Les employeurs sont-ils à la hauteur face au cancer ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 90 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:53OuverteRéponse partielle
Est-ce qu'aujourd'hui en France, il vaut mieux encore cacher son cancer à son employeur pour protéger sa carrière ?
- 3:30RelanceÉludée
Vous avez répondu à ma première question : faut-il cacher son cancer ?
- 3:52OuverteRéponse directe
Les femmes atteintes d'un cancer sont-elles davantage pénalisées professionnellement que les hommes ?
- 4:14OuverteRéponse directe
Quand un salarié revient après plusieurs mois de traitement, retrouve-t-il sa place dans l'entreprise ?
- 5:13OuverteRéponse directe
Comment les dirigeants de TPE/PME accompagnent-ils la maladie sans service RH ?
- 5:42OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qui vous a poussé à créer Cancer At Work en 2012 ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:04InvitéChiffre
« Aujourd'hui en France, il y a 1200 personnes qui vont apprendre qu'elles ont un cancer au moment où nous nous parlons sur cette journée. »
- 3:13InvitéChiffre
« La moitié d'entre elles travaillent et dans deux ans, une sur trois aura perdu son emploi parce que les employeurs ne sont pas préparés. »
- 4:25InvitéFait
« Il peut, et il peut même continuer d'évoluer. »
- 5:35InvitéFait
« Les clés, c'est vraiment l'anticipation et le dialogue. »
- 6:44InvitéFait
« Pendant trois ans, j'ai travaillé avec quelques entreprises et j'ai eu à cœur de toujours mesurer la création de valeur pour les personnes, mais aussi au plan économique. »
- 8:17InvitéChiffre
« On vient de passer notre premier million d'euros de chiffre d'affaires. »
- 10:19InvitéChiffre
« Un baromètre Ipsos pour AG2R La Mondiale, publié en septembre, a interrogé plus de 300 dirigeants de TPE, PME. »
- 10:25InvitéChiffre
« Parmi eux, 39% considèrent la solitude comme un problème et 64% disent vivre des périodes de stress intense, dont 17% au quotidien. »
Temps de parole
- Invité39 %
- Présentateur35 %
- Présentateur 210 %
- Invité 29 %
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- ?2 %
≈ 14,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Sud Radio, Oser Entreprendre, Thomas Binet.
Bonjour
Thomas, au programme d'Oser Entreprendre ce matin. D'un garage à un empire mondial, comment Apple a-t-elle révolutionné notre quotidien en 50 ans et quel sera son prochain coup de génie ? Et nous recevrons ensuite Anne-Sophie Tuzanski qui est fondatrice de Cancer At Work. Faut-il encore cacher son cancer pour préserver sa carrière ? Comment concilier maladie et travail ? Nous sommes en plein octobre rose, c'est le sujet du jour. Et enfin, avec Alexandre Lacharne, nous parlerons d'un mal silencieux, la solitude des dirigeants. Eco-Réseau Business, le magazine de référence pour entreprendre. Présente. Sud Radio, Oser Entreprendre, la saga des entreprises.
Alors Thomas, Apple fête ses 50 ans et c'est un propriétaire de toute la gamme qui vous lance là. Mais derrière l'iPhone et les boutiques ultra design au départ, est-ce que c'est vraiment une histoire de garage ? Oui, et surtout une histoire de conviction Jean-François. En 1976, Steve Jobs et Steve Wozniak veulent rendre l'informatique personnelle. A l'époque, l'ordinateur est encore une machine réservée aux entreprises ou aux passionnés. Avec l'Apple 2, puis le Macintosh en 1984, Apple impose une idée presque révolutionnaire. La technologie doit être simple, intuitive et donner envie d'être utilisée.
