Audition de Patrick Martin, président du MEDEF
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ça va chers collègues voilà on va débuter notre audition on a le grand plaisir et l'immense privilège d'accueillir aujourd'hui dans cette enceinte de la commission des affaires économiques Monsieur Patrick Martin qui est président du MDEF depuis désormais pratiquement 1 an et on est particulièrement heureux de pouvoir le cevoir de pouvoir bien évidemment entendre ce qu'il a nous dire sur un certain nombre de sujets mais aussi de pouvoir répondre à à l'ensemble de vos questions et je sais que vous ne manquerez pas de questions à lui poser donc un grand merci monsieur le Président en préparant cette audition je me suis rendu compte que la parole du mdeef s'était faite très rare ces dernières années devant la commission des affaires économiques du Sénat du moins en audition plère même si votre organisation est très régulièrement sollicitée par nos collègues dans le cadre de nos travaux de contrôle mission d'information et autres commissions d'enquête ou pour recueillir votre avis sur des dispositions législatives en préparation or le medf est un acteur majeur de la vie économique de notre pays à double titre en tant que synd patronal d'abord habilité à ce titre à participer aux négociations entre partenaires sociaux et vous me disiez à l'instant que vous avez passé une nuit blanche puisque vous avez achevé les négociations sur l'emploi des senior qui malheureusement n'ont pas abouti mais pour autant vous y avez consacré de nombreuses heures et vous venez de passer une nuit entière dans le cadre de cette négociation ces sujets ne relèvent certes pas directement de notre commission mais nous y sommes bien entendu attentifs car ils ont un impact direct sur la compétitivité de nos entreprises à cette égard je vous demanderai où en sont les négociations sur le nouveau pacte de la vie au travail dont la date butoire était je crois fixé au 8 avril sur l'emploi des seniors c'est tout frais et sur les dispositifs de reconversion professionnelle envisager notamment pouvez-vous nous dire ce qui est sorti ou pas de ces négociations je le disait acteur majeur de la vie économique française le mdeef l' est aussi parce qu'il est le premier réseau d'entrepreneurs français représentant plus de 120000 entreprises qui emploi plus de 9 millions de salariés et parmi ces entreprises plus des 2 tiers de petites et de très petites entreprises contrairement à l'image que vous avez parfois dans le grand public des syndicats du syndicat des grands patron vous-même Patrick Martin vous êtes à la tête d'une ETI particulièrement dynamique puisque j'ai lu qu'elle a doubler son chiffre d'affaires en 5 ans vous nous expliquerez je l'père la recette de ce succès et vos recommandations pour le dupliquer cela me permet d'évoquer un premier point celui de la réindustrialisation de nos territoires voilà un slogan voir une politique affichée depuis quelques années de ce point de vue quels sont les résultats obtenus à votre échelle et comment pensez-vous que l'on puisse faire encore mieux plus précisément sans faire d'inventaire à la préverre nous souhaiterions vous demander quel serait pour vous très concrètement les leviers à activer pour stimuler l'activité économique en France dans un contexte budgétaire au combien dégradé et contrat je pense bien sûr au volet fiscal et social avec les menaces réitérées qui pèsent sur le crédit d'impôt recherches le calendrier toujours très incertain de la suppression de la CVAE et le récent gel des exonérations des cotisations sociales sur les hauts salaires mais aussi sur certains appels lancés à la diminution des aides aux entreprises dans une récente interview aux echo vous en faisiez d'ailleurs une ligne rouge je souhaiterais que vous puissiez nous détailler cette position faut-il selon vous plus d'aide ne faudrait-il pas surtout réformer leur modalité d'accès et améliorer leur ciblage pour qu'ell soi plus efficace de manière plus générale vous appelez régulièrement à libérer le monde de l'entreprise du fardeau de la complexité administrative c'est le deuxième sujet sur lequel nous vous attendons qu'attendez-vous du prochain projet de loi de simplification sachant qu'ici nous avons déjà débattu il y a très peu de cela sur une proposition de loi portée par le président de la délégation aux entreprises justement sur cette simplification au combien attendue estimez-vous avoir été suffisamment associé à sa préparation de ce projet de loi simplification et estimez-vous avoir été entendu par le gouvernement par ailleurs ces mesures de simplification si la montagne n'accouche pas d'une souris comme c'est si souvent le cas avec ce gouvernement ne risque-t-elle pas de se voir immédiatement anilé par la surimosition des normes au au niveau européen il me semble que la directive sur le devoir de vigilance notamment inquiète particulièrement nos grandes entreprises avez-vous des éléments à nous faire partager sur ce sujet enfin votre parole est particulièrement précieuse pour nous tous sénateurs car vous êtes Patrick Martin le premier patron du mdeef à avoir exercé avant cela des responsabilités patronales à toutes les strates de représentation du meddeef dans les territoires dans l'un d'abord je cher notre collègue Patrick chz qui n'est pas encore arrivé mais qui m'a dit qu'il vous connaissez très bien qu'il connaissait aussi votre papa aussi donc voilà donc donc quelqu'un qui vient du territoire de l'un puis à l'échelon de la région ronalpe puis de la Grande Région Auvergne ronalpe cela fait de vous un témoin particulièrement pertinent pour apprécier la réalité économique de nos territoires cela sera le troisème thème sur lequel nous souhaiterions vous attentendre quel rôle doivent jouer selon vous les collectivités et les élus auprès des chefs d'entreprise et de l'ensemble des acteurs du monde économique pour accompagner les dynamiques économiques locales voilà déjà de quoi faire donc monsieur le Président et je vais sans plus tarder vous céder très volontiers la parole l'audition fait l'objet d'une captation vidéo et elle est diffusée en direct sur le site du Sénat et ensuite bien sûr nous ouvrirons les questions donc réponse avec l'ensemble de nos collègues commissaires qui je sais ne manqueront pas de réagir au regard de vos premiers propos et de vous poser un certain nombre de questions en tout cas vraiment très sincèrement je vous remercie de votre présence parce que je l'ai dit vous avez été donc pendant toute la nuit extrêmement mobilisé et vous partez dans quelques heures au Canada avec le Premier ministre donc merci et si cette parenthèse je dis pas qu'elle sera enchantée mais en tout cas cette parenthèse peut voilà un petit peu vous amener voilà dans ce tourbillon et bien on en est les plus heureux et les plus satisfaits et je salue notre collègue Patrick chaise de l'in puisque je venais de te citer Patrick au regard de l'ancrage du président dans ton département monsieur le Président du MDEF je vous laisse très volontiers la parole merci madame la Présidente pour votre accueil et puis pour les mots part trop aimables que vous venez de de me servir Mesdames et Messieurs les les sénateurs je voudrais vous confirmer effectivement que c'est c'est toujours un un grand bonheur et très intéressant pour moi d'intervenir devant vous dans cette maison si vous me permettez l'expression qui tient son rang aucune allusion à quelqu autre instance ou assemblé qui soit euh voilà je je me permets même si ça n'est pas dans la liste des des sujets que vous souhaitez que j'aborde je me permets d'attirer votre attention sur un document que nous avons produit hier en perspective des élections européennes du 9 juin euh c'est-à-dire que sur la base de de d'une enquête très fouillée que nous avons mené auprès de nos adhérents les territoires les fédérations nous avons listé un certain nombre de de propositions qui dans la logique dans la philosophie de la fibre très pro-européenne qui est celle de du medf hein je l'affirme très catégoriquement malgré tout énonce un certain nombre de voies d'amélioration au niveau de l'Europe pourquoi je vous signale ce document et cette prise de position parce que finalement il y a un certain nombre de thèmes qui sont communs à ce qu'on vit à ce qu'on observe à ce que l'on critique parfois au niveau européen et à ce que l'on V ce que l'on observe et que l'on critique parfois au niveau français notamment j'y reviendrai s'agissant de la simplification je me permets de de commencer par un petit tour d'horizon conjoncturel mais je dirais également structurel je développerai parce que tous les sujets importants que vous souhaitez que j'aborde et sur lesquels nous échangerons ne peuvent pas évidemment être déconnectés de de cette situation économique pour vous dire quoi pour vous dire que très clairement nous sommes entre deux eau euh et que c'est le propre des cours d'eau la pente est plutôt déclinante bon je m'explique euh on a on a finalement un baromètre en temps réel au MF enfin de par la diversité à la fois des secteurs d'activité des tailles d'entreprise que que nous regroupons on a on a une perception générale Mo vécu à vrai dire et ce que je recoupe au titre de mon activité professionnelle qui est que la conjoncture sans que ce soit catastrophique la conjoncture se dégrade et que les signaux de redressement que l'on attendait tardent à se manifester alors on a un spectre assez large de de situation sectorielle avec si je puis dire au deux extrémités euh l'aéronautique hein qui est en surchauffe qui a des problèmes d'approvisionnement un des sujets que je devrais aborder au Canada notamment auprès de du Premier ministre Trudeau ce sont les difficultés d'approvisionnement d'erbus en titane par exemple euh des problèmes de de recrutement B enfin j'allais dire des problèmes de riche je ne sais pas si mes amis de l'aéronautique apprécieraient ce cette ce ce qualificatif mais c'est un peu ça quand même et donc à l'autre extrémité du spectre une une situation critique dans toute la filière construction je m'explique hein quand je parle de la filière construction j'ai inclus l'amont industriel les fabricants de tuiles briqu ciment d'équipement de de la maison autant que les professionnels du bâtiment à proprement parler mais également tous les métiers de service qui gravitent autour de autour du du bâtiment je pense aux agences immobilières et puis qui ne sont pas dans le champ du meddeef les notaire et un certain nombre d'autres d'autres professions hein il y a tout lieu de penser que les 150000 destruction d'emplois qui sont malheureusement pronostiqués dans la filière pour les les 12 18 prochains mois se confirmeront voir voire au-delà mais donc une gradation en quelque sorte de situation sectorielle assez assez contrastée mais en moyenne des cas une une conjoncture qui est allez au minimum molle je me permets de d'illustrer par par quelques chiffres euh par exemple les ventes de véhicules sont en baisse de 20 % par rapport parorsquils étaient en 2019 on pourra s'interroger sur les raisons de de cette situation je disais tout à l'heure que un certain nombre de signaux positif que l'on attendait tarde à se manifester je veux citer le cas de la consommation alimentaire euh le la baisse des volumes dans dans la consommation alimentaire a été masqué par l'inflation tant mieux bien sûr mais cette cette inflation baissant très significativement j'allais dire le roi est nu on voit on voit que les volumes ne redémarrent pas alors la baisse de la consommation n'est pas aussi marquée qu'elle a pure les mois précédents mais on n toujours pas renoué avec une reprise de la consommation on a tous en tête que la consommation c'est 55 % du PIB pas que la consommation de produits alimentaires mais elle y contribue quand même significativement donc il y a un retard à l'allumage en quelque sorte qui devrait immanquablement peser sur les perspectives de de croissance du pays si si cette situation perdurait on a des chiffres inquiétants euh dans l'intérim hein qui on le sait tous est un est un signe avantcoureur comme l'emballage comme le transport logistique de de l'activité économique l'intérim devrait être en baisse de 8 % sur sur le premier trimestre qui évidemment n'est pas de n'est pas de très bonne augure bon je peux vous citer un certain nombre de de situations sectorielles mais j'évoqué à l'instant le transport et et la logistique il y a une légère amélioration il n'en demure pas moins que l'activité de cette filière est toujours en baisse de 4 % à ce qu'elle était il y a encore 1 an s'agissant de des mises en place de crédits on a quelques petits signaux plutôt encourageants sur le crédit immobilier mais je voudrais attirer votre attention sur un point qui me paraître finalement le le plus important et qui me renverra à ce que je qualifiais de de situation structurel là où les investissements des entreprises des sociétés non financières devrai du seul fait de efforts des efforts auquels on est tenu pour tenir la trajectoire de décarbonation de neutralité carbone les investissements des entreprises euh de ce seul fait devrait être en progression de plus de 10 %. on a fait chiffrer par Rex code le surcroix d'investissement occasionné par cette trajectoire pour les entreprises privées nous devrions les entreprise devrait investir 40 milliards d'euros de plus chaque année pour tenir cette trajectoire et bien en l'état et ça s'est déjà manifesté au dernier trimestre 2023 et ça se confirme sur le premier trimestre 2024 les investissements des sociétés non financières sont en baisse ils ont été en baisse de 1 % sur le dernier trimestre et cette tendance malheureusement se confirme sur le le prier trimestre 2024 on a tout lieu de craindre qu'elle se prolonge sur l'ensemble de l'année 2024 si je rapproche ça de ce que je viens de vous dire de d'une consommation courante qui elle-même reste au mieux stable les perspective de croissance pour l'année 2024 sont sujette à caution hein alors le der dernier facteur évidemment auquel on est très attentif je crois que je crois pouvoir le dire vous l'êtes tout autant que moi c'est l'évolution des taux d'intérêt il nous paraît évident que la BCE se trompe de diagnosticque en maintenant des taux d'intérêt au niveau auquel il se situe et que plus vite une baisse une première baisse des taux directeurs interviendra mieux on se portera pour l'investissement immobilier parce que c'est ça en définitive qui pèse le plus sur le marché de l'immobilier mais pour l'investissement d'une manière générale donc nous sommes très en attente de de ces décisions de la BCE donc voilà le le panorama conjoncturel sur le plan