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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 1 septembre 2025 55 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéTravail & emploiÉducation & rechercheImmigration & asile

Philippe Ballard : "Les parents qui n’éduquent pas leurs enfants doivent être sanctionnés !" (CNEWS)

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 16 %Attaque 57 %Défensif 26 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 80 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Philippe Ballard, on est quand même dans une situation totalement surréaliste où il y a des distributions de fournitures scolaires organisées par les dealers.

  • 2:40OuverteRéponse directe

    Alors, on est en direct avec David Fiorentini, secrétaire départemental d'Alliance Police dans le Vaucluse. Bonjour, merci beaucoup d'être en direct avec nous.

  • 4:22RelanceRéponse directe

    Mais qu'est-ce que vous dites à ces gens-là ? Quel message vous envoyez, vous, en tant que policier ?

  • 7:28OuverteRéponse directe

    Mathias Leboeuf. Oui, comme le disait Philippe, c'est un signe de l'avancée de la...

  • 8:22OuverteRéponse directe

    Éric Revelle. Oui, c'est exactement ça.

  • 12:22OuverteRéponse directe

    Bonjour Mohamed. Merci d'être avec nous, médiateurs dans les quartiers nord de Marseille. Est-ce que ça existe également à Marseille, comme ça, les dealers qui font des offres de services aux habitants ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:00PrésentateurFait
    « Et puis, il y a quand même un autre phénomène, c'est que ça peut être une porte d'entrée pour l'antrisme. »
  • 3:01PrésentateurFait
    « En fait, ils avaient déjà fait des solutions de fournitures scolaires, donc à l'occasion de la rentrée scolaire. »
  • 4:28PrésentateurFait
    « parce que bon, d'ici quelques semaines, les deals vont reprendre au sein de la cité, d'ailleurs, ils ne s'arrêtent pas, et les mêmes personnes qui leur ont distribué des fournitures aujourd'hui vont les embêter dans les halls d'immeubles à coup sûr. »
  • 6:05PrésentateurFait
    « Si vous payez les fournitures scolaires, vous achetez entre guillemets la légitimité pour votre trafic parce qu'on voit que dans encore trop peu de quartiers, les gens ne se laissent pas faire, ils n'hésitent pas à nous appeler. »
  • 11:07PrésentateurFait
    « Une méthode qui a été utilisée dans les années 80 à une plus grande échelle par Pablo Escobar en Colombie où on achetait la paix sociale, où on construisait des hôpitaux et en fait, on s'appropriait ici la sympathie de toute la population. »
  • 11:37PrésentateurChiffre
    « Cette image bienveillante est financée par un trafic qui pourrait rapporter jusqu'à 30 000 euros par jour. »
  • 21:49PrésentateurFait
    « Les dealers se substituent à l'État. »
  • 21:58PrésentateurFait
    « Et on fait des fêtes. On organise des fêtes. »
  • 24:08PrésentateurFait
    « Il y a eu cette loi sur les narco-trafiquants portée par Darmanin et Rotaillot. On l'a voté, ça ne va pas assez loin. »
  • 24:18PrésentateurFait
    « Et vous aviez des élus de gauche mais qui minimisaient en fait la dangerosité de ces narco-trafiquants. »
  • 24:37PrésentateurFait
    « ils arrosent la prison avant le vieil, ils ouvrent les robinets, enfin voilà, on en est là. »
  • 26:26PrésentateurFait
    « Un parent qui laisse dehors son gamin à 12 ans, il faut l'accabler. »
  • 26:49PrésentateurPromesse
    « Il y a des applications familiales. Effectivement. On les... En cas de récidive, je dis bien en cas de récidive, on les supprime. »
  • 29:16PrésentateurPromesse
    « Je suis pour un couvre-feu pour les mineurs à partir d'un certain nombre. »
  • 33:13PrésentateurFait
    « Il faut faire du harcèlement. Regardez, à Saint-Ouen, ça a été fait. Il y avait 7 ou 9 points de deal. Aujourd'hui, il n'y en a plus que 2. »
  • 33:37PrésentateurFait
    « Ça s'appelle de la répression. »
  • 34:17PrésentateurFait
    « Pourquoi vous parlez de la gauche ? »
  • 34:25PrésentateurFait
    « Nicolas Sarkozy était à gauche, Édouard Balladur était à gauche, Jacques Chirac il était à gauche. »
  • 34:45PrésentateurFait
    « C'est votre marotte, la gauche, la gauche. »
  • 34:48PrésentateurFait
    « C'est l'ensepensement du terrain culturel. »
  • 36:05Invité politiqueFait
    « Malheureusement on a quasiment les mêmes discours. »
  • 36:12Invité politiqueFait
    « Salah Abdeslam, il venait de Molenbeek. »
  • 36:36Invité politiqueFait
    « La Belgique s'est faite manger par cette immigration complètement incontrôlée qui vient principalement du Maroc en Belgique. »
  • 37:35Invité politiqueFait
    « C'est eux qui dictent les lois. »
  • 37:52Invité politiqueFait
    « On a laissé l'intégrisme prendre, parce que l'islam, moi je n'ai pas de honte à le dire, c'est une belle religion, et l'intégrisme c'est encore autre chose. »
  • 44:03Invité politiqueFait
    « Je n'ai jamais assisté et je ne connais pas dans l'histoire de précédent d'un tel naufrage d'un Premier ministre, naufrage moral, intellectuel et politique. »
  • 44:32Invité politiqueFait
    « François Béroux, il ne se rend même pas compte. C'est ça, le problème. »
  • 44:41Invité politiqueChiffre
    « Il dit, il y en a 200, 300 000 qui partent. »
  • 44:50Invité politiqueChiffre
    « Vous savez combien il y a de fonctionnaires de l'État qui partent à la retraite chaque année ? Entre 45 000 et 50 000. »
  • 46:36Locuteur 7Chiffre
    « 1300 milliards depuis 7 ans. »
  • 51:44PrésentateurChiffre
    « Il y a une chose qui me fascine, il cherche 44 milliards. »
  • 52:03PrésentateurChiffre
    « Le premier budget de l'État, c'est les entreprises. C'est l'aide fiscale aux entreprises qui est à 211 milliards. »
  • 52:33PrésentateurChiffre
    « 211 milliards de cadeaux fiscaux qui sont faits aux entreprises. »
  • 52:35PrésentateurChiffre
    « L'éducation nationale, c'est 64 milliards, la défense, 53 milliards. »

Temps de parole

  • Présentateur88 %
  • Philippe Ballard5 %
  • Locuteur 72 %

1,8 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Philippe Ballard, on est quand même dans une situation totalement surréaliste où il y a des distributions de fournitures scolaires organisées par les dealers. Moi quand j'ai appris ça, j'ai trouvé ça terrible. Pour trois raisons. La première, c'est que c'est, alors ça a été commenté en ce sens, c'est que c'est la mafia qui se met en place. Pablo Escobar construisait des écoles, des hôpitaux pour suppler tout simplement l'absence de l'État. En Sicile, même chose, en Calabre, même chose. Donc la mafia, il faut employer quand même les mots justes, la mafia se met en place en France.

La deuxième raison, moi j'ai trouvé ça terrible, j'ai entendu des sonores, comme l'on dit, d'habitants du quartier. Et une partie disait, écoutez, oui, nous on a du mal à acheter des cahiers, à acheter des stylos, des haies. Bon, après tout, on prend, pas mal. On ne voit pas où est le problème. Ça c'est terrible. Ah oui, c'est pas tout. Moi j'ai vu, je ne sais pas si on a vu le même, moi j'ai vu ça au 20h de TF1. Non, c'est pas l'âge. Ah voilà, j'ai vu une dame, une mère de famille qui disait, moi j'y serai allé, effectivement, c'est des dealers de drogue, mais nous on en a besoin. Oui, oui. Bon, enfin, il y a une partie de la population qui adhère au système.

Et puis, il y a quand même un autre phénomène, c'est que ça peut être une porte d'entrée pour l'antrisme. Parce que, bon, dans ces quartiers, on connaît très bien la population, on ne va pas les stigmatiser, il y a des gens très bien qui y vivent. Mais puisque je distribue des fournitures scolaires, je peux aussi aider à faire des devoirs, à apprendre à lire, à écrire. Et là, c'est la porte d'entrée pour, là aussi, il faut bien le dire, l'antrisme et l'islamisme. Alors, on va en débattre, mais d'abord, on est allé à Orange pour voir comment les choses se passaient. Regardez notre reportage.

1:25
Locuteur 5

C'est au sein de ce complexe sportif, du quartier prioritaire de Fourchevieille, qu'une distribution de fournitures scolaires aurait dû avoir lieu le samedi 30 août. L'opération, initiée par un réseau de trafiquants de drogue, a été interdite par un arrêté préfectoral.

1:41
Présentateur

Ce quartier que j'ai habité en étant jeune est devenu un quartier de dealers.

1:46
Locuteur 4

Il y a plein de dealers, il y a tous ces jeunes qui sont assis. Je suis passée dans la cité et il y en avait, en effet, plein qui sont assis sur des fauteuils.

1:58
Locuteur 5

De son côté, la préfecture affirme que les moyens sont mis en œuvre pour lutter contre le trafic de drogue à Orange, avec parfois l'intervention des CRS.

2:06
Locuteur 1

Dans les dernières années, l'augmentation, ça a été fulgurant. D'ailleurs, si les CRS interviennent, c'est qu'il y a quelque chose qui se passe dans les quartiers.

2:12
Locuteur 5

Pour Marie-France Leroux, Orange fait désormais partie des villes moyennes françaises confrontées à une forte progression du trafic de drogue.

2:20
Présentateur

Orange fait partie d'un département qui est très touché par le chômage et on sait que les départements les plus pauvres, bien finalement, laissent évoluer beaucoup de trafic de stupéfiants.

