Interview de Nicolas Dupont-Aignan : la mise au point de #CàVous
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Bonsoir à tous, chers téléspectateurs, et merci de votre confiance, parce que nous sommes à votre service, au service d'une information la plus sérieuse et professionnelle possible, mais toujours indépendante. Si nous avons invité Nicolas Dupont-Aignan hier, c'est en vertu du pluralisme auquel le service public que nous représentons est profondément attaché, et à l'occasion du prochain scrutin européen auquel le président de Debout la France est candidat, l'Europe, c'était d'ailleurs hier soir la première question de Patrick.
Est-ce que vous avez vu le premier bilan de ce CETA ?
Eh bien, le premier bilan, très mauvais, très mauvais, très mauvais, un agriculteur se suicide tous les deux jours, les quotas de viande...
Il a enrichi la filière du lait, les producteurs de fruits et de noix ont augmenté leurs exportations de 29%, ce sont les douanes françaises. Mais c'est faux ! Alors si vous voulez me qualifier de porte-parole des douanes françaises, vous pouvez, mais les importations au Canada de produits européens ont augmenté de 11% en un an. Extraordinaire ! Alors écoutez, Nicolas Dupont-Aignan, si vous commencez à parler de propagande à propos de chiffres officiels, on ne va pas être d'accord et on ne va pouvoir parler de rien.
Pas de réponse à des questions factuelles, chiffrées, pas de contre-arguments développés, mais des accusations infondées, désinvectives.
Le problème d'Emmanuel Macron, c'est qu'il lance avec toute la propagande télévisuelle et les serviteurs du pouvoir comme vous, il lance en permanence...
Vous n'avez pas le droit de dire ça !
Monsieur Cohen est connu, c'est un macroniste, il est sur le service public, il passe sa vie... Mais c'est grotesque ! Il est impossible ! Il a ciré les pompes de Macron ! Non, il ne cire les pompes de personne ! C'est un cireur de pompes du pouvoir ! Monsieur Dupont-Aignan, on ne vous laisse pas ! Il est payé pour ça ! Non, je vous conseille ! Il est payé sur le service public avec l'impôt des Français !
Non, il travaille sur Europe 1 qui n'est pas sur le service public ! Mais attendez, là, ce n'est pas le service public qui vous paye ! Mais on est sur France 5 ! Ce n'est pas le service public qui vous paye pour cracher à la figure des opposants ! Qui vous crache à la figure ? Et en permanence ! Alors comme on est tous payés pour vous cracher à la figure... Monsieur Cohen est connu, les téléspectateurs le connaissent, il est connu de sa partialité ! Monsieur Cohen ne vous a cité que des chiffres officiels que vous contestez sans à aucun moment donner vos chiffres à vous !
Vous n'en avez pas cité un seul ! 30% moins cher, la viande bovine... Non, non, non, on parlait absolument pas de ça ! Travailleur détaché, monsieur Cohen !
Vous voulez bien retirer ce que vous avez dit ? Ah non, je le pense ! Monsieur Cohen est assuré de prendre...
On ne peut pas continuer cette série ! Mais c'est la réalité ! Nous ne menons pas d'interrogatoire, nous apportons la contradiction à tous nos interlocuteurs. Jamais nous n'avons appelé à la... haine des responsables politiques ou des élus que nous recevons. Par ailleurs, nous constatons que le plateau de C'est à vous n'est pas le premier à être le théâtre de la stratégie du buzz et du clash, adoptée depuis plusieurs années déjà par Nicolas Dupont-Aignan.
Il y a ceux qui alimentent des fausses polémiques pour discréditer ceux qui veulent sauver leur pays. Qui sont-ils ? Vous, par exemple. Ah oui ? Et vous, quand vous dites qu'il y a un clash à peine... Parce que vous truquez tout. Qu'est-ce que je truque ? Vous passez votre vie comme journaliste... à faire passer vos convictions personnelles avant votre déontologie de journaliste. Parce que je vous pose des questions ? Vous cassez tout le monde en faisant des amalgames. Parce que j'ai lu votre livre et que je sais ce qui s'est passé au cours de ma conférence. Mais ça ne marche plus, cher Ali Badou, c'est fini. Votre petit pouvoir de journaliste qui se croit au-dessus des autres ne passe plus.