structurel je me suis permis de vous écrire il y a quelques jours comme je l'ai fait auprès de vos collègues de l'Assemblée nationale pour attirer votre attention je ne vous ai rien appris ce faisant mais je je tenais quand même à à le faire attirer votre attention sur l'intensification très rude de la compétition Inter national euh de la part des États-Unis euh qui évidemment bénéficie d'un avantage concurrentiel absolument structurel qui est celui du prix de l'énergie hein même si les prix de l'énergie ont évidemment sensiblement baissé en Europe et donc en France si on raisonne sur des contrats de moyen long terme et c'est ça qui intéresse les entreprises à force sû et les entreprises industrielles si on raisonne donc sur des contrats de moyen long terme le prix de l'énergie reste aux États-Unis trois fois inférieur à ce qu'il est en France euh le programme AR infation reduction Act est d'une efficacité redoutable il vous a pas échappé que originalement le gouvernement américain entendait consacrer 470 milliards de dollars à ce programme le président Biden a lui-même annoncé il y a quelques jours que ça serait plutôt 1000 milliards de dollars qui serait consacré à ce programme dont je rappelle que sous prétexte de lutter contre l'inflation en réalité c'est un programme donc de réindustrialisation et de souveraineté économique concrètement ça se traduit par quoi ça se traduit par le fait à Bab Bru évidemment nos entreprises ne le revendiquent pas que un nombre croissant d'entreprises françaises en tout cas celles qui ont dans les moyens les moyens financiers mais également les moyens techniques sont en train de basculer très significativement aux États-Unis pour commencer de la production je pense à la chimie en particulier d'une part je le redis parce que le prix d'énergie qui est déterminant pour la chimie hein euh est sensiblement inférieure aux États-Unis d'autre part parce que euh ces industriels bénéficient eux-mêmes de subventions massives de la part du gouvernement américain pour flécher leurs investissements et leur production vers les États-Unis donc c'est flagrant dans le casre de la chimie pourquoi je cite la chimie d'une part parce que c'est un secteur très transverse on trouve de la chimie à peu près partout on en trouve dans dans le bâtiment qu'on le Ve non on en trouve dans l'agroalimentaire on en trouve dans dans toutes les industries automobiles ou autres et donc c'est un un secteur extrêmement euh structurant donc voilà de la part des grands acteurs de de la chimie des transferts massifs vers les États-Unis alors pour ne pas dénoncer mes petits camarades français je vous rappelle simplement l'exemple de BASF qui est allemand jusqu'à preuve du contraire premier chimiste mondial qui avait prévu d'investir 10 milliards d'euros en Europe prioritairement en Allemagne qui a renoncé à cet investissement qui se faisant annoncer 6000 suppressions d'emploi mais cet investissement n'a pas été annulé il a été transféré vers les États-Unis vers la Chine voilà donc ce qui existe pour BASF existe pour d'autres d'autres acteurs de de la chimie français euh est ce qui est vrai de la chimie est vrai d'autres secteurs d'activité ce que je veux dire par là c'est que là où on pourrait imaginer que ça n'intéresse que la tech les biotechnologies le digital et c'est vrai pour les biotechnologies et le et le digital en réalité intéresse également des secteurs beaucoup plus traditionnels je crois qu'il faut que nous soyons extrêmement attentif à ça parce qu'il y a un fossé qui s'est déjà creusé ces dernières années entre l'Europe la France et les États-Unis en matière de croissance en matière d'investissement en matière d'investissement recherche et développement et innovation en particulier en matière de transfert de capitaux ça également ça ça n'est pas aussi visible et puis un gap qui se creuse en matière de de PIB en terme de pouvoir d'achat moi j'été très frappé par ça si la France était un État américain ça ne l'a pas et heureusement et bien elle se situerait au 48e rang des des États américains en terme de PIB par habitant et ça n'était pas le cas il y a quelques années encore si on se reporte 20 20 ans en arrière la France se serait située entre le 15e et le 20e rang voilà alors mon propos n'est pas du tout d'être alarmiste encore moins d'être résigné mais simplement que les uns et les autres nous prenions en compte cette situation qui éclaire ou qui me semble-t-il devrait éclairer un certain nombre de décisions que nous aurons à prendre que vous aurez à prendre en particulier en matière de de fiscalité s'agissant de la Chine je ne vous apprends rienin il y a une stratégie extrêmement Pr atrice de la Chine qui d'orénavant investit beaucoup moins dans l'immobilier il y eu quelques grands craqus immobiliers en Chine evergrade pour commencer mais investit sur son industrie à une cadence absolument stupéfiante et ce faisant génère une surproduction et en dehors du fait qu'il y a il y a cette situation qui n'est sans doute pas voulue de surproduction il a une stratégie très déterminée de la Chine pour s'emparer d'un certain nombre de secteurs d'AC activité très porteur je pense par exemple au panneaux photovoltaïque je pense également au véhicules électriques en regard de cette de cette stratégie je crois qu'il est important que l'Europe que la France prennent un certain nombre de dispositions alors pas nécessairement protectionniste parce que le MDEF persiste à penser que le protectionnisme n'est pas la solution mais en tout cas pour investir suffisamment dans nos industries pour donner à nos entreprises suffisamment de compétitivité pour que autant que possible elles s lche tenir tête à ce que je n'hésite pas à appeler une une invasion de nos marchés par les Chinois les chinois sont d'autant plus agressif que ça vous a pas échappé non plus les Américains vont progressivement fermer leurs frontières un certain nombre de productions chinoises enfin fermer leurs frontières taxer massivement en tout cas un certain nombre de de ces productions je reprends l'exemple du photovoltaïque mais c'est vrai de des véhicules électrique ou c'est vrai de des équipements éoliens autant de secteurs qui je le redis sont quand même p donc voilà le voilà le le panorama général alors dans cette affaire je vous cache pas que nous sommes très perturbés je suis très perturbé par un certain nombre de de débats qui se doivent de qui se doivent d'être d'être menés dans notre pays mais qui de notre point de vue traduisent en tout cas chez certains si ce n'est une forme de renimement beaucoup de tergiversation je m'explique là aussi euh quand on regarde ce qui a été fait de de bien pour soutenir l' om et qui qui a donné des résultats en terme de création d'emploi en terme d'investissement où la France n'a pas eu à rougir en tout cas par comparaison avec les autres pays européens de de sa performance ces dernières années bien il n demeure pas moins que les prélèvements obligatoires sur les entreprises françaises restent les deuxè les plus élevés au monde donc il ne faut pas considérer que la France est un monde à part et qui ne se passe rien ailleurs j'ai cité les États-Unis j'ai cité la Chine il y a encore un un bon bout de chemin à à accomplir et donc toutes ces discussions assez indéchiffrables de notre point de vue sur la trajectoire de suppression de la CVA par exemple où je vais détailler mon propos sur le les allègements de charge tout ça était extrêmement perturbant alors ça allit un double titre ça allit d'abord je vais peut-être vous surprendre en disant cela euh ça l'IT psychologiquement euh les décideurs économiques vous êtes des décideurs économique sont extrêmement soucieux d'avoir de la prévisibilité de la lisibilité et de la stabilité et donc tout ce qui de près ou de loin introduit de l'incertitude dans l'esprit des décideurs économiques est à soit seul assez ravageur en définitive et moi je je mesure très précisément dans des conversations que je peux avoir avec des chefs d'entreprise français mais également étrangers qui les uns et les autres se demande où on va et à partir de là ça pèse ça pèse sur des décision d'investissement ça pèse sur des décisions d'embauche pardon l'expression un peu triviale mais derrière tout ça c'est entre guillemets à quelle sauce va-t-on être mangé donc il faut absolument que on se donne on se donne de la visibilité j'allais dire pour le meilleur ou pour le pire on préfère avoir des bonnes nouvelles mais enfin si elles doivent être mauvaises au moins qu'on les connaisse et de ce point de vue les discussions encore récentes et je pense en avoir de nouveau cet après-midi dans l'avion que que nous prendrons ensemble pour aller au Canada avec le Premier ministre les dernières discussions que j'ai pu avoir ou à l'Assemblée nationale sont extrêmement perturbantes ça crée un aléa et l'aléa est le pire ennemi de la décision économique et puis de manière plus objective euh je je je vais revenir sur cette affaire décrètement des allègements de charge il y a un certain nombre de décisions qui qui ont des effets assez ravageurs le fait le fait de décréter les allègements de charg sur les salaires de 2 et demi à 3 et5i SMIC est une erreur économique fondamental fondamental alors je sais que initialement monsieur Ferrach en particulier s'est appuyé sur des travaux académique dont je ne conteste pas la pertinence mais qui méconnaissent typiquement le panorama concurrentiel européen et et mondial et méconnaissent complètement le degré d'exposition des secteurs et des niveaux d'emploi les plus exposés 2 et demi 3 et demi SMIC c'est le cœur de cible de la compétitivité et de l'attractivité on parle d'emploi déjà qualifié sur lesquels on a toujours des tensions de de recrutement j'y reviendrai si vous le souhaitez et on touche aux secteurs les plus exposés à la concurrence internationale alors loin de moi loin de moi l'idée de dire que les métiers dit à forte intensité de main d'œuvre je veux parler de la propreté je veux parler de la restauration collective je veux parler de certains emplois dans la grande distribution ou dans le bâtiment ne mérite pas d'être considéré évidemment non mais le le l'arbitrage quià travers cette cette disposition du PL FSS euh le le le Parlement et le gouvernement ont fait cet arbitrage va totalement à l'encontre de ce qu'il faudrait faire il faut au contraire soutenir ces emplois ce niveau de qualification d'emploi qui est celui à partir duquel le différentiel de coût s'accélère le plus ayons tous en tête que au-delà de 2,1 SMIC d'ors et déjà l'Allemagne est plus compétitive de 16 % et vous savez comme moi que compte tenu de de de la structure des charges sociales en France le on a une exponentielle au-delà de de de Smic à 7 SMIC alors se SMIC on touche pas au gros bataillon de salariés bien évidemment hein mais à cette SMIC le l'emploi coûte 40 % plus cher 42 % plus cher en France qu'en Allemagne et je je ne vous parle pas de la Chine du Vietnam ouou ne serait-ce que de que de la Tunisie donc il faut que nous soyons très attentifs à ces enjeux de compétitivité et et d'attractivité donc voilà un panorama extrêmement conf et si vous me le permettez je vous sollicite ardemment pour que vous apportiez de la prévisibilité de la lisibilité de la stabilité et autant que possible j'en suis convaincu ce sera le cas de la pertinence dans les arbitrages qui vont être qui vont être faits donc je conjugue ce ce panorama conjoncturel ces dimensions structurelles et les incertitudes qui sont créées par le débat politique tout ça mis bout à bout fait que nos entrepreneurs sont sont ass c'est fébrile en ce moment euh je passe au volet social puisque vous m'avez interrogé là-dessus alors pour vous confirmer que la négociation qui s'est achevée cette nuit assez tard n'aboutira pas le donc sur l'emploi des seniors les transitions professionnelles et puis le sujet sétu que d'un commun accord tous les partenaires sociaux hormis la CFDT et pour des raisons qu'on ne comprend pas l'UDP le CU avait été évacué de la négociation mais donc pour le reste sur les deux premiers chapitres emploi des seniors et transition professionnelle la discussion n'a pas abouti pour être tout à fait précis elle n'a pas abouti pourquoi parce que en particulier la CFDT foo avec qui nous avons une bonne relation je tiens à le dire on n'est pas du tout dans un pugila on dans la dernière ligne droite beaucoup insisté pour que soit amélioré ou aménagé les régimes des retraites progressives il se trouve que la lre de cadrage que nous av avait imposé le le gouvernement interdisait toute dépenses supplémentair or ce dispositif si on avait donné suite aux demandes donc de ces deux organisations syndical ce dispositif aurait généré des surcouts donc c'était inconcevable donc voilà cette négociation n'aboutira pas c'est très malencontreux à deux égards c'est malencontreux parce que je pense que dans le panorama que je juge quand même très inflammable et très fracturé du pays le fait que les partenaires sociaux réussissent à travailler ensemble et je pense un gage de stabilité et de responsabilité occasion pour moi de vous dire que le climat social dans les entreprises privées est apaisé beaucoup s'imaginent que le pays étant très tendu c'est le cas également dans les entreprises ce n'est pas vrai alors je me corrige il y a des cas objectifs de tension dans des entreprises en difficulté c'est le cas chez Casino c'est le cas chez Ascométal il y a a effectivement un certain nombre de de cas qui s'expliquent mais ça n'enlève rien à mon affirmation prudente malgré tout parce que tout ça peut dégénérer d'un jour à l'autre le niveau de conflictualité dans les entreprises privées est à un plus bas historique ce qui est presque contreintuitif parce que autour de tous ces débats sur l'inflation la pente de l'inflation autour du pouvoir d'achat et alors même qu'on sort de on sort c'est calendirement normal des négociations salariales les fameuses Nao il n'y a pas de tension dans les entreprise privée et malgré l'échec de cette négociation L1 la qualité relationnelle avec avec les syndicats demeure demeure très bonne très bonne elle est titre personnel mais mais plus plus généralement voilà je je voulais insister sur sur ce sujet là parce que il faudrait pas que qu'on se laisse embarquer par cette idée que le pays est partout à feu et à sang puisque je suis sur les sujets sociaux j'attire votre attention sur un point qui euh à mes yeux est assez est assez emblématique hein je rappelle que cette négociation L1 si elle aboutissait emportait l'homologation de la convention assurance chômage que nous avons signé au mois de novembre dernier avec trois organisations syndicales la