Avenir de la viticulture
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
que vous soyez présent physiquement dans cette salle de presse du Sénat ou que vous soyez également très nombreux à travers une visio et donc que vous puissiez poser des questions qui seront bien sûr lues par notre chargé des de la communication et des médias Philippe Peugeot. Donc je vous remercie très sincèrement de votre présence et donc euh je vais juste me contenter de faire une petite introduction à ce point presse et je vais ensuite sans plus tarder laisser la parole à nos trois corpporteurs qui sont donc Daniel Laurent qui est également président du groupe Vigne 20 donc dans la commission des affaires économiques, Henry Cabanel et Sébastien Plat. Donc le rapport d'information sur l'avenir de la viticulture a été présenté par nos trois coraurs ce matin en commission des affaires économiques et euh le rapport comme on a l'habitude de le faire mais également les 23 recommandations euh qui l'accompagnent ainsi que la publication du rapport ont été votés à l'unanimité des membres présents de la commission des affaires économiques.
Alors vous allez me dire pourquoi ce sujet. On va y revenir mais ça faisait 23 ans 23 ans que la commission des affaires économiques n'avait plus planché sur ce sujet de la viticulture depuis le rapport d'un de nos collègues Gérard César qui était donc issu du département de du bordelet la Gironde et donc qui il y a 23 ans de cela avait fait un rapport qui forcé de constater faisait des constats quasi similaire bien évidemment avec des évolutions que les corapporteurs vous vous présenteront quasi similaire à ce que viennent de faire nos trois corapporteurs sur la filière viticol. Alors la filière Viticol, je veux dire bien évidemment et vous le savez toutes et tous, c'est une filière d'excellence.
C'est une filière qui est profondément ancrée dans nos territoires et dans l'histoire de notre pays. C'est une filière qui est vecteur d'un grand rayonnement français mais aussi d'une véritable attractivité. Tant et si bien queaujourd'hui la filière Viticol est une filière qui permet à notre balance commerciale d'avoir un excédent de façon substantielle.
Alors cette filière bien évidemment elle fait vivre une grande partie de nos territoires si ce n'est la il y a un micro qui n'est pas fermé ou merci. Donc cette filière, elle fait vivre nos territoires, c'est elle qui façonne nos paysages et à chaque fois et et les rapporteurs y reviendront certainement à chaque fois qu'une parcelle de vigne est malheureusement arrachée, c'est un bout de notre héritage qui disparaît. Alors la la volonté de la commission des affaires économiques était de se saisir de ce sujet puisque'aujourd'hui bien évidemment cette filière connaît une grave crise, une grave crise qui a qui est à la fois une crise climatique qui est à la fois une crise conjoncturelle qui sont lié aussi à tous les aléas internationaux et puis qui est une crise de la consommation. les rapporteurs y reviendront.
Et donc trois corrapporteurs ont été euh désignés par la commission des affaires économiques. C'est une c'est un rapport d'information qui a été fait de façon transpartisane comme on a très souvent l'occasion de le faire en tout cas sur les missions d'information que nous conduisons au sein de la commission des affaires économiques et c'est donc trois viticulteurs de métier qui se sont chargés de ce rapport et ils vous diront combien ils ont énormément travaillé. trois viticulteurs de Bétier qui bien évidemment connaissent sur le bout des doigts cette filière, l'ont vu évoluer.
Ils vous en parleront bien évidemment mettre en avant les grandes qualités de cette filière mais aussi et c'est ce qui me semble important de souligner à travers le rapport et les recommandations que font nos trois corpporteurs. Ils ont aussi voulu parler des conservatismes de cette filière viticole, de ces tensions internes. Vous verrez, c'est un rapport que nous avons qualifié ce matin de quelque peu de décoiffant à travers les recommandations qu'il formule.
Mais je crois que c'est aussi un signal d'alerte très important qu' voulu tirer nos corrapporteurs pour justement montrer que cette filière, elle a encore de l'avenir bien évidemment, mais il est important que cette filière quelque part se restructure, se remette en question, prenne de la hauteur et c'est bien évidemment dans le cadre de son intérêt. Donc je vous l'ai dit, 23 recommandations ont été formulées par nos coprapporteurs avec au fond une idée qui est chère ici au Sénat, c'est l'idée que malgré nos histoires, malgré nos territoires, nos convictions, la communication et la coopération valent mieux que l'affrontement. Et je vous l'ai dit, nos trois rapporteurs sont issus de groupes politiques différents bien évidemment, sans rien renier de leur conviction. et bien ils ont à travers ce rapport euh porté cela de façon commune pour voilà montrer que à travers les recommandation qu'il formulaient pour la filière viticole, il était possible de converger et c'est ce qui les a guidé pour au bout du compte l'intérêt et le seul intérêt général de la viticulture.
En tout cas, du fond du cœur, je veux les remercier du travail qu'ils ont accompli pendant plusieurs mois, du rapport qu'ils ont produit et je veux également, mais ils le feront aussi, remercier toute l'équipe de la commission des affaires économiques qui a été présente à leur côté et qui leur a permis aussi de rediger ce rapport qui est conséquent, qui est important, mais qui se base et qui s'appuie sur la réalité, sur beaucoup de pragmatisme, sur les territoires qu'ils connaissent très très bien et bien sûr sur la filière viticol qui fait partie d'une des filières les plus importantes en tout cas en terme d'excellence au niveau de notre agriculture française. Donc je leur laisse la parole. C'est Daniel qui commence.
Merci beaucoup en tout cas de votre attention et ensuite on ouvrira les questions. Bien madame la présidente des affaires économiques, merci de cette belle introduction qui a cadré vraiment l'intérêt de de ce rapport. Donc avec mes deux collègues Henri Cabanel et et Sébastien Plata, nous avons travaillé pendant de nombreux mois pour essayer de de faire un rapport concret, transpartisant et qui correspondent vraiment aux besoins de la viticulture pour réformer un peu la viticulture et faire de telle sorte que elle s'adapte un peu plus actuellement pour essayer de résoudre la crise majeure qu'elle est en train de de vivre.
Nous avons fait à peu près une cinquantaine de d'auditions. Nous avons rencontré 150 personnes. Ça veut dire tous les représentants qui soient responsable viticol, qui soi responsable de syndicat de confédération de CAF coopérative d'organismes viticoles.
On a essayé de de voir tout le monde pour essayer d'abord de d'échanger avec eux, savoir un peu ce qu'ils souhaitait et puis leur dire un peu, nous leur transmettre les messages que nous voulions comment nous voulions avancer. Nous avons aussi bien sûr en visoconférence voyagé beaucoup, je dis bien en visoconférence puisque on a on a voyagé avec les la Chine, les États-Unis, l'Italie, l'Espagne et tout un tas d'autres pays pour voir aussi la conjoncture viticole dans tous ces territoires parce qu'elle est aujourd'hui importante et on voit bien que les difficultés ne sont pas qu'en France. Donc, il était important qu'on prenne la température aussi dans ces territoires.
Euh nous avons, si vous voulez, nous avons fait ce rapport, c'est pas pour faire un rapport de plus parce que si on le dit souvent, si c'est pour faire un rapport de plus qu'on doit mettre sur une étagère et puis on se satisfaire en disant "Mais on a fait un rapport sur la viticulture, c'est pas la peine de travailler comme ça." Nous, on est convaincu parce qu'on est véticulteur qu'il est indispensable indispensable qu'on trouve des solutions pour régler les problèmes de la viticulture. Donc c'est pour ça et notre président vient de le dire que nous avons fait 23 recommandations.
Alors ce rapport si vous voulez quand on dit qu'on veut qu'il décoiffe, il a il apporte il apporte des recommandations justement qui ne sont pas peut-être tout à fait souhaité par le monde viticole mais qui sont à nos yeux censés pouvoir réformer et réformer justement le la viticulture. Alors dans ce rapport, je je vais vous juste vous vous donner les les premières informations de la de l'avant-propos. Pendant le vin produit de la vigne, les territoires viticoles ainsi que les cidres et poirées, les boissons spiritueuses et les bières issues des traditions locales font partie et ça a été dit par notre présidente, font partie du patrimoine culturel, gastronomique et paysager protégé de la France.
Et ça je m vertu à le dire parce que pour nous la vigne c'est un patrimoine. Pendant longtemps, la viticulture a ronronné. Alors quand je dis qu'elle a ronronné, c'est pas péjoratif.
Ça veut dire que la visite culture dans l'histoire a eu de nombreuses crises, des alléas climatiques, a eu tout un tas de problèmes, mais depuis nombreuses années, elles ronronées. C'est-à-dire que vraiment on ne prenait pas en considération la situation et on essayait de on essayait de passer le cap et puis de dire "Bon ben l'année prochaine sera mieux ou dans 10 ans sera mieux ou on aura des bonnes récoltes et ainsi de suite." Et ça se passait comme ça.
