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Conférence de presseBFM TV (sur YouTube)· 7 octobre 2022 34 minActualité / polémiqueEurope & internationalDéfenseÉconomie & entreprises

Fonds pour l'Ukraine, carburant: la conférence de presse d'Emmanuel Macron en intégralité

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 20:00OuverteRéponse directe

    Sur les mécanismes d'encadrement du prix du gaz, y a-t-il un accord entre pays européens ?

  • 25:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi Alexis Kohler et Eric Dupond-Moretti sont-ils toujours en poste malgré leur mise en examen ?

  • 30:00OuverteRéponse directe

    Qui est derrière les attaques sur les gazoducs ? La Russie est-elle impliquée ?

  • 35:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que la France est prête à collaborer avec Giorgia Meloni en Italie ?

  • 40:00RelanceRéponse partielle

    Les achats conjoints de gaz ont été proposés en mars sans résultat. Pourquoi est-ce si difficile ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 7:00Emmanuel MacronChiffre
    « Nous allons doter ce fond spécial de 100 millions d'euros pour commencer. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

bien mesdames et messieurs merci beaucoup d'être là je voulais vous rendre compte de notre travaux et de ce sommet informel je d'abord évidemment remercier le Premier ministre tchèque de l'organisation ici à Prague de ce sommet informel après la première réunion donc de la communauté politique européenne qui s'est tenue hier je pourrais revenir d'ailleurs sur celle-ci si vous le souhaitez dans les questions mais dans la mesure où j'en ai rendu compte hier soir je ne serai pas plus long sur sur ce point nous pourrons aussi revenir si vous le souhaitez sur les différentes discussions que nous avons pu avoir à la fois avec Servier Kosovo d'une part ou avec Arménie Azerbaïdjan d'autre part puisque après la conférence d'hier soir nous avons eu une longue quadrilatérale avec le Premier ministre d'Arménie le président d'Azerbaïdjan le président Charles Michel et moi-même l'objectif de la discussion d'aujourd'hui était de revenir sur la guerre en Ukraine et sur l'énergie alors c'est un sommet informel et sans conclusion écrite mais je vais tâcher de vous donner la substantifique moelle de nos débats et en tout cas de vous donner les orientations que celui-là France d'abord il y a très clairement volonté réaffirmé d'accompagner l'Ukraine dans ce moment de la guerre de continuer de l'accompagner par notre soutien budgétaire par la préparation de la reconstruction par notre soutien militaire à cet égard je vais aussi dire que la France a apporté un soutien militaire à l'Ukraine depuis le premier jour avec des systèmes antichard anti-aériens des armements individuels je l'ai dit nous sommes en train de continuer à travailler avec quelques partenaires européens sur des livraisons additionnelles de César et nous avons aussi pris la décision de créer un fond spécial qui permettra en cas de besoin à l'Ukraine d'acheter directement auprès de nos industriels les matériels elle a le plus besoin pour soutenir son effort de guerre et sa résistance aux assauts russes nous allons doter ce fond spécial de 100 millions d'euros pour commencer mais ce qui permettra sur des qualificatifs qu'on a validé de pouvoir travailler aussi avec la base industrielle de défense française et de pouvoir là aussi poursuivre cet effort de guerre que nous évoquions de la même manière nous avons été en européen la poursuite des travaux de une formation qui sont importants cette je crois à cet égard aussi la traduction de notre volonté d'agir en européen et de nos coordonnées dans cette effort collectif le deuxième grand sujet de discussion a été l'énergie nous avons eu un très long échange et au fond que traduit cet échange le fait que nous avons aujourd'hui 27 modèles différents c'est la très grande difficulté de cette période depuis le mois de mars et il faut être je crois extrêmement apaisé sur ce sujet parce que comme toujours et c'est l'histoire même de notre Europe c'est dans les temps de crise quand nous savons regarder avec sérénité les choses et réagir très vite de manière unie et solidaire que nous apportons les réponses structurelles et donc si nous savons bien réagir collectivement nous allons pouvoir très substantiellement