CFDT foo et la CFTC or cette convention unédique comportait une disposition qui peut paraître surprenante à savoir que ces trois organisations syndicales avaient accepté une baisse de cotisation patronale hein tout le monde a en tête qu' a plus de cotisation salariale sur le chômage alors pour un montant non négligeable de 450 millions d'euros par an mais finalement à l'échelle de à l'échelle des coûts salariaux c'est presque plus le symbole que le montant qui était intéressant je le redis trois organisations syndicales et pas des moindres acceptant une baisse de cotisation patronale et bien dans le cadre des discussions à ce stade exploratoire que j'ai avec le gouvernement euh le gouvernement reprenant la main sur l'assurance chômage puisque la Convention ne serait pas le le gouvernement retirerait cette baisse de cotisation patronale voilà donc c'est un peu je me permets de le dire j'espère ne heurter personne se faisant c'est c'est on est un peu à front renversé il y a des syndicats qui parfaitement conscients qu'on a des enjeux de compétitivité d'attractivité avec C cette baisse de cotisation et le gouvernement de son côté qui est plutôt pro entreprise il l'a démontré à travers un certain nombre de décisions pour des raisons je dirais étroitement budgétaires euh ferait exactement le contraire que de ce que les syndicats étaient prêts à faire voilà je je je fais cette petite parenthèse qui de mon point de vue est assez édifiante quant à la constance des convictions voilà euh que vous dire d'autre je reste sur le champ social mais en même temps économique j'attire également votre attention parce que c'est un indicateur malheureusement assez symptomatique vous savez que le patronat gère le régime AGS de garant des salaires pour les les entreprises en en difficulté on était tombé à un plus bas historique du fait des mesures de soutien très opportunes à l'économie qui avait été prise dans le cadre de de la crise sanitaire l'URSAF ne ne ne poursuivait plus ses débiteur à recommencé à le faire c'est normal mais tout ça n'est pas que mécanique ou que technique on a une une augmentation extrêmement forte des dossiers à la GS pour situer des choses par rapport à 2022 on a à date à fin du premier trimestre 35 % de dossier de plus ce qui me paraît beaucoup plus frappant c'est que si on raisonne cette fois en effectif et non plus en nombre de dossiers 61 % d'augmentation des des effectifs on a 23000 salariés qui à ce jour sont couverts par par le régime AGS et ce qui est pire encore on a une augmentation euh très significative des montants déboursés par laags ça va conduire à quoi ça va conduire à ce que les le patronat qui je le redis gère le régime AGS ayant déjà décidé d'augmenter la cotisation AGS devra probablement aller plus loin encore ce qui pèsera de nouveau sur le coût du travail et à forceuie si on n pas la compensation à travers une baisse de cotisation chômage donc on a on a un gros gros signal d'alerte sur sur ce sujet là et ce qui est plus frappant encore c'est que si on raisonne en 12 mois glissant les chiffres sont ceux que je viens de vous donner mais si on raésonne quasiment au jour le jour en tout cas au moins le mois le la tendance s'accélère voilà donc le un panorama un panorama économique qui est assez préoccupant pour autant et on a mené comme on le fait rituellement on a mené récemment une enquête auprès de de nos adhérents le moral des troupes n'est pas si mauvais que ça ce que je veux dire par là c'est que je voudrais pas que le MDEF passe pour le cœur des pleureuses et son président à forcierie voilà euh bonjour Non je préviens une remarqueur des pleureux euh non on a euh on a la conviction on a la conviction que je l'ai dit tout à l'heure je le redis il y a quand même un certain nombre de choses intéressantes qui ont été faites ces dernières années et que on a en main un certain nombre de de cartes qui nous permettent qui nous permettent de tenir nos nos objectifs de croissance de création d'emplois de décarbonation mais il faudrait pas qu'on nous envoie trop de de signaux contraire euh voilà donc moi je sais pas s'il y aura un PLFR il semblerait que non euh mais on sait qu'on va avoir des discussion tendue en perspective du PLF et du PLF SS 2025 voilà ma conviction c'est que il me semble il me semble que toute personne censée donc nous tous euh nous nous souscrivons à cet objectif de de plein emploi mais que il faut pas perdre de vue tous ces fondamentaux et que je me suis efforcé de de vous rappeler sur la la situation conjoncturelle secteur par secteur et plus globalement sur ce cette compétition structurelle celle-là qui se livre chaque jour un peu plus intensément à l'échelle mondiale et que en regard de ces situations soit prises des des décisions qui qui se conçoivent euh au regarde la situation des des finances publiques euh mais qui ne doivent pas être enfermés de mon point de vue qui ne doivent pas être enfermés dans cette règle à laquelle vous êtes tenu hein de de l'annualité budgétaire je pense qu'il est important qu'on se projette sur des horizons un peu plus lointains et que euh le le plein emploi on pourra s'en rapprocher à travers de nouvelles réformes du marché du travail euh mais que la réponse la plus radicale la plus puissante et la plus pérenne n'est pas celle-là la réponse la plus radicale la plus puissante et la plus péren c'est que on se donne les moyens de soutenir l'activité et je le redis de soutenir en particulier l'investissement les derniers chiffres que je vous ai communiqué ne sont pas très rassurants de ce point de vue donc n'allons pas chercher de mauvaises économies j'illustre mon propos si on regarde ce qui se passe dans le bâtiment j'ai bien pris le soin de dire que le le le le la situation critique du bâtiment était essentiellement liée au taux d'intérêt donc je ne fais pas supporter à l'exécutif ou à qui que ce soit d'ailleurs l'intégralité de de la situation que je vais évoquer mais quand même ce qui a été décidé et qui semble pouvoir être remis en cause par exemple s'agissant de l'encouragement à l'investissement locatif contribue bien évidemment à cette à cette dégradation de la conjoncture dans le dans le bâtiment il y a tout lieu de penser donc qu'il y aura 150000 destructions d'emploi dans la filière appréhendé au sens le plus large comme je l'ai fait tout à l'heure si je regarde ce que ça induit en terme de rentrée de TVA en terme de rentrée de DMTO mais et c'est un point qui n'est de mon point de vue pas suffisamment pris en compte ce que ça va engager en terme de régimes sociaux c'est-à-dire moins de cotisants et plus de salariés à indemnisés et bien si je mets en regard les économies budgétaires euh qui qui résulteraient en particulier de de la suppression de de du Pinel et les coûts alors c'est pas la même poche j'en suis parfaitement conscient la TVA les DMTO et et l'assurance chôumage d'ailleurs je dis l'assurance chômage mais c'est vrai de tous les régimes sociaux hein parce qu'il non seulement des cotisations chômage qui disparaîtrait mais il y a des cotisations maladie et des cotisations retraite par la même occasion hein et bien je pense que c'est la caricature du mauvais choix c'est-à-dire Queen regarde d'une économie on va créer des déficits plus importants encore voilà et et c'est c'est vrai d'un certain nombre d'autres d'autres réflexions en cours je je finis là-dessus avant de répondre à vos questions nous on a un certain nombre de on a un certain nombre de de warning comme on dit dans l'unin euh le premier c'est la cveae euh je suis très affirmatif très affirmatif le fait que alors que vous y avez contribué la CV devait être supprimée dès 2024 elle a été initialement étalée sa suppression est allé sur 2 ans puis finalement sur 6 ans contte tenu de ce qui a été décidé dans le le PLF 2024 et moi j'entends euh de sources autorisé que euh cette trajectoire déjà sérieusement étalée serait purement et simplement interrompu ou à tout le moins que elle serait suspendu sur 2025 je peux vous dire que ce qui a déjà été décidé les deux dernières années a marqué les esprits et particulièrement chez les industriels puisque on sait tous que la CVAE regarde un poids de l'industrie dans le PIB de l'ORS de 10% la CVE pèse à hauteur de 25 % sur sur l'industrie donc c'était un très mauvais signal pour pour les industriels je ne reviens pas sur ce que je vous ai dit de manière assez lourde sur l'intensification de la concurrence internationale si d'aventure cette CVA au rythme au rythme ralenti annoncé devait être la suppression de cette CVA devait être interrompu je peux vous dire que ça serait terrible pour pour nos industriels euh je reviens d'un mot sur le crédit d'impôt recherche en toute chose en toute chose il y a des effets d'Oban il y a des effets d'Oban sur tous les dispositifs possibles et imaginables il y a des effets d'obben sur l'assurance chômage il y a des effets d'obben sur les aides à l'apprentissage je je ne vais pas essayer de vous faire croire vous ne me croiriez pas d'ailleurs que ça n'existe pas faut-il jeter le bébé avec l'eau du bain je reprends ce que je vous ai dit sur l'accélération des États-Unis en terme de de Red et d'innovation un point de PIB de plus que qu'en France l'investissement en innovation aux États-Unis donc voilà soyons très attentifs soyons très prudents à ce que on n'envoie pas de de mauvais signaux et que au motif d'une rationalisation qu'on peut intellectuellement comprendre de du crédit d'impôt recherche on n voit pas là aussi ou là non plus des des des signaux très très préoccupants oxiogène d'une certaine manière pour nos entreprises qui au contraire ont besoin d'une manière générale d'investir plus et singulièrement d'investir plus sur l'innovation voilà je vais pas reprendre toutes tous les points de vigilance ou d'interrogation que sur lesquels vous vous travaillez travailler en perspective de du PLF et du PLFSS 2025 mais je vous invite à autant que possible prendre en compte tout ce que je viens de vous dire en espérant avoir été clair sur le la situation économique merci monsieur le Président vous n'avez pas évoqué le projet de loi simplification mais je pense que dans le dans l'ensemble des questions que vont de nouveau nous poser nos commissaires très certainement vous aurez l'occasion d'y répondre alors comme il y a énormé énormément de questions je demande aux uns et aux autres d'être le plus concis possible dans la question que vous avez à à poser à monsieur le Président et d'éviter autant que faire ce peu des questions redondantes donc on va commencer par le président de la Délégation aux entreprise Olivier Ritman merci madame la Présidente merci monsieur le Président et et j'en profite pour vous remercier sincèrement de votre disponibilité la vôtre et celle de vos équipes puisque vous êtes un des vous alimenter régulièrement nos missions au sein de la délégation et vraiment c'est toujours fait avec un très bon état d'esprit une vraie disponibilité donc merci beaucoup j'avais trois petits points à relever assez précis un sur bien évidemment les annonces qui ont été faites sur la la revue des aides publiques le coup de rabot si on peut dire qui va être fait notamment sur les entreprises avec un point qui me semble très important et nécessaire dans les années qui viennent ça va revenir sur le dossier c'est sûr puisque ça revient tous les ans et là il y a un coup de rabot donc ça ça va revenir c'est le pacte du tril sur la nécessité et l'importance de sanctuariser le pacte du treuil votre avis sur la question 700000 entreprises sont transmise dans les 10 ans qui viennent c'est pas un cadeau de transmission patrimoniale je pense que vous vous serez d'accord avec moi sur le sujet euh mais c'est un moyen d'encrer les entreprises sur nos territoirees et de leur permettre de se développer il faut plus de 20 ans pour transformer une PME en ETI et les ETI sont des entreprises beaucoup plus solides donc le pacte du treuil 2uxème point parle un petit peu de simplification chasser le naturel revient au Galot euh et et un point d'actualité Bruno leemire a annoncé hier queil aurait souhaité voir introduit dans la loi simplification le fait qu'on sorte duusan les implantations économiques et industrielles assez vite recadré par le ministre Béchu quelle est votre pensée sur le sujet on sait que c'est aujourd'hui un poids qui pèse quand on pense que 67 % des projets de développement économique portés par des collectivités n'a pas été au bout faute de terrain disponible avec des différentes contraintes qu'on peut subir aujourd'hui et enfin dernier point qui est également qui fait également partie de la simplification mais en moindre mesure sur au niveau européen la mise en place de la directive CSRD sur le reporting extra financier qui se déploie progressivement vous avez vous-même exprimé des vraies craintes concernant la suite de l'adoption de la directive sur le devoir de vigilance si vous pouviez nous apporter quelques précisions sur le sujet merci beaucoup alors monsieur le Président on va prendre des questions 3 pour TR si vous le voulez bien donc je vais passer la parole à Anne chanarcher oui merci madame la Présidente merci monsieur le Président pour cet exposé à la fois très clair et qui répond déjà à un certain nombre de questions qui ont été soulevées ce matin à l'occasion de l'audition de l'entreprise 100 % mine France le slip français qui parlait d'instabilité dans les décisions qui occasionnait notamment des beaucoup de frilosité de la part de l'industrie française à investir donc vous nous avez déjà apporté un certain nombre de questions je voudrais aussi vous donner un retour d'expérience sur le terrain lorsque nous rencontrons nos entrepreneurs cela finisse par nous dire à un moment remettez les Français au travail ce qui fait que cela m'amène à à considérer le le récent épisode de pandémie mondiale que nous avons vécu et d'une pratique qui s'est développé au sein des entreprises qui est celle du télétravail quel est votre regard là-dessus quel est le le retour d'expérience des différentes entreprises que vous côtoyez est-ce que le télétravail est une bonne chose en dehors de de la recherche bien sûr d'un bilan carbone améliorer est-ce que c'est une bonne chose pour l'entreprise ou au contraire est-ce qu'il vous semble que c'est néfaste merci Anne guidin Cambier merci madame la Présidente mais je vais donc être court en effet puisque je veux pas être redondante sur un sujet que qui a été abordé par par un de nos collègues euh merci monsieur le Président d'avoir d'avoir dressé un panorama le plus large je possible des du monde de l'entreprise moi j'ai une question c'est le zan le zéro artificialisation net je voulais