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Interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo (sur Site radio)· 20 octobre 2020 26 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéImmigration & asileÉducation & rechercheJustice

Assassinat de Samuel Paty, immigration, couvre-feu... Le "8h30 franceinfo" de Renaud Muselier

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:37RelanceRéponse partielle

    Est-ce que c'est la bonne réponse Renaud Muselier ? Est-ce que ça n'est pas disproportionné ?

  • 1:25OuverteRéponse directe

    Pour vous la mosquée de Pantin a une responsabilité dans ce qui s'est passé ?

  • 1:38OuverteRéponse directe

    Donc le gouvernement donne pour l'instant la bonne réponse d'après vous ?

  • 1:55FerméeRéponse directe

    Vous, islamiste, terroriste, pas de différence pour vous ?

  • 2:25RelanceRéponse directe

    Vous dites qu'on ne gagne pas une guerre avec des bougies et des pancartes ?

  • 3:01FerméeRéponse directe

    Mais vous voyez une armée se créer ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:11PrésentateurChiffre
    « 34 opérations de police depuis ce week-end au sein de la mouvance islamiste. »
  • 0:19PrésentateurFait
    « la fermeture d'une mosquée en Seine-Saint-Denis. »
  • 0:22InvitéFait
    « J'ai demandé au préfet de la Seine-Saint-Denis de faire fermer la mosquée de Pantin puisque son dirigeant a relayé le message qui consistait effectivement à dire que ce professeur devait être intimidé en relayant d'ailleurs l'adresse du collège. »
  • 6:40InvitéChiffre
    « On a 267 morts. Que ce soit à Nice, que ce soit à Bataclan, que ce soit à les policiers, à l'hôtel de police à Paris. »
  • 7:47InvitéChiffre
    « 3 019 verbalisations entre samedi et lundi. »
  • 7:54InvitéChiffre
    « 146 morts en 24 heures. »
  • 8:00InvitéChiffre
    « Plus de 2000 hospitalisations en réanimation. »
  • 8:44InvitéFait
    « Pneu neige ou chaîne obligatoire dans les montagnes dès le 1er novembre 2021. »
  • 13:32InvitéFait
    « Il faudra, si nous voulons prendre le contrôle de la situation, reprendre le contrôle de l'immigration massive parce que le tueur de Villers-Bannes était afghan, parce que l'homme au hachoir devant les anciens locaux de Charlie Hebdo était un faux mineur pakistanais, parce que l'homme qui a décapité Samuel Paty était aussi un réfugié tchétchène. »
  • 16:46InvitéFait
    « on a l'impression d'avoir fait le travail mais que ce travail n'a pas de suite et donc on a l'impression d'avoir fait le boulot mais finalement on se rend compte que peut-être le boulot n'a pas été fait derrière »
  • 21:16PrésentateurChiffre
    « 20 millions de français se retrouvent soumis au couvre-feu »
  • 21:40InvitéFait
    « nos courbes d'incidence étaient moins importantes que le reste de la France »
  • 25:03InvitéFait
    « le prochain scandale qui va arriver très vite puisque j'ai demandé à acheter des vaccins fin août contre la grippe on ne peut pas les acheter »

Temps de parole

  • Invité66 %
  • Présentateur14 %
  • Invité 29 %
  • Invité 37 %
  • Invité 42 %

5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:01
Présentateur

France Info. Bonjour Renaud Muselier. Bonjour. Le gouvernement veut montrer qu'il agit vite, qu'il agit fort après l'assassinat de Samuel Paty. 34 opérations de police depuis ce week-end au sein de la mouvance islamiste. C'est ce que dit Gérald Darmanin, le ministre de l'Intérieur, qui a aussi annoncé hier soir au 20h TF1 la fermeture d'une mosquée en Seine-Saint-Denis.

0:22
Invité

J'ai demandé au préfet de la Seine-Saint-Denis de faire fermer la mosquée de Pantin puisque son dirigeant a relayé le message qui consistait effectivement à dire que ce professeur devait être intimidé en relayant d'ailleurs l'adresse du collège. Est-ce que

0:37
Présentateur

c'est la bonne réponse Renaud Muselier ? Est-ce que ça n'est pas disproportionné ? C'est ce que répond maintenant la mosquée. C'est une des

0:43
Invité

réponses absolument nécessaires. Si on remet en perspective un peu ce qui se passe, on a un professeur d'histoire qui aime la République et qui fait ses cours. Il y a à ce moment-là ça c'est l'acte 1, vous avez après l'acte 2 où vous avez des familles de parents d'élèves qui véhiculent de la haine relayées par des réseaux sociaux, relayées par des associations, relayées par des familles, relayées par une mosquée et relayées aussi par quelque part la faiblesse de l'éducation nationale. Acte 3, cette haine démultipliée tape un esprit faible ou un assassin ou un terroriste, enfin c'est souvent le profil de l'individu. Et acte 4, vous avez l'assassinat de ce pauvre professeur.

