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Podcast / conversationMoDem· 13 avril 2026 17 minAutoproduitFond programmatiqueÉconomie & entreprisesEurope & internationalEnvironnement & énergie

L'indépendance énergétique européenne c'est pour demain matin ! | Christophe Grudler

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 20 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il faut s'engager militairement en tant qu'européen dans ce détroit d'Ormuz instable pour assurer notre sécurité énergétique ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Vous êtes d'accord avec Marc Botenga sur l'arrêt de regarder vers le Moyen-Orient ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Quelles leçons tirez-vous de cette crise énergétique ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il aurait fallu lever les sanctions sur la Russie ?

  • 10:00OuverteRéponse partielle

    Est-ce que l'Union européenne sort assez vite de cette économie carbonée ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:00Christophe GrudlerFait
    « L'avenir énergétique de l'Europe, il est pas là-bas. Il est clairement en Europe. Et ces lois, on doit vraiment faire un focus pour produire davantage en Europe, pour électrifier davantage en Europe, pour développer les renouvelables et le nucléaire. »
  • 6:00Isabelle le CalencFait
    « Cette crise a eu un impact majeur sur un grand nombre d'activités. Donc aujourd'hui, c'est l'économie qui est fragilisée, l'économie européenne. »
  • 10:00Isabelle le CalencFait
    « On a réformé le marché européen d'électricité et on est sorti de ce marché spot puisque maintenant on autorise les contrats de long terme. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Merci de nous rejoindre à Bruxelles au Parlement européen où les eurodéputés observe avec attention depuis des semaines les prix de l'énergie fluctuée depuis le début de la guerre au Moyen-Orient. Donald Trump et les Iraniens ont conclu un cesser le feu. Une question se pose.

Les Européens vont-ils sortir du spectre d'un choc pétrolier et gazier majeur à l'avenir ? En effet, l'Union européenne dépend toujours des importations pour 55 % de sa consommation énergétique. Les 27 cherche à être plus indépendant, notamment du pétrole et du gaz russe depuis la guerre en Ukraine, même si certains pays comme la Hongrie, la Slovaquie euh s'alimentent toujours de pétrole depuis Moscou.

Parmi les pistes d'indépendance, il faut bien sûr citer les énergies renouvelables mais aussi le nucléaire qui font débat entre les 27. Chaque Étatmembre défend en effet son modèle énergétique idéal. Alors pour parler de ces énergies européennes, trois invités cette semaine.

Isabelle le Calenc, bonjour. Bonjour. Vous êtes heureux député française, membre du groupe du Parti populaire européen au centre droit de cet hémicycle européen.

Nous accueillons également Christophe Grudler. Bonjour. Bonjour. eurodéputé français, membre du groupe centriste R et bonjour à vous Marc Botenga.

Bonjour. Vous êtes heureux députés belge et membre du groupe la gauche au Parlement européen. Monsieur Grudler, alors il y a cessé le feu de Donald Trump jusqu'à nouvel ordre. [grognement] Le D3 d'Ormous est en voie de réouverture.

Est-ce qu'il faut s'engager militairement en tant qu'européen dans ce D3 d'ormous instable pour assurer notre sécurité énergétique ? Donald Trump a l'air de penser qu'il faut assurer militairement notre sécurité énergétique. Bah, depuis qu'il s'est engagé militairement au détroit d'Ormous, il y a le D3 a fermé alors qu'il était ouvert avant.

Donc c'est déjà une ambiguïté à traiter. Mais en fait, je pense que les Européens, ils doivent arrêter de regarder le détroit d'Ormouse. L'avenir énergétique de l'Europe, il est pas là-bas.

Il est clairement en Europe. Et ces lois, on doit vraiment faire un focus pour produire davantage en Europe, pour électrifier davantage en Europe, pour développer les renouvelables et le nucléaire. Vous êtes d'accord Marc Botenga ?

Il faut arrêter de regarder vers le Moyen-Orium. Et pourtant, on a vu que cette guerre en Iran a considérablement fragilisé le marché énergétique européen et l'Union européenne est restée spectatrice. Bah forcément euh je dis il y avait pas de secret.