améliorer l'organisation énergétique de notre Europe il faut le dire nous le savons très bien et nous l'avions vu en discutant notre texte pour la stratégie climat le fameux feat for fifty-five le modèle européen était encore beaucoup trop basé sur des énergies fossiles et qui était pour une bonne partie le gaz important de Russie nous avons fait un très gros travail depuis le mois de février dernier puisque nous avons très substantiellement réduit cette dépendance au gaz russe là où en moyenne la part du gaz russe dans les besoins de l'Union européenne représenté entre 30 et 35% du gaz que nous utilisions ce chiffre est tombé à 7,5% aujourd'hui c'est le fruit d'une stratégie de diversification que les Européens ont mené à l'égard d'autres fournisseurs nous avons accru en ce qui nous concerne évidemment les volumes que nous importons depuis la Norvège on a accru aussi ce qui nous importons depuis les États-Unis d'Amérique des contrats ont été discutés avec plusieurs autres pays ça c'est ce que nous avons d'ores et déjà fait aujourd'hui quelle est notre problème à très court terme nous avons un problème de prix prix du gaz qui est trop élevé lié pour partie à des emballements du marché un dysfonctionnement du marché et des comportements spéculatifs et puis un prix de l'électricité qui comme vous le savez par la formule de prix européenne est très liée au gaz qui lui-même c'est aussi emballé et à côté de ça nous pensons tous aussi à l'hiver à venir parce que si nous avons tous là aujourd'hui plus de 90% de nos stocks qui sont remplis et bien on doit se préparer d'ores et déjà l'hiver prochain qui sera encore plus dur puisque ce que nous avons pu accumuler en stock jusqu'à ce que les volumes russes soient quasi totalement coupés les d'ores et déjà dès aujourd'hui donc faut encore plus diversifier donc il y a là des propositions très concrètes qui ont été faites par la Commission européenne on a longuement débattu de celle-ci et au fond je veux dire sur par rapport à cette crise de court terme quels sont nos objectifs unanimes premier objectif avoir un message commun pour faire baisser le prix du gaz qui passera par la coordination des Européens entre eux puisque nous sommes des gros acheteurs je me disais nous achetons plus des trois quarts du gaz qui passent par les gazoducs et nous achetons environ 20% du gaz liquéfié au niveau mondial donc on a on a une capacité à peser sur les prix et donc volonté de baisser ces prix par la négociation et la coordination en particulier avec nos grands partenaires asiatiques qui sont dans la même situation que nous et par un dialogue intensifié avec quelques-uns de nos grands fournisseurs la deuxième chose c'est par une série de mécanismes de plafonds de prix je veux pas être si rentré dans la technique on peut y revenir si vous le souhaitez dans les questions mais donc la mandat était donné à la Commission de travailler sur une série de plafonnement qui nous permettrait de diminuer sur le marché du gros en gros pardon du gaz les prix et avec ensuite d'autres mécanismes qui nous permettraient de diminuer le prix d'électricité produite à partir du gaz en s'inspirant un peu vous l'avez compris de ce qui était accordé il y a quelques mois la péninsule ibérique et donc c'est par une série de plafonnement différents mais qui sont tous complémentaires par aussi des mécanismes d'achats joints ou conjoint et vous savez qu'on en avait décidé le principe et quelques mois mais là on souhaite vraiment les mettre en oeuvre que nous souhaitons agir pour dès les prochaines semaines baisser les prix sur les marchés du gaz et baisser les prix sur le marché de l'électricité derrière ça on a comme vous le savez la réforme plus structurelle du marché de l'électricité européen sur lequel la commission rendra sa copie en tout début d'année prochaine et qui nous permettra durant le premier semestre de l'année 2023 de changer au fond l'organisation du marché électrique et qui nous permettra de particulier pour des pays comme la France dont la production est très décorrélée du prix du gaz d'avoir un marché qui fonctionne mieux qui est plus juste et qui correspond davantage au coût de production réelle de l'électricité en parallèle de cela il y a évidemment la question du financement et vous le savez il y a eu beaucoup de débats sur les accompagnements financiers que