Pour vous la mosquée de Pantin a une responsabilité dans ce qui s'est passé ? Tous ceux qui sont de près ou de loin dans cette démarche-là ont une responsabilité et tout cela se doit d'être puni, condamné et attaqué.

1:38
Présentateur

Donc le gouvernement donne pour l'instant la bonne réponse d'après vous ?

1:41
Invité

Le gouvernement donne une des bonnes réponses pour l'instant. Il va y avoir plusieurs volets qui sont indispensables. Il va y avoir le volet de ces terroristes, de ces assassins, de ces islamistes radicalisés qui sont sur notre pays qui doivent être évacués, expulsés du pays. Vous, islamiste, terroriste, pas de différence pour vous ? Ça dépend d'où vient l'origine en fait. Donc je fais attention à ce qu'il n'y ait pas d'amalgame dans le propos. Mais la réponse doit toucher les deux, islamiste et terroriste. Oui, de toute façon. C'est la République qui est en danger.

La difficulté qu'on rencontre là, de façon très claire, c'est qu'on voit bien dans les manifestations qui viennent d'avoir lieu qu'on se retrouve de nouveau avec des bougies, des pancartes, une manifestation de soutien à cet acte effroyable. Mais il y en a beaucoup qui nous disent maintenant ça suffit.

2:25
Présentateur

Vous dites qu'on ne gagne pas une guerre avec des bougies et des pancartes ?

2:28
Invité

Non. On gagne une mobilisation générale et un sentiment collectif. Mais après maintenant on est à la limite de la guerre civile quand même dans cette histoire. Quand on parle de l'unité nécessaire... Quand on parle de l'unité nécessaire dans notre pays, c'est parce que vous avez... Vous dites guerre civile, pourtant. Guerre civile. Vous avez ceux qui vont finalement dire bon maintenant c'est trop tard et puis on ne fait plus rien. Et si on est faible, si on sème la faiblesse devant le terrorisme, devant l'islamisme, devant l'acte d'assassinat, on va récolter la révolte avec de ceux qui ne veulent pas se laisser faire.

Donc on peut avoir des milices qui se créent, on peut avoir des ratonnades qui s'organisent.

3:01
Présentateur

Mais vous voyez une armée se créer ? Parce que pour une guerre civile, il faut qu'il y ait deux armées en quelque sorte qui se fassent face.

3:06
Invité

Quand c'est civil, vous avez... Qui est en tout cas de groupes armés. Ou des citoyens qui s'arment. Et qui ne supportent plus la faiblesse de l'État. Et donc on se retrouve dans une situation où l'État doit se montrer, un peu comme il a été fait en Italie à l'époque, vous vous souvenez, c'était un pays propre en fait. Donc il faut faire une république propre, il faut faire...

3:27
Présentateur

Ou comme on voit aux États-Unis, ces groupes armés qui décident de se substituer à l'État. Exactement. Mais ça vous le voyez en France aujourd'hui ou c'est quelque chose que vous craignez simplement ?

3:36
Invité

C'est quelque chose que je crains. Mais d'ailleurs quand on parle d'unité nationale, c'est autour de ça. C'est que maintenant il faut réagir. Donc il faut une république propre, comme il a existé la lutte contre la mafia en Italie, avec le renseignement, les arrestations et les condamnations fermes.

3:51
Présentateur

Naïla Latrousse.

3:52
Invité

Sur les moyens juridiques et les moyens de police, on y reviendra dans quelques instants. Juste avant, vous avez annoncé hier qu'un livre va être distribué à la rentrée, piloté par les régions de France. Un livre de caricature religieuse ou politique pour expliquer ce qu'est le droit d'expression. Où est-ce qu'il va être distribué ? Alors vous savez que je suis président des régions de France. Avec les différents présidents de régions, nous avons en charge tous les lycées. Nous avons une responsabilité aussi dans notre propre... C'est une guerre collective que nous devons mener ensemble.

