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interviewC à vous· 14 janvier 2025 58 min

Les idoles de Marina Foïs & Christophe Honoré - C à vous : l’intégral - 14/01/2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

... - A.-E.Lemoine: "C à vous" pour vous accompagner jusqu'à 21h.

Emilie se réchauffe auprès du chef. - E.Tran Nguyen: Oui.

C'est une assiette de la mer. On dirait des pâtes, mais pas du tout. Ce sont des encornets.

Il va falloir les saisir. - A.-E.Lemoine: Ce ne sont pas des oursins, au menu? - J.Ribault: Il y a des oursins, des encornets.

Ca va servir de cloche sur l'assiette. Il faudra la retirer. Et surtout, il ne faut pas les poêler trop longtemps.

Le secret, c'est une petite minute et on les enlève. C'est prêt. On mange. - A.-E.Lemoine: Bravo, quelle efficacité!

C'est un chiffre officiel, on estime qu'aujourd'hui en France, 1 Français sur 5 souffre d'insomnie. D'une façon générale, on dort en moyenne une heure de moins qu'il y a 30 ans. Avant même l'omniprésence des écrans jusque dans nos lits, la vie urbaine et son agitation troublaient la qualité du sommeil. - La vie urbaine et son agitation mettent à l'épreuve l'organisme et ferment la porte à la venue normale du sommeil.

Mieux vaut suivre quelques conseils anodins, mais efficaces: quelques mouvements de gymnastique devant la fenêtre ouverte pour détendre le corps et l'esprit, un peu de lecture pour chasser les soucis de la journée, mais pas trop. Certains essayent le Code civil et le beau temps. Un peu de musique peut contribuer à obtenir une bonne relaxation.

Pour ceux qui souffrent d'insomnie tardive, un verre d'eau fraîche et un bol d'air frais. - A.-E.Lemoine: Bonsoir, B.-H.Lévy.

On vous reçoit à l'occasion de votre 50e ouvrage. C'est une nuit dans la vie d'un homme qui ne sait plus dormir depuis des décennies. - B.Henri-Lévy: Et qui sait de moins en moins dormir.

Avec le monde qui ne s'endort plus, le monde qui devient fou, qui est de plus en plus hystérique, ça ne s'arrange pas. - A.-E.Lemoine: On reviendra sur l'actualité et ses fantômes.

Vous êtes allé sur de très nombreux théâtres de conflit et de guerre. Vous faites preuve d'une autodérision assez extraordinaire dans ce livre. Vous racontez que vous avez carrément ouvert une "pharmacie de nuit".

Vous dressez la liste. C'est une liste comparative de somnifères, avec votre chouchou du moment. Il y en a un qui vous permet de dormir 3 ou 4 heures avec un sommeil impeccable, mais sans rêves. - B.Henri-Lévy: M.Proust Disait qu'il choisissait son somnifère en fonction de la nuit qu'il voulait passer et en fonction du réveil qu'il voulait avoir.

Il était le jardinier de ses rêves. Je crois que les vrais insomniaques, et nous sommes nombreux, tout ce que l'on vient de voir, ça ne sert à rien. Ce qui sert, c'est de choisir la substance qui va vous faire dormir comme vous décidez de dormir, ce qui présente des avantages. - A.-E.Lemoine: Vous savez de combien de minutes vous disposez entre le moment où vous avalez un cachet et le moment où vous allez sombrer dans le sommeil. - B.Henri-Lévy: Et là, il y a des catastrophes.

Avec la substance que j'utilise en ce moment, je sais que j'ai 36 minutes. Sur les 36 minutes, il y en a 18 normales, où je peux continuer d'envoyer des textos. Les autres 18 minutes, je n'ai plus tout à fait ma tête.

Si je m'avise de penser que je vais être plus fort que la chimie et que j'envoie quand même un texto à P.Lescure ou à vous dans les dernières minutes, ça va être une catastrophe. Si vous recevez un texto de moi avec des fautes d'orthographe, des bizarreries, sachez que je suis dans les minutes qui précèdent l'instant fatal.

N'en tenez pas compte. - A.-E.Lemoine: Ce n'est pas du prosélytisme.

Vous ne dites pas que c'est formidable, les somnifères. Mais vous vous marrez quand on vous dit qu'il faut que vous retrouviez votre sommeil naturel. - B.Henri-Lévy: Je ne fais pas de prosélytisme.

Tous les insomniaques savent que ce n'est pas marrant de ne pas dormir. Ca peut être une souffrance. La nuit peut être très noire.

Il y a des trucs qui reviennent, des fantômes, les morts, les êtres chers. La nuit d'un insomniaque, c'est ce manège-là. On a la tête comme une volière avec des oiseaux.

Mais en effet, les somnifères, c'est assez magique parce que c'est comme un coup de massue. Il n'y a plus de discussions. - E.Tran Nguyen: Vous êtes contre le sommeil.

Vous dites même que pour un écrivain, c'est quelque chose de tragique. Parce que quand on dort, on n'écrit pas, donc c'est juste du temps perdu. - B.Henri-Lévy: Il y a les deux.

Il y a un peu d'autodérision et d'humour, dans le livre. Mais une partie de moi se dit, depuis que je suis petit garçon: "A quoi ça sert de perdre la moitié ou un tiers de sa vie à dormir?" - E.Tran Nguyen: Il y en a qui rêvent de mourir dans leur sommeil.

