RUFFIN - "SCOLAIRE, PÉRISCOLAIRE : LE MEILLEUR DES INVESTISSEMENTS !" RÉUNION À AMIENS
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
à chaque nouveau ministère à chaque nouveau gouvernement une nouvelle réforme qui ne modifie pas l'objectif de l'école toutes les réformes sont faites pour la réussite de tous les élèves c'est toujours le message forcément on va pas dire que on va laisser des élèves sur le côté au quotidien ça fait moi ça fait 12 ans que je suis prof mais c'est la même chose pour les collègues qui sont depuis plus longtemps on a toujours à peu près les mêmes résultats au baccalauréat et les mêmes résultats au brevet donc des des réformes et des réformes et des réformes qui changent tous les 2 ans 3 ans qui nous apportent des nouveaux qui nous imposent de nouvelles manières de travailler qui surtout nous font penser que notre administration pense qu'on travaille mal et en tout cas ne nous fait pas confiance au quotidien certes c'est des grands des grands objectifs dont on ne perd pas de vue c'est le but de notre métier et justement toutes ces réformes elles nous font perdre le sens de notre métier au quotidien on est tellement dans l'urgence qu' qu'on se dit mais en fait est-ce que je fais bien ce mon travail parce que j'ai l'impression que ce que je faisais l'année dernière ça a changé de nom c'est plus tout à fait ce qu'on me demande est-ce que je fais encore bien voil et donc au quotidien ça mine de plus en plus les collègues simplement juste un point les moyennes d'effectif par classe dans la Somme dans sur le département c'est 24 élèves par classe ça c'est la moyenne pour arriver à cette moyenne ça n'empêche pas que dans certains établissements il y ait des niveaux à 30 élèves par classe on on choisit l'année prochaine que nos 4è seront 30 comme l'année dernière on a choisi que cette année nos 6e sont 30 ma classe de 6e c'est ça et derrière la réforme du collège me dit vous devrez faire vous devriez faire de la paix la compagnie personnalisé en classe entière ou en demi-classe et voilà et on change les terme on fait pas de l'individualisation on doit faire de la personnalisation donc c'est du ressenti général c'est du ressenti global mais on est on a des choses à dire dans l'éducation nationale et on a besoin de gens comme François qui à un moment vont porter des revendication et vont porter des des choses qui doivent s'imposer à tous qui nous qui paraissent d'une logique implacable quand on discute avec les collègues et qui pourtant ne l'est pas quand on s'adresse à notre administration la première chose et il faut que vous en soyez vous-même ardemment convaincu c'est que c'est le titre du document parce qu'il me semble que c'est essentiel le le l'éducation n'est pas un coût c'est un investissement et je le dis parce que c c'est une conviction antérieur à ces Labau là c'est le plus rentable des investissements c'est un je m'appuie là sur il y Ava un bouquin qui é é paru aux éditions Terranova donc il sont pas les les éditions qui sont enfin c'est plutôt proche du Parti socialiste qui s'appelle le ghetto français et qui terminit sur le perischool Project et quand je citaé ce perischool project il y a des enseignants ou des gens de gauche que ça ça froissait parce qu'en fin de compte il s'agit d'utiliser les armes de l'ennemi qu'est-ce qui montre ce per school projet qui vous a résumé là j'ai fait le résumé de la fin du bouquin ça montre que quand on investit sur les gamins massivement assez tôt mais massivement euh ça bouleverse sur leurs destins sociaux et du coup ça les rend Renta oui ils sont plus productifs il y a plus de PIB et ainsi de suite qui en sort que si jamais on investit pas sur eux qui se retrouve dans la galère voire dans des galères qui les mènent en to et ainsi de suite et donc l'investissement social scolaire et périscolaire mais même en dehors de ce qui se passe dans le cadre de l'école mais d'avoir des gens de laazu d'avoir des tout Cees métiers là ce sont des métiers qui sont rentables à long à long terme ou à moyen terme sous 20 30 ans et ça il SAG ne pas avoir le nez collé sur la le respect des des des des consignes budgétaires des traités et ainsi de suite on y reviendra plus loin donc ça c'est vraiment la conviction centrale qui m'anime c'est que c'est rentable c'est c'est c'est vraiment ça ça bouleverse les destins de gamin quoi et donc c'est absolument essentiel maintenant et je il faut que vous en soyez vous-même