Et nous dans nos responsabilités, ayant en charge les lycées, nous avons proposé hier de faire ce recueil de toutes ces caricatures religieuses et politiques. Avec des caricatures de Charlie Hebdo ? Bien entendu. Que ce soit local ou national, qui font en sorte qu'on pourra les distribuer dans les lycées. Je suis en contact avec le ministre de l'éducation nationale.

4:35
Présentateur

Ça sera simplement un recueil, juste des caricatures, des dessins ? Ou est-ce qu'il y aura une explication qui accompagnera chacun des dessins ?

4:43
Invité

Il y aura une explication et on va mettre ça en place avec des historiens. Et on le fera au plus tôt. Et j'espère que ça sera prêt pour janvier.

4:50
Présentateur

Donc le but c'est justement de pousser au débat, au sein des lycées, avec les professeurs, avec les élèves ?

4:56
Invité

C'est l'ouverture d'esprit, c'est l'éducation, c'est le respect. C'est le retour à la fraternité. N'oubliez pas, les libertés, égalité, fraternité sur le fronton de nos municipalités. Et donc on a la liberté, tout le monde la revendique. L'égalité, parfois elle est bien atteinte, la fraternité disparaît. Et donc c'est le côté fraternel, dans le cadre de l'éducation qui est la nôtre. Et on voit bien d'ailleurs que le symbole qui est très fort aujourd'hui, c'est que c'est un professeur d'histoire qui est fondamentalement transmetteur de la culture française, qui est attaquée aujourd'hui. Et donc c'est contre ce radicalisme qu'il faut se battre sans faillir.

5:33
Présentateur

Puisque vous parlez de symbole, Renaud Muselier, vous êtes à la tête de la région PACA, la région sud. Est-ce que vous allez donner le nom de Samuel Paty à un lycée, peut-être, de votre région, à une rue ?

5:43
Invité

Je ne sais pas encore ce qu'on va faire de ce côté-là. Je sais que sur la prochaine décembre, on va avoir des moyens supplémentaires qui vont être mis en place opérationnels sur la sécurité dans nos lycées, sur ce que l'on fait déjà d'ailleurs sur la formation au premier geste de radicalisation que l'on peut voir avec, on a 4000 personnes qui travaillent dans nos lycées, pour voir un peu comment ça se passe. On a ce que j'appelle une garde régionale de médiateurs à l'intérieur et à l'extérieur des lycées pour apaiser tout ça. On va mettre des moyens supplémentaires. Est-ce qu'on va donner le nom d'un lycée ? Je vais le proposer à ma majorité. On va voir comment ça se passe.

6:20
Présentateur

Parce que Samuel Paty, c'est devenu un symbole. Il va d'ailleurs obtenir la Légion d'honneur à titre posthume. C'est ce qu'annonce à l'instant le ministre de l'Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer.

6:29
Invité

Je préférerais qu'il soit vivant. Donc il a la Légion d'honneur à titre posthume. C'est un symbole très fort. Mais vous savez, quand on regarde ce qui se passe, ce n'est pas simplement Samuel Paty. C'est depuis 2015. Je fais abstraction de 2012 avec l'histoire maire à Toulouse. On a 267 morts. Que ce soit à Nice, que ce soit à Bataclan, que ce soit à les policiers, à l'hôtel de police à Paris. On a 267 morts. Donc c'est entre 2015 et 2000. C'est-à-dire que c'est un chiffre colossal. Vous avez un prêtre, les deux jeunes filles étudiantes qui ont été assassinées à Marseille. Nice, les policiers. Aujourd'hui, le professeur d'histoire voit bien que c'est près de 300 morts. 250 morts, 300 morts.

Ce sont des gens qui ont été assassinés. Parce qu'il y a des radicaux qui veulent mettre à genoux notre République. Donc forcément, il y aura des réactions. Et le gouvernement doit être ferme dans sa globalité et arriver à trouver la solution qui est pour l'instant la plus difficile aujourd'hui. C'est les réseaux sociaux. Mais arriver à trouver une action sur ces réseaux sociaux.

7:31
Présentateur

On va parler des réseaux sociaux, de la réponse judiciaire également que prépare le gouvernement avec vous, Renaud Muselier. Juste après un coup d'œil sur le fil. Info à 9h moins 20 avec Armel Balococ.

