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interviewfranceinfo (sur YouTube)· 26 juin 2025 23 min

Le député européen Bernard Guetta qualifie Donald Trump de "dangereux" pour le monde entier

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bernard Geta, démonstration assez implacable. Euh, est-ce que son climatoscepticisme est dangereux au président américain ? Écoutez, évidemment qu'il est dangereux.

Il est dangereux pour les États-Unis. Il est dangereux pour le monde entier. Il faudrait lui rappeler à cet homme les incendies de Los Angeles il n'y a pas si longtemps.

Simplement, si on le fait, vous savez ce qui va vous répondre ? C'est la faute de ces incapables d'élus démocrates de Californie. Et bon bah, c'est la faute de ces incapables d'élus démocrates de Californie.

Et si on lui dit que c'est un peu peut-être la faute, non pas les les incendies, mais c'est un ici d'avoir aussi un secrétaire à la santé qui combat la vaccination, qui combat la vaccination, monsieur Kennedy Junior. Oui, absolument son pauvre père doit se retourner dans sa tombe. C'était Bob Kennedy quand même.

Ça fait mal. Ça fait mal. Et bien voilà.

Voilà, un gouvernement qui euh combat les mesures contre le réchauffement climatique et qui combat la vaccination. Et on peut continuer. Bernard Getta sur le climatoscepticisme, justement le danger, est-ce que c'est pas aussi que euh Donald Trump finalement tire le reste du monde vers le bas ?

Pourquoi se fixer des objectifs très ambitieux de baisse d'émission de gaz à effet de ser si le président américain de toute manière ne va rien faire ? Est-ce que cette crainte, elle est là aussi chez vous ? Non, mais c'est pas aussi, c'est principalement.

Évidemment que vous avez raison. Malheureusement, vous avez totalement raison. Bien entendu que les États-Unis vont tirer euh le monde entier vers le bas.

Bah, écoutez, je vais pas reprendre vos arguments, ils étaient excellents parce que si les États-Unis ne le font pas, pourquoi est-ce qu'on le ferait ? Et je vous pose la question notamment parce que le président euh Macron euh va arriver au Conseil européen euh et il veut arriver, il est arrivé au Conseil européen et il est arrivé avec une demande. Il veut mettre à l'ordre du jour justement euh une volonté de de baisser l'objectif de réduction euh des émissions de de gaz à effet de serre de l'Union européenne qui sont très ambitieux hein.

C'est 90 % d'émissions en moins d'ici 2040. et président Macron veut arriver à ce Conseil européen en disant ça va trop loin, on se met des objectifs trop hauts et justement avec cet argument de la crainte d'un décrochage économique de l'Europe face aux États-Unis, face à la Chine, qu'est-ce qui arrive à Emmanuel Macron ? Pourquoi est-ce qu'il fait cette demande aujourd'hui ?

Écoutez, si ce n'était qu'à Emmanuel Macron, ce ne serait pas très inquiétant. Ce serait un des 27 chefs d'État ou de gouvernement, mais ce sont les 27 chefs d'État et de gouvernement. Tout le monde veut détricoter le Green Deal.

Détricoter, faut pas dramatiser non plus. Faut pas dramatiser. Mais reculer, oui, reculer bien sûr.

Bien sûr. Mais écoutez, il y a une majorité, il y a une majorité au Parlement européen là-dessus dont je ne fais pas partie mais il y a une majorité bien entendu qui est constituée par la droite et les extrêmes droites qui se retrouvent. Ce n'est pas habituel d'ailleurs.

Normalement la droite vote avec le centre et les socio-démocrates et les verts le plus souvent d'ailleurs. Mais euh mais là non. Si je voulais polémiquer, je dirais que traditionnellement votre camp a soutenu Ursula Vanerleyen qui est la présidente et la chef de cette majorité.

Mais il faut reste une polémique. Bah donc c'est vrai. Donc vous vous le C'est vrai.

Bah oui, évidemment. Oui. Oui, bien sûr.

Oui, c'est vrai. Très bien. Merci Léa.

Je rappelle que vrai ou faux l'émission à laquelle vous participez est diffusé demain à 22h sur France Info et rediffusé samedi matin. Merci beaucoup. On va parler du conflit en Iran évidemment avec une déclaration du guide de la révolution iranienne qui est sortie de l'endroit où il était caché.

