Mineurs délinquants, Russie, Sciences Po… l'intégralité de l'interview de Marine Le Pen
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Il est 8h10 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV. Événement ce matin avec ce nouveau rendez-vous, le face-à-face et vous. Bonjour Marine Le Pen. Merci d'avoir accepté de vous prêter à l'exercice ce matin. Vous êtes candidate à la présidentielle. Vous étiez candidate déjà en 2012, en 2017, en 2022. Vous êtes donnée, favorite aujourd'hui pour les élections de 2027 et ce, quelle que soit la personne qui sera face à vous, y compris au deuxième tour. Votre liste aux européennes menée par Jordan Bardella est également en tête dans les sondages et largement en tête puisque Jordan Bardella est donnée à 32%, le double de la deuxième. Derrière lui, Valérie Hayé, la candidate du parti macroniste.
Le face-à-face et vous. L'exercice, c'est que jusqu'à 9h, vous allez non seulement répondre à mes questions, mais aussi à celles des auditeurs d'RMC, des téléspectateurs de BFM TV qui vont pouvoir vous interroger en direct. Ils sont déjà nombreux à avoir commencé à poser leurs questions depuis deux jours, mais vous pouvez réagir à tout moment en direct. Vous appelez le 32-16, on vous attend au standard. De nombreuses questions. On va parler sécurité, on va parler pouvoir d'achat, logement, santé, retraite. On va parler des européennes et de l'international, bien sûr. Je voudrais qu'on commence par écouter un témoignage. Un témoignage, c'est celui de Grégoire.
Grégoire, il m'a appelé au 32-16 il y a 10 jours sur RMC pour raconter son changement de prénom. Il se fait donc désormais appeler Grégoire, mais il avait à l'origine un prénom à consonance maghrébide, il dit « arabique ». Écoutez ce qui lui est arrivé lorsqu'il s'est présenté pour des emplois.
Au début de ma carrière, je passe un entretien quand j'ai une vingtaine d'années. Ça se passe super bien, j'en rencontre un, j'en rencontre deux. Et finalement, j'en rencontre le patron de la boîte. Avec le patron de la boîte, ça se passe bien. Et une fois qu'on arrive à la fin, il me demande « mais votre nom, c'est de quelle origine ? » Et je lui dis, et il lève les yeux, il me regarde, il me dit « ah mais on ne vous a pas dit qu'on est une boîte anti-jeune, nous ? Au revoir, monsieur. » Et là, ça vous détruit en fait. Comment voulez-vous construire sans la haine de tout ce qui vous entoure ? Moi, c'est les livres qui m'ont sauvé.
C'est le fait d'avoir un père qui était super intelligent et qui m'a dit « t'arrêtes pas ça, mon fils. Continue. Et t'inquiète pas, la France, elle est plus grande que ça. La France, c'est pas que ces gens-là. »
Qu'est-ce que vous dites à Grégoire, Marine Le Pen ?
Je trouve que son témoignage est triste. Il dit aussi la conséquence, je pense, de l'irresponsabilité de nos gouvernants. C'est-à-dire qu'à un moment donné, on est dans un pays qui s'est laissé fracturer, qui s'est laissé diviser. On subit les conséquences d'une forme de communautarisme en réalité dans notre pays. Alors que justement, la promesse de la France, c'était précisément d'offrir les mêmes chances à tout le monde, quelle que soit l'origine, quel que soit le prénom. À partir du moment où on était français, on devait pouvoir être traité par tout pareil.
Mais pour vous, Marine Le Pen, vous pensez d'abord et tout de suite à la question des gouvernants. C'est pas l'employeur de Grégoire, qui à l'époque justement ne s'appelait pas Grégoire.
Que vous voulez vous adresser aussi ? Si, ça peut être son employeur. Mais moi, j'aspire à des responsabilités où je veux pouvoir influer sur le pays. Donc je pense qu'aujourd'hui, si vous voulez, on a mis en place une immigration massive, une immigration dérégulée, qui fait qu'on arrive à une forme d'amalgame. J'en suis consciente. Et je sais très bien d'ailleurs qu'il existe des Français d'origine étrangère qui souffrent de cela, qui souffrent de cette image-là, qui a donné, il faut bien le dire, cette nouvelle immigration massive, et parfois, en son sein, irrespectueuse du pays. Je le regrette profondément.
Mais encore une fois, je pense que c'est de la faute, bien sûr individuellement, de ce chef d'entreprise, mais de nos gouvernants. Mais ce chef d'entreprise, il n'est pas non plus la majorité. Parce que je vous rappelle quand même qu'à une époque, on a mis en place le CV anonyme.
— Là, le problème, c'est plus le CV. Là, le problème, c'est qu'au bout de trois entretiens, il est face à l'employeur.
— Non mais un petit peu. Oui, vous avez raison. — Il n'est plus temps d'être anonyme. — Et voilà, c'est ça. — Et au fond, d'ailleurs, le fait de changer son prénom et de se faire à Périgord, c'est une manière d'anonymiser son CV. — Mais c'était toute la stupidité, si vous voulez, d'ailleurs du CV anonyme, parce qu'il fallait aussi alors l'entretien d'embauche avec une cagoule. Bon. Donc c'était ridicule. Mais il n'en demeure pas moins qu'on s'est rendu compte qu'en mettant en place un CV anonyme, il y avait moins de gens, par exemple, de jeunes d'origine étrangère qui étaient pris par les employeurs. — C'était pire ? Comment ça peut être pire ?
— C'était pire parce qu'il y a pas mal d'employeurs qui ont envie de leur donner leur chance à des jeunes qui sont d'origine étrangère et qui manifestent l'envie de travailler, de faire des études. Et en réalité, ils se sont rendus compte que c'était pire.
— Est-ce que vous auriez dit qu'à dire, Grégoire, que si un jour vous revenez, vous accédez au pouvoir, il pourrait reprendre son prénom ? Est-ce que vous lui dites « Reprenez votre prénom, c'est votre origine ? » ?
— Non, mais moi, je vais lui dire. Je vais pas choisir les prénoms des gens. Vous voyez, ça fait pas partie de mes attributions. Mais je vais lui dire qu'avec la politique que je vais mener, on va clairement, dans l'esprit de tous, séparer le bon grain de l'ivraie. Voilà. C'est-à-dire que les gens qui seront sur le territoire national, les gens qui auront obtenu la nationalité française seront des gens qui méritent la nationalité française. Et tout le monde le sera. Et donc, on n'aura pas de personnes qui pourront douter des qualités et des mérites de ceux à qui on a accordé la nationalité française.
Marine Le Pen, je voudrais que vous puissiez répondre aux questions, notamment sur la sécurité, sur la violence des jeunes. On a déjà Marie qui est au standard, qui va vous interroger dans un instant. Mais je voudrais mettre les pieds dans le plat, parce qu'on a eu de très nombreuses questions. D'abord, on a eu beaucoup de questions aussi venant d'auditeurs qui disaient qu'ils votaient pour eux, pour vous. On les entendra tout à l'heure. Mais aussi un certain nombre de questions qui étaient même pas des questions, d'ailleurs, qui étaient plutôt des affirmations sur le fait que vous étiez raciste. Raciste. Un grand nombre qui nous disent pourquoi vous êtes raciste, Marine Le Pen.