2:30
Locuteur 5

Sept mois après avoir alerté le ministère de l'Intérieur, la conseillère municipale affirme qu'aucune mesure n'a été prise pour renforcer le soutien aux forces de l'ordre local.

2:40
Présentateur

– Alors, on est en direct avec David Fiorentini, qui est secrétaire départemental d'Alliance Police dans le Vaucluse. Bonjour, merci beaucoup d'être en direct avec nous. Ça paraît totalement surréaliste de voir les dealers prendre à ce point pied dans les cités. – Oui, bonjour. En fait, ce qui est un petit peu ubuesque dans cette situation, c'est que ça s'était déjà produit en septembre 2024. En fait, ils avaient déjà fait des solutions de fournitures scolaires, donc à l'occasion de la rentrée scolaire. Ce qu'on peut se poser comme question, justement, par rapport à ça, c'est jusqu'où ils vont pouvoir aller.

Parce qu'en fait, on a deux problématiques en tant que force de sécurité, particulièrement sur le département. C'est qu'en fait, on a l'impression que c'est une opération séduction, clairement, parce qu'en fait, les habitants de ces quartiers-là sont enquiquinés toute l'année, justement par ces dealers qui créent des checkpoints dans Fourchevieille, clairement. On fouille les coffres et, comment dire, la problématique, c'est que la plupart de l'année, ils dérangent les habitants de ces quartiers-là. Et maintenant, on fait une sorte d'opération séduction pour attirer les jeunes et pourquoi pas pour attirer justement les jeunes recrues.

– Mais on parlait tout à l'heure, justement, de certains habitants qui disent, bah oui, mais nous, on a besoin d'avoir de l'aide pour ces fournitures scolaires et qui risquent de céder à ces sirènes malfaisantes. – Oui, malheureusement, ce sont des quartiers qui sont relativement pauvres, c'est vrai. Je pense qu'il y a d'autres prestations au niveau social en France pour acheter des fournitures scolaires, mais bon, ça c'est un autre débat. Mais oui, je comprends en fait, ces gens qui sont un petit peu dans le besoin, qui, à cet appel, pourraient s'y rendre et justement récupérer les fournitures scolaires qui leur sont gravement données par... – Mais qu'est-ce que vous dites à ces gens-là ?

Quel message vous envoyez, vous, en tant que policier ? – En tout cas, nous, en tant que policier, surtout, n'y allez pas, clairement, parce que c'est une sorte de complicité, clairement, parce que bon, d'ici quelques semaines, les deals vont reprendre au sein de la cité, d'ailleurs, ils ne s'arrêtent pas, et les mêmes personnes qui leur ont distribué des fournitures aujourd'hui vont les embêter dans les halls d'immeubles à coup sûr. – Regardez, on va regarder quelques images à Bagnol sur 16. Alors là-bas, en fait, c'est des jogging, on va les voir, c'est des jogging qui avaient été distribués, voilà.

pour aider également les parents d'élèves, distribution gratuite, vous le voyez, c'était il y a quelques semaines. En fait, on a vraiment le sentiment qu'il y a cette opération séduction qui est faite en permanence, que ce soit avec des fournitures scolaires ou avec des jogging. – Avec des jogging. – Clairement, clairement, puis comme je vous dis, le risque qui se présente, c'est qu'on a des jeunes mineurs qui peuvent être justement recrutés par le biais de ces campagnes, entre guillemets, et malheureusement, c'est un gros risque pour ces gens-là et pour les gens qui habitent cette cité.

– Merci David Furentini, merci d'avoir été en direct avec nous, et d'Abelage, porte-parole d'unité Île-de-France. Ça paraît dingue qu'on en soit là, en fait, en France. C'est-à-dire qu'heureusement que le préfet a réagi et en fait, heureusement qu'ils ont fait des affiches parce que ça a permis que tout cela soit connu. Mais vous avez entendu votre collègue qui disait « Mais l'année dernière, ils l'ont déjà fait ». – Je pense qu'il n'y a que l'État qui peut arrêter ces gens-là, en fait. Le narco, on vit une situation difficile en France en termes de budget. Eux, les narcos, ils n'ont aucun problème de budget.

C'est une très grosse entreprise avec une RH, avec un service de communication, comme on vient de le voir sur les images, un service de recrutement, parce que si vous vendez des jogging, vous recrutez des jeunes. Si vous payez les fournitures scolaires, vous achetez entre guillemets la légitimité pour votre trafic parce qu'on voit que dans encore trop peu de quartiers, les gens ne se laissent pas faire, ils n'hésitent pas à nous appeler. Mais là, les gens qui vont participer à ça, alors oui, ils sont complices, mais c'est des gens qui ne nous appelleront pas, si jamais il y a du trafic de stupes.

Et nous, on a besoin des gens aussi, parce qu'on est de moins en moins en termes d'effectifs, quel que soit l'endroit en France. Sur l'aspect missionnel, on est débordé en plus avec le contexte géopolitique, donc on a besoin des gens. Et je pense que le préfet, il a pris une très très bonne décision et je pense que l'État doit aussi se remettre en question. Mais il y a des parents qui regrettent. Encore une fois, moi j'ai vu des reportages où des parents regrettent, on dirait « oui, mais on en avait besoin de ces fournitures scolaires ». Oui, mais ils ont besoin aussi de sécurité. Vous préférez quoi toute l'année ? Vous préférez avoir un stylo et puis un cahier pour votre enfant ?

Vous préférez avoir une police de proximité qui est là tout le temps pour vous, pour parer, pour voir ? Il y a beaucoup de gens comme eux qui vivent dans un calvaire. Moi, ça ne me surprend pas, parce qu'à une époque, je faisais des plantes dans un point stup, dans le local poubelle, mais les gars, en fait, ils défaquent sur place, ils urinent sur place, et les enfants de ces gens-là, qui sont censés acheter ces fourtiniteurs-là, ils passent avec leurs enfants. Il y a un moment dans la vie, il faut faire un choix. Soit vous choisissez d'être parmi les gens qui se victimisent et qui profitent du système, soit vous choisissez de vous battre. Mathias Leboeuf.

Oui, comme le disait Philippe, c'est un signe de l'avancée de la... Vous êtes fait par leur prénom, non ? Les députés du Rassemblement national ? Vous vous rapprochez dangereusement. Non, il y a encore des... Pour vos amis, ils vont vous regarder travers quand vous allez rentrer chez vous. Sur la drogue, sur le trafic de drogue, je crois qu'il n'y a pas de clivage politique, c'est-à-dire qu'il n'y a pas de, comment dire, de politisation de ce problème-là, et c'est un signe de cartélisation avancée du trafic de drogue. On parle souvent de l'économie parallèle de la drogue. Là, on en est à une action sociale parallèle. Donc, effectivement, il s'agit d'acheter la bienveillance de la population.

Moi, ce qui me frappe, c'est le degré de cynisme qu'il y a. Quand on voit le flyer, il y a un slogan, c'est « étudier, c'est semer l'avenir ». Donc, on est vraiment... Et faire oublier que dîner, c'est semer la mort, quoi. Il ne faut pas oublier ça. Éric Revelle. Oui, c'est exactement ça. Et là, étudier, c'est semer l'avenir. Ça veut dire qu'on va vous distribuer gratuitement des fournitures pour que vos enfants puissent étudier. Et l'avenir, en fait, on va le faire avec eux. Moi, je ne sais pas si le député a raison de parler d'entrisme islamiste. Mais ce qui est sûr, c'est que vous voyez bien la manœuvre. C'est que c'est un vecteur de recrutement. Oui, je suis d'accord.

On va vous aider à étudier, parce que vous n'avez pas toujours les moyens d'acheter les fournitures pour vos enfants. Et ensuite, vous allez assurer l'avenir du réseau de trafic. Tout est écrit, en fait. C'est terrifiant, mais c'est écrit. Oui, et ce n'est pas la première fois. Il y avait Bagnoles sur 16. On va voir dans un instant ce qui s'est passé cet été à Bagnoles sur 16, où ils ont carrément offert de s'occuper des enfants, de garder des enfants, de faire des garderies d'enfants, de faire des petits travaux. Enfin, c'est en train de prendre une ampleur démente dont on parle peu, hélas, dont on parle peu. Tout de suite, là, c'est Nos Infos. Et c'est avec Mathieu Devez.

Ça y est, c'est la rentrée scolaire pour 12 millions d'élèves. Et une grande question demeure. Y aura-t-il un professeur devant chaque classe cette année ? Selon la ministre de l'Éducation, Elisabeth Borne, il manque 2500 enseignants. Et notons également que la rentrée est reportée à deux mains dans les Bouches-du-Rhône et le Var, en raison des conditions météo. C'est l'une des affaires non résolues les plus emblématiques du pays, celle du petit Grégory. Plus de 40 ans après les faits, la grande-tante de Grégory Villemin, tuée à 4 ans, sera entendue vendredi à Dijon en vue d'une possible mise en examen pour association de malfaiteurs criminels.

Jacqueline Jacob est accusée d'avoir rédigé plusieurs lettres anonymes de menace et d'avoir passé des coups de téléphone à la famille de l'enfant. Enfin, l'actualité politique. François Bayrou entame aujourd'hui une série d'entretiens avec les différents chefs des partis politiques avant le Rassemblement National. Demain, le Premier ministre recevra à 17h les représentants du Parti Communiste, son secrétaire national, Fabien Roussel, objectif, trouver un budget et sauver sa tête à une semaine du vote de confiance au Parlement. Jean-Marc. Oui, et bon courage à lui, parce qu'à mon avis, c'est pas gagné. Merci beaucoup Mathieu. On va vous retrouver tout à l'heure à 11h30.