Vous, pas du tout. - B.Henri-Lévy: Ca me semble atroce.

Une des raisons pour lesquelles on est insomniaque, c'est parce qu'on a peur de ne pas se réveiller. - A.-E.Lemoine: Petit réconfort quand on est insomniaque, c'est le sentiment d'appartenir à une famille dont les membres se reconnaissent au premier regard.

Un regard fiévreux. E.Macron, votre voisin, fait partie de cette famille.

De chez vous, vous voyez les fenêtres de l'Elysée. Vous voyez quand une lumière s'éteint dans un couloir et quand elle se rallume plus loin. Vous savez qu'il ne dort pas et vous échangez avec lui. - B.Henri-Lévy: En tout cas, je l'imagine. - A.-E.Lemoine: Vous êtes conscients tous les deux que le monde ne dort pas.

Votre ami P.Sollers vous disait que vous en aviez trop vu. - B.Henri-Lévy: C'est vrai que nous en avons trop vu. - A.-E.Lemoine: Les morts de Gaza vous empêchent de dormir. - B.Henri-Lévy: Tant pis pour mes détracteurs.

Les otages israéliens m'empêchent de dormir. Evidemment que les morts de Gaza m'empêchent de dormir. J'ai passé ma vie, enfin, une partie de ma vie, sur des théâtres de conflit à penser qu'une vie vaut une vie et que la mort d'un enfant est la tragédie des tragédies.

Bien sûr que c'est plus que jamais cela. - M.Bouhafsi: En France, ce sont 5 lettres qui vous empêchent de dormir: LFI et RN. - B.Henri-Lévy: Je pense que la France devient folle.

Cette France est en train de se donner, pour partie, à ces deux partis. Il y a 20 ans, je n'imaginais pas que l gauche deviendrait, pour une part de cette gauche, antisémite, qu'elle est quand elle s'appelle LFI. Et je n'imaginais pas que la droite républicaine serait surclassée comme elle semble l'être par le RN.

RN et LFI, ce ne sont pas les 5 accords toltèques, mais les 5 lettres d'une France qui perd son âme. - M.Bouhafsi: Ces derniers jours, vous avez été choqué par les scènes de liesse qui ont suivi la mort de J.-M.Le Pen. - B.Henri-Lévy: C'est autre chose.

Face à la mort, même de votre pire adversaire, vous vous inclinez. Vous arrêtez une seconde la guerre politique. On ne boit pas le champagne sur le cadavre d'un ennemi.

Mais cela ne retire rien à ce que je pense de ce qu'a été J.-M.Le Pen et de ce que peut être le RN aujourd'hui. - A.-E.Lemoine: "Nuit blanche" est peut-être l'un des plus importants de vos livres car vous exposez une fragilité.

Vous cessez de faire le malin. C'est la façon dont le critique du "Monde" salue cet ouvrage, dans lequel on rit beaucoup. On vous découvre.

C'est disponible depuis mercredi aux éditions Grasset. Restez avec nous pour L'OEil de Pierre. - P.Lescure: Je voudrais vous parler d'un film qui dit qu'au moment où les idéaux des années 60 et les références à la démocratie semblent voler en éclats, il faut continuer à y croire.

Imaginez une famille brésilienne, bourgeoise, mais sans oeillères, dans les années 70 à Rio, alors que l'armée a pris le pouvoir avec ses généraux qui ne quittent jamais leurs lunettes de soleil. Un jour, le père, ancien député de gauche, est arrêté par 5 hommes. On n'aura plus jamais de nouvelles de lui, même après la chute des généraux.

W.Salles, le grand réalisateur brésilien, après 10 ans de silence au cinéma, propose "Je suis toujours là", l'histoire de la femme du disparu qui n'a jamais voulu accepter de renoncer à la vérité, mais qui a voulu aussi - P.Lescure: C'est beau, cette scène. - A.-E.Lemoine: La résistance se niche dans les sourires. - P.Lescure: Le film sort demain.

Le rôle de l'héroïne a été donné à F.Torres. Dans cette maison brésilienne, quand survient la dictature militaire, W.Salles filme que la résistance, c'est de continuer à vivre sa vie avec les livres, même interdits, et avec la musique. - L'acte de vivre pouvait être un acte de résistance.

Echanger, écouter de la musique, parfois de la musique interdite à ce moment-là, avoir des conversations politiques libres, c'était également des formes de résistance. ... - P.Lescure: Avec, aujourd'hui, les guerres, les otages, les nouveaux interdits et l'irruption dans la vie politique des libertariens galopante, W.Salles filme et rappelle que la vie de ces familles très modestes ou très bourgeoises que la dictature a meurtries et qui n'ont jamais su ce que sont devenus leurs disparus, les informations manqueront à jamais. - Ces informations ne sont pas dans les livres d'histoire.

Ou si elles le sont, elles sont incomplètes. Il manque un jugement des coupables et des crimes commis pendant la dictature militaire. Nous ne l'avons pas fait.

Ce que le Chili a fait ou l'Argentine a fait, qui est de juger les crimes commis pendant ces années... - P.Lescure: Il a commencé en 2007 puis est arrivée la victoire de Bolsonaro.