Pour prendre la parole, on l'écoute et puis vous nous direz ce que vous en pensez. La République islamique a accès à d'importantes bases américaines dans la région et elle peut agir contre elle dès qu'elle le juge nécessaire. Si une attaque se produit, le coût pour l'ennemi et l'agresseur sera certainement élevé.

Comment vous avez analysé cette première prise de parole aujourd'hui ? C'est aussi ridicule que la plupart des déclarations de Donald Trump par exemple parce que ils se sont vengés, ils ont je sais pas comment on dit là les retaliations en français, on dit quoi ? Les représailles les représailles.

Euh ils ont prévenu les Américains avant pour que les Américains mettent les appareils militaire à l'abri pour qu'il n'y ait plus de soldats sur la base pour qu'il ait pas pour qu'il n'y ait pas de victime. Victime. Un jeu de dupe vous voulez dire.

Écoutez tout le monde ment dans ces opérations. Les Américains essayent de nous dire mais enfin ils s'emmêlent les pinceaux eux-mêmes. Enfin essayent de nous dire que il y a plus rien du programme nucléaire. absolument plus rien, ce qui n'est forcément pas vrai.

Bon, et les Iraniens nous disent qu'on pas du tout une pigure de moustique, ce qui est forcément pas vrai et même complètement ridicule, ridicule de soutenir cela. Et les Iraniens eux-mêmes s'en mêlent les pinceaux puisque un porte-parole des affaires étrangères a dit que non, ça avait été très sérieux et qu'on ne pouvait pas le nier. Bon ben écoutez, à la guerre tout le monde ment.

à la guerre tout le monde ment et donc on s'en fiche un petit peu de ces mensonges. Alors tout le monde ment mais tout le monde ne dit pas la même chose. Question aux grands européens que vous êtes, au grands euh partisan de l'Union européenne, on a vu quand même des opinions différentes parce que le président de la République il dit on peut comprendre les motivations, mais enfin cette opération est illégale.

Ni Israël ni les Américains n'avaient à bombarder l'Iran. Et le chancelier Mertz a dit finalement Israël a le courage de faire le sale boulot à notre place. Vous êtes plutôt Macron ou plutôt Mertz dans cette controverse ?

Mais je je vais vous répondre que ce n'est pas contradictoire. Ce qui non je je vais vous dire pourquoi. Parce que euh le président de la République peut euh souligner que ce qui est parfaitement défendable pour ne pas dire que c'est parfaitement juste, que juridiquement parlant euh ce c'est illégal.

Bah alors, il a été hypocrite parce que le chancel dit au moins c'est peut-être illégal mais il fallait le faire. J'ai pas entendu le président Macron dire ça. Une seconde.

Et le chanceliert se peut dire il fallait le faire et cetera. Ben non, écoutez, chacun met le projecteur sur et Bernard Geta, il dit quoi ? Qu'il fallait le faire ?

Je ne pense pas qu'Israël aurait pu ne pas le faire, mais je ne suis pas le premier ministre israélien. Mais vous soutenez Est-ce que Non, non, non, non, non, non. Je ne soutiens rien du tout.

Je soutiens rien du tout. Je constate que Israël n'aurait pas pu ne pas le faire. C'est absolument évident parce que ça c'est une autre polémique qui est Mais pardon, mais alors c'est une c'est une façon de le justifier.

Vous dites Israël n'avait pas le choix et donc d'une certaine manière le monde occidental n'avait pas le choix. Vous voulez me laisser le choix de mes mots ? Oui, tout à fait.

Voilà. Donc le choix de mes mots c'est je vous répète que le premier ministre que le premier ministre n'aurait pas pu ne pas le faire. le premier ministre israélien.