plusieurs États membres ont pu décider parfois de manière récente qui ont quitté d'attention dans plusieurs capitales européennes du fait que chacun pouvait être livré à sa situation financière nationale à des types de mécanismes que nous avions décidé au moment de la crise covid mais qui permettent vous le voyez bien de réduire la pression sur les États membres les plus fragiles financièrement et d'éviter qu'il n'y ait une fragmentation de l'Europe face à cette pression et donc ça c'est vraiment le pour moi un élément clé aussi qui conclut les discussions d'aujourd'hui ce qui veut dire que sur cette base là et à la lumière des indications que nous avons données la Commission va travailler et prendre des décisions très concrètes dans les prochains jours et prochaines semaines nos ministres de l'énergie vont travailler sur tous ces mécanismes dans les prochaines semaines et donc nous nous reverrons lors du sommet du 20 et 21 octobre pour conclure les derniers points si c'était nécessaire mais avec aussi la volonté de faire tout ce qu'on peut faire d'ici là parce que c'est aussi dans les niveau et dans les bons forums qu'il faut pouvoir décider de ces sujets plus largement je vais ici faire faire un point qui me tient à cœur je pense que cette crise montre qu'on doit continuer d'améliorer les interconnexions en Europe en particulier les interconnexions électriques qui sont les plus structurantes si on veut viser une stratégie cohérente pour notre union plusieurs États membres sous la pression de la guerre et du dérèglement du marché énergétique et en particulier gaziers européens et bien sois retarde soit révise des stratégies climatiques qui étaient les leurs il est très important que nous arrivions à redonner beaucoup de force à notre stratégie climatique et je pense que si nous sommes cohérents avec nous-même et unis la conclusion que nous devons tirer des derniers mois c'est que nous devons aller plus vite sur la décarbonation de notre modèle énergétique et nous devons aller plus vite sur son indépendance ce qui veut dire que la réponse est bien c'est de sortir plus rapidement des énergies fossiles ça tombe bien parce qu'aucun des membres de l'Union européenne n'en produit et qu'il faut donc davantage et plus vite produire de l'électricité des carbonée sur le sol de l'Union européenne ce qui veut dire que notre stratégie européenne doit reposée sur trois piliers se briller et efficacité énergétique production massive de renouvelable production accélérée de nucléaire et que la bonne manière de faire fonctionner ce marché qui sera plus électrifié c'est une interconnexion électrique renforcée voilà les quelques mots que je voulais partager avec vous maintenant je réponds à toutes les questions que vous auriez sur ces sujets une question sur l'Ukraine enfin une question un peu à tiroir je voulais savoir faut vous échanges aujourd'hui vous avez discuté du risque nucléaire je voulais savoir si vous vous-même ce président et si vos autres chefs d'État partagent l'analyse de du président Biden donc il faut réessayer de trouver une nouvelle sortie offrant en anglais pour le président Poutine et aussi sa préoccupation du risque de d'apocalypse et aussi si je peux vous demander quels sont les dernières nouvelles sur les livraisons les projets de livraison d'armes de la France vers l'Ukraine merci alors sur le deuxième question comme je l'ai dit nous mettons en place ce fond spécial dédié qui sera doté un premier temps de 100 millions d'euros pour pouvoir acquérir des équipements qui correspondent à ce que nous avons pu déjà livrer et donc nous continuons dans la même catégorie d'armes c'est-à-dire défensive et puis nous avons des discussions avec en particulier nos partenaires danois vous le savez pour livrer des Césars mais c'est une une discussion qui revêt certains aspects techniques qui est en train d'être finalisé en tout cas nous nous y sommes prêts nous sommes prêts à la co-financer et elle permettrait de livrer plusieurs unités de ce système d'artillerie César qui a montré son efficacité sur le terrain 6 pour ce qui est de votre première question je me suis toujours refusé en général à faire de la politique fiction et en particulier je pense que c'est adapté quand on parle de nucléaire nous sommes une puissance dotée nous avons à cet égard une doctrine qui est claire que j'ai pu