Alors, je vous l'ai dit, on va parler à Bagnol sur 16 et on va aller le 10 août dernier. Donc, c'est pas vieux, ça a moins d'un mois, le 10 août dernier. Eh bien, là-bas, les trafiquants de drogue ont offert leur service aux habitants. Je vous dis, vous avez un petit problème, un petit problème technique. On vient, on a des gens qui s'occupent de vous. Vous voulez faire garder vos enfants. On a des jeunes qui sont très motivés pour les garder. Enfin, je vous le dis, on est chez les dingues. Regardez.

10:44
Locuteur 2

Dans cette cité du Gard, les trafiquants de drogue ne se cachent plus et vont même jusqu'à proposer leur service par écrit. Un prospectus dans les boîtes aux lettres promettant une aide financière, bricolage et même l'organisation de fêtes pour enfants. L'objectif, acheter la paix sociale, séduire les enfants et les familles.

11:03
Présentateur

C'est une méthode qui a été utilisée dans les années 80 à une plus grande échelle par Pablo Escobar en Colombie où on achetait la paix sociale, où on construisait des hôpitaux et en fait, on s'appropriait ici la sympathie de toute la population. Eh bien, là, on est dans le même schéma. Il faut se mettre à la place de cette population qui vit dans des seuils de pauvreté très, très importants parfois. Eh bien, cette population, par endroits, elle peut être séduite.

11:32
Locuteur 2

Selon les syndicats, le danger est clair. Cette image bienveillante est financée par un trafic qui pourrait rapporter jusqu'à 30 000 euros par jour.

11:41
Présentateur

Il ne faut pas être surpris quand on nous parle de 10, 15, 20, 30 000 euros par jour. C'est tout à fait des chiffres que l'on doit entendre et qui sont réels. Notre travail, c'est en tout cas de lutter contre le blanchiment d'argent sale qui est issu de ces trafics de stupéfiants. Et après, s'il y a moins de règlements de comptes, on va dire tant mieux. On ne peut pas se contenter de ceci, on ne peut pas se retrancher derrière ceci et accepter l'idée que les institutions soient déstabilisées avec ces dons qui sont faits par ces cartels.

12:12
Locuteur 2

Une stratégie qui séduit les plus jeunes et fragilise encore un peu plus l'action des autorités.

12:18
Présentateur

Alors, on va partir à Marseille pour savoir comment les choses se passent. On est en direct avec Mohamed Benmedour. Bonjour, Mohamed. Merci d'être avec nous, médiateurs dans les quartiers nord de Marseille. Est-ce que ça existe également à Marseille, comme ça, les dealers qui font des offres de services aux habitants ? Bonjour et bonne rentrée à tous et à toutes. Bien sûr que ça existe.

Comme je l'ai confié à vos confrères du Figaro, cet été, moi, j'étais approché il y a trois ans de ça à la cité des Marronniers par des jeunes que je connaissais qui étaient sur le point de deal et qui n'avaient pas d'activité du tout, d'activité sociale, de fête de quartier, etc., d'accompagnement pour les jeunes. Et ils m'ont dit, je reprends leurs termes, les petits sont jetés, on les voit, nous, on est en train de charbonner toute la journée, on les voit, ils sont avec nous, ils ne font rien. Si tu veux, on te donne un peu d'argent pour que tu organises une fête au quartier. Évidemment, je n'ai pas pris cet argent, je ne peux pas prendre cet argent par souci de moralité.

Et d'ailleurs, il y a des budgets qui sont faits pour ça. Et si, il faut se poser la question que pourquoi on est arrivé à cette situation-là ? C'est parce qu'on a aussi des acteurs sociaux qui sont dépaillants. On a maintenant la plupart des centres sociaux qui sont gérés par les grosses fédérations à Marseille, qui ne font plus le job. À l'époque, les gamins étaient tous pris en charge par les centres sociaux, ils ne traînaient pas dans le quartier, ils n'étaient pas dans la rue. Maintenant, ce n'est plus le cas. Le point de repère, ce n'est plus le centre social, c'est le charbon. Tout simplement. Pourquoi on arrive à cette situation-là ?

Et un ami qui est policier, qui était à la police de proximité à l'époque, m'a confié, il m'a dit que depuis que Sarkozy nous a retiré la police de proximité, nous, on a cédé le terrain à d'autres personnes. – Mais Mohamed, ça veut dire qu'on vous a proposé à vous des dealers, vous ont proposé d'organiser des fêtes pour les jeunes. On a titré cette séquence « Les dealers se substituent à l'État ». Est-ce que c'est ça pour vous ? C'est-à-dire que comme l'État, parfois, petit à petit, s'est retiré, au fond, les dealers disent « Ça nous donne une porte d'entrée pour approcher ces jeunes, pour approcher ces familles et pour les mettre de notre côté. » – Tout simplement, tout simplement.

Je prends un cas de figure, c'est arrivé la semaine dernière. J'habite une résidence qui est juste imposée à la cité des Marronniers, toujours. Dans ma résidence, il y a beaucoup de gens de l'administration pénitentiaire. D'ailleurs, il y a eu des soucis il y a quelques mois où il y a eu cette fameuse attaque. Et on a un groupe de jeunes qui depuis des mois, une quinzaine de jeunes, traînent dans ma résidence. Ils traînent dans ma résidence, ils font peur aux gens, ils ne sont pas méchants, attention, mais tellement qu'ils ne font rien, ils sautent le mur, ils font du scooter, ils s'attroupent.

Et moi, je suis rentré en contact avec eux et je me suis aperçu qu'en fait, ils n'étaient pas pris en charge par le centre social qui devait s'occuper d'eux. Et donc, ils ne font rien. – Mais ils ont quel âge ? – 13 ans, 12 ans, 14 ans. – 13 ans, excusez-moi, 13 ans, 12 ans, ils doivent être à l'école déjà. – Non, mais en période scolaire, en période de vacances, pardon. En période de vacances, Jean-Marc. – Oui, oui. – Voilà, en période de vacances. Cet été, je parle. Et du coup, en parlant avec eux, je leur ai proposé de les accompagner avec le centre loisir jeune de la police nationale. Donc, on a fait de la prévention, de la découverte du littoral.

Et en parlant, quand les policiers du centre loisir jeune de la police nationale, la semaine dernière, ont parlé avec eux, ils leur ont dit quel est votre quotidien ? et notre quotidien, c'est rester devant le quartier et voir les personnes qui gèrent la drogue. Voilà, le 12 ans. – Mais ils n'ont pas de parents, ces jeunes, à 12 ans ? – Ils ont des parents, mais c'est une situation compliquée. Soit les parents travaillent, soit les parents, c'est des familles. – Moi aussi, mes parents travaillent. – Ils ont pas les moyens de les emmener en vacances. Mais il y a des budgets qui sont faits pour ça. Il y a des budgets qui sont faits pour ça. – Mais il n'y a pas besoin de budget.

Il suffit d'avoir des parents responsables aussi. Excusez-moi, enfin, je pense qu'autour de cette table, on a tous eu des parents qui peut-être travaillés. C'est pas pour ça qu'à 12 ans, on était dans la rue du matin au soir à errer. Enfin, à un moment, il y a une responsabilité chez les parents aussi. – Mais j'ai remarqué, l'été, il fait chaud, moi, quand j'avais 12 ans. – Je sais, enfin, je suis de Marseille. Excusez-moi, il faisait chaud aussi. Je veux bien qu'il y ait le réchauffement climatique, mais c'est pas un degré qui va faire la différence. – Non, il faut bien les occuper. Alors, qu'est-ce qu'ils font ? Il y a un stade, il y a un stade en bas de chez eux.

C'est pas de leur faute s'ils descendent jouer au foot et ils traînent et ils voient ils n'ont pas demandé à ce qu'il y ait une présence de trafic de stupes, ces jeunes-là. Ils demandent juste à profiter de la vie, tout simplement. Il y a un centre social qui est financé pour ça. Il y a des postes. On finance des postes qui coûtent des milliers et des milliers d'euros à l'année. – Et ils font quoi, ces gens ? Ces gens qui sont dans ces postes, ils font quoi ? Ils s'occupent de qui ? – Eh bien, ils s'occupent de personne. Ils sont sur le terrain peut-être une fois dans la semaine. Le reste du temps, ils sont dans les bureaux. C'est eux qu'il fallait voir. Moi, j'ai ce cas de figure.

Quand j'étais animateur au centre social de la paternelle, moi, ce que je faisais, c'est qu'automatiquement, je sortais, je ne restais pas au bureau à part pour faire de l'administratif. Mon directeur me l'a reproché. Il m'a dit, pourquoi tu es dehors ? Mais j'ai dit, notre travail, c'est de s'occuper des jeunes. Donc moi, il faut bien que j'aille dans le quartier, que je tourne et que je repère les jeunes qui sont en situation… Non, non, mais vous, vous faites votre boulot, juste, Mohamed.

La question, ce n'est pas vous, mais moi, c'est vrai, excusez-moi, à chaque fois, j'en reviens là, j'en reviens à l'éducation, j'en reviens aux parents et quand on a des gamins de 12 ans, on doit savoir ce qu'ils font, on doit savoir où ils sont et même si on travaille. Autrement, c'est qu'on n'est pas responsable et c'est qu'il y a un problème dans l'éducation.

Je sais qu'on n'est pas toujours d'accord là-dessus, mais effectivement, pour moi, la première responsabilité, c'est les parents et c'est de demander aux parents pourquoi votre fils est dehors à 12 ans sans que vous sachiez où il est et sans que vous sachiez ce qu'il fait et les excuses de il fait chaud, il y a du soleil et c'est les vacances scolaires, excusez-moi, mais c'est du pipeau.