Le film sort demain. - B.Henri-Lévy: L'histoire l'emporte toujours sur la dictature.

Les dictateurs croient qu'ils interrompent l'histoire pendant 3 ou 4 ans, mais après, ça reprend. - A.-E.Lemoine: Merci, Pierre.

Dans un instant, M.Foïs, C.Honoré et SDM.

Mais d'ici-là, Jibé et Lucien en coulisses. - C'est bon? Je vais en régie.

C'est bon, Fanny, tu vois Lucien à l'écran? C'est qui? - C'est Lucien.

C'est l'effet caméra. Ca rend belles certaines personnes. - Qu'est-ce qu'il y a? - C'est un truc de malade! - Lucien, tu es prêt? - Je regarde là?

Bonsoir à toutes et à tous. C'est Lucien. Ce soir, je vous propose un petit tour de la culture en 5 minutes.

J'espère que nous allons vous embarquer dans un tourbillon d'émotions. - Qu'est-ce qu'il se passe? Lucien, c'est un truc de ouf! - C'est pas bien? - Il faut que tu voies ça. - Tu veux que je vienne en régie? - Tu sais que j'ai envie de toi. - Il vient de découvrir le principe de télégénie. - Ca fait ça pour tout le monde? - Non.

C'est variable. - Salut, c'est Jibé! - Oh, La vache...

Propos incompréhensibles. - On lui dit quoi? - Qu'il peut faire de la radio. - A.-E.Lemoine: M.Foïs, C.Honoré, bonsoir à tous les deux.

Ca sent le calamar. - M.Foïs: J'ai précisé que ce n'était pas moi. - A.-E.Lemoine: Je n'ai pas pensé une seconde...

C'est l'affreux J.Ribault, en cuisine. Nous sommes ravis de parler des "Idoles", qui revient samedi à la Porte-Saint-Martin.

On va revenir sur vos idoles de jeunesse, Christophe. C'est un spectacle crépusculaire et drôle dans lequel vous brillez, Marina. On en parle longuement.

Cela vous a valu un Molière en 2019. - M.Foïs: Absolument. - A.-E.Lemoine: Et un deuxième, peut-être. - M.Foïs: Je peux recandidater parce que tous les 5 ans, on peut remettre son titre en jeu.

J'aimerais bien regagner. Je vais commencer ma campagne la semaine prochaine. - A.-E.Lemoine: Ca sent le calamar, mais il y a une fumée...

C'est peut-être dû à la présence d'un jeune rappeur de 29 ans qui va se produire dans un instant sur la scène de l'émission. Il a été repéré par Booba. Il a une ascension fulgurante. 3 albums, 3 succès et un tube que vous... - M.Foïs: Que je connais, forcément. - A.-E.Lemoine: Oui. "Bolide allemand". "Bolide allemand".

Tout sourit à cet artiste qui mesure 2 m et qui s'en amuse en s'imaginant Godzilla dans les rues de Paris, à quelques jours de ses 2 dates parisiennes qui affichent déjà complet à l'Accor Arena. Bienvenue sur notre scène. On va écouter un extrait, qui s'intitule "Maintenant".

C'est à vous. ... ... ... ... ... - A.-E.Lemoine: Merci.

C'est disponible sur Internet et sur toutes les plates-formes. On est ravis de faire votre connaissance. Pour les téléspectateurs qui auraient pu passer à côté du phénomène...

Quoi que, c'est difficile. Vous ne pourrez plus acheter une baguette à la boulangerie. - SDM: C'est quelque chose auquel je m'attends quand je décide d'en faire ma vie. - A.-E.Lemoine: Vous rêvez d'être une star depuis tout petit.

Dans le miroir, vous imaginiez des interviews. Quelles questions vous-posiez-vous? - SDM: Je suis passionné de foot.

Ce sont les mêmes questions qu'à la télé. "Qu'avez-vous pensé de votre match?" C'était toujours les mêmes questions. - A.-E.Lemoine: Aviez-vous déjà imaginé votre nom de scène?

Comment avez-vous imaginé votre nom de scène? - SDM: Un surnom, c'est quelque chose qu'on nous donne au quartier. Cela s'est fait naturellement. - A.-E.Lemoine: C'est la contraction de votre 2e prénom? - SDM: Sadam.

Au quartier, on m'appelle Sadam. Je me suis dit que cela ne faisait pas trop...

Si on enlève les 2 A, cela fait SDM. - A.-E.Lemoine: Vous intriguez, car vous arrivez à l'heure à vos rendez-vous.

Le fait est assez rare dans le métier pour être signalé. Votre mère n'y est pas pour rien. Elle a eu 10 enfants.

Vous l'avez citée dans vos chansons. Elle avait une obsession, que vous soyez un bon garçon. - SDM: Elle se disait que la musique n'était pas un métier.

Maintenant, elle est là à tous les concerts. - A.-E.Lemoine: Vous vous êtes mis au rap à la disparation de votre grand-mère.

Vos amis vous disaient que ce que vous faisiez de mieux, c'était de chanter, et que c'était en plus légal. - SDM: A la période de ma grand-mère, tu as des moments où la vie passe vite. La mort, c'est un rappel.