réitérer il y a de cela quelques semaines et qui ne changent pas et je pense qu'en la matière il nous faut tous avoir beaucoup de prudence et donc moi je vais toujours dire nous sommes là pour aider l'Ukraine à résister à protéger son intégrité territoriale et sa souveraineté notre volonté c'est qu'il y ait la désescalade la plus rapide possible et que au moment que l'Ukraine aura choisi dans les termes qui seront acceptables pour les dirigeants ukrainiens et le peuple ukrainien qui négociation se fasse et depuis le début nous avons toujours œuvré en ce sens voilà notre position bonjour monsieur le Président Bastien Angers pour TF1 et LCI sur les questions d'énergie d'abord vous avez évoqué le mandat qui a été donné à la Commission européenne pour proposer des mécanismes sur l'encadrement du prix du gaz est-ce que vous êtes tombé d'accord sur précisément sur ces mécanismes entre pays européens puisque il y avait des accords à ce sujet et puis est-ce que ce sommet a permis d'apaiser les tensions avec l'Allemagne notamment sur le projet midkat ou sur le plan allemand de 100 milliards d'euros qui qui quelques crispations en Europe et puis d'un point de vue national de plus en plus de Français ces derniers jours ont des difficultés des difficultés sérieuses et importantes pour faire leur plein d'essence est-ce que cela vous inquiète et est-ce que l'étape peut agir sur ce sujet je vous remercie alors comme je vous l'ai dit ce sont des mécanismes très techniques nous avons tous de manière unanime donnée ce mandat à la Commission sur la base de la lettre qui a été transmise par la présidence pour vraiment examiner l'intégralité des mécanismes possibles pour faire baisser le plus rapidement les prix du gaz et donc stopper à la fois la spéculation et permettre de guider les marchés vers un prix plus raisonnable et donc mécanisme à la fois de coordination avec les autres acheteurs et à l'égard de nos fournisseurs sur le marché en gros et sur le gaz utiliser en particulier pour produire de l'électricité ou chauffée et puis nous avons donné mandat également sur les mécanismes financiers donc il n'y a pas eu d'accord sur des mécanismes précis parce qu'il n'y avait pas de mécanisme précis qui était mis sur la table par la commission donc maintenant c'est ce travail qui va qui va se faire ensuite je pense qu'il faut vraiment vous savez l'unité est un trésor surtout dans ces moments et donc moi je considère que le rôle de la France c'est toujours d'essayer de voilà de réunir les lignes quand il y a des tensions et donc nous avons veillé à ce que les malentendus puissent être levés sur les sujets budgétaires et à ce que à côté des mécanismes tout à fait légitimes que des États membres peuvent prendre il y ait une solidarité européenne qui soit mise en place et c'est ce que j'expliquais à l'instant et donc nous avons soutenu les termes de la proposition faite par la Commission européenne qui est travaillée je suis pas ici rentrer dans la technique mais sur la base vous savez des prêts qui étaient inclus dans ce qu'on appelle ripower you qui sortait en quelque sorte de notre accord de juillet 2020 et ça veut dire que c'est la garantie de signature de l'Union européenne qui permet d'apporter des prêts à des états qui n'auraient pas forcément la capacité budgétaire d'avoir les mécanismes d'accompagnement de soutien ou d'investissement que certains d'entre nous sommes en train de faire pour pendant un instant et bien avoir cette garantie commune quel est l'intérêt de ce mécanisme pour les uns d'abord c'est pas de la subvention donc ceux qui sont le plus tatillon là-dessus il y a pas l'aléa moral qui va parfois avec des mécanismes de subvention mais pour les autres ce qui est très important c'est qu'il y a pas non plus de division et que cette crise énergétique qui nous coûte à tous très cher et bien elle ne se doublera pas d'une tension financière et budgétaire parce que si on laisse les choses sinon se faire je dirais sans intervenir et bien vous allez accroître les difficultés budgétaires des États qui sont les plus fragiles donc c'est pour ça que réagir très tôt comme on le fait là et le faire avec ce mécanisme qui existe déjà est très utile donc là il y a eu un accord ce qui permet de lever l'attention sur mid4 bon pour lever les ambiguïtés c'est un gazoduc qui passe au milieu des Pyrénées entre