Ben, vous le dites, ça c'est votre façon de voir les choses et moi, je vous dis qu'un gamin, on ne peut pas le garder du matin au soir à la maison, il faut bien qu'il s'exprime, il faut bien qu'il sorte et donc, pourquoi on a créé les centres sociaux, pourquoi on a créé les centres aérés, il y a des parents qui n'ont aucune difficulté et le gamin, vous l'envoyez en colonie et le gamin, vous l'envoyez en colonie de vacances, il y a des aides en plus, aujourd'hui, ça ne coûte pas grand-chose quand on est dans la difficulté, quand on n'a pas beaucoup d'argent, il y a l'État qui donne des aides justement pour les colonies de vacances, vous envoyez votre gamin en colonie, vous vous débrouillez avec les grands-parents, vous vous débrouillez avec les cousins pour le gardeur, excusez-moi, mais l'éducation, ce n'est pas un truc, ça se prépare l'éducation, je ne sais pas moi, des fois je ne comprends pas trop, merci Mohamed, je crois qu'on a un petit problème de l'éducation, mais je voudrais la réaction de l'Abelage là-dessus, je ne sais pas si vous êtes d'accord avec moi.

Il y a tellement de sujets, il y a des choses où le jeune homme il a raison, parce que oui, on est un peu comme à l'époque de Pablo Escopa, il gérait Medellin et en fait, il a même été élu, si je ne me trompe pas, et en fait, ils sont dans un objectif, comme je disais tout à l'heure, de légitimité et de contrôle aussi et d'Omerta en fait, ils achètent le silence des concitoyens de ces quartiers-là et ils financent les lieux de culte, on n'en parle pas assez je pense, ils financent, et j'allais le dire justement, mais comme dit le jeune homme, les associations aussi, et en fait, parce qu'ils ont un budget illimité, en fait, ils recrutent aussi, et puis comme vous le disiez tout à l'heure, il y a aussi cette histoire d'entrisme, mais tout ça se fait aussi parce que nous, la police nationale, alors pas nous les garants de la paix, mais la police nationale a notre part de responsabilité parce qu'on n'est plus présent dans ces quartiers-là, on n'est plus présent dans ces quartiers-là parce que comme il, je ne sais pas, je crois que c'est vous qui l'avez dit tout à l'heure, non c'est le jeune homme aussi, moi j'ai connu l'époque de cette phrase,

19:55
Locuteur 1

la police de proximité,

19:57
Présentateur

oui, j'ai connu cette phrase du Karcher, qu'est-ce qui nous a fait mal cette phrase, après des fois, il y a des choses qui sont peut-être un peu vraies, mais il y a une manière de les dire quand vous êtes en responsabilité. Je ne remets pas en cause le ministre de l'Intérieur de l'époque, mais en tout cas, je sais qu'elle nous a fait mal dans les quartiers parce qu'il nous appelait de la police à ce moment-là. Mais est-ce que le rôle de la police, c'est ce qu'avait dit Nicolas Sarkozy aussi ? Est-ce que c'est d'aller faire des matchs de fou ? Ah non, mais attendez, vous mélangez tout. Excusez-moi, la police de proximité, c'est ça, c'est ce qu'avait dit Nicolas Sarkozy, si je ne m'abuse.

Le jeune homme a parlé de quelque chose d'important, les CLJ, petit avec un goûter, enfin un repas de midi à 8h30. Oui, mais excusez-moi, c'est un métier par an. Quand on fait des gamins, on les a sui, mais Eric Ravelle. Je vais avoir une réaction de jeune boomer. Bonjour François Béroux, mais je vais vous dire une chose. Jeune et boomer, ça ne va pas ensemble, mais allez-y. Ben si, il faut être un peu un jeune. Je vais vous dire une chose, je vais prendre mon exemple, d'accord ? J'ai vécu 25, 30 ans en cité HLM à Nanterre. Vous voyez, Nanterre, c'était l'époque où il y avait un grand bidonville devant la préfecture. Les parents travaillaient. J'habitais en HLM.

Je n'ai jamais vu une assistante sociale. Ça ne me serait pas venu à l'idée, même si le trafic de drogue n'était pas ce qu'il est devenu, d'être dans la rue quand j'avais 14 ans, 15 ans. Pourquoi ? Parce que vous aviez une autorité parentale. Parce que quand l'instituteur ou le prof vous engueulait, vous preniez deux fois la même chose en rentrant à la maison. Moi, mes parents se sont séparés aussi. Vous voyez, donc on ne fasse pas le coup des familles monoparentales. Bon, mais tout ça, en fait, l'éducation, c'est ce que je dis sans arrêt sur ce plateau, c'est l'éducation. C'est également qu'il faut les éduquer.

L'éducation nationale devrait instruire, même si elle y arrive de moins en moins, puisqu'on apprend de moins en moins à compter et à lire, mais les parents devraient éduquer. Et puis, vous savez, quand on se faisait un peu regarder de travers quand on parlait de narco-État, mais là, vous avez raison de ne pas mettre de point d'interrogation sur le bandeau, Jean-Marc. Les dealers se substituent à l'État. C'est exactement ça. Des gommes et des crayons, vous les avez. Des survêtements, vous les avez. Et on vient vous aider à entretien votre logement. Eh bien, oui, l'État républicain est en train de disparaître au profit d'un narco-État qui prend de l'ampleur dans le pays. Et on fait des fêtes.

On organise des fêtes. Vous avez entendu Mohamed qui nous disait, on est venu me proposer d'organiser une fête. Quand même, les dealers sont venus lui proposer, c'est surréaliste, d'organiser une fête. Et ça s'était passé à Cavaillon. Je ne sais pas si vous vous en souvenez. C'était en 2023. Piscine, trampoline, barbecue. Ils avaient organisé une grande fête. Regardez le reportage qu'on avait fait à l'époque.

22:21
Locuteur 3

Musique, barbecue, trampoline et même piscine. Sur ces images qui datent du 14 juillet, la cité du Dr Hayme à Cavaillon célèbre la fête nationale. Problème, cette fête n'a jamais été déclarée et les organisateurs sont soupçonnés d'être en réalité des trafiquants de drogue. Une initiative que le maire de la ville a vivement critiquée.

22:40
Philippe Ballard

La ville condamne cette installation de jeux illégal

22:43
Présentateur

alors même que son centre social, son club jeunes et la piscine intercommunale proposent une offre conséquente d'activités de loisirs pour les enfants des quartiers.

22:52
Locuteur 3

Interrogé à notre micro, un des habitants invité à la fête réfute les accusations du maire.

22:57
Locuteur 6

C'est n'importe quoi. C'est du n'importe quoi. C'était le week-end du 14 juillet. Les jeunes avaient chaud et les grands du quartier ont pris la initiative de faire rafraîchir les jeunes. Tout simplement. C'était très bon enfant. C'était leur petit goûter qui a été offert. La mairie de Cavaillon

23:14
Locuteur 3

a porté plainte pour occupation illégale du domaine public et mise en danger de la vie d'autrui.

23:19
Présentateur

Voilà, vous l'avez compris c'était en 2023 mais ça continue. En fait, c'est exactement les mêmes arguments. Il faisait chaud, on a donné un petit goûter aux gamins, c'est pas grave, il n'y a pas d'implication. C'est ça en fait. C'est une façon de les acheter qui est très intelligente. Il fait chaud dans la région parisienne et c'est les bouches de pompiers. Vous savez que ça fait un grand désert. Non, mais je pense que l'heure est grave et vous avez raison, effectivement, il n'y a pas besoin de mettre un point d'interrogation. Ça vient d'être décrit. Pablo Escobar, Medellín, oui, il a été élu même. Et à quand la santé d'ailleurs parce qu'il y a un problème de désert médical ?

À quand les dealers vous disent si vous voulez vous faire soigner, nous on va arranger ça, vous allez voir. Il faut vraiment une prise de conscience. On a été beaucoup trop long. Il a fallu un rapport sénatorial qui date de deux ans et demi maintenant pour qu'enfin on mette ça sur la table. Et je voudrais rajouter juste une chose que vous disiez tout à l'heure, il y a une prise de conscience du politique. Malheureusement, pas tout le monde. Il y a eu cette loi sur les narco-trafiquants portée par Darmanin et Rotaillot. On l'a voté, ça ne va pas assez loin. Ça va dans le bon sens. Et vous aviez des élus de gauche mais qui minimisaient en fait la dangerosité de ces narco-trafiquants.

Et quand on commence à être dans la culture de l'excuse pour des narco-trafiquants, pardon mais il n'y a pas une prise de conscience. Elle est majoritaire dans le pays, c'est sûr. Mais pas de tous les partis politiques. Et quand on voit que maintenant ils arrosent la prison avant le vieil, ils ouvrent les robinets, enfin voilà, on en est là. Mathias Leboeuf, le danger existe et il y a la responsabilité des parents. Alors le danger existe parce qu'il y a l'instauration d'un État dans l'État. Donc ça c'est vraiment très inquiétant. Moi justement sur les responsabilités, il y a plusieurs niveaux de responsabilité et je ne crois pas qu'il faille en pointer une plutôt qu'une autre.

Bien sûr, il y a la responsabilité parentale qui est la première. C'est la première, on est d'accord. Sauf que dire les parents sont démissionnaires, ça ne sert pas à grand-chose. Oui, il y a des parents qui ont démissionné, il y a des parents qui sont largués, il y a des parents qui ne s'occupent pas de leurs enfants. C'est un état de fait. Malheureusement, c'est comme ça. Après, il y a un autre niveau qui est le niveau municipal. Mais c'est comme ça, ça veut dire qu'on ne fait rien ? Mais non, ça ne veut pas dire qu'on fait rien. Ça veut dire qu'on les sanctionne, ces parents ? Je ne sais pas, vous pensez à quoi ? Les aides sociales, par exemple.