7:39
Invité

Le couvre-feu très largement respecté. Le ministre de l'Intérieur l'assure. Mais il y a tout de même des resquilleurs. 3 019 verbalisations entre samedi et lundi. La pandémie de Covid fait de nouvelles victimes. 146 morts en 24 heures. Une nouvelle barre symbolique franchie. Plus de 2000 hospitalisations en réanimation. On retrouve des chiffres du mois de mai. Il faut se réveiller. C'est l'avenir de l'islam qui est en jeu. L'appel d'Hassène Chalgoumi à la communauté musulmane. Les parents, les associations, les imams aussi. Le président de la conférence des imams de France leur demande de prier vendredi pour Samuel Paty. Les hommages aux professeurs se multiplient.

Marche blanche ce soir à Confluence-Saint-Honorin. Deux jours après de grands rassemblements partout en France. Demain soir, hommage national à la Sorbonne. Et Jean-Michel Blanquer vient de l'annoncer. Il aura la Légion d'honneur à titre posthume. La lutte antiterroriste au cœur d'un entretien hier entre Emmanuel Macron et Moustapha Al-Kadimi, le Premier ministre irakien. Ils ont réaffirmé leur engagement. En France, les automobilistes ont une année pour se mettre en règle. Pneu neige ou chaîne obligatoire dans les montagnes dès le 1er novembre 2021.

8:51
Auditeur

France Info.

8:53
Présentateur

Le 8.30 France Info. Néhile à la trousse. Laurin Sénéchal. Renaud Muselier, président de la région PACA et président des régions de France, invité ce matin du 8.30 France Info. Il n'y a pas d'union sacrée politique, en tout cas après cet assassinat d'un professeur d'histoire-géographie. La droite comme la gauche d'ailleurs, mais la droite attaque à boulet rouge, tire à boulet rouge sur le gouvernement, accusé de laxisme. Et à l'inverse, le gouvernement, lui, parle d'un concours l'épine des propositions qui seraient faites à droite. Comment vous analysez cette séquence ?

9:24
Invité

Moi, j'analyse... Généralement, je suis... Qu'est-ce qu'il y a de la surenchère, Renaud Muselier, pour poser la question ? Je ne veux pas rentrer dans le débat politique, en fait. Je suis non politique, je suis LR, je suis de droite. Je pilote une majorité dans la région sud où j'ai huit composantes multiples et variées. Je suis en responsabilité, voilà. Et quand on est en responsabilité, on se doit être mesuré dans des moments difficiles.

9:50
Présentateur

C'est pas le moment de se taper sur le gouvernement.

9:53
Invité

C'est le moment de faire en sorte... Alors, s'il y a un concours l'épine d'idées, tant mieux, ça veut dire qu'il y a des idées. Et donc, là-dedans, pour ceux qui n'ont jamais agi, qui n'ont jamais eu d'idées ou qui n'ont jamais eu de responsabilité, qui piochent les meilleurs. Aujourd'hui, vous avez un gouvernement. Ce gouvernement est confronté à un truc horrible. Avec le Covid par-dessus, c'est la situation un peu plus compliquée. On en parlera, d'ailleurs. Donc, on se retrouve dans une situation où il doit agir dans sa globalité. Et dans sa globalité, c'est là où on verra s'il est responsable et compétent. C'est là que va arriver le rendez-vous pour le gouvernement.

10:27
Présentateur

Naïla Latrousse.

10:27
Invité

Article 1er de la Constitution. La France est une république indivisible, laïque, démocratique et sociale. Pourtant, à droite, certains réclament un référendum pour renforcer encore plus la laïcité dans la Constitution. Vous souhaitez, vous aussi, qu'on modifie cette Constitution ? Vous souhaitez un référendum ? Moi, je suis surtout un référendum pour dire qu'il faut plus de laïcité. C'est très bien.

10:47
Présentateur

C'est une proposition qui vient de la droite sénatoriale.

10:49
Invité

D'accord, mais et alors ? Donc de votre famille politique, je le précise. Dans les actes. Très bien, mais tant mieux. Plus on manifeste, plus on met des bougies, plus on met des pancartes, plus on manifeste son nir, sa réprobation, tant mieux. Voilà. C'est la lâcheté qui est la plus grande difficulté. Donc ces manifestations sont nécessaires. Maintenant, moi, c'est plus la loi Avia qui a été toquée dans le cadre du renforcement de la lutte sur Internet de la radicalisation qui me gêne. Et qui devrait revenir sous d'autres formes. Or, ça a été rejeté, non pas parce qu'elle était mauvaise, parce qu'elle a été votée en tout cas, mais parce qu'elle n'était pas constitutionnelle.

Or, je pense que cette loi... Parce qu'elle n'était pas équilibrée pour le...