l'Espagne et la France donc c'est pas un sujet de désaccord entre la France et l'Allemagne sauf à ce que j'ai raté une étape c'est que derrière il y a des stratégies consistant à dire il faut diversifier très vite le gaz ce qui est vrai on le fait il faut tous qu'on réfléchisse bien à savoir si faire un gazoduc au milieu des Pyrénées dans des espaces qui sont protégés et la meilleure moyenne meilleur moyen de le faire là aussi on est en crise mais j'essaie d'être cohérent avec notre agenda le climat la biodiversité et donc je pense que l'objectif qu'on doit poursuivre et je le dis si très clairement c'est d'aller au bout du désenclavement de la péninsule ibérique en matière de gaz d'hydrogène et d'électricité et de regarder avec la stratégie qui sera la nôtre pour les années et les décennies à venir les mécanismes qui sont de plus importants et les tracés qui sont les plus pertinents donc je verrai dans quelques jours à Paris le Premier ministre Sanchez et le Premier ministre Costa et on va trouver des accords très pragmatiques à 3 parce que c'est comme ça qu'on fera des choses et qu'on les faits bien en européen mais la France elle est pour l'interconnexion et la France elle est pour une Europe solidaire simplement en étant cohérent et en quelque sorte en ne faisant pas un tête à queue dans ce moment là par rapport à nos objectifs climatiques sur le dernier point je sais aujourd'hui l'inquiétude qui a chez beaucoup de nos compatriotes en particulier dans la région l'Île-de-France et dans les Hauts-de-France pour ce qui concerne leur capacité à faire le plein d'essence je vais ici vraiment avoir un message de d'abord pour vous dire que le gouvernement est pleinement mobilisé et mais aussi d'appels au calme il y a eu des mouvements de grève lié à de revendications salariales dans le groupe Esso puis dans le groupe Total ceci a conduit à la fermeture de plusieurs capacités et donc à des ruptures sur certaines dans certaines stations c'est un phénomène qui est lié purement à ces mouvements sociaux face à ces premiers à réflexions il y a eu des comportements de panique et plusieurs de nos compatriotes ont été à la pompe plus vite pour faire des le plat en quelque sorte par précaution ce qui généralement accélère le même effet donc nous sommes mobilisés chacun des groupes que j'évoque est en train de finaliser des négociations salariales pour que leur salarié puisse le plus vite possible retourner au travail j'appelle aussi chacune et chacun la responsabilité parce que voilà nous sommes un peuple de compatriotes solidaire et je pense que toutes les revendications salariales sont légitimes mais il faut pas qu'elles empêchent les uns et les autres de vivre et de pouvoir circuler fonctionner parfois pouvoir faire son travail et donc il faut qu'on garde tous l'esprit de responsabilité mais je suis confiant sur la capacité de ces deux groupes à finaliser leur discussion salariale et en parallèle le gouvernement agi pour mobiliser ce qu'on appelle les réserves stratégiques et nos capacités disponibles pour pouvoir les libérer et alimenter les stations-service qui était en rupture voilà donc à court terme on organise les choses parce qu'on a des réserves stratégiques et on sait faire mais pas de panique si je puis dire bonjour monsieur le Président Jacques serait Europe 1 nous avons appris lundi la mise en examen pour prise légale d'intérêt du secrétaire général de l'Élysée lexicoleur elle renvoie le même jour du garde des sceaux Eric Dupont-Moretti devant la Cour de Justice de la République avant d'être élu président vous déclariez que dans le principe un ministre doit quitter le gouvernement lorsqu'il est mis en examen depuis lundi c'est la première fois que que nous avons l'occasion de vous interroger sur ce point je me permets donc de vous poser la question pourquoi Alexis Kohler et Eric Dupond-Moretti sont-ils toujours en poste pour ce qui est dans secrétaire général ne vous aura pas échappé qu'il n'est pas ministre et la citation en quelque sorte que vous rappelez répond en quelque sorte à votre question et pour ce qui est d'un homme qui depuis plusieurs années passent ces nuits et ses jours à servir l'État avec un dévouement et une intégrité dont je peux témoigner dans une époque où respectant les lois qui ont été votées il y a maintenant près de 10 ans il n'y a plus d'intervention dans les