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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 13 mai 2023 57 min

Le gouvernement a-t-il peur du peuple ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

bonjour vous regardez et maintenant l'émission qui revient avec plaisir et avec vous sur l'actualité politique de la semaine vous connaissez le principe par cœur hashtag et maintenant si vous souhaitez réagir sur ce plateau aujourd'hui l'élite de l'analyse l'aristocratie de la formule choc la hauteur de vue conjuguée un sourire et quel sourire aujourd'hui Fabrice d'Almeida bonjour bonjour historien vice-président de l'université Panthéon à Salles je renvoie à votre dernier livre l'histoire mondiale des riches c'est publié chez plomb à côté de vous Bérengère bon ça va ça va très bien journaliste à France Info vous publiez Elisabeth band la secrète une biographie de la première ministre c'est-à-dire aux éditions de l'archipel merci d'être avec nous Nicolas bavrez bonjour économiste éditorialiste vous avez signé démocratie contre empire autoritaire c'est à retrouver aux éditions de l'Observatoire et azélise le corbeau c'est une première pour vous ravi de vous accueillir vous êtes journaliste au Figaro dans cette émission on se demandera si le père Noël existe et s'il Emmanuel Macron on partira en Ukraine voir si Poutine est en train de nous mener une guerre de civilisation on verra s'il existe une cancelle culture de droite et si l'État a lâché les maires de nos communes mais la violence merci président Larcher retour sur cette scène un peu surréaliste cette semaine sur les Champs-Élysées Emmanuel Macron commémore la capitulation nazie du 8 mai mais il le fait seul sans public la foule est tenue à distance par la police pour éviter les casseroles et les manifestations hostiles alors faut-il en déduire que l'exécutif a peur du peuple la question a été posée à une ministre cette semaine moi j'ai fait découvrir ma rations à Lens on a été aux deux différents monuments aux morts on est restés longuement sur la place et bien entendu il y a pas eu de progrès parce que c'est très important et c'est pour ça que comme tous les autres ministres je n'ai pas peur du peuple et le président non plus et vous savez que le président est l'un des rares présidents à être sortis dans des moments de tension sociale le gouvernement a-t-il peur du peuple une question simple deux positions très tranchées sur ce plateau d'un côté Fabrice de l'autre Nicolas vous avez 45 secondes chacun c'est un duel les amis Nicolas vous allez vous dire pourquoi selon vous oui le gouvernement a clairement peur du peuple c'est vrai que les images qu'on a vu sont sans précédent le fait que les Français soient tenus à distance de la célébration du du 8 mai c'est quand même quelque chose de de tout à fait oui de tout à fait inédit et quand on regarde la différence avec le couronnement de de Charles III c'est spectaculaire on a d'un côté un peuple anglais qui était rassemblé autour du souverain avec une très belle cérémonie d'ailleurs et avec des opposants qui avaient toutes leurs places puisque les opposants à la royauté ont aussi pu s'exprimer et de l'autre on a cette énorme vide et je crois que ce vide est très représentatif de l'isolement aujourd'hui d'Emmanuel Macron dans notre pays comme sur la scène internationale vous avez respecté votre temps et vous restez deux secondes avant que je voulais regarderai tout à l'heure Fabrice pour vous vous êtes pas d'accord clairement le gouvernement n'a pas peur du peuple expliquez-nous pourquoi vous avez 45 secondes alors je crois pas que le gouvernement ait peur du peuple et je crois pas que ce soit de bonnes illustrations pour en parler parce qu'il se trouve que précisément il y a des précédents François Hollande à la fin de son quinquennat le 8 mai il y a pas grand monde le 11 novembre il y a pas grand monde c'est concentré simplement autour de la place de l'Étoile pour faire les fameuses poignées de main de fin de cérémonie ensuite on sait très bien que quand tu es président se déplacent il y a toute une ingénierie en fait pour faire venir la foule pour faire venir les associations et qu'évidemment on retrouve la même ingénierie par contre ce que je pense c'est qu'effectivement le gouvernement a peur de la radicalité c'est à dire en fait de petits groupuscules particulièrement haineux particulièrement armé qui régulièrement font des intrusions et il se trouve que cette semaine on a vu à partir d'un maire les violences que subissent les élus et je pense qu'à l'échelle du gouvernement il y a besoin de cette sécurité aussi merci Fabrice Azilis vous allez nous trancher ça qu'est-ce que vous inspire les images qu'on vient de voir alors c'est marrant parce que vous vous parliez de François Hollande moi quand je vois ces images je pense à la phrase d'Emmanuel Macron pendant sa campagne en 2017 quand il avait dit à son équipe et à ses agents de sécurité il faut pas que j'ai peur d'aller dans la foule parce que sinon je vais finir comme François Hollande et là on a vu que progressivement puisse six dernières années le président s'est coupé du peuple alors je sais pas très bien ce qu'on appelle le peuple mais en tout cas n'est pas descendu dans l'arène politique et cela a commencé après les gilets jaunes où là il est allé et ensuite progressivement avec la crise sanitaire notamment le recours au Conseil de défense puis dans la dernière campagne où il laissait un peu mouillé on voit que cette fracture se fait petit à petit et là encore une fois ces images elles me semblent très très violentes parce qu'on a l'impression que le président ne communique pas avec ses concitoyens le président ou la première ministre est-ce qu'il y a une peut-être une défiance méfiance générale au sein du gouvernement aujourd'hui vis-à-vis des Français il me semble que oui il me semble que la confiance c'est quelque chose qui doit être réciproque en fait et on parle souvent de du fait de la désaffection du de l'opinion de de l'abstention évidemment qui était d'une vraie défiance vis-à-vis des politiques mais en réalité le moi le gouvernement d'exécutif me donne l'impression de ne plus avoir confiance non plus dans le peuple il ne enfin il ne veut pas de référendum il ne veut pas il a peur alors peut-être pas du peuple c'est la formulation est peut-être pas j'aurais choisi mais s'exprime tout simplement et donc ça donne des interdictions de rassemblement les les les ça donne une tentative de casserole pour s'exprimer quand même et même les casseroles sont interdites on arrive quand même à des déplacements du président où il vient par surprise tous les confrères journalistes qui couvrent ces on est même compliqué d'ailleurs qui couvrent les les déplacements sont prévenus atterrissent et au dernier moment il dit non finalement on part par là même les préfets sont prévenus au dernier moment enfin et qu'est-ce que ça nous dit de l'état du pays aussi ces arrêts anti-castrophes voulaient rappeler arrêtez anticipé des manifestations sont interdites qu'est-ce que ça nous dit de l'état du pays c'est pour ça que je dis qu'il a pas peur du peuple je pense qu'il a peur des petits groupes qui sont assez comment dirais-je enquister