être de montrer qu'il y a des femmes qui arrivent qui enfin quand je dis qu'il réussissent en politique, c'est qui qui arrivent à mettre un pied à l'étrier qu'elle soit maire, conseiller municipal dans conseillère départemental présidente mais présidente aussi d'une association. Ça passe par beaucoup de vecteurs dont la politique et il faut qu'il y ait des modèles effectivement qui qui puissent inspirer d'autres. Finalement euh toi tu es un modèle euh pour euh les ben je pense et pour avoir discuté avec pas mal de de femmes chez Horizon et de jeunes femmes chez Horizon. Tu es en quelque sorte un modèle parce que après tout ce que tu nous as raconté et dit sur ton parcours,

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tu es aujourd'hui euh 2e vice-présidente de l'Assemblée nationale et euh qu'est-ce que tu dirais toi à ces femmes-là qui qui à ces filles-là qui t'écoutent, qui se disent que c'est possible et qui peut-être n'osent pas ou qui ont peur. Serait quoi tes conseils finalement ? Mon conseil, c'est d'y aller, c'est et c'est de se lancer. D'abord, il faut il faut pas se demander si on est prête, hein, parce qu'on est à peu près jamais prête. On n'est jamais suffisamment prête ou prêt d'ailleurs. Euh donc, c'est pas la bonne question à se poser. La seule question à se poser, c'est est-ce qu'on a envie ? OK. Est-ce qu'on a envie ? Si la politique nous intéresse et qu'on a envie parce qu'on se sent légitime à dire quelque chose, à apporter. C'est ça la politique. La

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politique, c'est c'est la capacité, l'ambition qu'on a à changer la vie des gens. Bon bah à partir de là, si on est motivé, il faut y aller quels que soient les parcours d'où qu'on viennent, les territoires, le homme, femme, enfin je veux dire, ça c'est secondaire. Euh si on a envie d'incarner quelque chose, un un justement un petit bout de ville parce qu'on y est très attaché, un petit bout de métier parce qu'on sent qu'on a quelque chose à dire dans la profession qui a été la nôtre et à laquelle on tient, un petit bout de vie familiale, un petit mais tout ça tout ça ça a beaucoup d'importance, bien plus que les incertitudes qu'on peut avoir. Et et donc il faut oser, il faut aller se confronter. C'est c'est important la confrontation avec les gens, avec les Français.

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Elle est là la seule légitimité qui vaille. Donc il faut se lancer parce que de toute manière si c'est si c'est pas nous qui allons, c'est d'autres hein. On va pas se mentir. Il il y a d'autres qui eux se posent pas de questions. Il y en a d'autres hein. Il y en a des candidats. Il y en a toujours des candidats. Euh voilà, ça c'est ce serait ma recommandation. Très bien. On espère que ça a été entendu. On a on a aussi le sujet finalement de la jeunesse aussi qui est un sujet prignant ce matin. Enfin, tout à l'heure tu étais au poléducatif Giselle Alimi à Valencienne et on a les sujets de la jeunesse qui reviennent régulièrement. Dorf Philippe a parlé il y a pas longtemps justement de ce sujet-là avec une espèce de de frustration ou une inquiétude de la jeunesse tant sur le

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niveau de vie par rapport au enfin l'élévation du niveau de vie par rapport aux parents, l'accession à la propriété, l'environnement, euh la natalité aussi qui baisse beaucoup, des choses comme ça. C'est vraiment un sujet très très vaste et pourtant les jeunes dans le débat public et dans le la sphère politique finalement sont assez peu représentés ou en tout cas peu nombreux et on voit que les jeunes votent sont la catégorie population qui vote le moins par exemple. comment d'après toi, même si c'est pas un coup de baguette magique et je suppose que tu as pas la solution magique directe là, mais comment est-ce qu'on pourrait faire en sorte que les jeunes déjà soi plus entendus et écouter et après puissent justement s'engager pour porter leur sujet même si les

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jeunes ne sont pas obligés de porter que des sujets de jeunesse bien évidemment surtout pas mais il faut tous les sujets je pense. Mais tous les sujets mais bien sûr déjà mais je pense qu'il faut commencer par là. Il faut je il faut commencer à dire il faut qu'on entende dans les discours politiques que les jeunes ont toutes leur place au débat public national. Faut arrêter de traiter les jeunes que comme des jeunes qui devraient s'exprimer sur la situation à l'université, l'accès aux bourses ou non mais ils ont vocation à parler de tout de tout. Voilà. Et et d'ailleurs on y travaille au sein d'horizon. Oui, tout à fait. Et et le travail et le travail qui est mené par les jeunes horizons, il est remarquable. Moi je travaille avec des gens des jeunes notamment sur les sujets