dossiers particuliers et après que sur cette même affaire d'enquête préliminaire est d'abord classé le dossier je considère que la décision je prends tout à fait légitime la justice suit son courant total indépendance mais ce ne sont pas ces décisions de procédure sur un dossier qui est instruit maintenant depuis plus de 5 ans et qui a déjà fait l'objet d'un classement ce ne sont pas des décisions de procédure qui doivent conduire à prendre des décisions administratives et pour moi choisir mes collaborateurs il a donc toute ma confiance pour ce qui est du garde des sceaux j'ai eu l'occasion de rappeler lorsque je crois je présentais mon programme présidentiel de 2022 c'était un cas très particulier parce qu'il se trouve qu'il est mis en examen dans une procédure qui est une saisine des syndicats de la magistrature sur une affaire qui impliquait des magistrats dans une procédure où il était parti quand il était avocat avec d'ailleurs des arguments qui soulève et donc ça ne touche en rien évidemment ce qu'il a fait en tant que ministre dans son activité ni des sujets qui si je puis dire relève de la morale à l'autre mais c'est une vraie question maintenant de lien entre le fonctionnement de l'exécutif et de l'autorité judiciaire et donc je souhaite que la justice puisse suivre son cours qui puisse défendre ses droits mais je considère que ça n'a rien à voir avec une jurisprudence qui existait ou des engagements que j'ai pu prendre compte tenu de la nature même de la faire je ne peux pas vous dire mieux que cela c'est ce que j'avais défendu il y a quelques mois c'est ce que je continue de défendre avec beaucoup de clarté parce que ce n'est pas tellement une surprise le fait qu'il y ait cette audience et la mise en examen existait déjà bonjour monsieur le Président Michel rose de Reuters une question sur les gazos ducs non stream les Danois étaient censé vous faire une mise au point sur les derniers développements de l'enquête pourriez-vous nous dire ce qu'il vous ont expliqué est-ce qu'on peut aujourd'hui dire qui est derrière ces attaques notamment et est-ce que la Russie derrière cette attaque et concernant la France est-ce que vous êtes inquiet par rapport aux infrastructures de câbles et de gazoduc merci alors la première mise danoise et la première minute suédoise ont en effet fait part du fait que des enquêtes étaient en cours qu'il s'agissait bien d'action de savotage organisé elles ont aussi rappelé qu'à ce stade il est impossible d'attribuer ces actions de sabotage et donc je pense que les deux premières ministres sont elles-mêmes très prudentes dans leur expression publique je fais ici que reporter leur propos nous avons d'ailleurs proposé à l'ensemble des pays qui ont des infrastructures gazières merbaltiques et mer du Nord de procéder à des opérations coordonnées nous en faisons de manière régulière avec notre marine pour sécuriser observer de manière plus régulière ces infrastructures plus largement j'ai l'occasion de le dire mais de manière fugace hier soir je considère que dans la période qui est la nôtre nous voyons bien que nos infrastructures essentielles infrastructure énergétique câble sous-marin infrastructure telle les satellites qui sont hors du territoire national sont des éléments de vulnérabilité et donc il nous faut renforcer notre capacité à les défendre et c'est d'ailleurs l'un des sujets que nous avons décidé de travailler au sein de la communauté politique européenne parce que ça se pense à l'échelle de la plaque européenne et en articulation très étroite et donc avoir une coopération de nos systèmes d'observation de nos systèmes parfois de surveillance militaire est une très bonne chose tant nous voyons que l'hybridation de la guerre celle que nous sommes en train de vivre et bien met à risque ces infrastructures et peut créer des très grandes vulnérabilités dans nos pays ça vaut pour le maritime ça vaut pour le très profond et les câbles ça vaut aussi pour le spatial nous allons prendre une dernière question une obligation parce que madame avait la première alors c'est de l'autre côté donc ce sera pas la dernière mais allez-y allez-y maintenant entre les relations France - Italie est-ce que vous êtes prêtes à collaborer avec Georgia Meloni qui est probablement elle sera la première ministre en Italie est-ce que vous êtes prêts et comment merci beaucoup