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Podcast / conversationyoutube.com· 28 juin 2025 64 minComplaisantActualité / polémiqueSolidarités & familleImmigration & asileEurope & internationalInstitutions & élections

Services publics, gauche, féminisme... Clémentine Autain face à l'Huma | ÇA IRA !

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 56 %Attaque 28 %Défensif 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:00OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que vous avez à dire aux familles de victimes de crimes racistes en tant que responsable politique ?

  • 5:00OuverteRéponse partielle

    Vous avez réagi sur le rapport sur les Frères musulmans, pouvez-vous préciser votre position ?

  • 15:00OuverteRéponse directe

    Vous avez sorti un livre 'L'esprit public' en mars. Pouvez-vous nous en dire plus ?

  • 25:00OuverteRéponse directe

    Vous reprenez l'idée de la sécurité sociale de l'alimentation. Comment la financer ?

  • 35:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que la question des cotisations échappe au débat public à gauche ?

  • 45:00OuverteRéponse directe

    Pensez-vous que Jean-Luc Mélenchon est en situation de gagner en 2027 ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00Clémentine AutainFait
    « La première chose, c'est l'empathie. Je trouve que on est dans une société et chez les responsables politiques plus encore, on a le sentiment que il y a plus ce rapport au sensible, à l'autre d'être de comprendre la souffrance, en tout cas de la partager et d'avoir des mots qui sont d'abord des mots d'empathie. »
  • 5:00Clémentine AutainFait
    « On voit bien que est dans un moment assez contradictoire d'ailleurs où on a un débat politico-médiatique qui devient insupportable avec des propos racistes qui deviennent totalement décomplexés. »
  • 8:00Clémentine AutainPromesse
    « Si nous étions au pouvoir nous prendrions très au sérieux cette question. Nous mettrions évidemment un terme à toute expression publique de l'exécutif, donc du sommet de l'État, qui puisse encourager de près ou de loin ce type de comportement inacceptable dans notre République. »
  • 9:00Clémentine AutainFait
    « Il faut pas simplement être irréprochable dans notre expression publique, il faut agir. Or là, ce qu'on constate c'est que même ce qui avait été prévu par le gouvernement, il y avait un projet, un programme qu'on appelle le plan Prado qui vidait justement à lutter contre le racisme, l'antisémitisme et les discriminations fondées sur l'origine et ça tarde, voilà, ça n'est pas mis en place. »
  • 11:00Clémentine AutainFait
    « C'est-à-dire que on ne voit que ça. On ne voit pas que on a plein d'autres problèmes avec d'autres religions dont on ne parle pas et donc évidemment qu'il y a une obsession qui est une obsession de chasse aux musulmans et qu'il faut être sur ce terrain de la chasse aux musulmans. »
  • 17:00Clémentine AutainPromesse
    « La réponse précise, c'est-à-dire qu'avec cette nouvelle branche, on aurait une carte comme la carte vitale. On met de l'argent socialisé dessus. »
  • 19:00Clémentine AutainFait
    « On peut discuter ce qu'on le prend des dans les cotisations sociales, une taxe sur les dividendes dans les cotisations patronales, c'est quelque chose qui doit relever de la discussion démocratique. »
  • 20:00Clémentine AutainPromesse
    « On le met en partage et on peut dépenser cet argent dans des commerces chez des producteurs qui sont fléchés par des comités citoyens qui du coup ont un débat sur qu'est-ce que c'est bien se nourrir, quels sont les endroits qui sont les plus vertueux à la fois pour notre santé mais aussi pour l'agriculture et l'environnement. »
  • 21:00Clémentine AutainChiffre
    « La santé c'est la préoccupation numéro 1 des Françaises et les Français et l'alimentation en est un levier les coinduits par ce qu'on appelle communément la malbouffe, c'est-à-dire la nourriture qui peut être trop grasse, trop sucrée, trop salée, c'est 9 milliards d'euros pour l'État. »
  • 24:00Clémentine AutainFait
    « Quand on regarde la structuration de l'imposition en particulier, mais des taxes, enfin la logique en fait de de tous les prélèvements qui qui rentrent dans le dans le budget public ou qui sont socialisés, on se rend compte que la dynamique, elle est toujours davantage au service des hyper riches et des grands groupes économiques. »
  • 25:00Clémentine AutainFait
    « Quand on a 600 niches fiscales qui ont été créées quasiment dans les 20 dernières années, bah forcément c'est c'est des mal quand on a la flat taxe qui est mise en œuvre par Emmanuel Macron qui fait que quand on se paye en dividende, c'est le cas maintenant des gens qui sont très riches, ils se payent plus en salaire, ils se payent en dividende. »
  • 26:00Clémentine AutainFait
    « Donc s'il y a un problème aujourd'hui, il est d'abord de ce côté-là. Et si on veut que les Françaises et les Français renouent avec l'impôt, il faut commencer par introduire de la justice fiscale et il faut aussi que l'argent soit correctement dépensé. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonsoir Clémentin. Bonsoir. Bonsoir.

Merci beaucoup d'être avec nous ce soir. Alors avec grand plaisir. Je vais vous représenter en quelques mots.

Vous avez 52 ans, vous êtes militante depuis une vingtaine d'années et vous êtes notamment Ouais. un peu plus que ça, notamment une militante féministe. Vous avez eu plusieurs mandats électoraux en tant que apparenté au Parti communiste français à Paris mais aussi ensemble et également à la France insoumise que vous avez quitté en en 2024.

Vous avez créé la la France insoumise m'a quitté. Ouais, on en rediscutera de toute façon sur le la sémantique peut-être. Euh et vous avez donc créé l'après l'association pour une République écologique et euh et sociale.

Aujourd'hui, vous êtes député euh sous l'étiquette NFP et vous avez publié. Alors ça, j'avoue que j'étais assez surprise euh quand j'ai lu ça une vingtaine de livres, je me suis dit que vous vous deviez pas beaucoup dormir euh la nuit. Il y a des livres collectifs dedans.

Oui. Euh et donc vous avez notamment publié le dernier en date. L'avenir c'est l'esprit public sur lequel on va revenir longuement.

Donc ça c'était en mars dernier autour du besoin de recré du collectif notamment à travers le service public. Donc je l'ai dit, on va en reparler plus tard mais euh on avait envie de vous interroger sur une série de de sujets d'actualité. On parle que de ça en ce moment à la télévision, dans les médias quand quand on ouvre quand on regarde voilà les les médias.

Mais d'abord sur peut-être la séquence qui vient de se passer. Alors, je sais pas si vous avez pu la regarder puisque vous étiez en en coulisse. Nous avons reçu les familles de victimes de crimes racistes en en tout début d'émission.

C'était un moment qui était d'ailleurs assez assez fort sur le plateau devant leur peine, la haine et la violence qui se diffuse dans le pays. Qu'est-ce que vous avez à leur dire ? C'est quoi vous votre propos envers ces familles en tant que responsable politique ?

La première chose, c'est l'empathie. Je trouve que on est dans une société et chez les responsables politiques plus encore, on a le sentiment que il y a plus ce rapport au sensible, à l'autre d'être de comprendre la souffrance, en tout cas de la partager et d'avoir des mots qui sont d'abord des mots d'empathie. Ensuite, beaucoup de colère. beaucoup de colère parce que ce qui arrive à ses familles a une origine politique.