dans leur détestation de la présidence voire du gouvernement vous voyez bien le résultat Fabrice pour les commémorations personne sur les Champs-Élysées mais c'est pas la même chose c'est pas la même chose parce que là où j'aurais quand même je sais pas tout à fait d'accord avec tout ce que dit Bérengère c'est que Bérengère fait comme si il ne voulait pas qu'il y ait du tout d'expression populaire il y en a plein d'expressions populaires et il y a énormément de manifestations autorisées il y a la censure est très très très restreinte donc voilà même sur le cas d'un livre par 11 ans même sur le cannelli justement même sur le cas d'un livre le livre n'est pas retiré donc attendez parce que d'abord la justice donc quand il y a avant de dire avant de dire qu'ils ont peur du peuple qui sont quand même sauf qu'il y a une image de manœuvre il y a quand même l'interdiction il y a une rassemblement revendicatif certains arrêtés ont été pris dans ce sens-là Nicolas et puis surtout le parce que je le maintiens l'idée de faire le vide sur les Champs-Élysées qu'on empêche des ça ça c'est vraiment le fait que certains présidents n'est pas réussi à avoir beaucoup d'audience lors du 11 novembre etc oui c'est arrivé mais le fait qu'on interdise à tout citoyen d'assister de venir sur les Champs-Élysées le jour du 8 mai ça franchement alors comment vous quelle analyse vous portez tous d'accord c'est c'est représentatif de l'extrême dégradation de de la société et c'est vrai qu'on a cette tentation de la violence qu'on va retrouver plus tard quand on va parler du maire de Saint-Brévin mais qui est une violence qui monte et que l'État n'arrive pas à endiguer alors que ce soit la très grande criminalité comme on le voit à Marseille ou que ce soit la violence est vraiment en train de devenir endémique et de gangrener toute la société ce qui est choquant dans ce qui est arrivé là et je le répète la comparaison avec le Royaume-Uni quand même intéressantes parce que sous le le couronnement de Charles III on a bien eu les opposants il y avait une foule considérable et les opposants ont pu arrêter des opposants à rester le matin les républicains la manifestation républicaine est arrêtée par la police et vint opposants sont mis en prison je veux dire justement pour Charles III il y a eu la même tentation ce qui est intéressant si je peux me permettre de rebondir à ce que vous disiez Nicolas c'est que on peut on peut mettre en face à face deux images celle d'Emmanuel Macron remontant les Champs-Élysées totalement seuls et les casseroles qui accueillent Emmanuel Macron à Lyon le 8 mai alors qu'on est censé quand même il vient faire un discours pour parler de Jean Moulin pour commémorer la fin de la guerre de 39-45 et par cet acte ces gens semblent aussi c'est manifestants semblent mettre sur le même palier comme l'a fait Sandrine Rousseau leur opposition à la réforme des retraites une commémoration historique qui est censée rassembler toute la nation et on pourrait peut-être se dire qu'à ce moment-là on fait une pause dans la lutte et peut-être on communique et ça montre bien en effet comme le disait Nicolas cette fracture dans la société alors dans la majorité quand même une conclusion qui est très préoccupante pour notre pays qui est quand même maintenant rentré dans une phase où il va très mal c'est que contrairement à ce que dit le président on ne peut pas réformer sans rassembler et donc aujourd'hui c'est ça la contradiction ne veut pas réformer sans demander l'avis du peuple justement on va écouter certains dans la majorité qui sont conscients que l'épisode des retraites laissera des traces la présidente de l'Assemblée nationale demande une réforme des institutions écoutez là moi ce que je souhaiterais à titre personnel c'est une réforme institutionnelle qui permette de garantir une meilleure participation à nos concitoyens dans la vie politique donc il faut faciliter l'usage de référendum en France que ce soit un référendum d'initiative de l'exécutif ou un référendum d'initiative citoyenne là je crois qu'il y a un vrai sujet cette possibilité cette ouverture du référendum ce serait une manière aussi une solution d'une certaine manière à la crise démocratique qui dit pas son nom on croit comprendre que c'est on en prend pas trop le chemin mais ce référendum je ne fais pas référence à la décision du Conseil constitutionnel qui qui est globalement de reprise mais ça c'est autre chose je suis pas du tout dans ce débat là mais le clairement le référendum d'initiative populaire on en prend pas le chemin du d'aucune façon c'est le serpent de mer on va réformer les institutions chaque fois que c'est tendu on dit on transformer mais ça fait tellement longtemps c'est évidemment complexe redonner redonner la parole au peuple c'est aussi par exemple redonner travailler peut-être sur la façon dont les débats parlementaires s'organisent redonner l'ordre du jour au parlementaire enfin il y a un certain nombre de choses qui sont qui sont qui sont possibles mais bon la parole à Nicolas baverrez sur le référendum ce serait une manière aussi de de sortir de la crise et finalement d'apaiser un peu Emmanuel Macron par beaucoup d'apaisement jusqu'au 14 juillet je crois que si vous les la casseroles ça remonte à Louis-Philippe et Tocqueville avait fait un très beau discours à l'Assemblée juste quelques semaines avant que Louis-Philippe ne soit renversé pour dire que ce qu'il fallait changer c'était surtout l'esprit l'état d'esprit du gouvernement je crois qu'aujourd'hui c'est vraiment la même chose c'est-à-dire que bien sûr on peut avoir des on peut étendre le référendum ce qui ne va vraiment pas aujourd'hui c'est l'esprit du gouvernement et la manière dont le pouvoir exercer donc le général de Gaulle c'était un militaire la stratégie était à l'Élysée l'opératif à Matignon le tactique dans les ministères on a tout fait remonter à l'Elysée pour la moindre chose ça ça ne peut pas marcher on a une assemblée qui est transformée en ZAD au lieu de s'occuper de contrôler le gouvernement de voter la loi et de débattre dignement et on a un pouvoir et on a une autorité judiciaire qui est en guerre ouverte avec et l'exécutif et le législatif donc aujourd'hui je pense que il faut avant tout remettre les institutions en état de marche en essayant de retrouver un peu de leur esprit de d'origine et que ça me paraît plus important même que de que d'ouvrir davantage le référendum le Père Noël existe-t-il les amis si oui il s'appelle peut-être Emmanuel Macron c'est en tout cas ce que dit certains économistes au regard des promesses des dernières semaines depuis son allocution mi-avril beaucoup de milliards ont été annoncés à droite à gauche mais le gouvernement l'assurant encore cette semaine quoi qu'il en coûte c'est terminé je suis totalement déterminé pour ne pas dire inflexible sur le rétablissement de nos comptes publics d'ici 2027 et sur l'attein de nos objectifs baisser la dette publique de manière accélérée pour atteindre 100% de dette publique en 2027 et revenir sous les 3% de déficit en 2027 ça va demander un engagement de tous ça va demander un engagement de la majorité ça va demander un engagement de tous les ministres sans exception mais ça va