Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewEurope 1 (sur YouTube)· 11 octobre 2025 12 min

Gouvernement Lecornu II, division chez les LR : «Sur les textes qui seront orientés à droite, on

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Europ soir weekend 19h 21h Stéphanie de Muru. Bienvenue aux auditeurs qui nous rejoignent sur Europe 1. L'heure d'accueillir mes débatteurs de la première heure Raphaël Stinville directeur adjoint de la rédaction du JDD.

Bonsoir Raphaël. Bonsoir Stéphanie. Ophélie Rock professeur et désormais journaliste également.

Bonsoir ma chère Ophélie. Et évidemment, on va parler avec vous des suites du feuilleton politique Sébastien Lecnu, saison 2, je crois qu'on peut le dire comme ça. Il y a il y a tous les ingrédients du feuilleton.

Parviendra-til à la française et oui, parviendra-t-il à composer ? Sauf que bon, c'est ça pourrait être drôle mais ça allait pas tant que ça. Mais l'humour et la politesse du désespoir, n'est-ce pas ?

Parviendra-t-il à composer un gouvernement ? Lui qui affirme ne pas vouloir vouloir un gouvernement libre, pas emprisonné par les parti ? Ce sera en tout cas sont les Républicains qui ont annoncé qu'il n'en ferait pas partie lors d'un bureau politique ce matin.

Mon invité justement est Théo Amsadi, président des jeunes républicains. Bonsoir Théo Hamsadi. Bonsoir.

Merci pour l'invitation. Avec plaisir. Alors vous multipliez les réunions he chez les républicains depuis hier.

Confiance et conditions ne sont pas réunies pour que le LR participe au gouvernement. Il y a une semaine, Bruno Rot avait annoncé qu'il participait à le Cornu 1 avant de claquer la porte et de tout faire capoter. J'ai envie de vous dire tout ça pour ça.

Théo Amsadi, oui, on peut on peut on peut le voir comme ça, mais en réalité, on avait aucune autre attitude à voir quand on regarde par respectue pour nos électeurs. On nous a demandé pendant un an d'être responsable. On l'a été.

C'est ce qu'a Bruno Rotaillot à Bovau. C'est ce qu' ont été tous nos ministres au gouvernement. Sauf que là, c'était la foi trop.

C'était un peu, on va dire le le coup de trop de la Macronie. On pouvait pas cautionner un gouvernement comme ça. Et je pense que le peuple de droite dans cet ensemble euh n'aurait pas compris qu'on puisse cautionner une nouvelle fois ce que nous a fait Sébastien Lecornu, ce que nous a fait la Macronie.

Et donc c'est une question de cohérence. On devait répondre à ça et c'est une réponse qui est je pense proportionnée. C'est-à-dire qu'on ne rentrera pas dans ce gouvernement là parce qu'on on ne considère pas qu'on puisse travailler en confiance avec ces gens-là.

Par contre, on ne peut pas non plus considérer qu'il faille les censurer automatiquement parce qu'il faut quand même avoir un gouvernement pour le pays. Pour ça, on fait confiance texte par texte. Sur les textes qui seront orientés à droite, on sera là.

Sur le reste, les délires gauchistes, on sera pas là. Tho Amsadi, vous dites ce que nous a fait la Macronie justement. Est-ce que vous avez pas le sentiment ce soir que le parti républicain et notamment Bruno Rotaillot sont tombés dans ce piège de la Macronie ?

Je sais pas si on peut parler de piège. En tout cas, nous on a été de bonne fois. Quand je dis nous, je pense surtout à à Bruno Rota.

Bruno Rota était de bonne foi. Je pense que de toute façon, il a fait ce qu'il avait à faire, son devoir de ministre, son devoir de responsable politique et Bruno Rotaillot, je pense qu'on est on est beaucoup à le partager et beaucoup de Français le partagent. il a quelque chose qui est différent des hommes politiques, c'est qu'il est particulièrement sincère et particulièrement honnête. euh on peut ne pas l'apprécier mais il est droit dans ses bottes et ce qui fait il le pense avec ses tripes et euh quand on il a décidé de rejoindre le gouvernement c'est c'est ces deux trois foisl c'était notamment en fidélité avec ces conditions.