Mais je ne suis absolument pas raciste. Et j'ai eu l'honneur de diriger un mouvement politique qui, jamais dans son histoire, n'a eu dans son projet la moindre proposition raciste. Il faut bien comprendre une chose, c'est que le Rassemblement national, il suggère de faire des différences, non pas en fonction de l'origine, non pas en fonction de la couleur de la peau, mais en fonction de l'appartenance ou de la non-appartenance à la nation. Nous considérons que c'est la seule discrimination qui soit en même temps légale et morale. Donc le fait d'avoir la nationalité française doit pouvoir vous donner des droits supplémentaires à ceux qui n'ont pas la nationalité française.
C'est la seule différence que nous souhaitons faire dans notre projet. Et jamais, au grand jamais, il n'y a eu de propositions ou de mesures de type raciste dans notre projet.
Il y a même des questions. Anthony, Bensalem, Inès, Alivin, Anisha, Maé, Théa. Maé dit carrément pourquoi vous êtes aussi méchante envers les personnes bronzées.
Non mais ça c'est encore une fois la caricature qui a été faite de nous. Là c'est pas la caricature, c'est des questions. Oui mais c'est la conséquence de la caricature. Vous savez, pendant longtemps, nos adversaires politiques ont laissé penser que le fait d'être contre l'immigration c'était être raciste. Voilà. C'est ça le fond de cette caricature. Or, on peut évidemment parfaitement être opposé à l'immigration massive et dérégulée sans être raciste. Et je vais vous donner un exemple. C'est la population mahoraise.
La population mahoraise, qui est de couleur, qui est à 95%, par ailleurs musulmane, eh bien ils ont voté pour moi dans des proportions absolument spectaculaires aux élections présidentielles. Pourquoi ? Parce qu'ils sont confrontés à l'immigration clandestine, à la violence qui en est la conséquence, à l'effondrement du système de protection sociale et des services publics qui en est la conséquence. Et donc, ils sont opposés à l'immigration et évidemment, ils ne sont pas racistes. Donc, merci de me permettre d'ailleurs de dire que ceux qui ont laissé penser qu'on pouvait être raciste au motif qu'on est contre l'immigration, sont vraiment des gens malfaisants.
Je voudrais que vous puissiez répondre directement aux auditeurs. Il y a Marie qui est avec nous, qui elle vous appelle de Marseille. Bonjour Marie. Bonjour Apolline. Marie, vous êtes vendeuse à Marseille et vous vouliez interroger Marine Le Pen sur les questions de sécurité. On vous écoute.
Oui, c'est ça. Tout d'abord, bonjour Apolline, bonjour Madame Le Pen. Bonjour Marie. Je voulais savoir, qu'est-ce que vous comptez faire pour nous aider les habitants de Marseille à lutter contre l'insécurité permanente ? Donc, je vais détailler trafic de drogue, rixes, fusillades, agressions qu'on subit au quotidien. Moi, en tant que jeune femme seule, je ne peux plus sortir en ville, en centre-ville, ce n'est plus possible. Donc, j'en suis arrivée en avoir peur au quotidien. Oui, sachant que la visite du président ne nous aide pas, parce que c'est encore pire juste après. Donc, qu'est-ce que vous comptez faire dans votre programme en 2027 ? Marine Le Pen.
Marie, je pense qu'il faut mobiliser l'intégralité de notre arsenal pénal. Je veux dire, on est dans une situation aujourd'hui qui nécessite quasiment un état d'urgence sécuritaire et un état d'urgence migratoire. On ne va pas se mentir. Une partie de plus en plus importante, d'ailleurs, de l'insécurité et la conséquence de l'immigration clandestine dans notre pays. J'en veux pour preuve tous les chiffres, d'ailleurs, du ministère de l'Intérieur, mais aussi les déclarations du préfet de Nice, par exemple, qui disait que dans un quartier, 75% de la délinquance était le fait d'étrangers.
Donc, il faut faire preuve d'une fermeté totale dans le domaine de l'immigration clandestine, renvoyer chez eux les gens qui n'ont rien à faire chez nous, parce qu'ils n'ont pas l'autorisation d'y être, et renvoyer en priorité ceux qui, évidemment, commettent des délits et des crimes. Quand même, 40% des vols de voitures sont le fait d'étrangers, 38% des cambriolages, 31% des vols, ce sont les chiffres du ministère de l'Intérieur. On ne peut pas continuer à faire preuve d'un laxisme total dans ce domaine. Ça, c'est la première des choses.
La deuxième des choses, c'est qu'il faut mettre en place un plan que nous avons, nous, structuré par le fait de dissuader, de sanctionner et de responsabiliser. Dissuader, c'est, par exemple, la mise en œuvre de la sacralisation de l'intégrité physique. Aujourd'hui, il y a...
Ça veut dire quoi, ça, concrètement, Marine ?
Ça veut dire concrètement que, lorsque l'on sera condamné, par exemple, à 6 mois pour coéblessure, on ne pourra plus avoir d'aménagement de peine, on ne pourra plus avoir de peine de substitution, comme les bracelets ou des choses comme ça. Il faut abaisser l'âge de la majorité pénale, parce qu'on sait très bien qu'il y a une grande partie de cette délinquance de rue, qui est le fait de mineurs.
On va y revenir sur cette question aussi de la minorité, de la majorité.
Voilà, exactement. Il faut sanctionner, il ne faut pas faire preuve d'une fermeté absolument totale. Mais moi, je pense qu'il faut une nouvelle philosophie, en réalité, de la justice. Aujourd'hui, les jeunes sont condamnés 15 fois, 10 fois, 30 fois avant d'avoir l'âge de la majorité pénale. Et puis, en réalité, il ne leur arrive rien. Enfin, en tout cas, ils ont le sentiment qu'ils ne leur...
Si vous puissiez décliner cette question de la justice des mineurs, je voudrais quand même que Marie puisse à nouveau prendre la parole. Marie, vous avez interrogé Marine Le Pen, elle vous a répondu, notamment sur la question du laxisme face aux conséquences de l'immigration. Est-ce que c'est la réponse que vous espériez ou pas ?
Oui et non. Moi, ce que je souhaite surtout, c'est que maintenant, on nous aide. C'est que moi, je veux... Les paroles, c'est beau, enfin, sans vouloir... Voilà. Voilà. Mais moi, maintenant, je veux qu'on nous aide à Marseille parce qu'en fait, on est arrivé au point où Marseillaise de naissance, je sais pertinemment que je vais devoir quitter ma ville parce que la situation n'est plus possible. On ne nous écoute pas, en fait. C'est tous les jours qu'il se passe quelque chose. C'est tous les jours qu'il se passe quelque chose.
Vous avez mentionné une chose, Marie. Vous avez mentionné aussi les opérations place nette et la venue du président. Marine Le Pen, au fond, quand on écoute Emmanuel Macron, il fait de Marseille sa priorité. Le plan Marseille en grand, il se rend sur place. Il y va avec le ministre de la Justice. Il y va avec le ministre de l'Intérieur. Il met quand même le paquet sur Marseille. Pourtant, il n'y arrive pas. Est-ce que vous y arriveriez mieux ?