demander un engagement des collectivités locales tout le monde Bruno Le Maire déterminé mais plusieurs journalistes ont fait le compte des annonces du gouvernement de ces dernières semaines je vais vous les décrire il y a le plan vélo 2 milliards d'euros sur quatre ans la réforme du lycée professionnel un milliard d'euros le plan handicap 1,5 milliards d'euros l'augmentation du salaire des profs 2 à 3 milliards d'euros l'augmentation des bourses pour les étudiants 500 millions d'euros je vous donne la parole Nicolas et puis après je fais tourner un petit peu la parole mais c'est plus en même temps c'est de la schizophrénie donc d'un côté on a comment on l'a vu une qui est quand même une demi réforme des retraites qui se débouchent sur une crise politique et sociale majeure de l'autre côté on a des agences de notation qui dégradent notre pays avec une dette de 3 milliards d'euros qui posent des problèmes majeurs maintenant la France est la dernière en Europe l'Italie et la Grèce se sont des endettés pas mal avec l'inflation nous ça n'est pas le cas et de l'autre côté on a effectivement un président de la République qui distribue les milliards dont on sait pas d'ailleurs vraiment à quoi il servent s'ils seront vraiment dépensés donc en tout cas le message il est dramatique en réalité le quoi qu'il en coûte le quoi qu'il en coûte il y a une préférence absolue pour la dépense et la dette publique et tout ceci va se terminer très mal avec un pays qui va aller heurter le mur de pleine remontée des taux d'intérêt la question c'est mais si pourquoi Bérengère est-ce que si je le pose la question de manière un peu brutale le gouvernement achète la paix sociale après cet épisode des retraites la réponse est dans la question si je peux me permettre il y a un point d'interrogation achète la paix sociale après après effectivement ce cet épisode des retraites qui n'en finit plus de se finir et de ne pas se finir c'est-à-dire même la réforme elle-même compte tenu du du fait que l'objectif était de de d'économiser genre c'est 13 milliards par an je parle sous contrôle de Nicolas 13 milliards par an et là bon on a on a fait le calcul c'est 7 8 milliards qui ont été distribués en quelques semaines mais mais il y a il y en a déjà quelques-uns qui ont été distribués dans la réforme elle-même dans les ajustements ce qui est ce qui est ce qui est sans doute important mais je veux dire il y a déjà une partie du bénéfice de cette réforme qui a été vidé dans la réforme elle-même et puis effectivement on continue et dans le même temps moi j'ai encore entendu Bruno Le Maire cette semaine rappeler vous savez la France vous savez combien la France emprunte chaque année 270 milliards donc chaque année c'est le premier émetteur de dette de la zone euro donc il nous rappelle ça il nous rappelle évidemment et il a raison à quel point un point de taux d'intérêt supplémentaire contre une fortune 15 milliards par an et dans le même temps soit c'est de la contorsion quoi parce que parce que le je pense que le le l'estomac de Bruno Le Maire il doit j'espère qu'il fait du yoga ou je ne sais pas mais parce que c'est compliqué je veux dire de fait il donne enfin il donne dans une main et puis et puis il essaie de reprendre dans l'autre mais mais on sait pas c'est politique quoi c'est ce qu'on comprend azilise j'ai l'impression que c'est l'essence du macronisme parce que Macron a toujours gouverné comme ça après les gilets jaunes il a arrosé mais ces dernières semaines on est à Bruno Le Maire qui fait un discours sur la fraude sociale ensuite on a Gabriel attaque qui va nous parler des ultra riches pour lutter contre la fraude fiscale et donc c'est toujours des contrefeux permanents qui sont allumés et là j'ai l'impression que c'est également le cas et c'est dommage pour l'unité de la nation justement et c'est ça qui provoque aussi cette crise politique et qu'il entretient parce que les milliards qui sont des bloqués sont des bloqués quand même pour des projets intéressants notamment pour pour le Lycée professionnel à un moment après la réforme des retraites et évidemment tout le monde va se dire c'est pour acheter la paix sociale c'est un quoi qu'il en coûte qui ne se termine plus en fait parce que tous les deux mois on entend à je pense que c'est des promesses je suis pas sûr que les milliards vont être débloqués je pense qu'il y a des effets d'annonces parce que effectivement comme on l'a dit le pays est assez crispé assez agité il y a une opposition forte donc comment décrisper il faut au moins des effets d'annonce donc dire qu'on va embaucher des agents pour faire des contrôles fiscaux comme l'a fait Attal 1500 postes on sait pas s'ils vont vraiment être embauchés à l'arrivée mais bon en tout cas le dire ça déclenche un espèce d'effet de dire ah bah il agissent voilà et pareil promettre quelques millions ici et là quelques centaines de millions ici et là ça peut permettre de tasser un peu le truc on verra bien il y en a un qui avait fait ça avec une certaine maestria quand même que Nicolas Sarkozy qui régulièrement promettait des milliards pour la sécurité pour la lutte contre l'immigration pour les lycées pour la réforme des universités les fameuses grandes fondations des universités que Nicolas Sarkozy avait promise on les a pas vraiment vu donc voilà c'est c'est une bonne technique de gouvernement assez classique sous la 5e République les résultats le résultat c'est le chiffre qu'on va voir la dette de la France qui frôle désormais les 3000 milliards d'euros avec un déficit à 4,7% du PIB la France est en faillite pour reprendre l'expression d'un certain François Fillon l'État est en faillite aujourd'hui et on continue à dépenser je crois que là encore c'est bien de regarder ce qui c'est ce qui s'est passé à l'étranger le Royaume-Uni de listrot a sauté financièrement en 15 jours et donc penser que c'est vrai que pour l'instant les Cassandre n'ont pas été écoutés c'est d'ailleurs pour ça que ce sont des des Cassandre on a l'impression qu'il ne s'est rien passé mais le simple coût de la charge de la dette va tendre vers 70 milliards d'euros ça va devenir quand même le premier budget de l'État et si la hausse des taux continue ce qui est quand même probable elle va ralentir mais elle va continuer c'est vrai qu'on va se retrouver avec une dette qui sera difficilement très très difficilement soutenable et avec la possibilité d'avoir un vrai choc financier sur sur la France et ce qui s'est passé au Royaume-Uni montre que ce sont pas des c'est pas des menaces en l'air ça peut ça peut tout à fait arriver et ce que vous avez dit est tout à fait juste c'est à dire que je crois que le slogan du quoi qu'il en coûte il est vraiment dramatique de créer dans la tête des Français que l'argent public était gratuit et illimité pas facilement et je crois qu'aujourd'hui la classe politique française n'a plus ni les moyens ni la volonté de reprendre la maîtrise des comptes publics ce qui est compliqué c'est que en même temps ce quoi qui en coûte ça a été quand même ce qui a permis à la France de s'en tirer beaucoup mieux que d'autres pendant cette période du covid puisque c'était de ça qu'il s'agissait de de tenter de maintenir à flot des entreprises qui