Nicolas Dupont-Aignan invité des Grandes Gueules (15 juillet 2020)
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Le grand oral des grandes gueules. Nicolas Dupont-Aignan, bonjour. Emmanuel Macron était hier à la télé pour l'interview traditionnelle de nouveau, le retour des traditions, un 14 juillet, surtout pour nous annoncer son plan de relance face à la crise économique. Avez-vous été convaincu avec l'idée quand même de mettre le paquet pour les jeunes ?
Écoutez, l'idée de mettre le paquet pour les jeunes, c'est évident et c'est bien, mais je n'ai pas du tout été convaincu par cette allocution. J'ai trouvé très longue, très fastidieuse, je n'ai pas tout compris, très vague. Sur quoi par exemple ? Il énonce des milliards, mais quand on connaît et qu'on regarde, hier ça a été la plus grosse fake news présidentielle. Pourquoi ? 460 milliards. Il dit j'ai mis sur la table 460 milliards. Ça c'est pour le chômage partiel ? Oui, j'ai un article des Echos de ce matin. Les Echos, ce n'est pas un journal qui m'est favorable. Il écrit sur les 460 milliards d'euros du plan de sauvetage, seulement 57 milliards ont creusé effectivement le déficit.
Tout le reste, ce ne sont que des avances de trésorerie ou des prêts garantis. Et ces prêts garantis, sur les 460, je suis un peu précis, mais il faut l'être, il y a 300 milliards d'annoncés. Et vous savez combien ont été prêtés par les banques aux entreprises ? 110. Le plan français ne correspond en fait qu'à une surcharge de dettes futures pour les entreprises, les artisans, les commerçants, ce qui fait qu'il n'a pas été utilisé. Et la grande différence avec l'Allemagne, c'est qu'en Allemagne, c'est un plan d'annulation de charges pour le trimestre perdu et pas de report. Et tous les artisans, commerçants qui m'écoutent comprennent ce que je veux dire.
Si vous surchargez la dette d'une entreprise déjà faible, qui en plus a du mal à redémarrer, elle crève. Si vous annulez, elle se sauve. Et donc, moi j'en peux plus de ce cinéma permanent, de cette communication, sur des faux chiffres. Et ce qui m'a exaspéré hier, c'est que connaissant les chiffres, alors les français ne les connaissaient pas, j'étais surpris entre nous que vos confrères ne les connaissent pas non plus, des grands journalistes, qui n'ont pas posé de questions. C'était une sorte de déroulé tranquille. C'est insupportable pour moi de voir un président de la République raconter n'importe quoi aux français. C'est d'accord avec ça sur les charges ?
Je pense que les français ont compris, c'est tout.
Ce que dit Nicolas Dupont-Dupont, c'est la résolution exacte. L'article des échos, ça c'est vrai.
Donc il faut annuler les charges plutôt que les reporter.
Il faut annuler le deuxième trimestre.
Ce que j'ai proposé à Debout la France, ce que d'autres ont proposé, je ne suis pas le seul, c'est du bon sens absolu. C'est une annulation du deuxième trimestre pour sauver les PME sous-capitalisées, qui ont une faible trésorerie et qui sont en train de crever. Et ce qui m'a effrayé dans l'interview d'hier, c'est que le président à un moment, je ne sais pas si vous vous souvenez, dit « Ah oui, tous les instituts nous disent qu'il va y avoir un million de chômeurs de plus. » Ah oui ? Et comme s'il était spectateur de son impuissance.
– Ce n'est pas vrai, parce qu'il a annoncé des choses pour les jeunes, on va exomérer de charges.
– Oui, mais excusez-moi, si l'entreprise crève, elle ne va pas recruter des jeunes. – Oui, bien sûr. – L'enjeu aujourd'hui, c'est déjà d'éteindre l'incendie. L'enjeu, c'est de faire ce qu'a fait l'Allemagne. On peut regarder ce qu'ont fait les autres.
– Nous, on a pris en charge le chômage partiel. On est le seul pays au monde à avoir été aussi généreux sur le chômage partiel.
– Oui, mais excusez-moi, ça fait partie des 57 milliards. Tout le reste, rien. Or, en Allemagne, ils ont un plan 5 fois plus élevé.