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de justice. On pourrait imaginer que le régalien c'est l'affaire des seniors et mais pas du tout. On on ils y travaillent remarquablement. Ils ont compris les mécanismes. Il y a pas besoin d'avoir euh euh 50 ans, 60 ans. Non, mais tout ça n'a pas de sens. Il faut qu'on change vraiment de de manière de de lire les choses et de les décoder. Donc, d'abord les jeunes, ils ont toute leur place à participer au débat public national. Ensuite, le sujet de la jeunesse, il est fondamental. Mais c'est c'est quoi faire de la politique si si ce n'est voir loin ? Donner de la perspective à la jeunesse ? Moi je travaille pour mes enfants hein. Oui. Alors les miens d'abord, mes trois enfants, mais pas que. Les enfants de France en général, c'est pour eux qu'on fait ça. On essaie de leur construire un

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avenir meilleur que celui qu'on a connu. Donc on peut pas accepter, on peut pas supporter aujourd'hui que qu'il y ait une forme de régression, que les jeunes d'aujourd'hui soient plus inquiets que ce d'hier, que ils aient au moins l'accès à la propriété, moins l'accès au logement, que ils vivent dans une angoisse sur la transition écologique, que ils aient peur de pas avoir de place en crèche ou de pas pouvoir subvenir aux besoins d'une famille dont ils feront pas d'enfant et cetera et cetera. Ça ça ça doit nous inspirer et ça doit être pour nous un moteur. Et il faut vraiment que cette question de la jeunesse, de l'avenir de la jeunesse par tous les prismes, elle soit le fil rouge du projet de main et du programme présidentiel parce qu'à chaque fois que tu prends un sujet, le sujet de la

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jeunesse, il revient. Ouais. Euh je sais pas moi, la réforme des retraites dont on parle beaucoup, onentend jamais les jeunes dessus alors que ça les con directement. Pardon, mais c'est eux qui sont c'est eux potentiellement demain qui n'ont plus de de retraite. C'est eux potentiellement qui participent à un effort supplémentaire sur la retraite. Faut il faut qu'on sache, il faut qu'on travaille il faut qu'on travaille ça avec eux. Euh quand on parle de dénathanité, bon quand on parle de de de vie associative, de sport, bon bah c'est moins pour les seigneurs quand même que pour les jeunes, même si les seigneurs ont toute leur place, il faut faire du sport, mais cetera et cetera. Quand on parle d'école qui est Édouard Philippe dit quoi ? Il y a trois priorités.

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L'école, l'école, l'école. Bon ben voilà, on y est hein. Voilà, donc c'est tout cet écosystème qu'il faut repenser et et c'est ça passe aussi par le discours. Il faut vraiment que nos politiques prennent ça à bras le corps et aussi je je pense euh faire comprendre aux jeunes que justement ce que tu viens de dire que ils n'ont pas à s'exprimer sur la légalisation du cannabis, la l'augmentation des bourses et les places dans les universités et qui peuvent s'exprimer sur évidemment transition écologique mais comme on l' dit les retraites, le coût du travail, le régalien, la justice et absolument absolument. On peut on ne peut pas préparer alors préparer l'avenir c'est s'occuper de la jeunesse. Donc je vois pas comment on prépare l'avenir sans les principaux concerné. On peut être

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d'honneur de leçon hein. On peut on peut aussi se mettre des œillères et avancer. Euh je suis pas sûr que ce soit la bonne manière de faire. Je pense vraiment que les jeunes ont toutes leur place, toutes les capacités aussi à participer à ce grand projet pour le pays. Complètement totalement d'accord. Euh et si tu devais, on on repart un peu sur les sur les conseils. Là tout à l'heure c'était les conseils pour une des femmes qui voudraient s'engager et pour les jeunes qui voudraient s'engager parce que on a beaucoup de jeunes notamment chez Horizon, on a pas mal et certains peut-être hésitent à se lancer sur une notamment pour les prochaines élections sur les municipales en se disant je suis pas légitime ou je suis trop jeune ou et cetera. Est-ce que finalement c'est le