convaincu que vous laissez pas rentrer dans le crâne que l'éducation et tout ce qui touche est un cout vous êtes un investissement et vous êtes sans doute le plus rentable des investissements c'est la première chose après la réponse la question c'est euh mais oui mais alors on nous pose en permement des problèmes de coût de bah voilà il y a pas assez d'argent il y a pas d'argent il y a pas d'argent moi je je vais même pas parler de la remise en cause des traités budgétaires ce soir je vais prendre juste une mesure une mesure qui est les Crédit Impôt compétitivité emploi qui a été mise en place par Emmanuel Macron et qui a été voté par les députés du Parti socialiste et ainsi de suite à l'assemblée nationale cette mesure elle coûte 22 milliards d'euros par an d'après un rapport remis au au Premier ministre fr stratégie donc du cabinet du premier ministre ça sauve ou ça crée donc déjà on est dans une grande ambiguïé aux alentours de 100000 emplois par an ça veut dire qu'on met 22 milliards pour 100000 emplois vous sortez votre calculatrice je l'ai fait sur un petit téléphone portable moi à un moment où j'allais chez Bigard Bigard fermé Bigard il sursomme Bigard venait de recevoir 10 millions d'euros de cice qui n'allait pas être remboursé pool vient de recevoir 40 millions a reçu 40 millions de cice qui ne rembourseront pas 22 milliards divis par 100000 ça représente plus de 200000 € ça veut dire que pour un poste créé ou sauveré il y a toute une ambigué sur ce terme on file 200000 € ça veut dire que pour un poste on donne 20000 € par mois vous voyez on est dans un système absolument délirant mais où où le tellement l'entreprise est tellement l'alpha et l'oméga de tout qu'on en arrive à a jeter de l'argent complètement à fond perdu sachant que le projet contenu de ce rapport normalement on devrait faire marche arrière toute tirer sur le frein à main moi je suis pas contre l'aide aux entreprises vous savez finalement avec fair je suis un petit patron mais il y a il y a des questions qui se posent sur cette aide là par exemple c'est une aide qui n'est pas dirigé sur les TP TPE PME c'est-à-dire que 50 % va aux multinational c'est une aide qui ne se dirige pas spécifiquement en direction des secteurs concurrentiels résultat c'est auchamp et Carrefour qui sont les le privé qui récolteent le plus alors qu'ils sont pas en concurrence avec le haamp ou le carrefour roumain vous voyez donc et ensuite ça n pass sur du projet moi je suis pas contre des aides aux entreprises mais fondé sur du projet on a un secteur à développer bah oui bah on mise dessus éventuellement mais donc là on dis on on arrose 22 milliards en espérant que derriè ça ça poussera ça ne pousse pas mais néanmoins quelle est la conclusion qui est tirée après ça c'est pas de remettre en cause C ce c'est de l'augmenter ça a été augmenté par à nouveau par le gouver ement Vals dernièrement mais ça avait été augmenté mais Macron projette encore de l'augmenter vous voyez Fillon projette lui aussi d'augmenter cette aide là amont pour faire Mélanchon propose de le supprimer et amont propose de geler ou de conditionner le cice pour faire ce qu'en disent les candidats à la présidentielle mais on est donc dans un système absolument délirant on est prêt à jeter 22 milliards à fond perdu ça veut dire quoi ça veut dire que si on transmet transforme l'équivalent en poste d'infirmière ou en poste d'enseignant on est entre 600000 et 1 million de postes créés ça veut dire sur la Somme entre 6 et 10000 postes créés dans les associations dans dans l'enseignement dans les hôpitaux parce qu'on a des hôpitaux qui sont au bord de la criseonnaire on le sait je veux dire ça ça apporte de l'oxygène à T à tous ces secteurs et là il ne s'agit pas de se dire qu'on a desserré les contraintes budgéires au niveau européen c'est juste ces 22 milliards ils ont réussi à les trouver pour les entreprises ça ne sert à rien pourquoi il les trouverait pas pourquoi on les redirigerait pas simplement donc là la marge de manœuvre elle existe et elle existe immédiatement je pense que c'est deux choses dont vous devez sortir d'ici intimement convaincu vous êtes un investissement et vous êtes rentable et la deuxième chose c'est la marge de manœuvre existe pour rediriger vers l'enseignement vers les hôpitaux ou vers le secteur associatif c'est la première chose alors ensuite qu'est-ce que il s'agit de faire de mon point de vue euh prioritairement qu'est-ce que j'analyse