vous entendre à ce propos comment est-ce que vous envisagez concilier justement les impératifs économiques et cet objectif réglementaire et législatif quelles mesures quelle politique pourrions-nous mettre en place ou pourriez-vous mettre en place pour accompagner les entreprises dans cette transition nécessaire vers une économie plus respectueuse de l'environnement et en préservant leur compétitivité merci Guilain Cambier qui est président du groupe de suivi zan voilà monsieur le Président pour répondre à plusieurs de ces trois premières questions de nos collègues bien écoutez merci pour vos questions que je auquel je vais essayer de de répondre dans dans l'ordre alors du trille c'est un c'est un sujet sensible j'en parle au double titre de ma présidence du medf et de et de la de de de ma propre entreprise qui est une entreprise bientôt bicentenaire provinciale mais mais familiale euh et Don dont par les hasards de l'histoire je me trouvais être l'actionnaire majoritaire euh ayant donc moi-même organisé un Dutreil au bénéfice de mes enfants euh alors comme en beaucoup de matièr il il y a deux dimensions dans dans ce sujet il y a une dimension jeis dire budgétaire et il y a une dimension symbolique euh je disais tout à l'heure qu' quand toute chose il y a des effets d'obè euh il y a probablement des cas d'utilisation non pas abusive mais extensive de du pacte du tril et je crois savoir qu'il y a quelque cas un peu emblématique faut-il pour autant déstabiliser complètement ce ce dispositif qui on le chiffre très précisément je ne reviens pas sur les données de démographie patronale ou actionnariale que vous avez rappelé monsieur le sénateur tout tout démontre que ce ce dispositif du trail a très largement contribuer à enrayer ce qu'on observait et qui était par ailleurs lié à l'ISF euh qu'on a pu observer pendant des décennies à savoir euh la disparition mais surtout le rachat d'entreprise patrimonial française par euh des des acteurs étrangers qui dans bon nombre de cas d'ailleurs et c'est normal on fera la même chose à leur place se sont intéressés plus à leur pays d'origine qu'à la France et ont pu transférer des censes de décision ont pu transférer des emplois ont pu transférer des investissements hors de France donc c'est un bien précieux le le pacte du tril les discussions que l'on a avec Bery à ce jour sont assez préoccupantes elles le sont d'une part parce que elles conduirait donc à à déstabiliser le le pacte du tril et puis et ça renverra au sujet de la simplification à introduire des critères totalement abscom totalement inopérant et qui à eux seuls sont très dissuasifs pour qui voudrait mettre en place un impacte du trail ce que je veux dire par là c'est que il faut que nous soyons tous très attentifs à ce qu'on nenvoit pas là aussi un signal inquiétant aux chefs d'entreprise qui qui préparent leur succession qui à partir de là ben referait ce qu'on fait d'autres avant eux c'est-à-dire choisir la facilité d'une certaine manière et se dire bon toute façon le l'économie est très incertaine les perspectives sont très incertaines si en plus pardon l'expression là aussi ça me coûte un bras de d'organiser une transmission familiale je vais ramasser ma mise et puis j'irai m'acheter un Yach alors là c'est plus des Y qui auront été en marqué dans le pack du trade on aura au moins échappé à ça mais c'est pas c'est pas ça qui contribuera y compris sur le plan territorial j'insiste beaucoup là-dessus à la préservation au développement de notre tissu économique donc voilà il faut il faut savoir jusqu'ù ne pas aller trop loin et ne pas ouvrir la la boîte de Pandor s'agissant de la simplification au risque de vous surprendre je voudrais commencer par vous dire que ça serait bien que les lois au sens le plus générique du terme c'est-à-dire il compris les réglementations quand elle existent s'applique voilà et et et euh sur ce chapitre je vais commencer par un coup de gueule euh je ne crois pas me tromper en disant que le sujet du partage de la valeur euh très normalement euh suscite beaucoup d'attention et d'ailleurs il revient sur le haut de la pile on on en parlera probablement sur la taxation des super profits ou supposer super profit la taxation des rachats d'action j'en passer des meilleurs tout ce qui inspire ce débat c'est le partage de la valeur bien SAF erreur de ma part il y a un accord national interprofessionnel qui a été signé par tous les partenaires sociaux l'an passé et qui a été transposé fidèlement dans la loi la loi donc partage à valeur qui se ferreure de ma part a été promulguée le 29 novembre 2023 sur ce sujet qui est très attendu par les syndicats par les salariés mais par les entrepreneurs eux-mêmes par la représentation nationale par le Président de la République donc cette loi ayant été promulguée aucun des cinq décrets d'application n'a été pris aucun je m'en suis ému auprès du auprès du président de la République lui-même auprès du Premier ministre auprès de Bruno Le Maire auprès de Catherine Vautrain enfin tout le monde me dit oui c'est anormal mais en attendant aucun des cinq décrets d'application n'a été pris il me semble que ça serait d'intérêt général quand même de passer des intentions aux actes et c'est un représentant du MF qui vous dit ça alors que cette loi va générer des coûts pour un certain nombre d'entreprises mais voilà il me semble que dans le panorama du moment qui s'exacerbe un petit peu ça sera déjà pas mal que la loi s'applique dans le même registre nous sommes très attentifs je serurais tenté de vous dire assez ému de de voir que ça me rapprochera du sujet zan notamment il y a un certain nombre de projets notamment industriels qui qui se déroule qui respecte la loi toutes les consultation possible imaginable et qui pour autant n'aboutissent pas je pense en particulier ça avait été mon premier déplacement dès le lendemain de mon installation la présidence du Medef au magnifique projet qu' avait monsieur leduf en î les villan pour qui ne connaît pas monsieur leduf c'est un Breton bretonnant et c'est un industriel remarquable et bien monsieur le duf avait à lifré en î Villen un projet de 250 millions d'euros d'investissement générant 500 créations d'emploi direct 500 créations d'emplois indirect en plus et bien il y a renoncé alors même que safur de ma part son entreprise avait satisfait absolument tous les critères que la loi et la réglementation impose pourquoi parce que inextrémist des gens de bonne foi j'imagine se sont mis en travers de la route et donc la loi n'a pas été appliquée et Monsieur le duf tout breton bretonnant qu'il est a dit vous me cassez les pieds c'est ce qu'il a dit hein et donc mon investissement je le ferai pas dans mon terronatal de d' vilen je le ferai au Portugal et aux États-Unis c'est ce qu'il a fait et pardon d'être un peu long là-dessus je vous cache pas qu'on regarde très attentivement et je me suis d'ailleurs rendu sur place dès le mois de novembre le projet de mine de lithium d'iméris àchassière dans l'Allier hein qui me paraît remplir enfin cocher toutes les cases de souveraineté d'électrification des usages de réindustrialisation en l'occurrence de cette commune des chassièresù doitil avoir 350 habitants mais de montlusson puisque l'usine de traitement du lithium sera installée à montlusson et écréerait 300 emplois je signale simplement pour qui n'a pas suivi ce dossier deux choses le premier euh la première c'est que euh c'est un hasard géologique je ne suis pas géologue il se trouve que cette mine de lithium c'est un des gisements les plus riches et les plus euh et les plus denses du monde se trouvait sous une mine à ciel ouvert de caolin qui est exploitée depuis 150 ans donc les nuisances si elles doivent exister existent déjà à vrai dire ellees serait même minoré puisque iméri s'est engagé à exploiter souterrainement cette cette mine euh le caolin en question d'ailleurs est exporté à 40 % en Égypte puisque l'industrie de la céramique ayant largement disparu en France en l'occurrence sur les bords de la Loire ce sont les Égyptiens qui doravant fabriquentes ces matériels et les Portugais il y en a un peu qui va moche quand même donc voilà à tous égards en terme de souveraineté en terme de en terme d'électrification en terme de fracture territoriale c'est un très beau projet pour l'anecdote maistant rendu sur place au mois de novembre il y a déjà des camionnettes de gendarmerie là-bas c'est j'aime beaucoup l'Allier je connais bien l'Allier il y a rien de péjoratif dans mon propos mais c'est un peu la Poma chassière je sais pas s'il a un sénateur de l'Allier voilà c'est charmant voilà j'arrête sur ce sujet là mais quand je vous disais il faut que la loi s'applique bon il faut qu'on soit attentif et Dieu sait si les entreprises se plaignent souvent de la loi hein mais elle l'applique que si tout le monde peut l'appliquer ça sera aussi bien bon sur sur la simplification d'une manière générale je ne fais pas partie et je vous l'avais dit monsieur le Président je ne fais pas partie des des sceptiques qui est d'entrée de jeu quand ce chantier a été lancé on considérait que c'était peine perdu et qu'effectivement la montagne une fois de plus accoucherait d'une souris je pense qu'évidemment c'est un un enjeu absolument essentiel ce sur quoi je me permets d'insister mais je je répondrai à d'autres question bien évidemment c'est que pardon là aussi d'être un peu imagé et trivial avant de vider la baignoire il faut arrêter de la remplir ce que je veux dire par là euh c'est que euh on a des télescopage de de décisions contradictoire sauf erreur de ma part la directive CSRD a été transposée en droit français le 6 février c'est-à-dire un mois et demi après le lancement à Bery par Bruno Le Maire et et Olivia grégoard des Assises de la simplification je me suis permis de dire à l'excellent Alexis coller que c'était assez indéchiffrable tout ça bon mais en amont donc ce qui nous importe c'est que il y a des de vraies études d'impact de vraies études d'impact typiquement ça n'a pas été le cas pour climat et résilience et quand je parle d'étude d'impact si on parle de dispositions environnementales faudrait déjà qu'elles existent sur le plan environnemental je rappelle que sur climat et résilience nous avons fait chiffrer le coût de la tonne de CO2 évité par les dispositions de de cette loi on abouti à un montant de 800 € la tonne le prix de marché est à 80 € c'est-à-dire que alors que l'argent ne nous brûle pas les doigts ni dans le public ni dans le privé on était on est prêt à dépenser beaucoup d'argent sur des mesures dont le rendement à proprement parl environnemental est très faible voire nul voire nul je rappelle par ailleurs que et je l'ai regardé de très près l'étude d'impact de cette loi ne comporte aucun chapitre économique aucun chapitre social et aucun chapitre territorial voilà pour moi c'est un peu caricatural cette cette loi mais plus généralement et là je je sors de ma condition je pense qu'il faudrait qu'il a des études d'impact alors mené à bon rythme bien sûr aussi bien pour les propositions pour les projets de loi je me permets de le dire pour les amendements parce que on voit surgir parfois bien inspiré bien sûr des amendements dont par définition surtout quand ils sont introduits et voté nuite à euh personne n'a pris le temps de de mesurer les d'expertiser les effets voilà j'ai bien insisté sur le fait que je sortais voilà oui alors CSRD cs3d euh alors je je je suis assez mal à l'aise pour m'exprimer là-dessus parce que je sais très bien que séance tenante cont tenu de ce que je vais dire on va installer une fois de plus le meddef dans la posture du dénis de l'inconscience de l'évitement j'en passé des meilleurs j'ai pris le soin tout à l'heure de dire que nos entreprises étaient farouchement déterminées à à tenir notamment la trajectoire de neutralité carbone je ne retire rien à mon propos et je tiens à votre disposition des études internes que l'on a faites il y a toujours quelques climatosceptique au sein de au sein de nos adhérents mais je peux vous dire que c'est pas la majorité de l'espèce et qu'ils sont chaque jour un peu moins nombreux donc pas de confusion entre nous hein il n'en demeure pas moins que ces dispositions évidemment se traduisent par un lourdissement terrible de la charge administrative pour nos entreprises et c'est pas parce qu'il y a des seuils d'effectifs en particulier qui sont fixés dans ces dispositions que ça n'impacte pas l'ensemble des entreprises je m'explique les entreprises qui sont qui seront assujettis au devoir de vigilance exigeront exigeront de tous leurs leurs prestataires de toute leur chaîne de valeur de remplir un certain nombre de d'obligations et puis derrière les obligations de documenter tout ça là aussi pardon d'être très terre à terre moi je sais que pour ma propre entreprise alors j'ai quand même 3200 salariés mais pour ma propre entreprise CSRD c'est trois créations d'emploi je ne suis pas convaincu que ça contribuera de toute façon à la prospérité de mon entreprise mais d'une manière générale à la prospérité de notre économie et à la performance y compris sociale et environnemental du pays et du continent j'ajoute un autre commentaire et là aussi de sources sûr pour imager les choses à nouveau ayant discuté avec des chefs d'entreprise américains et bien ces chaînes d'entreprise avec une forme de gourmandise chacun à sa manière m'ont dit à peu près ce que disaient les Allemands quand la France a établi les 35 heures je m'explique allez-y c'est formidable et séance tenante on va faire la même chose que vous bon il m'a pas semblé que l'Allemagne avait fait la même chose que nous hein et d'ailleurs l'écart de compétitivité performance d'une manière générale entre la France et l'Allemagne s'est creusé à partir de là donc les Américains les Chinois j'en parle même pas les Américains regardent ça à la fois avec une forme de une forme d'amusement une forme de gourmandise et une forme de dépit en se disant mais ces gens-là sont sont des technocrates invétérés hein alors j'insiste mon propos n'est pas de dire qu'il faut pas satisfaire des normes environnemental et et social mais c'est un peu la caricature d'une réponse administrative à un sujet qui beaucoup plus beaucoup plus opérationnel donc voilà d'une manière générale on est très motivé par ce sujet de euh de la simplification on aimerait que l'État se l'applique à lui-même ce sujet de la simplification et dans les propositions qui ont été formulées la semaine dernière on n pas vu grand-chose s'agissant de de l'État enfin de la sphère publique he d'une manière générale je crois pas me tromper en disant que beaucoup de fonctionnaires seraient même très heureux