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même conseil ? C'est dire d'y aller de toute manière parce que dès qu'on a envie ça va le faire et c'est pas grave de pas avoir d'expérience ou parce que finalement faut toujours commencer quelque part. Mais absolument euh en la seule chose qui compte, c'est l'envie de faire h c'est la volonté de participer à l'action. Quel que soit l'âge, si on a envie d'apporter sa pierre à l'édifice, alors c'est le bon moment. Voilà. Moi, je rencontre des jeunes qui me disent "C'est pas le moment. Je envie d'avoir d'abord quelques expériences, ça s'entend." En revanche, des jeunes qui me diraaient "Ouais, mais je suis pas sûr parce que je je me sens pas à l'aise, je suis pas sûr que ce soit ma place." Je dis "Non, non, non, non, non, non, non." Est-ce que tu as envie d'abord ? Envie, est-ce que tu as

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l'ambition d'apporter quelque chose ? C'est ça qui est déterminant. Donc si c'est oui, alors on se pose pas d'autres questions et on se lance dans une liste euh et mais c'est pas c'est pas forcément dans une liste, on se lance dans une campagne, on donne un coup de main mais en tout cas on met le pied à l'étrier et il y a jamais de bon moment pour ça. Il y a jamais de situation parfaite non plus pour ça. Moi quand je me suis engagé en 2017, vous imaginez ? Compliqué. Bah oui, compliqué. J'étais confortablement installée dans mon cabinet, associé, gagnant plutôt bien ma vie. Euh et et c'est mon premier engagement en politique, devenir parlementaire. Moi, j'ai eu le vertige aussi, hein. Oui. J'ai été assaill de

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question euh j'ai peut-être eu envie de reculer. Euh mais justement, c'est le fait de ne pas reculer qui fait avancer. Voilà. Donc il faut parculer. Tu tu te serais imaginer si si on retourne là en 2016 quand tu as 2016 quand tu as pris ta décision de te lancer pour ta première campagne et on fait un saut dans le temps et on te voit aujourd'hui vice-présidente de l'Assemblée nationale, ça te fait un vertige ou alors Ah oui, toujours oui, ça me donne encore la nausée. Ouais. Ouis, c'est vrai. Petit en fait c'est échelon par échelon finalement. Et tu as eu un un vertige aussi quand tu as été élu la première fois. Est-ce que c'était euh lunaire peut-être la soirée d'élection et cetera ? Oui, parce que parce que ça a été une ça a été une vague historique. Oui. Cette vague a

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réussi à amener le président de la République en 2017 a été certainement même un tournant politique. Je sais pas comment l'histoire l'analysera à terme mais ça c'est clairement un moment de l'histoire de la politique française. Je sais pas si j'en avais conscience à l'époque, mais j'avais au moins conscience d'un chamboulement dans ma vie. Oui, c'est clair au moins déjà. Euh et et donc moi qui est plutôt moi je prends plutôt les choses au sérieux sans me prendre au sérieux, j'espère. Euh évidemment, on se dit "Mais mais je suis je suis député, je suis élu de la nation." Enfin pour moi les mots ont un sens toujours. Donc la première fois je suis entrée dans l'hémicycle, je pense que ça a été une des plus grandes émotions de voir les micycles et de voir

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où où peut-être potentiellement allait être ma place. Ouais. Euh ça fait quelque chose ça. Ça fait vraiment ça fait vraiment quelque chose. Donc donc ça vaut le coup. Voilà en fait le message que je veux dire. Mais oui, ça vaut le coup. Oui, ou ça vaut le coup. Une fois passé le petit côté où on transpire. Oui. D'abord c'est une immense fierté et puis c'est comme quand je plaida d'ailleurs. Je veux dire, je suis je ne suis jamais allé plaider en confiance, y compris après quelques années d'expérience, y compris en maîtrisant les sujets. Toujours le track, mais toujours le track, toujours cette idée de me dire mais est-ce que je vais réussir à aller au bout ? est-ce que je et puis on prend ses responsabilités une fois qu'on est dans

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le bain euh on sait où on va en en réalité. Voilà donc ça c'est important et c'est aussi dire que c'est pas parce que vous perdez parce qu'il y a forcément des gens qui vont perdre des élections qui vont se lancer qui vont perdre. C'est pas pour autant qu'il faut arrêter après parce que en fait euh on on voit que euh lorsque les gens gagnent mais souvent les gens ont perdu avant et puis c'est un c'est pas là pour gagner gagner, c'est surtout s'engager même sans avoir par exemple être député, être élu-aire euh à la fin il y a il y a toujours une expérience qui en ressort finalement des campagnes. É mo je dire la vie c'est pas un chemin tout droit linéaire parfait je dire personne enfin où à peu près personne ne vit ça dans sa vie c'est faux. On on vit notamment des