Oui. Marie, je voudrais vous dire une chose. Moi, je peux comprendre. Aujourd'hui, ici, je viens vous proposer, je viens vous expliquer ce que je vais faire. Évidemment, je n'ai jamais été au pouvoir. J'aspire à y être. Donc, je comprends que certains se disent « Ah oui, mais est-ce qu'ils vont faire mieux que les autres ? » Mais ce qui est sûr, c'est que les autres, pour le coup, on sait ce qu'ils ont fait. Voilà. Rien. Et on sait les conséquences pour notre pays en termes d'insécurité. À Marseille, c'est une véritable catastrophe. Mais c'est en réalité une catastrophe dans toute la France. Toutes les villes sont touchées. Tous les villages sont touchés par l'insécurité.
Les chiffres sont dramatiques. L'augmentation du nombre des homicides en l'espace de 15 ans, c'est multiplié par 4, par exemple. Les coups et blessures. On a en France 5 fois plus de coups et blessures qu'en Italie. 3 fois et demi plus qu'en Allemagne. Il y a donc un problème de laxisme. Il y a un problème de gestion, y compris de gestion des bandes. Puisque à Marseille, c'est évidemment la drogue qui est aussi là-bas et ailleurs. La drogue qui est également un problème majeur. Merci Marie. Quelle est la réponse ? Non mais pardon. Marie, restez avec nous. Quelle est la réponse et le signal qu'envoie le gouvernement pour faire face à cela ? Le signal c'est on vient, on fait place nette.
Mais place nette, mais en réalité ils s'installent 200 mètres plus loin. Puisqu'il n'y a pas de politique de fond qui est mise en œuvre. Donc ils arrivent. Ah oui c'est place nette, ça c'est sûr. Mais c'est place nette pendant 3 heures. Je suis d'accord. Ils repartent avec les caméras. Et évidemment les dealers se réinstallent avec toutes les conséquences que ça a sur la population. Deuxième élément pardon. Mais les signaux qui sont lancés. Il y a une circulaire qui vient d'être passée par le ministère. Qui a été envoyée aux policiers et aux gendarmes. Pour dire, maintenant ceux qui porteront une arme blanche. Et bien vous leur mettrez une amende de 500 euros. C'est un couteau.
De 500 euros et 400 euros s'ils payent tout de suite. Mais c'est quoi le signal au moment où il y a des adolescents qui se font planter, pardon de l'expression, quasiment tous les 3 jours à la sortie des collèges. Alors qu'un tiers des homicides sont commis avec des armes blanches. Et le signal que lance le gouvernement c'est ça. Comme le signal qui a été lancé pour la drogue. Ce n'est pas une amende, c'est prison, c'est quoi ? Mais évidemment c'est un délit extrêmement grave que de porter une arme blanche.
Je voudrais vous interroger sur ce qui se passe en Angleterre. Marine Le Pen, vendredi un jeune anglais de 16 ans a été condamné à la prison à vie. A sorti d'une période de sûreté de 16 ans pour avoir tué à coup de couteau un autre jeune de 16 ans. Il y a deux autres adolescents de 16 ans également qui sont condamnés eux à 9 ans de prison pour mineurs, pour homicide involontaire. Également avec un couteau. Condamnés à la prison à vie à 16 ans en France, ce n'est pas possible. Je voudrais préciser deux choses. Un, ce qu'a dit le juge anglais, il a parlé d'un fléau des attaques entre jeunes au couteau. Ce n'est pas que français, c'est aussi là-bas.
Et puis effectivement, est-ce qu'il faut mettre fin à vos yeux à l'excuse de minorité ?
En tout cas, il faut la réaménager l'excuse de minorité. La question qui devra se poser, c'est est-ce que c'est la règle et l'absence d'excuse de minorité l'exception ou est-ce qu'on retire l'excuse de minorité et le juge peut éventuellement la mettre en place en fonction des conditions ?
Le principe, c'est qu'aujourd'hui, effectivement, et depuis 1945, un mineur doit être sanctionné moins sévèrement qu'un majeur.
Ce qui est sûr, c'est qu'il faut abaisser l'âge de la majorité pénale. Il a passé de 18 ans à 16 ans. Et concernant l'excuse de minorité, il faut en revoir les modalités parce qu'on voit bien qu'il y a une forme de délinquance d'habitude jusqu'à la majorité. C'est ce que j'expliquais tout à l'heure. C'est-à-dire que pendant 5 ans, 6 ans, ils commettent tous les délits, tous les forfaits possibles et imaginables. Il ne leur arrive rien. Et puis, à un moment donné, c'est tout de suite la case prison parce qu'il y a une gradation dans les délits qui font qu'ils arrivent pour certains jusqu'au crime.
Et en dessous de 13 ans, Marine Le Pen, aujourd'hui, on est considéré comme pénalement irresponsable.
Est-ce que vous changeriez cela ? Non, moi, je ne changerai pas cela. Mais je pense qu'il faut un suivi extrêmement sévère. Et notamment, c'est le troisième. Je vous disais, sanctionner pour le deuxième axe de notre projet. Sanctionner, c'est aussi revoir la politique pénale et mettre en place ce qui a été mis en place aux Pays-Bas. C'est-à-dire, en fait, des peines courtes, fermes et rapides. Courtes, fermes et rapides. Parce que pour les jeunes, c'est extrêmement important.
C'est-à-dire, premier délit, tout de suite, une petite peine. C'est-à-dire, ça veut dire des peines de prison qui sont prises de quelques jours, d'une semaine ?
Ils font ça en Hollande ? Oui, c'est ça l'idée. En fait, l'idée, c'est celle-là. L'idée, c'est qu'il mieux vaut condamner pour une récidive un jeune à une semaine dans un centre éducatif fermé, une semaine, plutôt que d'attendre qu'il ait 18 ans et qu'il ait commis un meurtre pour lui mettre 8 ans ou 9 ans ou 10 ans de prison. Parce que ça marche très bien aux Pays-Bas. Donc, il faut aussi regarder ce qui fonctionne. Et face à cette délinquance des mineurs, ça, ça fonctionne extrêmement.
Il y a Nico qui nous envoie un message sur Direct Studio. Est-ce que vous voudriez légaliser le cannabis ?
Non, non, absolument pas. Je suis totalement contre la légalisation du cannabis. Encore une fois, l'idée que les dealers, c'est-à-dire ceux qui font le commerce illégal du cannabis, vont, du jour où le cannabis sera devenu légal, devenir plâtrier ou boulanger, est évidemment une aberration. Ils trouveront un autre moyen illégal de faire commerce. Et là encore, le signal qui a été lancé par le gouvernement est le mauvais signal. Le signal consistant à dire « vous aurez une amende forfaitaire si vous êtes attrapé en train d'acheter de la drogue » est un mauvais signal. C'est l'inverse qu'il faut lancer. C'est un signal de fermeté. Et le troisième axe, c'est la responsabilisation.
Parce qu'après tout, ces mineurs, ils ont quand même des parents. Et il serait bon un petit peu de s'intéresser à ce que font ou ne font pas ces parents. Non, il ne s'agit pas, encore une fois, de les condamner à un stage de parentalité ou je ne sais quelle chose comme ça. Il faut expulser les familles délinquantes des HLM. Il faut supprimer les allocations familiales aux parents qui sont défaillants. Il faut les poursuivre pénalement car il existe dans le Code pénal un texte qui considère que lorsqu'un parent n'est pas capable d'assurer la sécurité de son enfant, on laisse des gamins de 11 ans à 2h du matin participer à des émeutes, eh bien la société sanctionne pénalement.