On peut y penser, oui, mais je ne crois pas que ce soit la bonne solution. Donc on fait quoi ? Si ce n'est pas la bonne solution ? Justement, c'est ce que j'allais dire, c'est que face à cette démission parentale, il doit y avoir des relais, des relais au niveau municipal, avec l'action sociale municipale, qui souvent est défaillante, et puis au niveau de l'État. Et on parlait... Non, mais... Mais Mathieu, pardonnez-moi, pardonnez-moi, mais vous pouvez accabler les parents, vous pouvez accabler les parents. Éric Revelle, attendez, pas tout ça en même temps. Vous incarnez tout ce que la gauche a loupé depuis des années. Oh, Éric... Le côté... Mais si, le côté...

Il faut les comprendre, on va les accompagner. Non, ce n'est pas ça. On n'en est plus là. C'est pas... Vous avez l'État républicain qui est en train de s'effondrer sous nos yeux. Eh bien, justement, c'est ce que... Il y a différents niveaux de responsabilité. Moi, je nie pas la responsabilité parentale. Je vous dis qu'effectivement... Mais enfin, vous... Et on ne fait rien. Non, mais c'est pas ça. C'est que vous... On ne fait rien. Vous ne niez pas, mais on ne fait rien. Vous croyez que... Excusez-moi. Accabler les parents... Mais oui, il faut les accabler, les parents qui ne font pas leur boulot. Excusez-moi. Ça ne sert à rien.

Un parent qui laisse dehors son gamin à 12 ans, il faut l'accabler. Oui, il faut l'accabler. Vous avez fait ça. Vous avez bonne conscience et ça ne sert à rien. Ah bon ? D'accord. Non, justement. Enfin, faire... Ce qui était décrit par l'animateur de Marseille, là. Faire du scooter, c'est pas... Mouabat Ben-Mézou. Voilà, j'ai... Pardon, j'ai oublié son nom. Faire du scooter, comme ça, c'est pas un délit, bien évidemment. Alors, il y en a peut-être qui font des délits, mais il faut punir les parents qui ne s'occupent pas de leur gamin. Il y a des applications familiales. Effectivement. On les... En cas de récidive, je dis bien en cas de récidive, on les supprime.

Et puis l'argument, il y a des communes qui ne font... Enfin, honnêtement... Moi, je pense que... Permettez-moi de vous dire que supprimer les allocations... Je vais les défendre globalement. Je ne suis pas sûr que ce soit efficace. J'ai suffisamment de mairies. Partout, il y a des structures pour accueillir les gamins. Et ça ne se fait pas. Qu'est-ce qu'il disait tout à l'heure, l'animateur ? Il disait qu'il y a des structures, mais les gamins, ils ne vont pas, en fait. Et pourquoi ils n'y vont pas ? Si les parents ne les inscrivent pas, oui, ils ne risquent pas d'y aller bien. Et à 12 ans... Excusez-moi, excusez-moi. On va dire que je suis dur.

À 12 ans, ce n'est pas le gamin qui décide de se faire. À 12 ans, c'est les parents. Donc, redabellage. Le problème, c'est que quand on dit ça, on se fait plaisir à bon compte, à mon avis. Non, on dit la vérité, l'idéologie, mais c'est la réalité. Mais oui, c'est la question d'idéologie. À 12 ans, c'est un gamin qui décide ce qu'il fait ? Ou c'est les parents ? Non, bien évidemment. Qui décide ? Qui décide à 12 ans ? Jean-Marc ? Répondez-moi, non, mais répondez-moi. Qui décide à 12 ans ? Non, c'est les parents. Eh ben voilà. Eh ben voilà. Mais d'accord. Eh ben voilà, donc le problème, il est du côté des parents.

Sauf que, de fait, vous avez des parents qui sont largués et qui n'ont plus d'autorité sur leur enfant. Mais ce n'était pas moi largué avant. Je travaillais avec un, les plus d'heures. Je travaillais 40 heures par semaine. C'était moi le cas avant. C'était moi le cas avant. Moi, mon père est ouvrier, il travaillait 50 heures par semaine. Mais vous êtes un passéiste. Un gamin, un gamin, un gamin. Éric, un gamin de 12 ans dans les années 60 n'est pas un gamin de 12 ans dans les années 2025. Ce n'est pas les mêmes gamins. Il n'y a pas les mêmes mentalités. Ce n'est pas la même société. Reda Bellage. Reda Bellage.

Moi, je ne suis pas du tout d'accord avec vous, monsieur, pour le coup, mais prenez au moins du factuel. À un moment, que vous soyez de gauche, droite, extrême droite, extrême gauche, soyez objectif. L'infernel, c'est un drame, je le redis, condamné l'élance à la famille. Il est placé en garde à vue deux jours avant pour un défaut de permis. Il est le jour du drame, mardi matin. À 9h du matin, il est au volant d'une Mercedes. Ce n'est pas la faute de la police, monsieur. Excusez-moi. Non, parce qu'à la fin, c'est sur nous. Aujourd'hui, dans cette affaire-là, j'ai un collègue qui a fait 5 mois de prison à cause de ça. C'est ce que je veux dire ?

Ce genre de discours, je ne peux pas l'accepter. Un an après, vous avez un jeune homme de 14 ans. Moi, je suis pour le retour de la police de possibilité. Un an après, vous avez un jeune de 14 ans à 4h du matin qui a tué un garde de 34 ans. Je n'ai rien dit contre la police. C'est un refus d'obtempéré. Non, mais avec ces discours-là, on ne l'avance pas, en fait. Mais je n'ai rien dit contre la police. Au contraire, je vais vous dire. Moi, je suis pour le retour de la police de proximité. Et je vais même vous dire. Mais ça ne suffira pas, les parents. Je suis pour un couvre-feu pour les mineurs à partir d'un certain nombre.

Parce que je pense que des mineurs, mettons jusqu'à 15 ans, n'ont rien à faire dehors, tout seuls, la nuit. Donc, vous ne pouvez pas dire que je suis laxiste sur le sujet. Non, je ne sais pas ce que j'ai dit. Mais vous dites, les parents, on fait avec. Non, on ne fait pas avec. Il faut changer les choses. Je n'incrimine pas la police, aucunement. Au contraire, je dis que... Oui, mais c'est toujours nous qui prenons. Mais non, mais là, je n'ai pas mis en cause la police, pour le coup. Non, mais vous, par rapport à ce que vous dites. Au contraire, vous dites... Non, mais c'est les parents, ok, on ne peut pas faire grand-chose. Et donc, en fait, c'est encore les policiers qui prennent derrière.

Parce que les parents ne prennent pas leurs responsabilités. Ce que je dis, c'est que, bien évidemment, qu'il y a un défaut de responsabilité des parents. Sauf qu'incriminer les parents en permanence, ça ne sert à rien. Ça ne sert à rien si on ne fait rien. Ça, je suis d'accord avec vous, ça ne sert à rien. Si on est comme vous, on ne fait rien. On dit, ah oui, il ne faut pas les incriminer, mais de toute façon, on ne peut rien faire. Mais ce n'est pas se faire plaisir. Face à ce défaut de responsabilité des parents, qu'il faut essayer de régler, bien évidemment. Ah, quand même. Non, mais je ne suis pas naïf. Je vis en banlieue, je vis dans les quartiers. Je sais ce que c'est.

Je crois que les relais, les relais sociaux et les relais policiers, et moi, je suis pour la police de proximité, je pense que la plus grosse bêtise qu'est faite Nicolas Sarkozy, c'est de supprimer la police de proximité. Et notamment, cette fameuse phrase que vous avez citée, Jean-Marc, « Ce n'est pas le rôle de la police d'organiser des matchs de foot », et bien justement, il avait tout faux. Philippe Allard-ORN, vous voulez remettre la police de proximité ou pas ? Oui, enfin, on est pour renforcer globalement la police, leur accorder le problème. Oui, ce n'est pas pareil. Police de proximité ou pas ? Il faut être concret.

Là, si on reprend l'exemple de l'éducateur marseillais, une patrouille de police de proximité, qui voit des gamins faire de 12-13 ans, faire du scooter, mais qu'est-ce qu'ils font ? Ils vont leur dire, « Bon, attendez, on va aller faire un match de foot, maintenant. » Ça ne tient pas. Franchement, le problème, il n'est pas là. Le problème, c'est un problème d'autorité, que ce soit de l'État et que ce soit de la part des parents. J'avoue, je suis très gêné quand je vous entends dire, oui, les parents, surtout que malheureusement, dans ces endroits, on sait très bien qu'il y a un taux de chômage très élevé. Donc, tous les parents ne travaillent pas non plus.

Donc, dire, « Oui, ils travaillent, ils ne peuvent pas s'occuper des gamins. » Pardon, ce n'est pas vrai dans 100% des cas. Mais je ne mis pas la responsabilité parentale. Je suis d'accord avec vous là-dessus. Je suis d'accord. Il faut les sanctionner. Mais derrière, vous dites qu'ils sont préhendés. Oui, c'est ça, il n'y a rien derrière. Vous pouvez sanctionner, chercher plutôt à les responsabiliser. Sanctionner. Vous pouvez supprimer les allocations et les aides sociales. Je crois personnellement que ça aggravera les choses. Mais qu'est-ce qu'on fait ? Alors, juste, quelle solution vous avez ? Aucune. Une solution, c'est effectivement tenter de responsabiliser les parents.

Ça veut dire quoi, responsabiliser ? Je n'en sais rien. Oui, mais le problème, c'est que vous n'en savez rien. Non, mais je n'ai pas réponse à tout, Jean-Marc. Non, mais d'accord. Mais à un moment, là, il y a une solution. Par exemple, c'est les privés d'allocation. Vous dites non. Donc, proposez autre chose à la place. Ce n'est pas que je dis non. C'est que je pense que ça sera contre-productif. C'est-à-dire qu'au lieu de sanctionner, vous ne raisonnez qu'en termes de sanctions et non pas en termes de responsabilisation. Depuis des dizaines d'années, on ne raisonne plus en termes de responsabilisation. Ré d'abélage. Réponse de ré d'abélage. Il y a d'autres manquements.