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échecs. Enfin, moi qui étais avocate, j'ai perdu des dossiers. Hm. Parfois, j'ai perdu des dossiers dont j'étais persuadé que j'allais les gagner. Euh bah, on fait son autocritique, on apprend et on avance. Et on avance, on se nourrit de ça. Forcément, ça nous ça nous apprend toujours quelque chose et on en ressort grandit. Et d'ailleurs, les échecs eux-mêmes nous font grandir. Donc voilà. Donc, c'est important de le dire ça parce que on a pas trop cette mentalité en France. Et pourtant, ouais, c'est vrai, c'est vrai que on on la cultive beaucoup moins, mais je crois que ça nous rend plus solide. Oui, effectivement. Mais en tout cas, ça doit pas au premier échec ou même au deuxème ou même au trè nous empêcher de continuer encore une fois. Et c'est moi,

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c'est vraiment ma boussole si on en a envie. Oui. Et en plus pour l'intérêt commun, d'autant plus, c'est pas toujours ça doit rester la boussole effectivement. Bien sûr, le cap le cap c'est l'intérêt général évidemment. C'est ce qui doit nous animer. Ouais. Et tu parlais tout à l'heure de ta première arrivée dans l'hémicyclle. Est-ce qu'il y a est-ce que c'est le moment qui t'a le plus marqué à l'assemblée où tu as eu un autre moment ou des autres moments où tu as eu une espèce de prise de recul et tu t'es dis waouh quand même ? Ouais. Alors alors j'ai deux moments OK j'ai deux moments totalement t'opposés en terme d'émotion. Le premier c'est mon arrivée. C'est c'est c'est mon arrivée dans l'hémicycles. C'est la première fois que j'entre dans l'hémicycle. OK.

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L'hémicycle était vide. C'est la première fois. Moi, j'arrive très tôt donc il n'y a personne. Donc c'est un silence de cathédrale dans cet endroit qui est qui est un endroit d'histoire où les plus grands sont passés, où les où l'histoire s'est faite quand même. Et donc c'est une grande émotion. D'autant que moi j'ai alors première fois que j'étais élu, c'était le jour de la c'est le jour de la fête des pères et j'avais perdu mon mon père quelques mois avant. Donc évidemment mes premières pensées vont à lui et donc il y a tout ça qui se qui se combine et c'est certainement ce qui qui restera le plus gravé dans ma mémoire. Alors le second moment à l'inverse, c'est un moment de déstabilisation absolue. OK. C'est une séance c'est une

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séance publique que je préside euh d'une violence inouie à mon égard. C'est une journée de niche parlementaire. Une niche parlementaire, c'est une journée dédiée à un groupe et c'est la journée dédiée à la France insoumise. Et alors bon, disons que les journées difficiles, c'est moi qui les préside en général parce que je suis la plus expérimentée, c'est pas un cadeau. Donc je je préside de 9h à 16h à peu près cette journé là, 16h30. C'est une journée dans laquelle LFI a choisi d'inscrire la réforme des retraites et son abrogation. D'accord. Donc c'est une journée très très tendue parmi les plus tendus que j'ai connu. Et moi je suis au perchoir et je dois

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essayer de faire avec et je suis des attaques en règle de la part de mes collègues qui n'arrivent pas à gérer la pression parce qu'il il y a énormément d'amendements qui sont déposés donc ils savent que le texte n'ira pas au bout. D'accord. Ouais. Et donc là, ils sont dans une colère. Et donc je subis, je subis, je subis et à un moment donné, ça va très loin parce que Manuel Bompard euh à l'occasion d'une suspension de séance s'en prend à moi de manière très violente, me dit des choses que jusque-là j'avais jamais entendu, euh me menace. Waouh ! On arrive là. Ouais. Et et à ce moment-là, Et à ce moment-là, je me dis euh j'arrête. OK, je vais arrêter.

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Alors, je suis pas là pour ça. Je suis pas là pour subir ça. Euh et j'arrête au moins au moins de présider. Je me suis dit, je vais partir, mon mandat c'est pas ça. Le sens de mon mandat c'est pas ça. Et puis je me reprends parce que je suis une résistante et que je me C'est c'est là que j'ai compris ce que ça voulait dire faire tenir la République, hein. C'est là où on comprend tout le sens de ce que ça veut dire. Et c'est là où je me dis mais je en même temps je peux pas les laisser gagner, je peux pas laisser la violence, la pression, l'intimidation, la menace l'emporter. Tu as fait impression sur le reste. Ouais. Et donc je me laisse pas faire et je remonte au perchois en disant "C'est moi qui présine et les règles, elles sont les mêmes pour toutes et je serai