alors d'abord je veux dire le bonheur de chaque jour que j'ai de de collaborer avec mon ami Mario Draghi il n'y a jamais eu un jour où nous n'avons pas appris l'un de l'autre en tout cas où je n'ai pas appris de lui dire plus modestement mais où nous n'avons pas été heureux je crois travailler ensemble je lui dois beaucoup je pense c'est une immense chance pour l'Italie et l'Europe que ces années où il a été en charge je veux aussi dire toute l'amitié la confiance que j'ai dans le président matarella une fois que j'ai dit cela j'ai toujours eu la même approche nous prenons les dirigeants que les peuples de chaque pays nous donne et notre devoir c'est au tour de la table de faire avancer l'Europe et de la faire avancer de manière la plus juste la plus efficace en en étant fier de ce que nous sommes en veillant à respecter tous nos principes tous nos objectifs toute notre ambition et donc j'ai d'abord pleine confiance dans les conclusions du scrutin que tirade le président matarella et qui que ce soit que le président matarella nomme pour constituer un gouvernement et une majorité et bien la France travaillera avec avec bonne volonté et exigence parce que nous sommes exigeants avec nous-mêmes donc nous sommes avec les autres pour faire avancer le projet européen dans lequel nous croyons voilà mais je vous le dis moi je c'est quand même pas le président français qui va choisir président du Conseil italien c'est c'est le fruit du vote du peuple italien et de par votre constitution la désignation formelle se fera par votre président et moi je travaillerai avec la personne qui sera ainsi désignée qui sera le fruit des élections avec la meilleure des volontés mais je ne changerai pas non plus avec les principes et les valeurs qui sont les miennes mais j'ai toujours su avancer pour le moment merci à vous entendre ça serait finalement assez facile de faire baisser les prix du gaz vous avez dit des achats conjoints vous avez des négocié avec nos fournisseurs et vous avez dit un mécanisme ibérique en réalité les achats conjoints ça a été proposé en mars on n'a pas bougé d'un yota donc ça n'a pas l'air si simple que ça la négociation avec les pays fournisseurs on essaye à Norvège mais ça n'a pas l'air si simple que ça je parle même pas des États-Unis quant aux mécanisme ibérique au-delà du fait que tous les 27 sont pas d'accord là-dessus on sait bien que c'est un mécanisme ou un autre mais qui laissera toujours des pays qui seront moins bien traités qui auront donc pas égalitaire donc comment on fait honnêtement pour aller vite parce que les factures sont très élevées et vous avez aussi dit qu'il y avait un accord aujourd'hui entre les 27 pour mettre en place un des prêts qui auraient la garantie des étapes pour aider les entreprises etc est-ce que vous pouvez nous dire quelle est l'enveloppe de ce futur mécanisme alors je pas de faire le travail de la Commission comme je vous l'ai dit n'avions pas de texte aujourd'hui ni de précision donc c'est la Commission qui va faire cette proposition il y aura un travail sur votre deuxième point sur l'autre je vous ai donné une série de mécanismes si tout est si tout était facile nous ne serions pas là exactement je vous remercie de le dire vous-même et donc comme nous vous manquons régulièrement c'est pour ça qu'on fait des conseils européens et qu'on vient de vous et donc si c'était facile non mais le marché est totalement désorganismes rien n'est facile comme ça n'était pas facile de produire des vaccins de les acheter ensemble et de distribuer mais nous l'avons fait comme c'était pas facile au printemps 2020 de semaine d'accord entre allemand et français pour décider pour la première fois nos capacité d'endettement commun puis en juillet de le faire et nous l'avons fait on fait plein de choses difficiles chaque jour et on va continuer donc vous avez parfaitement raison ça n'est pas facile mais donc pour autant il n'y a aucune raison de désespérer mais parce que il y a aujourd'hui une pression sur tout le monde et donc je veux pas rentrer dans trop technique qu'est-ce qui a fait que ces derniers mois qu'il n'y a pas eu d'achat conjoint nous étions au pic de la crise parce qu'elle est arrivée tout de suite et il y avait parce qu'on arrivait des on a commencé des février mars comme vous le savez il y avait tout de suite une pression pour maximiser