– Ils l'ont annoncé plus tôt d'ailleurs, c'était début juin.
– Dernier point, pour être précis, pourquoi attendre le 1er septembre pour le plan de relance ? – Oui, ça c'est une vraie question. – Et troisième point, pourquoi remettre la réforme des retraites anxiogène, qui va empêcher les Français de consommer alors que l'épargne est stérilisée ? Actuellement, il y a une immense épargne.
– Nicolas Duboyant, si vous avez bien écouté le Président, j'ai l'impression qu'il y a un rétro-pédalage, parce qu'il laisse entendre finalement qu'il n'y a pas de calendrier, alors que Jean Castex avait l'air très pressé.
– On peut être d'accord ou pas d'accord avec Emmanuel Macron. Moi, je l'ai entendu dans le passé, je ne suis pas d'accord avec lui, vous le savez, je le combats, mais je l'ai entendu plus clair, plus précis. Là, je pense que dans une situation… – Oui, mais on est dans une situation de crise…
– Quand on n'est pas précis, c'est qu'on est en train d'enterrir quelque chose.
– Oui, mais excusez-moi, on attend du Président de la République dans une situation de crise très grave, des gestes très clairs, pour qu'on relance la consommation. Il y a une épargne stérilisée qui doit être relancée pour que ça marche, pour qu'on sauve les 100 000 ou 200 000 entreprises qui peuvent faire faillite dans les mois qui viennent. et ensuite, pour qu'on relance l'économie. On ne peut pas être approximatif. Or, hier, c'était très vague, très fumeux, très baveux. Voilà, désolé de vous le dire. – Fatima Edbounois.
– Bon, il est vrai sur la réforme des retraites. Le journaliste a même dit, donc j'ai été étonnée par la formule, et disons que ça sera entre aujourd'hui et les calendres grecques. Et je pensais vraiment qu'Emmanuel Macron allait réagir en disant « vous caricaturez ». Il a dit « oui, vous avez le sens de la formule ou même de la concision ». Et là, je me suis dit… – C'est la preuve qu'on ne va pas avoir finalement pas accéléré. – Donc, ce n'est pas jamais, mais ce n'est pas tout de suite non plus. – Mais c'est peut-être du coup plus près que des calendres grecques.
– Oui, mais excusez-moi, il y a un vrai souci aujourd'hui. Il y a une panne de l'économie. On va avoir une chute de la richesse nationale de 11%. C'est colossal. Le président de la République, et j'espère que le Premier ministre sera un peu plus clair cet après-midi à l'Assemblée, doit envoyer un signal clair aux Français. Est-ce que les retraités vont avoir un problème de pouvoir d'achat dans les deux ans ou pas ? Si les retraités sont inquiets, ils ne vont pas consommer. S'ils ne consomment pas. Moi, par exemple, nous avons proposé à Debout la France qu'on autorise les donations des retraités pour les jeunes. Vous savez qu'il y a une épargne énorme dans le pays.
Il faut qu'elle aille vers la jeunesse. Il faut, par exemple, que tous les retraités qui veulent donner quelque chose à leurs enfants, leurs petits-enfants, soient détaxés pour que l'argent redémarre. Il faut que l'argent circule. C'est le moment où il y a besoin d'un geste très fort. Ben non, on n'a rien.
D'ailleurs, moi, j'aimerais votre avis parce que vous prenez l'exemple de l'Allemagne. La première chose annoncée par l'Allemagne, c'était la baisse de la TVA. Il me semblait... Oui, provisoire. Moi, j'ai fait des cours d'économie à mon niveau de BTS agricole. Il me semblait que quand on veut jouer sur l'économie, la TVA était un des premiers et des meilleurs moyens d'action. Est-ce qu'aujourd'hui, ça ne manque pas dans le plan de relance que de s'attaquer à la TVA ?