11:29
Présentateur

Parce qu'elle n'était pas équilibrée pour le Conseil constitutionnel.

11:31
Invité

Donc, le Conseil constitutionnel a rejeté pour des raisons sûrement légitimes par rapport à la Constitution. Mais cette loi permettait d'attaquer la haine...

11:42
Présentateur

Les réseaux sociaux avaient 24 heures pour retirer des messages inicieux. Le problème, c'est qu'il fallait juger d'abord qu'ils soient inégaux.

11:48
Invité

Donc, c'est un problème franco-français. Dans ce problème franco-français, là, je pense que la Constitution mérite d'être revue pour permettre justement à s'adapter à ces nouvelles technologies que sont les réseaux sociaux, ces nouveaux moyens de communication et qui sont propagateurs de haine. Que ce soit sur les réseaux sociaux ou pour la dissolution d'associations, est-ce que vous souhaitez que le juge soit peut-être moins sollicité et que l'exécutif ait plus les mains libres ? Je pense qu'il faut faire attention aux atteintes aux libertés. Mais il faut faire attention à la guerre que l'on mène. Il faut faire la guerre. C'est-à-dire faire des lois d'exception ?

Non, il faut se doter dans le cadre de la loi, dans le cadre du Parlement, dans le cadre de la Constitution qu'il faut amender, comme on a pu le faire un certain nombre de fois, d'un arsenal juridique qui permette de lutter contre le radicalisme.

12:31
Présentateur

Quitte à rogner sur les libertés et la liberté d'expression en l'occurrence.

12:35
Invité

On fait la guerre quand même. Donc dans la liberté d'expression, on ne peut pas accepter que des binationaux nous expliquent toute la journée qu'il faut détruire la République et en même temps toucher l'aide sociale. Il y a un truc qui ne va pas bien quand même. On ne peut pas accepter toute la journée que vous ayez des gens qui soient dans notre pays et qui prêchent toute la journée la destruction de ce pays. Et on ne peut pas accepter que certains valident le fait qu'on coupe la tête d'un professeur français. On ne peut pas accepter que dans nos écoles, dans les cours de récréation, certains enfants de radicaux mettent à l'amende des enfants de républicains. Ce n'est pas possible.

On ne peut pas accepter que des professeurs changent d'école, changent de département parce qu'ils n'ont été pas soutenus par leur hiérarchie institutionnelle, c'est-à-dire l'éducation nationale. C'est ces petits renoncements multiples qui font en sorte que là, on perd nos libertés. Chez les républicains, Bruno Rotaillot, président du groupe, au Sénat, disait ceci hier.

Il faudra, si nous voulons prendre le contrôle de la situation, reprendre le contrôle de l'immigration massive parce que le tueur de Villers-Bannes était afghan, parce que l'homme au hachoir devant les anciens locaux de Charlie Hebdo était un faux mineur pakistanais, parce que l'homme qui a décapité Samuel Paty était aussi un réfugié tchétchène. Le lien désormais est établi entre une immigration massive, entre cette difficulté de l'assimilation de nouvelles républicaines et entre la montée des communautaristes qui est le vrai terreau de l'islamisme. Faites-vous le lien, vous aussi, entre immigration massive et terrorisme ?

Je fais le lien entre immigration non intégrée avec le fait que s'il y a trop de personnes qui arrivent en même temps dans les mêmes quartiers et qui sont pris en charge par des radicaux, mécaniquement, la République ne fait plus son travail d'absorption. C'est-à-dire, il faut faire plus d'intégration mais pas moins d'immigration ? C'est cet équilibre-là qui doit être mis en phase. Et aujourd'hui, nous avons beaucoup d'immigrés et avec une intégration qui ne fonctionne pas. Donc, il faut arrêter l'immigration pour prendre en considération ceux qui sont déjà là et bien les intégrer. Arrêter l'immigration.

Que ce soit sur la pauvreté, que ce soit sur la nourriture, que ce soit sur l'emploi, que ce soit sur la langue française qu'on n'a même pas réussi à leur apprendre quand même. Ces pauvres gens qui sont là, ils ne sont pas venus parce qu'ils avaient envie de venir. Ils sont venus parce qu'ils ont été obligés de quitter leur pays. Partiment, ils ont quitté leur pays, ils ont choisi la France. Si la France les a admis, les a acceptés, les a autorisés, et bien à ce moment-là, il faut quand même qu'elle les prenne en charge pour éviter ces poches de paupérisation, de malheur et on voit bien la difficulté que l'on rencontre.

