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interviewLe Figaro· 18 juillet 2025 3 min

Alors que le plan d’économies présenté par François Bayrou suscite de vives réactions des

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Est-ce que euh on se rend compte qu'on bosse 7 milliards d'heures en moins par rapport aux voisins européens ? Ce n'est pas simplement un sujet pour les salariés, c'est aussi un sujet pour les gens qui ne travaillent pas et c'est aussi un sujet pour les gens qui partent trop tôt à la retraite. Que vous ont inspiré les propositions de François Baou pour réaliser 43,8 milliards d'euros d'économie et les réactions qu'elles ont suscité.

Il y a déjà cette idée d'année blanche qui est passée. Bien sûr qu'il faut faire une année blanche et moi je dirais même plus, je dirais qu'il faut aller encore plus loin dans l'année blanche. Une année blanche totale, ce serait une année où on dépenserait pas 1 € de plus qu'en 2025.

Ça fait aussi des mécontents, hein, mais je pense qu'en fait dans la classe politique, il y a il y a vraiment une incompréhension du momentum dans lequel nous sommes. Nous sommes au vraiment au pied du mur. C'est quand même assez inquiétant de voir à quel point il y a des levées de bouclier pour dire "Ah bah oui, mais c'est pas bien, il faudrait pas désindexer les retraites, faudrait pas désindexer les aides sociales, il faudrait pas geler le point d'indice, faudrait pas supprimer des postes publics." Mais enfin, on va faire comment ?

En fait, le problème c'est que il y a une certaine quardise de la part des politiques qui à la fois sont contre l'année blanche, à la fois sont contre les hausses d'impôts. Mais alors ils sont pourquoi ? Quel est le chemin qu'il propose pour s'en sortir dans une situation où on a 169 milliards d'euros de déficit l'année passée en 2024 ? un niveau de déficit qui va dépasser, on le pense, les 5,4 % de PIB encore cette année au lieu de dire "On va censurer, on va censurer parce que l'année blanche c'est pas bien." Il devrait dire "On va négocier avec le gouvernement d'avoir plus d'économie que ça et ça ferait plus de 2 milliards d'euros d'économie." Le fait de chiffrer ces économies, de les détailler et d'attacher une telle importance à ce sujet, n'est-ce pas déjà une petite révolution ? qu'il y a une prise de position du Premier ministre qu'il faut saluer parce que il il a il a été courageux quand il dit qu'il y a une falaise.

Nous, on dit qu'on est face à un mur mais c'est un peu la même idée et peut-être qu'il le fait pas avec toutes les réformes structurelles que certains attendraient et nous-même à la fondation, on dit qu'il faudrait beaucoup plus de réformes structurelles. Mais les faire dans 6 mois, les réformes structurelles, c'est pas possible. C'est quelque chose qui se prépare sur plusieurs années.

Je ne dis pas que le gouvernement actuel et le président de la République actuelle n'ont pas une grosse responsabilité dans la dérive de la dette nos finances publiques. Maintenant, il faut passer à l'action. Il faut pas écouter finalement ce chantage à la motion de censure et il vaut mieux dire bah on fait ce qu'il faut pour la France et puis ceux qui auront fait tomber un gouvernement qui veut faire de vraies économies et bien ils auront la responsabilité qu'on ait pas de budget ensuite.

Quelles sont les économies supplémentaires qui auraient pu être proposées par le premier ministre dans les économies oubliées qui font partie en fait d'une année blanche potentielle ? Il y a le blocage total des rémunérations publiques et ça c'est de l'ordre de 4 milliards d'euros de plus en 2026. On pourrait aussi sur le non remplacement des départs à la retraite au lieu de faire que 3000 suppression de poste au niveau de l'État, on pourrait le faire au niveau des collectivités local et au niveau de l'État dès l'année 2026.

Sí.