qui est de la simplification dans le le quotidien je dirais de de leur activité euh je rappelle simplement mais on a eu l'occasion d'en parler je sais que nous nous rejoignons là-dessus que de manière assez objective cétait chiffré par le CDE la surréglementation coûte à minima de points de PIB à la France je crois pas que ce soit un sujet politiquement très sensible et c'est un sujet budgétairement totalement indolor donc autant s'en emparer sur le télétravail euh alors là aussi commentaire libre on a tous en tête que au moment de la crise anchement de la crise sanitaire tout le monde parlait du monde d'après tout le monde disait plus rien ne sera comme avant et cetera et cetera bon c'est c'est la c'est la physique des matériaux hein les choses se remettent en place finalement euh ce que je veux dire par là c'est que on commence à avoir un certain nombre d'études alors qui ne sont pas comment dire qui ne sont pas univoques he il y a des études qui dont les conclusions vont dans tous les sens mais enfin quand même il y a de plus en plus d'études qui établissent que le télétravail bien sûr apporte sur le le confort de vie l'équilibre vie professionnelle vie privée de des salariés génère des économies de temps et et de d'argent mais quand même sont assez ce télétravail est assez perturbant pour la performance de l'entreprise et ce qui me paraît au moinsussi important pour le collectif de l'entreprise c'est un c'est un facteur de fracturation de ce collectif et de délitement d'une certaine manière du du lien social auquel moi je suis très attaché hein c'est pas inintéressant mais vous le savez tous de de relever que les géants américains du digital pour la plupart d'entre eux ont dénoncé les accords de télétravail qu'ils avaient dans leurs propres entreprises alors qu'ils sont les les bénéficiaires du télétravail pour un certain nombre d'entre eux donc moi je suis extrêmement prudent sur sur ce sujet là et je pense qu'il faut véritablement laisser ça à la main des entreprises des partenaires sociaux de la même manière c'était pas votre question mais je le glisse que cette idée de la semaine de 4 jours alors il semble pas qu'on prenne cette direction tant mieux pardon alors déjà il faut pas que ça se traduise par une baisse de de la durée de travail mais il y a il y a il y a beaucoup il y a beaucoup d'effets induit qui peuvent être assez pernicieux je pense en particulier à la sécurité à la santé au travail parce que faire en 4 jours ce qu'on faisait en 5 jours ben c'est forcément une intensité et puis enfin c'est un nouveau facteur de fracturation entre les entreprises mais également entre les postes euh parce que de la même manière qu'il y a des postes télétravaillablees ou pas il y a des postes qui peuvent être enfin des missions qui peuvent être accompllies en 4 jours ou pas et je crains qu'à la fin on exacerbe en définitive des rancœurs ou des récriminations de la part de ceux qui ne peuvent ni télétravailler ni effectuer leurs tâches en en 4 jours pardon voilà bien euh quant au quant au zéro artificialisation nette alors je crois pas me tromper en disant qu'il y a deux volets il y a un volet activité économique et industrielle et puis un volet logement euh sur sur le premier volet euh on a des cas concret de d'entreprises d'investisseurs qui qui tournent sur les différents continents et puis à l'intérieur de l'Europe et qui sont extrêmement soucieux de la rapidité de mise en œuvre de leur projet il il y a des projets qui qui ont été enfin don dont l'atterrissage était prévu en France et qui sont partis dans d'autres pays parce que trop de complexité et un manque de disponibilité foncière à brève échéance moi je suis assez aligné sur les réflexions et les premières décisions d'ailleurs qui ont été prise à l'initiative de de du ministère de l'Économie et et des Finances pour qu'on ait autant que possible des sites clés en main qui don cette compétition je le redis très rude entre investisseurs internationaux pour être pour être dissuasif s'agissant de de la France bon sur le logement euh bien évidemment qu'on est favorable à tout ce qui conduit à la densification encore faut-il que les élus locaux se prêtent à l'exercice que les populations acceptent ça et puis bon on a on a une contradiction à gérer on a tous beaucoup de contradiction à gérer si je peux me permettre en tout cas moi j'ai beaucoup de contradictions à gérer avec moi-même je crois pas me tromper en disant que le le le rêve français ça a été encore établi par un récent sondage c'est quand même le pavillon 76 % des locatair actuellement disent vouloir non seulement accéder à la propriété mais en mode pavillonnaire une fois que je vous ai dit ça j'ai j'ai pas donné la solution je CIS je trouve que tous les travaux qui sont menés en particulier euh sur le sur euh le réaménagement de zones commerciales qui pour un certain nombre d'entre elles dépérissent et je pense continueront à dépérir sont des sujets intéressants mais euh on n'est probablement pas euh on n'est probablement pas à la bonne échelle de temps euh et on voit bien que dans le l'effondrement du secteur de la construction le segment le plus touché c'est le la maison individuelle voilà c'est c'est pas pour vous dire que qu'on est hostile aux ZES on est bien conscient des enjeux de consommation de de fonciers euh mais je pense que euh le logement étant un déterminant de l'emploi hein ce qui n'a pas été suffisamment pris en compte dans les politiques publiques s'agissant du logement c'est la filière construction j'en ai suffisamment parlé mais c'est également la mobilité sociale et et professionnelle le fait qu'on se prive d'une offre de logement y compris pavillonnaire euh c'est certainement un frein peut-être même un obstacle à à l'atteinte de cet objectif partagé de de plein emploi et puis c'est un enjeu de pouvoir d'achat aussi merci monsieur le Président trois nouvelles séries de questions Annique jaquem Annique merci présidente monsieur le Président vous avez évoqué très rapidement le sujet du Compte Épargne Temps Universel le cétu dans vos propos je voulais avoir votre analyse et savoir exactement euh voilà comment vous entrevoyez ce cétu et je voulais aussi avoir votre avis sur le CTA oui euh Amel gaker merci madame la Présidente Monsieur le Président j'aimerais revenir sur le nombre record de défaillance d'entreprise que vous avez d'ailleurs abordé vous l'avez dit qui touche tous les secteurs un secteur en particulier sur lequel vous êtes revenu à plusieurs reprises celui des activités immobilière avec la FFB qui annoncé encore et et ça rejoint V chiffre une destruction de 300000 emplois notamment sur les 3 ans avenir question très simple puisque vous avez abordé pas mal de points en tout cas sur ce sujet là celui des mesures à prendre aujourd'hui faut-il concrètement prendre des mesures ciblées sur les secteurs les plus touchés tout en sachant que nous sommes bien conscients du contexte budgétaire très contraint aujourd'hui et puis deuxième petite question sur la notion de croissance croissance qui est quand même le moteur de nos entreprises de notre économie on entend aujourd'hui de plus en plus des thèses notamment par des économistes assez illustres he sur les thèses de de décroissance euh et la question est de savoir vous alors quelle est votre position là-dessus est-ce que elle est est-ce qu'elle est inévitable dans certains secteurs et si oui lesquel alors ce n'est pas ma position hein je le dis quand même clairement mais ce serait intéressant de vous entendre aussi sur ce sujet là merci merci Amel Henri Cabanel merci présidente monsieur le le président dans vos propos liminires vous avez parlé du fait que vous soyez contre le protectionnisme alors que les acteurs principaux que sont les États-Unis et et la Chine enuse et en abuse donc je vois pas comment on peut être compétitif si on joue pas avec les mêmes règles euh vous avez annoncé qu'il fallait rebattre les cartes sur le financement des prélèvements sociaux et qu'il ne fallait pas le faire reposer exclusivement sur le travail et vous avez exposé le fait du coût du travail par rapport à d'autres à d'autres pays euh qui pensez-vous euh associé à la boucle du financement peut-être les dividendes des actionnaires je sais pas euh et ensuite vous avez aussi déclaré à à juste titre l'inquiétude donc de l'absentéisme au travail notamment à travers les arrêts maladies euh est-ce que vous pensez que ça a un lien direct avec le mal-être au travail et quel solution proposez-vous pour un meilleur bien-être au travail merci Henri monsieur le Président c'est à vous alors CTU CTA je commence par là euh bon le le CTU he je l'ai mentionné est une vieille idée c'est pas du tout péjoratif quand je dis ça de de la CFDT qui d'évidence n'est pas partagé par les autres organisations syndicales c'était au menu en quelque sorte en tout cas c'était dans dans la lettre de cadrage de ces négociations L1 je peux vous dire que les plus les plus virulents pour évacuer le sujet n'ont pas forcément été les patrons he euh voilà je dis ça sans malice euh plus fondamentalement le le CU et c'est respectable c'est c'est effectivement l'expression d'une d'une conviction qui est qui est celle de du mal-être au travail et de la nécessité d'aller plus loin encore dans les les le rééquilibrage en quelque sorte entre vie professionnelle et vie privée bon je pense que la France est déjà allée assez loin de ce point de vue il suffit de prendre tous les chiffres je parle même pas de la fonction publique on a un nombre d'heures travaillé en France qui est inférieur à ce qu'on observe par ailleurs c'est factuel je le dis je le dis tel quel mais au-delà de ça le CTU le CTU s' devait être mise en œuvre poserait un bon nombre de problèmes il poserait je commence par là parce que ça n'a de mon point de vue pas été suff évidemment dit don par le MF ça poserait déjà un problème de financement je m'explique dans dans les entreprises où les comptes d'épargne temps existent qui touchent un peu moins de 20 % des des salariés je rappelle que l'entreprise provisionne les sommes afférentes à ce compte d'épargne temps mais gardent dans leur caisse les montants afférents et puis les déboursent quand le le compte DESP temps est consommé mais c'est revolving d'une certaine manière du fait de la portabilité telle que prévu dans le dans le projet CTU ces fonds seraient transférés à la Caisse des dépôts pour garantir que le salarié passant d'une entreprise à l'autre ne perdrait pas finalement le le bénéfice y compris financier de ce compte épar temp pardon d'être un peu un peu précis mais en l'état les salariés qui bénéficient du compte d'épargne on à peu près 7 on 7,7 jours sur sur leur compte d'épargne si on doit transposer à l'ensemble des salariés français ne serait-ce que 5 jours pour chacun d'entre eux ça correspondra à 15 milliards d'euros les 15 15 milliards d'euros ne seraient plus dans les caisses des entreprises mais transférer à la Caisse des Dépôts euh dans l'état à forceur et dans l'état financier des entreprises françaises à ce jour je pense que c'est une très mauvaise idée deème point mais qui vous a pas échappé c'est que il y a une inconnue absolue pour savoir sur quelle valeur le le CTU serait consommé je m'explique un salarié accumulant du compte départant universel en début de carrière alors qu'il est payé mettons 1800 € par mois accumule sa carrière durant des jours sur son compte dép temp et décide de les consommer par exemple et ça fait partie des usages prévus pour partir plus tôt ou moins tard que prévu en retraite à part que à ce moment-là il est et tant mieux pour lui payer 6000 € par mois sur quelle valeur seront seront payer ou consommer ces ces jours de compte département universel sur la valeur de début de carrière quand le salarié en question a commencé à accumuler des jours ou sur la valeur de sa rémunération au moment où il consommera ses jours c'est ingérable c'est ingérable et alors évidemment il y a toujours de bonnes idées y compris de la part d'une organisation syndicale disant ah benah l'état compensera bon alors écoutez moi je pense que ça serait c'est d'abord impossible puis que ça serait une mauvaise idée et enfin la troème objection vous la connaissez également c'est que finalement ça peut pe-être un frein à l'embauche parce que un salarié ayant dans son sac à dos s tu un certain nombre de de jours euh arrivant dans une entreprise à forceuie si c'est une petite entreprise pourrait les consommer à un moment ou un autre et et perturber le bon fonctionnement de l'entreprise tout ça mis bout à bout fait que nous considérons que le CTU n'est pas une bonne idée alors il m'a pas échappé que c'est un engagement de campagne du président de la République et que ça avait été repris par le Premier ministre dans sa déclaration de politique générale vous me comprenez le MF fera tout ce qu'il faut pour que alors je reprends l'expression mais elle serait positive dans ce cas-là la montagne à couche d'une souris euh un petit développement pardon d'être très long dans dans mes réponses il y a il y a quandême une philosophie derrière ce ce CTU qui est donc qui est celle de d'une forme de malêtre au travail moi je vous invite à regarder si vous n'avez pas déjà fait toutes les enquêtes d'opinion l'image de l'entreprise n'a jamais été aussi bonne jamais été aussi bonne elle est massivement positive y compris deénavant pour les grandes entreprises il y a une étude récente qui atteste c'est une étude de l'institut montaige que 77 % des salariés considèrent être bien dans leur entreprise et c'est un peu incident mais je le glisse quand même je vous renvoie un sondage ELAB pour BFM publié la semaine dernière il n'y a que 12 % de nos concitoyens qui considèrent qu'il faudrait augmenter les impôts sur les entreprises je trouve que les salariés nos concitoyens sont d'un robuste bon sens le bon sens est-il la chose la mieux partagée du monde alors sur le CTA je sais qu'il y a des sensibilités diverses moi je je me suis exprimé sur ce sujet-là je pense que c'est très malencontreux que votre hate assemblée votter contre contre ce traité moi j'ai entendu des explications que je trouve surprenantes notamment le fait que oui bien sûr le une partie oui oui ça m'a pas échappé euh oui il y a des normes des normes de protection sanitaire prévu par ce traité mais nos propres services sanitaires au douaniers ne sont pas en capacité de vérifier le respect de ces normes moi j'ai j'ai moi qui fait un peu de droit j'ai en tête ce vieil adage nul ne peut se prévaloir de ses propres turpitudes non plus plus fondamentalement on a je crois que c'est sans précédent que qu'un traité une phase d'expérimentation en