Donc aujourd'hui ça peut plus se passer comme ça parce qu'économiquement on ne peut plus supporter d'attendre une année sur l'autre parce qu'il y a des charges, parce qu'il y a du personnel, parce qu'il y a des contraintes. Donc une production abondante globalement de qualité, c'est ce que nous avions, une demande importante au pays du vin, de nombreux vignobles fleurants très organisés, véritables étendards à travers le monde de la culture, de l'histoire et du savoir-faire français. un prestige inégalé dans le monde, une contribution à la balance commerciale de la France décisive et je dirais même très importante.
Des crises récurrentes certes, mais toujours surmonté souvent à grand renfort d'argent public. Et c'est là aussi là, on essaie de de répondre en disant c'est on peut plus continuer. Quand ça va bien, ben on veut planter de la vigne et on demande des aides à la plantation.
Quand ça va mal, on veut arracher la vigne, on demande des aides à l'arrachage. C'est plus possible. L'État est pauvre, vous le savez.
Et donc, il va il faut il faut apporter des solutions euh concrètes. Dans de telles conditions, pourquoi se remettre en question ? Le producteur fait ce qu'il sait faire, c'est-à-dire produire et la demande suivra.
Le négociant regarde les cours du vin pour acheter au bon moment ou bien franchit la frontière pour faire ses affaires. Cette époque est révolue. Cette époque est révolue.
Désormais une bouteille, un exemple une bouteille d'huile d'olive se vend plus cher que certains vins sous appellation. Dans certains vignobes, des véticulteurs sont à bout jusqu'à pour certains commettre l'irréparable. Et on le voit bien Henrianel d'ailleurs il y a 3 ans 4 ans je sais pas avait fait un rapport avec François François Fera voilà sur les suicides dans dans l'agriculture puisqu'on disait que c'était l'agriculture où il y avait le le pu de suicide.
Comment en est-on arrivé là ? Les causes sont multiples. Analysé dans ce rapport mais finalement connu de tous.
La filière pouvait-elle prévoir la succession de chocs mondiaux qu'on constitué la crise du Covid, l'agression russe, la saga des droits de douanes chinois et américains ? De toute évidence, non. Elle a comme de nombreux secteurs économiques dû composer avec un environnement international dégradé et s'est retrouvé injustement prise pour cible dans des conflits qui ne la concernaient pas.
En revanche, la filière pouvait prévoir l'évolution lente mais constante de la demande, des mentalités, des habitudes de consommation, ce qu'elle n'a qu'imparfaitement fait. Des décennies de monté en gamme à tel point que pratiquement l'entièreté de la viticulture française est désormais sous signe de qualité. Et pourtant, un consommateur lambda lorsque lui celui-ci achète encore du vin, connaît-il la différence entre une AOP et une IGP ?
A-t-il la moindre idée de la hiérarchie fine existant au sein même des AOP ? Lorsque toute une filière est sous signe de qualité, alors en un sens, l'est-elle encore aux yeux du consommateur ? Ça a été dit tout à l'heure 23 ans après et ben nous reprenons nous reparlons du du rapport de Gérard César qui était déjà à cette époque-là un rapport alertant la viticulture.
Aussi la principale recommandation du présent rapport, on vous a dit tout à l'heure qu'il y en avait 23 consiste en l'organisation au premier trimestre. Alors moi, j'ai mis j'ai dit tout à l'heure à la ministre au premier semestre 2026 d'assise de la viticulture piloté au plus haut niveau par la ministre de l'agriculture et incluant l'ensemble des parties prenantes de l'écosystème viticol. Ces assises pourront prendre appui sur les travaux du plan de filière actuellement au point mort.
Pour que ces assises de la viticulture constituent un véritable tournant pour la filière, les rapporteurs que nous sommes propose qu'elle s'organise autour d'un pacte entre l'amont et l'aval de la filière, c'està-dire les producteurs et toutes celles et ceux qui qui stockent, qui consomment, qui vendent et ainsi de suite. Dans trop de vignobles, en effet, les deux familles ne se parlent pas, ne se comprennent pas, ne s'accordent pas sur une stratégie commune. Pourquoi continuer à produire en masse des vins dont le maillon de distribution explique depuis des années qu'il ne correspond plus à l'état de la demande ?
Pourquoi côté aval acheter parfois des productions à ville prix alimentant des offres commerciales indignes en supermarché ou importer du vin de l'étranger alors que la production a plus que jamais besoin de soutien ? Quel avenir pour les coopératives viticoles né de l'intuition ancienne de viticulture pionnier qu'à plusieurs on est plus fort que seul. Ce pacte devrait reposer sur deux évolutions majeures.
Nous proposons ainsi d'ouvrir les organismes de défense et de gestion à l'AV pour que celui-ci puisse avoir choix au chapitre quant aux orientations de production choisies. L'effort demandé à la production est considérable. Tant l'histoire des ODG est ancienne.
Cet effort ne saurait être unilatéral. C'est pourquoi les rapporteurs que nous sommes proposent que cette évolution majeure soit conditionnée à un engagement formel, contrôlable et contrôlé par l'État, au moyen d'indicateur clair, public et transparent d'un développement massif de la contractualisation dans les bassins de production qui en expriment le besoin. En outre, les rapporteurs proposent que toute nouvelle aide à la distillation ou à l'arrachage soit conditionnée à la réussite de ces assises et donc à l'entente entre l'Amont et l'Aval.
Ces assises de la viticulture devant devront être le lieu où chacun est mis devant ses responsabilités. Les banques sont-elles prêtes à soutenir davantage la viticulture et accepter un surcroix de risque ? Les grandes enseignes sont-elles prêtes à entamer une réflexion sur la redynamisation des ventes et sur certaines politique tarifaire qui parfois interroge ?
L'hôtellerie Restauration est-elle prête à modifier une politique tarifaire éloignant trop souvent le consommateur du vin de table à table pardon. L'État est-il prêt une fois encore à apporter un indispensable soutien financier pour permettre à la filière de restructurer sa production ? L'administration poursuivra-t-elle et amplifiera-t-elle l'urgent chantier de la simplification administrative ?
Ces assises de la viticulture doivent être un point de départ d'un nouvel acte de la viticulture française qui n'oublie pas son héritage mais au contraire le valorise davantage qui prend conscience que produire n'est pas une finalité en soi et qui enfin fait le pari de la confiance plutôt que la défiance entre chacun de ces maillons. Les parlementaires intéressés aux questions viticoles peuvent et veulent s'engager au côté de la filière. L'État et les administrations peuvent et doivent soutenir ces acteurs.
Les institutions européennes peuvent et doivent adapter la législation communautaire. Mais finalement, chacun le sait, les réponses ne pourront venir de la filière et de sa capacité à dépasser ces désaccords souvent légitimes au service d'une ambition commune. Tel est le vœu que nous formulons de la mission d'information sur l'avenir de la viticulture.
Tous les trois, ça a été dit, viticulteur viscéralement viscéralement attaché à la culture de la ville. Merci. Et maintenant, je laisse la parole à mes collègues.
Henri ? Oui, très rapidement parce que tu as voilà très rapidement parce que tu as brossé effectivement l'essentiel de nos travaux. Pour ceux qui connaissent et je n'en doute pas que vous connaissez la viticulture, c'est un milieu très complexe parce que très hétérogène.
Suivant donc les bassins viticoles. Il y a des bassins qui s'en sortent très bien comme la Bourgogne, comme la Champagne et d'autres un peu moins bien comme le Bordeaux actuellement et comme le lang entre autres et même les côtes du Ron. Vous avez compris que notre difficulté dans les propositions qui sont les nôtres, c'est de trouver l'unanimité que de toute façon on aura du mal à trouver.
Nous avons voulu dans ces propositions avoir donc des propositions équilibrées en ce qui concerne donc la mont et l'Aval sûr. Et vous avez bien compris qu'à travers les propositions, les 23 propositions que vous avez sous les yeux, notre volonté avant tout, c'est de responsabiliser euh la filière et euh que l'Union soit le fil conducteur parce que en allant sur les territoires et en tout cas c'est ce qu'on a démontré à travers nos travaux, en allant sur les territoires, on s'est aperçu que même dans les bassins de production, il y avait une certaine hétérogénéité entre ceux en cave particulière ou en cave coopérative qui avaient clairement défini leurs enjeux en terme de commercialisation, en terme de changement climatique notamment et qui avait défini une stratégie s'en sortait beaucoup mieux que les autres et dans toutes les régions. On a vu ça et notre souhait aujourd'hui c'est que la filière viticole française qui encore au niveau international a une image très favorable cette filière toute entière puisse ensemble continuer le travail qu'ils ont entamé certes mais qui n'ont pas achevé c'est-à-dire de définir ensemble les enjeux qu'ils soient commerciaux ou euh au niveau niveau du changement climatique par exemple et qu'il définissent ensemble une stratégie avec une bannière France parce que quand on a le privilège comme nous avons eu les uns et les autres d'aller par exemple à l'international conquérir des marchés dans les salons internationaux mais on ne peut que constater malheureusement que ben l'Italie c'est un bloc l'Espagne c'est un autre bloc et nous ben il y a les Bourguignons d'un côté le langed de l'autre, les bordeaux de l'autre et tout ça.