prioritairement je veux dire il faut un plan de lutte contre la précarité je vais pas parler de l'éducation d'abord je vais d'abord parler de T enfin du monde enseignant d'abord où il y a des il y a des enseignants qui sont précaires également il faut lutter contre ça mais il est immoral que moi j'avais une dame qui s'appelait Irène qui était à la maternelle Saint-Pierre qui a été pendant 3 ans à la maternelle Saint-Pierre et au bout de 3 ans on la jette c'est stupide économiquement puisqueelle s'est formée pour être l'aide de la directrice et en plus je veux dire c'est complètement immoral de jeter comme ça les uns après les gens les uns après les autres et l'éducation nationale elle repose quand même aujourd'hui massivement là-dessus alors c'est ça pour l'animation enfin c'est pas l'éducation nationale j'y reviendra après mais c'est mais c'est ça pour les cantines c'est ça pour l'entretien et là par exemple c'est une décision contre laquelle on devrait lutter fermement la décision de que que prend le département de confier l'entretien des collèges au secteur privé qu'est-ce qui se passe en fait c'est on est dans un grand plan de précarisation de des classes populaires puisque ce sont des des des des c'est un ce sont des corps de métiers qui qui touchent les classes populaires ou les je ou la jeunesse populaire en matière d'animation mais une jeunesse qui de toute façon vieillit comme tout le monde donc voilà et si c'est accepté c'est si c'est accepté par le corps social c'est parce que aujourd'hui ce sont les classes populaires qui sont massivement touché par ça si on veut sortir les classes populaires de d'une dépression politique une dépression chronique quelque chose qui traverse une lame de fond qui dure maintenant depuis des décennies pour moi il y a deux leviers il y a un levier qui est sur le terrain de l'industrie je vais pas le développer ce soir mais qui passe par des formes de protection douinière ainsi de suite mais on va laisser ça de côté pour ce soir et il y a un deuxième levier qui a un levier de structuration de tous les métiers qui touchent les les les les la jeunesse populaire ou enfin tous les âges toutes les générations populaires mais je pense aussi par exemple aux auxiliaires de vie sociale pourquoi c'est accepté aujourd'hui parce que pour pour les personnes qui s'occupent des personnes âgées ou des personnes handicapées parce que ça touche les classes populaires et donc là on a tellement une concurrence je dire le truc c'est que pour les animateurs ou pour les AVS les employurs n'ont pas de souci ils savent qu'il y a du monde derrière et donc voilà on est dans ce ce dans ce problème de rapport de force là mais entendre que quelqu'un qui a passé donc fait 14 ans que tu es dans la dans la boule ouais bon 11 ans plus 3 ans j'avais CR noter mais bon qui a passé 11 ans comme vacateur alors après dans la réunion avec les animateurs il faut s'y retrouver on a le contractuel le vacataire l'auxiliaire et enfin le Graal inatteignable le titulaire mais moi j'ai du mal à m'y retrouver il a fallu que vous me fassiez les schémas et tout ça alors on a une maie qui est h la loi mais bon il y a le règne de la peur dans dans les métiers d' pour ce qui est de venir témoigner pour la décision de s'organiser ensuite on en arrive à ce système où finalement la précarité devient un indice de bonne gestion comme on nintègre pas les gens comme ils sont pas titulaires et ainsi de suite c'est presque présenté par les collectivités comme étant un indice de bonne gestion on s perd à moindre coût on s'est gratter au maximum donc voilà et j'en viens à tout ce qui est le secteur directement de l'animation périscolaire pour moi on a eu le lancement de cette l'aménagement des rythmes scolaires qui s'est fait cétait du bricolage à moindre coût et bah voilà on on a laissé les collectivités gérer ça chacune à leur glise je pense que c'est un problème je pense que si on était dans le dans ce système là si Jul ferry avait créé l'école dans ce système là et bien chacun aurait fait à sa suce dans chacune des collectivités et puis ça se serait fait de la même manière avec des maîtres des instituteurs à moindre coût parce que c'est la logique de l'époque dans la logique de décentralisation de chacun fait ce qu'il veut et puis de dire on y va dans la précariité donc on naurait pas de service d'éducation nationale on aurait du n'importe quoi et bien je pense qu'aujourd'hui ce que je