Et puis il faut aussi parler des réparations civiles. Tu casses, tu répares. Oui, super. Tu casses, tu répares. Il n'y a qu'un malheur, c'est qu'après les émeutes... C'est les mots du Premier ministre. Oui, oui, les mots. Vous avez bien dit le mot, justement. Les mots. Parce que lorsque, après les émeutes, nous avons proposé un amendement pour dire que les collectivités territoriales, par exemple, ou l'État, doivent être obligés de faire une demande de dommages et intérêts pour faire prendre en charge aux casseurs les conséquences financières de leur casse, ils ont tous voté contre. Or, moi, je crois que c'est cela qu'il faut faire. Ils payent à vie ? Eh bien, ils payent à vie. Voilà.
Ils paieront à vie ? Tu détruis un abribus, 5 000 euros, tu payes. Tu détruis un bâtiment historique, 10 millions, eh bien, tu es condamné à 10 millions. Ça ne veut pas dire que tu paieras les 10 millions, parce que je suppose que ces gens n'ont pas les moyens des délits qu'ils commettent. Mais en tout cas, ils paieront à vie pour cette destruction. On ne supporte plus de payer pour les casseurs, pour ceux qui détruisent et pour ceux qui brûlent. Maintenant, ça suffit. Les Français payent des impôts de plus en plus importants. Ils ont de plus en plus de difficultés à terminer les fins de mois. Et en plus de tout ça, on leur demande de payer pour ceux qui commettent des dégradations.
Précisément, Marine Le Pen, je voudrais qu'on puisse parler pouvoir d'achat, qu'on puisse parler retraite. Un mot quand même encore sur les HLM, puisque vous disiez à l'instant qu'il fallait expulser les familles de délinquants. Il y a une autre question. Jordan Bardella, à ce même micro, précisait que vous souhaitiez que seuls les Français aient accès au logement social. J'ai regardé les chiffres de l'Union française pour l'habitat. Il y a 31% au moment où on se parle. 31% des ménages qui sont aujourd'hui dans les HLM, dont la personne de référence est née à l'étranger, parfois de nationalité française, mais le plus souvent de nationalité étrangère.
L'Union française pour l'habitat qui précise même qu'il y a, et je les cite, une surreprésentation des ménages dont la personne de référence est née en Afrique subsaharienne, en Turquie ou au Maghreb. Est-ce que vous, Présidente, ça veut dire que vous sortirez ces familles des HLM ?
Non, je ne sortirai pas des HLM, mais j'appliquerai cette règle aux entrants. D'accord. Ils peuvent rester ? Ils peuvent rester. Mais parallèlement, ils peuvent rester à certaines conditions. C'est-à-dire que moi, je pense qu'il faut maintenant…
Le gouvernement dit plus de HLM à vie.
Oui, mais ça, c'est bien. Ça s'entend si on met en place la priorité nationale. Parce que si on ne met pas en place la priorité nationale, ça ne réglera pas le problème. Tous ceux qui entreront seront ceux qui ont les moins de moyens, et ceux qui ont les moins de moyens, ce sont ceux qui, par définition, arrivent en étant immigrés. Donc moi, ce que je souhaite, c'est que les Français puissent à nouveau accéder. Aujourd'hui, il y a 35%, vous l'avez dit, du parc qui est occupé par les immigrés, et 27% par les enfants d'immigrés. Il y a 11% de gens qui n'ont pas de lien avec l'immigration qui ont accès au logement social. Bon, je trouve que c'est évidemment injuste.
Et donc, je pense qu'il faut changer ces règles-là et mettre en place la priorité nationale. D'abord, on loge dans le logement social les Français, qui ont contribué par leurs parents, leurs grands-parents, au financement de ces HLM, et puis s'il reste de la place, eh bien bien entendu, on peut accorder ces logements aux immigrés. Marine Le Pen. Mais pardon, mais il faut aussi rétablir le calme dans ces HLM. Parce qu'en réalité, il y a plein de gens qui ne veulent même plus y aller, tellement c'est l'enfer.
On a compris quand vous dites que les familles de délinquants devraient...
Oui, oui, non mais d'accord, mais moi je voudrais aussi mettre la pression sur les gestionnaires de HLM. Il y a des règlements intérieurs dans ces HLM. Il faut qu'ils les fassent respecter. Il est absolument anormal de voir des halls qui sont squattés par des dealers, des gens qui rentrent dans leur HLM, à qui on monte leur carte d'identité pour pouvoir entrer, des destructions permanentes, des gens qui y font leurs besoins, qui cassent les portes, les parties communes. Il faut faire respecter. Si vous ne respectez pas le règlement intérieur, alors vous serez expulsés. Ça, c'est une règle qui va permettre de rétablir la tranquillité dans les HLM.
Marine Le Pen, il est 8h33, on a de nombreuses questions. Il y a notamment Christophe qui est avec nous au 3216, qui nous appelle de Reims. Bonjour Christophe. Bonjour Apolline, re-bonjour Apolline. Oui, vous m'avez appelé tout à l'heure à 6h10. Vous aviez une question pour Marine Le Pen. Elle est en direct, elle vous écoute. Bonjour Madame Le Pen. Bonjour. J'ai une question à vous poser. Actuellement, on a quand même Jordan Bardella qui fait la course en tête des élections européennes avec un look très propre, très lisse, très façon ministre Macroni.
Cependant, et on l'a vu aux dernières élections, à partir du moment où vous vous positionnez, il y a un plafond de verre que vous ne passez pas. Ma question est, Madame Le Pen... Je redis les choses parce que Madame Le Pen n'entendait pas. Un plafond de verre. Voilà, tout à fait. Ma question est, est-ce que vous ne pensez pas que la marque Le Pen reste un obstacle à votre élection ?
Non, je ne le crois pas. Si je le croyais, je ne serais plus candidate. Non, je ne le crois pas. Je crois que nous sommes confrontés à... Vous l'avez vu d'ailleurs depuis quelques semaines. À chaque fois qu'on s'approche d'une élection, immédiatement, le système se crispe et utilise, il faut bien le dire, tous les moyens, y compris les moyens les plus déloyaux pour tenter d'entraver notre progression. Nous avons progressé au fur et à mesure des élections pour arriver aujourd'hui à un niveau qui nous permet, en tout cas dans les intentions de vote, de gagner l'élection présidentielle.
Oui, mais ce que Christophe dit, c'est qu'au fond, votre nom, il renvoie à votre père, il renvoie à une histoire du FN. Vous avez certes changé le nom du RN, vous avez certes... Mais au fond, c'est d'ailleurs la question, et tout à l'heure à Serdis, il disait carrément, est-ce qu'il ne faut pas que ce soit Jordan Bardella le candidat pour plus qu'il y ait cette référence au Le Pen ?