On avait proposé, notamment pour les restaurateurs, ce qu'a fait l'Allemagne, une baisse de TVA. Il faut... Il y a un incendie. Quand il y a un incendie, vous mettez de l'eau dans les tuyaux du pompier. Or, là, il n'y a pas d'eau. Il n'y a pas d'eau. La réalité, c'est qu'il n'y a pas d'eau. Dernier exemple, la recapitalisation des entreprises. Il y a des entreprises en redressement qui mériteraient d'être sauvées. Je pense à Luxfer, vous savez, qui produit les bouteilles d'oxygène. Le maire a refusé. Je pense à toutes ces entreprises qui sont viables, qui font du profit. Qui font du profit et qui ont été la victime de licenciements boursiers. Ces entreprises, il faut les sauver.
Même l'Allemagne, qui est plutôt libérale, intervient, recapitalise pour 100 milliards. Ça veut dire, mets des fonds propres. Rien, là. Donc, on est dans une espèce de myopie, je pense, gouvernementale effrayante. Donc, il y a des solutions. Il faut les prendre.
Alors, il y a bien sûr l'économie. Il y a aussi le port du masque obligatoire qui a été annoncé dans 15 jours. Le 1er août, a priori, il sera obligatoire dans les lieux clos. Nicolas Dupont-Yan.
Écoutez, on s'est suffisamment foutu de moi. Quant au mois de mars, j'ai mis mon masque à l'envers. Souvenez-vous. Dès le mois de mars, je disais qu'il fallait porter le masque. Pourquoi ? Parce que je connais les pays d'Asie. Et en Asie, ils portent le masque. Ils y sont habitués. On m'a ridiculisé sur toutes les antennes. Aujourd'hui, pourquoi attendre le 1er août ? Mais pourquoi ? J'étais dans le TGV, il n'y a pas longtemps, il y avait une personne sur trois qui n'avait pas le masque. Les contrôleurs n'osaient pas le demander. J'ai été dans un commerce encore, faire mes courses, samedi. Personne n'avait le masque. Dans les lieux clos, il faut mettre le masque. C'est demain matin.
Non mais 15 jours, parce qu'il faut définir précisément c'est quoi un lieu public clos.
Mais là, ce n'est pas interdit. Il recommande. Ça ne passe pas, mais il recommande de le porter. Et après, il y aura la réglementation. Après, sur le train, ce qui m'étonne, c'est que pour avoir pris le train, au contraire, moi j'ai vu les... Les usagers sont plutôt... Les usagers l'avaient et ceux qui n'avaient pas ont passé, vraiment la personne passée, pour dire que votre marque... Ils avaient eu de la chance, parce que moi, ils étaient à plusieurs...
Mais moi, il y avait un contrôleur gentil, mais il m'a dit, monsieur, j'abandonne, j'en peux plus. Je demande les gens d'abord, ils le mettent sous le nez.
Oui, et même le mettre correctement.
Non mais, écoutez, le danger, quel est le danger aujourd'hui ? C'est le reconfinement qui nous pend au nez en septembre. S'il y a reconfinement, c'est la mort du pays. Oui, c'est clair. Donc, moi, je demande que dans les lieux clos, on impose le port du masque. Deuxièmement, je demande qu'on prépare des FFP2, vous savez, les masques très protecteurs pour les personnes fragiles. Et je demande qu'on livre gratuitement, pour chaque famille française, un lot de masques par mois. On ne peut pas s'acheter ? Non mais attendez, vous vous rendez compte le prix pour une famille de 4 personnes, des masques ? Il doit y avoir un lot de sécurité sociale minimum, qui pourrait être avec la carte vitale.
Non, c'est sûr qu'on a fait produire à des entreprises qui, aujourd'hui, ne savent plus quoi en faire. Et puis, en plus, il y a une cohérence.
Enfin, quand même, on a été lamentable pendant la première période. Est-ce qu'on ne peut pas en anticiper pour éviter un reconfinement ?
Merci. Madame Lacroix a dit hier, on est prêt, si jamais il y a une deuxième vague. Il l'a dit. Bon, alors, on y va. Pourquoi attendre 15 jours ?
La Belgique a mis 24 heures. Mais pourquoi attendre 15 jours ? Pareil pour les frontières. Pourquoi il n'y a pas de contrôle de température à l'entrée des vols qui arrivent d'autres pays ? Pourquoi ? Oui, même des tests salivaires, paraît-il maintenant, c'est possible.