Euh maintenant, je j'aurais préféré pour ma part euh qu'il y ait une chance de plus pour la diplomatie parce que après tout, il y avait une négociation qui était en marche. Souvenons-nous qu'au milieu des de la décennie précédente, on était arrivé sous l'impulsion principalement des Européens mais avec Obama à un accord avec l'Iran qui était un bon accord, que les États-Unis sont sortis de cet accord, que naturellement les Iraniens en sont sortis rapidement aussi et que c'est depuis ce moment-là que l'enrichissement de l'uranium et c'est accéléré, c'est accéléré considérablement et on était arrivé Alors des gens vous disent "Oui mais c'est un mensonge, il n'avait pas la bombe." Non, il n'avait pas la bombe mais c'est pas du tout un mensonge de dire qu'il y avait eu une accélération du processus de construction qui devenait formidablement inquiétant.

C'est ça Bernard Geta pour clarifier votre position parce que vous nous dites l'Iran Israël ne pouvait pas faire autrement que de frapper l'Iran. Vous vous estimez qu'en effet l'Iran était très proche d'avoir euh l'arme nucléaire et qu'il fallait accè C'est un objet des débats aujourd'hui sur la justification des foc je crois que euh que personne ne conteste très proche. Alors les gens certains vous disent "Ah mais c'est un mensonge, il n'avait pas la bombe." Non, je vous confirme, ils n'avaient pas la bombe.

Évidemment pas. Bon, mais ils en étaient très proches. En tout cas, ils s'en approchéaient considèrement parce que écoutez, pour construire une bombe nucléaire, il faut avoir de l'uranium enrichi à 90 %.

Ils étaient à 60 %. Et la le pas à faire entre 60 et 90, c'est pas grand-chose. Entre quelques pourcents et 60 %, c'est énorme.

C'est énorme. Mais sur la fin, la le reste du chemin est assez rapide. Il y a une autre question qui s'est posée et et une voix d'Emmanuel Macron qui qui a été un petit peu différente qui a été de dire "On ne peut pas changer un gouvernement par la force, par les armes." Ceci n'est pas possible.

Comment vous vous positionnez par rapport à cette à cette question ? Est-ce que en effet ça aurait eu comme conséquence un chaos qui n'était pas favorable pour l'Iran ou alors Israël aurait pu aller plus loin ? Écoutez, on ne peut pas changer un gouvernement si Saddam Hussein n'est plus là.

Il a été changé par la force. Cela étant est-ce qu'il fallait envahir l'Irak ? Est-ce qu'il fallait envahir l'Irak ?

Je ne pense pas du tout et je ne pense pas du tout que le résultat soit bon. Je pense qu'on en paye toujours le résultat dans dans le cas dans le cas de l'Iran. Là encore, le le débat véritablement me semble très très caricaturalement mené parce que évidemment qu'on ne pouvait pas, le président de la République a tout à fait raison, on pouvait pas faire tomber le gouvernement par la force mais cette épreuve de force a considérablement affaibli le vieillard que l'on voit, vieillard menteur là que l'on vient de voir sur les écrans.

Oui. le guide suprême et toute la structure et la la structure républicaine et la superstructure religieuse du régime iranien est évidemment considérablement fait qu'on ne peut pas enfin on ne sait toujours pas enfin peut-être que vous vous le savez si le but d'Israël était de tuer le guide. Certains disent oui Israël voulait un changement de régime et c'est finalement Trump qui les a empêché.

Vu l'imprégnation des services, vu leur connaissance de ce qui se passe en Iran, on se dit que s'ils avaient voulu, peut-être auraient-ils pu tuer le guide que l'on voit ici à l'écran. Est-ce que ça aurait été une bonne idée ou pas ? Je pense ça n'aurait pas été une bonne idée du tout.

Je pense que plus le guide est là, plus les contradictions internes à ce régime vont vont s'aiguiser. Vraiment plus les contradictions internes à ce régime vont s'aiguiser. Et on dit tout le temps, c'est une facilité de langage à laquelle je recours moi aussi évidemment le régime iranien.

Mais non, il n'y a pas un régime iranien aujourd'hui. Aujourd'hui, pardon, il y a 30 ans qu'il se divisent, qu'il se combattent et d'une manière féroce. Et il y a d'une part le combat entre les différents courants réformateurs, orthodoxes, ultrahodoxes, ultra réformateur, tout ce que vous voulez du régime réellement.