C'est un climat, c'est une inaction à l'égard du racisme, de la violence qui se déchaîne. Et on voit bien que est dans un moment assez contradictoire d'ailleurs où on a un débat politico-médiatique qui devient insupportable avec des propos racistes qui deviennent totalement décomplexés. Enfin, je veux dire, c'est c'est impressionnant.

Évidemment, il y a monsieur Rota qui a pris la place en chef, mais c'est aussi que Emmanuel Macron et monsieur Baou ont accepté d'avoir en leur sein des gens qui sont des gens ouvertement centrés sur l'obsession identitaire et en fait sur le sur le rejet. Donc faire confiance dans ces gens pour lutter contre le racisme, évidemment ça peut pas fonctionner. euh et l'extrême droite qui essaie de de temporiser en tout cas de de gommer les outrances mais qui en réalité passe son temps à alimenter des discours qui sont des discours racistes profondément racistes parce que c'est le cœur de son projet politique qui est fondé sur l'identité et non pas l'égalité comme nous.

Donc ce que j'ai envie de leur dire c'est que si nous étions au pouvoir nous prendrions très au sérieux cette question. Nous mettrions évidemment un terme à toute expression publique de l'exécutif, donc du sommet de l'État, qui puisse encourager de près ou de loin ce type de comportement inacceptable dans notre République. Et il faut pas simplement être irréprochable dans notre expression publique, il faut agir.

Or là, ce qu'on constate c'est que même ce qui avait été prévu par le gouvernement, il y avait un projet, un programme qu'on appelle le plan Prado qui vidait justement à lutter contre le racisme, l'antisémitisme et les discriminations fondées sur l'origine et ça tarde, voilà, ça n'est pas mis en place. Donc il y a pas il y a pas de moyen pour la formation, il y a pas de moyen dans le système éducatif, il y a pas de prise en charge sérieuse de ces de ces questions-là et elles sont multiples, hein. C'estàd qu'il faut arrêter avec les propos euh racistes, il faut impérativement euh que ça cesse.

Mais le racisme, c'est pas que les phrases outrancières, c'est pas simplement Macron euh dont on rapporte même si l'Élysée a démenti, il y a trop de Mamadou à l'hôpital. Voilà, c'est insupportable. Ces outrances ne vont pas, ces termes ne vont pas.

Mais vous voyez bien, c'est toute la petite musique en fait identitaire de rejet de l'autre qui euh de hiérarchie en fait et d'éloge de la domination importé aussi par Trump. Le la Trumpisation, elle est totalement totalement là-dessus et puis on a un climat très haineux et pour le temporiser, ça veut dire intervenir dans les réseaux sociaux également. Je voulais vous demander justement, je je réagis en fait à ce quelqu'un qui demande dans le chat, c'est vrai que vous avez eu une réaction sur França qui a fait un petit peu réagir où en fait on on comme très souvent les médias ont ont voulu imposer la discussion sur le rapport sur les frères musulmans et c'est vrai que à ce moment-là vous avez, on va dire un petit peu accompagné ce que ce que la personne vous la personne vous posait une question en fait sur le rapport des frères musulmans et vous avez dit que oui, c'était un problème et cetera et c'est vrai que pourtant on voyait que c'était quand même quelque chose d'assez complotisme d'un d'une islamophobie médiatique.

H alors on va peut-être avoir il y a des bas donc c'est bien parce que c'est parce que je vois la question ah c'est la question qu'elle a c'est bien il y a des bas et en fait je voilà je l'avais vu moi aussi j'avais pas prévu de vous la poser mais mais non mais c'est bien et mais c'est puis il faut répondre à ces questionsl c'estàd que moi moi je suis fascinée parfois de de rhtorique où chacun est dans son couloir et et c'est bien de pas trop décoller du réel moi je suis élu de se vrant ville peinte et tremblé je me bats contre le racisme je ne supporte pas euh les actes antimusulmans, de rejet fort qui vont jusqu'à la violence et parfois la violence mortelle. Vous dites pas islamophobie ? Si, bien sûr, je dis islamophobie.

Alors après, on peut avoir débat sur moi j'utilise plutôt la haine des musulmans, mais le mot islamophobie, je le reprends à mon compte parce que c'est aujourd'hui le terme qui est populaire, que tout le monde s'est approprié pour désigner une réalité. Donc, j'ai pas de problème. C'est pas celui que j'utilise spontanément, mais j'ai aucun problème avec ce terme- là.

C'est le mot qui permet de de se aller. Donc ça, je le vois de près chez moi. Je le vois vraiment euh c'est voilà.

Donc je me bats contre ça. Mais se battre contre euh l'islamophobie ne dit pas que on n' pas aussi un sujet et ça je peux en parler là aussi de de là où je suis euh qui est une petite partie radicalisée et qui euh inquiète y compris les musulmans eux-mêmes. Et je vois pas pourquoi on ne devrait parler que de l'islamophobie et que à chaque fois qu'on dirait oui mais il y a aussi un sujet qui est un sujet d'un islam radical qui vise lui aussi à finalement à à faire rentrer des jeunes dans des processus sectaires, dans des processus dangereux.

Mais c'était aussi une cabale médiatique, on l'a su plus tard parce que ce ce rapport qui était sorti finalement disait que voilà, il y avait ça parlait d'entrisme et cetera. Je pas je l'avais pas lu mais j'avais pas lu ce rapport et j'arrive le matin, j'avais pas d'information sur ce rapport. Donc une fois qu'on sait plus, on peut regarder ce que j'ai dit exactement mais je mais je nous alerte aussi.

Je veux dire, il y a aucune raison qu'à gauche, on prenne pas aussi à bras le corps euh les mouvements qui peuvent être des mouvements qui sont dangereux pour la jeunesse et pas seulement et qui sont d'ailleurs dénoncé. Moi, je je vais donner un exemple précis hein chez moi, la mosquée des radars, peut-être vous en avez déjà entendu parler. Les premiers qui m'ont parlé des prêches salafistes dans la mosquée, ce sont euh des femmes musulmanes qui étaient inquiètes pour leurs enfants.

Et donc je je vois pas en quoi il faudrait choisir soit le combat contre l'islamophobie, soit le combat Oui. Mais là c'est c'est surtout le rapport en fait ne reposit sur rien et a permis du coup de de faireque moi l'état d'esprit dans lequel je me trouvais et et qu'il y ait une instrumentalisation et même un grossissement délirant évidemment en France hein. C'est-à-dire que on ne voit que ça.

On ne voit pas que on a plein d'autres problèmes avec d'autres religions dont on ne parle pas et donc évidemment qu'il y a une obsession qui est une obsession de chasse aux musulmans et qu'il faut être sur ce terrain de la chasse aux musulmans. Et je pense qu'on peut à la fois dire ça et et s'occuper aussi des phénomènes inquiétants, sectaires qui existent et qui n'existent pas que chez les musulmans. Et ça c'est important de le dire parce que il y en a il ne voi ils ne voi que ça.

