Philippe Ballard, des rédactions de TF1 au RN
Audio original de l'émission.
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 10 %Défensif 60 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:27OuverteRéponse directe
Le 27 avril 2021, vous avez posté un message sur Twitter qui a provoqué une mini-séisme au sein du groupe TF1.
- 1:30OuverteRéponse directe
Quand on est journaliste télé, voter RN, c'est plus difficile à assumer que si on vote à gauche ou LR ?
- 2:14OuverteRéponse partielle
Jordan Bardella a salué votre candidature comme une prise de guerre symbolique pour le RN.
- 3:08OuverteRéponse partielle
Vous vous voyez comme un élément de la normalisation du Rassemblement national ?
- 4:04OuverteRéponse directe
Est-ce qu'au fil du temps, vous avez ressenti une forme de frustration qui a déclenché votre engagement ?
- 4:50OuverteRéponse directe
Quand un journaliste se lance en politique, c'est un aller simple, il renonce à son métier ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:52Invité politiqueFait
« C'est avec un immense honneur que je serai tête de liste du Rassemblement National à Paris pour les régionales. »
- 1:21Invité politiqueFait
« Je me suis dit un jour, si je peux apporter ma petite pierre à l'édifice pour le combat des patriotes, des souverainistes et des nationaux, je vais le faire. »
- 1:55Invité politiqueFait
« Le milieu médiatique... Si on dit, je vote RN à chaque élection et qu'on est journaliste dans le service public, dans une chaîne privée, que ce soit radio, télé... Et je pense que, oui, ça passe plutôt mal. »
- 2:58Invité politiqueFait
« Donc, avoir quelqu'un qui, d'un seul coup, venait de ce monde-là, ça signifiait quelque chose. »
- 3:53Invité politiqueFait
« À l'époque, c'est sûr que ça aurait été plus... Même si c'était des lanceurs d'alerte à l'époque, comme l'on dit maintenant, sur l'immigration, sur la mondialisation, etc. »
- 4:33Invité politiqueFait
« Le politique, lui, il a une case supplémentaire, c'est qu'il peut proposer des solutions. »
- 5:03Invité politiqueFait
« J'ai observé, voilà, mon pays, pendant des dizaines d'années, parce que je suis plutôt jeune quand même, comme un toboggan. Enfin, descendre. »
- 5:16Invité politiqueFait
« On nous a vendu la mondialisation heureuse. On s'est désindustrialisé. On nous a mis en compétition avec des pays qui n'ont pas les mêmes règles fiscal, social, environnemental. »
- 5:30Invité politiqueFait
« En m'engageant de cette façon, quand Jordan et Marine m'ont demandé de prendre la tête de liste pour les régionales à Paris, voilà, je me suis lancé. Ça a été un soulagement. »
- 6:00Invité politiqueFait
« L'engagement, enfin, avoir une couleur politique, ce n'était pas forcément nécessaire. »
- 6:23Invité politiqueFait
« J'ai eu cet engagement qui m'a marqué, parce qu'en fait, la différence entre un député et puis un maire ou un adjoint, c'est que là, au moins, quand on prend une décision, on peut l'avoir appliquée dans la semaine ou dans le mois. »
- 7:49Invité politiqueFait
« Pendant l'émission, mais il les a explosés, comme l'on dit. Et je me suis dit pendant l'émission, mais quel talent ! »
- 9:21Invité politiqueChiffre
« Si l'on en croit les résultats du baromètre fiducial Odoxa, que j'ai sous les yeux, pour 82% des Français, le thème de la sécurité sera un des thèmes majeurs. »
- 9:34Invité politiqueChiffre
« Ce qu'il y a d'intéressant dans cette étude, vous le voyez, c'est la place de Marine Le Pen pour 43% des Français. C'est elle qui est la mieux à même de lutter contre l'insécurité. »
- 10:45Invité politiqueFait
« Déjà, ceux qui pratiquent l'antiparlementarisme, on va leur payer un stage, ils vont venir en stage avec nous pendant une semaine. »
Temps de parole
- Philippe Ballard66 %
- Présentateur34 %
≈ 3,9 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Il a longtemps présenté les JT sur une chaîne d'info, avant de quitter le journalisme pour s'engager en politique. Mon invité siège aujourd'hui à l'Assemblée, sous les couleurs du Rassemblement National. Bonjour Philippe Ballard. Bonjour. Le 27 avril 2021, vous avez posté un message sur Twitter en fin de journée qui a provoqué une sorte de mini-séisme au sein du groupe TF1. On va voir ce message. C'est avec un immense honneur que je serai tête de liste du Rassemblement National à Paris pour les régionales. Aucun de vos collègues à LCI, la chaîne d'info de TF1, ne se doutait de cela. Ça ressemble presque à un coming-out.