Il y a des manquements au niveau de l'aide sociale. Il y a des manquements au niveau de la police. Non, on ne peut pas dire ça. Mais si, bien sûr. Ré d'abélage, justement, parce qu'on parle de la police. Des manquements au niveau de la police. La police de proximité, même si là, moi, j'y suis favorable, parce que je pense que c'est bien. Mais à l'époque, la différence, c'est qu'on avait encore un tout petit peu de respect, comme le disait le monsieur, par rapport à l'autorité, par rapport aux policiers, par rapport aux pompiers et tout. Mais aujourd'hui, il y a zéro, en fait. Donc aujourd'hui, monsieur, moi, je suis désolé de vous le dire, je viens de banlieue aussi.

Je suis issu de la diversité. J'ai connu, je n'aime pas dire le mot, mais un peu les deux camps. Je pense qu'à un moment, là, on est plus... Il faut partir avant la police de proximité. C'était de la prévention, des suivis et un peu de répression. Aujourd'hui, il faut mettre beaucoup de répression. Ensuite, on remettra en place la prévention. Aujourd'hui, il faut faire le ménage. Vous voyez les dealers, les images qu'on voit aujourd'hui, les points stupes, il faut faire du harcèlement. Regardez, à Saint-Ouen, ça a été fait. Il y avait 7 ou 9 points de deal. Aujourd'hui, il n'y en a plus que 2. Mais c'est un travail de des années.

Mes collègues, j'ai discuté encore la semaine dernière avec eux. Ils vont, ils font 5 interpelles par jour. Vous aviez traité le sujet au niveau de l'école. Ils ont réussi à déplacer ce point stupes. Et en faisant quoi ? 5 interpellations par jour ? Ça s'appelle de la répression. C'est notre travail. Mais aujourd'hui, vous ne pouvez pas arriver, voir les jeunes, les 5, là. Ah non, on va vous arrêter pour aujourd'hui. La journée est finie. Eric Rebell. Je vais vous dire, je vais vous dire. Si la culture de la gauche vis-à-vis de l'insécurité avait fonctionné, si la prévention, donc vous nous rabattez les oreilles gentiment, il faut faire de la prévention.

Mais si ça avait marché, est-ce qu'on s'en prendrait aujourd'hui aux pompiers dans les cités ? Attendez. Est-ce qu'on s'en prendrait aux forces de l'ordre ? Est-ce qu'on n'aurait plus aucun respect pour tous ceux qui ont un uniforme ? Non. Donc ça veut dire que la prévention seule ne fonctionne pas. Et pardon, la gauche a progressé sur les questions sécuritaires. Parce qu'il y a encore quelques années... Pourquoi vous parlez de la gauche ? Parce qu'on a l'impression que la gauche a été au pouvoir pendant 50 ans. Mais ce n'est pas la gauche qui est au pouvoir. Nicolas Sarkozy était à gauche, Édouard Balladur était à gauche, Jacques Chirac il était à gauche.

L'empreinte intellectuelle de la gauche a tellement été forte dans ce pays que même des pouvoirs qui se réclamaient de la droite culpabilisaient à l'idée de mettre en place des politiques de droite. C'est votre marotte, la gauche, la gauche. Non, ce n'est pas ma marotte, ça s'appelle le Gramschisme, vous connaissez ? Oui, bah oui, oui. C'est l'ensepensement du terrain culturel. Donc pendant des années, la gauche, elle était tout en haut de ce qu'il fallait penser, de ce qu'il fallait dire. On en voit, pardonnez-moi les résultats. Non, mais j'ai aucun souci avec ça.

Même si vous avez des positions qui sont plus fortes vis-à-vis de l'insécurité que vous auriez eues peut-être il y a 10 ans, il y a 15 ans. Non, ce n'est pas là. Donc la gauche progresse, mais on n'y est pas encore. Bon allez, on va avancer. On va passer à un autre sujet. On va passer au port du voile et on va passer à ce qui s'est passé en Belgique parce que ça, c'est assez étonnant quand même, ce qui s'est passé en Belgique avec cette élue socialiste qui a réagi aux critiques sur le port du voile et elle a demandé aux Belges qui habitaient à Molenbeek, qui étaient gênés par le port du voile, et elle leur a dit tout simplement, partez, si vous n'êtes pas contents, partez.

Et donc ça fait beaucoup réagir. On écoute un extrait de ce qu'elle a dit.

35:33
Locuteur 4

Et si ces gens-là qui portent des tissus tentures, je peux donner les références si vous voulez, parce qu'apparemment ça suscite beaucoup d'intérêts, si on dérange tant que ça, si on ne veut même plus nous voir, je veux dire la région compte 19 communes, si à Molenbeek apparemment c'est très invivable, changez de bord quoi, allez-y ailleurs, dégagez.

35:58
Présentateur

Philippe Allard, vous réagissez comment quand vous entendez ce type de discours ? On est en Belgique bien évidemment, mais je pense qu'il n'y a pas très loin, est-ce que certains le tiennent en France aussi ? Oui, mais c'est ce que j'allais vous répondre, malheureusement on a quasiment les mêmes discours. Il faut se souvenir quand même que Molenbeek, vous vous souvenez des attentats de 2015, Salah Abdeslam, il venait de Molenbeek, donc je ne fais pas un raccourci avec cette dame, mais il y a un écosystème quand même à Molenbeek. Moi j'étais, il y a quelques jours, il y a eu beaucoup de Belges dans une réunion, et ils me disent mais Molenbeek, mais on n'y va même plus, on n'y va même plus.

la gare du Sud à Bruxelles, on n'y va même plus. Donc il y a des quartiers entiers, la Belgique, pardon mais pour nos amis belges, la Belgique s'est faite manger par cette immigration complètement incontrôlée qui vient principalement du Maroc en Belgique. Mais c'est terrible d'entendre dire que vous n'êtes pas content, partez ! Oui, mais voilà. Imaginez dans l'autre sens, ce serait un scandale monstre. Et c'est ce que je disais à nos amis belges, c'est-à-dire que vous n'allez plus, c'est-à-dire que vous êtes belge, et vous n'osez même plus aller dans certains quartiers de Belgique parce que vous vous faites chasser, vous ne vous sentez plus en sécurité chez vous. Les quartiers perdus.

Reda Bellage, il y a des quartiers comme ça en France ? Oui, vous savez, quand on a arrêté justement la police de proximité, il y en a d'autres qui ont profité pour faire de la police de proximité, ce qu'on appelait nous à l'époque les barbus. Voilà, donc des islamistes intégristes qui eux faisaient des patrouilles dans les quartiers à 5, 6 gars, et puis eux, ils contrôlaient la cité. C'est-à-dire que le vendredi, le dealer ou le point de deal, ils ne fermaient pas parce qu'il y avait la prière, le gars, il se faisait mettre à l'amende.

Et en fait, c'est eux qui dictent les lois, on n'en parle pas encore souvent parce qu'on a réussi à lutter dans le cadre de la lutte anti-terroriste, mais je pense qu'il faut être très prudent parce que, il faut prendre exemple sur la Belgique parce qu'ils ont un train d'avance sur nous. – Non, mais ça nous sert de leçon plutôt. – La façon dont je le dis, c'est ça, c'est qu'ils ont un train d'avance, on a laissé l'intégrisme prendre, parce que l'islam, moi je n'ai pas de honte à le dire, c'est une belle religion, et l'intégrisme c'est encore autre chose, c'est à part.

– De toute façon, toutes les religions sont respectables, il n'y a pas de bonne ou de mauvaise religion du moment où elles sont appliquées. – Les musulmans de France, à mon sens en tout cas, n'ont pas cette façon-là. – Là, vous parliez du Maroc, et c'est vrai que la plupart de l'immigration en Belgique qui vient du Maroc, au Maroc, on ne dira jamais un Français « va-t'en », on ne dira jamais un ressortissant marocain de l'étranger « va-t'en » sur la place publique, c'est impossible, ça n'arrivera pas. – Mathias Leboeuf, vous êtes choqué par les propos de cet élu ? – Oui, je suis choqué, parce que ça me paraît complètement anti-républicain.

L'espace public, il appartient à tout le monde, et on ne dit pas à quelqu'un si vous n'êtes pas content, dégagez. Effectivement, pour le coup, je suis d'accord avec vous, ça aurait été l'inverse, ça aurait été quelqu'un… – Ah, vous seriez déjà debout sur la table, en train d'hurler. – Non, mais moi j'avoue que ce propos me choque, et que ce qui me choque chez les impes, la même chose me choquera, c'est pas parce qu'elle est du Parti Socialiste et qu'elle est musulmane qu'elle a le droit de revendiquer l'espace public et de dire aux autres, si vous n'êtes pas d'accord, dégagez. – Éric Favelle, un mot là-dessus ?

– Je pense que le député Ballard a raison, c'est-à-dire qu'il y a une cote d'alarme à Bruxelles, notamment face à l'islamisation la plus dure. Il y avait un témoin belge sur un plateau de CNews que j'écoutais avec beaucoup d'attention, il vit en Belgique, il a témoigné, puis il n'oubliait pas une chose quand même, on a assisté à quelque chose de fort la semaine dernière, puisqu'une promotion de l'Université libre de Bruxelles, à la demande des étudiants, votée par les étudiants, va s'appeler la promotion Rima Hassan. Donc vous imaginez si vous êtes un étudiant juif dans cette université, on vous dit très clairement, vous pliez vos bagages et vous allez étudier ailleurs.