Je me suis demandé ce que je voulais laisser de bien sur cette terre. Le mieux, c'est de chanter. Je me suis dit que pour le foot, je n'avais plus trop l'âge.

J'ai commencé à chanter. - A.-E.Lemoine: Vous rappelez dans votre texte le fait de faire quelque chose de bien.

Vous avez subi du racisme. Est-ce que vous en subissez encore, aujourd'hui? - SDM: Il existe encore.

Cela ne m'atteint pas directement. Je ne suis pas confronté à cela directement. Mais comme il existe encore, oui, cela m'intéresse. - P.Lescure: Vous imaginez des histoires comme c'étaient les vôtres.

Vous rendez hommage à C.Aznavour. Il chantait "J'avais 20 ans et je caressais le temps".

Et vous, vous dites: "Je joue de la vie comme je caresse l'amour". Votre chanson préférée, c'est celle-ci. "Comme ils disent". ... - C.Aznavour: Cette chanson a quitté la France pour aller dans le monde entier.

C'est une de mes chansons planétaires. C'est inattendu. Quand vous pensez que même dans les pays où on n'avait pas le droit de la chanter, ils ont fini par la chanter... - P.Lescure: Pourquoi celle-ci? - SDM: J'aime tellement comment il interprète la vie de quelqu'un d'autre comme si c'était la sienne.

C'est comme de l'art, comme un réalisateur de films qui va trouver un acteur pour jouer le rôle de quelqu'un d'autre. Ca me touche. - M.Bouhafsi: Il a inspiré de nombreux rappeurs des années 50.

Le football, c'est votre première passion. Vous avez suivi l'équipe de France en 98. Les joueurs de l'équipe de France olympique il y a quelques mois.

On se souvient de ces images. L'équipe de France vient de battre l'Argentine en quart de finale. Petit, vous rêviez d'être footballeur.

Dans un de vos titres, vous parlez d'être footballeur à Manchester. Le numéro 7, à Manchester, c'était Cantona, Ronaldo et D.Beckham.

On est mieux servi que par soi-même. - SDM: C'était magnifique. C'était beau.

C'était à Manchester. Dans le rap, je le mérite un peu. Je ne suis pas trop mal.

Pourquoi pas? - A.-E.Lemoine: C'est le 7e album qui s'est le mieux vendu de l'année.

Merci beaucoup. Je ne sais pas...

Oui, c'est pour toi. C'est un cadeau. - E.Tran Nguyen: On se souvient d'une journée où les sportifs rêvent d'être les rois du monde.

Vous avez écrit cela. C'était pour un de vos sponsors de Paris 2024. - On charbonne fort à la recherche de ce petit truc qui choquera tout le monde.

N'importe qui j'affronte. J'ai toute la foule qui mate. Je crois en toi.

Tu as tout donné pour en arriver là. - A.-E.Lemoine: C'était qui, le roi du monde pendant les JO? - SDM: L.Marchand.

Il a fait en sorte que la France s'intéresse à la natation comme si c'était mieux que le foot. - A.-E.Lemoine: Savez-vous s'il entendu cette musique dans la piscine? - SDM: J'en suis sûr.

C'est grâce à sa préparation et sa détermination. Il a été incroyable. Merci à lui. - A.-E.Lemoine: "A la vie à la mort".

On est très heureux de vous rencontrer. On vous a écouté religieusement. Merci de votre attention. - M.Foïs: Avec plaisir.

Je connaissais. Je ne suis pas complètement ringarde. - A.-E.Lemoine: Né en 95, nous, on avait déjà 25 ans.

Moi, Marina et Christophe. Nous sommes nés la même année. Une génération...

On se souvient de cette génération qui est entrée dans la vie adulte alors que la pandémie du sida faisait des ravages, emportant vos idoles. Christophe, quasiment tous disparus l'année de vos 20 ans. Des artistes qui vous ont inspiré et vous les faites revivre sur scène, car ils vous manquent tellement... - M.Foïs: Si mon malheur peut aider d'autres gens, je suis heureux que mon propre malheur serve à autre chose. - Je couche avec des hommes et on me juge.

Et les homosexuels me jugent parce que je ne suis pas un vrai PD. - Avant, on me disait que j'avais de beaux yeux et on me dit que j'ai de belles veines, à l'hôpital. - A.-E.Lemoine: C'était pour dire merci à vos idoles et une réaction à la Manif pour tous, qui réunissait des centaines de milliers de manifestants.

Vous ne pouvez pas rester indifférent à cette haine et cette homophobie. - C.Honoré: Pour des gens de ma génération, quand il y a eu l'émergence, le retour réactionnaire de beaucoup de gens autour de la question de l'homophobie, du mariage pour tous, je me suis dit que l'on avait échoué.

On a cru que c'était gagné. Nous nous sommes désarmés. Le camp d'en face s'armait et était prêt à discriminer des gens pour leurs choix de vie ou leur sexualité.

Cela a entraîné à la fois "Les Idoles" et un livre qui s'appelait "Ton père". Et il y a eu un film. Dans "Les Idoles", il y avait cette idée, puisque l'on parle de notre génération, il y a des gens connus qui ont disparu, que nous avons tous connus quand nous avons débuté notre sexualité dans les années 90, des gens très jeunes, très proches de nous, des amis que l'on accompagne au cimetière.