Quand on parle des Tchétchènes, vous avez des Tchétchènes hier qui manifestaient à Nice en disant merci à la France de nous avoir accueillis. Nous sommes désolés qu'un de nos compatriotes ait fait ça. Donc c'est l'amalgame de toutes les populations qui le gènent. C'est un procès injuste qu'on fait à la communauté tchétchène justement ? Je trouve que tous les amalgames qui sont... Jean-Luc Mélenchon fait pour le coup. Quand on met tout le monde dans le même paquet, de toute façon, c'est une erreur tactique, stratégique, qui entraîne mécaniquement des rejets.

15:36
Présentateur

Il n'y a pas de problème avec la communauté tchétchène ? Il y a des problèmes

15:39
Invité

avec la communauté tchétchène quand elle se met à rafaler partout dans une ville. Il y a un problème majeur avec un de la communauté tchétchène quand elle égorge ou que décapite un de nos concitoyens. Il n'y a pas de problème avec certains de la communauté tchétchène quand ils manifestent à Nice et qu'ils disent nous remercions la France de son accueil et nous nous sommes en français. Et donc attention à la mise en globalité de ces problèmes. Et on voit bien que je crois avoir vu ce matin que le papa de l'assassin a dit je suis désolé et je m'excuse auprès de la France.

Donc on voit bien que même d'une génération à l'autre il y a un changement complètement de cap et ça c'est pas l'immigration massive. C'est un défaut de la République dans le cadre de son éducation nationale dans sa prise en charge de ses compatriotes dans le charge du laisser aller de l'islamisme profond agressif violent salafiste qui fait en sorte que petit à petit il y a une gangrène qui se fait et quand il y a la gangrène il faut lutter contre la gangrène. Et la gangrène c'est un acte qui fait en sorte que ça nous pourrit.

Renaud Muselier vous êtes président des régions de France et de la région provençale Pecôte d'Azur est-ce qu'il y a aujourd'hui un dialogue entre le renseignement et les régions ? Les élus sont-ils associés à cette lutte contre la radicalisation et contre le terrorisme de fait ? Non mais on le demande on n'arrive pas à savoir si on a des fichiers S ou non dans nos personnels nous on a fait on a signé une charte pour toutes les associations que l'on soutient Pourquoi vous n'êtes pas plus associés ?

On aimerait l'être plus en fait on aimerait l'être plus on aimerait en fait que le renseignement fonctionne et on voit bien dans cette affaire encore que le renseignement a dit que finalement tout s'était arrangé et en fait la propagation de la haine s'est faite donc il faut qu'on arrive à couper à tous les niveaux le dispositif il faut qu'on arrive à travailler ensemble Vous êtes sollicité par exemple sur le fléchage des associations pour savoir si certaines sont Je ne suis sollicité de rien du tout mais je me sollicite tout seul moi j'en prends charge en responsabilité en disant que je suis un républicain auprès d'associations elle se doit d'être républicaine et si elle déroge à la charte des valeurs républicaines que je leur fais signer je leur coupe les subventions et j'en parle à la police Et c'est arrivé

17:40
Présentateur

que vous coupiez les subventions c'est arrivé souvent ?

17:43
Invité

Pas souvent mais c'est arrivé Souvent ça dépend vous savez je gère 3 milliards de budget donc ça fait quand même beaucoup d'associations qui sont bénéficiaires des fonds régionaux que ça soit culturel que ça soit sportif etc mais c'est arrivé oui mais c'est une dizaine ne fait pas est-ce que c'est souvent ou non une dizaine mais on se rend bien compte que le fait que vous ayez la nécessité de rester en caleçon sous la douche alors que normalement sous la douche vous n'êtes pas en caleçon on voit bien les difficultés qu'on rencontre dans les centres sociaux par rapport aux femmes savoir si elles sont examinées par des femmes ou par des hommes on se rend bien compte que si la piscine est ouverte on peut y aller ou non on se rend bien compte que c'est assez petite dérive de petites lâchetés collectives en fait ou individuelles qu'il faut savoir bon mais c'est pas grave sauf que pas grave par pas grave par pas grave on se retrouve avec près de 300 morts 300 assassinés depuis 2015

18:33
Présentateur

Renaud Muselier on va parler de la gestion de la crise sanitaire à présent si vous le voulez bien juste après un coup d'oeil sur le fil d'info à 9h moins 10 avec Armel Balococque