Et puis il y a la l'accroissement continu depuis 30 ans d'une contestation et maintenant d'un rejet populaire de ce régime. Et tout ça fait que je ne crois pas une seconde au fait que ce régime puisse durablement se renforcer. Il va, j'entendais vos précédents invités, il va évidemment se durcir naturellement. il a déjà commencé et les malheureux Ianiens vont en payer le prix mais ce régime ne n'a pas les moyens d'indurcissement prolongé.

Euh je je peux développer ou je voudrais qu'on parle je voudrais qu'on parle de l'OTAN. On a un certain nombre parle de ce que vous voulez. Très bien.

Et bien on va parler de l'OTAN puisque hier il y a eu une un accord pas d'esclandre tout s'est bien passé mais à quel prix Donald Trump parle de succès monumental. Les USA ont obtenu ce qu'ils étaient venus chercher, c'est-à-dire un engagement des Européens et des Canadiens à augmenter leurs dépenses euh militaire. Est-ce que euh ça vous a plu ou vous avez trouvé l'Europe un petit peu trop soumise à aux États-Unis ?

Deux choses m'ont souverainement déplu mais profondément déplu. D'une part, c'est la flagornerie mais mais ridicule, humiliante du secrétaire général du secrétaire général de l'OTAN, Marc Rutteux devant le président américain avec ces messages qu'on peut peut-être rappeler he il dit c'est vraiment extraordinaire, il parle des frappes américaines sur le l'Iran, c'est quelque chose que personne d'autre n'a osé faire. Vous avez eu mal à votre autant quand vous avez euh ce n'est pas mon autant mais non j'ai j'ai eu du mal à mon Europe et à ma dignité tout simplement de citoyen européens.

J'ai été profondément humilié par l'humiliation que nous a fait subir cet homme et aujourd'hui cet homme marc Bernard Gua Bernard Gua est-ce que ce n'est pas la seule manière de parler à Donald Trump aussi douloureux cela soit-il est-ce que la flagornerie est la seule diplomatie possible avec vous confesser une très mauvaise pensée que j'ai depuis 2 jours. Allez-y, on est entre nous y aller. On est entre nous ça ne sortira pas de Paris.

Ça sortira pas. J'aurais tellement préféré qu'on lui dise votre enflure et votre bourse sououflure, qu'il claque la porte et que nous prenions nos responsabilités. Véritable.

Alors je je sais que je suis totalement irresponsable de dire ça. Je sais je sais que si j'étais président de la République chancelier allemand, je ne pourrais pas dire ça. Mais comme citoyen, peut-être pas comme député mais comme citoyen, je vous assure que j'aurais préféré qu'il y ait un clash.

Oui, mais regardez quand les par supporter cette humiliation. Mais quand les Espagnols, quand les Espagnols qui sont les seuls à avoir dit l'objectif des 3,5 % du PIB consacré à la défense est un objectif absolument inatteignable. Nous ne le ferons pas tout de suite.

C'est la colère de Trump en face. Applicable ou pas applicable. Il dit "Je suis très déçu, je vais leur appliquer des droits de douane, je vais écraser leur économie." C'est affreux la colère de Trump.

J'ai envie de me cacher déjà sous la table. Non non non mais non. On peut très bien survivre à la colère de Trump.

La deuxè chose que je voulais vous dire tout à l'heure, que je ne supporte pas non plus, c'est quand on dit "Les Européens vont augmenter leurs dépenses militaires" parce que Trump l'exige. Nous n'allons pas augmenter nos dépenses militaires pour ça. Nous allons augmenter nos dépenses militaires parce que les États-Unis se retirent d'Europe et vont continuer à le faire politesse ou pas à à la hier et avant-hier. parce que nous avons de l'autre côté un monsieur qui s'appelle comment il s'appelle déjà ?

Vladimir Poutine. Exactement. Vladimir Poutine qui agresse l'Ukraine et qui aimerait bien euh envahir enfin prendre Kief, assassiner Zelenski et continuer dans les pays-Baltes en Pologne et en Finlande.

C'est pour ça que nous augmentons nos dépenses militaires, pas parce que monsieur Trump le demande ou l'exige. Alors, il y en a un qui n'est pas tout à fait d'accord avec vous, mais qui pose une question sur l'augmentation nécessaire des dépenses militaires. C'est Manuel Bonpard, le coordinateur de la France insoumise qui était assis à votre place hier soir.