Ce n'était pas normal de vivre cela. Nous avons été très marqués par le sida, et pas uniquement. - A.-E.Lemoine: On vivait dans cette peur.

Je me souviens que la sexualité, c'était indissociable des tests de VIH que l'on faisait, la trouille au ventre. - M.Foïs: Je me souviens de la peur, mais aussi de la honte.

A l'époque, révéler la maladie, c'était révéler quelque chose d'intime, les pratiques, les goûts. Cela est bien montré dans le film. C'est la rage d'avoir cette mort qui vous tombe dessus à un âge où ce n'est pas l'âge pour mourir, mourir dans des conditions dégueulasses.

Les malades étaient des parias. Ils se retrouvaient dans des camps de vieillards à 23 ans et la plupart ne pouvaient pas être accompagnés par les parents, car la révélation était trop brutale. Ce n'était pas partagé.

Les malades se retrouvaient très seuls ou entourés de gens de leur âge. Les circonstances étaient particulières. J'ai un souvenir très vif.

J'étais à l'hôpital, car nous avons accompagné des amis dans l'agonie ou dans la mort, et ce n'est pas une jeunesse normale. - A.-E.Lemoine: H.Guybet disait qu'il n'avait qu'un seul souci, mourir à l'abri du regard de ses parents.

Il avait choisi couramment d'évoquer sa situation. - C'est un couperet qui tombe quand je raconte le regard éperdu d'un jeune homme qui sort, quand je suis allé faire le test. Et une semaine après, je me suis vu dans une semaine.

Le monde s'écroule et tout change. J'ai compris quelque chose sur moi-même. J'ai senti, dans la conscience, dans la force des choses, que je me rapprochais beaucoup de la mort. - A.-E.Lemoine: C'est vous qui l'interprétez, avec un monologue d'une rare intensité, 20 minutes, extraites de son roman, avec les derniers instants de M.Foucault.

Que dit ce monologue? - M.Foïs: Il raconte beaucoup de choses, l'agonie assez rapide, la marche inéluctable vers la mort, l'amitié, la séparation, le miroir.

Il se sent seul, mais a partagé une histoire commune. Il y a comment c'est raconté. Il y a l'écriture qui est étonnante.

Il produit vraiment des images. C'est très musical. C'est très rythmé.

Il produit des images comme au cinéma. Il aurait aimé être scénariste et réalisateur, même s'il l'a été un peu, mais il aurait aimé s'y consacrer. Il fait cela par la littérature.

J'adore son écriture. Il se permet d'être absolument trivial et très musical. - C.Honoré: Ce qui est très fort avec la mort de Foucault, c'est qu'il ne fallait pas dire...

Personne ne savait de quoi il mourrait et même au coeur du système hospitalier, on ne le disait pas. On ne l'a pas mis dans le bon service. Cela a entraîné ce qui a suivi, comme AIDS.

Cela renfermait tout le monde. - P.Cohen: Une autre comédienne, M.Saldana, avec un manteau de fourrure et des talons aiguilles.

On l'adore. J.Demy a caché son homosexualité et la maladie.

Dans votre tête, Christophe, il dit qu'il ne veut pas se mêler aux autres, qui ont un côté "groupe à risque". Et il dit qu'il était bien content d'être resté dans son placard plutôt que de s'être servi de la maladie pour en faire une oeuvre d'art. Certains ont pu reprocher à d'autres...

Mais c'était une sale époque. - C.Honoré: On projette avec nos idées.

On essaie de comprendre pourquoi certains avouaient. C'était le mot. C'est l'aveu.

Il a une trentaine d'années, Guibert. Il affiche son corps et son visage. L'image de la maladie, pour plein de Français, en province...

C'est la première fois qu'on voit cela. - A.-E.Lemoine: On peut comprendre que d'autres n'aient pas eu envie de faire cela. - C.Honoré: Oui, le fait d'officialiser l'homosexualité.

Cela fait partie d'une génération d'hommes qui ont vécu leur homosexualité de manière clandestine. - E.Tran Nguyen: Il y a aussi C.Collard, à qui l'on doit "Les Nuits fauves".

Il avait 35 ans, le 5 mars 1993, quand il est décédé. - Il disait qu'il avait fait un film d'amour et non pas sur le sida. C'est le premier à avoir osé raconter à la première personne l'histoire d'un jeune homme séropositif et homosexuel.

Une histoire qui a eu beaucoup plus d'impact auprès des jeunes que des années de campagne sur l'information sur cette maladie. - C.Collard: Je ne voulais pas tomber dans la morbidité et je voulais essayer d'être du côté de la vie et de l'énergie pour éloigner les tabous. - E.Tran Nguyen: Il a décroché 4 César.

Mais C.Collard ne l'a pas vu. C.Collard est mort 3 jours avant la cérémonie. - C.Honoré: C'est un film qui a un élan, qui part un peu dans tous les sens.

Mais c'est un premier film, c'est ce qui est terrible. Que ce soit Guibert ou Collard, ce sont des gens qui manquent aujourd'hui. Le sida a fait une saignée particulière dans le monde de l'art, que ce soit en danse, à l'opéra...