réclame moi c'est un service national de la jeunesse si on pense que c'est important de miser sur cet aménagement du risque scolaire sur le périscolaire et puis tout ça il faut pas que ça soit laissé que à pikini ça soit géré d'une telle manière que àville ça soit géré d'une autre manière que à Amien ça soit géré comme si que ça soit différent à rouan et ainsi de suite il faut une uniformisation il faut des règles communes sur ces métiersl et qui permettent de réguler la précarité mais qui permettent aussi de structurer le métier et ainsi de suite au niveau pour moi au niveau national et je le dis c'est parce qu'on est parce qu'on crée le métier parce que le métier existe dans cet état d'esprit de l'époque là qui prend cette gueule là et qui est quand même pas pour moi pour les animateurs mais aussi il faut penser au gamin comment on s'investir le le bricolage par à moi à l'oreille le bricolage il se voit dans cette dans ce truc à à dire qu'on va relever les seuils pour pour s'occuper des gamins puisque au départ on est sur un animateur pour 12 petits alors c'est à partir d'un certain âge 12 petit à par de 6 ans à partir de 6 ans voilà et ensuite le gouvernement socialiste le fait passer à 1 pour 14 et depuis août on est passé à 1 pour 18 on voit bien que c'est du bricolage que il s'agit de juste de faire ça à more si jamais on prend au sérieux le fait que c'est un investissement et que c'est le plus rentable des investissements ça ne peut pas ça ne doit pas se passer de cette manière là donc voilà maintenant je redirai ensuite mais c'est aux professions aussi moi je je demain je veux être un point d'appui pour ces Lutes là et je suppprime même sans avoir leschat à déjà être un point d'appui pour ces Lutes là mais c'est à vous aussi de faire exister les luttes c'est à vous de vous organiser y compris comme député je peux pas être en apesanteur un député à l'Assemblée nationale si derrière il y a pas quelque chose qui se passe dans le pays et demain le le combat il s'arrêtera pas les 11 et 18 juin il faudra faire exister des lutte dans le pays pour pouvoir faire entendre une autre parole à l'Assemblée nationale et si on veut aller vers une structuration des métiers et tout ça et dans l'enseignement c'est pareil s'il y a pas de lutte dans le pays je pense que le député qui se retrouve en minorité tout ça il perd le son sens donc il y a aussi une injonction à vous organiser et à trouver le chemin déjà sur Amien mais ensuite ailleurs de de faire exister faire existerer deslus donc ça c'était la première chose j'en passe après cette annémagent des rythmes scolaires locost aux enseignants bon il s'agit pas de tout dire on va pas tout réfermer et justement on m'a bien dit qu'il fallait pas réformer que il y en avait marre des réformes sur les réformes sur les réformes sur les réformes que vous étiez usés que les enseignants étaient usés de recevoir des consignes hebdomadaires sinon quotidiennes c'est c'est l'avantage des mails c'est que c'est techniquement c'est facile à faire on n pas à passer par de la papass et puis tout ça mais du coup on peut en envoyer en envoyer en envoyer sans sans avoir de contrôle de nécessité que derrière ça entre dans les fait moi je dans ce que j'ai entendu dans ce labo et puis dans ce que dans les discussions qui en sont sorties je vois plusieurs points à résoudre le premier point c'est le mode d'entrer dans le métier euh c'est-à-dire que ça se fait parfois avec une grande brutalité euh avec des classes qui sont des classes d'Ulis euh voir sur quatre classes sur quatre écoles différentes et ainsi de suite je pense que c'est inacceptable qu'on fasse entrer les gens dans le métier par cette portelà ça c'est la première chose mais moi je pose des question sur la formation euh je pense qu'il y a un gros problème de formation la pédagogie quand on me dit que la formation c'est essentiellement de comprendre euh elle consiste à beaucoup à comprendre les consignes qui sont données par la ddication nationales et être à même de les appliquer moi ça me va pas je pense que un enseignant devrait être formé au théâtre euh voyez c'est plus important finalement quand on est prof sans doute de d'être un bon comédien face à ses élèves et d'arriver à les entraîner d'avoir un peu de ça en soi que de connaître parfaitement les règles de grammaire de l'ancien français vous voyez donc voilà moi je donc et alors pour en arriver à du positif euh donc guillaume est en STAPS