Les Iraniens disaient depuis des années, des décennies "Si vous nous attaquez, nous fermons le détroit d'Ormouse." C'était très clair. Il y a une grosse partie du pétrole du gaz qui passe par là-bas pour les marchés mondiaux.

Donc ça allait avoir un impact sur la ga. On a entend dire Trump maintenant de manière euh hein joyeuse. J'ai ouvert le D3, mais ce D3, il était ouvert avant qu'il n'attaque l'Iran.

Euh ce qui m'a un peu choqué, interpellé, c'est que l'Union européenne n'est pas dit à Donald Trump ou les États-Unis qui sont quand même le meilleur allié, mais ne faites pas ça. Je veux dire, arrêtez cette guerre-là, elle est illégale et en plus elle nous fait du mal immédiatement à nos consommateurs aussi été consultés. Ils ils ont pas été consultés.

Mais après, vous avez un rôle à jouer. La Chine a joué un rôle, le Pakistan a joué un rôle. Où sont les Européens ? tandis que c'est effectivement nos intérêts parce que je suis d'accord qu'il faut aujourd'hui dire voilà nous devons produire davantage en Europe, on doit investir massivement dans les énergie en Europe mais en parallèle nous savons que nous dépendons encore énormément du gaz et du pétrole importé et des prix sur les marchés mondiaux.

D'ailleurs, madame Legalinex, avec la guerre au Moyen-Orient, plus que les autres, les Européens ont subi donc cette flambée des prix des hydrocarbures. Et bien, quelles leçons vous tirez de cette crise énergétique ? et qu'il faut diversifier nos approvisionnements et effectivement être moins dépendant.

Comme vous le dites, ce cette crise a eu un impact majeur sur un grand nombre d'activités. Donc aujourd'hui, c'est l'économie qui est fragilisée, l'économie européenne. Je pense en particulier au secteur des transports, je pense, je suis membre de la commission de la pêche, je pense au aux agriculteurs, je pense aussi aux personnes qui prennent leur automobile pour aller travailler.

Tout ce qui est service à la personne, on a vu dans les différents Étatsmembres l'impact immédiat et du renchérissement du prix du carburant. Et on a vu là aussi des attitudes assez différentes d'un état membre à l'autre pour savoir qu'est-ce qu'il fallait faire à la fois sur le court terme parce qu'il faut réagir sur le court terme mais aussi sur le moyen et sur le long terme. C'est ça Christophe Grudler.

Il y a eu toute une myriade de réaction de la part des Étatsmembres européens. Pas d'unité finalement dans la réponse européenne à cette crise énergétique et cette diversité. Ça fait aussi notre fragilité.

Ah ben clairement. Et le problème aujourd'hui c'est que l'Europe n'est pas capable de se faire entendre face à Donald Trump. On a peur, on baisse la tête comme on l'a fait avec l'accord USUE par exemple.

Donc on n'ose pas y aller. Et donc dans ces conditions là, c'est la loi du plus fort qui l'emporte. Alors que la force devrait être celle de la loi et pas la loi de la force. sur l'énergie.

On a aussi entendu la Commission européenne finalement dire "Bon, consommer moins de pétrole, voilà c'est logique, mais pas de mesure supplémentaire". Bah, écoutez, moi j'ai demandé avec mon groupe qu'on qu'on réactive Aggregate EU par exemple qui va permettre d'acheter ensemble du gaz sur le court terme évidemment, mais de lutter contre la spéculation en ayant des achats en commun. Euh bon ben j'attends encore que ça ça se réalise pour de bon.

Euh il y a un d'outils comme ça qu'on peut prendre sur le court terme pour aider nos concitoyens euh et pour être sûr aussi parce qu'il y a pas que le prix. Il faut aussi que la matière soit accessible. Si euh demain on a des prix pas chers mais qu'on n'a pas euh d'énergie euh l'Europe elle est à l'arrêt.

On chope plus les Européens, on les éclaire plus et on a plus d'industrie. On a manqué de clairvoyance quand même de il y a 40 ans, on était finalement à à pour dans l'importation pour notre consommation à 44 %. Aujourd'hui, on est à 55 %.