Ça veut dire que je faisais bien mon travail, puisque personne n'avait décelé quoi que ce soit quand je faisais ce que vous faites actuellement. C'est-à-dire que je posais des questions. Et qu'un journaliste n'a pas affiché ses opinions. Voilà. Et qu'un journaliste, normalement, n'a pas affiché ses opinions quand il est à l'antenne. Alors, il écrit là. On rentre dans un autre débat. Il y a la presse d'opinion. C'est tout à fait autre chose. Voilà. Et j'ai décidé... Alors, ça ne s'est pas fait en un jour, mais c'est une réflexion qui a mûri pendant des années.
Je me suis dit un jour, si je peux apporter ma petite pierre à l'édifice pour le combat des patriotes, des souverainistes et des nationaux, je vais le faire.
Voilà. Mais pour revenir quand même sur cette découverte pour vos collègues qui l'ont dit, après, dans la presse, qu'ils ne savaient pas du tout que vous étiez RN. Quand on est journaliste télé, voter RN, c'est plus difficile à assumer que si on vote à gauche ou que si on vote LR, les Républicains ?
Je pense... Mais ce n'est pas lié forcément à la rédaction à laquelle j'appartenais à cette époque-là. C'est globalement... Le milieu médiatique... Si on dit, je vote RN à chaque élection et qu'on est journaliste dans le service public, dans une chaîne privée, que ce soit radio, télé... Et je pense que, oui, ça passe plutôt mal. Et je pense qu'on a une chance de se faire mettre un petit peu de côté, gentiment, mais fermement.
Bon. J'aimerais qu'on s'arrête sur la réaction qu'a eue Jordan Bardella quand vous avez fait cette annonce, parce que ça montre, à mes yeux, que votre candidature avait une valeur symbolique forte pour le Rassemblement national. Il a eu ces mots. La sphère médiatique était l'une des dernières digues d'où on n'attendait pas notre mouvement, preuve que, là aussi, l'image que nous avons est en train d'évoluer de manière significative. Ça donne un peu l'impression que vous avez été considéré comme une prise de guerre par le Rassemblement national.
Non, prise de guerre, je ne pense pas que ce soit le terme exact. C'est vrai que j'ai souvent entendu. Non, mais c'est vrai que dans le milieu du cinéma, dans le milieu du show business, dans le milieu télé, enfin, voilà, le Rassemblement national, ce n'est pas là où on trouve nos plus fervents supporters. Donc, avoir quelqu'un qui, d'un seul coup, venait de ce monde-là, ça signifiait quelque chose. Voilà. On rentrait. Voilà, j'ai amené ce que je vous disais à ma petite pierre à l'édifice.
C'est-à-dire que vous-même, vous vous voyez comme un élément parmi d'autres de ce qu'on appelle la normalisation du Rassemblement national ?
Moi, je le vis de l'intérieur. C'est un parti normal. Enfin, quand j'entends normalisation, moi, des fois, je bondis parce que je ne vois pas en quoi c'est un parti qui a été anormal, si je m'appuie ce terme.
Il y a quand même eu une stratégie de dédiabolisation qui a été engagée par Marine Le Pen.