On veut que ça s'arrête. On veut vraiment que il y ait une volonté d'union pour mettre en avant donc l'image France et le vin français. Parce que si encore nous sommes les premiers au niveau de l'export en valeur, on est quand même loin en terme donc de volume.
Quand nous exportons 12 millions d'hectolitres, nos concurrents européens, les Italiens en premier, c'est 22, l'Espagne c'est 20. Donc on a effectivement énormément d'efforts à produire pour que nous puissions ensemble trouver de nouveaux consommateurs parce que on n' pas l'ambition de relancer la consommation ici simplement d'arrêter de faire en sorte que cette consommation diminue. J'ai vu un article d'un de vos confrères qui disait que en France, il n'y avait pas trop de vin, mais il y avait beaucoup trop de vin qui ne correspondaiit pas à des consommateurs.
Et c'est là qu'il faut effectivement qu'on arrive à trouver des solutions dans la segmentation des marchés. Il faut que la filière s'en part. Aujourd'hui, comme je le disais à l'instant, nous exportons 12 millions mais nous en importons 4 à 5, notamment pour les vin d'apéritif, notamment pour les segmentations d'entrée de gamme.
Ces vins, nous sommes persuadés que nous pouvons les fournir. Encore faut-il que au niveau de la Val, il il y ait une discussion et une volonté commune de contractualiser et de permettre à ces vins de trouver des marchés. Donc vous l'avez bien compris, même si euh effectivement Daniel vient de le souligner, certes, c'est un rapport qui décoiffe, mais la volonté que nous avons eu, et je le répète, c'est de pas produire un rapport supplémentaire, c'est d'inciter cette filière dans les qualités que qu'elle a de trouver les moyens dans la coconstruction entre l'État les le parlement, les interpros, le négoce, la distribution de trouver la voie qui lui permett qui lui permettra de sortir en tout cas pour certains bassins médicoles de l'ornière dans laquelle ils sont parce que nous sommes déterminés parce que nous croyons profondément à l'avenir de cette filière viticole.
Encore faut-il que l'Union soit au rendez-vous. Voilà, je vous remercie. Sébastien làbas.
Bonjour à tout le monde. Difficile de passer en dernier parce qu'ils ont quand même brossé l'essentiel des choses. Qu'est-ce qu'on aurait oublié ?
Donc simplement vous dire ce rapport. Je vous invite à toutes et à tous. C'est vrai que c'est pas c'est pas sexy mais il fait plus de 200 pages.
Je vous invite à y aller vraiment et à le à le parcourir puisque nos administrateurs l'ensemble des contributions que nous avons reçu de l'intégralité de l'écosystème viticol aujourd'hui de compiler une somme de données et d'informations à jour. Ça fait très longtemps que nous n'avions pas des des données vraiment actualisées comme vous allez avoir dans ce rapport. Et à un moment donné, évidemment, il faut faire des choix.
Tant le sujet est vaste, complexe comme l'a dit Henry, tant le les opérateurs sont divers, tout ce qui est dans le rapport ne contient pas dans les 23 recommandations. Donc ne vous focalisez pas que sur ces 23 recommandations parce qu'il y a d'autres sujets que nous avons pas évoqué en terme de de recommandation mais qui sont relativement importants pour la filière et évoqué dans le rapport. Je pense notamment à la lutte contre le changement climatique, à l'adaptation au changement climatique, à la protection des cultures, qui permet la performance économique de nos entreprises, qui fait l'objet au sein du rapport de proposition et d'orientation.
Donc, il y a des sujets que si les les initiés euh ne trouvent pas dans les recommandations, les retrouveront sans problème dans le rapport. Euh, que dire de plus ? la compétitivité de nos entreprises. est un secteur, quoi qu'on en dise, malgré la crise multifactorielle qui touche l'ensemble des bassins et de la viticulture française, c'est un secteur qui souffre en particulier depuis le premier conflit que nous avons eu avec les États-Unis avant avant le Covid, c'estàd 2019, notamment les droits la mise en place de droits de douane suite à la guerre commerciale entre l'Europe et les États-Unis d'un point de vue de l'aéronautique depuis ce moment-là, chaque année que ce soit des alléas climatiques, des alléas économiques, la viticulture souffre mais surtout la viticulture et c'est ce qui moi me fait dire que il y a un avenir, c'est très positif est un élément de l'économie française d'excellence dans la mesure où vos concurrents internationaux dans leur guerre qui se livre, leur guerre commerciale entre les continents à chaque fois la France ou l'Europe est ciblée et c'est le vin qui est ciblé dans tous les accords commerciaux.
Donc c'est une c'est une activité d'excellence. Tout n'est pas négatif, bien au contraire, il y a un avenir. Donc en matière de compétitivité nos entreprises, il est important à la fois de régler la question euh des normes, des contraintes de l'administratif.
On a soulevé plus de 80 plateformes différentes, des déclarations partout, on en a plus finir à France Agrimer, au Douane, auprès la DGCCRF. Il y a une espèce de jungle administrative et déclarative où parfois les déclarations sont identiques d'un secteur à l'autre. Donc on en appelle à une simplification très forte pour que les entreprises et les exploitants gagnent en compétitivité et perdent pas du temps en administratif ou un coût d'organisation pour remplir ces ces ces dossiersl.
C'est moi je pense c'est un un dossier qui est relativement important parce que ça ça leur permettra de de gagner de gagner en compétitivité. Euh parmi les éléments que l'on a que l'on a soulevé, bon globalement euh la question de l'organisation de la filière, il est important pour nous de pointer les problématiques internes, les espèces de guerre de clocher que l'on rencontre au sein de des nombreuses appellations, au sein des nombreuses organisations professionnelles qui qui nuisent qui nuisent effectivement à l'image de marque du vin et qui nuisent à la stratégie. De notre point de vue, il est important aujourd'hui euh au regard des des contractions budgétaires sur le budget français mais aussi européen, vous a pas échappé que sur la prochaine PAC, nous risquons d'avoir des baisses drastiques de financement.
On entend parler de - 20 % de d'aides européennes qui ne seront pas compensé sur le budget français. Il va falloir être beaucoup plus rigoureux dans l'utilisation et l'emploi de cet argent public auprès de la filière. On ne peut plus continuer à cautionner.
On vous a parlé euh de plantation, d'arrachage, de surproduction, de distillation. c'est plus possible aujourd'hui. Euh donc il est proposé parmi l'une des des recommandations de euh d'aller vers l'abandon des plans individuels d'ar l'accompagnement financier des plans individuels d'arrachage pour aller vers des plans collectifs d'arrachage avec une stratégie construite à l'échelle des bassins viticoles de manière à ce que la production soit conforme aux attentes du marché.
Mais pour y arriver, il faut que tous les acteurs se parlent que ce soit la mont et la Val. Et les seuls qui peuvent réguler tout ça, ben c'est celui qui finance, c'est-à-dire l'État. Et donc je pense qu'il est important que cette ces assises et lieu que l'ensemble des opérateurs soit présents et que l'État le ministère de la culture soit ferme quant à la conditionnalité des aides pour justement éviter je prends l'exemple tout tout simple hein.
Euh il y a sur production on a planté des sépages qui aujourd'hui correspondent pas du tout au marché ou sur lesquels ne sont pas compétitifs en matière de commerce. ces stocks là un moment donné il faut les distyer. Donc on va aller chercher de l'argent pour distyer ces stocks.
Mais en parallèle au regard de la question du changement climatique, on va nous demander de financer avec des fonds publics de l'irrigation pour pouvoir produire un peu plus, en tout cas arriver au rendement. Mais si c'est pour continuer à mettre de l'argent dans de l'irrigation pour produire des vins que l'on n'est pas capable de vendre, ça peut pas fonctionner. Donc c'est pas ce système là, il faut arrêter.
Donc euh toutes les aides devront être conditionnées d'une façon une autre. Si on disyle sur un bassin parce qu'on a identifié que le segment de marché ne correspond pas, ben derrière c'est là où on doit positionner les primes arrachage par exemple. Donc toutes ces préconisations doivent nous permettre de rationaliser les moyens de manière à être beaucoup plus efficace.