et il y avait une surreprésentation des enseignants de STAPS lors de de cette de cette réunion il y en avait trois peut-être quatre non euh et euh ce qui met on me décrivait un mode d'entrée dans le métier pour les gens qui suivent la formation de STAPS qui pourrait être intéressant de reproduire dans d'autres formations alors moi je suis pas euh je suis pas pemptoire là-dessus hein c'est c'est c'est à discuter avec vous et tout ça mais de dire que Ben la première année vous avez un stage en association la deuxème année vous avez un stage en école primaire et la trème année vous avez un stage en collège ou ou en lycée pour dire de baigner un peu dans le milieu avant de passer les concours de l'enseignement ça me paraît être quelque chose qui va qui va en qui qui est quand même une bonne idée moi je suis passé par une FA de lettrre moi mon but était comment je vais faire pour ne pas devenir enseignant donc bon mais bon bon voilà ensuite je je parlais je parle de l'entrée dans le métier mais je pense qu'il y a un problème il a une grande question aussi c'est qu'est-ce qu'on fait euh comment on entre comment les enfants entrent dans l'école et évidemment les premières années à la fois la maternelle mais aussi en en CP sont des années qui sont essentielles et là il faut aller là ça nous fait un point commun avec Emmanuel Macron mais bon c'est comme ça vers une baisse des effectifs notamment sur les notamment sur les premières années quoi euh ensuite moi j'ai j'ai mais ça c'est d'un reportage que j'avais fait au lycée Montaigne je suis quand même très étonné par le côté rustine permanente de l'éducation nationale c'estàd un découpage de poste bon on vous remet 7 heure là on en enlève 12 là on en remet 13 enfin un côté complètement bouchtrou qui est enfin voilà qui est ENF qui me paraît irrationnel et évidemment si on amène dans la Somme 6 à 10000 postes pas seulement sur éducation quand même faut pas mais ne serait-ce qu'en faisant disparaître le cice ça permet de de voir les choses autrement et y compris qu'on on ferme des classes dans des sections non pas parce qu'il y a pas de demande où on envoie des des gamins ils peuvent pas aller là où ils veulent parce que il y a un quoi un taux de pression il faut il y a un taux de pression aujourd'hui de 23 c'est sur des voilà c'est dire on arrive à à moi quelque chose qui m'a paraît tout à fait délirant donc pour conclure voilà voilà ce qui me paraît rel par ce que je je mettrai comme priorité maintenant ce qui est pas sur le dans le document mais que je vous redis c'est que moi je souhaite demain porter ça éventuellement d'autres choses que vous don vous nourrirez mais ça peut pas se faire sans vous euh je pense pas moi je je il y aura pas quelqu'un qui existe dans l'hémicycle indépendamment de ce qui se passe dans la rue on peut on pourra donner de la voix de la force à ma voix seulement si derrière ça bouge ça grondeite et je dirais même si demain il y avait une élection présidentielle suivie d'une élection législative qui porte une majorité progressiste il pourudrait pousser au cul parce qu'ils auront toujours en face les médias le patronat et ainsi de suite qui continuera de répéter que il faut pas il faut diminuer les cûpts queon peut pas se permettre ainsi de suite donc de toute façon même si vous enfin je vous je j'espère que vous glisserez mon bulletin dans l'urne et que vous ferez glisser mon bulletin dans l'urne que je serai un point d'appui mais demain il faudra se bagarer quand même moi je serai là pour me bagarer avec vous pour vous mettre mon écharpe mon écharpe j'espère la mettre très concrètement voilà je me suis Bagaré sur iren dans l'école maternel Saint-Pierre où j'ai distribué les tractes bon finalement on a fait un bon de Noël a eu le droit à un bon de Noël pour partir parce qu'en plus c'est des gens qui passent 3 années dans une école il y a même pas un petit peu de départ avec les parents les machins c'est c'est sordide c'est sordide bon donc voilà au moins on a fait ça c'est pas puis une petite enveloppe c'est pas génial mais enfin on l'a fait mais demain j'espère pouvoir mettre si vous vous bagarrez dans une école maternelle concrètement venir avec mon écharpe et venir me bagarer sur ce poste là et et qu'on lâche pas sur ce poste là et vous savez la victoire entraîne la victoire si on gagne une fois on a de l'appétit pour gagner ensuite on voit que ça peut faire bouger les choses que en face le rectorat