Mais encore une fois, nous avons longuement discuté avec Jordan Bardella et nous pensons que le duo que nous formons et que nous présentons aux Français, qui potentiellement, c'est dans trois ans, on ne sait pas ce qui peut arriver, mais potentiellement me verrait candidate à la présidentielle et lui, Premier ministre, si je suis élu, est un duo performant. C'est celui-là qu'il faut. C'est ce couple exécutif que nous proposons aux Français avec les qualités qui sont les miennes, les qualités qui sont les siennes.
Et c'est vrai qu'il est en train de se passer quelque chose, on le voit aux Européennes, autour de notre mouvement, autour de nos thèmes, autour de notre candidat Jordan Bardella qui est un véritable enthousiasme. Et je me réjouis évidemment de cela, je n'ai jamais cru au plafond de verre, jamais. D'ailleurs, on l'a fait sauter aux élections législatives. En revanche, ce que je crois, et je l'ai dit plusieurs fois, c'est que si le peuple vote, le peuple gagne. Et si le peuple ne va pas voter, alors le peuple perd. Souvenez-vous les régionales. Souvenez-vous les régionales. Rien n'est fait.
Les sondages étaient flatteurs, mais une partie de notre électorat se dit « bon, c'est bon, c'est gagné » et ils ne sont pas allés voter. Eh bien, nous avons perdu. Si le peuple ne se défend pas, personne ne le défendra à sa place. C'est la raison pour laquelle je leur dis « méfiance », allez le 9 juin voter. J'ai vu que Mme Maillet avait repris mon slogan « un seul jour, un seul tour », elle a oublié « un seul vote » Bardella.
Marine Le Pen, on l'a entendu au début de cette émission, je vous le disais, on a eu de nombreuses questions sur la question du racisme. La question de Christophe, c'est aussi celle-là. C'est au fond le nom de votre père. « Votre père était antisémite, entouré d'antisémites ». Oui, mais Marine Le Pen, aujourd'hui, vous faites partie des premiers, et c'est important de le noter, vous étiez à la manifestation contre l'antisémitisme, vous faites partie des premiers à défendre les Juifs de France. Est-ce qu'aujourd'hui, vous en faites un combat ? Vous vous dites « j'ai quand même honte de ce qu'a été mon père ».
Madame, cela fait 20 ans que je fais de la politique. 20 ans, je pense que les Français peuvent me juger sur ce que j'ai dit et sur ce que j'ai fait. J'ai eu des désaccords sur ce sujet tellement profonds avec mon propre père que j'ai été amenée à l'exclure du mouvement. Ça a été compliqué pour moi. Effectivement, je le dis, je l'assume, ça a été compliqué. Mais je l'ai fait. Je l'ai fait parce que nous avions des divergences trop profondes sur ces sujets. Alors oui, je dis aujourd'hui que le meilleur bouclier pour les Français de confession juive en France, aujourd'hui, c'est le Rassemblement national.
C'est le seul mouvement qui a en même temps la volonté, la conviction et les moyens de lutter contre le fondamentalisme islamiste qui est le danger majeur qui pèse sur notre pays, sur l'ensemble des Français. Mais il faut bien le dire particulièrement, parce qu'ils sont particulièrement visés, et je crois que l'affaire de Sciences Po le démontre, particulièrement pour nos compatriotes de confession juive.
Vous êtes pour qu'on expulse tous ceux qui voudraient bloquer ce matin encore ? Un certain nombre de lycées appellent au blocage de facultés en France ?
Non mais on ne peut pas admettre qu'une minorité violente empêche les autres de travailler. Et quant à Sciences Po, je suis désolé, mais on a pu encore avoir la démonstration du laxisme du gouvernement, puisque la ministre a mis des jours et des jours et des jours avant d'intervenir, alors que les propos qui étaient tenus étaient inadmissibles, qu'ils étaient clairement des propos et des comportements antisémites de la part de cette minorité. Donc cette minorité, il faut la virer de Sciences Po, et accessoirement, je pense qu'il faut aussi virer la direction.
La virer de Sciences Po ? Alors la direction, il n'y en a plus, enfin je veux dire, il y a une direction transitoire.
Eh bien cette transitoire, il faut qu'elle transite très vite. – Et vous viriez, c'est-à-dire que c'est des sanctions, vous expulsez de l'école ceux qui ont participé à ces blocages. – Écoutez, il n'est pas admissible de voir des manifestations antisémites se tenir à Sciences Po. Mais ce qui est terrible, c'est que ça ruine l'image de l'école, mais ça ruine aussi l'image de notre pays à l'international. Soyez conscients.
– J'ai envie de vous dire, quand on regarde les États-Unis, le mouvement, il n'est pas seulement français, il est international.
– Mais ça ruine la réputation des universités américaines où se déroulent ce genre de choses. Et vous voyez bien qu'il y a toute une série de chefs d'entreprise qui disent, ah mais moi si c'est ça, je ne prendrai plus d'élèves qui sortent de ces écoles. Rendez-vous compte de l'injustice qui est faite à l'immense majorité des élèves qui ne sont pas dans cet état d'esprit et qui subissent en même temps le blocage de leurs études et en même temps l'effondrement de la réputation de leur école.
– Puisqu'on est sur les questions internationales aussi, et de Gaza, d'Israël, je voudrais vous poser une question ou plus simplement donner à Jordan la possibilité de vous poser lui-même la question. Jordan, il est par Skype avec nous. Jordan, il est militant, militant du RN, il tracte. Et il a souvent des questions sur la Russie. Je vous laisse l'expliquer Jordan et interroger Marine Le Pen.
– Bonjour Apolline de Malherbe, bonjour Marine Le Pen.
– Bonjour.
J'ai 19 ans, je suis militant du RN et dans cette campagne des élections européennes, du coup, beaucoup de personnes me disent sur le terrain, lors des actions militantes, qu'ils sont réticents de voter pour Jordan Bardella le 9 juin prochain pour cause des sujets de la Russie qui les inquiètent particulièrement. Du coup, comment pouvez-vous rassurer ces électeurs ?
Marine Le Pen. – Bon, là aussi, vous avez bien vu qu'en réalité, le gouvernement, nos adversaires politiques se sont servis du conflit ukrainien pour donner de nous une image qui était totalement caricaturale. Moi, je vais vous faire une réponse. À chaque fois que je me pose une question, la seule chose qui m'intéresse, c'est quel est l'intérêt de la France et des Français. L'intérêt de la France et des Français guide mon action et guide mes décisions. La Russie ne disparaîtra pas avec les discours des uns ou des autres. Elle ne sera pas rayée de la carte. Elle existe et il va falloir, il faut en tenir compte.
– Oui, mais vous dites que c'est caricatural, Marine Le Pen. – Moi, je regarde quand même la liste que vous avez donnée. Thierry Mariani, qui est 9e sur la liste du RN, ça, ce n'est pas caricatural, c'est sonnant et trébuchant. Thierry Mariani, qui lui a quand même dit, alors que la guerre avait éclaté depuis plus d'un an, on a, je cite, « intérêt à avoir de bons rapports avec la Russie, cette guerre n'est pas la nôtre ».
Thierry Mariani, qui en 2019 se rend pour la seconde fois en Crimée, qui rencontre Vladimir Poutine, ce n'est pas du tout anodin de rencontrer Vladimir Poutine en Crimée, quand on sait évidemment l'annexion de la Crimée, et qui a cette phrase, il y dit, « Nous sommes fiers d'avoir été présents pour le 5e anniversaire du rattachement de la Crimée ». Vous le choisissez comme 9e sur votre liste ? Ce n'est pas la caricature des opposants, ça ?