Et
pourtant Apple, Thomas, a connu quand même à une période beaucoup plus compliquée. Oui, très compliquée. Nous sommes dans les années 90, la marque se cherche, les vendent, patinent et Steve Jobs qui avait quitté l'entreprise revient en 1997. C'est là que tout bascule. Apple simplifie sa gamme, retrouve une identité très forte et enchaîne les produits qui vont changer des marchés entiers. L'iMac, l'iPod en 2001, puis surtout l'iPhone en 2007. Apple ne vend plus seulement des ordinateurs, elle crée tout un écosystème autour de ses appareils et de ses services. Mais oui, l'iPod, quel souvenir ! 50 ans plus tard, Apple, Thomas, cherchent encore à penser différent.
Mais oui, et c'est tout l'enjeu pour eux. En 2026, Apple vient justement de célébrer son demi-siècle tout en ouvrant un nouveau chapitre. John Ternus a succédé à Tim Cook comme président, tandis que Cook reste président exécutif du conseil d'administration. Et la grande bataille du moment, c'est l'intelligence artificielle avec une nouvelle génération d'Apple Intelligence et de Siri. Après le Mac et l'iPhone, Apple cherche désormais son prochain grand tournant. La question finalement est presque la même qu'en 1976. Quelle technologie va changer notre quotidien demain
?
Néovia, numéro 1 du conseil et de l'expertise retraite présente. Sud Radio, oser entreprendre, l'inviter.
Thomas,
nous sommes en compagnie d'Anne-Sophie Tuzanski, fondatrice de l'association reconnue d'intérêt général Cancer at Work, créée en 2012 et forte d'un réseau de 200 entreprises membres engagées pour la prise en compte de la maladie au travail. Bonjour madame. Bonjour.
Est
-ce qu'aujourd'hui en France, il vaut mieux encore cacher son cancer à son employeur pour protéger sa carrière ? C'était vrai il
y
a quelques années.
Alors
d'abord, je voudrais revenir sur les chiffres, si vous me le permettez. Aujourd'hui en France, il y a 1200 personnes qui vont apprendre qu'elles ont un cancer.
Au moment
où
nous nous parlons sur cette journée. La moitié d'entre elles travaillent et dans deux ans, une sur trois aura perdu son emploi
parce
que les employeurs ne sont pas préparés. Donc c'est colossal et ça a des effets délétères pour les personnes malades, mais aussi pour la performance des entreprises et pour le système de santé.
On va rentrer dans le détail, mais alors quelque part vous avez répondu à ma première question, ça veut dire qu'il faut cacher du coup ?
Non, pas forcément. Je crois qu'il faut surtout que les employeurs se préparent à accueillir cette réalité.
Et
pour libérer la parole, bien sûr ça appartient à chacun, mais si on ne parle pas de la maladie au travail, on n'a aucune chance d'être accompagné, aucune chance d'être aidé.
Mais est-ce que les femmes atteintes d'un cancer sont davantage pénalisées professionnellement que les hommes frappés par la même maladie
?
Alors, les femmes atteintes d'un cancer d'abord représentent beaucoup plus de personnes que les hommes au travail en tout cas, que les hommes frappés par la même maladie. Donc en ça, elles sont plus impactées. Dans la population active, ce sont les femmes atteintes de cancer du sein qui sont les plus représentées.
Alors, quand un salarié revient après plusieurs mois de traitement, retrouve-t-il réellement sa place, ses responsabilités, ses perspectives d'évolution dans l'entreprise qu'il a dû quitter provisoirement ?
Il peut, et il peut même continuer d'évoluer.
Ce que vous observez, vous, à la place qui est la vôtre
? Ce que j'observe, moi j'ai plutôt envie de vous parler des belles histoires que j'observe quand les employeurs se préparent et quand les salariés reviennent au travail. On peut,
en
se préparant, en préparant le retour au travail, mais aussi en considérant les qualités et les compétences que les salariés ont gardées et même ont développées dans l'expérience de vie de la maladie, leur redonner leur place
et
même leur redonner une autre place.