Euh, on a augmenté notre euh notre dépendance aux hydrocarbures extérieurs et et on est les les seuls au monde à avoir une économie qui dépend à 55 % de l'extérieur au niveau de l'énergie. Donc c'est on se met en danger de mort avec ça. Donc c'est pour ça qu'il faut absolument passer déjà en dessous des 50 % avec ce développement d'énergie renouvelable, du nucléaire, euh de de production énergétique européenne.

On a encore des des réserves dans l'hydraulique par exemple. Donc il y a des possibilités de mieux utiliser notre énergie en européen et d'arrêter de dépendre des autres. On ne va pas quitter le gaz russe pour dépendre du du gaz américain.

Donc il faut qu'on soit en européen en autonomie stratégique énergétique. Parlons-en du gaz russe justement. Et oui car dans cette flambée des prix du carburant à cause du Moyen-Orient, on a entendu Donald Trump, le Premier ministre hongrois Victor Orban, finalement faire l'apologie du pétrole et du gaz russe pour contrôler le marché, contrôler les prix.

Est-ce qu'il aurait fallu lever les sanctions sur la Russie ? Mais le problème c'est au moment où on prend ces sanctions en 2022 2023 en fait on n'a pas une réflexion sur l'autonomie européenne en matière énergétique parce que he on entend Madame Vanerlein dire nous serons indépendants du gaz russe. Oui mais en même temps on augmente la dépendance vis-à-vis par exemple le LNG euh américain.

On apporte toujours via d'autres acteurs aussi du gaz et donc on se trouve dans une situation il y a pas de cette réflexion en disant on doit vraiment mettre le paquet massivement sur les énergies renouvelables de manière publique. Donc ça c'est un premier problème. Un deuxième problème c'est que aujourd'hui effectivement quand vous prenez pas ces mesures un certain vous dites on n'importe plus de la Russie, vous n'arrivez plus à importer du Moyen-Orient ben un certain vous allez chercher où vos gaz votre pétrole.

Et troisièmement chez Donald Trump ben dans les faits ça ça a été ça. Et donc Donald Trump les États-Unis en profitent évidemment à ce moment-là quand les LNG quand nous on est donc pour ce ce gaz naturel liquifié on est dépendant des États-Unis, on augmente nos dépendances. Les États-Unis peuvent se dire soit on augmente les prix, soit on envoie ces bateaux ailleurs parce que c'est évidemment autre chose d'avoir un gaz auoduc ou un pipeline que d'avoir un navire qui vous amène les gaz.

Donc ça ça nous met dans une situation extrêmement précaire et je ne vois pas aujourd'hui et c'était déjà la critique en 2022 2023 quand on a eu cette crise qui était d au fait qu'on s'était coupé en grande partie du gaz russe hein. Je voyais pas à l'époque cette urgence au sein de la commission euré pour des sanctions contre la Russie mais à l'exception de deux pays quand même, précisons-le madame le Calénec qui s'en vente d'ailleurs la Hongrie de Victor Orban et la Slovaquie de de Robert Fitzo qui carbure toujours au gaz russes et au et au pétrole pas cher. La majorité des Européens sont sortis du pétrole russe et arrêtent et disent qu'ils vont arrêter de s'apprévisionner en gaz russe en 2027.

Est-ce que l'objectif est tenable dans un marché s incertain ? Oui, moi je pense qu'il faut tenir cette ligne hein pour les raisons euh que l'on sait avec euh la guerre en Ukraine. Euh la difficulté que nous avons en Europe en fait c'est que nous avons des systèmes et des mixes énergétiques qui sont très différents les uns des autres.

Euh chez nous en France, la part du nucléaire est très importante. Ce n'est pas le cas partout. On parlait des États-Unis, mais on s'approvisionne aussi beaucoup en Norvège avec lesquels on a des des relations abouties. et donc mix énergétique différents et également des situations économiques et financières par étatmembre qui sont très différentes.

On l'a vu au moment de gérer la crise, la France en particulier n'a plus aujourd'hui la capacité de faire des chècs, de diminuer ses taxes et et c'est ça moi qui me inquiète le plus. Je pense qu'aujourd'hui avec cette crise de l'énergie où on se rend compte que l'énergie est finalement un carburant pour notre économie, il faut que dans nos différents Étatsmembres, on en ait conscience euh que effectivement on travaille à la production et à la préférence européenne et chez nous en France en particulier qu'on soutienne la production, l'emploi. Qu'est-ce qui va se passer là ? l'inflation va de nouveau augmenter, le chômage va de nouveau augmenter dans nos différents pays européens.