dans d'autres pays notamment européens souffraient sans doute beaucoup plus de fait il faut il faut sans doute se réjouir malgré tout que la France est fait ce choix à ce moment là de sortir de la planche à billets maintenant le problème c'est qu'il faut il faut revenir évidemment à sa nécessite après de resserrer évidemment c'est une vraie question parce que si on resserre ça veut dire qu'on resserre la masse monétaire ça veut dire qu'on augmente la valeur réelle non mais faut faire autrement mais justement le but de l'inflation et donc de laisser un peu filer c'est qu'elle ait une baisse relative donc là je laisse l'économiste nous l'expliquer mais si on a ni croissance ni inflation du point de vue de la dette on est flingué enfin c'est simple non mais bon d'abord la politique monétaire c'est c'est la BCE ensuite qu'est-ce qu'il faut regarder c'est vrai qu'elle est la situation des finances publiques en elle-même elle est tout à fait dégradée et inquiétante ce qui est intéressant dans le ce que font les agences et qui s'arrêtent pas là et c'est d'une certaine manière le plus inquiétant pour notre pays qui qu'est-ce qui regarde ensuite il regarde trois choses la croissance potentielle la croissance potentielle c'est avant tout les gains de productivité chez nous ça baisse depuis sa baisse depuis 2019 donc effectivement ensuite il regarde la capacité à avoir un consensus social je crois qu'on vient d'en parler abondamment ensuite la capacité des dirigeants politiques à faire des réformes et là aussi traditionnellement la cinquième république est-elle et aujourd'hui paralysé entre la majorité relative et puis la faible légitimité du président donc c'est ce tableau général les agences mais aussi les investisseurs et d'ailleurs nos partenaires européens et c'est ce tableau général qui aujourd'hui est inquiétant on en vient à cette démission qui fait beaucoup réagir dans la loi Atlantique Yannick Morel mère de la commune de Saint-Brevin-les-Pins a annoncé sa démission cette semaine son projet de transfert d'un centre de réfugiés près d'une école avait provoquée des manifestations de riverains et de groupuscules d'extrême droite sont domicile avait même été incendiés fin mars dans un communiqué il pointe du doigt le manque de soutien de l'État l'Association des maires de France parle d'un échec pour la République écoutez cela fait des années que nous alertons sur les violences subies par les élus cela fait des mois que nous alertons sur les manifestations d'extrême droite contre les centres d'accueil pour les demandeurs d'asile et malheureusement l'état n'a pas été au rendez-vous démocratique républicain aujourd'hui la situation est un échec un échec grâce pour la République je vais vous lire le communiquer de Yannick Morel j'ai pris cette décision pour des raisons personnelles notamment suite à l'incendie criminel permettrait à mon domicile et au manque de soutien de l'État et après une longue réflexion menée avec ma famille azilise c'est l'échec de l'État c'est des missions et du gouvernement ça fait un effet des années que les élus alertent c'est c'est absolument terrible ce qui s'est passé enfin je veux dire là on a mis en danger des vies on s'est attaqué la propriété privée d'un homme qui conçoit d'accord avec son action politique ou non a été élu démocratiquement et évidemment l'État a une responsabilité après je voyais beaucoup de réactions qui qui expliquait que c'était le fait de l'extrême droite évidemment là ça a l'air d'être le cas je crois qu'il y a deux pôles qui sont aujourd'hui des menaces en France et à la fois l'extrême droite en effet mais aussi l'extrême gauche il faut faire une hiérarchie entre les événements là on s'attaque comme je l'ai dit à une propriété privée à une personne individu mais l'extrême gauche dans la rue aussi quand elle brûle des poubelles quand elles s'attaque aux institutions s'attaque à la maison commune finalement donc elle brûle cette maison qui est la nôtre donc il y a une violence dans la société qui est terrible et qui se dirige en premier vers ceux qui représentent l'état aujourd'hui et c'est entre nous par tout ce qu'on a dit avant justement par cette crise politique et puis cette crise passion qu'il y a et l'impression de ne pas être entendu par le pouvoir non plus il y a une responsabilité notamment du ministre de l'Intérieur dans cette histoire Fabrice je trouve que le problème enfin j'ai l'impression qu'il y a un problème il y a deux problèmes globaux il y a celui de la violence noisy disent parler mais il y a un deuxième problème qui est le ras-le-bol des citoyens dans tout ce qui concerne les dynamiques de l'engagement si on regarde le recrutement de la police le recrutement de la gendarmerie on a de plus en plus de mal à avoir des candidats pareil chez les pompiers si on regarde la sécurité civile des bénévoles beaucoup de difficultés à recruter au fond tout le pôle de l'engagement français ce qui faisait que les gens avaient envie d'y aller et aujourd'hui en panne pourquoi ben justement parce que les interactions avec avec nos concitoyens deviennent de plus en plus problématiques et et qu'on est encore moins valorisé quand on décide de se dévouer comme un élu local qui paye beaucoup de sa personne en termes d'heures en termes d'action et qu'on se retrouve régulièrement avec les engueulades par les les électeurs qui disent là il y a telle poubelle qui reste des petites incivilités on est en plus agressé très rapidement physiquement sur les permis de construire etc et ça fait un moment que ça monte les Niels c'est l'Association des maires de France l'association des maires de France dit que ça n'arrête pas de monter je crois que c'est pour ça l'an dernier alors voilà la violence physique ou verbale contre les élus augmenter de 32 % en 2022 1293 mères ont démissionné depuis leur élection en 2020 et le maire de Cannes Linard demande qu'on fasse une vraie enquête parce que ils pensent que ces chiffres sont sous-évalués donc on est dans un état où tout le monde de l'engagement est en train d'être épuisé et je crois pas que c'est l'État qui peut par sa seule action compenser ça il y a un truc beaucoup plus profond Bérengère je pense moi j'ai du mal à dire effectivement l'État est responsable de ça évidemment c'est c'est terrible ce qui est arrivé à ce monsieur à sa famille et et ça pose vraiment beaucoup de questions sur sur la sur la capacité des élus à avancer de différents projets mais c'est assez transversal et attends ça a été très politisé pour le coup ces derniers jours et attention parce que il y a une enquête encore qui n'a pas rendu ses conclusions c'est très difficile et sans nous c'est une enquête de terrain qui pourrait le dire mais j'avais commandé j'avais demandé des patrouilles autour de chez lui pour protéger ce cet homme évidemment c'est difficile de savoir si ça a été réellement le cas mais en revanche effectivement le le les inquiétudes des élus c'est quelque chose qui monte depuis longtemps parlez-en à tous ceux qui constituent des listes dans les différents partis sur tous les derniers scrutins je veux dire honnêtement il commence à y avoir vraiment des difficultés parfois à trouver des candidats des candidats à mettre sur les