On l'écoute. On doit évaluer ce dont on a besoin pour pouvoir se défendre, pas répondre à une injonction qui vient de l'extérieur. Pourquoi Donald Trump impose ce tribu ?

Parce que vous savez bien aujourd'hui qu'à peu près 50 % des dépenses militaires qui sont faites en Europe, elles viennent abonder le complexe militaroindustriel américain. D'abord, si on veut faire une autonomie de défense européenne, on le fait pas dans le cadre de l'OTAN. Donc à un moment, faut choisir.

Ça s'entend d'une certaine manière. Ça s'entend. OK.

Non, non, ça ça s'entend pas. ces trois bêtises. Ces trois bêtises parce que d'une part encore une fois nous n'augmentons pas nos dépenses militaires parce que Trump les exige mais parce que nous en avons besoin vraiment un grand grand besoin.

Euh et deuxièmement c'était quoi son autre argument ? Mais quit à avoir une armée quit à avoir une armée européenne indépendante comme le demande le président de la République, bah autant sortir de l'OTAN et faire un autant européen man. C'est pour ça que tout à l'heure, j'étais totalement irresponsable parce que parce que nous ne pouvons pas nous passer de avant 4 ans 5 ans de votre enflure de celui que vous avez appelé votre pas suivi.

Non non, c'est vous. Moi je jamais j'aurais dit une chose pareille. Moi jamais on peut pas se passer des États-Unis.

Bien sûr que non, mais on ne peut pas s'en passer pendant 4 5 ans. Il y a un gap, un écart à remplir, à combler et il ne faut pas être aussi irresponsable que je l'ai été sentimentalement tout à l'heure dans cet élan de colère. Mais cet objectif d'augmenter nos budgets de défense qui sont donc là à 3,5 %, vous pensez que c'est ce que la France doit faire concrètement, c'est des dizaines de milliards d'euros.

Alors attention, vous savez, je peux je peux vous couper, pardon. Oui. Bon non euh euh c'est évidemment beaucoup d'argent, mais quand on dit cela, euh il ne faut pas oublier que c'est de l'investissement public, que c'est de l'investissement public, c'est-à-dire une excellente politique, c'est-à-dire une j'y viens tout de suite, c'est-à-dire une excellente politique kenésienne et que qui dit augmentation des investissements publics, qu'il soit civil ou militaire dit augmentation de l'emploi, augmentation les danois et les Hollandais achètent des FF, ça va faire de l'emploi dans l'Okla, ce qui est très bien.

Mais alors, il ne faut pas oublier deux choses. Premièrement, on ne peut pas acheter tout ce dont nous avons besoin en Europe parce qu'on n pas sur étagère parce qu'on n pas sur étagère. Et deuxièmement, les Danois, y compris eux qui sont menacés au Groenland directement par les États-Unis, disent "Et pas complètement faux.

Si nous arrêtons du jour au lendemain d'acheter des armes américaines, alors pour le coup, on est sûr que les Américains retire leur trouble et cetera. On ne peut pas jouer à cela. Bernard Geta, je vous propose un défi compliqué.

Il nous reste 4 minutes. On va parler d'Ukraine, on va parler de reconnaissance de la Palestine et on va parler de Mercosure. Ça fait non non, on va essayer de faire Est-ce que l'Ukraine est laissée seule à son triste sort ?

Est-ce que Donald Trump considère que c'est plus son affaire ? très peu au centre des discussions du sommet de l'OTAN. L'Ukraine est laissée à son triste sort par les salles de rédaction de France info, de BFM, de tout le monde et cetera.

Tout le monde, le New York Times, tout le monde oublie l'Ukra Donald Trump qui est responsable que les journalistes pour une raison simple que je comprends parce que je suis journaliste et ben évidemment que la guerre ir Israël, Iran, États-Unis c'est tout. Est-ce que vous avez le sentiment après avoir entendu le président Trump hier qu'il va revenir un peu mettre de l'eau dans sa votre cas si je puis dire et ne finalement continuer à aider les Ukrainiens ? Écoutez, j'ai le sentiment mais il faut pacifier hein parce que euh Ouais, c'est ça.