Marine a fait un... Oui, depuis plus de dix ans maintenant. Et effectivement, tout cela... Alors, je vais peut-être poser une question que vous pourriez me poser. Est-ce que vous seriez engagé quand il y avait des sorties parfois un petit peu malheureuses de dirigeants de ce qui était le Front National à l'époque ? À l'époque, c'est sûr que ça aurait été plus... Même si c'était des lanceurs d'alerte à l'époque, comme l'on dit maintenant, sur l'immigration, sur la mondialisation, etc.
Alors, pendant longtemps, vous avez interviewé les hommes et les femmes politiques. Vous avez rendu compte de leurs décisions. Vous les avez observées, mais vous n'avez pas été acteur politique. Est-ce qu'au fil du temps, vous avez ressenti une forme de frustration ? C'est ça qui a déclenché un peu l'engagement ?
Oui, c'est le mot juste. C'est le mot juste. Frustration. Parce qu'en fait, un journaliste, comme un politique, en fait, on fait un petit peu la même chose. C'est-à-dire que quand on va en reportage, on observe, on regarde, on écoute, et puis on rend compte. Et le politique, lui, il a une case supplémentaire, c'est qu'il peut proposer des solutions. Voilà. Et c'est ce qui m'a manqué pendant très longtemps. Et donc, maintenant, je peux proposer des solutions à travers des propositions de loi que je dépose et que je signe des propositions de loi de mes collègues du groupe RN. Enfin, je veux dire, on agit. Voilà. On est dans l'action.
Et alors, quand un journaliste se lance en politique, il sait que c'est un aller simple, comme on dit, c'est-à-dire qu'il renonce à son métier de journaliste ?
Je pense que ça a été un soulagement. Voilà. Je me suis dit... Enfin, ouais. Parce que moi, depuis... Pourquoi j'ai fait ça, en fait ? Parce que très rapidement, moi, j'ai vu... J'ai observé, voilà, mon pays, pendant des dizaines d'années, parce que je suis plutôt jeune quand même, comme un toboggan. Enfin, descendre. On nous a vendu la mondialisation heureuse. On s'est désindustrialisé. On nous a mis en compétition avec des pays qui n'ont pas les mêmes règles fiscal, social, environnemental. Ça a été un carnage. Enfin, la sécurité grandissante, une immigration complètement incontrôlée. Une identité que l'on perd.
En m'engageant de cette façon, quand Jordan et Marine m'ont demandé de prendre la tête de liste pour les régionales à Paris, voilà, je me suis lancé. Ça a été un soulagement. Enfin, je pouvais dire ce que je pensais.
Vous avez quand même eu un engagement politique quand vous étiez journaliste. C'était au niveau local, dans votre ville, au Plessis-Trévise, dans les années 90. Vous avez été conseiller municipal, puis adjoint au maire UDF de l'époque. Sauf que, vous, à l'époque, vous n'avez pas affiché de couleur politique. Pourquoi ?
C'est au niveau local, vous le rappeliez. Maire adjoint, enfin, le maire de l'époque avait réussi à constituer une équipe municipale qui était vraiment transpartisane, comme l'on dit maintenant. Donc, l'engagement, enfin, avoir une couleur politique, ce n'était pas forcément nécessaire.
Parce que vous votiez déjà pour le FN à l'époque.
Oui, mais j'avoue que j'ai été tenté aussi, à une époque, par le combat que menaient Philippe Seguin, Pasqua, De Villiers, enfin, il y a eu une européenne, je crois que c'était dans les années 99. Je me suis toujours situé dans cette zone-là, voilà. Et j'ai eu cet engagement. Alors, j'ai eu cet engagement qui m'a marqué, parce qu'en fait, la différence entre un député et puis un maire ou un adjoint, c'est que là, au moins, quand on prend une décision, on peut l'avoir appliquée dans la semaine ou dans le mois. Là, on vote des lois. Notre action, on sait que c'est du moyen long terme. Il faut que les décrets soient publiés. Enfin, bon, voilà, j'en passe et des meilleurs.