disques juste pour revenir parce que ça coupe le tout ça parce qu'on a un groupe d'hystérique dans cette dans notre société radicaux d'extrême droite radicaux d'extrême gauche qui n'arrête pas en fait de d'aller plus loin dans la pollution de la vie publique même le dire et peut-être que plus la mer là c'est pour le coup alors c'est un terme très vague mais c'est pour le coup des gens d'extrême droite dans d'autres municipalités ça va être des militants d'extrême gauche qui vont mettre en cause le fonctionnement donc il faut le dire quand même il y a des radicalisés qui font mal largement il y a une désacralisation aussi de toutes les institutions et de et de simples principes de hiérarchie aujourd'hui on a l'impression par exemple les professeurs sont autant attaqués violentés etc par leur propre élève et c'est l'autorité qui est vraiment ce sentiment et c'est pour à peu près tous les corps de la société aujourd'hui vous expliquer ça aussi comme ça cette montée des violences Nicolas alors elle s'explique pour pour beaucoup de raisons parce que c'est la traduction de la crise du pays il y a d'abord une paupérisation qui est réelle des Français ensuite il y a une crise profonde des classes moyennes et puis il y a une crise aujourd'hui intellectuelle morale un vrai doute sur les institutions sur les valeurs de la réponse et les tensions et ça ça a créé le et par ailleurs en face parce que il y a quand même la danse aussi une vraie responsabilité de l'étape puisque je rappelle quand même que ce centre c'est l'État qui a décidé de le transférer c'est pas la décision du maire et c'est l'État qui répartit ses centres en France les centres d'accueil de demandeurs c'est une responsabilité de l'État dans la localisation de ce centre est théoriquement enfin le moins qu'on puisse faire c'est que l'État devrait à minima garantir la sécurité la sécurité derrière mais c'est effectivement cette contagion de la violence c'est vraiment la violence c'est vraiment l'arme de destruction massive de la démocratie donc ce qu'on a laissé s'installer et prospérer à l'extrême gauche comme à l'extrême droite c'est tout à fait vrai mais avec d'ailleurs deux logiques qui sont des logiques identitaires derrière c'est quelque chose qui est qui est extrêmement dangereux et qui sera difficile qui sera difficile qui sera difficile à endiguer donc il faut qu'il y ait il faut qu'il y ait un vrai sursaut républicain dans notre pays et c'est vrai que aujourd'hui on ne le on ne le voit pas venir mais il va dégrader encore notre note les tailles quand même très important parce que l'État est quand même dans la l'État et dans la tête des Français et c'est vrai que l'espèce d'incroyable tolérance qu'on a eu pour la violence quand même depuis des années on a laissé des gens dans les deux camps faire des en toute impunité des choses précisément précisément la gauche elle pointe du doigt le rôle de l'extrême droite dans la démission du maire un hommage a été rendu à l'Assemblée nationale par le député socialiste Jérôme Guedj lors de l'hommage tous les élus se sont levés à l'exception des députés RN regardez Yannick Le Maire missile a été incendié parce qu'il défendait l'installation d'un centre d'accueil et de demandeurs d'asile et donc des événements de cette nature nous interpelle [Applaudissements] il y a une complaisance aujourd'hui avec l'extrême droite on a vu les manifestations à Paris le week-end dernier il y a d'autres cas qui ont été signalés de pression comme ça sur le sur les élus je dirais pas je dirais pas quand même ça parce que Younes c'est expliqué sur les logiques de du droit public aussi Nunes de préfet de Paris c'est à dire que partir du moment où il y a une manifestation qui s'est déjà dirigé plusieurs fois déroulés plusieurs fois dans laquelle il y a pas eu de violence bon ben il est manifestations du 9 mai autorisées avec des néonazis des signes en Asie dans les rues de Paris exactement donc trouver les fondements juridiques pour l'interdire parce que on est quand même dans un état de droit malgré tout c'est pas toujours évident et d'ailleurs ce sur quoi il a pu agir ensuite c'est sûr dissimulation de visage etc donc c'est sur des des aspects j'allais dire presque marginaux par rapport au problème par ailleurs on peut se poser la question parce que si on commence à interdire systématiquement toutes les manifestations je veux dire on va se retrouver à avoir un autre débat dans ce plateau en disant que la démocratie qui sera proche de ce que disait Bérengère bon tout à l'heure en disant oui on a peur du peuple on interdit les manifestations etc donc malgré tout ils essayent de laisser fonctionner le système et puis il y a quand même ce truc c'est l'extrême droite qu'est-ce qu'elle sera droite là il faut le dire là c'est les pures fascistes c'est les pures fascistes c'est des gens qui font l'équivalent du salut fasciste qui se retrouve ensuite pour chanter des hymnes nostalgie à la suprématie blanche etc donc je veux dire là on a vraiment parce que faudrait pas confondre quoi quand on dit extrême droite on dit extrême droite pour Marine Le Pen on dit extrême droite pour pour d'autres comme comme Zemmour là c'est vraiment c'est pas c'est pas d'extrême droite c'est du pur fasciste et ce qui a de dingue c'est qu'aujourd'hui à force de traiter tout le monde de fasciste parce qu'il faut quand même le dire en France on dit que Mélenchon et fasciste on dit qu'Emmanuel Macron et fasciste on dit que Marine Le Pen est fasciste et ben quand on est face à des vrais fascistes et bon on dit pas on le dit pas moi c'est ça qui me paraît le plus sidérant je vois cette cette problématique si on dézoome un tout petit peu j'observe l'ensemble du du premier quinquennat depuis le début du premier quinquennat la façon dont Emmanuel Macron porte pour moi une responsabilité importante dans la façon qu'il a eu d'installer l'extrême droite comme son principal adversaire et sincèrement encore encore avant Noël quand il agite la menace d'une dissolution et il s'est pertinemment que que ça ouvre un vrai risque de d'accès du rassemblement national au pouvoir je veux dire là honnêtement depuis le début et on l'a maintint maintes fois souligné mais qu'il a une il a une part de responsabilité dans le look alors dans le climat de violence ou avec le feu franchement depuis le début du quinquennat là-dessus ce type de groupe sérieux on est bien d'accord mais j'ai choisi Marine Le Pen on peut le penser mais c'est de ça que je parle bien sûr c'est plus globalement d'accord mais c'est plus globalement la montée tolérance gère si je me trompe pas est-ce qu'on est plutôt les rang avec l'extrême droite qu'avec certains mouvements de gauche de manière générale non pas du tout absolument pas et en fait je crois qu'il y a quelque chose de très sain si il faut être un peu positif pour une fois sur le plateau là depuis le début de l'émission c'est que tout le monde a été choqué par ces images il y avait 500 salt types dans la rue cagoulés je pense dans l'opinion tout le monde était choqué de voir ça et ça montre que la démocratie fonctionne encore un petit peu puisque on arrive à sans intervention de l'État sans qu'on interdise simplement avoir une réaction des Français