Donc la crise doit vraiment être comme souvent une prise de conscience avec en général des annonces qui ne sont pas forcément suivies des faits. Vous êtes favorable à un grand plan, je vous le demande à tous, de sortie de notre dépendance extérieure tout simplement sans avec des non démocraties, on va dire. C'est un objectif qui a été fixé déjà depuis quelques années.

On devrait se poser la question de savoir pourquoi on y est toujours pas. Non, parce que le problème c'est qu'on est dans le dogme. Et qu'est-ce qui s'est passé ?

Madame Vanen, elle dit "On ne dépend plus du gaz russe." Donc, on arrête le gaz russe. Oui.

Bah, ce momentlà, qu'est-ce qu'on a comme alternative ? L'alternative aurait pu être le nucléaire. Elle-même a reconnu au sein modèle du nucléaire de Paris que elle avait fait une erreur en bloquant le nucléaire depuis toutes ces années alors que c'était un élément aussi d'indépendance.

Donc maintenant la question c'est comment elle va faire pour financer les dégâts de cette erreur euh pour justement trouver un nouvel élan alors que ça peut être le nucléaire, ça peut être l'hydraulique parce que je pense qu'il y a beaucoup de réserves hydrauliques également en Europe sur les renouvelables. Il y a aussi il y a il y a aussi des réserves euh et passer en dessous de ces 50 % de dépendance et là il y aura un avenir pour tous nos citoyens. C'est la question de quelle énergie finalement investir.

Il y a la question des renouvelables mais les renouvelables, certains certaines personnes comme monsieur Grudler vous direz l'éolien, le solaire, on dépend beaucoup encore de de la Chine. Il y a l'hydraulique en effet est très européen. Là on peut le produire.

Est-ce qu'on doit se fixer des objectifs ambitieux en matière de renouvelable ? Des objectifs fixes verrouillés ce qu'on n pas fait jusqu'à présent, ce qu'on n pas été capable. Mais il faut se donner les moyens aussi.

Un des problèmes a été qu'on a laissé ça au marché. Donc on a dit on va encourager les entreprises, on va leur donner les entreprises font des profits. Si avec l'arrière il ont fait des surpris hein, ça c'est pas le souci.

Le problème c'est qu'on a laissé au marché et une entreprise où est-ce qu'elle va investir ? Là où il y a un rendement à court terme le plus intéressant et souvent c'est rester les fossiles. Donc nous si on dit on veut vraiment faire cette transition rapidement, il faut investir publiquement.

Il faut dire voilà nous avons des objectifs et on va se donner les moyens pour le faire. On va pas laisser ça au marché parce qu'on y arrivera pas et on le voit bien notre quand on regarde l'évolution notre dépendance a augmenté. On a réformé le marché européen d'électricité et on est sorti de ce marché spot puisque maintenant on autorise les contrats de long terme les CFD, les les les pipillets qui vont permettre en fait de de se libérer du marché libéral du quotidien.

Donc en fait, il y a quand même une garantie qui est grâce au travail du parlement d'abord les contrats à long terme c'était mauvais ça empêch donc d'abord ils abolissent maintenant ils disent maintenant on les a mis c'est notamment la commission de l'industrie qui a travaillé dans dans cet esprit là pour que il y a des contrats de long terme qui permettent de pas défendre marché Isabelle lec est-ce que l'Union européenne finalement sort depuis quelques années assez vite de cette économie carbonée quand on voit que la droite européenne donc votre famille politique parfois s'altrême droite au Parlement européen pour ralentir l'application du pacte vert, ralentir la transition vers le véhicule électrique, vers les énergies renouvelables. Est-ce que finalement ça ne cultive pas notre dépendance au carbone ? Non, les objectifs ont été rappelés, ils doivent être maintenus.

Maintenant, ce qu'on demande nous au sein du PPE, c'est de donner le temps et les moyens aux entreprises de s'adapter parce que elles évoluent dans une concurrence mondiale avec notamment la Chine et les États-Unis. Et effectivement, les objectifs qu'on s'est fixés qui sont très ambitieux ont une répercussion sur les coûts. On parlait à l'instant des énergies renouvelables ou ou du nucléaire.