Donc si vous voulez, c'est tout ce contexte-là qui est en train de peser, et notre ami policier a raison, mais pas dans le sens où il faut imiter Bruxelles, mais en tirer, si c'est possible, les conséquences et savoir comment on fait face à tout cela. Parce que la ville de Bruxelles, il n'y a pas que le quartier de Mollebec, monsieur le député, il y a d'autres quartiers à Bruxelles qui sont sous ce joug-là, qui vivent. Bon, alors évidemment que les propos sont choquants, mais vous imaginez la promotion Rima Hassan. Vous savez, à l'ENA, vous avez des grandes promotions, avec des grands hommes et des grandes femmes.

Est-ce qu'on peut considérer que ce que porte comme message un homme Rima Hassan est un message universel ? Parce que l'enseignement, l'université... La réponse est évidente. Eh bien voilà. La réponse est évidente. C'est ça aussi. Bon allez, on va faire une pause, on va se retrouver dans un instant, on va faire la pub, on va faire le CNews Info, et puis on va parler de François Bayrou hier, on va revenir à la politique plus politicienne. François Bayrou, irresponsable. Voilà, irresponsable, ça veut dire qu'il n'est pas responsable, c'est en tout cas ce qu'il nous dit. On va avoir l'occasion d'en parler ensemble. A tout de suite, en direct sur CNews. Vous voyez ce caillou ?

Si un gravillon comme ça heurte votre pare-brise, bam, ça peut faire une grosse fissure chez Carglass. On s'en occupe de votre pare-brise. Allez sur carglass.fr, tapez votre numéro d'immatriculation, choisissez votre Carglass le plus proche, le jour et l'heure. Et on remplace votre pare-brise avec les mêmes options que l'ancien. En plus en ce moment, Carglass vous offre un aspirateur de voiture, développé par Noroto. Prenez rendez-vous en 3 minutes sur carglass.fr. Ou appelez-nous au 3044.

41:07
Locuteur 3

Carglass remplace.

41:08
Présentateur

... et de dents chinoises en une soirée. Spectaculaire. À couper le souffle.

41:21
Locuteur 5

Expérience de chénioune.

41:41
Présentateur

Merci d'être avec nous. On est en train de repérer les audiences avec Thomas, les audiences de François Bayrou hier soir. Ça a pas mal marché quand même. On est presque à 2 millions quasiment. Oui, on est à des comptes. On va donner la parole à Mathieu Devez, qui est très en retard Mathieu. C'est pas bien ça. Enfin c'est nous. Je peux être coupable. Mathieu Devez, le CNews Info. Des nouvelles dégradations antisémites dans le Rhône. Hier, à Bron, une stèle en mémoire au défunt Premier ministre israélien Yitzhak Rabin a été couverte de croix gammées. Un monument aux Juifs et résistant, fusillé par les nazis, a également été tagué d'inscription antisémite dans la banlieue de Lyon.

La période de tolérance est terminée. À compter d'aujourd'hui, le nouveau formulaire papier pour les arrêts de travail devient obligatoire. L'assurance maladie refusera tout arrêt de travail papier autre que la version sécurisée. Objectif affiché, lutter contre la fraude, qui représente selon l'assurance maladie un préjudice financier de plus de 30 millions d'euros. Enfin, Vladimir Poutine défend son offensive en Ukraine. Lors d'un sommet en Chine, le président russe assure même que le conflit qui dure depuis plus de 3 ans est le résultat, je cite, d'un coup d'État en Ukraine soutenu et provoqué par l'Occident. Jean-Marc, c'est à vous. Merci beaucoup Mathieu. On vous retrouve tout à l'heure.

Effectivement. On va parler avec Thomas Bonnet de François Bayrou et avec nos invités. On va réécouter un extrait. Alors, je l'ai dit, on parlait des audiences, quasiment 2 millions. C'est une première chaîne d'infos pendant la diffusion de l'interview de François Bayrou. C'est-à-dire qu'il y avait quand même une attente du côté des Français. Il y avait un esprit, un élan de curiosité, sans doute, pour savoir ce que le Premier ministre avait à nous dire. Après, je pense que les Français ont sans doute été un peu déçus de la prise de parole de François Bayrou parce qu'il n'y a pas eu d'annonce majeure, pas de mea culpa.

La question de la responsabilité a été au cœur des échanges, notamment avec Sonia Mabrou. C'est vrai qu'on a vu le Premier ministre plutôt botter en touche en disant, ce n'est pas de ma faute. Bon, je ne sais pas si c'est vraiment audible pour les Français. Je ne sais pas ce qui ressort de cette interview. Sans doute pas grand-chose. Et c'est ça peut-être qui est problématique pour le Premier ministre. 631 000 téléspectateurs pour ces news hier pendant l'interview. C'est quasiment 100 000 de plus que nos principaux concurrents BFM et 200 000 de plus que LCI. Donc voilà, merci pour votre fidélité. Après, c'est le débrief à cartonner.

Oui, le débrief après l'interview avec Eliott Deval a très bien marché aussi. Exactement. Alors tiens, dans ce débrief, justement, c'est intéressant parce qu'il y avait Henri Hainaut. Je veux vraiment qu'on réécoute Henri Hainaut parce qu'Henri Hainaut a été fantastique. Il est en pleine forme. Il a tout résumé. Il est en pleine forme. Écoutez, vous me direz si vous êtes d'accord avec lui.

44:03
Philippe Ballard

Je n'ai jamais assisté et je ne connais pas dans l'histoire de précédent d'un tel naufrage d'un Premier ministre, naufrage moral, intellectuel et politique. Jamais. Je veux dire, ce moment, il est historique. On ne peut pas faire pire. Pourquoi vous dites ça ? On ne peut pas faire pire parce que d'abord, on a atteint, je trouve, le sommet de l'impudence, le sommet de l'incompétence, le sommet de l'irresponsabilité, le sommet de l'inconséquence. Ça fait beaucoup. Alors, je vous donne un exemple. François Béroux, il ne se rend même pas compte. C'est ça, le problème. Il n'a pas conscience de son naufrage. Alors, un exemple. Il parle des fonctionnaires, un fonctionnaire de moins sur trois.

Et on lui demande, mais combien ça fait de fonctionnaires, alors ? Il dit, il y en a 200, 300 000 qui partent. Déjà, 200, 300 000, ce n'est pas pareil. Mais vous savez combien il y a de fonctionnaires de l'État qui partent à la retraite chaque année ? Entre 45 000 et 50 000. Les fonctionnaires de l'État. Après, il y a la fonction publique hospitalière, essayer d'enlever la moitié des effectifs.

45:06
Présentateur

Il y a les militaires.

45:07
Philippe Ballard

Et puis, il y a la fonction publique territoriale. Tout ça fait à peine plus de 100 000. Il est Premier ministre. Et il vous explique qu'il y a 300 000 fonctionnaires qui partent à la retraite chaque année. Mais on est où ? Je veux dire, je n'ai jamais vu ça. Et tout est à l'avenant. Tout est à l'avenant.

45:21
Présentateur

Alors, c'est vrai qu'il a la dent dure. C'est loin qu'on puisse dire, ton abonné. Mais là, il nous explique quand même que François Bayreau est nul. Excusez-moi. On peut le tourner. Lui, il le tourne très élégamment. Mais c'est vraiment ce qu'il est en train de dire. C'est ce qu'il est en train de dire sur le fond. Parce qu'on a beaucoup parlé de la forme hier soir. Pourquoi cette prise de parole ? Est-ce qu'il a réussi à convaincre ? Mais ce que dit Henri Gueno, c'est que même sur le fond, il y a des approximations. Et pour ne pas dire plus de la part du Premier ministre.

Donc, en effet, quand vous avez besoin de convaincre qu'il faut faire des économies, on attend de vous, effectivement, une certaine maîtrise des dossiers, une maîtrise des sujets. Ce qui, visiblement, n'est pas le cas dans cette affaire. Alors, il y avait... Moi, j'ai adoré la question... Enfin, les questions, généralement, de Sonia Mabrouk, qui a été fantastique. Très largement au-dessus de ses confrères. D'ailleurs, excusez-moi de le dire. Mais bon, voilà. Très largement au-dessus dans ses questions, dans la précision de chacune des questions. Écoutez-la. Justement, quand elle lui dit, mais vous êtes responsable, en fait.

Vous et votre parti, vous avez voté tous ces budgets qui sont en déficit depuis des années. Et là, à nouveau, c'est un naufrage de François Bayrou, qui n'arrive pas à répondre. Regardez.

46:15
Locuteur 7

Il y a une question importante que vous évitez depuis le début de cet entretien. C'est celle, pardonnez-moi, j'insiste, c'est celle de la responsabilité. Vous avez parlé des députés. Vos députés modem, M. Bayrou, ont voté tous les budgets déficitaires depuis 2017. Vous-même, vous avez porté au pouvoir et accompagné, et vous avez eu un rôle actif, un président de la République qui a aujourd'hui précipité la dette. 1300 milliards depuis 7 ans. Si je remonte à une autre époque, M. le Premier ministre, à une époque pas si ancienne, un ancien président de la République, Nicolas Sarkozy, a bataillé pour le non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux parties en la retraite.

Et à l'époque, je me souviens très bien, vous y aviez dit, ce n'est pas comme ça qu'on va trouver des économies. Ma question est simple. Vous nous dites aujourd'hui en sincérité et en vérité que vous avez lutté contre la dette, mais vous avez voté pour la dette. Alors, n'êtes-vous pas responsable de la situation en tant que les autres ?

47:02
Philippe Ballard

Nicolas Sarkozy a bataillé. C'est un exemple ? Nicolas... Non, ce n'est pas un exemple. C'est le président de la République qui a conduit une politique qui a créé plus de 1000 milliards de dettes en 5 ans.