et de la classe politique etc unanimement qui se dit choquée de cela et qui ne souhaite pas avoir ça dans les rues donc on a peut-être pas besoin de toujours faire intervenir la justice pour interdire la démocratie fonctionne à peu près correctement encore et donc elles sont condamnées après coup et c'est c'est je ne souhaite pas avoir des néonazis tous les week-ends dans les rues de Paris mais bon en tout cas il faut faire une grosse différence je crois et ne pas faire de glissement entre ce qu'on a pu voir dans ces manifestations et le rassemblement national je vois pas du tout de lien entre les deux Marine Le Pen n'a jamais eu de position néonazi il faut quand même être honnête et les positions que peu défendre ce parti sur l'immigrations même si elles sont radicales à certains égards aucun rapport avec ce qui s'est passé et l'intervention de Jérôme Guedj et de ce point de vue quand même vraiment une petite opération politicienne et qui visait à mettre mal à l'aise les députés du rassemblement national oui mais c'est malhonnête il pouvait pas se lever puisqu'il y avait un ils étaient assimilés on les traitent on dit que c'est le parti d'extrême droite et on les assimile à ce qui s'est passé je veux dire la maison brûlée ça n'a quand même rien à voir c'est dangereux de faire ça c'est dangereux justement pour la crise politique qui se passe en France parce que les électeurs qui votent pour le rassemblement national ils sont quand même nombreux et ils sont encore une fois méprisés radicaux appelant clairement à une raciale en revanche l'installation m'a vraiment je considère que l'installation dans le débat public de de ce face-à-face et et vraiment problématique mais il est problématique suivant les amis Vladimir Poutine guerre de civilisation en Ukraine en tout cas le sens du discours qu'il a prononcé cette semaine à l'occasion des commémorations de la victoire de l'URSS sur l'Allemagne nazie il a dénoncé la guerre lancé contre son pays écoutez la civilisation est de nouveau à un tournant une guerre a été lancée contre notre patrie mais nous avons lutté contre le terrorisme international nous protégerons également le peuple du don-basse nous assurons notre propre sécurité est-il en train de mener une guerre de civilisation en Ukraine alors en tout cas c'est ce lui explique que c'est un mensonge inouï un renversement incroyable parce que lui explique que c'est entre guillemets l'Occident global qui mène une guerre de civilisation contre contre la Russie il va de soi que ça n'a rien à voir avec la réalité et la réalité c'est que la Russie de Vladimir Poutine a déclenché une invasion de l'Ukraine qui débouche sur un conflit de haute intensité comme on en avait pas connu depuis 1945 avec des pertes matérielles et surtout humaines absolument inouï 200 000 et sans doute un peu plus côté russe largement au-dessus des 200 000 morts et blessés aussi côté ukrainien c'est aussi une guerre hybride qui est menée contre l'Europe avec la transformation du gaz de l'alimentation des flux de migrants de des informations des cyberattaques tout ceci est mobilisé contre l'Europe plus les menaces nucléaires nucléaires et donc c'est vrai qu'aujourd'hui on a cette structure évidemment que les démocraties n'ont pas du tout voulu et c'est un peu comme dans les années 30 c'est à dire qu'il suffit il ne suffit pas de d'être pacifiques et de ne pas vouloir avoir d'ennemis pour ne pas en avoir en l'occurrence on a maintenant effectivement une structure là aussi un monde qui a basculé au cours cette année 2022 avec un affrontement entre les démocraties les empires autorités et derrière avec un fort soutien de tout ce qui est autocrate dans le monde ça c'est blog contre bloc c'est pas un axe comme entre la Chine et la Russie ça ressemble quand même de plus en plus à une alliance militaire y compris avec les manœuvres et des soutiens divers de pièces détachées d'armement ou et puis derrière on a cette espèce de d'international des autocrates qu'on a vu à Samarcande avec l'organisation de Shanghai où on trouve effectivement race et père de Gan on va voir ce que donner l'élection en Turquie on trouve les mollets iraniens on trouve MBS en Arabie Saoudite on trouve des dirigeants de d'Asie centrale et donc on a cette espèce d'international des des régimes autorités il y a un grand enjeu parce que c'est pas la répétition de la première guerre froide il y a un acteur qui est un acteur très singulier qui est le sud et on voit que le sud est quand même tenté de s'aligner ce qu'on a vu avec la visite de Lula ou la Chine joue sur le ressentiment anti colonial et antioxydantal pour essayer de contourner l'Occident avec ce paradoxe que la Chine et la Russie finalement légitime l'impérialisme et le colonialisme au 21e siècle à partir de la dénonciation d'ailleurs fondée de l'IMP colonialisme au 19e siècle Fabrice vous êtes d'accord ce long exposé de Nicolas merci beaucoup c'était très instructif mais vous êtes d'accord sur cette idée de de blog contre blog vous avez pas dit ça mais cette idée de démocratie menacée par les autocraties et de d'affrontement en tout cas depuis 2007 petit Poutine a une logique il avait exposé à Munich il y avait une grande conférence internationale sur la paix il avait dit en gros son sa vision du monde et c'est celle que vient de décrire Nicolas qui est en gros peut se résumer de manière simple auparavant la guerre froide c'était Est-Ouest maintenant ce qu'il prétendent être c'est le sud c'est à dire que l'est prétend être le porte-parole du Sud et ce qui se passe c'est l'Ouest global contre le sud global et l'Ukraine étant le point d'affrontement selon Poutine selon Poutine de ces deux logiques puisque les États-Unis et l'Europe soutiennent l'Ukraine tandis que derrière la Russie se trouverait tout le sud global et ce qui est un peu triste c'est que c'est peut-être pas complètement faux parce que dans un des terrains qui vous intéresse beaucoup l'Afrique on s'aperçoit que l'opinion publique africaine est beaucoup de chefs d'État africains ont vis-à-vis de la Russie plutôt de la sympathie et quand on change et qu'on va regarder d'autres pays qui qui sont pas forcément directement impliqués et dont Nicolas il y en a un qui l'a oublié Nicolas dans son exposé c'est l'Inde l'Inde au départ est pro ukrainienne les médias indiens sont procréiens et on voit progressivement les voies prorus commencent à prendre une place et on voit que le positionnement du pays d'une neutralité devient un petit peu plus ambigu donc effectivement ce qui se dessine aux positions ouest Sud c'est c'est une tension montante aussi en France c'est que Vladimir Poutine bénéficie quand même d'un certain soutien au sein de la société russe je vous propose d'écouter quelques réactions de la population des réactions célébrations du 9 mai à écouter un sentiment de fierté a toujours surgi pendant la parade et surgit encore aujourd'hui mais maintenant il y a une nouvelle émotion et une fois en la victoire nous espérons et croyons tous qu'il y aura une victoire que nos grands-pères nos grands-mères c'est à dire que nous sommes maintenant contraints de nous défendre à nouveau contre le néonazisme ressuscité nous nous rappelons nous sommes fiers et nous