quelque sorte aussi longue on est on est à 6 ans et demi expérimentation je crois pas me tromper en disant enfin je ne me trompe pas d'ailleurs en disant que l'Europe la France sont massivement bénéficiaire de de ce traité y compris la majorité des des filières agricoles au-delà de ça on envoie un signal extrêmement inamical à nos amis canadiens je dis nos amis canadiens je vais vérifier j'espère que le dîner sera bon autour de Monsieur Trudeau ce soir qu'on sera pas au Pinsec et à l'eau euh enfin on n pas de temps d'ami ça à la surface du globe donc je trouve ça très mal encontreux à l' Gard des Québécois pour commencer bien sûrin et puis on on envoie un signal très mal encontreux à nos partenaires européens moi j'ai échangé avec mon homologue du patronat allemand qui qui m'a dit mais vous êtes complètement fou enfin à ce rythme là enfin on a on a quand même 20 % de l'emploi français qui est tourné vers l'exportation hein alors si on décide rationnellement enfin ça serait irrationnel de mon point de vue de mettre en péril 20 % des emplois français y compris dans les les filières vitivinicol céréalièr les tiers et cetera bon assumons-le mais ça sera pas la tèse du meddef hein je vous le dis franchement et puis enfin c'est c'est un signal c'est un signal malencontreux qu'on s'envoit à nous-même qui est qui est de mon point de vue le signal du repli alors moi je suis d'un département où il y a quand même un peu d'élevage euh je suis pas insensible aux intérêts de la filière bovine mais je pense je pense que on a pris enfin a été prise une décision catégorique et et et radicale euh alors même que d'autres d'autres réponses pouvaient exister à ce sujet réel de la protection de nos éleveurs bovin voilà je suis droit dans mes bottes si vous me permettez sur ce sujet du du set euh je vais essayer d'accélérer promis euh alors sur sur les défaillances oui ça ça concerne beaucoup le bâtiment j'attire votre attention sur deux autres points ça touche beaucoup le retail là aussi en bon français hein alors dans l'habillement textile habillement alors je je sais pas vous dire quelle est quelle est la part de la conjoncture et quelle est la part du changement de modèle parce que c'est c'est un secteur la distribution de détail en en habillement qui était déjà assez fragilisé du fait des ventes sur Internet et de de changement d'habitude de consommation ça touche également l'aménagement de la maison c'est directement lié à ce qui se passe dans la filièreonstruction ce sur quoi je veux surtout attirer votre attention c'est qu'on commence avoir des dossiers pour certains assez importants dans l'industrie dans la sous-traitance Industri réel et en particulier j'allais dire sans grande surprise dans la filière automobile donc voilà ça se propage je dirais un certain nombre de de secteur d'activité raison de plus pour qu'on soit très attentif à la dynamique générale de notre économie et qu'on on ne vienne pas l'altérer par des mesures inopportunes bon sur la protection sociale moi je suis très attentif d'autant que le MDEF a contribué à ce qu'il soit lancé aux travaux de msieurs bot et vassem qui il a été demandé dans le fil de la conférence sociale de l'automne dernier de revisiter en définitive tous ces sujets de trappe à bas salaire d'ffit d'éviction d'arbitrage entre revenus du travail et transferts sociaux notamment autour de de la prime d'activité moi je comprends des échanges que j'ai avec l'exécutif que le rapport intermédiaire qui va sortir dans les prochains jours et le rapport final qui est attendu pour le mois de juin inspireront assez largement un certain nombre de de mesures que vous aurez étudié et à trancher dans le cadre du PLFSS alors on ouvre un peu la boîte de Pandor moi je suis incapable de dire de quel côté tombera la pièce mais je trouve que c'est un sujet très fondateur et que là où autour de l'assurance chômage mais d'autres régimes sociaux on a des coups de godie on a du mal à voir la ligne directrice le fait de s'interroger fondamentalement sur ces sujets-là est une est une bonne idée et disant ça je mesure mon risque parce que il y a une probabilité non nulle que ça conduise à des arbitrages sur les lgement de charge défavorable au secteur à forte intensité de main d'œuvre et par voie de conséquence favorable à des secteur d'activité notamment ceux que j'évoquéis tout à l'heure qu' on été touché par l'amendement ferci et donc j'aurais probablement à gérer en interne un certain nombre de dilemmes mais ça n'enlève rien à ma conviction que ce rapport s'il est aussi riche qu'on nous l'annonce devrait être regardé de de très près euh ça n'enlève rien non plus à ma conviction que on a on a un problème bien sûr de niveau de de prestation social mais de financement de ces prestations sociales et que donc euh le le l'entreprise les salariés supportent à ce jour une part encore trop importante de de du financement des régimes sociaux français y compris dans des matières où on voit pas très bien pourquoi l'entreprise serait serait le support euh dit autrement euh en dehors des économies a probablement à réaliser sur les régimes sociaux don sur l'absentéisme le transfert d'une partie de de ces charges vers la la fiscalité CSG ou TVA me paraîtrait opportun voilà sur la décroissance alors là aussi j'ai les idées claires alors moi j'ai un infini respect pour pour qui porte la tèse de la décroissance il y a des gens très intelligents là-dedans très sincères je pense que d'autres sont peut-être intelligents mais moins sincère et que derrière ce se dissimule en quelque sorte un un un objectif purement politique bon il n'en Meur pas moins que tournant le sujet dans tous les sens je ne vois pas comment s'inscrivant délibérément dans une une trajectoire de décroissance on pourra à la fois garantir l'emploi le niveau de vie euh la compétitivité l'attractivité et surtout le financement de des efforts auquels les entrepr prise se doivent sur le plan environnemental et singulièrement sur le plan de la décarbonation j'ai rappelé tout à l'heure ce chiffrage qui d'ailleurs a été recoupé par des études tierces on peut dire le medf a fait chiffrer ça par rexecod rexecod est à la botte du medf ils leur font dire absolument ce qu'ils veulent bon toutes toutes les études d'origine diverse recoupent ce chiffre là 40 milliards d'euros d'investissement supplémentaires par an jusqu'à 2050 ben on les trouvera pas si on est dans une logique de décroissance parce que à nouveau sauf à trouver la pierre philosophale on ne générera pas les marges de manœuvre financières pour pour payer en particulier ces investissements de décarbonation si les résultat liés à la croissance ne le permettent pas sauf erreur de ma part quand on a des accidents conjoncturels et qu'on est en récession on voit immédiatement l'impact que ça a sur l'investissement sur la profitabilité sur l'emploi sur les salaires et je finis par là et Dieu sait si je suis attaché à cette sphère si je peux parler ainsi le financement de nos régimes sociaux est assis je l'ai dit à l'instant est assis encore essentiellement sur le travail et l'emploi moins de croissance moins d'emploi en tout cas si ça génère des emplois sont pas des emplois de même de même niveau de qualification et de même rémunération je m'explique un salarié dans le décolletage dans la vallée de l'Arve est bien payé il est d'autant mieux payer que les Suisses çaarrache nos compétences euh bien sûr qu'on peut imaginer le reconvertir dans dans des dans des tâches environnemental c'est pas du tout les mêmes salaires d'ailleurs c'est pas au même endroit euh donc il faut vraiment que qu'on mesure les les risques liés à la décroissance moi je pense que la croissance est au contraire la solution alors bien sûr qu'on s'entend d'une croissance frugale vertueuse responsable et ce ne sont pas des slogans hein on a quand même eu l'année dernière la démonstration qu'alors même qu'on avait une légère croissance nos émissions de gaz à effet de serre ont baissé significativement il y a de la part des entreprises d'une manière générale des agents économiques une prise de conscience qui fait que dans les comportement on est capable d'être beaucoup plus vertueux qu'on l'était jusque- là donc moi je suis très affirmatif pas de croiss s pas d'atteindre de nos objectifs environnementaux euh pardon d'être très long protectionnisme alors oui les Chinois les Américains sont sont protectionnistes pourquoi faudrait-il que nous ne le soyons pas euh c'est c'est c'est une bonne question c'est une bonne question alors il faut s'entendre sur le terme de protectionnisme non je je pense qu'il faut que il faut qu'on lutte à qu'on lutte à armes égales que bien sûr on prévienne et c'est possible que qu'on éteigne toutes les pratiques anticoncurrentielles en particulier des chinois mais si l'Europe doit se fermer sur elle-même B tout simplement il y a bon bon nombre de de d'entran d'intran qu'on ne produit pas à ce jour en Europe et qui nerit cruellement des faut je fais prioritairement référence au microprocesseur et donc il me semble que la bonne la bonne solution ça n'est pas en tout cas systématiquement le protectionnisme c'est de nous de nous donner les moyens de lutter à armes égales avec d'autres pays quand vous voyez que les Américains mettent sur la table 11 milliards de dollars pour attirer le un investissement dans une gigfactory de microprocesseur du taiwanais TSMC voilà c'est c'est c'est là que le combat doit se livrer et je pense que ça passe par des financements européens on en n'est pas là encore donc non protectionnisme on y croit pas euh voilà je pense avoir en tout cas efffleuré chacun des des sujets ou enfin quand même je reviens sur le sujet de l'absentéisme euh alors sur les derniers chiffres l'absentéisme rebaisse après avoir beaucoup augmenté bon euh il y a eu il y a eu notamment sur le les pathologies psychologiques si on peut parler ainsi des effets covid évident moi je sais pas dire comment ça va évoluer mais euh tout ce qui est annoncé qui commence à s'engager sur le le le contrôle des arrêts maladies euh tout toutes les réflexions en cours sur un éventuel délai de carence d'ordre public euh et tout ce qui est tous les travaux qu'on peut qualifier le plus positif que l'on mène avec les syndicats sur la qualité de vie au travail tout ça doit impérativement contribuer à ce que l'absentéisme diminue merci beaucoup monsieur le Président alors Bernard bu Bernard merci madame la Présidente Monsieur le Président ma question portera sur l'emploi des personnes de plus de 50 ans vous proposez la mise en place d'un contrat de valorisation de l'expérience fonctionnant un peu sur le modèle du CDI est-ce que vous pouvez nous apporter des précisions à ce sujet comment cela pourrait-il fonctionner merci Bernard Franck Menonville Franck merci madame la présidente monsieur le Président je voudrais réagir à un chiffre que vous avez évoqué dans vos propos liminires et que je trouve particulièrement euh inquiétant finalement euh la France serait le 48e État des États-Unis en matière de PIB par habitant et je voudrais vous en livrer un que vous connaissez bien évidemment fort bien en 2000 la zone euro et et les États-Unis étaient à parité une parité de 1 à 1 en matière de PIB aujourd'hui en 2022 2023 on est sur un rapport de 188 pour les États-Unis 1 pour l'Europe de la zone euro comment sommes-nous arrivés là qu'est-ce que ça dit de notre de notre économie de notre dynamisme et surtout qu'est-ce qu'il faut faire pour corriger bien évidemment ce décrochage de l'Europe dans le monde vous avez j'allais dire publié des propositions hier à 2 mois des élection européennes je crois que c'est important de vous entendre sur cette annal merci Franck Serge merilou Serge merci madame la Présidente Monsieur le Président nous sommes ici tous attachés bien sûr à la présence des entreprises sur nos territoirees mais la question je l'ai simplifieré mais face à la situation financière du pays qui est très dégradée que ce soit le déficit la dette pensez-vous pouvoir tenir la position de réduction nette de la contribution des entreprises à l'effort de l'État ne craignez-vous pas d'apparaître aux yeux de l'opinion publique c'est toujours la bataille de la communication au aux yeux de l'opinion publique comme des privilégiés qui essayer de se soustraire et d'échapper à leur devoirs pour maintenir les versements aux actionnaires voilà c'est c'est vraiment pas une question c'est une question qui qui m'intrigue alors est-ce que vous allez pouvoir lever cette intrigation je ne sais pas monsieur le Président c'est à vous de répondre je suis désolé je crois que j'ai dépassé mon temps donc bien emploi emploi des seniors et ce qui faisait l'objet des discussions puisqu'elles ont à chopé au titre du L1 alors ayons quand même bien en tête que quand on parle des des 60 64 ou 65 ans on agrège en quelque sorte des des des âges pour lesquels on n pas à ce jour les mêmes performances en terme de taux d'emploi on a dorénavant sur le sur la tranche 55 60 ans un taux d'emploi qui s'est considérablement amélioré et qui se compare favorablement à la moyenne européenne le vrai sujet il est évidemment sur la tranche supérieure je me sens très concerné c'est-à-dire les les 60 64 ou 65 ans moi je je pense que le ce qui s'est produit sur les 55 60 ans va assez mécani se produire sur la tranche supérieure est-ce que ça suffira à atteindre cet objectif de Tau d'emploi que je trouve excessivement ambitieux qu'a énoncé Bruno Le Maire c'est-à-dire avoir un taux d'emploi sur cette tranche supérieure au taux d'emploi moyen de la population française faut quand même rester un petit peu un petit peu prudent mais il y a une autre donnée structurelle qui me paraît qui me paraît déterminante parce que tout de mon point de vue ne peut pas être réglé par des réglementations des législations des négociation de branche d'entreprise et cetera et cetera c'est tout simplement la démographie et bien sûr qu'il y a pas une seule réponse aux tensions de recrutement qui vont s'exacerber du fait de la de l'évolution de la démographie mais j'affirme catégoriquement que les entreprises pour la plupart d'entre elles en tout cas dès à présent savent très bien que là où elles pouvaiit être tenté effectivement d'une manière ou d'une autre de faire partir les seigor en auront besoin donc effet horizon effet démographie je pense qu'on va on va déjà avoir j'allais dire assez naturellement un taux d'emploi des seniors qui va augmenter bon après c'est vrai que il y a des changements de de comportement de la part des entreprises auquelles elles doivent travailler il y a de mauvaises habitudes qu'on pu être prise pas seulement dans les grandes entreprises d'ailleurs et ça vous a pas échappé bien souvent il y a des plans de départ volontaire qui ont été très consensuellement misise en place c'estàd que chacun a trouvé son compte donc il va falloir qu'on revienne là-dessus après euh bon ce ce CDI senior qu'on a rebaptisé CDI fin de carrière et puis bon la dernière terminologie là que vous avez rappelé tout à l'heure bah normalement ne verra pas le jour moi je pense que c'était une bonne idée les syndicats étaient assez braqués là contre euh moi je pense qu'au contraire c'était une bonne idée parce que ça donnait de la visibilité à l'employeur je rappelle qu'il s'agissait pour le le candidat de dire à quelle date il aurait il aurait acquis ses droits c'est plein droit à retraite et un engagement de sa part d'interrompre le contrat à ce momentl je pense que c'est un frein à l'embauche qu'on aurait lever bon ben ça ça n'aura probablement pas pas lieu ensuite la comparaison qu'on fait en terme d'évolution de du PIB de la productivité de de la richesse par habitant entre l'Europe et les États-Unis je pense que c'est très symptomatique de de Ch chose et et on en a la traduction j'allais dire caricaturale avec le programme ira versus plan de relance ngen européen euh d'un côté les Américains prennent des risques euh et euh on une capacité d'exécution une vitesse d'exécution assez incroyable euh je veux dire par là que quand on regarde le le plan ira qui est un un un programme de de crédit d'impôt euh c'est pas aussi c'est pas de la dentelle fine comme peuvent l'être les les dispositifs européens et les délais d'acceptation et de déploiement sont incroyablement plus rapides que ce qu'on a en France et et en Europe donc c'est fondé sur la confiance alors évidemment la confiance n'excluant pas le contrôle il peut y avoir des sanctions très très dures derrière alors je sais pas si c'est le cas aux États-Unis mais si on pouvait transposer en Europe cette même philosophie moi ça ne me heurterait pas tout au contraire qu' a des sanctions très dur si d'aventure il y a des abus de la part des bénéficiaires de de ces dispositifs et voilà donc on a on a une on a une philosophie très très administrée très suspicieuse en Europe versus côté américain un encouragement à la prise de risque aussi bien pour les particuliers que pour les entreprises et ça donne des résultats euh bon après il y a il y a des mentalités qui sont pas les mêmes ça c'est beaucoup plus dur à à changer enfin sur vous l'avez pas formulé comme ça mais il est il est parti mon interrogateur il est là il est là c'était vous pardon euh vous l'avez pas formulé comme ça mais je l'ai compris ainsi pourquoi les entreprises ne contribua-elle pas à l'effort de guerrein euh ben je crois qu'elles y contribuent déjà beaucoup euh et je ne retire rien à ce que j'ai dit tout à l'heure les entreprises françaises malgré des avancées intéressantes sur le plan de la fiscalité comme sur le plan du droit du travail ces dernières années reste parmi les plus taxés au monde et là aussi je pense qu'on a un impératif de quoi on ne peut pas si vous me permettez courir tous les lièvres à la fois on ne peut pas d'un côté tenir cette trajectoire de décarbonation être compétitif dans une une compétition qui je le redis internationale qui je le redis devient chaque jour un peu plus rude créer des maintenir pour commencer créer des emplois augmenter les salaires et voir par ailleurs nos prélèvements obligatoires augmenter encore c'est pardon mais c'est c'est presque de l'arithmétique euh et donc donc je je persiste à penser que la la bonne solution pour que les entreprises contribuent à la richesse collective pour commencer en terme de création d'emploi mais ben c'est c'est quand même bien d'augmenter la base fiscale et pour augmenter la base fiscale mais il faut il faut encourager l'activité tout ce qui sera fait en sens inverse contribuera j'ai essayé de l'expliquer tout à l'heure à travers cet exemple j'en conviens un peu caricatural du bâtiment hein tout ce qui contribuera à ce que parce que les prélèvements obligatoires serait augmenté mais il y a moins d'investissement il y a moins d'emploi il y a moins d'augmentation de de salaire en réalité peut avoir un effet pervers terrible complètement paradoxal c'est-à-dire qu'à la fin le le rendement pour les finances publiques soit négatif merci alors Anne Catherine Loisier merci merci beaucoup monsieur pour tous ces éclairages alors juste vous n'avez pas aborder en fait le contexte un peu plus global de géopolitique et des tensions mondiales donc est-ce que ça comment vous vous l'analysez sur sur l'activité des entreprises françaises son impact euh euh enfin vous avez expliqué donc les problématiques de compétitivité que connaît la France pourtant ces derniers mois business France s'est félicité que la France était le pays européen qui attirait le plus d'investissements étrangers et notamment un bon nombre d'entreprises américaines donc comment est-ce que vous expliquez cette réalité euh et par ailleurs euh un certain nombre d'économistes notamment dans une une étude de la Banque de France dernièrement euh attribue plutôt la la la perte de compétitivité à la baisse de productivité de l'industrie française ces derniers mois et d'ailleurs qui est peut-être en lien avec le sujet qu'on évoqué sur l'emploi des seniors qui serait donc en lien avec la manque de qualification euh de de la main- d'œuvre euh avec l'embauche de nombreux apprentis qui sont très positifs d'un certain côté mais qui ont pu provoquer des des situations voilà de de de tension par rapport à la qualification des entreprises Daniel gr pensezv oui merci madame la Présidente Monsieur le Président trois questions la première question vous avez beaucoup évoqué comme un élément stratégique le coût de l'énergie et notamment sur le repositionnement de la réindustrialisation à travers le monde et comme la France et l'Europe a cet objectif là quelle est la position du MF sur l'absence de PPE puisque nous avonscune vision stratégique à tant en terme de volume en terme de compétitivité de cette énergie deuxème question sur le cire je partage votre point de vue ça serait dommage de jeter le bain avec l'eau duubain pe-être une des solution je dis ça parce que j'avais fait partie d'une commission d'enquête à l'époque au Sénat mais qui a pas été conclusive donc je n'ai pas le droit de redire ce qui a été dit par contre j'ai le droit de dire ce que je pense et monsieur le Président aussi d'ailleurs il le dit non mais je non mais je une des une des solutions pour je le dis parce que j'avais notamment évoqué à l'époque euh pourrait être effectivement c'est scandaleux d'utiliser de l'argent du contribuable pour faire de la recherche innovation en France mais en fait de faire des investissements étrangers après donc une des solutions pourit être effectivement d'utiliser le cire mais d'avoir un fléchage de l'investissement de l'ET innovation ensuite sur le territoire national euh ça c'était ma question et trisème question concernant le bilan carbone parce que là aussi ça fait partie des points stratégiques du positionnement de notre industrie si je veux pas revenir sur vos exemples est-ce qu'on ne pourrait pas être plus offensif sur cette notion de bilan carbone sur les productions industrielles dans notre pays et à travers l'Europe et Daniel Fargeot oui merci madame la Présidente merci monsieur le Président un débat très intéressant et très enrissant pour Chac question micro Daniel ton micro hop voilà merci oui ma question porte sur la réindustrialisation de la France je me pose la question suivante est-ce un mythe ou une réalité je m'explique comment rendre concret ce ve pieux dans un contexte d'injonction contradictoire je fais référence à votre positionnement sur le protectionnisme européen vers les entreprises françaises ce que vous en pensez et par la même je lance un petit pavé dans la marre à savoir comment justifier le manque de diversification de nos approvisionnements en méto critique et minerais nécessaire no différentes industries dont nous prenons la souveraineté bien évidemment je fais référence à l'impact pour les entreprises françaises à la suite de la non ratification du CTA j'en rajoute une petite couche mais ça me fait plaisir voilà monsieur le Président oui oui c'est pas interdit en tout cas euh bon sur sur les les tension géopolitique bon je je je je rejoins vos vos préoccupations mais je d'abord je suis pas expert en la matière mais ce qui est certain c'est que par exemple les les risques les risques dans la Corne de l'Afrique conduisent conduisent à des délais et des coûts accrus sur un certain nombre de d'approvisionnement euh que la compétition que ce livre les grandes puissances mondiales pour capter les les matières premières critiques ou pas d'ailleurs je sais pas si on peut considérer que le cuivre est une matière critique j'ai tendance à penser queoui même si on l'utilise aussi dans le bâtiment et cetera quand on voit le la diplomatie chinoise hyper active que soit en Afrique mais en Amérique du Sud également ça renvoie un petit peu à ce sujet céat hein euh le le Chili se passera très bien alors il est pas il est pas dans le Mercosur le Chili je crois mais le le Chili et d'autres d'autres pays se passeront très bien de de l'Europe et de la France tout le monde s'arrache c'est ces matières premières donc effectivement il y a des tensions géopolitiques alors qu'ils sont pas que militaire ou diplomatiqu qui sont également économiques auquels on se doit être attentif une fois que j'ai dit ça il faut évidemment une réponse ça veut dire multiplier des accords de de partenariat pour sécuriser et diversifier nos approvisionnements ça veut dire en terme de souveraineté réinternalisé ou internaliser un certain nombre de de productions pour lesquelles on est encore excessivement dépendant d'autres d'autres pays pour certains inamicaux enfin voilà il y a il a il y a pas une seule une seule réponse mais c'est évidemment sujet de préoccupation pour notre pays mais pour pour ces entreprises après la réalité de la réindustrialisation alors je vais ê je vais être je l'espère comment toute chose assez franc euh on focalise j'allais dire cette bonne guerre sur un certain nombre d'investissement étranger en France pour certains massifs significatif et dont il faut se réjouir mais il me semble Queen tout cas dans le discours public on s'intéresse un peu moins déjà aux entreprises industrielles qui existent en France hein et qui pour certaines sont menacés c'est notamment du fait de de politique publique he j'évoqué tout à l'heure le décolletage dans la vallée de larve ça peut être la plasturgie dans la vallée deyonin et touttit cointit d'un côté on a ses créations d'emploi et tant mieux autour des gigafactories de batteries dans les dans les Haut- defance d'un autre côté on a autant et plus d'emplois qui disparaissent et d'entreprises qui sont menacées je cite un je cite un cas parce que vous êtes comme moi très attaché au territoire moi je je me suis rendu il y a quelques mois dans une très belle entreprise de fonderie en son Loire Matour qui s'appelle d'ailleurs la fonderie de Matour 250 salariés pas de chance cette entreprise qui je pense est exemplaire à tous égards y compris en terme de régimes sociaux cette entreprise travaille intégralement à la fabrication de culasse pour les moteurs thermiques d'Audi et de BMW dans une localité de 2500 habitants si je me trompe pas autant vous dire que cette entreprise aussi efficace soit-elle et condamné je crois pas me tromper en disant que le territoire est condamné parce que la localité la plus proche un peu significative c'est Macon qui doit être à 35 km je suis pas sûr que les 250 salariés et leur famille iront à Macon et puis je sais pas ce que ce que deviendront le boulanger le boucher enfin je veux pas faire dans le misérabilisme mais je je crois que tout ça vous parle donc mon mon intuition c'est qu'à ce jour euh on n'est pas en train de se réindustrialiser et c'est extrêmement fâcheux il faut pas que les arbres les arbres pas l'arbre cache la forêt tant mieux si effectivement on a de gros investissements y compris dans la pharmacie qui qui viennent sur notre territoire mais ça ne se résume pas pardon être un peu taquin à choose friends commençons par préserver ce qui existe euh sur le la productivité bon les chiffres sont là alors effectivement si la baisse la productivité et c'est le cas tient à la très heureuse augmentation du nombre d'apprentis on on retrouvera nos billes je dirais à moment ou un autre c'est pas un sujet elle s'explique mais la banque la banque de France a bien documenté ça elle s'explique aussi par des effets sectoriels en ce sens que les créations d'emploi ont été plutôt dans des secteurs de service qui contribuent moins à la productivité c'est un état de fait raison de plus pour que on travaille notre réindustrialisation moi je pense que le sujet le plus structurant et finalement quand on parle d'apprentissage ou d'alternance c'est un peu ça c'est celui des des qualifications alors c'est c'est du travail de longue haline et j'en profite pour vous dire que nous on est très en soutien de la forme des lycées professionnels un peu dépité que ce sujet soit sorti du panorama euh alors que moi je m'emploie à mobiliser tout tous nos adhérents pour s'impliquer bien sûr en amont au stade de l'orientation parce que c'est ça le le sujet principal ensuite au au stade de l'accueil des stagiaires des lycées professionnels et puis le jour venu parce que l'orientation aura été meilleure évidemment à l'embauche de ces jeunes c'est quand même la réponse numéro 1 au à la fois aux tensions de recrutement on a aussi bien dans la construction dans l'industrie dans les services ou le ou le commerce et puis a ces enjeux de de productivité il y a un long chemin je crois qu'on partage ça parce que les lycées professionnels j'en fais pas une généralité il y a des lycées absolument magnifiques en terme de performance mais enfin c'est quand même un gâi un gâchi humain un gâchi économique un gâchi social un gâchi territorial donc raison de plus pour s'emparer du sujet sur l'énergie oui ben évidemment moi je je suis je suis un peu déconcerté même si je comprends que le panorama Parlement nê pas euh je suis je suis nous sommes nous sommes assez inquiets de voir que on ne se donne pas de visibilité à travers la loi de programmation de l'énergie la PPE et cetera et cetera avec ici et là des déclarations qui sont presque provocatrices pour nos industriels en particulier du genre il y a pas lieu de s'inquiéter la reine ne disparaît que le 31 décembre 2025 à l'échelle ù de de de enfin sur les calendriers d'investissement dans l' industriel le 31 décembre 2025 c'est demain et ça ne contribue pas d'ailleurs à la réindustrialisation à l'attractivité de la France et à à tenir notre rang dans cette fameuse compétition internationale donc oui on a besoin de visibilité bon après moi j'avoue que j'ai un peu de mal à comment dire à décrypter cette forme de de duel de communication que ce livre Desf le gouvernement tel ou tel association de d'industriel on donc encore de visibilité sur la la tarification les tarifications deedf à vrai dire on a on a quelques quelques milliers c'est déjà beaucoup ou peut-être même quelques centaines seulement d'entreprises qui sont vraiment exposé les hyperélectrointensifs les électrointensifs il y a urgence deavant à ce qu'on se donne la visibilité tout en sachant tout en sachant que même même s'il y a une tarification très favorable pour les hyperénergointensifs leur coût de l'énergie sera supérieur à celui des leur concur américain mais voilà donnonsnous dardard de la visibilité euh sur la conditionnalité du crédit d'impôt recherche à des investissements ensite de de production en France euh je je ça mérite d'être regardé je reste très prudent ça n'enlève rien au fait que ça permet de localiser ou de maintenir en France quand même des des équipes de de chercheurs à haute valeur ajoutée ça V au fait que les les brevets sont quand même déposés en France avec des revenus de brevet qui nous bénéficient donc je je sais pas trop quoi vous dire un mot sur parce que je je je suis pas sûr d'avoir compris si c'était ça la question un mot sur le le sibam ou macf mécanisme d'ajustement carbone aux frontières pour dire parce que je dois balayer devant ma porte que le MF était favorable mais qu'on a compris d'oravant que paradoxalement à une exception près pour les industries cimentières euh là où la finalité de gagner en en souveraineté euh ça peut avoir un effet contraire c'est c'est-à-dire oui oui oui oui je c'est-à-dire que tout au contraire ça peut ça peut conduire à délocaliser des productions industrielles vers des des productions des productions avales à forte valeur ajoutée et qui elle ne serait pas prise dans le dans le filet je dirais du du macf donc on est très curieux de de voir les résultats de l'expérimentation et puis surtout on est très on est très inquiet de voir le rythme auquel les Ets vont être supprimés parce qu'il y a un risque majeur de déstabiliser les industries concernées aluminium et acier en particulier alors on s'achève on s'achemine vers reste encore merci madame la Présidente Monsieur le Président ce n'est un secret pour personne la balance commerciale de notre pays va mal la France a connu sa dernière balance commerciale excédentaire en 2002 depuis nous observons inexorablement un déclin alors que nos principaux partenaires eux connaissent un excédent pour 2023 le déficit commercial de 130 milliards se réduit peut-être certes mais sans aucune amélioration structurelle d'année en année des rapports du du Sénat des rapports de l'Assemblée nationale des rapports de la Cour des comptes alertent sur l'urgence de la situation et pointe un manque de vision stratégique de la part du gouvernement en dépit de la réforme plutôt positive des dispositifs d'accompagnement via notamment France team export monsieur le Président comment lever les freins à l'export pour nos entreprise français et quelles sont les actions que vous menez par MDEF international merci de vos réponses prent je sais pas si on peut continuer ou si vous devez nous quitter et au quel cas il y avait encore C questions mais bon je comprends aussi vos impératifs oui puis je fais des réponses trop longues non y a des fondamentaux de de compétitivité à la louche 60 milliards de charg social 60 milliards d'impôts de production de plus en France que par rapport à la moyenne européenne je rappelle que l'Europe à for si on neutralise la balance énergétique l'Europe a un excédent commercial signifi donc il y a pas de fatalité donc adressons ces de sujets ils ont commencé à être adressés mais mais pas pas suffisamment après sur les dispositif d'accompagnement nous on est on travaille en étroite de collaboration avec avec business France M deff international accompagne de plus en plus d'entreprises à l'international sous forme d'export ou d'implantation mais on a on a un vrai enjeu territorial euh c'est vrai pour mdaf internationale d'ailleurs mais ça est pour business France il y a pas suffisamment de proximité malgré les collaborations notamment avec les chambres de commerce il y a pas suffisamment de de proximité territoriale qui pourrait susciter des vocations chez des primos exportateurs voilà pardon d'être un peu un peu court dans ma réponse alors Sophie prima Franck Montauger le plus rapidement possible merci madame la Présidente Monsieur le Président merci de cette audition on va se dépêcher j'ai des questions qui nécessitent des réponses peut-être plus plus longues donc peut-être on se reverra euh première question sur la fiscalité on a compris votre plédoyer sur la fin de la CVAE nous évidemment ici au Sénat chamb des territoires on est très inquiet du manque de lien entre le territoire et la fiscalité des entreprises même combat que la taxe d'habitation euh donc je comprends aussi votre combat qui est pas de taxation avant la production et avant qui est de la valeur ajoutée comment on fait est-ce qu'il faut qu'on augmente l'impôt sur les sociétés euh et qu'on baisse la CVE comment on fait pour donner des moyens au territoire de bien vous accueillir et de bien j'ai bien retenu votre votre plaidoyer sur la fonderie qui part en haute zone comment on fait ça deuxièmement bon question vous pourraz pas y répondre probablement là l'avenir du paritarisme on voit que la question de l'Unedic on voit que la question d'Action Logement sont aujourd'hui au cœur des réflexions entre le gouvernement et vous quel est l'avenir du paritarisme pour vous trème question et je vais m'arrêter là j'en avais d'autres euh plus dans votre jardin quelle est la capacité aujourd'hui du Medef à repenser les modèles de contrat de travail les modèles l'adaptation de du monde du travail aux nouvelles générations et aux aspirations de nouvelles génération Franck montoger très rapidement merci madame la Présidente merci monsieur le Président pour cet échange vous en appelez le MDEF à la création d'un fond souverain qui serait doté de de 10 % du budget annuel de de l'Union européenne donc ça fait quand même 12 milliards d'euros avec effet de levier attendu à hauteur de de de de 100 milliards d'euros euh donc d'investissement privé hein au bout du compte au service des des des technologies stratégiques euh donc est-ce que vous confirmez cette ce ce souhait d'une part et et derrière cette cette demande si vous la confirmez n'y a-t-il pas en creux une petite critique à l'égard des des projets d'investissement important d'intérêt européen les pqu parce que les piqu qu'en fait rentre rentre un petit peu dans dans ce cadre là euh et moi je comprends que bon mais ce qui se fait c'est peut-être pas suffisant et qu'il faut passer la la la surmultiplier comme on dit chez moi pour pour être plus efficace notamment à l'égard des américains avec l'IRA d'une part et et et et les Chinois enreautre d'autre part merci allez-y bien alors je vais commencer par un vibrant pladoyer en faveur du paritarisme malgré l'échec de cette nuit euh et quand je dis paréarisme c'est aussi bien paréarisme dit de négociation que de gestion moi j'ai mis dans le panorama il y a 15 jours un chiffre dont tout le monde n'avait pas conscience les les partenaires sociaux entre retraite complémentaire assurance chômage accident du travail maladie professionnelle et prévoyance santé à travers les groupes de protection sociale gère ou servent chaque année 235 milliards d'euros de prestations sociales alors on peut on peut toujours dire et c'est vrai qu'il y a des marges d'amélioration en terme d'efficience en terme de gouvernance et je pense qu'on s'est employé ces dernières années à améliorer C ces deux sujets enfin sauf erreur de ma part chacun de ces régimes est excédentaire ce qui n'est pas la règle générale sans sans être trop perfide dans mon mon propos en tout cas pas la règle générale dans certains régimes ou la quasi totalité des régimes gérés par l'État donc à soi seul ça balaye je dirais cet argument selon lequel les par partenaires sociaux ser seraient de robustes incapables tout juste soucieux de préserver leur précarré dans un conservatisme coupable Action Logement méritait d'être mis sous tension je pense qu'on y est parvenu et quand je regarde les performances d'Action Logement par comparaison avec celle d'autres acteurs du logement social je pense qu'on ne démérite pas et merci à vous tous merci par ailleurs à tous les élus locaux pour la confiance placé dans Action Logement vrai dire Action Logement devrait et pourrait faire beaucoup mieux si on éétait pas empétré dans un certain nombre de de réglementation ou d'interférences qui nuisent à la performance en particulier d'Action Logement qui est supposément au service des salariés des entreprises privées hein euh quand on regarde ça c'est un peu amélioré mais je signale simplement que 48 % du parc 1100000 logements intermédiaires et sociaux 48 % de ce parc est occupé par des personnes qui ne sont pas des salariés des entreprises qui payent la PEC et donc Action Logement heureusement que tous nos AD en sont pas conscients parce qu'il refuserait séance tenante de payer la PEC et il dirait à l'état reprenez les clés mais on arrête la PEC bon euh donc moi je suis très attaché au paritarisme et et convaincu que ça n'est pas une vieillerie sous les réserves que j'ai indiqué tout à l'heure de bonne gouvernance et de mise sousension et je je pense que chaque jour qui passe fait qu'on se doit en tout cas que moi je suis de plus en plus attaché au paritarisme parce que qu'on le veuille ou non je pense que je pense que les partenaires sociaux avec chacun ça sensibilité euh sont conscients de leur responsabilité y compris sociale sociétale et je me permets de le dire politique euh ça ça reste quand même un îot de de de dialogue et et de consensus quand je dis consensus je pense pas au consensus mou je crois que c'est un bien très précieux pour l'équilibre du pays le paritarisme et moi la perspective qu'on laisse les toutes les clé du camion à l'état je je ne reviens même pas sur ses capacités ou incapacités gestionnairees mais qu'on laisse toutes les clés du camion à l'état alors que la sphère étatique la sphère publique est quand même tous les chiffres en témoignent euh très très importante pour ne pas dire trop importante en France envahissante s'il faut aller au-delà moi je sais pas qui nous gouvernera demain euh mais y compris sur l'assurance chômage voilà faut être prudent euh si on a si on a un gouvernement qui comprend pas l'entreprise ou qui veut pas la comprendre et qui dit bah finalement la cotisation chômage on va la passer de 405 à 8 euh et que les partenaires sociaux n'ont pas leur mot à dire j'affirme que les syndicats s'y opposeraient s'ils étaient encore manette avec nous donc faut être très très très prudent sur ces sujetsl et cette espèce de de de de d'obsession qu'on certain à vouloir tout étatisé me paraît à tous égards en terme d'efficacité en terme d'équilibre politique extrêmement suspecte ou dangereuse même voilà je l'ai dit euh sur les financements ou il fond souverains je je pense que c'est une bonne idée alors c'est pas c'est pas de dans notre bouche un moyen de de solder et d'évacuer le sujet des retraites par capitalisation je balance ma petite grenade avant de partir euh qui qui qui reste un sujet entier y compris sur le sur le le volet spécifique du financement des retraite dans dans la durée hein j'attire par ailleurs votre attention j ai fait allusion déjà sur le fait que l'épargne européenne l'éparne française part massivement aux États-Unis massivement aux États-Unis ça tient à quoi ça tient tout simplement au fait que c'est plus rentable d'investir aux États-Unis pour toutes les raisons qu'on a rappelé tout à l'heure ira prix de l'énergie probablement dans l'esprit de certains réélection de Trump ou pas une stabilité politique plus forte aux États-Unis que qu'en Europe euh et donc ça c'est un premier volet le deuxième volet c'est qu'il y a des acteurs de l'asset management des des des gestionnaires d'actifs des acteurs américains qui sont incroyablement puissant incroyablement puissant accessoirement ça se traduit dans leur frais de gestion il y a des économies d'échelle euh et donc on se doit en Europe de de mettre en place les on va pas interdire l'activité des banques des banques américaines et des fonds d'investissement euh enfin des des des gestionnaires d'actifs américains en Europe mais euh je signale simplement que le leur part de marché à l'échelle mondial euh est passé en l'espace d'une dizaine d'années de 40 à plus de 51 % là euh où le la part de marché des gestionnaire d'actifs européens n'est plus que de 20 %. hein et ben les Américains c'est pas illogique on fera la même chose à leur place d'abord ils savent compter et ensuite ils privilégient les États-Unis donc on se doit de mettre en place une industrie de de la gestion d'actifs européenne et française on a un très bel acteur à Mundi hein mais qui ça suffit pas quoi et donc et donc voilà après les pèqu moi je trouve ça extrêmement bien mais les pèqu c'est c'est très quand je dis c'est bien je le pense sincèrement mais mais c'est c'est très encadré si vous voulez et donc si on a un fond souverain qui est un peu plus libre de ces mouvements qui n'est pas tributaire finalement de partenariat européen je pense que ça nous permettra d'accélérer effectivement l'effet de levier qu'on a estimé si on met en place ce fond souverain européen et et celui-là quand vous regardez comme la Norvège est efficace avec son fond souverain c'est extraordinaire d'ailleurs fond souvin qui a été payé par le les hydrocarbures et qui maintenant prend des positions antihydrocarbures comme quoi faut désespérer de rien alors il reste trois petites questions vous devez partir bon alors je suis désolé pour nos trois collègues réy Cardon Fabien Guay et Sylvi Noël mais vous nous avez déjà consacré énormément de temps et vous une question président merci monsieur le Président parce que vous l'avez vu les questions étaient nombreuses vos réponses extrêmement précises détailler avec beaucoup de transparence et de franchise et j'espère qu'on pourra refaire cet exercice en tout cas on vous remercie très sincèrement de nous avoir consacré autant de temps et on vous souhaite un bon déplacement au Canada
Dominique Estrosi-sassone