Cela a créé un vide absolu et une impression pour des gens de ma génération de démarrer en tant que cinéaste au milieu d'un cimetière. - A.-E.Lemoine: Vous imaginez dans la pièce qu'il est là pour recevoir... - A.-E.Lemoine: C'est à voir au théâtre de la Porte-Saint-Martin.

C'est avec M.Saldana et J.-L.Lagarce...

C'est Julien Honoré. Rien à voir avec vous? - C.Honoré: Rien à voir. - M.Foïs: C'est juste son père... - A.-E.Lemoine: Et M.Foïs est dans la peau d'H.Guibert.

Vous avez adoré être un homme. - M.Foïs: Oui, sur scène.

Dans la vie... - A.-E.Lemoine: Ca viendra peut-être.

Vous interprétez un homme dans "Les Idoles", une tueuse implacable dans "Furies". Vous serez une vulcanologue dans "Magma". S.Signoret dans le prochain... - M.Foïs: Quelle carrière! - A.-E.Lemoine: Et s'ajoute à cette galerie éclectique de personnages hauts en couleur une gourde. - Ce que j'ai trouvé incroyable, c'est que dans le dénouement, on découvre à la fin que c'est vous, l'enquêteur qui avait tué la petite fille, parce que vous êtes schizophrène.

C'est vous, le meurtrier. - C'est génial. Ton film est comme ça. - Vous avez donné la résolution du film. - C'est une gaffe de dire qui a tué... - En même temps, les gens sont prévenus. - On le comprend assez vite. - En tout cas, c'était une émission magnifique. - On a fait une super émission, Eddy. - A.-E.Lemoine: Merci, Marina.

Bienvenue à la table de "C à vous". Ceci est un oursin qui ne pique pas. - M.Foïs: J'ai cru que c'était un hérisson. - A.-E.Lemoine: Ce soir, exceptionnellement, ce sont des oursins accompagnés d'encornets.

C'est ce qui sentait. C'est le pourquoi du comment. - SDM: Ils n'ont pas tous la même couleur. - A.-E.Lemoine: Celui-là, je l'ai colorié en violet.

Merci beaucoup d'avoir accepté ce rôle qui n'est pas le rôle de votre vie. - M.Foïs: Allez savoir...

Si on devait faire un biopic de vous, je pense qu'on me proposerait le rôle. - A.-E.Lemoine: Ce serait formidable.

Avec un peu de musique d'A.Beaupain. Il y a de quoi faire. - A.-E.Lemoine: Il peut y avoir un drame avec les oursins. - E.Tran Nguyen: En tout cas, nous avons bien ri.

Ce n'est pas la seule fois où nous avons ri avec J.Commandeur. Il y a eu bien sûr dans "LOL, qui rit, sort".

Vous l'avez convoqué pour un sketch qui n'était pas si hilarant parce que c'était d'assister à votre enterrement. - M.Foïs: Ma gorge se serre, mes yeux se brouillent et je la revois...

Pardon, je suis nulle, pour de vrai. Mais ce n'est pas moi qui vais le faire en vrai parce que je serai morte. Mon corps sera là, mais je serai déjà au paradis des actrices. - Qu'est-ce que je dois faire?

Je lis. Parce que c'était ça, Marina: faire rire un enfant. Un véritable petit pinceau à bonheur. - Bravo. - M.Foïs: Tu plies ton papier et tu te recueilles.

Tu ne sais pas faire le recueillement? Tu n'es pas ému ou tu joues mal? - E.Tran Nguyen: Vous avez failli faire rire tout le monde.

Parce que le but du jeu, c'est de ne pas rire. - M.Foïs: En vrai, je n'ai fait que rire, et j'ai été éliminée la première.

Je suis une très mauvaise candidate. Je ne sais pas me retenir de rire. - A.-E.Lemoine: Où est le plaisir quand on se retient de rire? - M.Foïs: C'est l'enjeu.

Il y a de l'argent pour une association. - A.-E.Lemoine: Vous tenez longtemps sans rire devant les blagues de Marina? - C.Honoré: Non, et ce n'est pas la seule sur le plateau. - M.Foïs: Dans cette équipe-là, ce n'est pas moi, la plus... - P.Lescure: Christophe, quand on pense à votre cinéma, on pense à tous les sujets que vous avez abordés.

Mais on pense aussi à ces comédiennes et ces comédiens qui vous sont fidèles et que vous aimez retrouver au fil des films. C'est comme une tribu que l'on retrouve dans ce très beau livre écrit par X.Lardoux: "Des fantômes et des arts".

Il y a des textes de C.Mastroianni, L.Garrel, C.Deneuve, notamment.

C'est une partie de vous. - C.Honoré: Ce n'est pas parce que j'ai rêvé des acteurs et des actrices que j'ai voulu faire du cinéma, mais c'est par les cinéastes eux-mêmes.

La première fois que j'ai été sur un plateau, c'était avec B.Dalle. Elle a été une marraine formidable pour moi.

Elle m'a guidé et j'ai compris que mon travail allait être principalement de faire en sorte de rendre confiance aux acteurs, d'être dans un rapport de complicité et d'invention avec eux. Marina, la première fois, c'était dans "Non, ma fille, tu n'iras pas danser". - M.Foïs: Christophe m'a offert une sorte de cinéma, qui était Chiara.