Ça veut dire qu'on est prêt, parce que pour l'éducation nationale aussi, on avait des... On est prêt. Des fois, ils disent on est prêt, et les gens censés être prêts sont au courant.
Il y a toujours, je vous rappelle, qu'il y a toujours des sacs plastiques dans certains hôpitaux, parce qu'il n'y a toujours pas de blouse. Donc moi, j'aimerais qu'on ait un point précis. Enfin, on est dans un pays extravagant. Le président de la République nous dit qu'on attend le 1er août. Non mais, soit c'est dangereux, c'est maintenant.
Oui, mais après on reproche d'infantiliser. Est-ce que vous êtes candidat à la prochaine élection présidentielle ?
Vous verrez le moment venu. C'est pas aujourd'hui qu'il y a assez de soucis.
Il y a un point précis, là, déjà, à jouer.
Vous verrez, oui. Donc ça veut dire oui ? Non, vous n'en savez rien. Laissez, on n'est pas, c'est pas l'objet.
Sur l'ouverture des, on a beaucoup parlé d'ouverture, ou de, on n'a pas l'ouverture des discothèques, justement, où là, il y a Disneyland qui ouvre aujourd'hui à perte, et on voyait, parce qu'économiquement, il n'y a pas simplement Disneyland qui vit de Disney. On entendait l'agglomération à côté qui disait que 75% des recettes du territoire étaient liées à Disneyland. Vous, quel est votre point de vue sur ça ? Vous êtes plutôt...
Si on est franc, est-ce qu'il ne faut pas être un peu réticent quand même ? Ça me fait de la peine pour les discothèques, mais est-ce qu'on peut rassembler beaucoup de gens dans le même lieu clos ? Si c'est en plein air, c'est peut-être différent, mais en lieu clos, enfin, moi je pense qu'on a quand même vécu le confinement, on a une crise économique sans précédent. On nous dit, moi je regarde, je lis, on nous dit que ça reprend légèrement. À mon avis, les discothèques, c'est mort. On n'a pas intérêt à être prudent, quand même. Il y a un moment...
Parce que ça veut dire que les discothèques...
Si c'est en plein air, pourquoi pas ? Si c'est en lieu clos, je pense que tout ce qui est lieu clos, il faut éviter.
Alors, on a aussi parlé, nous, dans les grandes gueules, de ces violences urbaines qui, une fois de plus, j'ai envie de dire, ont été constatées pendant ce long week-end du 14 juillet, avec des forces de l'ordre qui sont prises à partie, des tirs de mortier qui rendent la vie impossible. On a eu plusieurs témoignages de gens qui n'en peuvent plus, qui n'arrivent pas à dormir. C'est un peu un sujet tabou, d'ailleurs, le ministère de l'Intérieur ne publie plus de bilan de ces violences. C'est normal, ça ?
Même hier, moi, j'ai décidéré que le président de la République n'évoque pas le cas de Mélanie Lemay, cette gendarme qui est morte, n'évoque pas le cas du chauffeur de bus. Enfin, il y a une violence gratuite, abominable, qui s'étend dans le pays. Et là, rien, silence radio, personne n'en parle.
On lui a proposé de questions, il faut dire, sur ces sujets, à présenter la République. Oui, mais peut-être que tout était organisé à l'avance.
Moi, j'avais le sentiment qu'il y avait une agence de com' qui avait déroulé des séquences de communication.
Il pouvait s'en saisir, même s'il n'a pas de questions, il peut en parler.
Il peut en parler, absolument. Enfin, c'est ahurissant ce qui se passe. Et il y a des mesures précises, des peines planchées pour les agressions de force de l'ordre, des peines planchées pour les récidivistes, la construction de places de prison. Alors, on va voir si cet après-midi, le Premier ministre s'en parle. Maître Dupond-Moretti, le nouveau garde des Sceaux, il n'est pas très prison. Non, moi, j'avoue que j'ai été très choqué de sa nomination. Pourquoi ? Parce que libre à un avocat de défendre qui il veut. Ma femme est avocat, elle m'a dit « Tu ne peux pas accuser un avocat d'avoir défendu ». Et je dis « Libre à lui ».
Il ne défend pas la cause, il défend un client.