Au nom des millions de Français qui ne supportent plus cette loi du plus fort, cette confiscation de la démocratie, j'ai le devoir... aujourd'hui, de quitter votre plateau. Et je donne deux jours, deux jours à la chaîne TF1 pour inviter tous les candidats, c'est pas moi qui suis en cause, tous les candidats, et pour permettre aux Français... et pour permettre, madame, aux Français de trancher. Et je souhaite que par mon geste, votre chaîne renoue un jour avec la démocratie. Je vous remercie.
Je vous souhaite une bonne soirée.
Merci, madame.
Écoutez, je regrette votre choix. Merci d'être passé.
Vous êtes éditorialiste de bazar, qui vivent ensemble, qui font toujours les mêmes articles, qui sont totalement coupés des réalités, qui gagnent un argent fou, et qui croient connaître les Français, ils ne connaissent plus rien des Français. On va s'en débarrasser un jour. On va y venir. Je vais vous dire... Mais je ne me mélanchonise pas. Mais madame, venez avec moi un jour sur le terrain. Venez voir les Français. Allez voir les Français qui vivent, qui souffrent. On ne vit pas dans le même monde. Mais oui, monsieur Denis. Vous ne me faites pas ou je vis. Eh bien, donnez-moi votre salut. Vous êtes un salaire. Combien vous gagnez ? Mais c'est moi qui le fais. Combien vous gagnez ?
Ça ne vous regarde pas. Ça ne vous regarde pas. Je ne suis pas français. Mais vous... Combien vous gagnez ? Vous n'oserez pas le dire. C'est moi qui vous paye avec ces 20 euros, monsieur.
Aujourd'hui, Nicolas Dupont-Aignan affirme que c'est d'un commun accord qu'il a quitté le plateau de cet avou. Au moment qui était prévu, c'est faux. C'est bel et bien nous qui avons décidé de mettre un terme prématuré à cette interview où le débat et l'échange devenaient impossibles. Je vous remercie d'être venu sur le plateau de cet avou. Je suis bien, là ? Ah non, nous avons fini l'interview. Le temps de parole qui vous était imparti, vous n'en avez pas profité pour développer vos idées et répondre aux questions sur le programme européen que vous allez défendre devant les Français le 26 mai prochain. On ne fait pas d'interrogatoire.
Merci beaucoup, Nicolas Aignan, Dupont-Aignan, d'être venu ce soir sur le plateau de cet avou. Au moins, les Français auront eu pendant quelques minutes
une part différente de la propagande que vous faites au nom du service public pour émaner les gens, les téléspectateurs. On ne fait rien du tout au nom des médias.
Merci, monsieur Dupont-Aignan.
Au revoir, monsieur.
16h30. 18h31 à Tokyo, 8h31 ce matin, heure de Paris. Voilà pour cette mise au point qui nous semblait nécessaire, Pierre.
Comme toute liberté fondamentale, celle de la presse crée des devoirs. Celui d'abord d'être rigoureux et respectueux, comme nous avons cherché à l'être, de ceux que l'on interviewe dès lors qu'ils ont accepté le principe de l'échange. On vient de voir le déroulé du passage de Nicolas Dupont-Aignan hier, ici. Pas de chiffres, toujours désinvective. Toute la politique du buzz, qui s'est déroulée, qui s'est déroulée, qui s'est déroulée, qui semble à ses yeux le seul outil pour remonter dans les sondages. On voit bien qu'au fil des ans, il a poursuivi ce système des fake news à la Trump qui semble lui être un peu moins favorable que pour le président américain.
C'est effectivement, Babette, et nous tous ici, la simple décence qui nous a amenés par respect pour ceux et celles qui nous regardent et par respect de notre métier et du service public qui, effectivement, est financé par l'ensemble des Français. C'est ce principe de décence qui nous a fait décider de mettre fin à cet entretien et de demander à Nicolas Dupont-Aignan de quitter le plateau. Il a dit aujourd'hui que les médias étaient beaucoup plus libres en Hongrie qu'en France. S'il le dit, c'est que c'est vrai, mais on va quand même vérifier.
Nicolas Dupont-Aignan