Le sentiment de la presse généralement Trump toujours Trump varie bien fol qui suffit mais néanmoins depuis 24 he et même un peu plus longtemps d'ailleurs, il y a eu il a quand même refusé, il a quand même refusé de s'engager auprès de de Zelenski pour lui livrer des nouvelles c'est c'est le vieux Trump qu'on connaît. Mais il y a une évolution, il y a un changement de ton sur la Russie, une méfiance à la guerre de Poutine. à même une euh soudaine sévérité, je dirais une soudaine sévérité.

C'est cet homme ne veut pas terminer la guerre, il le dit. Avançons sur le Mercosour. Euh donc cet accord de libre échange avec l'Amérique euh du Sud.

Euh Emmanuel Macron y est opposé en l'État. Euh plusieurs partis politiques en France le sont euh aussi. Et ce qui se passe c'est que la Commission européenne est très probablement en train de vouloir passer en force sur ce texte. vouloir le reproposer.

La France essaie de composer une minorité de blocage. Vous êtes inquiet pour ce que ça veut dire aussi de l'attachement du plutôt du désamour des Français à l'égard de l'Union européenne. Si ce texte passe, les agriculteurs seront de nouveau dans la rue avec ce sentiment de l'Union européenne impose tout ce qu'elle veut à la France.

Comment vous avez vous allez lutter contre ce sentiment ? Je dis pas qu'il est le vocabulaire, pardonnez-moi, n'est pas exact. L'Union européenne n'impose rien à la France.

Il y a eu une décision majoritaire dans l'Union européenne. Et ben oui, une décision que la France la France la même chose dit poliment. Mais non, c'est pas du tout la même chose parce que il n'y a pas une Union européenne qui impose.

Ah, l'Union européenne c'est 27 pays aujourd'hui. Bon et ben il faut accepter il faut quand on est européen, il faut accepter l'idée que parfois elle décide des choses qui n'avantagent pas. Ces 27 pays décident ensemble et parfois la France est mise en minorité.

Ça vous êtes prêt à l'accepter ? Non, je me bats. Je me bats mais simplement je suis démocrate.

Je suis démocrate. J'accepte un vote à la majorité mais je continue la bataille. Et si je la continuer seul, ça n'aurait aucune importance.

Mais premièrement, la France ne la continue pas seul. Vous avez un espoir qu'on réunisse la minorité de blocage nécessaire, c'est-à-dire quatre pays représentant 35 % des habitants du Ce n'est pas complètement impossible. Non, mais ça, je sais que c'est pas complètement impossible, mais c'est Vous y croyez ?

Bah, je vous dis, ça n'est pas complètement impossible. Bon euh, on voulait parler, on a encore le temps. Allez, une toute petite question par oui ou par non.

Le président de la République doit-il On sait qu'il voulait reconnaître l'État de Palestine. Vous êtes président de l'association pour une solution à de l'intergroupe. Oui.

L'intergroupe. Voilà. Est-ce que ça a été reculé ?

Est-ce qu'il doit maintenant accélérer et être plus volontariste ? Ah, je le souhaite absolument. Je le souhaite ardemment.

Et vous vous souvenez peut-être que euh pendant la campagne des élections européennes en juin dernier, enfin avant l'été dernier, j'avais pris position Non mais ça mais donc il a le président l'a annulé. Est-ce que maintenant il doit accélérer parce qu'il aonné ? Oui, absolument à mes yeux.

Absolument. Et pas seulement à mes yeux. Est-ce que vous avez connaissance Est-ce que vous avez connaissance d'un calendrier ?

Est-ce que vous savez à quel moment il pourrait le reproposer ? Et pour terminer sur cette question, est-ce que l'Union européenne doit aller plus loin, doit aller dans des sanctions vers Israël ? Comme le demande Pedro Sanchez, le Premier ministre espagnol, qui dit "Il faut suspendre l'accord d'association avec Israël".

Vous êtes d'accord avec ça ? Suspendre l'accord, c'est-à-dire l'accord dans la partie économique. Et bon, c'est de la technicité.

Mais oui, il faut sanctionner Israël. sanctionner Israël non pas du tout pour l'Iran mais pour son comportement à Gaza qui est un comportement absolument totalement criminel et inadmissible.