Alors, c'est important ce que vous dites, parce que vous dites quand les chefs d'entreprise et l'organisation de l'entreprise ainsi est préparée. Mais nous savons quand même qu'en France, la majorité, l'écrasante majorité d'entreprises,
c
'est des TPE.
Donc,
avec une organisation qui n'est pas la même que les grandes entreprises que vous pouvez ou qui peuvent vous accompagner. Alors, justement, est-ce que ces dirigeants de TPE, de PME, qui n'ont pas toujours les services, par exemple, de ressources humaines, comment réussissent-ils à accompagner la maladie et à préserver ce que vous appelez de vos voeux
? Alors,
déjà, chez Cancer At Work, notre plus petit membre en nombre de salariés compte 7 salariés. Moi-même, je dirige une entreprise de 10 salariés. Donc, c'est possible de concilier maladie et travail. Les clés, c'est vraiment l'anticipation et le dialogue.
Alors, vous avez créé justement Cancer At Work en 2012, Jean-François le disait. Qu'est-ce qui vous a personnellement poussé à vous engager dans ce combat ?
Alors,
très simplement, la demande des DRH avec lesquels je travaillais à l'époque. J'ai travaillé 15 ans dans le secteur de l'emploi. J'ai eu moi-même un cancer en 2011 et une parole très libre sur le sujet, à une époque où on ne parlait que de longues et douloureuses maladies. Du coup, les DRH avec lesquels je travaillais se sont autorisés à me demander de l'aide. J'ai constaté qu
'il
n
'y
avait rien, ni
en
France, ni dans le monde, sur le sujet. Et je leur ai proposé qu'on l'explore ensemble et qu'on comprenne d'abord si les salariés l'attendaient. Ce sujet qui reste un sujet intime et encore tabou. Quels étaient leurs besoins et comment on allait pouvoir ensuite travailler ensemble pour faire mieux ?
Alors justement,
on
l'a dit tout à l'heure, quand ça rassemble plus de 200 entreprises membres, ça représente plus de 10% de la population active française. Quel a été le véritable tournant qui vous a permis de passer d'une initiative associative à un mouvement d'une telle ampleur ? Parce qu'on peut dire que
c
'est d'une telle ampleur aujourd'hui.
Oui, et on a encore des marges de
programme et on
voit que le mouvement est bien lancé. En fait,
pendant
trois ans, j'ai travaillé avec quelques entreprises et j'ai eu à cœur de toujours mesurer la création de valeur
pour
les personnes, mais aussi au plan économique.
Et
au bout de trois ans, quand on a fait cette preuve que ça faisait du bien à tous les étages, humainement et économiquement, alors on a ouvert les portes du club et le mouvement a commencé à se déployer. Et puis ensuite, on a coutume de dire chez Cancer Network que ce sont nos membres qui travaillent et pas l'association, parce qu'il y a quatre salariés dans l'association. Donc les chefs d'entreprise et leurs salariés prennent le relais, convainquent d'autres entreprises de nous rejoindre et de s'engager sur le sujet.
Alors on dit souvent, c'est pas de moi que la maladie change une vie et aussi l'entourage, souvent, parce qu'il y a tous les aidants, les accompagnants. Mais est-ce qu'elle peut aussi révéler des talents et donner naissance à une nouvelle ambition professionnelle ? Regardons le côté positif aussi de cette situation.
Et merci de le regarder, parce que j'y crois beaucoup. Alors chez moi, clairement, la maladie m'a donné l'audace d'entreprendre pour une cause qui fait sens pour moi. Donc j'ai d'abord lancé cette association, loi de 1901, avec la chance d'avoir à mes côtés Philippe Salle, qui dirige aujourd'hui le groupe Atos, qui est président de l'association. Et quelques années plus tard, fort des convictions que je m'étais forgées, j'ai décidé d'ouvrir une start-up de malades qui s'appelle We Care at Work. Donc nous faisons la preuve au quotidien chez We Care at Work qu'on peut concilier maladie et travail, qu'on soit malade, qu'on soit travailleur handicapé ou aidant.