47:15
Locuteur 7

Comme les autres, tous ceux qui ont été au pouvoir. Et vous-même, à la tribune de l'Assemblée, l'avez dit.

47:18
Philippe Ballard

Vous avez le droit de dire comme les autres. Mais vous...

47:22
Locuteur 7

Vous contestez que M. Hollande et M. Macron n'ont pas augmenté la dette ?

47:25
Philippe Ballard

M. Hollande, parce qu'il a eu la chance...

47:27
Locuteur 7

Vous-même l'avez dit à la tribune de l'Assemblée, M. Bayou.

47:29
Philippe Ballard

Tout depuis... Écoutez-moi bien, parce que je l'ai déjà... Depuis 1974...

47:35
Locuteur 7

Pourquoi vous avez voté alors que vous avez pu les déficitaires ?

47:37
Philippe Ballard

Tous les gouvernants.

47:38
Locuteur 7

Pourquoi vous dévitez ?

47:39
Philippe Ballard

Pourquoi... Je n'étais pas à l'Assemblée nationale depuis 15 ans.

47:42
Locuteur 7

Je crois qu'ils vous obéissent au doigt à l'œil, si je me permets.

47:44
Philippe Ballard

Non, je ne crois pas qu'ils m'obéissent au doigt à l'œil. Ce sont des parlementaires estimables. Tout à fait. Pour un grand nombre d'entre eux, brillants, en tout cas respectables. Et puis je suis très content qu'ils soient là, parce que c'est comme une famille politique. Et donc, pourquoi est-ce que les gouvernements successifs ont voté ? Parce que les Français le demandaient. Parce que... Premier ministre, ce n'est pas audible aujourd'hui de dire que c'est la... Ce n'est pas audible pour vous, mais c'est audible pour eux.

48:11
Locuteur 7

C'est audible pour la plupart des Français. Oui, absolument. C'est parce qu'ils étaient... Parce qu'ils voulaient une telle situation.

48:16
Philippe Ballard

Parce que Nicolas Sarkozy, il a eu à faire face à une crise terrible qu'on a appelée la crise des subprimes, c'est-à-dire la crise financière internationale. Et il a fait du quoi qu'il en coûte. Et le président Macron, il a fait lui aussi le choix, au moment du Covid, qu'on ne laisserait tomber personne. Et il a eu raison de le faire.

48:38
Présentateur

Éric Revelle, c'est terrible. Honnêtement, cette séquence, il faut la montrer dans les écoles de journalisme. Alors, on ne va pas beaucoup la montrer, je pense, parce qu'on est plutôt à gauche dans les écoles de journalisme en général. Donc, voilà. Mais il faut la montrer dans toutes les écoles de journalisme. Oui, oui. Sonia pose les bonnes questions et on sent que le Premier ministre, il est à la peine. Il faut employer le mot ramer, parce que comme il explique que la France, c'est un bateau avec un trou dans la coque, eh bien, on sent que le Premier ministre, il rame. Alors, pas pour calfeutrer le trou, mais il est complètement, pardonnez-moi, il est complètement à la rue.

Mais il nous explique que c'est la responsabilité des Français. C'est ça qui est insupportable. On peut voir que sur 1000 euros, il y a 500 et quelques euros de dépenses sociales, tout ça est vrai. Mais si vous estimez que les dépenses dérapent, eh bien, si vous avez de la volonté politique, vous pouvez expliquer aux Français et prendre des décisions. Là, il rend responsables les Français. C'est la faute des Français. Comme si le politique s'exonérait des propres décisions qu'il devrait ou qu'il aurait dû prendre. Puis, pardon, François Bayrou, qui avait déclenché aussi la polémique sur les boomers, qui nous a beaucoup touchés, nous autres.

Mais enfin, il fait de la politique depuis 50 ans, François Bayrou. Il a vécu, grâce à la démocratie, au financement de la démocratie, pendant 40 ans, 50 ans, des deniers publics. – Mais il n'est responsable de rien. – De rien. – Il n'est responsable de rien. Vous voyez, il a été ministre de l'Éducation assez longtemps. Bon, là, il n'y a pas eu un mot sur la rentrée non plus. Donc, en fait, il fracture un peu plus le pays. Il oppose des générations. Et à la fin, il a l'outre-cudence de dire, parce qu'il a dû réfléchir à la chute de l'émission, il dit, moi, je suis un militant de l'Union des Français. – De l'Unité, oui. – De l'Unité des Français.

– Ce qui est dingue, c'est qu'à Sonia Mabrou qui lui dit, oui, mais les Français me comprennent, moi, ils ne vous comprennent pas, vous. Il ose lui dire ça. Enfin, c'est incroyable d'être coupé à ce moment-là des réalités, Mathias Leboeuf. – Oui, et puis moi, il y a une chose qui m'a frappé, c'est quand j'ai entendu Henri Guéno, j'étais vraiment d'accord avec lui. – Vous êtes d'accord avec Henri Guéno ? – Oui, mais je vais vous dire pourquoi. – Et moi, pendant toute l'émission, j'ai pensé à Chaban Delmas et à son discours sur la nouvelle société, parce qu'il y avait une vision, il y avait quelque chose, il y avait un souffle.

Et là, en écoutant François Bérou, je me suis dit, mais quelle paralysie, quelle tétanie, vraiment, quelle atonie, on est paralysé. Tout le débat a porté sur deux jours fériés, un jour férié, est-ce qu'il faut supprimer ? On peut ? Oui, je peux écouter. Mais enfin, on est vraiment à la marge de la politique. C'est-à-dire qu'il n'y a aucune vision, il n'y a aucun souffle, il n'y a rien. François Bérou a été président du Haut-Commissariat au plan. – Oui, mais on sait que ça ne sert à rien. Excusez-moi, si on dit les choses, on dit les choses. À quoi ça sert le Commissariat au plan ? Ça ne sert à rien. – Juste une chose, il a été payé par l'État, excusez-moi, pour rien.

– C'est dingue, à un moment donné, il faut dire les choses. Il y a une chose qui me fascine, il cherche 44 milliards. 44 milliards, il est là en train de dire, on va supprimer un jour férié, deux jours fériés, qu'il ferait gagner quoi, 3 milliards, 3 milliards et demi, l'évaluation est vraiment à la marge. Vous savez qu'il y a un rapport du Sénat qui est paru, le premier budget de l'État, c'est les entreprises. C'est l'aide fiscale aux entreprises qui est à 211 milliards. Chaque année, l'État fait des cadeaux fiscaux de défiscalisation de 211 milliards aux entreprises. Il suffirait de renier cette aide de 20%.

– Mais que l'État fasse des économies déjà, que l'État fasse des économies, vous prenez le problème à l'envers. La priorité, c'est que l'État fasse des économies. – L'État libéral devrait dire que les entreprises sont sous assistance respiratoire de l'État, 211 milliards de cadeaux fiscaux qui sont faits aux entreprises. – Mais pourquoi vous pénalisez les entreprises ? – Chaque année, je rappelle que l'éducation nationale, c'est 64 milliards, la défense, 53 milliards, 211 milliards aux entreprises.

– Monsieur Leboeuf, le libéral que vous stigmatisez va vous répondre si ce que vous appelez des cadeaux aux entreprises n'existait pas, l'assistana aux entreprises, ça c'est bien, vous revenez dans les rails de la gauche, – 211 milliards, 211 milliards ! – Mais je vais vous dire, ces entreprises, la plupart, on ne leur fait pas de cadeaux, c'est que si elles n'étaient pas soutenues, vous savez ce qui se passerait ? Attendez, on aurait davantage de faillite et on aurait davantage de chômage. – Je vais vous rajouter une chose, j'ai écouté avec de tout intérêt le directeur de la stratégie d'Airbus, vous savez ce qu'il dit ?

Il dit que pourquoi on ne crée plus d'unités de capacité d'Airbus en France ? Eux, ils ont une vision européenne, parce que les charges sont trop importantes, les charges sont trop importantes, deuxièmement, parce qu'il y a tellement de contraintes qu'il ne crée plus rien. – Il ne va pas vous dire le contraire, d'accord. – Monsieur Leboeuf, supprimer d'un seul coup, supprimer d'un seul coup les aides aux entreprises. – Mais la priorité, la priorité c'est faire des économies, c'est faire des économies, que l'État fasse des économies. – Mais faisons des économies sur les cadeaux fiscaux qu'on fait aux entreprises.

– Mais non, Philippe Allard, il n'y a pas de cadeaux fiscaux, ce n'est pas des cadeaux fiscaux. – Mais non, mais si on le fait, c'est qu'il y a une raison. – Mais non, Philippe Allard. – Mais j'interprime aussi dans les barres. – C'est Henri Guénaud qui disait, c'est la pire prestation. On peut toujours faire pire dans la vie, mais là, vous voyez qu'il a mis la barre quand même très très haut. Et en plus, il a véhiculé des mensonges aussi dans cette interview. Alors quand on s'apprête à demander la confiance, on ne ment pas. Par exemple, sur notre contribution au budget de l'Union Européenne, il a mélangé tous les chiffres, tout.

– Alors on comprend pourquoi on est dans cette situation en France, parce que vous vous rappeliez, effectivement, il était ministre de l'Éducation nationale dans les années 90, ça fait 50 ans qu'il est dans le système. Il n'arrive même pas à avoir les idées claires, ou alors il ment sciemment sur notre contribution au budget de l'Union Européenne. Il avert tous les chiffres, il rajoute, c'était du grand n'importe quoi. Donc effectivement, c'est mal parti pour François Bayot, je pense que le 8 au soir, il va retourner dans son nouveau bureau de la mairie de Pau, comme le faisait remarquer Jean-Philippe Tanguy ce matin sur votre antenne. 40 000 euros de travaux, il va avoir un beau bureau.