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impartial jusqu'au bout, quoi que vous disiez." Et je suis allée au bout des séances qui ont voilà de la séance qui a été la mienne. Après, j'ai passé le relais dans en milieu d'après-midi. Le soir devait être cool. Sortir de là. Ouais. Ouis. C'est vrai, c'est vrai. Purée. Ouais. Et euh si euh est-ce que tu aurais une une envie de de changer un espèce de de vœux pieux, de changer la manière une une des choses enfin une des façons dont on fait de la politique en France, est-ce qu'il y a une chose où tu te dis "Mais on a on a plus besoin de ça, on n pas besoin de faire comme ça et il faudrait la changer euh par exemple que ce soit bon les invectives évidemment c'est proscrit mais euh de de d'arrêter de se dire non lui il est pas de notre partie donc on va pas discuter

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avec et cetera de cette manière-là. Est-ce qu'il y a quelque chose où tu te dis il faut absolument le changer ? Et ça irait dans un dans le sens du mieux. Bah moi ce que je me dis en permanence c'est moins de posture et plus de courage. Moins de posture et plus de courage. Moins de calcul hm et plus de conviction. C'est ça qui nous manque en vérité hein. C'est que euh on s'est transformé en thé en mauvais théâtre d'ailleurs. J'ai dire en théâtre mais en très mauvais théâtre hein. Et et on s'imagine que les gens ne le voient pas. Mais c'est c'est exactement ce qui fait du mal à la politique, à la démocratie, qui nourrit la défiance, qui fait que les gens s'éloignent. Mais c'est un vrai péril pour nos institution et pour pour et pour l'idée qu'on se fait de la démocratie. Tout le monde

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croit que la démocratie est installée, que c'est facile et que c'est là pour l'éternité. Mais mais il faut qu'on regarde ce qui se passe chez nos voisins. Mais juste en Europe, ouais, c'est Est-ce qu'on veut en arriver là ? Est-ce qu'on veut confier les clés du pouvoir aux extrêmes ? Parce que plus on abîme les institutions, plus on donne du grain à moudre à ces gens-là qui veulent le chaos, qui veulent le désordre, qui veulent tout faire exploser. Ils utilisent le système pour ça. Donc donc moi je le dis à chaque fois, ne tombons pas nous dans ce piège- làà. Et donc j'espère encore qu'il existe un bloc politique raisonnable, responsable, notamment ceux qui ont été au gouvernement qui ont été confrontés à ça, à la manière dont on dirige un pays. C'est pas facile hein. On peut demander

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à ceux qui étaient hier dans l'opposition qui sont aujourd'hui au gouvernement et aux manettes. Je pense qu'il voit la différence entre ce qu'on peut s'imaginer quand on est tranquillement dans son banc assis avec des yac à faucon hein. C'est confortable he l'opposition. En revanche, quand on doit qu'on se confronter au pays réel et la manière dont on le gère, c'est ça c'est autre chose. Donc moi, j'appelle de mes vœux euh plus de responsabilité. Oui. Et plus de raison et peut-être plus de nuance aussi parce qu'il y a rarement c'est c'est jamais ou tout blanc ou tout noir, hein, c'est plutôt plutôt gris. Et si on arrive à faire ça, euh là, on peut redonner de l'espoir parce que c'est notre responsabilité, elle est là, c'est c'est de redonner de l'espoir

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et de la perspective aux gens. H Et je fais un petit à côté. Est-ce que tu penses que cet état un peu d'hystérisation de la vie politique, les réseaux sociaux, ils sont pour quelque chose ou alors c'est un mouvement global qu'on voit à peu près dans tout l'Occident depuis euh l'élection de Donald Trump en gros en 2016 aux États-Unis ou alors vraiment tu penses que les réseaux sociaux notamment Twitter avec le fait de pouvoir faire des petites phrases choc reprise des vidéos montées très violentes où on change la réalité même et cetera, est-ce que tu penses que ça a un rôle là-dedans ? Moi je pense que je pense que les époques changent. Moi, j'ai moi je moi-même j'ai vécu une bascule. Je dire ce qui a été mon enfance, mon adolescence, la manière dont j'ai la manière dont j'ai grandi et

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évolué ne ressemble pas du tout à ce que j'ai vécu dans une phase dans l'après. Mes 20 premières années ressemblent pas à mes 20 années qui ont suivi, hein. Pas du tout. D'abord, j'ai vécu une époque où il y avait beaucoup moins de moyens de communication, beaucoup moins de nouvelles technologies. Il y avait pas de téléphone portable. Ça n'existait pas. C'était un autre monde hein. On avait des téléphones avec des fils, on avait six chaînes à la télé et encore euh donc il y avait pas de télécommande, il fallait aller, fallait se lever pour aller changer la chaîne. Non mais j'ai vécu un autre monde et j'ai vu la bascule des années 2000 h avec l'arrivée des nouvelles technologies, des choses incroyables qu'elles permettent mais aussi des désavantages, voir du fléo que c'est devenu parce que

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je pense qu'on se fait dépasser par l'outil. Donc ce changement de mentalité, cette dégradation qu'on a connu, je pense qu'elle a été accélérée, moi par les réseaux sociaux. OK. Malheureusement. Mais on l'aurait eu quand même. Ouais. Ouais. Je pense que ça a été Oui. Parce que il y a des probablement qu'il y a des cycles aussi. Il y a des cycles, il y a des époques. Et on commençait déjà à dire le le il y a eu un avant il y a eu un avant mai 68, un après mai 68. Les années 80 aussi ont aussi marqué un tournant dans la rigueur. Le monde s'est transformé à vitesse grand V, des blocs ont émergé, tout ça a une influence sur la manière dont on se comporte. Et puis je pense que internet, les réseaux sociaux ensuite ont été un amplificateur mais à

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vitesse grand V. Je veux dire là les 5 7 8 dernières années, le changement il est violent violent. Mais jusque dans nos écoles aujourd'hui. Oui. Jusque dans ce que vivent nos enfants, il y a des parents, il y a probablement une société qui est dépassée par ce que vivent aujourd'hui en terme de violence nos enfants et notamment à l'école par le téléphone, le harcèlement, le l'espèce de mimétisme, la violence, la manière dont se comporte et se parle aujourd'hui les jeunes entre Donc donc moi je mets souvent l'alerte là-dessus. Ouais. en se disant d'accord, internet, les réseaux, ce sont des moyens de communication formidable et ça permet beaucoup de choses et ça permet de libérer la parole et ça permet à des gens des défenseurs de la liberté de dire ce qu'il

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n'auraient pas pu dire si ça n'existait pas. Mais mais les dérives aussi elles existent. Je dire personne peut plus les nier. Le racisme, la manière dont le racisme et l'antisémitisme, les discriminations s'expriment sur les réseaux sociaux, c'est gravissime. Tu on peut pas tolérer ça. Euh il faut qu'on fasse très attention, très attention. Et faire de l'école à un sanctuaire un peu. Ouais, mais bien sûr, absolument. Continuer de faire de l'école un sanctuaire. Et donc il faut mettre les moyens, il faut interdire les téléphones portables clairement dans les écoles et dans les collèges. Euh il faut il faut que ça reste des parenthèses où on apprend, on s'émancipe, on s'ouvre. Point. Ça peut pas se transformer en lieu de pression, en lieu d'intimidation des gamins les

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uns envers les autres. Euh c'est c'est ce serait terrible. Ce serait un échec pour la République même, un échec, hein. On parle de de téléphone, c'est c'est le moment de passer un instant un peu plus perso et se projeter un peu aussi. Euh, imagine-toi, tu te réveilles un matin, euh tu n'as plus de téléphone, plus d'ordinateur, plus rien et personne ne peut te solliciter en dehors de ton cercle proche. Personne pendant une journée, pendant 24 heures. Comment est-ce que tu occupes ta journée ? Qu'est-ce que tu fais de ta journée ? Et tu es libre de faire ce que tu veux. Bah le meilleur endroit au monde pour moi, c'est à la maison avec mes enfants, mes trois enfants autour de moi. Ce sont les meilleurs moments de vie pour ce que

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ça apporte, pour la douceur, pour l'affection, pour l'amour. Et donc c'est tout trouvé. À chaque fois que je peux passer un moment en dehors de ma vie politique qui me prend beaucoup de temps, c'est auprès de mes enfants. OK. Clairement. Très bien, un beau programme. Oui. Et est-ce que malgré tes responsabilités, tu arrives encore aujourd'hui à déconnecter de temps en temps et à te dire "Bon, je me prends une demi-journée, une journée voire plus et je je me consacre me consacre qu'à moi, qu'à mes enfants, qu'à ma vie privée." Euh c'est très difficile. C'est très difficile parce que la politique, elle vous emporte. Elle elle c'est quelque chose qui c'est c'est moi j'ai une haute idée de la politique vraiment une une grande idée

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de ce qu'est la politique. Donc je je peux pas me dire le soir quand je rentre chez moi, bon ben voilà maintenant je mets ça de côté puis je passe à autre chose quoi. Je je vis ça en moi. Ça me préoccupe en permanence. Donc je le mets jamais entre parenthèses vraiment. Bien sûr je je prends le temps de m'occuper de mes enfants. Je veux pas qu'il finisse à la NASE. C'est clair. Qui un jour j'ouvre la porte et qui me reconnaissent plus. Donc je fais attention bien évidemment, j'essaie d'avoir un un temps personnel. Euh le sanctuariser, c'est quand même difficile. Euh mais je trouve un équilibre. Mais quand j'étais avocate, je travaillais déjà beaucoup hein. Ouais. Donc euh je suis plutôt habitué à ça. On est on est bien organisé aussi à

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la maison, ça compte. Mais euh mais bon la politique on la vit euh on la vit vraiment dans sa chair. Mais oui euh jusqu'au bout des doigts. Donc donc se dire qu'on va réussir à à un moment donné euh se se dégager totalement l'esprit de ça, c'est difficile. Et puis je vais vous dire, moi j'en ai même pas envie parce que j'aime ce que je fais. Ouais, c'est une passion. Comme on voit des fois des séances à l'assemblée qui durent jusque très tard dans la nuit. Ça on peut aussi se poser la question finalement par rapport à voter des articles tard alors que commencé à 9h du matin. C'est vrai. C'est vrai. Parfois on fait des journées Oui. Oui. 9h jusqu'à minuit voir davantage. Parfois on est obligé de pour boucler le texte d'aller jusqu'à 2 3h sur le budget. On peut aller jusqu'à

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au lendemain matin. Enfin oui oui c'est très prenant. C'est c'est très prenant. C'est très fatiguant. C'est usant aussi les on peut-être qu'on vieillit plus vite que la moyenne. Tu es plus fatigué maintenant que quand tu tu étais avocate. Tu tu vois la différence de de de fatigue ? Ouais. Oui. Oui. Parce qu'il y a aussi une fatigue morale parce qu'il y a une forme de pression. Euh encore une fois la la charge la charge qui est la nôtre, elle est immense. Se dire qu'on a la responsabilité d'essayer de faire mieux pour les gens, pour nos voisins, pour nos amis, pour ceux qui ont voté pour nous, mais aussi pour ceux qui d'ailleurs sont pas d'accord avec nous parce que c'est notre responsabilité de s'occuper de tout le monde. Ça met une petite pression supplémentaire. Elle est pas toujours

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simple à gérer. Euh voilà. Après, moi je suis je suis construite, j'espère. J'ai une famille aussi solide et donc un cercle proche, une équipe he qui m'aide beaucoup au quotidien et sans qui sans qui je pense que je serai dans un autre état. Mais tout ça, ça aide beaucoup. OK. Est-ce qu'il y a une série euh qui est un peu fétiche ou alors qui te booste ou alors en ce moment tu as découvert une série quand tu peux regarder quelques épisodes ou que tu as regardé il y a longtemps et cetera et qui voilà. Est-ce que tu as une série fétiche même à nous conseiller presque mais en tout cas ou des séries d' Ah oui non moi j'ai une série. OK. Moi j'ai une série avant même de faire de la politique que je conseille à tout le

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monde c'est The West Wing. Ah à la Maison Blanche. OK. C'est c'est la politique idéale ou c'est l'idéal en politique. OK. C'est une série incroyable. C'est l'histoire d'un président de la République. Alors ça c'est ça c'est un lapsus. C'est ce que j'aimerais. C'est ce que j'aimerais pour Édouard Philippe, c'est l'histoire d'un président des États-Unis, président américain et de son équipe rapproché à l'épreuve de la réalité de la démocratie américaine, des épreuves. Et et c'est une grande aventure humaine. C'est ma manière de faire de la politique dans l'idéal parce que moi je considère que la politique c'est de l'humain d'abord et ça on l'oublie. La politique c'est de

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l'humain, c'est c'est le rapport à l'autre. C'est des visages, c'est des histoires, c'est des rencontres, parfois des confrontations difficiles aussi, mais ça reste du contact. Faut aimer les gens pour faire de la politique. Bah, je crois, mais y compris quand on en a bol, hein, y compris quand les gens nous énervent parfois, y compris quand on se dit que on aimerait bien qu'il comprennent, euh y compris quand on n'est pas d'accord, mais mais euh mais on en revient toujours à ça. Voilà, on il y a il y a cette forme d'empathie d'humanité que doit incarner la politique. Sinon, on fait autre chose, hein, franchement. on va gagner sa vie ailleurs. Bon euh et et cette série-là, c'est la leçon, c'est vraiment la leçon qu'elle donne. Outre le fait qu'elle est incroyablement écrite, qu'il y a des

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passages, enfin, il faut la revoir plus. Moi, je l'ai revu, je l'ai revu, je sais pas combien de fois. OK. Ouais. Euh, il y a des leçons à tirer tout le temps he dans cette dans cette série. Voilà. C'est c'est une série intelligente, c'est une série qui est drôle, c'est je la recommande à tout le monde. OK. The Westwing en ret c'est un peu c'est House of Cards sans la noirceur de House of Cards peut-être. Ouais. Ouais, c'est autre chose. Ouais, c'est une autre Ouais, très bien. J'ai regardé et euh alors là, je prends peut-être au dépôt vu, c'est est-ce que il y a est-ce que tu te souviens de la dernière chose ou ou d'une chose récente qui t'a ému euh de manière assez forte dans ton dans ton engagement de tous les jours en tant que que député et vice-président de

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l'Assemblée nationale ? Ouais. Euh dernièrement euh ben alors moi je je prends beaucoup de stagiaire à l'Assemblée. OK. Je prends beaucoup de jeunes à mes côtés pour leur montrer ce qu'est de l'intérieur l'Assemblée nationale. Parfois c'est pour une semaine, parfois c'est un peu plus long. Je prends des jeunes, ça va. J'ai pris des gens de CM2 par exemple. Génial. Ouais. Euh plutôt quand même collège et plutôt même lycée. Et et je les intègre vraiment OK. à l'équipe. Je je vraiment je fais un point je je me fais un point d'honneur à ce qu'ils puissent participer comme s'ils étaient eux-mêmes assistant parlementaire à la vice-présidence de l'Assemblée nationale. Je leur fais vivre le on a

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des débats. C'est c'est on j'essaie d'animer ça. Mon équipe Nathan, Ran qui sont venus d'ailleurs avec moi, mais Valérie Estelle, on on est on essaie vraiment on prend le temps de faire ça pour faire vivre euh la politique avec un grand PAI en quelque sorte. Donc c'est beaucoup d'investissement mais moi j'adore faire ça et je pense que c'est même une responsabilité. Et dernièrement encore donc j'avais une jeune stagiaire avec qui donc je faisais un point pour parce que c'était la fin du stage et donc elle m'a remercié, elle m'a et elle m'a dit c'était très court mais elle m'a dit merci parce que vous vous me donnez envie d'y croire. Waouh franchement tu fais savoir ça touche ça

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ça touche ça va droit au cœur c'est et c'est un moteur. Oui. On se dit une journée réussie quand on entend ça. Ouais et on se dit bon ben on n'est pas là pour rien. Merci beaucoup Naanima. C'est la fin de de cette de ce de cet épisode de Voin. Est-ce que tu as quelque chose à dire pour conclure euh de manière générale, de manière globale euh voilà ta carte blanche si tu veux dire quelque chose pour conclure cet épisode. Je voudrais dire aux jeunes, je voudrais m'adresser aux jeunes du nord par exemple. Tout à fait. Euh pour leur dire d'abord que ils ont ils ont toute leur place à faire de la politique s'ils en ont envie. Je me répète mais je pense que c'est important de marteler les choses. Euh c'est c'est pas un discours en l'air parce que c'est quelque chose que je dis depuis très

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longtemps et moi-même je suis par passée par là. J'ai été plus jeune donc je sais ce que c'est. Euh et et les jeunes du nord d'abord euh il fait peut-être un peu plus frais ici mais mais ils ont la chaleur du cœur. Tout à fait mais vraiment c'est pas des mains en l'air. Et ils ont aussi la la moi, c'est ce que j'ai senti la force du collectif. Bah c'est les qualités dont on a besoin politique aujourd'hui. Voilà le cœur et le cœur et le collectif. C'est franchement tout trouvé aujourd'hui pour faire grandir la politique dans ce pays. Donc allez-y, engagez-vous et venez venez nous rejoindre. Génial. Merci beaucoup. Merci à vous de nous avoir suivi, que ce soit sur YouTube ou en podcast. On vous donne rendez-vous très rapidement pour le 3è épisode de Voin.

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On verra qui sera l'invité. Et encore une fois, merci beaucoup Naima d'avoir pris le temps pour cet épisode. Merci à toi [Musique]