ne pouvons pas l'oublier parce que maintenant les pays de l'Union européenne sont en train de réécrire l'histoire et ça c'est inacceptable la peste fasciste refait surface mais nous devons libérer les pays d'Europe le monde entier de cette peste fasciste azilise on a un peu de mal à comprendre ce soutien de la population pour Vladimir Poutine une experte de la question mais ce que je trouve intéressant dans ce que je peux entendre c'est que depuis l'annexion de la Crimée en 2014 Poutine a un discours en effet de guerre sainte où il semble être une grande guerre contre cet Occident décadents et c'est une question peut-être que je peux en fait poser à Nicolas par extension mais quand on regarde ce qui se passe en Russie notamment sur la question de l'avortement qui revient souvent dans le discours de Poutine il y a 480 avortements pour 1000 naissance moi j'étais Héber lui et de constater ça en France et 15 pour 1000 et donc et aux États-Unis c'est 200 pour 1000 enfin voilà en Russie il y a vraiment un chiffre spectaculaire alors qu'ils Vladimir Poutine semble dire que c'est nous qui sommes qui sommes décadence notamment sur ces questions là alors qu'en est-il réellement en fait dans la population russe est-ce que les Russes sont satisfaits de l'action de Vladimir Poutine et est-ce que finalement cette guerre sainte n'est pas ce qui lui permet lui aussi de s'asseoir et de tenir son siège de prison très rapidement pour aller très vite sur l'opinion russe ce qui est vrai c'est que bon la Russie est immense et qui a toute une ça dépend des générations et que ça dépend aussi de entre les villes ou les grandes villes et puis les campagnes les choses sont très différentes mais ce qui est certain c'est que compte tenu de la dégradation de l'économie russe compte tenu aussi du du renforcement de la de l'État policier aujourd'hui on voit qu'il y a quand même de plus en plus en tout cas de gens qui peuvent croire à la propagande mais qui sont néanmoins de plus en plus réservés devant cette guerre et j'allais dire il y a quand même un fait avéré c'est qu'il y a un million de jeunes Russes qui ont voté avec leurs pieds en quittant le pays pour éviter non seulement pour éviter la mobilisation mais aussi pour pouvoir poursuivre une une vie et en tout cas ne pas dépendre de Vladimir Poutine existe-t-il une cancelle culture de droite c'est notre dernier thème une œuvre de l'artiste Myriam Kahn exposé au Palais de Tokyo à Paris a été vandalisé par un ancien élu du Front national le tableau qu'on va voir est exposé depuis mi-février et suscite les critiques de plusieurs associations qui est le jugent qui ce tableau représente un enfant subissant un viol l'artiste dit quand elle qu'il s'agit d'une manière de dénoncer les horreurs de la guerre en Ukraine la ministre de la Culture a pris sa défense écouter qu'est-ce qu'a fait le rassemblement national une députée venue filmer ce tableau mettre l'oeuvre sortie de son contexte sur les réseaux sociaux et elle vous a directement interpellé à l'Assemblée à continuer à relayer ça sur les réseaux sociaux oui c'est de l'instrumentalisation et c'est de la déformation donc là on est complètement dans une une dérive de censure c'est très clairement de la censure de la part du rassemblement national et de tous ceux qui ont tenté de faire décrocher cette Bérengère vous voyez de l'Ascension aussi de la part de certains élus non je suis heureuse d'entendre une mise au gouvernement parler de libertés d'expression c'est dit voilà alors censure de faire attention aux grands mots quoi mais mais il y a une œuvre qui enfin globalement la cancer culture est quand même quelque chose qui qui moi me posent toujours soucis ça veut pas dire que oui la liberté d'expression c'est la liberté d'expression enfin ça ne transige pas avec ça en fait juste pour définir ce que c'est que quand cette culture c'est la culture de l'annulation ça va être dénoncer publiquement des oeuvres pour les sortir de l'espace public et on en vient à ce duels oui on va faire un duel on va faire on va faire un duel avec cette question existe-t-il une cancer culture de droite parce qu'on parle beaucoup de conseils culture de gauche mais existe-t-il une concept culture de droite deux invités sur ce plateau ne sont pas d'accord le Cher Fabrice n'est pas d'accord avec Azilis 45 secondes chacun et azilise vous allez nous dire pourquoi selon vous oui en 40 secondes il existe une cancelle culture de droite alors il existe non seulement une cantine culture de droite mais une bien-pensance de droite comme il existe une bien-pensance de gauche pourquoi parce que la droite à un moment donné a arrêté de penser puisque pendant des années on a une domination médiatique de la bien-pensance de gauche et par réaction la droite en tout cas une partie de la droite c'est construite pour répondre à cette domination là et à gauche enfin c'est la gauche faut que qui qui procède à cette cancelle culture le dominant c'est cet oxydant mortifère etc à droite c'est cette gauche qui a dominé donc chacun son dominant et on arrête de penser on arrête de proposer des choses politiques pour le bien vivre dans le but de trouver un consensus et discuter mais on se construit en réaction c'est vraiment en contre et c'est ça qui crée la bien pour sens de droite et la grande salle culture de droite non non parce que c'est pas du tout équivalent il se trouve que la gauche se nourrit de l'idée quel est le parti du bien le parti où tout ce qui est pensé est juste est incontestable et à partir de ce moment là à partir de cette vérité la gauche a défini la cancelle culture c'est-à-dire la possibilité de ne plus parler d'une personne qui ne correspond pas justement à la vérité et au bien en revanche à droite on passe son temps à penser qu'on a une vertu morale supérieure à celle de la gauche et donc on veut en permanence faire honte à la gauche des mauvaises attitudes et des mauvais comportements qu'elle a si bien que la droite passe son temps à dénoncer la moindre petite attitude de gauche qui n'est pas conforme à son sens de la vertu dernier exemple en date on s'attaque au trans qui vont faire du sport féminin pour en faire un exemple absolu alors que c'est absolument marginal vous l'avez fâché la députée rennes du Pas-de-Calais Caroline Parmentier qui avait interpellé le gouvernement fin mars au sujet de cette justement en tant que membre de de la commission des affaires culturelles en tant que membre de la délégation au droit des enfants mais surtout en tant que femme et en tant que mère je vous demande madame la ministre si l'exposition de ce genre de tableau sera l'un des marqueurs de votre mandat un glissement vers la démocratisation et l'acceptation de ce type d'oeuvre et si ce n'est pas le cas je vous le demande solennellement quand ce tableau va-t-il être décroché à l'économiste l'avocat Nicolas qu'est-ce que vous inspire ces propos je vais vous poser la question encore brutalement elle existe-t-il une Consulting quand celle culture de droite on l'a dit premièrement il faut évidemment qu'il y ait une liberté d'expression dans les démocraties et ça s'applique aux œuvres d'art personne n'est obligé d'aller avoir une exposition avec et quand on va on peut être on peut être heurté par des œuvres d'art et néanmoins les respecter deuxièmement c'est là encore on aura quand même beaucoup parlé de de ce problème dans cette émission mais à juste titre c'est cette intolérance qui se répand et surtout le passage à l'acte avec la violence parce que les tableaux sont aussi saccagés par les économistes les écologistes radicaux des fleuves de Van Gogh donc cette espèce de manière à la fois d'acheter sa minute de célébrité et puis de tout en tout en saccageant une oeuvre d'art c'est vrai que cette cette insupportable et on en est toujours à cette espèce de maintenant de de blocage communautaire ou de radicalité et d'intolérance il faut jamais oublier qu'une démocratie c'est le suffrage universel c'est l'état de droit mais c'est aussi le fait qu'on accepte que on peut avoir des gens différents que la minorité accepte qu'il y a une majorité que cette majorité gouverne et que la majorité ne prime pas la minorité et c'est vraiment ça qui est en train de se perdre beau milieu d'une guerre culturelle on pourrait dire ça comme ça alors première juste sur le tableau il faut quand même préciser que c'est pas un tableau pédophriminel quand on moi j'étais à l'exposition quand on regarde il y a un petit encart et après on peut trouver ça lait enfin je ne vends pas des diestique sur ce tableau mais il y a bien écrit que c'est pour dénoncer les horaires de la garde on en pense ce qu'on veut ce n'est pas le sujet aujourd'hui le problème c'est qu'il y a des sortes de bulles d'opinion où on ne parle qu'à ceux qui pensent comme nous les médias ont la responsabilité là-dessus pas seulement le service public parce qu'on accuse toujours le service public peut-être a-t-il été le premier à en partie créer cette bien-pensance de gauche dont on parlait il y a d'autres médias qui le font avec d'autres points de vue politique aujourd'hui et les réseaux sociaux qui sont les nouveaux médias ne parlent en effet qu'à des bulles TikTok twitch aujourd'hui tous les émissions qui peuvent exister s'adressent à des gens qui pensent déjà qui sont déjà acquis à une cause et donc chacun reste aujourd'hui dans sa famille politique et n'en sort sera radicalise dans ses opinions et ça participe on fait la boucle avec le début de l'émission à cette crise qui est à la fois politique et démocratique et surtout pas ça l'acte et c'est ça qui est inacceptable Bérengère là-dessus sur cette lutte entre plusieurs radicalités de bulles d'opinion qu'est-ce que ça vous inspire je parlais de bataille culturelles comment vous définir comment définir cette ce phénomène auquel on assiste aujourd'hui moi je ça me fait penser à ce qui se passe à l'Assemblée depuis le début de la mandature et quand on voit le groupe et les filles qui hurle pendant qui pendant qu'une première ministre s'exprime je veux dire on est dans un niveau à peu près tous les groupes on pourrait on pourrait pour le coup il y a des moments qui sont quand même pas pas très glorieux dans cette assemblée et et c'est un vrai voilà c'est un vrai souci quand même quand on parle d'exemplarité suspendu merci président marcher comme chaque semaine on termine l'émission par un top flop je vous pose une question très simple qui a marqué l'actualité de la semaine en bien ou en match chers Fabrice vous commencez votre top qui sert à mon top mon top c'était le week-end dernier 3 jours de festivités qui a évoqué très rapidement en Nicolas tout à l'heure en Grande-Bretagne autour de Charles et de Camille et je dois avouer que si je les trouve au top c'est qu'il faut imaginer Peter et Gladys c'était les surnoms qui s'étaient donné vous savez dans les conversations clandestine qu'ils avaient à la fin des années 70 au début des années 80 qui étaient dans leur dans leur petit dans leur petite bulles justement amoureuse et qui deviennent finalement les souverains de ce pays et dans la cérémonie il y a un moment qui m'a sidéré c'est Camilla avec sa couronne sur la tête qui s'avance vers lui pour ça Genouillé et à ce moment-là un sourire et on se dit tiens il partage quelque chose derrière votre flop très rapidement en 5 secondes Trump Trump qui pense revenir et qui malgré tout a fait une émission derrière donc voilà à suivre Bérengère votre top le top alors c'est c'est Bruno Le Maire qui alors on revient sur le dernier sujet centraux de cette émission mais qui est interrogé cette semaine sur l'interdiction de certains passages par la première ministre de mon livre pardon de revenir mais voilà c'est c'est un vrai sujet sur la liberté d'expression on lui demande on lui expose ce sujet et il dit rien n'est plus précieux que la liberté celle d'écrire celle de publier et c'est d'autant plus important à un moment où les pouvoirs autoritaires sont en train de reprendre du poil de la bête en 5 secondes mon flop cette boutique éphémère Shane qui a été ouverte à Paris ce qui me désole en plus c'est que vous regardez dans la file d'attente il y a une moyenne d'âge qui est très très basse avec des gens alors avec un conflit entre un problème de pouvoir d'achat réel c'est des freins qui sont pas chers mais qui sont un symbole de surconsommation de fabrication dans des conditions abominables environnementales sociales et Nicolas même question top flop en 15 secondes s'il vous plaît alors ambiguïté de la politique internationale donc d'abord le discours de Scholtz c'est un TOP pour l'Allemagne avec la vision d'une grande Europe à 38 qui serait dominée par l'Allemagne parce qu'elle peut avoir une majorité si chaque pays vote évidemment c'est un flop pour la France qui n'a même pas été mentionné dans le discours là aussi le retour d'Assad dans le flop dans la Ligue arabe c'est évidemment pour lui c'est un TOP puisque c'est la victoire pour lui pour le reste du monde et notamment surtout pour l'Occident et pour les ce qui avait été le printemps arabe c'est un flop terrible et les historiens verront à quel point ce printemps arabe de 2011 et son échec ont joué un rôle absolument de bascule extrêmement important dans dans le début du XXe votre top de la semaine alors mon top c'est un hommage à Thierry Courtin qui est le papa de T'choupi T'choupi c'est ce manchot [Applaudissements] plupart des livres pour enfants qui a un peu plus de 30 ans et voilà moi mon fils aîné on est fan et donc hier j'étais très triste de lui était parti et mon flop c'est l'interdiction des ventes des piscines hors-sol dans les Pyrénées-Orientales qui va peut-être se généraliser je ne l'espère pas parce que je pense que il y a des choses très importantes à mettre en oeuvre contre la sécheresse mais que ça stigmatise encore une fois les plus pauvres qui n'ont pas les moyens d'avoir des piles creusées et en plus ça rend l'écologie punitive et il ne faut surtout pas couper la population de ces enjeux cruciaux c'est la fin de cette émission merci à tous les cas d'avoir répondu présent ça lui avoue derrière votre écran me dit dans l'oreillette que vous êtes des mille et des centres en tout cas de plus en plus nombreux à nous suivre vous pouvez nous retrouver cette vous pouvez retrouver cette émission en replay sur notre nouvelle plateforme public sénat.fr on se retrouve la semaine prochaine même jour même heure et même endroit