18:40
Invité

on est à la limite de la guerre civile déclaration de Renaud Muselier président de la région Sud-Paca sur France Info 4 jours après le meurtre de Samuel Paty 15 personnes en garde à vue dont 4 collégiens interpellés hier il faut plus de modérateurs pour réguler la haine sur les réseaux sociaux des régulateurs francophones de préférence affirmation de Sophie G.L spécialiste sur France Info Marlène Schiappa reçoit les patrons de Facebook Twitter et consorts elle veut lutter contre le cyber-islamisme un amendement pour les oubliés du Ségur de la santé les aides à domicile c'est important que leur salaire soit aussi revalorisé assure la députée de la majorité Caroline Janvier sur France Info le budget de la sécurité sociale examiné à partir d'aujourd'hui à l'Assemblée l'Irlande veut bien fêter Noël et donc elle se reconfine dès jeudi pour 6 semaines premier pays européen à le faire suivi dès le lendemain par le pays de Galles la tempête Barbara attendue ce soir dans le sud-ouest un pic de vent à 180 km heure 4 départements en vigilance orange les Pyrénées Atlantiques les Hautes-Pyrénées la Haute-Garonne et la Riège

19:47
Auditeur

France Info

19:52
Présentateur

le 830 France Info Néhile à la Trousse Laurin Sénéchal Renaud Muselier président de la région PACA la région sud on dit maintenant président des régions de France invité du 830 France Info on va parler de la gestion du coronavirus dans un instant juste après une question de Néhile à la Trousse

20:08
Invité

en quittant ce plateau Renaud Muselier vous irez à une réunion avec le gouvernement qui doit notamment évoquer la question de la sécurité des établissements scolaires les régions en charge les lycées qu'allez-vous réclamer au gouvernement ? je réclamais la rentrée des moyens supplémentaires pour surveiller nos établissements des portiques des policiers des policiers oui des policiers

20:28
Présentateur

aux abords

20:29
Invité

des établissements deuxièmement les fichiers S dans nos collaborateurs de lycées

20:37
Présentateur

de savoir qui est fichier S

20:39
Invité

au sein de vos régions exactement et troisièmement le suivi où on en est sur le suivi des associations que l'on a désignées dans le cadre d'une radicalisation potentielle où on a l'impression d'avoir fait le travail mais que ce travail n'a pas de suite et donc on a l'impression d'avoir fait le boulot mais finalement on se rend compte que peut-être le boulot n'a pas été fait derrière et donc avoir un suivi plus approfondi de ces associations

21:08
Présentateur

Alors Renaud Muselier vous réclamiez qu'il n'y ait pas de traitement différencié de Marseille par rapport à Paris dans la gestion du coronavirus finalement 20 millions de français se retrouvent soumis au couvre-feu mais est-ce que finalement cette décision ce tour de vie ce n'était pas nécessaire face à cette épidémie qui continue de flamber en France

21:25
Invité

Il y a eu deux périodes quand même là il y a une période où on est tous traités de la même manière dans la période initiale Vous avez été entendus aujourd'hui Je ne suis pas là pour lutter contre les injustices en fait on se retrouvait dans une situation où nos courbes d'incidence étaient moins importantes que le reste de la France on descendait depuis trois semaines et on était les seuls fermés alors que les autres montaient et nous avaient doublé pourquoi les coupes d'incidence ou de contamination étaient plus importantes ailleurs et eux continuaient à vivre normalement pendant que nous nous avions nos bars et nous restons enfermés alors que nos courbes descendaient donc contre l'injustice je me bats Mais aujourd'hui

22:01
Présentateur

le couvre-feu il était nécessaire

22:03
Invité

Écoutez la gestion de la crise sanitaire on l'a vu dans la première phase elle n'a pas été terrible donc dans la deuxième phase c'est les mêmes qui la gèrent donc forcément je pense qu'il y aura quand même quelques erreurs encore Vous vous dites les régions feraient mieux j'entendais hier par exemple Valérie Pécresse votre collègue d'Ile-de-France réclamer que les agences régionales de santé soient placées sous l'autorité des régions Ça c'est ça pour la suite mais tout simplement je pense qu'on a été dans le cadre de la crise en tout cas Covid-1 on a vu qu'on était plus agile plus rapide plus efficace que l'ARS qui était bloquée par le système central Mais vous souhaitez récupérer cette compétence de santé ?