Pour le coup, il y a plein de spécialistes renommés, reconnus sur le sujet qui disaient que cette ce danger de l'islam radical existe mais que le rapport était complètement à côté de la plaque parce que il ciblaient les frères musulmans qui sont d'après les spécialistes en régression et en perte d'influence. Elles sont pas du tout ceux qui aujourd'hui même et il y avait du coup une instrumentalisation énorme du rapport par le le gouvernement et par et on a un autre problème qui est que en France aujourd'hui les libertés sont menacées et aussi là-dessus parce que très vite l'accusation toute simple sans puisque l'état de droit visiblement ça n'intéresse plus grand monde en tout cas pas ce gouvernement moi j'y suis très attaché et on voit que cette obsession de la chasse aux musulmans et d'une lutte qui peut enfin fait d'instrumentalisation d'une lutte légitime contre des réseaux qui peuvent être des réseaux dangereux et ben il ils les grossissent et ils finissent par attenter à des groupes qui sont des groupes qui ont le droit de citer normalement en République. La frontière est la frontière est assez informé.

Clémentine not on va vous questionner par rapport à à au livre également donc que vous avez écrit par rapport à à l'esprit public. Donc Aurélien, je te laisse poser ta question. On fait pas la question sur AV international.

On avance peut-être qu'on parlera d'international tout à l'heure. Oui. Donc en mars, vous avez sorti un livre qui est ici qui s'appelle l'esprit public.

L'esprit public que vous appelez pour améliorer la vie, pour fédérer les Françaises et les Français des villes et des campagnes. Vous estimez que l'esprit public peut permettre de fédérer, de protéger de la capacité du marché et pour vous, c'est comme ça qu'on va relancer à la fois les idées de gauche, mais aussi battre les idées d'extrême droite. Pour vous, c'est c'est comme ça qu'on va c'est le le chemin à suivre dans dans le climat actuel à vos yeux.

Je propose de réinvestir l'esprit public en partant d'un diagnostic, c'est que tout est devenu marchandise. En fait, la marchandisation du monde est le problème majeur auquel nous sommes confrontés avec un état qui a décidé de laisser la place au marché. Et donc la proposition politique que je fais, c'est que la puissance publique prenne la main sur le pouvoir euh des marchés et soit à nouveau capable d'organiser la satisfaction des besoins, c'est-à-dire d'avoir à la fois euh un état qui favorise une économie de la mise en commun euh dont les services publics font partie, mais pas seulement.

On peut aussi s'appuyer sur l'économie sociale et et solidaire, sur les collectivités locales, mais en tout cas de faire reculer la marchandise et le marché par euh une façon de développer ce qui échappe au lucratif, à la à à cette logique de loi du profit. et ensuite d'avoir un état stratège, c'est-à-dire un état qui planifie aujourd'hui, vous voyez bien, il planifie plus rien, il organise plus rien, il est il est pas capable de satisfaire nos besoins et voir même parfois il organise la catastrophe. En ce moment, je suis je suis dans Parcours sup donc je peux donner un exemple très concret.

Dans les années 2000, il y a eu un baby boom et donc normalement au sommet de l'État, ils auraient dû se rendre compte que s'il y a un bébou boom dans les années 2000, il va y avoir une affluence d'étudiants dans les années 2020. Et donc il se passe rien parce que tout a été détruit au sommet de l'État. On laisse faire et puis quand arrive le moment on se dit "Ah il y a pas de place, qu'est-ce qu'on fait ?

Parcours sup un système de sélection." Donc quand je dis anticiper ses besoins, c'est être capable de planifier. Est-ce que ça la nationalisation de Bien sûr bien sûr mais ça c'est c'est l'état stratège c'est comme on le voit avec Arcelor je veux dire quand on va harcelor Mital ou Harcelor Mital dans les différents endroits ou même général électrique j'ai vu à Saint-Nazer les salaires de général électrique mais on marche sur la tête ils font de l'éolien offshore d'accord c'est une des la seule en tout cas pour la spécificité de ce qu'ils font dans l'éolien offshore c'est la seule de France Mais général électrique s'en fout.

Ils veulent faire du dumping social. Ils pensent qu'ils vont aller faire plus de profit ailleurs et donc on ferme. On s'en fout des salariés mais on s'en fout aussi de ce qui est produit.

Alors que c'est essentiel de développer les énergies renouvelables dans un moment où la crise climatique est ce qu'elle est. Et donc c'est c'est pour ça que je dis qu'on marche sur la tête. Donc oui, il faut qu'on produise nous-même de l'acier.

Donc on peut nationaliser, on peut aussi favoriser par plein d'autres biiss. La fiscalité, les aides publiques, le développement de lois qui permettent aux salariés de reprendre leur entreprise. En fait, l'État a différents leviers et aujourd'hui, on a un état qui pourrit par la tête, qui pourrit absolument par la tête parce que la logique de bien commun, l'esprit public n'est plus euh ne gouverne plus. et Emmanuel Macron, vous l'avez remarqué, c'est quand même la quintessence de ce de ce de ce de ce que je suis en train de dire.

Il a fait l'ENAT, ensuite il est passé par la banque Rothchild et après il est devenu président de la République. Et on a une caste au sommet de l'État qui est pas tous les haut fonctionnaires mais une petite caste qui a brouillé en fait le rapport entre le public et le privé au profit du malheureusement au profit du privé. Donc il faut faire exactement l'inverse.

Je voulais vous poser une question sur un sujet qui m'intéresse pas mal. Vous reprenez à votre compte l'idée de la sécurité sociale de l'alimentation. Est-ce que vous pourriez nous dire en quelques mots si possible son fonctionnement et comment on pourrait justement avoir passé cette conquête sociale, comment on la finance ?

H euh d'abord dire que je pense qu'il faut qu'on soit évidemment dans la défensive quand on attaque nos retraites, quand on attaque notre système de chômage, quand on attaque nos hôpitaux. Mais je pense qu'à gauche, si on veut gagner, il faut aussi qu'on soit dans l'offensive. Et donc la sécurité sociale de l'alimentation, elle vient dire il faut créer une nouvelle branche de la sécurité sociale.

Faut pas simplement sauver nos retraites, pas simplement, faut qu'on avance, qu'on ait des conquêtes sociales. Et c'est une conquête sur un sujet majeur aujourd'hui qui est l'alimentation qui connaît deux problèmes. Le premier c'est, vous le savez, la majorité des Français n'a pas accès à l'alimentation qu'elle souhaite avec de plus en plus de gens qui sautent des repas parce qu'ils n'ont pas les moyens de manger et à peu près tout le monde qui inquiète de ce qu'il a dans son assiette avec les scandales aussi bien l'épiface, le cadmium récemment et une alimentation de mauvaise qualité qui est euh qui est qui est acheminé dans les banques alimentaires pour les plus pauvres.

Donc, il y a quelque chose qui tourne absolument pas rond et qu'il faut régler parce que se nourrir, c'est quand même un besoin essentiel, fondamental premier. Et de l'autre côté, vous avez les paysans qui euh ont de plus en plus de mal à vivre de leur travail. Dans 10 ans, on a euh la moitié des paysans qui seront partis à la retraite.

Et donc, euh, il y a il y a il y a un gros gros sujet et notamment pour soutenir les paysans qui produisent l'alimentation la plus saine, bio mais pas seulement, et puis favoriser des circuits qui sont des circuits locaux. Donc votre la réponse précise, c'est-à-dire qu'avec cette nouvelle branche, on aurait une carte comme la carte vitale. On met de l'argent socialisé dessus.

Alors, on peut discuter ce qu'on le prend des dans les cotisations sociales, une taxe sur les dividendes dans les cotisations patronales, c'est quelque chose qui doit relever de la discussion démocratique. on le met en partage et on peut dépenser cet argent dans des commerces chez des producteurs qui sont fléchés par des comités citoyens qui du coup ont un débat sur qu'est-ce que c'est bien se nourrir, quels sont les endroits qui sont les plus vertueux à la fois pour notre santé mais aussi pour l'agriculture et l'environnement. Et et donc c'est je trouve un système qui est innovant et sur lequel on a des expérimentations qui se développent à une vitesse hallucinante puisque il y a des caisses alimentaires qui s'ouvrent quasiment tous les jours.

En tout cas des demandes de collectifs citoyens de villes qui veulent expérimenter. La celle qui chapote la caisse alimentaire de Montpellier me disait qu'elle avait un appel par jour pour demander comment ça marche, comment on peut faire. et je vois les programmes qui sont en train de se monter pour les élections municipales et les a le développement des caisses alimentaires est vraiment en train de d'arriver parce que c'est aussi un sujet de santé publique.

La santé c'est la préoccupation numéro 1 des Françaises et les Français et l'alimentation en est un levier les coinduits par ce qu'on appelle communément la malbouffe, c'est-à-dire la nourriture qui peut être trop grasse, trop sucrée, trop salée, c'est 9 milliards d'euros pour l'État. Donc manger sainement, c'est non seulement un enjeu de plaisir, un enjeu de santé, mais aussi un enjeu financier. Aurien vous vous questionnez à propos sur Oui.

Parce que vous avez parlé de cotisation et quand on parle de cotisation, est-ce qu'on est-ce qu'on entend assez à gauche à votre avis aujourd'hui votre sentiment sur la cotisation ? Sachant que par exemple sur les retraites Michael Zemour économiste avait calculé que si on augmente les cotisations de 15 € par mois pour un SMIC ou de 30 € pour de SMIC, on peut financer la retraite à 62 ans. Là, on entend le MEDEF, on entend Baou dire "C'est impossible de revenir de 64 à 62 et même le gouvernement fait que passer en force sur le sujet ignorer." Est-ce que cette question de la cotisation, elle est pas en train d'échapper au débat public ?

Alors, le débat public peut-être, mais au français, c'est pas sûr parce que quand on leur demande "Est-ce que vous préférez cotiser un peu plus ? mais partir à la retraite plus tôt, les Français sont très majoritaires à dire qu'ils préfèrent cotiser un petit peu plus. Je pense que le problème qu'on a avec l'impôt en fait en règle générale, l'impôt, les cotisations, les taxes, euh les prélèvements, c'est l'impression très forte qu'on une majorité française aujourd'hui d'en payer toujours plus pour en avoir toujours moins.

C'est ça le problème. Si vous vous payez plus d'impôts mais que pendant ce temps-là, vous avez une école qui est en train de sombrer dans le burnout, que vous allez à l'hôpital aux urgence que vous pouvez patienter parfois 24 heures avant d'être pris en charge, que vos transports ça régresse, c'est toujours en panne, vous êtes en retard, mais à un moment donné vous dites "Mais pourquoi je paye des impôts Et en réalité, quand on regarde la structuration de l'imposition en particulier, mais des taxes, enfin la logique en fait de de tous les prélèvements qui qui rentrent dans le dans le budget public ou qui sont socialisés, on se rend compte que la dynamique, elle est toujours davantage au service des hyper riches et des grands groupes économiques. Donc c'est ça qui va pas plus le Oui.

Quand on a 600 niches fiscales qui ont été créées quasiment dans les 20 dernières années, bah forcément c'est c'est des mal quand on a la flat taxe qui est mise en œuvre par Emmanuel Macron qui fait que quand on se paye en dividende, c'est le cas maintenant des gens qui sont très riches, ils se payent plus en salaire, ils se payent en dividende. Et du coup quand ils sont très riches, bah au lieu de payer 45 % d'impôt qui est la tranche supérieure de l'imposition, bah il paye 30 % parce que c'est l'impôt unique forfaitaire. Donc ça c'est totalement injuste quand on a proposé, je l'ai fait avec ma collègue Evassas à l'Assemblée nationale, la taxe Zucman, c'est-à-dire une taxe du nom de Gabriel Zucman l'économiste qui dit il faut aller chercher l'argent dans le patrimoine des ultrariches parce que il contourne l'impôt et simplement en taxant à 2 % le patrimoine de ceux qui ont plus de 100 millions d'euros, on peut faire rentrer dans les caisses de l'État entre 15 et 25 milliards d'euros.

Ça a été adopté à l'Assemblée nationale. Malheureusement, le Sénat hein qui est toujours prompte a empêché euh ce genre d'avancée sociale pour l'instant s'y est opposé. C'est une bataille 32 % c'est pas beaucoup.

Oui. Non, c'est on est on commençait c'était pédagogique. Je trouve qu'on a commencé sympa.

C'était dans notre niche parlementaire. On s'est dit tiens, on va faire quelque chose de consensuel. D'ailleurs, c'est ça concerne 1800 personnes à peu près entre 100 et 1800.

C'est c'est c'est tout petit mais c'est pédagogique. Ce que je veux dire, c'est que derrière la taxe dumane, on a toute une liste en fait de propositions euh de de dans de réforme fiscal qui permettrait tout simplement de faire en sorte que ceux qui sont dans le haut du panier des contribuables cessent de payer moins que les autres. Je vous donne un chiffre si vous me le permettez parce qu'il est ultra parlant.

Ultra parlant. Quand je l'ai lu la première fois, quand je l'ai lu la première fois, je suis limite tombée de ma chaise. C'est l'institut des politiques publiques.

C'est pas moi, hein, c'est très sérieux. Qui dit quand on met justement les cotisations sociales, les taxes et l'impôt sur le revenu, nous en moyenne, enfin la moyenne des Français, on paye 50 % hein de d'impôts sur le revenu, de cotisation et de taxes. Les milliardaires, les ultra riches, eux, ils payent 27 %.

Donc s'il y a un problème aujourd'hui, il est d'abord de ce côté-là. Et si on veut que les Françaises et les Français renouent avec l'impôt, il faut commencer par introduire de la justice fiscale et il faut aussi que l'argent soit correctement dépensé. Clémentine, j'aimerais beaucoup qu'on revienne sur l'état de la gauche parce que tout ce que vous dites évidemment, on va être d'accord sur un maximum de choses mais derrière il faut qu'on puisse et bien se doter d'un gouvernement en tout cas de de d'hommes et de femmes politiques qui vont pouvoir mettre tout ça en application.

Je voudrais d'abord qu'on regarde les images qui datent de il y a un an et puis on en rediscute juste après. Je suis extrêmement heureuse que la France ne décline pas dans un racisme et un fascisme. Une libération.

On avait craint comme s'appelle que le pays euh notre pays la France soit un pays de raciste et finalement le résultat de ce soir nous prouvent qu'il y a quand même de l'espoir dans ce pays. Extrêmement soulagé en tant que personne cuir. J'avais extrêmement peur pour mes droits.

Ma grand-mère qui est aussi immigrée chinoise et savoir qu'on a gagné normalement et que et que le RN n'arrivera pas à pouvoir, c'est un test soulagement. Dimanche dernier, quand les résultats sont tombés, je me suis dit et ben c'est mort, c'est fini. Et là, on se rend compte que ben quand on se mobilise et ben en fait non, on n'est pas un pays raciste.

Donc on est un pays rassembleur. Aujourd'hui, ce qu'on a su montrer c'est que malgré des années et des années pendant laquelle l'extrême droite monte, bah finalement on a quand même cette base, ce peuple qui est là et qui saura toujours défendre nos valeurs et et c'est important ça, ça fait du bien, ça fait plaisir. Plaisir.

Un an après, l'immense espoir soulevé par le nouveau Front Populaire, la gauche est de nouveau divisée. Vous vous avez cofondé l'après, donc l'après pour association, pour la République écologique et sociale. qui a eu le premier congrès ce weekend.

Les différents responsables présents qui ont pris la parole ont tous dit qu'il n'avaiit pas d'adversaire à gauche et que l'unité était la seule solution pour l'emporter contre l'extrême droite. Pourtant Raphaël Gluxman, Jean-Luc Mélenchon au Parti socialiste aussi, il y a beaucoup de personnes qui abandonnent l'idée d'un processus unitaire pour la présidentielle de 2027. Vous vous pensez vraiment qu'il y a possibilité d'une entente programmatique électorale aujourd'hui encore pour 2027 ?

Mais oui et d'ailleurs, je pense que le problème n'est pas du tout programmatique. Absolument pas. C'est pas le sujet en vérité.

Il y a deux empêcheurs de réunir le camp de l'émancipation humaine aujourd'hui que sont Jean-Luc Mélenchon d' côté et Raphaël Gluxman qui pour l'instant veulent s'imposer sans processus de rassemblement, sans méthode de désignation commune, ce qui est indispensable si on veut être à la hauteur de l'histoire. Euh aujourd'hui, il faut quand même se rendre compte, on a une extrême droite qui est très haute et certes et c'est important ce qui a été dit et j'ai beaucoup aimé votre reportage parce queil ou c'est le Hington Post, pardon, le Hington Post, enfin celui que vous avez vous venez de de passer, c'est c'est important parce que j'ai aimé il raconte c'est le peuple qui s'est mobilisé. C'est c'est ça a été un un événement où les partis politiques par leur entente ont permis ce déploiement populaire sans lequel on aurait jamais été en tête, on aurait jamais déjoué les pronostics très sombres qui étaient à ce moment-là ceux des sondages qu'on voyait défiler les uns après les autres et aussi ceux d'une ambiance.

Je veux dire la trumpisation de la société les les victoires qu'on peut voir dans d'autres pays à l'échelle européenne pardon sur la création de l'après plus particulièrement. Oui, simplement parce que du coup comme on avait un petit peu parlé de l'extrême droite avant, pourquoi est-ce que pour justement pouvoir faire l'Union, est-ce qu'il fallait faire une nouvelle organisation de gauche en plus à ce moment-là ? Ah, nous avons fait l'après après avoir été mis à la porte.

Ah non, si la statut avait été déposé en mai, c'est l'ération qui l'a qui l'a démonté. Oui, mais c'était pas ce qu'on voulait faire avant mai, c'était un club de réflexion à l'intérieur de la France insoumise. Et en fait, à partir du moment où il y a eu les purgés, en fait l'objet de l'association s'est transformé en partie politique.

Donc je sais c'est l'argument, c'est l'argument que nous on a trouvé assez drôle de Jean-Luc Mélenchon qui a raconté que en fait tout ça a était prémédité, même c'est la création de l'après au Joo qui aurait suscité la dissolution d'Emmanuel Macron. Donc je pense que là on est quand même en plein délire et oui, nous n'avions plus de place à la France insoumise. Nous avons nous avons été écartés de la direction.

Nous avons aucun endroit pour pouvoir discuter même entre nous et pour avoir un lien aussi avec des militants. Et donc en effet, on était en train de se dire bah on va créer un club de réflexion. Il y en avait plein dans la France insoumise et il y en a encore aujourd'hui quand même des partis politiques à l'intérieur de la France insoumise après est en train de devenir un parti et une fois que il y a eu la purgeous avons décidé d'en faire un parti politique.

Ça me paraît assez normal. On n'allait pas rentrer, on avait pas décidé de rentrer dans un autre parti politique, on continua de plus à gauche. Avec quel programme qui serait différent de celui du NFP ?

Non, mais c'est des questions bien sûr, j'entends mais en fait si on veut faire un rassemblement, il y a différents partenaires. Donc le problème pour moi n'est pas qu'il y ait différents partenaires. Il y a déjà plusieurs partis politiques.

Il y a le parti communiste français, je suis allumé, je commence par le parti communiste français dans le Nouveau Front Pulet, le Parti socialiste, les les écologistes et la France insoumise et d'autres encore plein d'autres petits partis qui sont à l'intérieur du Nouveau Front populaire quand il était vivant constitué au démarrage. Donc le problème n'est pas le nombre de parties. Le problème c'est est-ce qu'on a la volonté de faire ensemble ?

Ça c'est la première chose. Et la deuxième c'est que je crois que celles et ceux qui veulent l'union, qui veulent se battre pour ce rassemblement et pour ce rassemblement sur la base d'un projet de transformation en profondeur parce qu'à l'après, on a ces deux jambes. On pense qu'il faut l'union mais on pense qu'il faut la faire sur un programme qui soit pas à l'au de rose pour aller vite.

Donc ces deux jambes, c'est bien qu'on ait aussi un espace dans lequel on puisse organiser des militants du nouveau front populaire. Nous on est sur la base du programme du nouveau il pas à l' rose mais il est très léger par rapport à ça. Ah vous voulez plus que le programme du nouveau front populaire.

Non mais je bah c'est un constat enfin c'est ce que non mais c'est qu'il a été fait en quelques heures et donc c'est de d'aller d'aller plus loin. C'est c'est il il a été fait sur la base beaucoup du programme il est il a été fait sur la base du programme de Jean-Luc Mélenchon en vérité et de la France insoumise beaucoup d'ailleurs. ce qui est reproché par les socialistes.

Euh et ce programme porte quand même un certain nombre de ruptures par rapport aux politiques actuel et peut être une base à toujours qu'on peut renforcer, qu'on peut actualiser. Il y a plein de sujets sur lesquels il y a encore à aller regarder. Mais je crois que c'est quand même une base solide et d'ailleurs la France insoumise il était très favorable et il est toujours très favorable puisqu'elle pense que les autres trahissent le programme auquel se réfère toujours la France insoumise.

C'est alors après on peut toujours dire ce qui compte aujourd'hui c'est d'être le plus radical du plus radical. Donc même ce programme là n'irait pas. Mais ça pour moi ça fait pas une solution face à la menace de l'extrême droite et pour mettre fin à la macronie.

Or les gens que moi je croise ça fait 3 mois. En 3 mois, j'ai dû faire 33 ou 34 déplacements là à l'heure où je où je parle et ce dont on me parle, c'est de l'urgence à ce que ça change. Mais mais du coup justement dans dans ce dans cette urgence à ce que ça change, est-ce que la réponse a apporté ?

Parce que j'entends ce que vous dites par rapport au fait de que finalement créer une autre entité, c'est c'est pas forcément si grave dans une dans une union. Euh, il n'empêche que vous avez présenté votre candidature il y a il y a peu de temps. Est-ce que là, moi quand je les jeunes que j'entends dans le dans le reportage euh ils demandent surtout de l'union et pas tant une multiplicité euh des candidats.

Donc, est-ce que c'était le moment de présenter votre votre candidature ? Comment est-ce que ça peut être intelligible pour euh pour les gens ? Euh, je me bats pour qu'il y ait l'union et pour moi, ça c'est le préalable, c'est-à-dire le plus important, c'est que le 2 juillet date où on va se retrouver à l'invitation de Lucy Castet.

Alors le on malheureusement c'est pas tout le monde puisque la France insoumise vient d'annoncer qu'elle n'irait pas, qu'elle répondait défavorablement à cette invitation, c'està-dire même pas de se mettre autour d'une table pour discuter de la possibilité de se rassembler, ce que je trouve très navrant. Donc nous on ira et on se battra jusqu'au bout pour que ceux qui n'y sont pas aujourd'hui puissent y être demain. Donc c'est c'est le préalable, c'est de construire l'outil.

Ça ça me paraît indispensable. après que euh cette union puisse s'incarner, qu'il y ait différentes propositions d'incarnation, je vois pas non plus que ce soit démoralisant. Dès lors que celles et ceux avec une primaire, Oui. dès lors que celles et ceux qui se proposent pour incarner le tout, ce qui est mon cas, disent "Mais je j'accepte d'être dans une procédure qui est une procédure démocratique et à la fin que même si c'est pas moi, je soutienne celui ou scène qui sera désigné." Il y a une question qui revient beaucoup sur le chat là par rapport à ce que vous dites, c'est que Mélenchon a fait 19 % en 2017, 22 en 2022.

Donc il y a des des internautes qui demandent pourquoi est-ce que le l'Union se fait pas naturellement derrière lui puisque il semble le mieux placé au vu des résultats précédents qu'il a fait. Oui, mais il me semble que notamment de 2022 à 2024, un certain nombre de positions qu'il a prise, d'attitudes qu'il a eu, ne le place pas aujourd'hui comme le candidat naturel de rassemblement des gauches et des écologistes. Je le regrette, je me suis battu pendant 2 ans à l'intérieur de la France insoumise pour que ça soit quel par exemple sur les prises de position, bah plein, il y en a.

Ça a commencé avec l'affaire Catnin qui je pense a été un moment notamment dans la jeunesse mais pas seulement évidemment avec les les militants et militantes et sympathisants et simples citoyens et citoyennes féministes he c'est sûr qu'il y a eu un moment de voilà je pense que dans je vais pas refaire et puis je suis pas là pour c'est pas mon objet j'ai pas je suis pas venue là pour dire du mal de Jean-Luc Mélenchon voilà donc je pense que chacune et chacun a observé que pendant 2 ans, on peut pas dire qu'il est mis, vous voyez ce que je veux dire, de l'huile dans les rouages et que bien souvent et pas seulement lui d'ailleurs à la France insoumise l'attitude n'a pas été une attitude rassembleuse mais de l'autre côté de l'équ c'est autre chose parce que c'est vrai qu'ils sont pas ils veulent pas de quelqu'un d'une politique comme celle de Gluxman ils veulent pas enfin pour l'instant c'est difficile de voir quelqu'un d'autre pour les électeurs. Je parle pas à l'intérieur de la France, je suis pas forcément d'accord avec vous queil y a un enjeu sur le curseur. Ça, je suis d'accord, absolument d'accord.

C'est-à-dire que celles et ceux qui sont attachés comme moi euh au projet de la France insoumise, en tout cas celui du départ qui est quand même une gauche en rupture avec le néolibéralisme, en rupture avec le productivisme, cette gauche là évidemment que si on lui dit à la fin c'est Raphaël Gluxman, ça va pas aller. Mais est-ce que Raphaël Gluxman est au point d'équilibre si on rassemble toutes les gauches et les écologistes ? La réponse est évidemment non.

Donc pourquoi avons-nous peur de ça ? à chaque fois qu'on a demandé de trancher entre ce qui était autrefois des gauches irréconciliables, et bien la réponse a été claire. Du côté de son pôle qui est un pôle fort, qui est un pôle de transformation en profondeur du pays à la fois social et écologiste que les électeurs et les électrices ont tranché.

Et est-ce que vous pensez Mais tournons les choses dans l'autre sens et vous vous pensez sérieusement que Jean-Luc Mélenchon aujourd'hui est en situation de gagner ? Peut-être qu'il peut ou peut-être qu'il peut accéder au second tour mais au deè tour il sert sur un plateau mais il faut se le dire on sert sur un plateau la victoire de Marine Le Pen qui d'ailleurs a fait un tweet pour dire ah mais oui ça serait formidable que je sois face à Jean-Luc Mélenchon donc donc il a fait trois présidentiell il a fait trois élections présidentielles. peut aussi se dire que à partir du moment où on a une période nouvelle, une nouvelle stratégie nécessaire dans la situation présente, que le rassemblement est un gage pour aller chercher encore plus loin des électeurs et des électrices dans un moment où la gauche n'est pas à 50 %, elle ne frôle pas les 50 % et et par ailleurs, il nous faut un processus et une candidature qui nous permette de gagner au second.

Est-ce que vous êtes ce point d'équilibre ? Du coup, vous disiez que Raphael GL n'était pas le point d'équilibre, est-ce que vous vous pourriez l'être ce point d'équilibre Je pense me situer au cœur de la gauche aujourd'hui telle qu'elle est aujourd'hui. Oui.

Même si vous avez pas un appareil politique derrière vous comme d'autres peuvent l'avoir. Je pense à Marine Tondelier mais voilà, il y en a d'autres bien sûr mais je vais vous dire mon sentiment. Ce qui a fonctionné au moment du nouveau Front populaire, c'est que les appareils politiques créent un espace mais ensuite c'est le mouvement citoyen.

Les partis politiques sont malheureusement et c'est triste et je le regrette très faible par rapport à ce qu'on a à mobiliser dans le pays. Donc moi, je crois davantage à l'Union sur la base d'un projet fort comme enfin pour réussir en fait à mobiliser la société et à gagner. C'est c'est ce en Mais là du coup l'union à gauche avec ce que vous venez de dire donc la France àouise qui viendra pas à la réunion euh du 2 juillet euh lancée par Luci fait l'union à gauche sans la France à insoumise ?

Mais moi j'ai l'esprit de défaite c'est pas pour moi. Non mais du coup comment on fait ? Parce que vous dites que les les partis politiques avec eux pour faire eux aussi avec ceux des socialistes qui disent plus jamais plus rien avec la France insoumise si on les avait écouté pendant les élections européennes.

Vous vous en souvenez du débat pendant les élections européennes ? C'était épouvantable épouvantable. Et après en 4 jours, ils ont réussi à se mettre d'accord.

Alors, si on a pu le faire en 4 jours pour sauver des sièges à l'Assemblée nationale, j'aimerais qu'on m'explique pourquoi on n'est pas capable de le faire quand il va s'agir de sauver les Français d'une possibilité soit de recommencer avec un néacroniste, soit d'aller de jeter le pays dans une perspective d'extrême droite qui est quand même, ça veut dire que les conditions mêmes de faire de la politique concession, faut faire des concessions aussi et que ce soit une gauche moins radicale parce que sinon ça elle alors on préfère quoi zéro concession quit avoir l'extrême droit pouvoir parce que les gens ont peut-être peur qu'il y a à nouveau des années Hollandes et la trahison qui a eu ça je suis d'accord mais du coup ça veut dire retourne la main et à Gluskman et à Mélenchon. Non, mais moi euh si c'est pour retourner aux années Hollande euh franchement euh je me suis battu euh si fortement, je veux dire euh à l'époque, toute ma vie, euh j'ai j'ai battu le pavé et plus que ça toutes les tribunes pour le nom au traité constitutionnel, même à l'époque de euh de la gauche plurielle qui est pourtant qui qui aujourd'hui pourrait nous rendre presque totalement nostalgique, hein, parce que quand on voit ce qui se passe aujourd'hui, voilà, j'ai été dans la rue parce que je trouvais que la manière dont les 35 heur étaient fait ne convenaient pas. Donc j'ai je veux dire je sais d'où je viens, je sais ce que je porte et je sais où je veux aller.

Mais je dis qu'aujourd'hui le cœur de la gauche, il se situe précisément là où où la la Hollande enfin contre en fait cette cette idée de reproduire un schéma dans lequel on aurait pas tiré les leçons de l'expérience de la social-démocratie partout en Europe. Ça, je je crois profondément ça. Maintenant, il faut qu'on se mette au travail, il faut il faut qu'on qu'on regarde précisément quelles sont les propositions.

Et c'est pourquoi nous on dit la base de départ doit être celle du programme du Nouveau Front populaire, mais il y a aucune raison de partir battu. Il y a aucune raison euh de ne pas euh euh faire ce dialogue parce que sinon c'est la défaite assurée. Donc je préfère pour que ça marche, il faudrait qu'il y ait une pression populaire immense parce que là les appareils politiques même s'ils sont très faibles, vous avez dit qu'ils étaient très faibles.

S'ils refusent et qu'il y a pas de pression populaire immense, on part exactement dans le même scénario que 2022. OK. Et donc bah on se dit vraiment c'est vraiment difficile hein Jean-Luc Mélenchon veut pas, la France insoumise va pas venir, Gluxman va être candidat.

Bon ben du coup sur peut-être non mais je vous pose vraiment la question. Excusez-moi de le dire comme ça. Mais donc la conclusion de tout ça, la conclusion de tout ça, c'est finalement il y a un fatalisme, il y a de gauche irréconciliable et donc s'il y a de gauche irréconciliables dans le paysage politique actuel, c'est pas possible de battre l'extrême droite.

Et donc, je préfère bien sûr d'être dans mon petit pôle d'une gauche bien radicale, bien sûr d'elle-même, et que de me confronter à ce que nous avons à faire, ce qui me semble être la tâche aujourd'hui, c'est d'unir les gauches et les écologistes pour battre l'extrême droite et pour empêcher encore, ça fait quand même combien de temps qu'Emmanuel Macron, il est en train de tout détricoter, tout détruire, on en veut encore. Encore, c'est l'objet du 2 juillet ça. Ça veut dire que vous vous tendez la main ce soir à à Raphaël Gluxman et à Jean-Luc Mélenchon pour se remettre autour de la table.

Totalement. Ah mais moi je je le redit jusqu'au bout jusqu'au bout s'il y a une force une personnalité qui compte dans ce pays à gauche qui n'est pas dans le tour de table jusqu'au bout il y aura une chaise pour les attendre et pour dire vous devez être là. Et si nous créons la dynamique alors à la fin nous pourrons emporter.

Et pour la créer il faut déjà qu'il y ait une base de départ et je remercie Lucié de cette invitation. le 2 juillet parce qu'elle est très importante et ensuite effectivement d'avoir la garantie qu'on fait pas un programme mou des genoux et que il s'agit absolument pas de retourner aux heures de François Hollande mais de tirer les enseignements de cette expérience calamiteuse au point que le mot gauche lui-même on pouvait plus l'utiliser après. je rappelle quand même et que aujourd'hui il y a une aspiration à une gauche qui soit forte qui correspond je crois à ce que je décris, c'est-à-dire de de de reprendre l'esprit public et et de faire en sorte que la puissance publique ait la main sur les marchés.

Vousmême vous avez dit justement de pas seulement défendre nos défendre par exemple la sécurité sociale mais de demander plus. C'est pour ça c'est pas quand on dit gauche radicale, c'est aussi d'aller chercher des conquêtes, c'est de demander plus. C'est pas justement vous dites il faut pas rester dans une petite gauche radicale et ça enf évidemment on va tous faire frond contre le fascisme s'il arrive.

On l'a tous fait à contrecœur mais on le fera toujours. Et c'est plutôt de pas faire de concession et de pouvoir euh bah garder justement les gens veulent aussi un programme qui soit un petit peu qui qui change vraiment et et aussi il peuvent avoir programme qui change. Je suis pour un programme qui change euh absolument mais vraiment à 1000 % et je et si je vois qu'on a un programme qui est pas capable de changer la donne je ne m'engagerai pas.

Mais je ne crois pas qu'aujourd'hui on en soit là. Je pense qu'aujourd'hui euh ce qui anime le peuple de gauche, c'est précisément d'être arimé à la volonté euh bah sur les retraites d'abroger la réforme des retraites, de continuer à avoir cette euh objective qui est d'aller vers la retraite à 60 ans. Je pense qu'il y a une très grande majorité pour faire une réforme fiscale en profondeur.

Je pense que des propositions comme la sécurité sociale de l'alimentation sont des propositions qui peuvent fédérer et qui transformeraient en profondeur la la société. Je pense qu'investir dans nos services publics et quelque chose là aussi qui est partagé. Je pense que la transition écologique et tout ce que ça suppose comme changement de modèle et d'investissement, nous sommes majoritaires à gauche à vouloir le porter.

Donc pourquoi partir battu et penser que cette radicalité au sens de prendre les problèmes à la racine serait euh voué à être voyez dans un petit précaré euh marginal et ne pas être sujet à discussion et de pouvoir gagner cette bataille aussi. À propos du coup de la désignation de cette personne, il me semble que dans différentes interviews, vous avez dit que c'était plutôt une primaire à un tour que vous appeliez vous-même. Comment est-ce que vous avez été désigné par la prêt ?

Est-ce que c'est bien une primaire à tour que que que vous souhait Je ne suis pas la candidate de l'après euh que les choses soient soient bien claires. Donc c'est en votre nom seul que vous avez dit que je pense qu'à un moment donné on aura besoin de personnalités qui peuvent incarner le tout. Et c'est à ce titre là que j'ai dit que moi je travaillais, je me préparais dans cette perspective.

Je veux incarner une gauche solide, franche et collective. C'est mon objectif et j'y travaille. C'est ça que j'ai dit.

La prêt en son temps désignera sa propre candidature dans la démarche que nous aurons décidé collectivement. Et donc c'est à ce moment-là que bah il y aura évidemment une procédure démocratique. Mais je ne peux pas dire aujourd'hui je suis la candidate de l'après et je ne souhaite pas être la Je vais même vous dire je pense que ce qui serait bien c'est qu'on n pas chaque parti qui est un seul candidat et à la fin en fait une bagarre entre des courants politiques avec une primaire qui avec une primaire mais qui trancherait en fait des différents entre différents courants politiques.

C'est souvent comme ça que ça se passe quand même une primaire. C'est souvent le résultat à la fin. Non, bien sûr qu'il y a un résultat à la fin et bien sûr que chacun a une coloration politique.

C'est pas moi qui vais vous dire autre chose. Mais regardez ce qui s'est passé euh à New York là, c'est intéressant quand même, non ? Le Enfin, moi je trouve parce que là aussi c'était un système de primaire euh euh un peu particulier avec un vote par classement et euh Zoran Mamdani qui a gagné la primaire à New York et bien d'où il vient, c'est pas le le flanc modéré du parti démocrate américain, c'est son flan radical.

Mais c'est intéressant quand même de regarder ça. Donc pourquoi ne pas faire confiance ? Bien sûr, mais euh à travers euh vous le fait, vous l'avez dit tout à l'heure, que vous étiez purgé euh par euh par la LFI euh et puis tout ce qui a pu euh être dit ces ces derniers temps, notamment autour de la sortie du livre Lameut sur lequel on n'a pas forcément euh totalement envie de revenir, mais il y a il y a le sujet de la démocratie interne dans les les partis de gauche et de cette personne qui va potentiellement porter la gauche.

C'est c'est un vrai sujet. Vous le connaissez, vous le connaissez très bien. Alors du coup, comment est-ce que on va faire mieux là sur les sujets de de démocratie interne, que ce soit à la France insoumise ou dans l'ensemble de la gauche ?

Écoutez, à la France insoumise, ça appartient aux militants de la France insoumise. Nous avons essayé, on s'y est cassé les dents. Bon, et d'ailleurs, nous avons été remerciés de manière extrêmement brutale.

Donc maintenant, ça appartient à la France insoumise. Donc chacun essae dans sa propre formation politique de faire au mieux. Mais moi, j'ai toujours dit et je continue de penser que si on veut incarner le changement démocratique nécessaire dans le pays, je ne vois pas comment on peut assumer que pour nous-même en fait nous débarrassons de cette question démocratique.

La démocratie c'est pas blanc ou noir hein, c'est c'est quelque chose de c'est un processus. C'est complexe la démocratie mais faut vouloir étendre par vous êtes passé par un processus de désignation pour par exemple dire que vous étiez candidate euh pour l'après. Non, c'est c'est pas pour la c'est ce que c'est ce que je disais tout à l'heure, c'est-à-dire qu'en fait je ne suis pas la candidate de l'après et l'après décidera le moment venu.

Mais je je l'ai dit tout à l'heure si euh si l'après soutient une candidature et si c'est moi. Mais je ne me suis je ne me présente pas aujourd'hui comme étant la candidate d'un parti politique parce que je pense y compris que celles et ceux qui aspirent à incarner le tout ne le font pas forcément que au titre de leur parti politique. Oui.

D'autant plus que d'autant plus que ce qu'on se disait alors vous vous en avez parlé tout à l'heure sur la taxe Zucman et puis sur d'autres et bien ça pourrait faire partie de ces éléments qui que la gauche pourrait largement emporter si enfin on était au pouvoir. Je pense aussi au tickets climat par exemple dans les propositions sur lesquelles il faut qu'on avance. Il faut impérativement favoriser le rail.

Non seulement il faut le développer parce qu'aujourd'hui j'ai j'ai appris quelque chose qui m'a sidéré par un collectif citoyen à Nant. Le patron de la SNCF a annoncé qu'il allait supprimer entre 4000 et 10000 km de rail de et et en gros entre 14 et 30 % des lignes de fine dessert, c'est-à-dire les trains du quotidien qui sont essentiels. Voilà une annonce qui est passée totalement inaperçue.

C'est délirant dans le moment qu'on traverse projeter qu'on va supprimer des lignes de train. Franchement les bras tombent, c'est insupportable. Donc investir dans le rail est une nécessité absolue et je crois que pour favoriser le rail, on a aussi besoin euh de mettre sur pied un ticket climat pour que le train soit plus accessible.

Euh non seulement qu'il y en ait plus, mais aussi qu'il soit plus accessible. Aurélien, on a parlé de ce que la gauche peut porter et des divisions de la gauche qui peuvent l'empêcher de porter un message fort dans la société. Peut-être parce que quand on parle des services publics et de l'esprit public, on voit dans les enquêtes d'opinion que les services publics sont plébiscités par les Français. ils sont plbis par les français de gauche il y a 10 ans ils étaient pas plbiscités par les français de droite c'était pas une revendication une priorité première mais aujourd'hui compris chez les français de droite c'est une question fondamentale.

Pourtant on voit pour l'instant que la gauche ne récolte pas les fruits et que même la destruction des services publics parfois peut participer. C'est l'analyse que vous faites en partie dans ce livre à ce que ce soit l' xénophobe qui récupère un électorat qui est victime de politique antisociale. Non, mais ça c'est vrai sur beaucoup de propositions parce que quand vous regardez l'augmentation du SPIC, est-ce que les Français sont pour ?

L'augmentation des salaires que nous proposons, ils sont pour ? Est-ce que vous êtes enfin je vais pas faire toute la liste mais en fait on a un décalage entre l'adhésion des Français à en fait de nombreuses propositions qui font partie de notre programme et l'adhésion des Français à notre vision du monde. Ce qui donne à voir ce qu'est aussi la politique puisque la politique c'est pas simplement elle n'est pas observée que par une somme de de propositions dans un programme avec lesquels on adhère ou non.

Euh, elle est aussi regardée par rapport à une vision du monde qu'on exprime d'un imaginaire qu'on développe. Et donc de ce point de vue-là, oui, il y a une bataille très dure avec l'extrême droite qui elle a compris ce que je décris dans ce livre, c'est-à-dire la panne du collectif. Aujourd'hui, je pense qu'il y a vraiment une grosse panne du commun, du collectif.

Et l'extrême droite dit répond à cette angoisse qui est une angoisse de déclin, qui est une angoisse d'isolement, une angoisse de déclassement. Elle y répond en disant "On est chez nous et je vais vous valoriser parce que vous êtes, il y a un dominant qui sommeille en vous. Soit parce que vous êtes un français, on va mettre dehors les étrangers, soit parce que vous êtes un blanc et on va mettre les noirs et les arabes dehors et les musulmans avec en premier.

D'ailleurs, vous êtes un homme, c'est formidable, on va valoriser votre virilité et cetera et cetera." Et donc ça c'est c'est le trumpisme est fondé là-dessus, hein, cette espèce de de valorisation du dominant, de décomplexion du dominant. Et donc la colonne vertébrale, c'est l'identité.

Ce que nous on a à dire, c'est que cette panne du collectif, on y répond par l'égalité, par la mise en commun, par cet état qui est capable de protéger, de sécuriser. Euh aujourd'hui, on a une insécurité alimentaire, il faut faire la sécurité sociale de l'alimentation. On a une insécurité euh dans l'emploi, il faut faire vivre le droit à l'emploi en par exemple partant là aussi de ce qui existe, les territoires zéro chômeurs qui sont pas parfaits, qui sont pas les mêmes d'ailleurs partout, mais qui sont des expérimentations qui donnent le sens de ce qu'on peut généraliser, inventer, créer en terme de de conquête de conquête sociale.

Il y a une insécurité aussi de la conversation publique. Vous y allez être sensible. La conversation publique, c'est pas possible.

Pas de pluralisme dans les médias. 9 milliards euh 9 milliardaires qui ont pris la main sur nos médias, ils l'ont concentration pour sécuriser la la je suis désolée de vous couper mais euh il y a quelqu'un qui attend en coulisse et qui a très envie de rentrer. Euh et bien c'est l'heure d'accueillir le pire journaliste de la rédaction.

C'est l'heure de la carte de presque. [Musique] Bonjour. Bonjour.

Bonjour. C'était un poil long laattente. C'était un poil long de ce que j'ai compris, il y avait du retard sur après du coup.

Bref. Comment vas-tu Clémentine ? