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Discours / meetingEmmanuel Macron (sur YouTube)· 11 mai 2018 77 minAutoproduitFond programmatiqueEurope & internationalÉducation & rechercheÉconomie & entreprisesEnvironnement & énergie

Échange avec les étudiants de l'Université RWTH Aachen | Emmanuel Macron

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 82 %Attaque 8 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00ComplaisanteRéponse directe

    Bonjour monsieur le président, merci de votre présence. Avant de commencer, souhaitez-vous dire quelques mots ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi l'Europe est-elle une communauté de valeurs uniques par rapport aux autres puissances mondiales comme la Chine ou la Russie ?

  • 7:00OuverteRéponse directe

    Comment l'Union européenne pourrait-elle se positionner pour éviter un conflit au Moyen-Orient et démilitariser l'Iran ?

  • 9:00OuverteRéponse directe

    L'Europe est souvent critiquée pour son image de 'visionnaire'. Comment moderniser cette image et assumer notre devenir européen ?

  • 21:00OuverteRéponse directe

    Quelle est votre vision pour créer 20 nouvelles universités européennes compétitives face aux États-Unis et à l'Asie ?

  • 25:00OuverteRéponse directe

    En tant que diplômé d'une grande école française (ENA), l'université doit-elle former des élites ou privilégier l'égalité des chances ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:15Emmanuel MacronFait
    « c'est l'europe qui dit ça c'est formidable les gens peuvent circuler mais enfin j'ai des travailleurs qui viennent à la moitié du salaire minimal dans notre pays pour voler nos emplois »
  • 0:30Emmanuel MacronPromesse
    « on est en train de le réformer le parlement achève un travail que nous avons lancée pour pouvoir converger »
  • 2:00Emmanuel MacronFait
    « l'allemagne a pu faire ces réformes parce qu'elle a eu la solidarité européenne au moment de la réunification »
  • 5:00Emmanuel MacronChiffre
    « ils ont encore aujourd'hui 25 30 40 % des jeunes au chômage »
  • 7:00Emmanuel MacronFait
    « je ne crois pas qu'il y aura un moment une nationalité européenne qui remplacera les identités nationales »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

field enquête merci beaucoup merci monsieur le président merci à vous je suis à vous bonjour monsieur le président je suis julien lesgourgues je suis professeur de cosmologie ici à l'université d'aix-la-chapelle j'ai le grand honneur d'être le modérateur de ce débat sur l'europe dès que vous le souhaiterez je suis prêt à solliciter les questions des étudiants à moins que vous ne souhaitiez avant dire quelques mots simplement pour vous dire bonjour vous remercier de cet accueil formidable évidemment remercié la ville de haren monsieur le maire et le prix charlemagne c'est le président comité de l'onu mentioner qui m'a été fait ce matin d'avoir ce prix que je prends comme une incitation à aller plus loin et poursuivre les efforts et les actions et non pas comme un remerciement pour ce qui a déjà été fait et donc j'ai fait un discours ce matin je pense que le mieux est que maintenant nous débattions de manière très libre et que je réponde à toutes vos questions en tout cas merci pour votre accueil et je suis très heureux d'être parmi vous cet après midi très heureux [Applaudissements] nous allons donc prendre les premières questions merci de lever la main alors mademoiselle ensuite monsieur et mademoiselle allez-y avant de commencer toutes les félicitations pour le prix charlemagne quel honneur je m'appelle anna hansen et je fais mes études en théologie catholique est en français et ma question c'est pourquoi l'europe est-elle une communauté de valeurs uniques par rapport aux autres puissances mondiales comme la chine ou la russie les valeurs communes sont des capable d'insuffler le nouveau désir d'une culture démocratique en europe nous allons prendre les questions par 3 si vous le voulez bien donc monsieur deuxième question malheureusement mon français n'est pas pas tout à fait au point je vous posez la question je m'appelle moritz j'étudie les sciences de l'ingénieur les rings ingénieurs à votre avis comment l'union européenne de grudd elle se positionner pour essayer d'éviter un conflit au moyen-orient pour démilitariser l'iran notamment compte tenu du retrait des états unis de la corne donc pour avoir pour être un partenaire au moyen-orient une troisième question s'il vous plaît je m'appelle claudio stenzel j'étudie la technologie la théologie le développement global dans le monde il existe une existe une image de l'europe qui n'est pas contemporaine et qui est fortement critiquée de votre côté pour parler souvent d'une europe des visionnaires d'où ma question pourrions-nous assumer notre devenir européen nous adapter ou nous actualisé nous moderniser bien disent ses tics de telle sorte que nos puillon que nous puissions faire fi de ces critiques ils ont adressé mon égard et comment pensez vous que nous pouvons nous rapprocher de cette europe des visionnaires merci beaucoup à tous les trois merci d'abord anna d'avoir posé ces questions en français et je comprends je vous comprends parfaitement j'entends l'allemand et je ne parvient encore à le lire mais je n'ose le parler fluidement devant vous donc j'ai la même indulgence enfin je réclame la même indulgence que celle que vous réclamiez pour la première question est qu'est ce qui fait de l'europe une communauté de valeurs uniques en effet peut-être d'essayer comme vous l'avez esquissé dans votre question de se comparer l'europe c'est le continent d'abord si on le regarde géographiquement il ya peu d'espacé aussi ramassé avec autant de langues de cultures diverses c'est cette europe des cafés dont parle george steiner c'est à dire une europe du débat permanent dont le centre a toujours été des centres et par rapport à lui même beaucoup pensent que ici à aaron nous sommes dans le centre de l'europe ce qui est vrai de l'europe carolingienne mais quand on parle de la mitteleuropa c'est pas ici c'est dans ce qui paraît pour d'autres déjà très périphérique par rapport à nous et que son second vin qui va de l'autriche aux balkans occidentaux tout ça pour dire que cette europe c'est un précipité unique de géographie de culture de langue de différence en un continent où toutes les grandes religions du livre on tue à cohabiter où toutes ces langues ces cultures on tue à cohabiter mais quelque chose d'unique est née la première chose qui me semble caractériser ces valeurs communes européennes je l'évoqué ce matin en creux c'est un certain rapport à l'universel qui va sans doute avec le fait que l'europe est un palimpseste comme ça de religion toutes les grandes religions s'ils sont ou superposés ou parfois affrontés et on tue à y vivre et c'est assez unique parce que quand vous regardez les autres plaques dans le monde il ya souvent eu une ou deux religions nous nous avons eu quasiment toutes les religions à travers les grandes conquêtes et les grands empires qui ont marqué l'europe de l'empiré romain but carolingien mais jusqu aux empires ottoman qui ont aussi traversé l'europe et donc nous avons eu quelque chose d'un rapport à l'universel qui s'est d'abord construire ensuite l'europe c'est le continent des lumières il est lumière existent avant les lumières la paix en europe se fait dans ces religions parce qu'il ya des gens comme erasme qui savent trouver justement réarticuler une forme d'universel raisonnable au pour réussir à vivre avec ces différences de religion on sort de la guerre des religions européenne parce qu'il ya de ces grands sages mais je crois que ce qui fonde à un moment donné aussi ce rapport très particulier c'est le rapport à la route est longue le les lumières qui d'erasme à la renaissance en allant jusqu'aux lumières elle-même de nos philosophes et donc au xviiie siècle ont marqué l'europe ce qui est un rapport à l'individu à la personne et c'est là où j'en viens à peut-être ce qui est à mes yeux la quintessence l'essentiel de l'europe et de nos valeurs c'est un attachement unique à la liberté et à l'égalité et donc aux droits propres aux individus la chine pense un rapport à l'égalité organisé une collectivité étatique elle ne pense pas du tout comme nous le rapport à la liberté pas du tout ni les libertés d'opinion aunis les liberté relative aux droits de l'homme etc les etats unis d'amérique autre allié historique honteux un rapport à la liberté et aux libertés individuelles très forts portés dans leur constitution mais ils ont une tolérance aux inégalités aux injustices qui n'a rien d'européen l'europe a donc à partir du xviiie siècle cette espèce de matrix unique qui est cet équilibre entre la liberté et l'égalité et c'est ce qui fait qu'en europe on va créer cette espèce de triangle magique qui est l'émergence de démocraties qui est le développement de toutes les libertés des droits individuels des droits de la société qui accompagne la démocratie et qui constitue un progrès constant pour les individus dans la démocratie et qui est une émancipation par l'école et les droits dans la société et l'égalité des droits vers laquelle on doit constamment tendres et je rends ici hommage à ce concept je dirais synthétisée par l'allemagne du 20e siècle mais une économie sociale de marché c'est-à-dire un rapport un équilibre des rapports marchands dans la société où il ya une liberté des échanges mais également certain équilibre qui sont faits un dialogue social dans l'entreprise vous n'avez nulle part ailleurs cela à ce point et vous le voyez c'est un fils qui se tirent depuis les tout débuts de l'europe jusqu'à aujourd'hui et donc pour moi ces valeurs fondamentales c'est vraiment celle ci de liberté de justice sociale d'accès à l'universel j'en rajouterai une dernière qui est cette adhésion à la à la culture et l'intelligence dont l'europe a besoin pour elles mêmes et qui est je crois consubstantiel de de son identité propre on en reparlera sans doute dans le débat et c'est ce qui fait que l'europe c'est toujours pensé dans un dedans dehors vous parliez de la russie la russie n'a pas le même rapport que nous à la démocratie elle n'a au fond jamais vraiment connu les mêmes expériences démocratiques que nous mais la russie a quelque chose à avoir avec l'europe général de gaulle parlait de l'europe de l'atlantique à l'oural parce qu'elle a quelque chose à voir avec l'imaginaire européen et la culture européenne elle a quelque chose à voir de ce qui nous émeut et ça fait partie aussi de ces de ses valeurs donc pour moi c'est cette cet ensemble qui fait de nous quelque chose d'unique et comme je le disais ce matin lorsque m'a été remis le prix qui s'exprime toujours par rapport à l'universel qui se pensent toujours par rapport au reste du monde en ski c'est conçu même dans ceux dans ce dialogue permanent avec le reste du monde mais vous le voyez bien cet équilibre de valeur il n'y a aucun autre continent qui les portent qui les résume qu'il est cristallise comme comme l'europe deuxième question plus contemporaine si je puis dire même si elle est en quelque sorte les travaux appliqués de ce que nous venons d'évoquer sur le moyen-orient et l'iran est ce que nous pouvons faire nous européens dans ce contexte l'iran est un sujet qui nous est posée à tous depuis la révolution de 1979 il y a eu quand on regarde les choses des hauts des bas des moments de grande tension et il est clair que l'iran s'était embarqué vers le développement d'une capacité nucléaire de défense qui inquiétait toute la région c'est ce qui a conduit les européens d'abord rejoint ensuite par les américains à négocier un accord nucléaire qui a été signé le 14 juillet 2015 qui permet de surveiller l'activité nucléaire de défense iranienne jusqu'en 2025 est-ce que cet accord est parfait et régler tous les problèmes sans doute pas non je vais y revenir et ce qu'il était meilleur que ce qu'on que ce qu'il y avait avant oui c'est pour ça d'ailleurs que nous l'avons fait et ce que le premier ministre israélien a révélé il ya quelques jours sur l'iran fallait avant la conclusion de cet accord l'iran avancé et donc je pense que cet accord s'inscrivait dans une bonne démarche les etats unis d'amérique ont décidé de sortir de cet accord nous européens nous avons dit c'est une mauvaise chose pourquoi pour deux raisons la première nous sommes des grandes puissances internationales il n'est jamais bon nous mêmes de ne pas respecter le droit que nous contribuons à mettre en oeuvre pourquoi est ce que on est un peu les garants de l'ordre international comment l expliquer à des puissances qui peuvent être parfois brutales violentes qui ne respecte pas le droit international suivez mon exemple et vous respectez le camp nous ne respectons pas donc sur le principe démarche ne va pas dans le bon sens ensuite parce que elle nous fait courir le risque que l'iran reprenne ses activités et donc qu'il y ait un recul par rapport à ce qu'on avait obtenu en juillet 2015 aussi pour moi dans cette période l'europe doit pouvoir travailler sur deux axes complémentaires le premier axe c'est celui de la stabilité et d'éviter toute escalade c'est à dire de dire un nous nous sommes signataires nous restons et on demande à l'iran de rester aussi dans l'accord et donc de ne pas reprendre et donc nous n'abandonnons pas ce que nous avons fait il ya maintenant près de trois ans et évitons toute escalade malheureusement la nuit dernière vous avez encore vu qu'il y avait eu des tirs entre iran et israël le risque est une escalade une montée en tension soyons très vigilants pour éviter cette montée en tension c'est le message que j'ai passés hier après midi au président rani lorsque je les ai eus c'est le message que je passerai au premier ministre netanyahu au président poutine qui dans ses déclarations ces derniers jours semble partager cet objectif de stabilité à court terme et éviter toute escalade le deuxième axe sur lequel nous devons travailler c'est celui que j'avais un peu proposée en septembre dernier aux nations unies et que j'ai peut-être ouvert plus résolument à washington il ya quelques semaines en anticipation de malheureusement ce qui allait se passer ce que beaucoup disaient vous voyez on n'arrive pas à convaincre le président entre hommes ça fait un an je connais maintenant le président trump j'ai beaucoup de respect pour lui on sait que nous avons une relation chaleureuse fin de relations chaleureuses n'est pas une relation de magicien quand il dit quelque chose en campagne il le fait il l'a fait sur la corde paris il le fait sur l'accord iranien donc j'avais compris qu'il allait le faire et j'ai dit nous on peut travailler sur quelque chose c'est pour moi le deuxième axe de plus large je prends israël l'arabie saoudite les états unis au mot ils nous disent l'accord de 2015 sur le nucléaire n'est pas suffisant chiche travaillons sur quelque chose de plus large et c'est vrai qu'il ya des menaces collective mais donnons une visibilité à l'iran sur ce que nous sommes prêts à faire aussi si on va au bout de cette négociation et c'est la même chose que j'ai dit au président roannais et moi je pense qu'il ya quatre sujets sur lesquels on peut avancer le premier c'est le nucléaire actuelle ce qu'on avait dans l'accord de 2015 qu'il faut pas abandonner le deuxième c'est de s'assurer que dans la durée l'iran n'aura jamais la bombe nucléaire et donc la situation d'après 2025 le troisième sujet c'est ce qu'on appelle l' activité balistique de l'iran dans la région c'est à dire la menace qu'elle fait porter sur certains de nos alliés ou des pays voisins qui n'étaient pas signataires qui n'était même pas dans la négociation de l'accord nucléaire mais je pense à israël je pense à l'arabie saoudite air plusieurs autres dans la région voisine et le quatrième sujet c'est la stratégie régionale iranienne qui est volontariste et qui d'ailleurs depuis 2015 est devenu de plus en plus menaçante pour beaucoup c'est la présence de l'iran ou de milices pro iranienne en irak en syrie au yémen mais également sa présence au liban et donc il faut qu'on ait un dialogue stratégique sur ces sujets et avoir en bonne foi une avancée qui permette d'encadrer la présence régionale de l'iran sur ces quatre sujets entamons dès maintenant la négociation pour préparer le prochain cadre d'accords ma conviction c'est que cet accord s'il est voulu porter par la nouvelle administration américaine il sera en quelque sorte d polluée de ce qu'elle lui reproche qui est d'avoir été un accord négocié par les prédécesseurs c'est de la vie politique intérieure aux états mais c'est comme ça et l'autre avantage c'est qu'on aura quelque chose qui permet de prendre en compte l'ensemble des sujets régionaux et de travailler dans la durée à l' équilibre du proche et moyen-orient c'est là que je vois le rôle des européens et je pense que nous avons une crédibilité tout cas moi depuis que je suis élu j'ai installé la diplomatie française dans cette stratégie c'est que nous parlons à toutes les parties nous parlons à tous les alliés régionaux et nous avons la possibilité d'assurer ce cadre qui est le seul cadre stable si ça n'est pas ça ce sera la montée des tensions donc travail à court terme pour garder ce qu'on a et travaille sur le moyen terme pour compléter sa d'un accord plus large sur ces quatre sujets on va passer par des phases de tension il faut être lucide elles sont alimentées par les uns et les autres certains ayant intérêt sur le plan de la politique intérieure je crois que nous il faut qu'on s'attache à continuer à parler à tout le monde a donné des garanties à faciliter les choses pour la stabilité et la paix au moyen-orient et qu'on ne lâche pas ce travail indispensable de la construction d'un accord plus large tel que nous l'avons proposé claudia sur votre dernière question est à la fois l'image critiqué les matchs de visionnaire de l'europe d'abord ça n'est pas vrai que l'europe est toujours critique et je pense que nous nous sommes habitués à nos propres débats et donc on est habitué à critiquer nous mêmes et est repris dans nos débats critiques sur l'europe mais il suffit de voyager pour voir que l'europe allait continuer à être admirée et enviée et qui a même un désir d'europe donc je pense que ça c'est toujours un défaut que nous avons constamment il est indispensable qu'on est en permanence des débats démocratiques nos sociétés ont ce goût et c'est vital pour nous mais ces différences de sensibilité qu'on exprime ses critiques ces insatisfactions ne doivent pas nous faire oublier notre place dans le monde et l'europe elle s'affaiblit quand elle se regarde le nombril en quelque sorte et et qu'elle ne fait que regarder ces petites différences j'étais la semaine dernière dans le pacifique en australie il y a un désir l'australie nous regarde en dix ans nous nous sommes dans le commonwealth mais la grande-bretagne quitte l'europe ce qui est une source d'angoissé à un moment où la chine est de plus en plus hégémonique dans le pacifique et les états unis leur ont tourné le dos en refusant l'accord sur le climat et l'accord commercial qui avait été signé et ils veulent plus d'europe il s'intéresse à l'europe et ils sont pas dans la critique est partout où je vais je sens je vois je mesure un vrai désir d'europe et d'une europe qui s'assume parlent d'une même voix et propose et ça je crois que surtout pour votre génération il faut pas penser que c'est fini la deuxième chose si on veut lui donner un peu l'un contenu il faut l'assumer et justement il faut constamment penser l'europe au milieu de ces défis contemporains internationaux c'est cette souveraineté européenne dont là aussi je parlais ce matin tous nos grands défis climatiques énergétique numérique intelligence artificielle géopolitique développement en afrique grandes migrations tous ces défis c'est l'europe qui les prendra tous ces défis c'est l'europe qui nous permettra de les relever ou pas parce que nous avons à faire la compétition avec la chine les etats unis d'amérique nous avons à apporter des solutions à un continent aussi large que l'afrique est donc face à cela il est clair que nous avons besoin de redonner en effet de la vision européenne c'est-à-dire de 10 d'assumer que l'europe s'est parlé d'une voix unie c'est porter une vision cohérente à 30 ans sur ces sujets et ses avoirs des instruments au bon niveau et donc il y a un désir d'europe ne le minerai pas il y a une volonté de nous voir jouer un rôle dans toutes ces régions du monde et une attente de ce que représente l'europe en raison des valeurs que j'évoquais maintenant nous notre devoir c'est de réussir à avoir justement plus d'unité et peut-être de profondeur de champ 2 d'une vision à 20-30 ans assumé par tous pour pouvoir dire quand on est en chine quand on est dans le pacifique aux états unis l'europe ce sera le leader de l'intelligence artificielle mais avec des règles éthiques qui permettent de respecter les protections individuelles de chacun qui articulera innovation et it's que nous permettent de faire aujourd'hui ni le modèle chinois ni le modèle américain l'europe ce sera le modèle de la transition énergétique avec les leaders du stockage de l'énergie une économie qui aura à horizon en 30 ans totalement fait sa mutation l'europe ce sera le continent qui permet de penser la stabilité de l'afrique par une politique de développement assumer partenariale une politique de sécurité avec l'afrique et qui aura ses règles justement de sécurité à ses frontières communes et une plus grande intégration l'europe c'est ce continent qui permettra d'être une vraie puissance commerciale permettant de respecter les jeux d'équilibré de ne subir je dirais l'oukase deux nuls puissance l'europe c'est ce continent qui sera celui de l'investissement d'une plus grande intégration économique en son sein et en son coeur avec une intégration de ces marchés du travail avec des personnes à la fois des jeunes et des travailleurs qui circuleront beaucoup plus facilement mais où il y aura dans tous les endroits de sucker d'europe de cette europe là plus unifiée des opportunités ouvertes à chacun je ne suis pas exhaustifs et il faut qu'on arrive à se donner ses objectifs à 30 ans et ses finalités au service de quels seront les instruments ensuite que nous aurons à décliner [Applaudissements] merci monsieur le président nous allons prendre trois nouvelles questions et puisque nous sommes dans une université si vous le voulez bien je propose quelques questions plutôt sur les questions d'enseignement supérieur en europe questions d'enseignement supérieur alors je vois monsieur en rose là bas mademoiselle en dessous et puis monsieur à côté merci de vous rapprocher du micro rapidement première question il ya un gars très vite bonjour monsieur le président je m'appelle fax email un galop 7 j'étudie la notre technologie et le développement global ma question est la suivante ou [Musique] qu'il y aurait 20 nouvelles universités qui serait créé le système ni de ces universités pour pouvoir être concurrentielle que non punitive au niveau global pour se démarquer par rapport aux états unis à l'asie on y va a été exclue des universités qui existent déjà peuvent-elles remplir ce rôle merci beaucoup une deuxième piste où je m'appelle hymne à l'amour et merci de nous avoir donné l'opportunité de discuter avec vous ma part j'ai fait mes études en biologie moléculaire je pose la question au niveau universitaire français seront indiqués comme quoi il s'agirait d'un système formant et créant des il y en a qu'on dit qu'on vous en tant que diplômé d'une grande école l'ena dans le contexte européen est ce que la formation universitaire doivent-elles être là pour former des élites bien est ce qu elle doit plutôt s'orienter en fonction du principe d'égalité des chances être plus accessible à tous bonjour monsieur le président je m'appelle frédéric j'ai fait mes études en sciences humaines et voilà je vais tout d'abord et initier ma question est l'idée de l'université selon son origine historique c'est l'universalité en 32 j'ai présenté la complexité du monde en un seul endroit et selon cette idée là il existe des coopérations ou des projets comme erasmus et voilà maintenant ma question à vous votre propos de créer des universités européennes signifie ce propos là que les universités d'aujourd'hui ne remplissent plus est 7cette rôle universel et ne serait-il pas mieux d'investir d'investir dans les universités qui existe et élargir les coopérations et les projets comme voilà le projet erasmus merci beaucoup je vais me permettre de regrouper afin de répondre à la première et troisième question qui ont qui sont voisines et se complètent et je viendrai ensuite à l'âme à la deuxième qui touchent plus le système français est le sujet de en effet la formation des élites et l'égalité des chances je veux d'abord clarifier ce qu'est le projet la proposition d'universités européennes il ne s'agit pas d'ouvrir d'investir dans des murs dans une nouvelle université qui sortirait de nulle part et sur laquelle on dirait ceci est une université européenne mais c'est de conduire nos universités existantes à bâtir ce que certaines ont commencé à fermer de manière encore imparfaite insuffisante et un définitivement incomplète mais de vraiment bâtir des vrais programmes des vraies formations totalement européenne l'idée est que votre université puisse bâtir avec rome madrid strasbourg tel ou tel autre une bratislava août à l'eau toutes celles qui seront candidates et il faut que ça ait une logique disciplinaire une logique qui est porté par à la fois les enseignants les chercheurs et des étudiants des vrais cursus européen où on passerait six mois ou un an dans tel site universitaire et un autre dans tel autre et donc pour répondre en particulier la troisième question l'idée n'est pas de mettre de l'argent dans de nouvelles universités qui sortiront de terre même si dans plusieurs de nos pays il faut continuer à construire et il y a une démographie qui fait qu' on a de plus en plus des études d'étudiants il faut s'en féliciter l'idée est de vraiment bâtir de vraies universités européennes et des cycles européen en regroupant les universités actuelle sur la base du volontariat et en déployant ses premières initiatives communes qui ont commencé à être prises dès cette rentrée on aura des premiers sites et des prémices d'université qui verront le jour j'ai en effet donné cet objectif qui semble totalement atteignable d'une vingtaine de 20 à l'horizon 2024 mais l'idée c'est vraiment de créer le coeur même de la promesse universitaire que vous avez rappelé c'est à dire des lieux d'universel au sein de l'europe mais qui aurait plusieurs sites de la même façon que d'ailleurs dans dans nos pays les universités peuvent avoir plusieurs sites d'enseignement bas il y aurait une université basée sur le partenariat de trois ou quatre sites universitaires européens pour tel ou tel cycle de philosophie de mathématiques autres d'abord je crois que c'est vraiment fidèle à l'idée de ce qu'est l'univers l'université et cette capacité à tenir l'universel dans dans des lieux conjoint ensuite parce que c'est ce qui me semble aller au bout d'une communauté de vues d'intérêt de penser que à la fois des enseignants et des étudiants pourraient avoir et enfin c'est ce qu'ils par rapport à la première question me paraît vraiment répondre aux défis qui l eau dans la compétition internationale c'est à dire d'être à la taille critique aujourd'hui qu'est-ce qui fait que dans beaucoup de classement des universités américaines ou chinoises sont très hautes c'est leur taille et c'est qu'elle offre des opportunités d'accès à un marché à des perspectives dans le monde académique ou le monde de l'entreprise qui sont à la taille des états unis d'amérique ou de la chine nous devons avoir des universités qui permettent d'accéder pour vous un vrai marché intégré du travail européen ou de la recherche ou de l'enseignement supérieur est la condition pour le parachever c'est qu'on soit beaucoup plus intégrée dans notre système universitaire si je dis ont créé ces universités européennes la mobilité des enseignants chercheurs des chercheurs de toutes celles et ceux qui construisent leur carrière ne se fera plus à l'intérieur d'un système national ou parfois même d'une seule université mais à travers ses réseaux et fera donc par définition beaucoup plus européenne les publications qu'on arrivera à et crée les talents qu'on arrivera à y attirer seront beaucoup plus fort et donc on mobilise une masse critique qui est beaucoup plus importante et je crois par rapport à la chine aux états unis d'amérique on arrive à créer à partir de l'existant mais en le mettant davantage en réseau en construisant une stratégie commune quelque chose qui encore une fois place l'europe au bon niveau de l'ambition et c'est pour moi très complémentaire avec erasmus dont j'ai souhaité renforcer les ambitions aussi bien pour ce qui est de l'enseignement supérieur que pour les filières d'apprentissage erasmus c'est la mobilité individuelle c'est ce qui vous permet pendant un cycle scolaire d'aller ailleurs mais rasmussen ne vous donne pas forcément un diplôme européen elle n'intègre pas vos systèmes d'enseignement supérieur et de recherche elle offre la possibilité à certains jeunes d'avoir un peu plus d'affection societatis européens d'avoir une aventure européenne et de revenir à la maison avec cette aventure il faut absolument le maintenir et c'est je pense l'une des des plus belles idées des dernières décennies parce qu'elle a vraiment créé du goût pour l'autre elle a créé des dizaines de milliers d'histoires d'amour est tant mieux mais elle a créé un goût pour l'autre une connaissance de l'autre si nous voulons que cette connaissance des systèmes de l'autre et des opportunités ce infuse dans nos systèmes éducatifs d'enseignement supérieur et de recherche il faut faire cette étape qui est à mes yeux totalement complémentaires et qui n'est pas concurrent qui est de créer ces universités européennes sur la base de la méthode que je viens d'évoquer alors ensuite et enfin mademoiselle vous avez soulevé la question d'abord de la spécificité du système français et puis d'un dilemme qu'il faudrait trancher entre la formation des élites et l'égalité des chances je revendique le droit de ne pas choisir et d'ailleurs je pense que quand on essaie de choisir on dégrade et l'un et l'autre et je vous parle d'un pays où c'est un peu ce qu'on a parfois fait la france à cette histoire traumatique avec l'université je ne suis pas là pour vous raconter les spécificités de chaque système mais il se trouve que la france quand elle a eu à inventer de l'excellence dans son pays l'a toujours fait à côté de l'université ça a été le collège de france moment la renaissance dans les autres pays européens on a dit ce sera au coeur de l'université nous on a créé quelque chose qui était à part qui s'appelait le collège de france après comme système napoléonien on a créé en effet des grandes écoles d'abord d'ingénieur puis au 20e siècle de hauts fonctionnaires à part de l'université et on a fait pareil et donc avec les classes préparatoires et c'est un peu pareil pour la recherche le xxème siècle français étaient marquées par des grands organismes de recherche qui quand il a fallu faire la grande recherche ont voulu la construire à côté de l'université le cnrs le cea l'inserm et donc l'histoire de la connaissance en france s'est toujours fait comme ça à côté parce que je veuille cette formule 1 un philosophe et anthropologue français monsieur diribarne la france est un pays aristocratique égalitaire nous avons la fascination pour l'égalité mais nous adorons les règles aristocratique et donc si on peut avoir des systèmes d'élite très identifiée c'est bien et on veut les deux mais il faut pas se tromper tous les autres systèmes qui ont construit sur la base du modèle universitaire leur propre fonctionnement ils ont aussi créé la sélection et ils ont aussi créé de la formation d'élite en faisant de la sélection par les diplômes en faisant de la sélection par des filières ou des prérequis en faisons dans certains autres pays européens de la sélection par l'argent et les filles ce qu'on paye et donc le système français a ses spécificités mais faut pas être naïf c'est pas parce qu'il ya une université comme modèle unique qui a pas de sélection et que c'est un grand tout pour le reste on a toujours sélectionner des élites parce qu'il ya toujours on a toujours eu besoin de gens qui ensuite sortait à des postes de responsabilités et qu'ils allaient ou faire la meilleure recherche le meilleur enseignement entraîner les autres et le tout étant que ce soit lié au mérite ce à quoi nous devons être collectivement attaché c'est que nos mécanismes de sélection soit lié aux mérites de chacun et ne soit pas de la reproduction sociale donc moi je ce que je déplore aujourd'hui dans le système français c'est qu'il est encore trop la reproduction d origine la france n'est pas le seul pays c'est contre ça que nous sommes en train de nous battre ça commence dès la petite enfance ça veut dire qu'il faut investir davantage en termes éducatifs sur les jeunes qui viennent des milieux les plus défavorisés parce que c'est eux qui ont le moins de chances d'avoir des performances scolaires ça veut dire qu'il faut à chaque fois essayé de rattraper mais il faut tout faire pour que la sélection à un moment donné où elle est indispensable ne soit pas injuste qu'elle ne soit pas une sélection sur l'argent ou qu'elle ne soit pas une sélection sur la reproduction des inégalités familiale ou sociale ça c'est le devoir que nous devons nous assigner et c'est ce que nous avons commencé à faire depuis un an à travers l'école primaire fille la réforme de l'orientation et maintenant la réforme de l'enseignement supérieur en france et cette réforme de l'enseignement supérieur en france que nous sommes en train de faire qui est d'ailleurs une des conditions pour avoir un vrai système universitaire intégré sur le plan européen c'est celle aussi qui consiste à dire notre université elle doit pouvoir orienter les gens elle doit pouvoir accompagner de manière plus individualisée des étudiants pour leur permettre de réussir la france aujourd'hui est un système où quand vous venez d'une famille modeste vous avez beaucoup moins de chance que quelqu'un qui vient d'un milieu favorisé d'accéder au système en effet des grandes écoles la france est un système quand vous venez d'une famille modeste vous êtes perdus parce qu'il ya pas vraiment d'orientation vous allez vous inscrire dans une filière universitaire dont vous ne connaissez pas les résultats académiques dont vous ne connaissez aucun résultat professionnel et selon les filières dans un tiers des cas vous n'avez même pas finir la première année et des gens veulent m'expliquer que ça c'est l'égalité des chances allons bon celle inverse de l'égalité des chances c'est le mirage de l'égalitarisme où la règle devient le hasard et vous savez quoi quand on donne la main au hasard ne fait pas bien des choses dans nos sociétés il reproduit les injustices de départ est donc ce que nous sommes en train de faire c'est de mettre beaucoup plus de moyens sur la formation des jeunes qui viennent des quartiers les plus difficiles moins d'élèves par classe de permettre ce qui est un meilleur accompagnement une meilleure orientation qu'il y ait ensuite avant le baccalauréat ou l'habit tour une meilleure orientation des élèves qu'on ait de la transparence sur les filières universitaires dans nos pays comme à l'international pour dire quelles sont les conditions pour y réussir si vous sortez d'une filière technologique est-ce que vous allez avoir autant de chances que quelqu'un qui sort d'une filière biologie pour aller faire des études de médecine non et je vous aiderai davantage si je vous dis il faut passer six mois en biologie avant ou avoir telle ou telle discipline qu'il faut s'approprier donc c'est vous et vous orienter créer des parcours fait favoriser des passerelles mettre de la transparence accompagner les individus et selon la filière que vous aurez choisi et en fonction des étapes permettre une sélection pour que les meilleurs puissent accéder à des meilleurs postes en fonction de leurs mérites de leur talent qui auront été évalués par leur père et leur professeur et que d'autres puissent trouver un emploi quel que soit les filières retenues filières académiques comme apprentissage mais je vous le dis en toute sincérité à vouloir dire on combat la formation des élites on ne s'attaque jamais bien à un vrai pour l'égalité des chances vrai pour l'égalité des chances c'est s'assurer qu'une personne d'où qu'elle vienne dans la société si elle en a la force la volonté et les mérites puissent accéder au plus haut c'est l'émancipation c'est la mobilité dans la société c'est ça ce que doit permettre un système scolaire et universitaire et c'est ça ce que nous sommes en train d'essayer de faire ce que nous allons faire en france et est améliorée mais c'est aussi cela ce que nous devons réussir à faire à travers l'europe permettent que tout jeune quel que soit son origine sociale et géographique s'il a envie d'embrasser les plus belles carrières à tel ou tel endroit puisse le faire au simple vue de ses mérites parce que nous aurons créé les règles d'accompagnement d'orientation d'égal accès dans le système d'orientation et d'enseignement supérieur européen [Applaudissements] nous allons maintenant prendre quelques questions autour de la scène et je demande au micro de se rapprocher de la scène alors par exemple monsieur mademoiselle et si vous le voulez bien monsieur countach j'étudie les ressources humaines management et les géosciences monsieur le président le groupe vous parlez d'une regroupant dust on devrait pouvoir y accéder plus rapidement j'aimerais savoir quelle est votre vision de ces différentes thèses comment peut-on contrebalancer ces différentes comment se peut-il que certaines parties de l'europe n'est plus de perspective par exemple bonjour j'ai prise d'un jeu rappelle anita de sigler je voudrais poser la question suivante à 80 kilomètres d'aix la chapelle nous avons la centrale de tihange belge centrale à laquelle l'état français participe indirectement les populations de la région d'aix la chapelle ont certaines appréhensions certaine crainte du fait de cette centrale monsieur le président comment pourriez-vous faire en sorte que ces grains soient prises en compte et que vous leur donne une certaine forme de sécurité [Applaudissements] monsieur une troisième question chef précédent je m'appelle six ans que j'étudie les sciences politiques c'est ça notre à aubertin c'est un fait triste en allemagne et en france mais dans d'autres états devant se laisse par exemple que les nationalistes sont en marche des sociétés basées sur la peur de l'avenir de beaucoup de personnes les mutations démographiques les mutations climatiques le changement des modes de travail fait de la numérisation et de la l'automatisation de la question existe-t-il et mouvaux sibilité de changer les choses est ce que la politique entre le contre de le cadre de l'état national il peut gagner réagir les cornées que pensez vous d'une république des régions merci beaucoup je vais peut-être d'abord répondre à la question sur le nucléaire je vais ensuite reprendre les deux questions européennes sur le nucléaire j'ai vu d'ailleurs à la fois certaines des associations de la population locale et certaines ong comme greenpeace qui s'est exprimé ce matin sur en effet les centrales que vous évoquez il ya aussi celles de quatre noms sur la frontière luxembourgeoise qui je le sais inquiète beaucoup de populations d'abord sur ce sujet je pense qu'il faut sans essayer de s'en tenir aux faits il ya les peurs on évoqué sur tous les sujets il ya des peurs mais il faut qu'on ait les peurs raisonnable et qu'on dise aussi comment on veut construire une stratégie européenne et laquelle l'allemagne a décidé suite à fukushima de totalement quitté le nucléaire la france n'a pas pris une telle décision parce que ce sont des décisions qui se prennent au niveau national est ce que pour autant je considère que je mets en danger aix la chapelle où je mets en danger le luxembourg en faisant ça non puisque j'en ai chez moi aujourd'hui plus de 70% de l'énergie en particulier de l'électricité qui est produite en france se fait à partir de centrales si je pensais en mon for intérieur que c'était une forme de production dangereuse je les aurais tout fermé dans mon pays où mon prédécesseur ou la commune la communauté nationale et je vous invite d'ailleurs à regarder cette technologie que nous maîtrisons depuis elle aussi 70 ans at elle fait plus de morts de manière directe ou indirecte que les centrales à charbon que d'autres très sincèrement non non et je vous le dis en vérité et nous avons aujourd'hui en europe le plus haut niveau d'exigence de sûreté nucléaire c'est ce qui d'ailleurs explique tous nos retards dans les productions de nouvelles centrales l'exigence qui est la nôtre et c'est là aussi où il nous faut savoir raison garder et avoir une approche très exigeantes à l'égard des autres on laisse certaines grandes puissances internationales vendre leurs centrales avec des exigences de sûreté très basse nous nous avons les meilleurs au monde les meilleurs et il faut l'assumer lorsque des centrales ont le moindre doute ou des tranches ou des réacteurs ils sont fermés vous en aviez encore il ya quelques mois des dizaines en france donc le doute n'est jamais permis il y à une instruction permanente avec une autorité de sûreté qui est indépendante qui rend compte devant le parlement dans un débat démocratique permanent donc là dessus je vous le dis en tout état de cause de là où je pars les gens parlent meilleure manière de vous de faire part de ma confiance et du choix qui a été fait pour mon pays si je pensais une seule seconde que le système français sur le plan technologique industriel ou en termes de contrôle scientifique et démocratique n'était pas sûr j'aurais fermer toutes les centrales dans mon pays donc vous avez la même garantie que le peuple français maintenant le débat est un beau débat celui que vous portez celui qui portait là c'est celui d'une conscience européenne vous me dites vous vous êtes président de la république des français très bien enfin moi je suis allemande et j'ai fait un impact sur moi bah oui mais moi les choix allemand a un impact sur moi aussi est-ce qu en allemagne elle rouvre des centrales à charbon pour compenser son nucléaire c'est un impact sur moi quand on réfléchit à des choix géo stratégique avec la russie un impact sur moi ce qui veut dire quoi ce qui veut dire que nous devons avoir une vraie politique énergétique et climatique européenne vous avez parfaitement raison et que nous devons la construire alors nous l'avons fait nous avons nous avons commencé à le faire nous avons créé un système d'émission en commun mais moi je regarde les choses en face où sont nos priorités le priorité les priorités il fameuse accordé pas de paris l'accord climatique c'est de supprimer les émissions de co2 ont dit le réchauffement de la planète les gens qui meurent la manière directe et on en chiffre en centaines de milliers ce sont les particules donc faut baisser les émissions de co2 de diesel des véhicules et il faut baisser les émissions pour produire de l'énergie donc moi où je mets la priorité j'en ai pris j'ai passé une loi on ferme toutes les centrales à charbon et toutes les centrales thermiques dans le pays il en restait quelques unes on les ferme en totalité d'ici à 2021 et c'est pour moi plus prioritaire que d'aller fermer des centrales nucléaires parce que la centrale nucléaire c'est aujourd'hui le seul c'est le moyen le moins émetteurs de co2 de fournir de l'énergie non intermittente donc ça c'est le premier point soyons cohérents ayant déjà une stratégie de réduction du co2 partout en europe et fixons nous sur les émissions de co2 par la mobilité et la production d'électricité une même stratégie nous ne l'avons pas j'ai pris une stratégie française elle me semble avoir sa cohérence et elle aura ses résultats mais on doit l'avoir au niveau européen ce qui suppose si nous voulons la voir au niveau européen qu'on doit fixer un prix minimum du co2 on doit fixer un prix minimum du co2 c'est le seul moyen d'avancer et de faire ces transitions et de bouger tous nous obliger tout le monde à bouger ensuite on doit au niveau européen investir massivement et c'est un point que nous partageons totalement avec la chancelière sur le stockage d'énergie est-ce que qu'est ce qu'ils voient qu est-ce qui va me permettre d'aller plus vite pour passer du nucléaire aux renouvelables dans un pays comme la france c'est le stockage de l'énergie qu'est ce qui fait qu'aujourd'hui c'est pas vrai qu'on peut dire je vais couper une centrale nucléaire et je vais vous ouvrir l'équivalent renouvelables c'est et renouvelables il faut que le soleil brille ou que le vent donc le vent tourner cet intermittent et nous n'avons pas les technologies pour le stocker et donc il y à une évolution technologique pour obtenir le stockage qui permettra de faire des sources de renouvelables une production non d'un terminant non intermittente d'énergie deuxième axe européen on doit être partenariaux c'est investir avoir des solutions de batteries des nerfs et de stockage d'énergie ensemble et développer des acteurs industriels pour aller dans ce sens troisième point compte tenu de tout ce qu'on évoquait tout à l'heure et d instabilité ne nous trompons pas on ne doit pas troquer notre souveraineté pour celle des autres moi je ne fermerai pas de centrales dans mon pays pour dépendre du gaz ou de ceci de cela de puissance qui ne partagent pas forcément nos points de vue et nos priorités je vous le dis très franchement et donc je veux diminuer notre dépendance à l'énergie nucléaire je le ferai je m'engagerai dans cette stratégie mais ce ne sera ni en rouvrant des centrales à charbon ni ennui en réduisant notre souveraineté énergétique française ou européenne c'est les deux lignes rouges donc c'est simple et donc on doit pouvoir trouver ce scénario là ne faut pas le faire sous l'emprise comme sa nation sinon ce seront d'autres qui font les choix pour nous et ceux qui produisent le gaz ensuite dont on aura besoin le bilan co2 mais pas bon et le bilan géopolitique n'est pas bon non plus ne nous