Les énergies renouvelables, ça a un coût dans la plupart de nos Étatsmembres, elles sont largement subventionnées. Aujourd'hui, on a cette capacité à décarboner l'industrie. C'est une priorité des priorités, hein, et ça, je pense que ça peut être largement partagé.

Il faut juste donner du temps au temps et accepter euh des on va dire des objectifs et des jalons comme on le dit ici qui soient raisonnable, responsable et soutenable pour les entreprises. Donc l'objectif est toujours là puisque chacun connaît l'état je dirais de la planète et du règlement climatique. Donc ces objectifs de baise à gaz à effet de serre, il faut les maintenir.

Par contre, il y a des entreprises en effet qui font des profits et ces entreprises là, demandez-leur, discutez avec elles, elles réinvestissent dans la décarbonation parce que si on continue à taxer, taxer et retaxer les entreprises qui elles peuvent faire des efforts et réinvestir dans la décarbonation, vous connaissez le pourcentage de réinvestissement des profits sur les dernières années. un équilibre vous connaissez c'est c'est un minimum hein c'est un minimum qui réinvestissent et justement parce que quand vous regardez ce qui est donné au dans les dividendes ou au rachat d'action c'est énorme dans ces entreprises multinationales énergétiqu c'est ça et deuxièmement elles sont pas surtaxées elles font des surprit et effectivement si vous voulez pas faire ça c'est très clair vous voulez laisser le marché donc il y aura pas de renouvelable c'est pour ça que votre groupe est toujours sur le frein et après ah ben on est dépendant des fossiles deièement la compétitivité contre les énergies renouvelables quel qu' soit d'ailleurs à chaque fois qu'il faut voter vous mettez le frein de vous non oui oui mais c'est c'est ex l'objectif est resté le même. Non.

Oui mais les objectifs mais vous mettez pas les moyens et après 5 ans 10 ans après vous venez pleurer ben vous voyez bien qu'on y arrive pas parce que vous avez saboté parce que c'est ça votre rôle dans le mandat précédent il me semble que le Green Deal est allé quand même très très loin et aujourd'hui pourquoi on revient parce que on plus compétitif et donc l'objectif de ce mandat c'est de rester la compé c'est quoi c'est le coût de l'énergie qui aujourd'hui sape pour beaucoup d'entreprises la compétitivité OK. Aujourd'hui, c'est quoi les énergies les plus chères ? Non, on n pas la main d'œuvre.

BF, la pétrochimie, vous allez regarder la main d'œuvre, le coût il est minimal là-dedans. Un chez nous, par exemple au port d'envers, c'est genre 8 % 8 % la main d'œuvre et les coûts de l'énergie, c'est ça ce qui explose. C'est ça ce qui s la compétitivité.

Pour s'y prendre, il faut investir massivement dans la transition. Il faut pas saboter ça parce que aujourd'hui c'est les gaz et le pétrole qui explose. On parlait du nucléaire, mais je [rires] pense que vous êtes contre le nucléaire.

Le nucléaire est une énergie totalement décarbonée. Est-ce que vous êtes d'accord avec ça ? Le nucléaire est une énergie décarbonée.

Ah ben elle est moins cher que le prix de rachat de l'éolien offre l'indépendance énergétique c'est pour tout de suite. Alors c'est pour demain matin. C'est pas pour après-demain, c'est pour demain matin.

Je veux dire et l'Europe n'a jamais été aussi forte que dans les crises. Quand il y a une crise, il y a une prise de conscience. On l'a vu pour la défense quand il y a eu l'agression russe en Ukraine.

On le voit maintenant pour l'énergie. Il y a une crise énergétique et c'est l'occasion pour les Européens de se dire oui, il faut s'organiser en européen pour que demain il y ait des renouvelables, il y a du nucléaire, il y a de l'énergie décarbonée qui nous permettent de ne pas dépendre des autres. Merci à vous d'avoir été très et bien sur ce débat très vif et très pertinent.

Merci à vous de nous avoir suivi et très bonne suite des programmes sur nos entes.