nos stockage avant l'hiver et donc ce qui a fait qu'il n'y a pas eu de mécanisme d'achat conjoint c'est que les opérateurs existants qui avaient les contrats avec beaucoup de diversité entre les pays et bien on privilégie le stockage sur de l'achat conjoint et de la coordination des prix c'est exactement ce qui s'est passé mais ça s'est passé je dirais de manière très lucide puisqu'on a décidé du principe mais on a acté qui serait pas mis en oeuvre parce que les pays qui avaient les principaux accords et les principales capacités de stockage on dit faut d'abord qu'on stocke là les stocks sont plein à 90%. la question du stockage elle se pose pour dans un an elle se pose pas aujourd'hui et donc aujourd'hui notre priorité elle est sur la baisse des prix et donc si on est intelligent c'est pas forcément des mécanismes où il n'y a qu'un seul acheteur mais c'est de mettre tous les acheteurs ensemble et créer de la transparence si je puis dire entre les acheteurs avec des mécanismes qui sont techniques mais qui existent dans certains pays membres d'ailleurs qui ont plusieurs acheteurs de taille qui vous permettent d'avoir en quelque sorte des contrats que vous réamorcez donc là il y a une capacité à faire en tout cas à peser de manière plus coordonnée sur le marché premièrement deuxièmement on a avancé techniquement parce qu'il faut bien voir une chose c'est que la vulnérabilité qui avait l'Europe c'est une surexposition au gaz russe et cette vulnérabilité la pensée c'était en quelque sorte le pire puisse advenir il est advenu donc tous ces dérèglés et après ça il y a eu énormément de spéculation qui s'est faite dessus maintenant en plein dérèglement bah quand on a l'impression prend des mesures d'urgence qui n'étaient pas forcément acceptée ou consensuel quelques mois plus tôt c'est souvent comme ça que ça se passe je pense que ce qui est important et là aussi en apprenant du passé c'est que quand on regarde les crises qu'on a bien géré les crises qu'on a moins bien gérées agir vite fort le plus tôt possible en étant solidaire c'est la manière la plus efficace prendre du temps laisser les solutions nationales trop longtemps c'est ce qui réduit les capacités de l'Europe à s'en sortir c'est le modèle covid versus le modèle crise financière 2008-2012 voilà je peux pas dire mieux donc je suis beaucoup plus confiant qu'à quelques mois sur tous les mécanismes alors maintenant le diable va être dans les détails et donc la Commission va travailler sur chacun de ces mécanismes mais je vais être clair aussi avec vous aucun de ces mécanismes ne se suffit à lui seul et il n'y a pas une recette magique mais comme il y a beaucoup de spéculation sur les marchés et que vous l'avez vu parfois de manière extraordinairement erratique les prix se sont envolés parce que les marchés spéculaient en disant ils vont pas se mettre d'accord il va y avoir de la panique c'est ça c'est ça un marché il y a un moment les esprits s'emballent parce que ils disent ils vont se diviser notre capacité à rester ensemble même si c'est difficile pour reprendre votre formule et à converger vers une série de solutions même imparfaite à en soi beaucoup de vertus pour faire baisser les prix et l'idée c'est ensuite que dans les prochaines semaines on est un bouquet de solutions concrète dont aucune ne suffira elle seule qui seront vraisemblablement imparfaite parce que le marché est imparfait dans son fonctionnement actuel mais qui nous permettront de tirer les prix à la baisse et d'être dans une situation beaucoup plus soutenable et c'est pour ça qu'à côté de ça on sait qu'on aura toujours besoin de mécanismes nationaux pour accompagner qui ne ménage qui nous industries mais plus on règle ce problème plus on réduit la facture des mécanismes d'accompagnement et donc moins on a besoin de tirer sur de la garantie collective c'est dans ce sens-là qu'il faut faire les choses voilà donc il y a beaucoup de travail la commission nommé ministre de l'Énergie vont avoir beaucoup de travail dans les prochaines semaines mais je pense que nous sommes en capacité de trouver les bonnes solutions nous aurons aussi un G7 la semaine prochaine qui je l'espère nous permettra d'avancer de manière efficace sur une une meilleure coordination je vais devoir vous laisser en vous remerciant pour votre attention après ce sommet bon courage à toutes et tous