Et de notre point de vue, la conquête des marchés notamment à l'export est un choix stratégique majeur pour la bonne et simple raison que la France aujourd'hui Henry Lad dit est le pays viticol dont la valeur à l'exportation est la plus importante. Des marchés risquent de s'ouvrir. Je pense qu'il y aura des questions sur le Mercur à mon avis il y a des marchés qui se ferment mais d'autres s'ouvrent.
Le marché endogène français se contracte en particulier sur les vins les vins rouges continuent à tenir grâce au vin blancs mais il y a tout un travail de reconquête du marché français de d'acculturation de la population à la consommation raisonnée de vin qui doit nous permettre aussi sur le marché français de revenir reconquérir un certain nombre de de nos potentiels consommateurs. Mais l'export nous paraît important. En revanche, quand je parle de conditionnalisation des aides, mettre de l'argent, vous avez aujourd'hui un système qui qui s'appelle le fond payer, fond un fond dédié de l'OCM, c'est 40 à 50 millions d'euros chaque année pour faire de la communication, de la promotion, pour y conquérir des marchés dans les pays tiers.
Euh derrière, nous allons regarder de près si cet argent est bien dépensé et si les résultats et la performance économique est présente parce qu'il y a toujours une querelle entre comment on positionne dans l'OCM VTI Vinicol les financements. Est-ce que on met plus d'argent dans l'amont, dans l'organisation de la conduite de nos vignobles, dans l'équipement de nos entreprises, dans la construction de doschet, où est-ce qu'on met un peu plus d'argent dans la commercialisation et la prospection. Moi, je suis prêt à tout, on est prêt à tout entendre, les arguments des uns et des autres, mais ce que l'on demande, c'est qu'il y ait des indicateurs de performance qui nous permettent à un moment donné et qui permettent d'éclairer les le législateur et le ministère dans d'un meilleur positionnement de de l'argent public.
Voilà, donc un travail collectif aujourd'hui est nécessaire à faire, nous pensons. Mais en tout cas, ce qui est sûr, c'est que le message que nous voulons donner à la filière, nous on y croit. On y croit parce que on est issu chacun de territoire viticol et en plus chacun de territoire viticol en difficulté.
Nous avons des acteurs relativement performants. Nous avons effectivement des différences. Ce sont les bassins viticoles avec des des territoires qui fonctionnent très bien aujourd'hui qui ont su s'organiser.
Il y a des modèles d'organisation notamment de production et de maîtrise de la production qui marche très bien. Pourquoi pas réfléchir à les développer dans notre modèle ? pense à la champagne.
Euh nous avons des structures qui aujourd'hui sont en difficulté mais qui sont nécessaires dans l'organisation euh de la viticulture locale. Je pense au caf coopérative qui souffrent énormément du bordelet même en Bourgogne. Difficulté aujourd'hui dans la dans les cafes coopératives.
Il est attendu des aides de l'État depuis l'année dernière donc un fond de restructuration des caves. Nous devons absolument trouver des solutions pour renforcer ces structures coopératives soit dans la fusion soit dans le développement. Mais s'il y a fusion de cave coopérative, ce que nous demandons c'est qu'il y a une stratégie derrière.
Ça sert à rien de prendre deux caves coopératives en difficulté pour en faire une sera pas plus en forme que la fois d'avant. Au contraire, il faut que derrière il y a des stratégies bien partagées mais que l'on accompagne ces modèles là. Il y a pas un seul modèle, plusieurs modèles et l'intérêt c'est d'accompagner en fonction de chaque bassin euh de manière la plus fine et la plus efficace possible l'ensemble des acteurs du monde agricole qui croient en l'avenir de cette filière parce que je vous le dis encore euh quoi que vous avez les données dans le dans le dans le rapport.
Il y a très peu de secteurs dans l'économie agricole française qui porte autant de valeur ajoutée que la viticulture. Donc c'est un élément majeur de la compétitivité économique de la France. Donc nous y croyons, des solutions existent.
Voilà, il suffit de de réorganiser un petit peu tout ça, mais moi je je fais confiance aux organisations professionnels et chacun il prendra il prendra sa part. Voilà. Très bien.
On peut ouvrir les questions on a dit ce matin. Oui, bonjour Charlotte Mura pour le groupe Ebra. J'ai deux questions.
Euh tout d'abord quand vous disiez à l'instant qu'il faut aller vers des plans collectifs d'arrachage, est-ce que vous visez des vignobles en particulier déjà ? Enfin, est-ce que vous en avez en tête ? Et ma deuxième question, c'est dans votre rapport quand vous parlez de la bannière France donc pour abandonner les particularis paris merci locaux et et pour privilégier la bannière France.
Est-ce que c'est uniquement pour euh le marché à l'international ou est-ce que ça fait aussi partie de la culturation nécessaire euh dont vous parlez pour euh les consommateurs français et auquel cas euh est-ce que vous avez enfin est-ce que vous pensez que les vignerons sont vraiment prêts à abandonner leurs appellations locales pour tous se mettre sous même bannière qu'un vin d'Alsace par exemple a priori pas grandchose à voir avec un vin de bourg Merci. Juste à cette question madame, je réponds tout simplement pourquoi cette filière est complexe depuis depuis cette longue histoire dont on a parlé tout à l'heure pour la seule filière 20. On dénombre aujourd'hui 226 organismes de défense et de gestion qui gère un total de 442 appellations d'origine protégée et indication géographique protégée.
On dit des nombres pas moins de 23 interprofessions quand on sait que la vaste filière des fruits et légumes en ont que 10. Donc c'est pour vous dire l'imbrogliot dans lequel est la viticulture. Alors bien sûr c'est c'est pas un reproche au viticulteur, c'est pas un reproche aux responsables de toutes ces structures parce qu'elles ont toutes leur intérêts, elles ont toutes leurs différences.
C'est la richesse de notre territoire, c'est notre histoire. Mais je crois qu'à un moment, je crois que c'est Henricabanal qui le disait tout à l'heure, on va être obligé, si on veut être performant, si on veut être entendu, si on veut défendre la bannière France, on va être obligé de chasser en meute. Pas individuellement.
La Bourgogne s'en va au foir international avec sa son fagnon et et ses produits. La Gironde et le Bordelet font la même chose et et les pays doc font aussi la même chose. Ça veut dire qu'il y a pas une lisibilité et on a cité les Italiens mais on les cite parce que c'est concret ce qu'ils font et la preuve dans les c'est concret dans dans l'action et dans les résultats.
Donc ça veut dire que aujourd'hui c'est comme ça qu'on arrivera à solutionner une partie des des problèmes en en activant d'ailleurs une partie des fonds qui sont mis à disposition de la viticulture prioritairement sur la communication et et sur cette fameuse bannière France sur laquelle il faudra que tous les territoires soient présents ensemble sans sans supprimer leur valeur de terroir leur qualité de terroir bien sûr qui on pourra pas mélanger du Bourgogne et du Bordeaux on pourra pas mélanger pays donc avec des vins de loire enfin voyez chacun gardera sa différence et du coup pardon mais c'est du coup vous pensez au marché à l'international non ou marché français non non chasser chasser un meut c'est effectivement pour conquérir des marchés nouveaux et donc à l'international ce qui n'en demeure pas moins que au niveau national il faut qu'il y ait des efforts de communication et de sensibilisation pour euh permettre donc à toute une génération de non consommateurs de vin de les culturer à la consommation de vin. Alors que les choses soient claires, on est pour une consommation modérée. Oui, pas plus de deux verres par jour et pas tous les jours.
Mais force de constater, on l'a mis dans le rapport. Voilà. force de constater que notamment notamment chez les jeunes, ben il se détourne du vin alors parce que peut-être c'est compliqué à comprendre et il préfère donc aller vers de la bière ou d'autres alcools spiritueux.
Donc au niveau national, il faut qu'à un moment donné, chacun en gardant notre spécificité qu'on comprenne bien que que ça soit maintenant Alsace, que ça soit en Bordeaux, que ça soit en langue d'Occ, que ça soit en côte du rôte, il faut reculturer donc euh les jeunes notamment à ce que c'est que de consommer du vin et d'être un petit peu plus clair dans la définition du vin concernant donc la les conditionnalités et le plan collectif. Donc Sébastien voulait parler du plan collectif à la plantation. Plan collectif à la plantation.
Aujourd'hui, dans les autorisations de plantation, quand on demande donc une plantation, il y a deux sortes de de demander la la plantation ou un plan individuel ou collectif. Nous avons proposé dans les propositions de supprimer le plan individuel parce que nous voulons que dans chaque bassin, il y ait une prise de conscience de tous les acteurs pour savoir quel produit est bon de de produire pour qu'il y ait des consommateurs derrière. Il n'en demeure pas moins que sur les arrachages.