c'est pas une une institution qui qui qui est une forteresse imprenable vous voyez et je pense que voilà si on a même si ça démarrit par un petit combat sur les 13 par exemple animateurs sans avenir euh qui sont qui sont classés he 27 27 qui sont classés prioritaires mais en fait ça fait des années qu'ils sont classés prioritaires on leura toujours pas trouver de solution si ça doit commencer par que ce combat là mais qu'on gagne ce combat là évidemment demain ça nous donne de l'appétit la volonté à la volonté l'énergie va à l'énergie alors et enfin le dernier point que j'ai pas abordé que j'ai pas mis dans le document c'est que moi je pense que l'école ne peut pas tout et on doit pas chaque fois qu'il y a un problème il y a un problème de terrorisme il y a un problème de racisme il y a un problème de tout c'est à l'école de régler le truc moi je suis contre ça je pense pas qu'on peut créer une société de merde pour parler franchement en foutant la publicité dans la tête des gamins et en les invitant à aller toujours vers les plus plus d'écran plus de nouvell technologie plus de ceci plus de cela en leur donnant comme idole des millionnaires footballeur même si j'aime le football mais un football sans millionnaire mais voilà et derrière dire à l'école bon ben allez redressez-nous ça voilà je pense qu'on place les enseignants dans une situation impossible avec ça et moi je suis je dis et vous enfin je suis persuadé que ça n'est pas à l'école de tout résoudre moi je reste pour la socialisation TF1 renationalisation mais gully aussi par exemple dire gully a un pointid important aujourd'hui sans doute dans la formation psychologique des gamins de demain enfin des gamins et donc voilà peut-être qu'il faut aller vers une socialisation pour pas dire une nationalisation de gully et que ça fait partie d'un programme d'un programme d'éducation voilà bon il faut qu'on évite d'être seulement dans la déploration des des situations parce que malheureusement on peut en faire un catalogue qui ne cesse pas donc il faut trouver le chemin de la combativité et le chemin de la réplique et de qu'est-ce qu'on a à proposer en fa maintenant ce que tu décrivais qui est mis en place par l'éducation pourquoi l'éducation nationale l' rectoratement ils ont rien à faire à dire parce que ils sont comme dans les hôpitaux et ce sont des ce sont devenus essentiellement des gestionnaires et des gestionnaires à moindre coût et à mon avis voilà on leur le le parce que eux même subissent des contraintes tout peut s'expliquer mais ceci dit il est possible que à l'avenir au lectorat on est essentiellement des prop de manager de gens qui savent gérer du pognon plus que des gens qui sont tournés vers com on s'occupe des gamins et ainsi de suite et donc pour moi toutes les questions en fin de compte elles reviennent à cette question de l'enveloppe budgétaire dont on dispose et alors que le l'employeur maltraitant soit l'éducation ou qu'elle soit les collectivités plus ou moins maltraitantes puisque y il y a des collectivités qui on qui ont eu des projets plus ambitieux et d'autres qui ont fait ça qui ont fait ça au Rabet donc pour moi le nœud il reste il reste là après sur l'idée de qu'est-ce qu'on doit faire ensuite bon d'abord il faut voir que dans une campagne législative mobiliser comme ça que ce soir vous soyez une centaine de gens liés à l'école que c'est peut-être rare et peut-être que déjà à l'occasion de cette campagne ça se fasse que on est des animateurs qui viennent en compagnie d'enseignants et que on est enfin que c'est peut-être pas tous les jours que ça se produise j'en sais rien moi je suis pas un professionnel du secteur mais à mon avis c'est pas tous les jours que il y a il y a ça qu' on vient discuter les cantine ainsi de suite bon déjà que ça se produise c'est déjà quelque chose que à ville on vient de mettre parce que il faut pas être dans je refuse d'être dans l'autodénigrement on mène une campagne qui est une campagne formidable qu'on vient MRE plus de 250 personnes puisqueil y avait 260 sièges à ville et que tous les sièges étaient remplis et qu'il y avait des gens sur les côtés je veux dire tous les militants à qui on en parle même sur plein de trucs sur le porte à porte qui est mené et ainsi de suite les mecs il vont chercher ils vont dire attendez ça remonte à la campagne de Gilbert Merman en 1974 ça monte ça remonte à 1972 mais enfin voilà donc de toute façon nous sommes déjà aujourd'hui