On a cherché les masques on a amené les tests on a organisé nos hôpitaux on a fait avec les ARS d'ailleurs qui eux-mêmes étaient contraints par le national et donc les ARS nous disaient mais moi dans le national je viens avec vous monsieur Muselier ou madame Pécresse ou les autres présidents de région d'ailleurs mais j'ai pas les ordres Là aussi vous dites à l'Etat faites-nous confiance Mais vous vous auriez décidé on n'est pas des enfants Vous auriez décidé un couvre-feu local des femmes expérimentées nous avons eu des mandats nationaux, locaux on a en responsabilité un certain nombre de choses nous sommes des gens honnêtes et travailleurs mais on connait nos terrains on voit bien nos hôpitaux ils sont différents entre Nice, Marseille, Briançon ou Gap Mais le fait est que

23:08
Présentateur

les hôpitaux y compris à Marseille commencent à être un peu débordés par la crise pas encore totalement mais est-ce que vous vous auriez réclamé pris la mesure si vous en aviez eu le pouvoir au niveau de votre région

23:20
Invité

Mais on a proposé dès le début on avait demandé un moment parce qu'on nous dit vous n'assayez pas les responsabilités mais moi j'avais même demandé au préfet à la sortie de l'été d'interdire les mariages les enterrements les baptêmes et de fermer les plages Un élu local qui dit ça dans le courant du mois de septembre en après-saison vous savez c'est quand même je crois semble-t-il responsable et courageux Il fallait aller plus vite plus tôt Il fallait y aller de façon différente plus tôt plus modérément pour arriver à contrôler cette espèce de flambée naturelle Vous sortez d'une situation où vous avez été contraint avec une privation de vos droits de liberté parce que vous avez un problème sanitaire quand vous sortez et qu'il fait beau c'est l'été tout le monde en profite c'est la fête au bar et à ce moment-là forcément vous recontaminez

24:06
Présentateur

Est-ce que vous craignez maintenant un reconfinement ?

24:09
Invité

On va tout faire mais je pense pas moi je pense qu'il faut vivre avec je suis un médecin je suis un médecin de formation je suis un ancien urgentiste il faut être calme il faut être pondéré il faut faire les choses de façon mesurée il ne faut pas ne donner aucun espoir aujourd'hui il faut avoir l'espoir de faire en sorte que faisons les choses sérieusement pour avoir un beau Noël il faut de l'espoir on a les fêtes de Noël qui arrivent organisons la fin de ce semi-confinement pour avoir de belles vacances de Noël en famille mais pour ça

24:35
Présentateur

il faut bien que les courbes redescendent il faut bien que la tension redescende sur les hôpitaux

24:38
Invité

mais pour que ça soit respecté il faut avoir un espoir vous ne vous soignez pas si vous ne pensez pas que vous allez être guéri vous ne vous contraignez pas si vous ne pensez pas qu'il y a demain un mieux et donc demain le mieux c'est Noël essayons de nous organiser pour que le plus vite possible on puisse redevenir à la vie normale et pour revenir à la vie normale il faut se masquer il faut se laver les mains il ne faut pas embrasser ses parents il ne faut pas s'embrasser et se faire vacciner contre la grippe et bien entendu il faut se faire vacciner contre la grippe et vous verrez que le prochain scandale qui va arriver très vite puisque j'ai demandé à acheter des vaccins fin août contre la grippe on ne peut pas les acheter donc vous verrez que le prochain scandale

25:11
Présentateur

il n'y a pas de vaccins contre la grippe à Marseille

25:13
Invité

je n'ai pas pu en acheter chez les grands labos comme ça nos filles tout a été contraint vous n'avez pas la possibilité d'en acheter vous verrez que le grand problème qui va arriver demain c'est que vous n'aurez pas ces vaccins en France pour ceux qui veulent faire vacciner

25:27
Présentateur

il y a pourtant 13 millions de vaccins qui ont été achetés par les pharmacies et l'état a même acheté 3 millions de doses supplémentaires

25:32
Invité

vous verrez que c'est ridicule ça ne suffira pas et je l'ai dit dès le mois d'août en disant il faut vacciner on suivra ça ce qui est arrivé malheureusement je crains d'avoir raison

25:41
Présentateur

Renaud Muselier merci beaucoup président de la région PACA de la région sud PACA Provence

25:46
Invité

à la Côte d'Azur trois mots marque monde

25:49
Présentateur

et président des régions de France invité ce matin du 8.30 France Info bonne journée à vous bonne journée à vous

25:55
Locuteur

merci à vous merci à vous merci à vous merci à vous