Vous avez aussi été délégué syndical au sein du groupe TF1 pour la CFTC pendant très longtemps, notamment au moment où LCI a été menacée de disparition, quand elle n'a pas obtenu son canal de diffusion sur la TNT. Ça veut dire que vous avez été élu local, vous avez été délégué syndical. Ça fait beaucoup d'engagement. Vous allez me dire que vous avez aussi été délégué de classe au collège et scout ?
Ah oui, scout, non, mais c'est vrai que j'ai été délégué de classe. Vous avez été délégué ? Oui, c'est vrai, vous me rappelez. Vous avez ça en vous, quoi. J'aime bien m'engager dans la vie de la cité, comme l'on dit, et puis pour les autres.
À quel moment est-ce que vous avez commencé à vous rapprocher des responsables du Rassemblement national ? Comment les choses se sont faites ?
En fait, assez naturellement, parce que je recevais moi aussi des politiques. Après, il y a l'EUF, comme on dit, après l'émission. Donc voilà, moi je parlais avec lui, avec Sébastien Chenu, avec Jordan Bardella. La première émission, je ne le connaissais pas, en juin 2017, après la législative. Je faisais, il y avait un plateau, il y avait quatre politiques, voilà, trois députés plus lui, qui était évidemment encore plus jeune qu'il ne l'avait à l'heure actuelle. Et je me rappelle, pendant l'émission, mais il les a explosés, comme l'on dit. Et je me suis dit pendant l'émission, mais quel talent ! Et après, on a parlé pendant une vingtaine de minutes, après l'émission, et je me suis dit...
Donc c'est vers 2017 que vous avez commencé à vous rapprocher ?
Non, 2014, 2013, 2014, dans cette zone-là, où en recevant des politiques, on a sympathisé. Voilà, puis tout ce qui est... nombre de députés que je recevais, qui siègent avec moi. Enfin, alors, Jacques Obéli, Oudou, etc., etc.
Du jour au lendemain, vous êtes passé d'intervieweur à interviewvé. Comment s'est passée la bascule pour vous ? Est-ce que ça a été facile ? Parce que moi, j'ai revu les images de votre première télé, après, c'était chez Pascal Praud, sur SoMews. Vous étiez encore journaliste, en fait.
Oui, je posais des questions. Vous posez des questions aux autres invités ? Oui, il y avait Philippe de Villiers, de mémoire, qui avait dîné avec Emmanuel Macron. Et voilà, je trouvais que Pascal, qui a un immense talent, il manquait une ou deux questions. Donc je me suis permis de les poser à Philippe de Villiers.
Vous n'avez pas encore fait la bascule dans votre tête, psychologiquement ?
C'était le lendemain, donc voilà, il faut toujours un petit temps d'adaptation. Mais je crois qu'on a été journaliste un jour, on le reste toujours.
Ah bah écoutez, vous m'offrez une transition, parce qu'on va voir que l'ERN s'est appuyé sur vos compétences, de journalistes, de communicants, quelque part. Pendant la campagne, vous avez été nommé directeur de la communication de Marine Le Pen pendant la présidentielle. Et vous vous êtes prêté à un petit exercice sur les réseaux, un rendez-vous régulier intitulé « La Minute Valard ».
Si l'on en croit les résultats du baromètre fiducial Odoxa, que j'ai sous les yeux, pour 82% des Français, le thème de la sécurité sera un des thèmes majeurs. Ce qu'il y a d'intéressant dans cette étude, vous le voyez, c'est la place de Marine Le Pen pour 43% des Français. C'est elle qui est la mieux à même de lutter contre l'insécurité. Elle arrive tout simplement première, largement devant Emmanuel Macron. Seule Marine Le Pen a la volonté de rétablir l'ordre en France. Et ça, quand on regarde les résultats du sondage, les Français l'ont bien compris.
– Est-ce qu'il n'y a pas un léger mélange des genres dans ce petit exercice ? Est-ce que ce n'est pas l'homme politique qui utilise l'image de l'ancien journaliste pour faire passer son message politique ?
– Oui, mais là, c'était clairement identifié, je ne me cachais pas. Ce n'était pas Philippe Ballard anonymement, c'était Philippe Ballard. – Non, non, c'était sur la chaîne YouTube de Marine Le Pen. – J'ai eu la chance de faire partie de l'équipe de campagne de Marine Le Pen. Donc, voilà, je m'affichais clairement. Puis, j'essayais d'aller repérer.
– Mais vous ne jouez pas sur un double registre quand vous faites ça ?
– Non, je ne pense pas, non. Puis, je continue à le faire. Puis, ça me rappelle effectivement mon ancien métier. Si on peut faire passer les idées, communiquer de cette façon, autant le faire.
– En tant que journaliste, vous connaissiez déjà bien l'Assemblée. Est-ce qu'il y a des choses que vous avez découvertes, une fois député, auxquelles vous ne vous attendiez pas ?
– Ah oui, deux choses. Déjà, ceux qui pratiquent l'antiparlementarisme, on va leur payer un stage, ils vont venir en stage avec nous pendant une semaine. Enfin, on travaille… Alors, ce n'est pas qu'on travaille trop. Attention, moi, je n'ai jamais été de ceux qui disaient ça. Alors, on travaille pas forcément d'une façon très efficace. C'est-à-dire, il y a une grosse dispersion. Je passe sur le 49-3 où on ne travaille pour rien. Mais enfin, bon, bref. On vit, on mange, on dort à l'Assemblée nationale. Enfin, il faut se rendre compte quand même de ce que c'est pour de nombreux députés. Donc, je ne m'attendais pas à trouver ça. Et surtout, là, il y a une nouvelle configuration.
Enfin, il faut être présent dans l'hémicycle. Chaque voix, chaque voix compte. Voilà, ça a changé par rapport aux précédentes législatives.
On va passer à notre quiz, si vous le voulez bien. Je vous explique le principe. Je vais vous proposer un début de phrase. Et ce sera à vous de la terminer.
On commence.
Allez, c'est parti. Quand Louis Boyard a refusé de me serrer la main…
Ah là, j'ai pensé à Nicolas Sarkozy. La phrase « qu'est-ce que ce soit, pauvre con ». Je me suis dit « il doit penser ça, en fait ». Et il me toisait avec le regard. Je lisais ça dans son regard.
Parce que c'était vraiment très visible sur vous. Je vous rappelle, c'était la première séance quand il s'agissait d'élire la présidente de l'Assemblée, en l'occurrence. Et il était assesseur.
En voyant les images, j'ai trouvé ça pathétique. Je l'ai plaint, en fait. Mais c'est le pauvre type. Les députés pensent que les journalistes télé… Sont très inégaux en matière de savoir politique, si l'on peut dire. Ah, il y en a qui sont mauvais. Ce n'est pas mauvais, mais qui manquent de compétences. Voilà, qui sont approximatifs, qui ne bossent pas trop leur dossier avant les émissions. Et ça, effectivement, je l'ai constaté maintenant que je suis de l'autre côté de la barrière. Je m'en doutais un peu avant, pour te dire.
Être député, c'est renoncer à… Vous en avez déjà un peu parlé, peut-être.
Oui, à beaucoup de choses, mais avec beaucoup de plaisir. Parce que si on… Enfin, je veux dire, on ne nous a pas mis… On ne m'a pas mis un pistolet sur la tempe en disant « Bon, maintenant, tu vas te présenter. » Et puis, en espérant que tu sois élu, on l'a fait volontairement pour notre pays. Parce qu'on croit en la cause que l'on défend, la souverainiste, patriote et nationale. Et pour porter au plus haut nos couleurs, peut-être Marine Le Pen en 2027 à l'Élysée. Merci beaucoup, Philippe Ballard, d'être venu dans l'émission « La politique et moi ». Merci.
Philippe Ballard