Nous sommes devenus très amis et très intimes. On ne se connaissait pas du tout. - A.-E.Lemoine: Très bonne intuition. - C.Honoré: Maintenant, presque tous mes films, c'est toujours l'envie d'un acteur ou d'une actrice qui est à l'origine du film. - A.-E.Lemoine: Le cinéma vous intéresserait? - SDM: Grave. - A.-E.Lemoine: Quel genre de rôle? - C.Honoré: En tant qu'acteur ou cinéaste? - SDM: Acteur. - A.-E.Lemoine: Je prends juste 10 % comme tous les agents de la place de Paris. - M.Foïs: Quand vous dites 10 %, on dirait que c'est du vol.

Ce n'est pas parce que tu as dit que tu voulais faire du cinéma que ça suffit. - A.-E.Lemoine: C'est déjà un petit coup de pouce.

On n'est pas remercié. Avec tout le mal qu'on se donne pour parler de culture, de cinéma et de théâtre...

On continue avec le Pas vu pas pris. Le mot du jour: "unbossing". - M.Bouhafsi: Vous connaissez? - M.Foïs: Non. - M.Bouhafsi: En français, on peut le traduire par "décheffisation".

Fini le poste stressant des managers. Les jeunes nés entre 1995 et 2009, qui appartiennent à la génération Z, n'aspirent plus à devenir chef. Ils privilégient l'épanouissement personnel. 1 jeune sur 2 ne veut pas devenir manager.

Et pour 69 % d'entre eux, un poste de manager serait trop stressant et pas assez gratifiant. 80 % des 18/28 ans estiment que le critère pour choisir une entreprise serait l'équilibre entre la vie professionnelle et la vie personnelle. On s'est replongés dans les archives.

Il y a 50 ans, chef ou pas chef, le maître mot était surtout le travail. - Finie la contestation. Les patrons peuvent se rassurer.

A une écrasante majorité, les jeunes ont dit oui au travail. - Vous cherchez dans n'importe quelle branche? - Standardiste, secrétaire... - Avant tout, je suis mécanicien.

Mais sinon, vendeur de matériel électrique. - Vous voudriez faire quoi si vous ne trouvez pas dans le commerce? - Je ne sais pas.

N'importe quoi. Pourvu qu'on puisse travailler. - M.Bouhafsi: Aujourd'hui, si les jeunes fuient les postes de manager, il y a des exceptions.

Certains commencent très tôt. Ce businessman en herbe fait des millions de vues. A seulement 15 ans, il a déjà un sacré salaire. - M.Bouhafsi: 15 000 euros par mois.

Ce jeune homme montre ses fiches de paie sur les réseaux. On a voulu vérifier si ce phénomène avait atteint la rédaction de "C à vous". Apparemment, la génération Z a un problème avec le respect de la hiérarchie. - L'autorité ne m'intéresse pas pour un sou.

Je suis en stage parce que c'est le cursus. Babeth me dit quelque chose, ça rentre par une oreille et ça ressort par l'autre. - Tu m'emmerdes.

Je suis en interview. - C'est le cursus. Je fais ce que je peux. - M.Bouhafsi: Vous les comprenez, ces jeunes? - M.Foïs: Moi, sur un plateau, j'ai envie d'être cheffe.

Cheffe dans le sens travailler beaucoup, être dans la lumière. C'est un métier que j'ai choisi. C'est ma passion.

La réponse est différente quand on fait un métier pour gagner sa vie dans une entreprise avec des patrons relous. C'est ma réponse. Je ne suis pas une bonne référence.

J'ai trop de chance. - M.Bouhafsi: On s'intéresse à un sportif de l'extrême, B.Védrines.

C'est un alpiniste et guide de haute montagne avec plusieurs records à son actif, comme d'avoir franchi le 2e plus haut sommet du monde, le très périlleux K2, au Pakistan, à la frontière. - Bonjour. Je vous emmène dans mon univers.

Le moment où je pense avoir eu ma carrière lancée en tant qu'alpiniste professionnel, c'est cette édition au Pakistan. Cela a résonné dans le monde de la montagne. Il y en a un que je retiens, c'est cet été sur le K2.

J'avais décidé de retourner là où j'avais échoué, parce que j'avais failli mourir sur cette montagne 2 ans auparavant. J'ai terminé l'ascension en 11 heures, du pied de la montagne jusqu'au sommet, et je suis descendu en parapente. - M.Bouhafsi: Il a des projets encore plus fous, comme gravir l'Everest sans corde fixe.

Il a aussi un défi pour vous. - Babeth, je serais très heureux de te proposer une aventure en montagne, une nuit en refuge. On va gravir le massif des Ecrins.

Je serais très heureux de te partager mon univers. - A.-E.Lemoine: Ca prend tout un week-end?

C'est où, le massif des Ecrins? C'est avec grand plaisir. - M.Bouhafsi: On lui dira. - A.-E.Lemoine: C'était une proposition indécente?

Je suis passée à côté d'un truc subliminal? - M.Bouhafsi: Non. - A.-E.Lemoine: En plus, je suis bonne skieuse.

Ca peut servir. Merci d'avoir accepté notre invitation à dîner. Bonne première samedi au théâtre de la Porte-Saint-Martin. - M.Foïs: On est quel jour? - A.-E.Lemoine: On est mardi.