C'est plus de 80% des situations de l'effectif de l'entreprise. Et créer la valeur, y compris économique. On vient de passer notre premier million d'euros de chiffre d'affaires.
Est-ce que vous avez le sentiment qu'il
y a
une évolution depuis quelques années, avec le recul que vous avez maintenant
?
Oui, la parole se libère et c'est vraiment un élément essentiel. En revanche, les employeurs doivent vraiment se préparer pour passer de situations qui sont très souvent aujourd'hui gérées au cas par cas et en mode pompier. Un véritable cadre qui soit commun et partagé par tous. Donc de vraies politiques d'inclusion, de santé au travail.
Ma
dernière question pour vous, pour ce dimanche matin. Nous sommes en octobre rose, je le disais tout à l'heure. Quel message aimeriez-vous adresser aux chefs d'entreprise qui nous écoutent et qui seront peut-être dès demain confrontés à la maladie de l'un de leurs collaborateurs, alors que c'est peut-être un phénomène nouveau aussi pour eux
?
D'abord, je voudrais leur dire de continuer à soutenir la prévention, le dépistage et la recherche. C'est le sujet d'octobre rose. Je voudrais leur dire aussi que la maladie,
c
'est toute l'année et que s'ils ne sont pas encore engagés, ils doivent le faire rapidement pour leurs salariés, mais aussi pour une performance durable de leur entreprise. Donc rejoignez-nous, rejoignez Cancer at Work.
Merci à vous. Merci Anne-Sophie Tuzanski, je rappelle, la fondatrice de l'association d'entreprise Cancer at Work et de la start-up, comme vous dites, de malade. Oui, We Care at Work, merci d'être passée du côté d'Oser Entreprendre. Sud Radio, osez entreprendre, les essentiels de l'entrepreneuriat.
Thomas,
nous sommes en compagnie d'Alexandre Lacharme, entrepreneur, business angel, consultant pour Oser Entreprendre. Vous allez, Thomas, avec Alexandre, nous parler de la solitude du dirigeant,
un
sujet
dont
on parle assez peu finalement. Et c'est pour ça qu'on va lui donner la parole sur le sujet ce dimanche matin. C'est un autre fléau, alors évidemment très différent de celui dont on vient de parler, avec notre invité. Alexandre, les entrepreneurs disent souvent qu'ils se sentent seuls. Est-ce un problème si répandu en définitive ?
Eh bien Thomas, vous ne pouvez pas tout dire à vos équipes qui ont peur pour leur emploi. Alors vous gardez tout pour vous. Un baromètre Ipsos pour AG2R La Mondiale, publié en septembre, a interrogé plus de 300 dirigeants de TPE, PME. Parmi eux, 39% considèrent la solitude comme un problème et 64% disent vivre des périodes de stress intense, dont 17% au quotidien. Alors quelles sont les conséquences quand on reste seul avec ses doutes, Alexandre ? Eh bien on décide mal, on fait des erreurs. Un problème que l'on rumine la nuit prend des proportions énormes. Et puis on s'épuise également. Parce que personne ne vous dit de lever le pied. Alors,
dans
le baromètre, 42% des dirigeants disent avoir continué à travailler alors qu'ils pensaient avoir besoin de s'arrêter. Alors concrètement, pour ces chefs d'entreprise, vers qui se tournaient ? Vers d'autres dirigeants. Ceux qui vivent la même chose que vous, dans un club d'entrepreneurs par exemple. Ça peut aussi être un dirigeant d'un secteur voisin, quelqu'un qui n'a aucun intérêt dans vos décisions. D'où l'intérêt d'être bien entouré et de ne pas se morfondre dans son coin. Merci Alexandre.
Et
Thomas, on vous retrouve dans un instant avec Oser Investir.