Est-ce que c'est le meilleur symbole de prendre l'avocat de Balkany, de Cahuzac, de Tronc et des autres comme ministre de la Justice ? Franchement, moi, j'aurais aimé... Vous voyez, je serais président de la République, j'aurais nommé de mon golfier procureur de la République qui avait lutté contre la grande fraude fiscale. Je trouvais que ça avait plus de gueule. C'est-à-dire que je trouve que le signal d'envoyer Moretti, même pour les femmes, d'envoyer Moretti-Garde des Sceaux, moi, c'est un signal qui me choque, à titre personnel. Maintenant, on verra ce qu'il va faire. Et si je vous parle de Darmanin, alors, puisque vous parlez des femmes ?
Darmanin, il y a une chose que je ne comprends pas. Pourquoi le président de la République, s'il est si convaincu de l'innocence de Darmanin, et il y a la présomption d'innocence, pourquoi il n'a pas attendu pour le nommer ? Si c'est une affaire si simple, il suffit d'attendre quelques semaines, qu'il soit lavé de tout soupçon, mais il y avait une vieille jurisprudence baladure, vous vous souvenez ? Il faut être mis en examen, mais là, il n'y en avait pas mis en examen. Est-ce que c'était nécessaire de nommer Darmanin à l'intérieur et Moretti au garde des Sceaux, au moment où on fait de la lutte contre les violences faites aux femmes, un signal fort et une mobilisation de la société ?
Si vraiment, et je n'ai pas de raison d'accuser Gérald Darmanin, il y a la présomption d'innocence, mais est-ce qu'on ne pouvait pas attendre quelques semaines ? Franchement, est-ce qu'il ne s'est pas mis lui-même dans une situation intenable ? Moi je comprends l'indignation des femmes, parce que ça a l'impression que finalement, moi j'ai un malaise, sans accuser la personne, j'ai un malaise.
Non mais Darmanin, il a créé un rapport de force, c'est lui Darmanin qui a fait un chantage.
Mais ça prouve qu'on cède à un chantage d'un ministre ? C'est le cas ! Alors il est si important que ça Darmanin ? Oui, il est de la droite.
Apparemment Darmanin est très important dans le bon objectif. C'est pour vous embêter, pour embêter la droite.
Mais vous croyez que les Français sont dupes ? Enfin, tous ces scénarios de com' et plus personne n'y croit. La com' c'est la politique. Mais non, attendez, il y a un moment, ce qu'on attend, c'est de voir ce que les gens font réellement. Ce n'est pas qu'il aille à Bayonne. Ce qu'on attend, c'est par exemple, est-ce qu'il va y avoir des mesures de chaînes pénales, de changements, est-ce qu'on attend des actes ? On a l'impression d'un monde de paroles, de gènes, de communications.
Le ministre de l'Intérieur qui fait que les marches blanches, entre nous soit dit, ça ne sert à rien. Parce qu'aller faire les marches blanches quand le drame est arrivé, il n'y a pas besoin du ministre de l'Intérieur pour ça. Comme les bougies après les attentats.
Je crois que la crise est tellement grave qu'on attend des actes. L'acte que j'attends, c'est la création de places de prison, c'est l'application des peines. Il y a 100 000 condamnations qui ne sont pas appliquées en France. 100 000 ! C'est-à-dire qu'ils ont déjà été condamnés, ils ne sont pas appliqués. Pourquoi ? Il n'y a pas de greffier pour rédiger les actes, il n'y a pas de place de prison. J'avais proposé qu'on reprenne les casernes désaffectées pour faire des places pour des prisonniers de faible temps, qui peuvent être dans des lieux moins fermés. Mais bref, est-ce qu'à un moment, il va y avoir une sanction face au délit ? C'est simple quand même. Qu'est-ce qu'on attend ?
Je vous rappelle que Macron avait promis 15 000 places de prison, qu'il a réduit à 8 000, et puis maintenant c'est zéro. Et puis là, on les a vidés parce qu'il y avait le Covid. Et on en a vidé 13 000. Et c'est quand même un libéré de Mme Belloubet qui a assassiné le jeune Thomas à Sarcelles. Donc, il y a peut-être un moment où on va peut-être à un moment dans notre pays changer de ligne. Or, avec Dupond-Moretti, on ne changera rien.
Alors, on a quand même un nouveau Premier ministre, et c'est son baptême du feu cet après-midi à l'Assemblée nationale, le discours de politique générale de Jean Castex. Vous le connaissiez ? Non. Non. Non, mais bon.
C'est à haut fonctionnaire qu'il sera obéissant.
Oh, il a une personnalité, on l'entend.
Heureusement qu'il a une personnalité. Mais ce que je veux dire, c'est que vous avez bien compris, d'ailleurs c'était très intéressant hier, sans vouloir commenter, la seule question un peu vive des deux journalistes, ça a été, pourquoi vous avez changé par quelqu'un qui est pareil ? Et en fait, pour faire la même chose, il n'a pas pu répondre.
Si, il a répondu, ils ont des histoires différentes.
Oui, ça veut dire, en gros, il y en a un qui devenait trop populaire et pas assez obéissant, et là, j'en ai un que personne ne connaît, mais on va le connaître, mais qui sera plus obéissant. Mais c'est à peu près les mêmes pour vous, donc Édouard Philippe, Jean Castex, c'est pareil. Ce sont des clones, hauts fonctionnaires, ayant fait un peu de politique, de droite, libéral, ayant soutenu toutes les réformes. Jean Castex a quand même fait la tarification de l'hôpital public, qui a tué l'hôpital. À l'époque, oui, avec Madame Bachelot. Donc, il y a un moment, moi, je veux bien qu'on prenne toujours les mêmes et qu'on recommence. Je ne vois pas ce que ça a de réinvention.
Donc, vous ne voyez pas le nouveau chemin ? Mais il n'y a aucun nouveau chemin. C'est le même chemin. En fait, c'est un chemin qui est mené depuis 20 ans, qui a mené le pays à la faillite, avec des hauts fonctionnaires, au service d'une idéologie bruxelloise, mondialiste.
Le pays n'allait pas si mal avant le Covid, pardon, mais le chômage baissait, il y a eu quelques réformes, on ne peut pas dire que le pays allait...
Moi, je considère qu'un pays qui a 6 millions de chômeurs ne va pas bien. Il baissait le chômage.
Il a un tout petit peu... On était à un peu plus de 8.
Mais enfin, écoutez, avec un taux de pauvreté des plus colossal, avec une désindustrialisation, des délocalisations. Rien hier sur les travailleurs détachés ? 590 000 contrats dans notre pays ? Rien sur l'accord du Mercosur ? Du CETA qui va tuer notre agriculture ? Rien ?
Il nous a juste dit qu'il fallait relocaliser. Mais oui, mais comment... Mais en même temps, au signe des accords, qu'elle délocalise. Mais oui, mais...
Comment... On a un projet pour relocaliser. Il faut des mesures pour relocaliser. Et surtout, on arrête de délocaliser.
Et puis sur les bilans, on peut être d'accord. Mais regardez, même Emmanuel Macron a été élu, finalement, sur un bilan comme vous. Il a commencé avec le Révolution. Il faut tout changer. On ne peut pas rester... On dirait que tous les hommes politiques viennent après nous dire, voilà, il faut tout changer. On est d'accord qu'il faut tout changer. Venir, même ce que vous avez... Moi, je suis d'accord avec ce que vous avez dit sur le fait, même dans la justice, de payer ses propres photocopies maintenant. Mais la question, c'est qu'est-ce qu'on propose après ? Justement. Excusez-moi.
La question et l'enjeu de 2022. Vous avez raison, mais moi, j'ai toujours proposé, pour éviter les délocalisations, qu'on ne signe pas des accords, moins disant sociaux et environnementaux, qui tuent nos entreprises. Vous ne pouvez pas avoir les charges les plus élevées sur les PME françaises et ouvrir au monde entier. Ce n'est pas possible. Il y a un moment, il faut baisser les charges sur les PME et il faut protéger un tout petit peu l'Europe et la France.
Merci Nicolas Dupont, ayant d'être venu dans les Grandes Gueules, on va se retrouver demain à 9h en direct sur RMC et RMC Story. Bon après-midi. RMC, Olivier Cruchot, les Grandes Gueules.
Nicolas Dupont-Aignan