en train de faire quelque chose d'exceptionnel le fait que ça se produise ici je veux dire ma parole va avoir un poids médiatique dimanche je suis c'est pas je m'en fous hein je veux dire enfin je m'en fous je l'utilise j'étais au grande gueule je passé sur BFM j'utilise des tribunes où vraisemblablement je viendrai démonter le crédit un peu compétitivité emploi et ainsi de suite mais parce que on arrive à faire si je peux être là et accéder à cette tribune c'est parce qu'il y a quelque chose qui bouge c'est vous qui me faites exister à cet endroit-là alors après peut y avoir des discussions sur est-ce que je dois y aller pas y aller tout ça moi je fais le choix je fais le choix d'y aller même si je sais que c'est pas des endroits qui qui sont simples pour ce qu'on a à défendre mais bon mais voilà et donc euh donc voilà donc après dire il faut franchir une étape supplémentaire qui était un truc qu'on avait déjà en tête quand on a lancé la campagne de dire il faut faire des marches il faut il faut aller en effet viser l'hôpital viser le phage de la sanf puisque c'est un endroit où concrètement il y a une part qui est prélevée aux automobilistes il faut aller devant le rectorat peut-être que la prochaine fois en effet faut se retrouver dans rctoire maintenant quand on organise ce genre de chos là il faut être sûr de pas être ridicule euh et ça veut dire que voilà il faut être il faut que on sente que ici vous avez envie et que derrière vous allez développer de l'envie dans votre entourage et que le jour où on fait ça bah oui il y a 200 personnes devant le rectorat et en effet ça ça compte mais maintenant je le redis il va a le 11 et le 18 juin c'est une là nous avons mener une bataille qui n'est pas dans la rue mais qui est dans les urnes moi je sais je sais plus ou moins arrivver d'en mener des batailles dans la rue la bataille sociale si on mobilise fortement 1 2 3 % des gens on gagne une bataille maintenant la question la différence avec une bataille électorale c'est qu'il il faut mobiliser faiblement 25 % des gens donc voilà et moi je me situe quand même dans une stratégie de victoire sur une campagne qui est une campagne électorale et qui sera un point d'appui ensuite pour vous mais de la même manière où les gens viendront dire si ça a été possible de gagner de cette manière là dans cette circonscription et ainsi de suite ça c'est c'est un signe qui qui est envoyé c'est l'oxygène qui est envoyé à la gauche de ce pays donc je je redis quand même nous avons amené une bataille on peut même si on va devant le rectorat il faudra pas oublier que la finalité de ça c'est de gagner dans les urs on a une bataille à mener qui a une bataille dans les urs si je me présente c'est que j'ai fait le choix d'accepter d'être sur ce terrainl parce que je pense que c'est que j'ai jamais dissocié moi les on est la rue le Front populaire ça commence par une victoire dans les ures avant qu'il y ait une bataille sociale enfin voilà mais mais donc donc je je c'est quelque chose dont on peut reparler mais après il faut il va falloir sentir l'émulation pour qu'on dise ça y est la flamme allumé je pense que là il y a quelque chose qui est en train de se passer et que peut-être en effet il y a des coups de cette nature à tenter parce que déjà faire exister vous vous rendre compte de ce qu'on fait on fait exister une campagne législative avant la présidentielle là ça n'existe nulle part en France aujourd'hui hein et et et voilà donc si on y a déjà cette énergie là aujourd'hui il faut se dire qu'il y aura nettement plus d'énergie post présidentielle même si le résultat de la présidentielle sera pas celui qu'on qu'on qu'on peut espérer quoi voilà euh donc je sais pas si ouais peut-être qu'on passe à l'org la question c'est donc on a un trac qu'on a ti vousz il y a des question encore ou enfin je pense que les questions elles peuvent durer très longtemps de toute façon mais euh sur euh là c'est c'est-à-dire on a un traac qu'on at tié à 5000 exemplaires euh qui peut être distribué partout sur sur le département et c'estàd on pense qu'il y a des des enseignants et insitués du monde du périscolaire qui travaillent pas forcément dans la circonscription mais qui habitent la circonscription et restement donc toute façon il peut être diffusé un peu partout et il s'agit que indépendamment de la diffusion ça fasse du bruit c'est un espèce de bruit qu'on fait exister quoi donc voilà [Musique]
François Ruffin