Sauf que voilà évidemment quand on joue avec des gens qui sont pas qui ne jouent pas avec les mêmes règles du jeu oserais-je dire forcément parfois on on peut perdre sur le coup mais on perd peut-être maintenant mais je suis convaincu que c'est une nécessité pour nous donner des victoires à nous évidemment en tant que parti mais plus important que ça au pays plus tard et puis à tous les Français dans leur ensemble. Euh il n'empêche euh aujourd'hui les républicains sortent divisés euh fracturés euh de cette séquence. Euh il y a eu euh les débutés euh qui n'étaient pas forcément d'accord avec euh les chapeaux à plume du parti, hein.

On ne veut pas que Bruno Retaillot nous entraîne euh dans sa chute euh disent en substance les députés LR qui eux euh évidemment ont peur d'aller retourner aux urnes, hein. Peut-être ont peur de cette dissolution. Euh qu'est-ce que vous répondez aujourd'hui euh et quelle est votre attitude vis-à-vis de ce ce genre de fracture ?

Bon, moi donc je suis je suis le président des jeunes républicains. Mon attitude, elle a été tout d'abord de m'assurer que le mouvement jeune soit uni et soit rassemblé derrière une seule voie. C'est ce qu'on a fait notamment ce matin.

On l'a montré à travers notre communauté de presse. Tous les responsables départementaux locaux des jeunes républicains sont exprimés contre l'entrée au gouvernement et pour la ligne que nous a proposé Bruno Rotaillot. Moi ce que je dis et ce que je pense et c'est aussi ce que j'ai affirmé ce matin en bureau politique, c'est que la ligne elle doit être très claire aussi parce que les 130000 adhérents des républicains aujourd'hui nos sympathisant ne nous pardonneront pas de nous déchirer une nouvelle fois.

Euh la ligne, elle doit être très claire, c'est qu'on a un président qui a été élu avec 75 % euh des voix des adhérents et qui a bénéficié d'un engouement qu'on avait pas connu à droite depuis des années. Cet espoir là, il est né alors que pendant des années, nous notamment les jeunes, on a milité un peu dans la galère. Ça n'a jamais été facile de militer à droite.

Cet espoir là, il est né, on n pas le droit de de le gâcher, on doit le préserver. Et j'appelle vraiment et puis tous les jeunes républicains appelle vraiment tous les cadres et les parlementaires LR à parler d'une seule voix et cette voix c'est celle du bureau politique qui a tranché très majoritairement. Mais quand vous voyez Vincent Jambrin au côté de Sébastien Lecornu ce matin à la et Rose sa ville d'ailleurs le au député RN, vous vous lui en voulez un petit peu ?

Vous avez envie de lui dire quelque chose à Vincent Jean-Brin ? Je honnêtement je j'ai j'ai envie de croire que c'était un un coup un coup du hasard, un coup du sort, même si bon je suis je suis jeune, je suis pas non plus naïf. Vous êtes naïf peut-être mais c'est c'est bien.

Non, ce que je ce que je lui dis comme ce que je dis à tout le monde, mais c'est vraiment toute sympathie vu qu'on est une seule et même famille à la fin, c'est qu'on doit vraiment être tous dans le même bateau. Si on veut que la droite puisse toujours regarder droit sans ses droit dans les yeux, pardon, ses électeurs, les Français dans leur ensemble, on doit être fidèle et droit à ce que dit notamment la majorité. La majorité, ça a été le bureau politique.

C'est notamment ce que pensent aussi tous les sympathisants et les militants. En tout cas, sur une large majorité, j'en suis convaincu. Et c'est cette ligne là qui doit tous nous inspirer.

Euh, les militants vont être quand même amenés à voter. Est-ce que vous pourriez changer d'avis peut-être si les militants n'étaient pas d'accord avec vous ? Parce que bon, on a compris que vous ne participerez pas au gouvernement les LR mais qu'il y aurait un soutien texte par texte.

Alors je et je pense que la plupart des gens qui aujourd'hui défendent la position de ne pas rentrer au gouvernement ne changeront pas d'avis. Seulement et effectivement on a un parti démocratique. Si la majorité des militants demain décident de faire l'inverse, bah évidemment on on on on agira en conséquence.

Encore une fois, je suis convaincu que c'est pas du tout la position des militants. Moi, je suis un militant de base. Je suis peut-être aujourd'hui avec un titre président des jeunes républicains, mais moi, je suis un militant de table dans notre Pyrénée.

Je suis pas vraiment un château à plume. Et les gens avec qui je parle, qui sont des militants normaux, on va dire, tous me disent la même chose. Sur toutes les boucles internes, il y a un seul et même discours, c'est que l'attitude de Bruno Rotailler au moment d'acter la rupture avec le cornu la dernière fois, la semaine dernière, a été la bonne et qu'aujourd'hui, on attend une seule chose, c'est que tout le monde parle derrière cette voix.

C'est bien montrer de la combativité et de l'optimisme et c'est vrai que oui, voilà, on essaie c'est c'est bien de le dire. Euh j'ai encore une question. Éricoti euh exhorte ses anciens collègues hein dans une lettre euh qu' a publié euh le le JDD hein, ses anciens collègues de des républicains à tourner la page du macronisme et à rejeté toute participation au gouvernement le cornu et à raller l'alliance UDR RN.

Qu'est-ce que vous lui répondez à Écoti ? Moi ce que je lui réponds c'est que cette alliance là de toute façon elle ira nulle part. elle va droit dans l'impasse et en fin de compte, je pense que tout le monde le sait euh inévitablement.

Pourquoi ? Parce qu'en 2027, pour l'échéance présentielle, il y aura de nombreux débats et ces débats-là ne vont pas tourner autour de seulement l'immigration et la sécurité. Sur ces questions-là, évidemment, nous nous sommes sur une approche très ferme avec Bruno Rotaillot.

Moi, je partage cette ligne là, cette exigence là sur l'immigration, la sécurité. Par contre, sur tout le côté économique, entrepreneurial et cetera, je serais bien curieux de voir comment Eric Sioti va s'aligner et tout l'UDR vont s'aligner derrière le programme social étatiste de Marine Le Pen. Donc moi, je lui réponds une seule chose, c'est qu'au final si on est de droite, si on est libéral sur la branche économique et si on croit en l'ordre, en l'autorité, en la sécurité, qu'on considère qu'immigration n'est plus une chance, il y a un seul camp, c'est LR et c'est la voix de Bruno Rotaille.

Euh Théo Amsadi, puisque vous parlez d'économie, euh vous le savez, les retraites sont au cœur euh de ces débats. Euh la suspension, c'est ce que souhaitent en tout cas euh le les socialistes qui semblent avoir une forme de clé hein dans cette crise politique. Euh quelle sera votre réaction au OLR si justement Sébastien Lecornu fait des concessions ce qu'il semble vouloir faire au sujet de cette réforme des retraites ? on sera très attentif et et certains utilisent ou non la le le le mot de le mot ligne rouge, en tout cas le le concept de ligne rouge très clairement les retoucher à la réforme des retraites si en tout cas ce sera une empreinte philosophique du prochain gouvernement et de sa de sa future doctrine.

Donc si demain le gouvernement Lecornu nous dit euh que on doit retoucher aux retraites avec une approche de gauche en reniant la conviction qu'aujourd'hui il y a vraiment un travail à faire sur ce système-là euh ce sera vraiment un motif de rupture encore plus fort. Je pense que là les députés seront amenés une nouvelle fois à se prononcer sur est-ce qu'on doit aller plus loin ou non et sur ça parle sur la question ça veut dire quoi ça dire laure ça appartient souverainement au au députés Raphaël Stinville. Oui, pardon.

Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que le les députés, les républicains pourraient censurer le gouvernement si d'aventure euh Sébastien Lecornu se décider à faire des concessions, à suspendre la réforme des retraites. Alors moi je vais pas parler au nom des au nom des députés, mais en tant que militant et en tant que jeune militant notamment, je pense qu'à ce moment-là, on devra tous se réunir pour vraiment réfléchir sur ce qu'on fait, comment on va plus loin pour affirmer vraiment notre ligne et pour leur dire qu'à un moment donné stop, le pays penche à droite.

On peut pas en fait précipiter le pays dans le b de bord du gouffre. Et c'est aussi pour ça qu'on rentre pas au gouvernement. C'est parce qu'en fait si on décide demain d'acter notre entrée au gouvernement, ce qu'on n pas fait du coup ce matin, on en fait on pousse nous-même le pays dans le gouffre à travers notamment cette question de la retraite.

Oui. J'ai une petite Bonjour, j'ai une petite question à vous poser. Est-ce que vous d'une certaine manière, vous n'avez pas peur qu'une cission entre ceux qui seraient perçu un petit peu comme les idéologues du parti et puis ceux qui sont peut-être les députés sur le terrain, qui n'ont peut-être pas envie de perdre leur place, que voilà cette forme en fait de dualité ne vienne fracasser finalement le votre partie de l'intérieur.

Thom non, je pense je je ne pense pas. Évidemment, il y a il y a toujours un risque, mais honnêtement euh je pense que c'est c'est une phase, voilà, c'est une petite phase de quelques jours. Euh les esprits évidemment vont s'apaiser.

On est encore une fois, on est une seule et même famille. On a connu des épisodes tellement sombres, tellement difficiles. Quand on voit ce qu'on a réussi à faire ces dernières semaines, ces derniers mois, tout le monde euh reconnaissait qu'on connaissait quelque chose chez les républicains qu'on avait pas vu depuis des des mois et des années.

Je pense qu'on on prendra tous conscience qu'on a pas le droit à l'erreur et pas le droit à les chquier et on est tous en tout cas engagés en politique pour la France parce qu'on aime ce pays et je pars du principe que par amour en tout cas on est prêt on est prêt à agir intelligemment. L'amour c'est bien joli, mais ne pensez-vous pas que finalement les les députés qui ont parfois mis des voilà toute leur énergie à être élu ne rentre pas dans dans si vous voulez dans ce système là qui serait un système en effet qui est purement politique et comme vous dites mais mais c'est un peu le problème. C'est-à-dire qu'à un moment il y a aussi les ambitions personnelles qui rentrent dans la danse et c'est pas forcément facile non pour ces gens-là pour les députés qui ont été élus de d'être exclus du gouvernement de s'exclure eux-mêmes.

Je je je peux le comprendre, mais en tout cas ce qui est plus difficile encore, c'est de ne pas rentrer dans la ligne du parti, c'est-à-dire celle que qu'il a adopté ce matin en bureau politique. C'est pour ça en réalité pour moi, on doit tout de suite passer sur la seconde phase des débats sur vraiment sur quel texte on s'anigne avec avec quel groupe à l'Assemblée nationale et et c'est tout ce qui doit nous animer dans les prochaines semaines. Raphaël Stinville.

Euh oui, c'est c'est un peu dans le prolongement, mais est-ce que vous comprendriez que qu'un ou des membres de de des républicains figure dans le prochain gouvernement le cornur en dépit des Non, absolument pas. Je pense qu'on a connu encore une fois pendant longtemps des débauchages individuels et personnels. Quand on a un président de parti élu à 75 % avec un bureau politique euh qui acte à 85 % une décision, je pense que la seule chose à faire, c'est d'être solidaire. et de travailler ensemble.

Merci Théo Amstadi, président des jeunes républicains d'avoir répondu à nos questions et on se retrouve dans quelques instants avec mes débatteur Raphael Saint-Ville et au Féliock. Et on aura aussi la vie d'horizon puisque on aura un invité Horizon, Paul Christophe, président du groupe à l'Assemblée nationale. On lui posera de la question de sa position lui aussi. [Musique]

Gouvernement Lecornu II, division chez les LR : «Sur les textes qui seront orientés à droite, on — Sébastien Lecornu · Pourquijevote