Bonne tournée, bonnes dates parisiennes, 24 et 25 février à l'Accor Arena. C'était un plaisir de vous réunir autour de cette table. On conclut cette émission avec les Actualités de Bertrand. - B.Chameroy: Bonsoir.

A la une de ce mardi, l'événement du jour. BFM fêtait ses 20 ans, hier. Les BFM Awards.

Ils ne se sont pas trop cassés pour écrire l'introduction. - Savez-vous ce que dit ChatGPT pour écrire une introduction? "Que cette soirée soit une source d'inspiration pour tous ceux qui croient dans le projet, comme ChatGPT..." - B.Chameroy: Cela récompensait le meilleur de la start-up nation. - Exploiter les datas. - Processus de l'antitrust. - On a une French Tech. - Avec le business. - B.Chameroy: C'est diffusé sur BFM Business.

Il suffit de diriger un groupe ou une entreprise pour participer aux BFM Awards. - L.Dassault du groupe Dassault, P.Duval du groupe Duval. - B.Chameroy: Lui, il a vu de la lumière. - Je vous donne quelques chiffres.

C'était publié en septembre. 40 millions. Qu'est-ce que vous faites?

Il faut écouter. Vous pouvez peut-être en prendre de la graine. Cela a été vu 40 millions de fois. 76 % déclarent avoir vu ou entendu parler de "Kaizen". - B.Chameroy: Retour à la politique.

Voici un avant-goût avec J.Guedj, invité de CNews. - L'arbre de la réforme des retraites ne doit pas cacher la forêt des discussions budgétaires.

Dans cette forêt, il y a un chêne. - Vous ne l'avez pas abattu. - B.Chameroy: Ils ont aimé la métaphore.

Après, c'était R.Desarbres qui présentait la matinale. Exceptionnel.

Cela n'en finit pas. C'était au tour de F.Roussel de présenter les siens au siège du PCF. - Bon anniversaire à Fabien.

Vous pouvez lui faire la bise. Ces derniers jours...

Tu as fait un pari? Je t'entends jusqu'ici. - B.Chameroy: C'était Malibu coco. - Pour faire vivre...

Qui s'engagent dans des guerres...

Il bafouille. - B.Chameroy: On adore les tests de micro.

Cela ne marche pas. - Bonsoir. - Bonsoir, bonsoir.

Oui, je parle très fort. Bonsoir. - B.Chameroy: Les voeux peuvent commencer.

Grésillements. - A.-E.Lemoine: On dirait un aspirateur. - B.Chameroy: C'était agréable à écouter.

Dans le reste de l'actualité, l'arrivée de C.Dalin aux Sables d'Olonne, 64 jours après le départ du Vendée Globe. Une arrivée attendue sur la chaîne de L'Equipe, qui avait pris l'antenne un peu tôt. - Il va franchir la ligne d'arrivée dans les minutes qui viennent.

Arrivée de C.Dalin dans les minutes qui viennent...

Il va franchir la ligne. - B.Chameroy: Le skippeur est arrivé ce matin. - C'est fait.

Bravo à lui. - B.Chameroy: Une arrivée et un record historiques qui n'ont pas suscité de grandes réactions sur les autres chaînes.

Vent. - C'est fait. - 2024... 2025... - B.Chameroy: 65 jours seul en pleine mer et on lui dit: "C'est fait".

Sur L'Equipe, ils l'avaient promis. - Cette course a tous les superlatifs et cette journée sera pleine de superlatifs. - B.Chameroy: C'est une chaîne qui tient ses promesses. - C'est une course hors normes. - Un sacré moment. - Un parcours extraordinaire. - Une formidable journée. - Une sensation unique. - Il va battre le record de manière prodigieuse. - B.Chameroy: Ils nous ont offert une anecdote qui a rendu tout le plateau ébaubi. - C'est le nom que l'on donne à la pleine lune de janvier. - Ouais... - B.Chameroy: Le Vendée Globe, ce sont des termes techniques, un jargon qu'il faut maîtriser.

Mention à ce journaliste qui connaît tous les mots. - Il va se mettre à bâbord à mur pour franchir la ligne. Jusqu'au bout.

C'est incroyable. - B.Chameroy: Sur France 3, la journaliste se la raconte. - Les derniers kilomètres, les derniers milles, en langage marin... - Il est à 4 ou 5 milles. - B.Chameroy: Pour ce qui était de la précision, les bonnes informations ont été emportées par une bourrasque. - Vous vous trouvez où va amarrer d'ici quelques instants Charlie. - Quelques instants...

Il faut être patient. - Vous allez le voir assez vite quand il va débarquer. - Ca va commencer à se voir un peu.

Peut-être la pointe... - Ce n'est pas notre premier Vendée Globe. - B.Chameroy: France 3 avait une bonne cliente. - C'est votre première arrivée? - Oui. - Vous êtes venue de Marseille? - Oui. - On sent l'émotion. - Tout à fait. - C'est le meilleur.

Pour le voir arriver. - Tout à fait. - A.-E.Lemoine: Merci à tous les 3.

Tout de suite, "Il suffit d'écouter les femmes". Cela revient sur les 50 ans de la promulgation de la loi Veil avec des témoignages bouleversants. Si vous voulez bien vous tourner vers David...

Excellente soirée. On se retrouve demain, à 19h.