– Non, mais, enfin, et Nicolas Sarkozy ? – Mais Nicolas Sarkozy n'est pas sur votre liste, que je sache. – Non, non, et Valéry Giscard d'Estaing ? – Mais vous l'auriez choisi ? – Non, mais… – Les choses n'ont pas évolué depuis ? La guerre n'a pas éclaté ? – Non, mais la guerre avait… Enfin, sur la Crimée, pardon, mais en l'occurrence, M. Mariani… – Non, mais depuis il y a la guerre, on est pas de Marine Le Pen. – Non, mais Thierry Mariani, il a la même position que le président de la République dont il a été ministre sur la Crimée, d'accord ? – Mais Nicolas Sarkozy pense la même chose. – Mais Marine Le Pen, j'ai quand même du mal à comprendre que vous…
– Vous parliez comme si on avait une pause dans les relations internationales – Le sujet n'est pas là, le sujet… – Et aujourd'hui, vous choisissez Marine Le Pen ? – Non, mais le sujet, c'est que le monde est tel qu'il est, pas tel que nous voudrions qu'il soit. Il va falloir à un moment donné regarder les choses en face. – Donc la Crimée, par exemple, on dit « pas de problème ». – Et moi, ma responsabilité, ma responsabilité de dirigeante politique, c'est de dire aux Français des réalités qui peuvent éventuellement déplaire.
– Oui, mais moi, ce qui m'a frappé, c'est le mot utilisé par Jardin Bardella. Quand on l'interroge sur la question de Thierry Mariani, il dit « Thierry Mariani n'a sans doute pas la même sensibilité que Marine Le Pen et moi-même sur la Russie ».
C'est une question de sensibilité, ce qui se passe en Russie ? – Oui, là, pour le coup, oui, nous n'avons pas la même sensibilité que Nicolas Sarkozy et Thierry Mariani, manifestement, sur le sujet. Ce qui est sûr, c'est que nous avons soutenu tout de suite l'Ukraine. Nous avons condamné tout de suite la Russie en disant que la violation de la souveraineté ukrainienne et de la souveraineté territoriale ukrainienne était inadmissible. Nous avons proposé d'apporter des armes défensives à l'Ukraine. On nous a rionné, il n'en demeure pas moins que c'est aujourd'hui ce dont il manque. Bon, nous avons en revanche posé des lignes rouges, et nous le faisons dans l'intérêt de la France.
Nous ne souhaitons pas que l'Ukraine entre dans l'Union européenne, nous ne souhaitons pas que l'Ukraine entre dans l'OTAN, et nous ne souhaitons pas partager notre dissuasion nucléaire au niveau européen et envoyer des troupes dans une guerre qui, pour l'instant, je suis désolé de le rappeler, n'est effectivement pas celle de la France. Je veux dire, ces sujets-là sont des sujets éminemment graves. La guerre, c'est ce qui peut arriver de pire à un peuple et à un pays. Et moi, je suis frappé de la légèreté avec laquelle Emmanuel Macron dit... La légèreté ? Oui, la légèreté, oui.
Quand un verre de whisky à la main, on dit à un chanteur avec lequel on discute à 3h du matin, je vais être obligé d'envoyer des gars à Odessa, oui, je parle de légèreté, car il s'agit de l'avis de nos soldats.
L'Élysée n'a pas confirmé ces propos qui ont été rapportés.
Donc il veut envoyer des trous pour une question d'égo, d'image personnelle. Moi, je dis qu'on ne joue pas, encore une fois, avec l'avis de nos soldats.
Il se dit en faveur d'une défense européenne, il parle même de l'arme nucléaire française au service d'une défense européenne. Il dit qu'en tout cas, sur ce point, il est prêt à ouvrir le débat. Est-ce que vous seriez prête à ouvrir le débat sur la question du partage au fond, ou en tout cas de l'utilisation de l'arme atomique, au profit aussi de la défense européenne ?
Non. Non. Résolument, non. Quand Emmanuel Macron dit « j'ouvre le débat », il l'a dit d'ailleurs pour la fin de vie, il dit « je suis prêt à ouvrir le débat », hop, immédiatement, il y a le texte qui arrive derrière. Non. Je ne souhaite pas partager la dissuasion nucléaire. La dissuasion nucléaire, elle appartient aux Français, et en l'occurrence, elle appartient au président de la République sur délégation du peuple français. Et c'est très lié, évidemment, à l'élection directe du président de la République.
Non seulement je ne souhaite pas partager, mais je souhaite même inscrire dans la Constitution qu'aucune délégation, aucun partage de quelque nature que ce soit de notre dissuasion nucléaire ne doit pouvoir être mis en œuvre. Voilà. La dissuasion nucléaire, c'est ce qui fait que la France est une puissance mondiale. C'est cela qui lui permet aussi d'être au siège de sécurité de l'ONU, qu'Emmanuel Macron veut aussi partager, je vous le rappelle. Non, ce n'est pas aussi clair que ça.
Il n'a pas dit qu'il souhaitait partager le siège de la France à l'ONU.
Mais la technique est toujours la même. Pourquoi vous vous laissez encore avoir ? C'est une question de me laisser avoir ou pas, je vous prends chacun au mot. Oui, c'est toujours la même technique. C'est un mode opératoire qu'il partage avec l'Union européenne. On lance un sujet, on dit non mais on ouvre le débat, on vote un texte mais qui n'est pas impératif. Et puis en réalité, à un moment donné, ça finit par devenir impératif. Ça a été le cas pour le pacte de Marrakech. Et on s'est moqué de nous quand on a dit, vous allez voir ce qui va en sortir. Et bien ce qui en est sorti, c'est le pacte d'immigration qui nous oblige à prendre des migrants sous peine de 20 000 euros d'amende.
Ça a été la même chose pour le traité d'Aix-la-Chapelle. Nous avons dit voilà ce qu'il a en tête. On nous a dit mais non, pas du tout, etc. Et plus ça va et plus on est en train d'habituer les Français au partage de notre dissuasion nucléaire. Donc moi je connais leur mode opératoire et mon rôle c'est de prévenir les Français de ce qui va se passer. Je m'y opposerai de toutes mes forces parce que je considère que c'est une dépossession en fait de la puissance et de la souveraineté française.
Je voudrais que vous puissiez regarder Marine Le Pen, les images de la foule, je vais les décrire évidemment pour ceux qui nous écoutent sur RMC, d'une foule de jeunesse en Georgie. Cette foule avec des manifestations monstres jusqu'à hier soir encore, des manifestants très jeunes qui brandissent et on le voit sur ces images, des drapeaux européens. Ils appellent littéralement l'Europe à leur secours contre l'influence de la Russie, cette envie d'Europe, de la jeunesse de Georgie. Qu'est-ce que vous lui répondez ?