Il va falloir aussi qu'au niveau de la profession par bassin, ils assument la responsabilité et qui n'arrache pas n'importe où ni n'importe comment. Il faut quand même qu'il y ait une véritable organisation aussi derrière la l'arrachage. Et donc vous l'avez bien compris, peut-être pas, mais on le dit dans le rapport, nous sommes pas des fervants défenseurs de l'arrachage définitif.
Nous préférons l'arrachage temporaire. Aujourd'hui se discute le paquet 20 qui d'ici la fin de l'année sortira au niveau de Bruxelles. Et dans ce paquet Vin, il est proposé et nous le soutenons que les autorisations de plantation passent de 3 à 5 ans. 3 ans avec une prolongation de 2 ans, donc 5 ans aujourd'hui à 8 voire 13 ans. 13 ans.
Oui. Ce qui permettra effectivement donc d'enlever une partie du potentiel et de prévoir une éventuelle reprise pour ne pas euh se laisser déborder par nos concurrents. Puisque voilà euh Daniel l'a rappelé dans ses propos mais il y a 30 ans de ça, la surface viticole française était de 850000 hectares.
Aujourd'hui, avec les vagues successives d'arrachage dans certains vignobles, on est environ à 750000 hectares. Et avec les autres futurs arrachages qui arrivent, on arrivera certainement pas loin de 700000 hactares. Oui.
Mais pour faire quoi ? Parce que s'il n'y a pas vraiment de réflexion, on va continuer à diminuer notre potentiel alors que d'autres pays ben se confortent dans le potentiel viticol. Donc voilà, on est pour l'arrachage définitif dans le cas où les exploitants agricoles arrivent, les véticulteurs arrivent près de la retraite qui n'ont pas de succession et qui n'ont pas d'autres solutions.
Oui, pour le reste, on est très prudent et on veut garder quand même en réserve notre potentiel de production. Question en ligne de Nina Couturier pour le paysan Vigneron. Vous évoquiez dans votre avant propos qu'il n'était plus possible d'aider la plantation puis l'arrachage.
Quel regard portez-vous dans ce cadre sur la demande de la filière Cognac ? Plan d'arrachage temporaire 7 à 10000 hectares et définitif 3500 hectares dans la mesure où elle répond déjà à la demande d'un ODG cognac intégré à son interprofession et regroupant à parité la viticulture et le négoce. Merci.
Alors, madame Couturier, si vous m'entendez, bonjour. ce qu'on connaît euh tout simplement vous dire que je vous savez dans toutes nos auditions que je rappelais tout à l'heure euh nous avons toujours euh fait le le comparatif des des régions viticoles et l'exemple a toujours été donné, je suis désolé de le dire moi parce que je suis de la région de Cognac mais l'exemple a toujours été donné de la région de Champagne et de Cognac qui sont des territoires et et vous le savez très bien organisés, très structuré et et qui fonctionne bien. Alors ça n'empêche pas les crises puisque la région de Cognac malheureusement elle aussi actuellement est frappée par une crise mais c'est une c'est une crise conjoncturelle et on sait pourquoi avec les taxes américaines et et chinoises donc qui déclencheront bien sûr une crise structurelle.
Moi je suis complètement favorable à l'ODG que que que qui qui est en train de de se mettre en place. Donc voilà, c'est tout ce que je peux dire sur sur cet exemple et sur la question que vous posez. Je crois que j'ai pas compris le début.
Alors je vous où c'est quelle est la question ? Peut-être que je réponds pas tout à fait. Vous avez répondu ?
Elle est elle était écrite tout à l'heure, je l'ai vu. Elle était écrite sur le sur le tableau. Je reprends.
Vous évoquiez dans votre avant propos qu'il n'était plus possible d'aider la plantation puis l'arrachage. Quel regard quel regard portez-vous dans ce cadre sur la demande de la filière Cognac dans la mesure où elle répond déjà à la demande d'un ODG Cognac ? Ben ça sera une demande comme le fait la région Cognac, une demande collective comme nous citions tout à l'heure et c'est comme ça que ça se passera.
Voilà madame Couturier. Merci. Bonjour Mohamed Benadien pour JBAG, le magazine des jeunes agriculteurs.
J'ai une question pour parler de renouvellement de génération en prenant un exemple sur ces jeunes qui se sont installés il y a 5 ans et que chaque année subissent des sinistres et que par conséquent ils mettent ils remettent en question leur leur projet d'installation et tout ça. Est-ce que vous vous avez abordé ce sujet dans le rapport et quels sont alors alors ? Je je dis deux mots et après tu continues.
Vous savez justement je parlais de la région Cognac, c'était une c'était une région qui était qui marchait bien depuis une dizaine d'années. C'était l'opulence et je si on peut parler comme ça et et malheureusement ça n'a pas duré pour les raisons que j'ai évoqué tout à l'heure. Donc malheureusement, on a incité et encouragé des jeunes viticulteurs, des jeunes agriculteurs à acheter des vignobles, à investir dans le vignoble, à mettre aux normes les vignobles, acheter du matériel performant et à s'endetter beaucoup.
Et du jour au lendemain, pâte à trace, il s'est passé ce qui s'est passé avec la Chine, les États-Unis et du jour au lendemain, les quotas alors on parle de quantité de vin, mais en cognac, c'est un alcool pur. Donc on était à 14 et demi 14,5 d'alcool pur à l'hctare et aujourd'hui on est à 7 et demi d'alcool pur à l'hctare. Mais ça veut dire que tous ces jeunes viticulteurs à qui on a fait miroiter, vous imaginez qu' 14 et demi d'alcool pur à l'hectare, on vit très bien de ces productions et du jour quand on est descendu à 7 et demi et et qu'ils étaient endettés jusqu'à 10 ou 11 parce que le crédit agricole qui est la banque principale mais il y en a d'autres le crédit que nous avons rencontré d'ailleurs qui est la banque principale et ben avait ouvert les bras cit tout fonctionne bien les marchés étaient porteurs, tout allait bien et du jour au lendemain ben tous ces jeunes se retrouvent dans la panade.
Certains ont bord du suicide. Vous imaginez quand vous êtes 35 40 ans que vous avez faut que vous faudrait que vous produisiez minimum 10 à 11 hectolites d'alcool pur pour rembourser vos prêts et qu'on vous autorise à en vente que 7 et demi, ben comment vous faites ? Et là bien sûr, on a rencontré les banquiers.
Alors sur le terrain, moi les les les interprofessions, ainsi de suite, on a sollicité les banquiers pour leur dire "Attendez, faut faire des aménagements, faut faut faire des aménagements dans le temps long pour permettre que ces jeunes qui malheureusement sont endettés euh ben par la conjoncture qui était favorable et bien qu'on leur permettent de de de d'épurer leurs dettes avec des délais beaucoup plus longs et qui puissent euh assumer leur leur le leurs travaux et et vivre de leur de leur production." Voilà. Alors ça c'est un point mais il y en a d'autres.
Ouais, il y en a d'autres mais bon l'essentiel aujourd'hui quand on regarde les chiffres vous les avez. Euh il y a quasiment plus aucun aucune installation hors cadre familial. Difficile pour un jeune agriculteur de s'installer de but en blanc en viticulture.
Pourquoi l'accès au foncier ? Donc grosse problématique, des investissements très lourds, la frilosité du secteur bancaire. Donc on a le problème est pas que français, l'européen.
Il y a encore un débat au niveau européen là-dessus sur la transmission. Euh bon, il me semble que nous avons travaillé au Sénat puis à l'Assemblée autour de la loi d'orientation agricole et la question de la transmission. Euh donc il y a un certain nombre de mesures que nous devons absolument mettre en œuvre et assez rapidement.
Mais au-delà de la question de l'investissement direct à l'installation, quels que soient les types de d'investissement que vous voulez faire, vous avez toujours une majoration de l'aide pour vous aider. Et cette majoration, bien souvent d'avoir 30 % de subvention, on avait 35 ou 40, elle n'est pas suffisante. L'enjeu aujourd'hui, il est euh c'est la visibilité en fait du marché qui doit permettre au aux jeunes installés à travers pourquoi pas de la contractualisation plus régulière avec le le secteur aval, de sécuriser des prix et de sécuriser des volumes sur plusieurs années pour avoir des des plans de financement. qui qui puisse se tenir.
La filière est tellement euh aujourd'hui soumise à tous ces alléas climatiques, géopolitiques, économique en deci qu'une année normale en fait elle est normale. Vous avez 5 aléas sur sur 6 ans. Donc il est très très difficile mais même pas forcément chez jeunes agriculteurs, il est très difficile aujourd'hui de d'investir dans un secteur d'activité qui n'a pas de linéarité dans sa capacité à générer de l'activité économique de manière régulière.
Donc le travail que l'on veut mener parce qu'il y a une question qui quelque part s'en rapproche un peu sur le la loi égalime et la question de la de la construction du prix. C'est un élément important que l'on a évoqué parce qu'effectivement la filière veut pas ou est réticente à l'idée de de définir des prix des prix planchés. Pourquoi ? parce que il y a une différence tellement forte d'un terroir à un autre, d'une appellation à une autre, d'un mode d'agriculture que vous soyez en bio, en conventionnel, de la surface, de la topographie, très difficile d'avoir des indicateurs.
Mais si on le fait pas à minima dans chaque bassin, on y arrivera pas. Et si on n'a pas ces indicateurs là, on va avoir du mal à négocier. La la filière à Mont a du mal à négocier avec la filière à MAL.
Donc ce travail doit être fait et donc indirectement permettre d'aller vers de la contractualisation qui rassure à la fois les investisseurs dans le secteur bancaire lors de l'installation de jeunes agriculteurs. Mais en l'état actuel des choses, moi ça me conscient, j'ai installé mon fils l'année dernière, il a 21 ans. Si si j'avais pas mon domaine qui est à la fois cave particulière et CAF coopérative, jamais ce serait installé tout seul.
C'est pas possible. Ce n'est pas possible. clair.
Donc on a vraiment vous avez raison de le poser hein. C'est pour moi c'est le problème central et majeur de l'agriculture française avec un grand tas. Aujourd'hui, on n'est pas en capacité de de remplacer et de et et de prévoir l'avenir.
Trop difficile. Donc c'est les éléments que l'on a évoqué. Alors pour compléter monsieur, je vous remercie de penser au aux jeunes agriculteurs et notamment aux jeunes viticulteurs pour compléter les propos de de de mes collègues.
Euh deux choses. D'abord dans l'audition que nous avons eu avec le Crédit Agricole, Crédit Agricole qui est à 80 % de la banque des agriculteurs quand même. Il y a une véritable réflexion qui est faite.
Bon, on va pas vous dire ce qu'ils vont faire, mais grosso modo, on peut vous expliquer en quelques mots ce qu'il souhaite faire au niveau donc de l'endettement, séparer l'endettement du foncier avec l'endettement donc de l'investissement et l'endettement donc des intrants qu'il faut pour donc emener à bien son exploitation. Donc tout ça, ils ont des idées avec des amortissements qui sont euh différés pour justement permettre aux jeunes agriculteurs notamment et aux jeunes viticulteurs d'alléger leurs charges. Mais ça, je vous laisse le soin de les interroger parce que quand nous les avons auditionné, ils étaient prêts à donc en expérimentation.
Voilà. concernant les alléas climatiques que vous avez soulevé, ça fait partie d'une de nos propositions. Il y a aujourd'hui une assurance récolte qui force de constater euh n'a pas atteint les ambitions que le gouvernement avait à l'époque quand il les a mis en place.
Pourquoi ? Mais parce que on est soumis à une règle européenne qui consiste à ce que la moyenne olympique c'est une moyenne sur 5 ans où effectivement on enlève la récolte la plus importante et la moins importante et on fait la moyenne des trois autres. Nous pensons qu'il faut réformer cette moyenne olympique.
Pourquoi ? Mais parce que comme vient de le dire Sébastien, les cin dernières années que vous nous venons de passer, il y a eu au moins trois alléas qui chaque fois rentre dans le calcul de la moyenne olympique et donc fait baisser régulièrement les rendements où il arrive à un moment donné où ben l'assuré ne s'assure plus parce que c'est plus valable pour lui. Donc il faut effectivement réfléchir.
Nous savons que la ministre essaie donc d'avoir une réflexion au niveau européen pour éventuellement donc allonger cette moyenne olympique de passant de 5 à 8. Mais il y a rien encore de définitif mais c'est quand même une solution et ça fait partie de nos propositions pour justement qu'il y ait une véritable réflexion là-dessus. En complément justement sur Égalim la question d'Olivier Basalge de Vitisfer.
Le point d'achoppement majeur dans les discussion entre production et metteur en marché est la question du prix d'achat des vins en vrac. Comment obliger à des résultats concrets sur ce point précis alors qu'Egalim n'est pas voulu par la filière et que les initiatives de prix d'orientation en pays doc n'aboutissent pas. Merci.
Alors, c'est pas voulu par la filière. Je m'inscris quand même un peu en faux parce que la filière aujourd'hui est en pleine réflexion et vous avez cité les vins de Paydoc qui sont en train de travailler là-dessus et dans le rapport nous encourageons effectivement dans une volonté donc de prix en avant de tenir compte des coûts de production pour éviter ben ce qu'on voit régulièrement euh dans le rayon voir des bouteilles de vin à 1,50 € la bouteille, ce qui n'est absolument pas possible de voir certains négoces qui profitent de la situation devant donc des viticulteurs pris à la gorge et qu'ils sont obligés de déstocker pour pouvoir rentrer les vendes qui arrivent. Donc, il y a une véritable réflexion là-dessus.
Euh tout le monde n'est pas d'accord, on n'obligera personne mais il y a certains bassins viticoles qui réfléchissent sérieusement sur l'application de la loi égalim sur leur bassin. On les encourage à travers des propositions à aller de l'avant sur ce système là. Question de Lucien Labreu pour mes infos.
Quels sont les bassins viticoles les plus touchés par la crise ? Y a-t-il une différence entre le nord et le sud ou la situation est-elle généralisée ? Les députés viennent de voter le déplafonnement des taxes sur l'alcool au nom de la santé publique alors que votre rapport alerte sur la détresse économique des viticulteurs.
N'y a-t-il pas là un signal contradictoire ? Alors, d'abord le téplafonnement de la de l'alcool, on n'est pas d'accord, ça c'est clair. Les députés de l'ont voté mais c'est pas notre point de vue.
Euh quantô aux différentes régions viticol impactées, euh les problèmes sont pas les mêmes partout, mais il y a quand même un problème de fond général. Vous l'avez bien compris, en Alsace, il y a des problèmes. En dans le pays d'occ en Occitanie, il y a des problèmes.
Dans la région de Bordeaux, il y a des problèmes. Dans la région des Charandes, je vous en ai parlé tout à l'heure, c'était une région où il y a pas de problème. Et ben maintenant, il y a des problèmes par rapport aux taxes.
Il y a encore quelques régions comme la Bourgogne, les Pays de Loire et ainsi de suite qui tirent leur épingle du jeu mais qui sont quand même inquiets. Parce que quand on parle des facteurs contraignants de tous les les les indicateurs mondiaux qui qui nous qui nous qui nous pénalisent, n'oublions pas qu'il y a une on en parlait tout à l'heure, une baisse de la consommation du vin qui est récurrente et qui s'accentue. Donc ça veut dire qu'à un moment ou un autre, tous les territoires plus ou moins seront impactés.
Donc il y a aujourd'hui des territoires qui le sont plus que d'autres. Mais à mon avis même en Bourgogne où nous sommes allés, je vous l'ai pas dit tout à l'heure mais nous sommes allés en Bourgogne, nous sommes allés en Bordeaux, nous sommes allés dans l'héro, nous sommes allés dans l'Aude où malheureusement on a vu aussi le sinistre incendie qui s'y est passé, les ravages que ça a fait. Donc donc on a rencontré tous ces territoires et et donc là tout le monde est inquiet.
Tout le monde est inquiet. la filière vitico est inquiet et même en Bourgogne où nous sommes allés où le prix des vignes et des terres est très élevé. Bien, je peux vous assurer que on a rencontré des gens qui nous ont dit mais le moncher est plein de la récolte précédente.
Ça veut dire que ça c'est un signe, c'est d'un indicateur déjà. Donc vous voyez que il y a plusieurs régions de France qui sont impactées et qu'ils seront à mon avis. Mais il est certain que il y a des bassins plus touchés que d'autres.
Forcément, le bassin de Bordeaux et le bassin du Langedoc sont à mon avis les plus touchés parce qu'il y a quand même des volumes importants au niveau de de la production. Mais comme vient de le dire Daniel, je ne pense pas qu'il y ait un vigne en France qui soit épargné. Aujourd'hui, il y a un constat donc de la diminution de la consommation de vin au niveau mondial.
On avait atteint des pics de consommation dans les années 2017 à 250 millions d'hectolitres. On est aujourd'hui à 220 et ça continue doucement mais sûrement à diminuer. Sébastien l'a évoqué.
Certains vins s'en sortent mieux que d'autres, notamment les blancs, les rosés qui arrivent à se maintenir, mais forcé de constater que les rouges, il y a une déconsommation et qui ne date pas d'hier. Ça fait plus d'une décennie que on constate que les rouges diminuent de 3 % par an et pour autant, bon, la profession n'a pas toujours fait ce qu'il fallait. Un des vignobles qui se porte le mieux, c'est la Bourgogne.
Certes, parce que c'est un petit vignoble et qui a joué la carte à l'export et qui s'en sort très bien. Mais nous sommes allés sur le terrain. Alors, la volonté que nous avons eu d'aller sur le terrain, c'est pas d'aller rencontrer les institutionnels, les syndicats et cetera.
Ce que nous avons voulu, c'est rencontrer les vrais viticulteurs dans leur chercher et les problématiques qu'ils ont au quotidien. Et euh l'une d'entre elles nous disait qu'effectivement il y a 4 5 ans 6 ans, ben il cherchait pas trop à vendre le vin les gens venaient et ils vendaient. Aujourd'hui, bah il faut qu'il se lèvent un petit peu les manches.
Ils arrivent à vendre mais ils sentent quand même qu'il y a un changement et une volonté qu'il n'y avait pas avant d'aller chercher le client. Et euh c'est vrai que ce qu'il nous ont dit et Daniel l'a soulevé dans nos propositions, le notourisme peut-être une solution aussi euh sur cette filière. Après juste pour pour terminer sur la question de de la fiscalité, je dire le la viticulture comme tous les autres secteurs de l'économie française et industrielle a besoin de stabilité.
La question de la fiscalité, elle est claire. Aujourd'hui, il y a la volonté de mettre une fiscalité comportementale sur sur le vin pour répondre à des problèmes d'enjeu de santé publique. Nous l'entendons, c'est évident, mais je vous rappelle qu'en 40 ans, la consommation moyenne de 20 en France est passé de 140 L à moins de 40 L. 36 ou 38, elle a fondu.
Des campagnes de prévention été mis en œuvre. Tout un travail est fait au sein de la filière. pour éduquer à la consommation et on ne distingue pas les différents alcools.
Donc vous az les cocktails, vous avez les alcools forts, vous avez toute une multitude mais globalement et c'est la réalité sociétale, la consommation diminue. Donc n'allons pas rajouter de la fiscalité dans un secteur qui est déjà fiscalisé, qui a des difficultés mais qui un secteur aujourd'hui qui est encore un secteur économique majeur pour le pays quit à le déstabiliser puisque entre les questions géopolitiques et les questions environnementales, tous les défis dont doit faire face les viticulteurs, ben c'est le coup de grâce quoi. Et la filière dans son ensemble a besoin aujourd'hui de signaux forts et pas de signaux faible d'attaque comme toute l'économie d'ailleurs pas que celle-là.
Donc de tirer sur l'ambulance. Fini euh Tangy Attends, c'est bon. Tangy Audir pour News tank Agro.
J'avais une question pour venir sur l'export euh dans le contexte international qui est celui actuellement. Est-ce que vous voyez euh ça comme une opportunité pour justement relocaliser la production en France et permettre de de trouver de d'autres débouchés en France ? Et sous question mais sur le Mercure au vu de des positions de l'ensemble des filières agricoles en France, comment la filière 20 voit cette opportunitél sur le Mercosur ?
Est-ce que c'est pour vous une certaine planche de salut ou voilà l'export vous savez on parlait de de d'arrachage tout à l'heure. En Chine ils arrachent beaucoup de vignes. Aux États-Unis ils arrachent des vignes.
En Australie ils arrachent des vignes. Donc ça veut dire que c'est un problème mondial de consommation de vin. Donc je suis convaincu que à l'export, on a encore des marches à l'exploiter parce qu'il y a des pays sur lesquels les les les metteurs en marché n'ont pas beaucoup travaillé.
Il y a encore beaucoup de marchés à décrocher. Mais mais vous parliez le dernière question, c'était Ah, le Mercosur ? Mais le mer, nous on peut pas dire et d'ailleurs on le dit dans notre rapport que le le Mercur est plutôt bénéfique pour la production enfin pour la consommation et la filière euh Canada et ainsi de suite.
Je parle du cognac moi parce que je connais bien, ils ont une recrudessence des ventes grâce à ça et et le vin c'est la même chose. Donc le Merc Cossur a été porteur de bonnes nouvelles et de et de vente supplémentaire. Juste une inise mais juste 30 secondes par rapport à à la question justement du mercur et et les inquiétudes que l'on l'on peut avoir.
Moi je suis un territoire et on est toujours tous des territoires agricoles où effectivement la viticulture est primordiale mais on aussi de l'élevage du marrachage et des grandes cultures. Euh ne tombons pas dans le débat de pour ou contre la viticulture par rapport au reste. Ça ça pose une question générale de ce qu'est l'économie viticole dans le monde agricole.
Est-ce que c'est réellement une activité agricole en fait ou est-ce que c'est plutôt une activité commerciale ? Et donc le statut est pas tout à fait le même. Et le débat on l'a eu, donc on l'a pas abordé.
On n'est pas allé plus loin dans les préconisations mais bon je vous incite à échanger avec un certain nombre d'organisations professionnelles notamment les vigur indépendants de France. Il y a un réel débat à ouvrir là-dessus. Où est-ce qu'on place la viticulture ? au niveau euh de l'écosystème économique, est-ce que c'est vraiment de l'agriculture, de la production de bien, de la production agroalimentaire ou est-ce que on est sur quelque part une activité plutôt commerciale ?
On parle de nos tourismes notamment, on est vraiment à la croisée des chemins. Il y a il y a un réel débat là-dessus et qui freine son développement. Pour aller sur l'export et sur la relance de la consommation en France, il y a donc des précurseurs dans la filière et tout à l'heure Daniel évoquait le fait que nous ayons par visio pu voyager en Chine aux États-Unis notamment qui sont deux marchés importants pour nous.
Et il y a donc une philosophie qui s'inscrit. C'est pour ça que on est dans une diminution de la consommation au niveau mondial, ce qu'on appelle le nolo, pas ou peu d'alcool. Et il y a des pionniers en viticulture qui ont compris l'enjeu qui était de faire donc des vins moins alcooleux que ce qu'on trouve aujourd'hui et notamment donc c'est le résultat du changement climatique aussi hein et voire même donc des vins sans alcool.
Alors pour un puriste comme nous le sommes, boire du vin sans alcool, nous ça nous plaît pas. Mais la filière doit chercher à satisfaire à certaines consommateurs et s'il y a un marché qui s'ouvre sur le vinsal d'alcool, mais ils doivent y aller. On a l'exemple de la bière quand ils ont commencé, c'était pas terrible.
Bah, il faut avouer aujourd'hui que la bière sans alcool quand même ça marche pas mal. Donc forcément aussi on incite la filière à aller explorer toutes ses voies. Il y a il y a deux deux ou trois éléments dont on a pas parlé, ça m'a bien l'idée.
La viticulture, c'est pas que la production de de de vin et on a abandonné tout un certain nombre de secteurs d'activité et de et de créneaux pour le laisser à nos concurrents étrangers. Je pense au raisin de table, je pense au jus de raisin, mais aussi au biocarburant. Donc on l' évoque, on on l'évoque dans le rapport.
Il y a aussi sur la possibilité dans certains secteurs chez nous, si on est en capacité de leur amener un environnement qui leur permet d'être compétitif sur le marché mondial, de revenir sur ces segments d'activité et du jug. Ouais. Ouais. et de maintenir dans des zones de l'activité viticole.
Je pense au looc mais pas que. On l' abandonné tout ça. Oui, il y a encore trois quatre questions en ligne.
La première de Yan Kervenau, pour la tribune Occitanie. Dans quelle mesure pensez-vous que production et négoce et distribution seront capable de faire le pas que vous réclamez alors que les difficultés, au moins dans certains bassins, Lang par exemple, sont patentes depuis des années. On a la même question pour la champagne, je crois.
Non, c'est à peu près pareil. Ne craignez-vous pas de rompre des équilibres fragiles en intégrant le négoce aux ODG en Champagne par exemple ? C'est une demande ancienne du négoce qui a toujours été refusée par le syndicat général des Vignerons et c'est une question de Yan Tourbe pour l'Union de Reince.
Voilà, je pose cette question parce que ça fait partie des sujets qu'on a bien sûr évoqué et vous avez compris que c'était une de nos priorités, une de nos recommandations prioritaires. Mais on le savait que la champagne était défavorable parce qu'ils nous l'ont dit ouvertement. Euh mais à un moment, il faudra bien qu'il y ait une solidarité qui s'instaure.
Et quand on met dans notre titre l'union, ça veut dire que l'union, elle est pas que pour quelques-uns, elle est pour tous. Voilà, comme on l'a dit et répété, il faut qu'il y ait une volonté euh d'amont, de l'amont et de l'Aval. Vous citiziez euh effectivement euh le Langedoc et c'est un exemple.
Euh le Langedoc a su à un moment donné donc arracher donc des vignobles euh qui était là pérennes depuis des années des années pour euh adapter son vignoble à la production de vin qui correspondent donc au goût des consommateurs. Comment on va arriver à faire en sorte de faire parler les uns et les autres ? Ça a été souligné à plusieurs reprises par mes collègues.
Cette filière est une filière d'excellence. Et qui dit filière d'excellence dit une économie qui est très intéressante. La volonté de l'Union c'est de jouer gagnant gagnant.
Aujourd'hui, si le négoce bat de l'aile, c'est que la production bas de l'aile. Si la distribution réduit ses rayons, c'est qu'elle gagne pas assez d'argent. Donc il faut revoir tout ça et notamment en terme de communication au niveau donc de la production, permettre donc à la production de produire des vins qui correspondent à un marché. le négo c'est pour ça qu'il doit rentrer absolument dans les ODG parce que il a cette vision du commerce que n'ont pas toujours les viticulteurs et en contrepartie il faut que il s'engage à la contractualisation hein parce que de les faire rentrer dans l'ODG certes mais avec une volonté aussi de pouvoir permettre donc une contractualisation qui n'existe pas aujourd'hui sur les bassins béticoles et au niveau donc à la fois des restaurateur, on l'a souligné dans le rapport qui souvent pratique des prix abusifs.
Et devant donc les distributeurs, si on est capable de s'organiser et de réfléchir comment un consommateur lambda quand il arrive dans un rayon vin, il puisse clairement avoir un choix devant lui, ben c'est là-dessus qu'il faut travailler. Et si on y arrive, ben ils gagneront de l'argent. Et s'il gagnent de l'argent, ben il ils agrandiront donc les rayons de vin.
Donc cette volonté que l'on a, ça va pas être simple, mais on veut faire comprendre aux uns et aux autres que c'est du gagnant gagnant pour tout le monde. Mais c'est une révolution ça parce que ça c'est hein, il ne s'attendait pas à ça. Ça fait partie des surprises que que qui qui existent dans ce rapport.
Dire restauration. Oui. Vouz dire les restaurateurs non non non.
De faire rentrer le négoce dans les ODG. Voilà. Et le rest les restaurateurs qu'on a auditionné hein ils sont prêts aussi à discuter pour que on trouve des solutions parce qu'en fait tout le monde est prêt sauf que personne se parle.
Nous à travers cette ce rapport et ces recommandations, ce que nous voulons ce qui est des liens et que on arrive ensemble à se parler pour construire ensemble des stratégies. Nous arrivons sur la dernière question. Cyril ce pour le progrès, vous évoquez un marché français qui se contracte en particulier sur le vin rouge.
Pouvez-vous l'illustrer en chiffre ? Le pouvoir d'achat des consommateurs se contracte aussi. Avez-vous pu identifier des solutions pour faire coïncider une production plus coûteuse et un coût de la bouteille accessible ?
Alors là oui, c'est c'est ça c'est une question qui qui est pas simple. C'est vrai que la consommation se se contracte, mais on a auditionné des acteurs qui sont principaux dans dans la filière et notamment sur les vins rouges parce que il y a pas trop de soucis comme je l'ai dit tout à l'heure au niveau des vins blancs et des vins rosés. Moins de sou moins de soucis.
Dans les vins rouges, il y a une demande forte de vin plus léger. plus fruité, plus frais en fait. Et donc il faut qu' on arrive à convaincre la production aussi qu'il faut qu'il soit capable de produire ce genre de vin et j'en suis certain, on en est convaincu, ils en sont capables.
Après la la le mode de consommation a changé. Euh on boit plus du vin tous les jours à table à midi et le soir. Donc euh les les vins, on a eu une étude, je crois que c'est grave Jean Payc qui nous l'avait montré, qui par rapport aux différents segments de prix de vin prouve que les vins de moins de 6 € sont en nette baisse et d'ailleurs c'est ce qui explique la crise des ventes dans la grande distribution, la baisse des ventes dans la grande distribution et que le segment qui aujourd'hui est en dynamique, c'est le segment, je sais plus si c'est 8 15 ou entre 10 et 15 € Euh aujourd'hui un coût de production sur un 20, quelle que soit l'appellation vendu 10 à 15 € vous perdez pas d'argent hein.
C'est clair. Donc il la la solution qui consiste à dire il faut faire des vins plus bas, moins cher, plus accessibles pour relancer la consommation. Euh c'est pas peut-être ça non plus vers là où il faut aller.
Consommer du vin, consommer mieux. C'est devenu un produit festif, un produit qui se partage et non plus un produit de consommation courante comme dans les années 70 ou 80. Donc attention à à bien identifier mais les chiffres sont éloquants là-dessus au niveau des prix.
J'ai vu une question sur la ministre de l'agriculture tout à l'heure. Oui. Alors, une avant-dernière question de Benjamin Busson, des petites affiches Matobren quelles sont les appellations qui qui sont un modèle sur lesquels il est possible de s'appuyer ?
Est-ce que vous auriez des exemples de bonnes pratiques à dupliquer ? Bah oui, je vous l'ai dit tout à l'heure, enfin je sais pas qui qui interroge là, il doit nous entendre. Je l'ai dit tout à l'heure, la région de Champagne et la région de Cognac qui sont deux régions qui sont très organisées entre les producteurs et et les et les metteurs en marché et qui fonctionnent très bien avec des quotas définis de et ainsi de suite.
Donc ce sont les deux régions qu'on qu'on a mais qui sont reconnues de tous pour être clair, ce sont des régions qui maîtrise l'offre, c'est-à-dire que ils ne produisent pas plus que ce que l'offre leur permet. Et donc c'est des appellations qui chaque année alors les discussions sont apres certainement au niveau donc de tous les acteurs que ça soit au niveau de la production des propriétaires récoltants, des négoces et de la distribution qui définissent la quantité de kilos à l'hectare que doivent produire les vignerons et donc en maîtrisant l'offre, il maîtrise les prix. Et enfin la dernière question d'Olivier Schlamama pour le site d'info dealer.fr.
Que vous a dit la ministre lors de la remise de ce rapport ? Est-elle favorable à vos propositions ? Notamment l'organisation des assises ?
Alors nous nous avons rencontré la ministre tout à l'heure puisqu'elle est venue aux questions d'actualité au gouvernement. Nous lui avons fait part du rapport bien sûr, nous lui avons transmis, nous lui avons donné les 23 recommandations et bien sûr, on l'a incité à lui dire, il est indispensable puisque c'est la première recommandation de mettre en place ses assises de la viticulture et nous souhaitons que ça soit le plus rapidement possible. Alors, on lui a dit premier semestre 2026 en lui disant si c'était le premier trimestre, ça serait bien.
Alors, madame la ministre, c'est pas nous qui décidons à sa place. Nous l'avons suuré fortement, elle a été très à l'écoute. Mais avant de de de décider des assises et comment vont se passer ces assises et et réellement si elles doivent exister ou pas, je crois que c'est une des questions qu' qu'on peut se poser.
Nous, on le souhaite fortement. Et bien euh je crois qu'elle veut digérer le rapport avant quoi. Donc c'est ça qu'elle peut le principe pour pour être clair quand même parce que je vais être encore plus clair que lui je pense que la ministre a été favorable à nos propositions.
Elle l'a dit d'ailleurs. Sauf que bon on l'a rencontré 10 minutes avant vous parce que on voulait que elle apprenne le proposition de notre de nos bouches. Mais bien entendu, elle nous a donné rendez-vous sur un entretien beaucoup plus long. où nous rentrerons beaucoup plus dans les détails parce que c'est ses mots, elle veut savoir où le mettre les pieds et c'est tout à fait normal.
Tout simplement. Ouais. Juste pour pour conclure, c'est un rapport qui est la photographie de la situation et qui fait un certain nombre de propositions.
Là, on n'impose rien. Chacun décidera en fonction de ses responsabilités. Les pouvoirs publics, où est-ce qu'il mettent l'argent public, les les filières ?
Est-ce qu'elles souhaitent s'entendre ou pas ? On on propose un certain nombre de mesures maintenant aux uns et aux autres de s'en saisir et de les faire prospérer. Pour terminer, j'aurais juste envie de dire que dans les temps que nous vivons, on a besoin fortement de courage politique.
Je fais allusion à rien, mais de courage politique. Et bien nous, nous avons le courage politique tous les trois d'avoir conçu ce rapport, de le proposer à la vie filière viticole pour que ils puissent régler une partie de leur problème et se mettre en ordre de marche. Voilà.
Donc voilà la finalité de cette oui pardon la finalité de de ce rapport. Moi je nous vous remercions très sincèrement mesdames et messieurs et et mesdames et messieurs qui sont en visoconférence et puis au plaisir de de vous avoir dans d'autres lieux ou dans d'autres moments et d'échanger et d'échanger. Merci beaucoup.
Dominique Estrosi-sassone