trompons pas enfin nous avons collectivement besoin de nous protéger justement face à certains intérêts c'est pourquoi moi je suis très favorable à ce qu'on ait aussi une taxation aux frontières sur certaines activités industrielles très consommatrice de co2 nous on oblige nos industriels etc pour finir ce panorama de la politique énergétique et climatique en obligeant industriel nous à aller vers plus de renouvelable à produire plus propre et c'est très juste et c'est ce qu'il faut continuer à faire on va aller plus loin mais on peut pas leur dire vous allez continuer à être en concurrence avec des industriels à l'autre bout du monde qui eux peuvent continuer à polluer à tout va on doit corriger ça à nos frontières et ça pourrait d'ailleurs être une ressource propre du budget européen donc voilà ce que je voulais vous dire il faut pas avoir un discours de peur sur le nucléaire est résolu je vous garantis de là où je suis con i mais toutes les garanties technologiques industrielles et démocratique je suis d'ailleurs prêt à ce que l'autorité de sûreté nucléaire puisse avoir un dialogue très transparent et citoyens avec les associations avec les collectivités territoriales avec à la fois l'état et la ville pour répondre à toutes les questions que vous vous posez ici et c'est pas parce que vous êtes de l'autre côté de la frontière que l'autorité de sûreté nucléaire française ne devrait pas vous répondre moi je ferai tout ce que je peux faire tout ce que je dois faire pour qu'ils aient ce débat démocratique alimentez mais ça s'inscrit dans cette stratégie d'ensemble qui me semble être cohérente et à la mesure de nos objectifs à la fois climatique est justement de santé publique pour ce qui est ensuite de vos deux questions sur l'europe ce que je propose n'est pas de laisser certains pays européens sans perspectives je dis simplement que aujourd'hui on voit bien nous n'arrivons plus à avoir des perspectives communes on a réussi à en quelque sorte réglé je le disais ce matin à chaque fois en faisant à la dernière seconde le plus petit pas suffisant pour régler qui la crise migratoire krill qui la crise financière depuis dix ans on a pu redonner de grandes perspectives et pourquoi il faut bien se dire parce que on est trop nombreux autour de la table on a instauré cette règle en étant à 28,2 ma 27,2 de fait de la règle de l'unanimité même si on va pas au vote on ne on accepte plus d'avancé en ayant une grosse minorité de blocage et il ya eu dans ses lacets là c'est comme ça que fonctionne le conseil est donc les avancées sont pensées sur ce plan là la commission peut avancer sur des choses est là les règles communautariser elle a pas besoin en effet de ces règles de majorité le parlement parfois arrivent à faire des avancées mais la table à la table du conseil européen et quand on regarde les états membres nous n'arrivons pas aujourd'hui a redonné de la profondeur de champ à redonner une vision à cinq ans à 10 ans et à prendre ces bons risques ce qui veut dire que et on le voit bien on a besoin de redonner à la fois de la cohérence et de la vision moi je ne veux pas ne pas donner de perspective je veux redonner les perspectives première à tous les pays de l'union européenne si on regarde les choses depuis dix ans au fond depuis qu'on a un peu de recul sur l'élargissement est ce qu'on a à améliorer la convergence entre européens quand je vois une hongrie qui utilisent les fonds structurels pour assumer le fait qu'elles baissent son impôt sur les sociétés auxquelles fait du dumping fiscal en luttant contre les parfois certains de nos principes juridiques et qu'on n'arrive pas à lui réduire ces fonds structurels ou à rentrer dans un débat vigoureux je suis pas sûr que c'était l'objectif des pères fondateurs et que c'était l'objectif même de nos politiques de solidarité de cohésion structurelles et je les dis à viktor orban on a partagé ce désaccord quand je vois d'autres en pologne qui contreviennent aux règles de l'état de droit qui sont même d'avant union européenne et qui sont celles du conseil de l'europe en termes de séparation des pouvoirs de respect de la justice et que nous avons tant de difficultés à les bloquer est ce que on a le sentiment qu'on a créé une convergence assez peu et donc moi je crois d'abord que cette europe à 27 il faut lui redonner le sel de ces règles est de dire les pays les plus riches ont accepté de contribuer moi je n'ai pas d'états d'âme mais pour aider les autres à revenir vers un centre de gravité vers un principe de convergence et on a laissé cette europe devenir une europe du dumping fiscal social et démocratique est en gros on laisse les gens dire bah moi je prends les fonds structurels mais je veux attirer les entreprises en mettant non un impôt sur les sociétés le plus bas possible bah moi je vais avoir les règles sociales vraiment les moins favorables pour les travailleurs possible ça attirera les gens c'était là détournement de travail détachées et les autres 10 ans moi je vais utiliser l'europe pour être le plus dur possible j'aurais des protections de l'europe mais sans ces contraintes l'état de droit c'est quelque chose qui nous encombre je reprends ma liberté non au dumping fiscal social environnemental démocratique en europe ça c'est la base et c'est déjà une perspective parce que beaucoup l'ont perdu beaucoup l'ont perdu donc retrouvons ce fils qui est ce lui même de l'europe des années 80 ça c'est à 27 maintenant on doit se dire si on veut construire cette europe plus unie plus souveraine le plus démocratique on est prêt à quelques-uns à égaler moi je ne sais pas dire lesquels peut-être certains sont dans les membres fondateurs peut-être qu'un à qu'il n'y était pas peut-être que ce sont des gens d'ailleurs nouvellement arrivés c'est une règle dont la base doit être l'envié et la capacité de faire sortons de la logique où un seul suffit à bloquer le club la france l'a fait en 2005 donc je parle en connaissance de cause le référendum français où nous avons voté non à bloquer tout le monde mais moi je pense que c'est beaucoup plus efficace si on dit celui qui est contre il laisse les autres avancer eux avancent et lui reste dans un deuxième cercle et donc ça donne des perspectives mais l'europe n'a jamais avancé que comme ça je rappelle que nous avons avancé a2 au début on ad nous on est prêt à mettre ensemble ce par quoi nous nous sommes détruit jusque là le charbon et l'acier on leva et puis étape par étape et puis avec le benelux et premier cercle et puis les élargissements successifs parce qu'on a créé une dynamique de l'ambition qui a créé de l'envi quand il n'est plus d'ambition il n'a plus envie quand on veut dire c'est un syndic de copropriété à la règle de l'unanimité où il en suffit d'un qui bloque pour que plus personne n'avance et plus dynamique dans vie celui qui a le pouvoir c'est celui qui doute donc il est absolument nécessaire que ce noyau dur puisse construire une souveraineté plus intégrer plus de solidarité parce que cette europe a besoin de solidarité de transfert et je vais y revenir et de dire simplement à chaque fois il ya deux règles il faut une règle qui est celui qui ne veut pas ne bloque pas les ne bloque pas ce qu'ils veulent avancer mais la porte n'est jamais fermée si quelqu'un veut joindre le club et qu'il en a les moyens et à ce moment là on recréer une dynamique positive et donc c'est cette perspective sincère que je veux offrir à tous les pays européens et vous le voyez bien d'ailleurs est ce qu'on a rendu service à certaines opinions publiques où certains pays avec l'élargissement telle qu'on la fait vivre enfin regarder votre collègue d'ailleurs l'a dit les nationalistes sont plus forts après l'élargissement donc une europe fatigue et bureaucratiques qui ne proposent plus elle ne donne pas envie à des opinions publiques même à la périphérie de l'europe ça n'est pas vrai dont il faut là aussi qu'on ait un discours de vérité j'aurai le même et je les ai eues sur l'élargissement moi je suis pour ancrer dans l'europe les balkans occidentaux je suis pour avoir une relation stratégique avec la russie ou la turquie donc je suis pour leur donner des perspectives mais arrêtons l'hypocrisie ça ne marche pas à 28 on n'arrive plus à avancer à 27 on aura beaucoup de mal est ce qu'on va dire on va passer à 30 ou 32 noms on a d'abord besoin de passer par cette phase de plus grande intégration on a besoin de passer par une phase d'approfondissement démocratique d'ambition de souveraineté à quelques-uns en donnant des perspectives sincère aux balkans occidentaux mais pas en leur disant on va commencer le mois prochain à vous intégrer c'est ridicule on leur ment on leur nom faut arrêter l'hypocrisie qu'on a avec la turquie je les dis moi un début d'année là aussi avec le président erdogan je souhaite que la turquie regarde l'europe et ne se tournent pas vers le pire est ce qu'on pense raisonnablement qu'on va rouvrir de nouveaux chapitres d'intégration avec la turquie nous compte tenu des choix qui sont faits on doit aussi être dans un dialogue exigeant et exigeant avec nos propres principes ils sont en train de s'éloigner donc ayons une forme de stratégie de coopération dans la durée et avec la russie on doit réussir à rhodia log et aussi pour que la russie se tournent vers nous mais voyez c'est ça un noyau dur très intégré mais toujours ouvert un deuxième circuit sera celui de la souveraineté numérique énergétique géopolitique et de migration un troisième cercles qui sera celui d'une union large peut-être proche du conseil européen et d'un cercle de partenariat mais arrêtons de penser qu'il n'y a qu'un seul cercle fermé qui ne peut faire qu'un millimètre si tout le monde est d'accord à l'unanimité ce n'est pas l'esprit européen et ce n'est pas à la promesse sur laquelle nous avons vécu donc j'assume cette europe à plusieurs vitesses parce qu'elle n'est aujourd'hui à plusieurs vitesses il yal'euro ya schengen elle est déjà à plusieurs vitesses mais ayons une europe à plusieurs vitesses pour accélérer plutôt que pour reculer tout cas c'est ce que je porte [Applaudissements] et c'est ce qui rejoint votre dernière question sur les nationalismes et comment y répondre les régions font partie la décentralisation est plus proche du terrain fait partie ça dépend après nos systèmes et des systèmes plus fédéraux que décentralisée je crois que sont en tout cas des acteurs avec les villes qui sont essentiels pour donner plus de vitalité à nos politiques publiques à nos décisions et plus de proximité mais la clé elle est aussi dans notre capacité à penser cette souveraineté européenne et notre capacité à retrouver le contrôle face aux grands risques que vous avez rappelé et que nous évoquons depuis le début de cet échange la réponse ne peut pas simplement être de dire on va redonner plus de pouvoirs aux régions ou villes sinon on pourrait aller d'ailleurs jusqu'au bout du raisonnement vers une héroïne un nouveau féodalisme européen un moment on a eu cette réponse là par les villes libres en europe ça existait dans notre histoire et c'est aussi pour ça que je pense que la vitalité des villes ou des régions est importante dans la capacité la plasticité que l'europe doit avoir dans ses réponses enfin tous les grands risques dont nous parlons ils ont besoin d'une souveraineté européenne et il faut à la fois plus de proximité mais il faut aussi qu'au niveau européen et à quelques-uns qui sont prêts à le porter on puisse d'une même voix parlée sur les risques géopolitiques énergétiques climatiques numérique etc et c'est pas là haut en les mettant simplement au plus proche est donc pour moi la clé elle est dans le tandem souveraineté solidarité je pense qu'on a commis une erreur funeste ces dernières années ces dernières décennies en laissant le concept de souveraineté aux nationalistes est en quelque sorte on a laissé dire que ceux qui croyaient dans la forme de l'état nation étaient les seuls qui pouvaient penser le contrôle de soi la capacité à rendre compte et à contrôler les choses ça n'est pas vrai il ya une souveraineté nationale j'en suis l'émanation donc je laime j'y crois et je pense qu'elle a son importance mais elle est à conjuguer avec une souveraineté européenne j'ai beau être le président de la république française je les dis en rap rap non répondants en essayant de répondre à votre collègue je pense que le défi climatique le défi numérique le défi des migrations je ne peux pas y répondre seul comme président de la république française ça n'est pas vrai j'ai besoin que nous construisions une vraie souveraineté européenne pour répondre à ces défis qui angoisse qui nourrissent les peurs et donc en donnant le sentiment que quand on était européen on était contre toute forme de souveraineté on a laissé les gens qui étaient où les victimes de ces peurs ou les plus effrayés par ces peurs dire ces gens là sont pas sérieux alors on a compris ceux qui sont pour l'europe ils sont pour plus avoir de contrôle du tout c'est le marché qui va faire les choses c'est une énorme erreur être pour l'euro elle être pour l'europe est pour l'ouverture ce qui est mon cas ça veut pas dire être pour l'ultra libéralisme l'absence de règles ça veut dire être pour le bon niveau de décision collective et la bonne efficacité des règles au niveau européen je veux que nous reprenions le contrôle sur les choses moi je crois dans une europe qui protège parce qu'elle aura posé les bons débats et pris les bonnes décisions c'est ce que nous avons commencé à faire sur le travail des tâches et va partout dans mon pays les gens disent et le travail des tâches et c'est l'europe qui dit ça c'est formidable les gens peuvent circuler mais enfin j'ai des travailleurs qui viennent à la moitié du salaire minimal dans notre pays pour voler nos emplois et puis l'autre côté des entreprises qui sont délocalisés c'est pas ça l'europe c'est vrai c'était une perversion de l'europe on est en train de le réformer le parlement achève un travail que nous avons lancée pour pouvoir converger et vous le voyez repenser la solidarité au niveau européen c'est pouvoir dire à nos opinions publiques à nos peuples de cela nous pouvons décider ça dépend de nous après on peut ne pas être d'accord sur la solution on peut avoir un vrai débat mais déjà je peux vous dire si cette décision est préférée à celle ci c'est moi qui suis responsable et arrêter de dire ce qui est la pire des choses pour des gouvernants nous n'y pouvons rien parce que quand on dit nous n'y pouvons rien à ce moment là on laisse la parole à des nationalistes qui dit nous nous pouvons quelque chose venait vernon c'est ce qu'a fait ce qu'ont fait certains avec le break site vous avez d'ailleurs vu qu'une fois la promesse faite et après avoir convaincu leurs peuples ils se sont bien dispenser d'aller aux responsabilités ont quitté la scène politique pour laisser le soin à d'autres de gérer parce que c'est dur donc la souveraineté c'est essentiel et l'autre point et je le dis devant vous ici c'est très important c'est la solidarité on a besoin si on veut curiace vaincre les égoïsmes nationaux on a besoin de solidarité et je le dis je le dis je le sais bien il dit ce matin depuis un pays où peut-être là l'opinion commune allemande est en tout cas ces dernières années a souvent été de dire il demande la solidarité parce qu'ils veulent l'argent pour eux ce que les français on les connaît ils font pas les réformes il dépense beaucoup donc ils disent qu'ils veulent de la solidarité mais derrière les belles idées c'est qu'ils veulent notre argent il se trouve que depuis un an je fais les réformes sur le marché du travail sur l'éducation sur la sncf le gouvernement est en action la majorité parlementaire plusieurs députés sont là des membres éminents de la majorité du gouvernement nous faisons ce travail donc la solidarité dont je parle pas une solidarité pour la france la france elle est contributrice elle a payé autant là que l'allemagne sa quote-part au moment de la crise des dettes des dettes souveraines la france elle est prête à contribuer encore plus et d'y payer pour un budget européen et un budget de la zone euro mais on a besoin de solidarité parce que sinon nous allons nous deux et tous fait les autres et il faut pas se tromper il ya des moments d'hégémonie dans l'europe la france elle a été hégémonique au début des années 2000 on était les premiers tout allait bien rappelez-vous à l'époque on disait l'allemagne c'est l'enfant malade tout va mal et c est nous on a les allemands à ce moment là on fait des propositions de réforme les français ont dit on a le temps on verra plus tard on n'a pas avancé l'allemagne a fessé réforme mais l'allemagne a pu faire ces réformes parce qu'elle a eu la solidarité européenne au moment de la réunification il faut jamais l'oublier ce qu'au moment où l'allemagne était très faible l'europe a été là et a aidé l'allemagne aujourd'hui l'allemagne parce qu'elle a fait ses réformes avant la crise financière est un moment de son histoire extrêmement forte c'est l'économie la plus forte et elle a des excédents budgétaires et commerciaux ces excédents budgétaires c'est cette force accumulés et ça a été démultiplié pendant la crise et les excédents commerciaux c'est les dysfonctionnements de la zone euro est la plus d'excédents commerciaux avec les autres états membres de la zone euro que la chine et les excédents commerciaux c'est toujours aux dépens de quelqu'un et aujourd'hui on a des pays qui ont fait le travail le portugal l'italie l'espagne qui ont fait des ajustements qu'aucun de nos pays n'a connu depuis la deuxième guerre mondiale parce que ils ont fait des réformes qui ont consisté à baisser des salaires a baissé des retraites en termes réels on l'avait jamais on n'a jamais fait nous dans nos pays et ils l'ont fait ils ont encore aujourd'hui 25 30 40 % des jeunes au chômage et on va leur dire nous on n'est pas pour la solidarité entre nous plus d'intégration un budget d'investissement de relance en europe c'est pas le moment cette jeunesse là elle devait se tourner vers le nationalisme ll dire on a compris c'est plus un sujet de souveraineté seulement c'est un sujet de solidarité et donc notre deux voix aujourd'hui c'est aussi de regarder cette europe et qui est à nos portes c'est pas si loin que ça c'est par 80 km c'est un peu plus mais elle est là parce que la promesse qu'on a fait et pour rejoindre ce que je disais sur l'université on n'a pas dit au moment où on a fait l'europe si tu es un jeune andalou siens situe un jeune lisboète ton avenir et pouvoir venir à étudier à paris avec ses chapelles on a dit tu peux réussir chez toi mais aujourd'hui l'europe qu'on leur vend assez jeune c'est à dire tu peux réussir si tu es bon on hésite à les moyens de voyager parce que ça marche bien dans certaines régions d'europe mais peut pas réussir chez lui parce que chez lui il a encore un taux de chômage qui est parfois de la moitié de sa classe d'âge et ça fait dix ans que ça dure ça veut dire que des jeunes de votre âge depuis dix ans ils ont connu le recul des droits sociaux et l'absence de perspectives faut aussi qu'on regarde ça et c'est pas parce que nous on est dans une région qui va bien en europe qu on doit l'oublier et donc notre devoir si on veut vaincre les nationalismes dont vous parlez c'est d'assumer d'avoir une souveraineté européenne est de ne rien lâcher et d'accepter en même temps que la responsabilité porté par chaque gouvernement qui suppose de faire des réformes parfois difficile parce que c'est notre devoir de porter une plus grande solidarité européenne économique financière éducative de migration avec des critères de responsabilité comme je le disais pour votre collègue celui qui ne jouent pas le jeu celui qui respecte pas les règles communes où l'état de droit on n'est plus mais il faut qu'on essaie de solidarité sinon les nationalismes continuerons à avancer et un dernier point moi je rêve d'une europe ce ne seront pas les nationalistes qui seront en marche monsieur le président une heure une heure est passée très vite trop vite à vous écouter le temps du débat est terminé à moins que vous ne souhaitiez prendre encore une question est ce qu'il ya des questions auxquelles je n'ai pas répondu et il se pose je pourrai pas tout les prendre mais je veux bien en prendre deux ans encore allez-y alors de question donc monsieur et mademoiselle et nous terminerons des questions courtes s'il vous plaît alors bonjour monsieur déjà je suis impressionné par tout votre courage dans ce que vous faites et lorsque vous dites donc bravo à vous et je me posais une question sur le long terme donc qu'est-ce que vous pensez la nationalité européenne c'est-à-dire plutôt qu'être français allemand espagnol qu'on se sente qu'on se rassemble tout cela celui des européennes monsieur le président je m'appelle ni arrivée précoce j'étudie les sciences sociales ici à la rwth essentiellement la théologie et la politique j'ai une petite question oppose à propos de l'europe et à propos du terme l'identité européenne dont vous avez parlé régulièrement et ma question est la suivante alors comment les européens doivent-ils développer une langue européenne comme en bout peut-on y avoir une identité commune sans une langue commune alors nous allons nous finir par la nationalité et la langue ce qui montre combien quand on pense l'europe et qu'on parle d'europe je l'évoqué à plusieurs reprises et ça rejoint le débat qu'on avait les universités et notre histoire on doit penser les traductions peut-être parfois les incompréhensions les imperfections je ne crois pas qu'il y aura un moment une nationalité européenne qui remplacera les identités nationales je pense par contre que nous pouvons continuer et que nous devons parachever une citoyenneté européenne qui complétera la citoyenneté nationale et l'identité nationale qui est celle de chacun vous continuerez à être devaux pays tout en étant européen et chacun d'ailleurs dira je suis européen et allemands européens et espagnols ou espagnols européens selon sa préférence mais les deux seront accolés et je ne crois pas que l'un puisse se substituer à l'autre en france j'ai théorisé le en même temps je crois que il a beaucoup de sens pour l'europe et ça rend l'europe plus forte je ne suis pas je n'ai pas porter un projet stricto sensu fédéraliste européen parce que je ne crois pas à la suppression justement de certains choix souverain je pense que la souveraineté européenne comme je le disais à vos collègues elle vient ajouter quelque chose à la souveraineté nationale elle se conjugue avec elle elle lui apporte quelque chose en plus et donc je pense que nous avons tout à fait intérêt à avoir une carte d'identité qui soient européennes nous allons intel nous avons intérêt à les avoir vert vers ce qui constitue une citoyenneté de renforcer le débat démocratique européen ce qui s'est attaché à la citoyenneté c'est la capacité à émettre des droits dé préférence et aussi pour ça que je voulais des élections européennes qui soit plus européenne avec des vrais liste européenne et un débat où il y avait des tests des têtes de listes européennes je pense à beaucoup de sens c'est ça allait vers une citoyenneté plus européenne voyez je préfère citoyenneté et nationalité qui part étymologie renvoie plus à à l'état nation et donc je pense qu'on peut approfondir améliorer une citoyenneté européenne qui est d'avoir une conscience commune si le débat qu'on a eue sur le nucléaire c'est de ne pas dire ceci ne vous concerne pas parce que c'est de l'autre côté de la frontière ça vous concerne totalement c'est un débat citoyen il est européen de se dire nos élections à venir en mai 2019 elles doivent être elles doivent plus ancré la citoyenneté européenne ne doit pas être une agrégation de débats nationaux stricto sensu et donc je crois à une citoyenneté européenne plus forte parce qu aura plus de souveraineté parce que à plus de démocratie parce qu aura une culture encore renforcé ses universités que nous avons évoqués mais je ne pense pas qu'elle viendra se substituer aux nationalités je pense qu elle leur donnera encore plus de force et qu'elle l'ait conjuguera dans le bonheur et ça rejoint l'idée de langues on a plusieurs fois rêver à cela la vérité c'est que c'est arrivé que l'europe et sa langue à chaque fois qu'il ya eu des empires européens c'est à dire à chaque fois qu'il ya eu des hégémonies linguistique le latin a été la langue européenne le français a voulu l'être l'allemand aussi à d'autres périodes de nos histoires et je l'évoqué ce matin rapidement un de devaux philosophe peter sloterdijk a écrit un très beau livre comme ça sur les transferts d'empyr qui était un concept juridique médiévale et qui est le fait qu on a toujours pensé l'europe par des formes juridiques calqué sur l' empire romain est d'ailleurs l'empiré carolingien est exactement dans la lignée de ses visions c'est à dire qu'il ya une hégémonie sur les autres et donc on a eu des moments comme ça il ya eu l'empiré carolingien il ya un empire napoléonien et l empire bismarckien ya l'empirique est rien il ya des on a eu des formes dans nos histoires collectif plus ou moins dévié de ses translatio une péri mais à chaque fois il y avait un point c'était une hégémonie ya main qui dominait les autres l'union européenne à cela d'une hic c'est qu'elle repose sur des équilibres personne ne dirige on n'a pas le droit vous pouvez prendre le leadership des idées de la proposition mais avec un espoir c'est quelqu'un soit plus ambitieux que vous vous viennent vous la reprendre pour la faire c'est ça ne peut marcher que comme ça l'europe et donc dans ce contexte là peut pas y avoir une langue dominante de fait aujourd'hui c'est parfois l'anglais et c'est un peu un paradoxe au moment du bric site moi je crois qu'il y a une langue européenne c'est la traduction il y a une langue européenne c'est la traduction c'est celle je rende un hommage tout à l'heure à erasme tous les grands européens ont été des traducteurs des passeurs l'europe des cafés cette civilité européenne l'europe des universités des promeneurs de ce qu'ils ont pris et parfois tous les risques pour elle ce sont des femmes et des hommes qui ont constamment été dans une forme de déséquilibre linguistique et c'est ça l'europe c'est toujours une forme de fragilité madame de staël au xviiie siècle qui était une formidable européenne adorait l'allemagne elle a écrit un très beau livre sur l'allemagne et elle avait phrase très jolie elle vivait avec un autre grand auteur français qui était benjamin constant et elle disait quand je n'arrive pas à exprimer un sentiment en français et je vais chercher l'allemand c'est ça la langue européenne c'est quand on n'arrive pas à dire quelque chose peut-être dans sa langue maternelle l'étrangeté familière d'une autre langue européenne qu'on a apprise que ce soit l'anglais l'espagnol l'italien ou l'allemand vous permet de le dire parce qu'elle vous a dit quelque chose de vous même l'europe c'est aussi pour ça que ce ne sera jamais totalement la même nationalité totalement une seule langue parce que c'est cette forme d'oxymore permanent d'étrangeté familière mais vous savez l'amour véritable c'est l'amour de l'autre s'aimer soi même c'est narcissique vouloir dire je veux que l'europe soit fait tout d'un semblant et à ce moment là je l'aimerais c'est pas vrai c'est pas ça l'amour la force de l'europe son unicité c'est sa fragilité et c'est qu'elle tisse toujours en son sein le même et l'autre et c'est d'ailleurs pour ça qu'elle a toujours pensé l'universel et donc nous ferons beaucoup d'autres débats comme ça et y aura toujours des traducteurs il y aura toujours des traces des intraduisible il y aura peut-être des malentendus mais à la fin c'est dans cette petite imperfection que j le plus beau de l'europe et sa volonté d'aller de l'avant c'est que ce mouvement est toujours inachevée merci à vous merci [Applaudissements]