Mais moi je serais géorgien, je serais probablement pour rentrer dans l'Union européenne. Voilà. Le problème c'est... Et vous leur dites non ? Et vous leur fermez la porte tenais ? Ah mais je suis contre tout élargissement. Mais pourquoi je suis contre tout élargissement ? Parce qu'il faut voir que derrière il va y avoir un coût financier qui va être spectaculaire. Enfin, je veux dire, il faut quand même être conscient que lorsqu'on élargit à des pays qui n'ont pas le même niveau que le nôtre, eh bien on investit massivement des centaines de milliards pour leur permettre d'être au même niveau. Et donc d'ailleurs, bien souvent de nous concurrencer dans les mois ou les années qui suivent.
Est-ce que les Français sont prêts à payer, à augmenter les impôts ? Le budget de l'Union européenne de 20% comme vient de le dire le ministre des Finances de l'Union européenne. Et puis pour les 7 pays qui sont envisagés, vous pouvez rajouter 10% de plus. Donc 30% d'augmentation du budget. 350 milliards. Voilà le coût qui va être celui de l'élargissement à l'ensemble de ces pays. Est-ce qu'ils sont prêts à ça ? Oui ou non ? Et moi, je pose une question aux agriculteurs. Et je pose aussi une question à nos adversaires politiques dans la campagne, parce qu'ils n'y ont pas répondu. La PAC, qu'est-ce qu'on fait avec les pays qui veulent faire entrer dans l'Union européenne ?
Qu'est-ce qu'on fait ? Parce que soit la PAC, elle est à budget constant, et à ce moment-là, les agriculteurs doivent savoir qu'ils auront moins par définition, puisque le pourcentage qui sera accordé de la PAC à la France sera inférieur à ce qu'il est aujourd'hui. Soit on augmente le budget de la PAC pour y intégrer les aides dont vont bénéficier les nouveaux pays qui viendront donc concurrencer d'ailleurs sur nos marchés. Et est-ce qu'ils sont donc prêts à payer des impôts supplémentaires à hauteur, encore une fois, de 240 milliards pour l'Ukraine et 120 milliards de plus pour les autres pays qui vont entrer ?
Marine Le Pen, il y a une question de Laurent dans un instant sur les retraites, mais avant cela, je voudrais à 8h49 qu'on parle de Colombe. Colombe, c'est cette femme qui s'est rendue au meeting de Jordan Bardella et de vous-même à Perpignan le 1er mai, qui a été interrogée en marge de ce meeting par TF1. Elle a raconté « Je suis au RSA, on a du mal à vivre ».
Elle était les larmes aux yeux de nombreux hommes politiques, y compris très opposants à vous, lui ont répondu, ont dit qu'il voulait que quelqu'un comme Colombe puisse revenir vers la gauche notamment, mais elle, elle dit qu'elle est plutôt tentée de voter pour vous, elle dit même que vous êtes la seule à lui dire « Allez, viens, on y va, on part au combat ». Elle était bénévole au Resto du Coeur depuis 1988, elle a été exclue des Restos du Coeur, qui disent qu'elle aurait dû respecter une sorte de devoir de réserve. Qu'est-ce que vous dites à Colombe ?
Je lui dis de tenir bon, on arrive. Voilà ce que je dis à Colombe et à toutes les Colombes de France. Je leur dis que ce qu'ils vivent n'est pas une fatalité, c'est la conséquence de choix politiques. Ils sont des mauvais choix politiques. Oui, sauf qu'en réalité, Marine Le Pen est le plus tragique dans cette histoire. Je dis au Resto du Coeur qu'ils devraient avoir honte de leur comportement. Et s'ils sont censés représenter une certaine gauche, eh bien celle-ci s'est fourvoyée.
Parce que pousser à la démission une femme pour avoir simplement exprimé le désarroi qui est celui de millions de Français, alors que sans travail, elle donne de son temps et elle, elle donne de son cœur à ceux qui ont encore moins qu'elle. Eh bien la poussée à la démission, c'est vraiment une attitude qui devrait évidemment indigner tous les Français.
Mais Marine Le Pen, le plus tragique dans un sens, c'est que vous ne sécheriez pas ces larmes au pouvoir. En vrai, vous ne donneriez pas plus de boulot à Colombe. Elle est au RSA, elle est actuellement conseillère en insertion professionnelle, mais elle ne trouve pas de boulot.
Elle n'en trouverait pas plus avec vous. Mais d'abord à Colombe, je lui rends sa dignité en lui disant que je sais qu'elle cherche du travail. Et je sais qu'il n'y a pas de travail. Parce qu'aujourd'hui au gouvernement, il y a des gens qui nous expliquent toute la journée que les Français sont des fainéants et que s'ils sont au chômage, c'est parce qu'ils ne veulent pas travailler. Donc déjà, commençons à rendre leur dignité et à remettre en place la vraie responsabilité. Qui est responsable du fait qu'il n'y a pas d'emploi dans notre pays ? Est-ce que c'est Colombe ou est-ce que c'est le gouvernement ?
Parce qu'on ne cesse de nous dire qu'il y a des métiers en tension, que les Français ne veulent pas travailler, etc. Il y a 300 000 métiers en tension, 5,5 millions de gens qui sont actuellement inscrits à Pôle emploi parce qu'ils ne trouvent pas d'emploi. Donc maintenant, je veux dire, stop. Et à ces gens en plus, on a rajouté une louche en effondrant leur pouvoir d'achat par des choix idéologiques qui ont été dévastateurs. C'est le cas pour l'énergie par exemple. Mais c'est aussi le cas pour le logement social. Je veux dire, on a mis en place des critères qui, en fait, empêchent nos compatriotes d'accéder au logement social. Donc ils sont obligés d'aller dans le privé.
Et évidemment, ça leur coûte extrêmement cher.
Marine Le Pen, une question sur les retraites. C'est Laurent qui nous a appelé au 3216 tout à l'heure. Laurent, il est chauffeur-livreur dans Lyon. Il a une question sur le minimum retraite.
Une personne qui n'a jamais travaillé de sa vie touche le minimum vieillesse qui est 950 euros. Moi, je vois ma femme qui va prendre sa retraite dans 3 ans. On a regardé, touchera 800 et quelques euros. Elle a eu quand même une carrière achetée parce qu'elle a eu des enfants. Mais je trouve quand même ça aberrant qu'une personne qui n'a pas cotisé touche 950 et quelques euros par mois. Alors qu'une personne qui a cotisé va toucher moins cher. Donc que compte-t-elle faire à ce niveau-là ?
Marine Le Pen. Il est évident qu'on ne peut pas admettre que quelqu'un qui est cotisé, même de manière insuffisante, touche moins que quelqu'un qui n'a jamais cotisé. Mais pardon de revenir, vous allez penser que je suis monomaniaque, mais je mets le doigt un peu sur une injustice. Mais je ne considère pas normal non plus que quelqu'un qui n'a pas la nationalité française et qui arrive de l'étranger et qui a plus de 65 ans et qui n'a jamais cotisé touche lui aussi le minimum vieillesse. Vous voyez, maintenant, Mme de Malère, on va parler de choses qui sont un de nos points communs. Vous avez des enfants, j'en ai.
Il faudra poser sur la table la problématique de la différence dans la carrière et donc à la retraite aussi.
Ça veut dire quoi ?
Entre les femmes qui ont eu des enfants et une carrière à churier.
Je reviens là-dessus.
En réalité, on s'aperçoit, on parle souvent de l'inégalité entre les hommes et les femmes sur le plan salarial, mais en réalité, on s'aperçoit que le décrochage, il est exactement lié, je veux dire, au fait d'avoir un enfant, deux enfants, trois enfants.
Marine Le Pen, sur ce point, je voudrais revenir sur les mots de Valérie Haillet. Elle était face à Jordan Bardella la semaine dernière au moment de son débat. Et à la fin, elle a montré une photo, une photo qui a été prise il y a quelques mois à Florence. Sur cette photo, dit-elle, il y a Roman Fritz, un polonais, je la cite, qui a déclaré que les femmes ne devraient pas avoir le droit de vote et devraient être moins payées que les hommes. S'afficher avec des gens comme Roman Fritz, après ce que vous, vous venez de dire, de la part de Jordan Bardella, est-ce que ce n'est pas une faute ? Alors d'abord, permettez-moi de vous dire que ce Roman Fritz n'est pas un allié.
Vous vous êtes quand même retrouvée. Vous étiez invitée d'ailleurs. Au fond, Marine Le Pen, vous aviez peut-être senti le siège, vous n'y avez pas été.
Non, non, non, non, mais le coup de vous êtes sur la photo, et donc, non, non, ça, ça ne fonctionne pas. Il faut arrêter de prendre les Français. Ce n'est pas votre allié. Non, mais ça sera peut-être votre allié ensuite. Non, il faut arrêter de prendre les Français. Non, vous ne serez jamais allié. Il faut arrêter de prendre les Français pour des enfants. Voilà. Et leur faire croire à des fadaises.
Enfin, c'était un rassemblement organisé par Matteo Salvini, qui avait vocation à créer une forme d'alliance, justement, entre tous ces représentants des différents pays.
Et au passage, d'ailleurs, Mme Hayé a accusé deux, pour le coup, de nos alliés de choses extrêmement graves, dont elle répondra devant les tribunaux, car… Vous porterez plainte ? Moi, non. Mais Gerold Hahnemans, oui. Et le président de Tchega, aussi. Mais en l'occurrence, vous remarquerez, Marine Le Pen,
que je vous ai interrogé sur les propos sur Romain Fritz,
que vous confirmez, donc. Mais je n'en sais rien. Mais je ne sais pas.
Non, non. Ça ne vous choque pas. Non, je ne les confirme pas. Vous vous dites pas, je regrette quand même qu'il y ait été à ce rassemblement avec des gens,
quand même, plutôt nauséabonds. Non, mais par principe, Madame. Parce que Mme Hayé l'a dit, j'ai un doute. Enfin, vous ne l'étiez pas. Les deux autres, c'était totalement faux. D'accord ? Bon, donc, on va s'encher. Mais cette personne n'est pas un de nos alliés. Donc, si vous voulez que, dans notre pays aujourd'hui, le simple fait de faire une photo avec quelqu'un, vous crée un lien politique avec lui, faites attention avec qui vous allez faire des photos.
Marine Le Pen, il y a Amar qui est en ligne avec nous, qui est habitant de Fréjus. Fréjus est une ville dirigée par le RN. Amar, Marine Le Pen vous écoute.
Oui, bonjour Madame Le Pen. Bonjour Napoline. Bonjour. Donc, je suis né à Fréjus et j'y vis depuis ma plus tendre enfance. Quand j'ai vu arriver le Front National aux commandes, bon, je n'ai pas forcément voté pour vous, mais je me suis dit, pourquoi pas ? On va leur donner leur chance. Bon, ils arrivent. Ils vont certainement avoir une attitude un petit peu plus droite que leurs prédécesseurs. Croyez-moi, Madame Le Pen, je suis au regret de vous dire que les dérives se sont amplifiées, qu'on a une commune qui est gérée par du copinage.
Aujourd'hui, je vous pose la question, comment allez-vous faire pour constituer vos équipes en sachant que vos cadres principaux ne sont pas des gens qui sont fiables ?
Amar, je voudrais que Marine Le Pen puisse vous répondre directement.
Monsieur, moi, je ne peux pas vous répondre parce que je ne vis pas à Fréjus et je ne sais pas à quoi vous faites référence. Ce que je sais, c'est que David Racheline a été réélu, il y a relativement peu de temps tout de même, au premier tour, je crois, à la tête de la ville. C'est donc qu'il y a au moins une majorité de gens qui étaient plutôt satisfaits de sa gestion. Voilà, maintenant, il existe, vous le savez très bien, des reproches, une enquête qui est en cours. Moi, je défends la présomption d'innocence.
Mais à la différence des autres, vous voyez, puisque vous parlez de mes cadres par rapport aux autres, à la différence des autres, je défends la présomption d'innocence pour tout le monde, y compris pour mes adversaires politiques. Et y compris pour vous, Marine Le Pen,
vous êtes mise en examen pour détournement de fonds publics dans l'affaire des assistants. Vous vouliez parler plus d'Europe ? On en parle beaucoup sur l'antenne, mais je trouve que ce qui est intéressant aussi ce matin, c'est de donner la parole aux Français. Les Français avaient beaucoup de questions à vous poser.
Là, on est sur les municipales, sur les affaires judiciaires. On ne parle pas beaucoup de projets européens. Ce sont les questions des auditeurs des RLC,
et c'est le principe. Là, c'est la vôtre.
Et c'est bien dommage.
Ah oui ? Ça vous met mal à l'aise, cette question sur les affaires ? Non, du tout. C'est bien dommage qu'on ne parle pas du projet européen. On en a parlé, on a parlé de Georgie, on a parlé d'Europe, on a parlé...
D'accord, mais vous voyez bien qu'on est aujourd'hui face à un choix qui est un choix fondamental.
Oui, mais j'aurais quand même aimé vous en interroger sur votre mise en examen pour détournement de fonds publics dans l'affaire de l'assistement parlementaire au Parlement européen. Il s'agit d'Europe, c'est en Europe que ça se passe. Mais vous pourrez, dans une minute...
Non, parce que dans une minute, ce sera fini. Ah bon, d'accord. Donc on va terminer là-dessus. C'est bien dommage, parce qu'il y a un rapport qui a été voté au Parlement européen qui fait de l'Union européenne un État centralisé où les nations n'auront plus aucun pouvoir. Et si les nations n'ont plus de pouvoir, c'est le peuple français qui n'a plus de pouvoir.
Vous parlez de la question du droit de veto ou non, et du vote à la proportionnelle ou pas ?
C'est le droit de dire non. Le droit de dire non pour une nation, c'est le summum de sa souveraineté. Or, nous ne pourrons plus dire non, y compris lorsque les directives atteindront nos intérêts vitaux. Et vous savez quoi ? C'est ça l'enjeu de l'élection européenne.
C'est la question que je poserai à Jordan Bardella, qui est votre candidat tête de liste pour le RN, et qui répondra également, comme tous les autres, dans ce débat qu'on mènera le 27 mai. Merci Marine Le Pen de vous être pliée à cet exercice. Merci à chacun d'entre vous d'avoir posé vos questions. Vous étiez encore très nombreux. Ça aurait mérité encore plus de temps. Merci à vous en tout cas. Il est 8h59 sur RMC BFM TV. Il est 8h59 sur RMC BFM TV.
Marine Le Pen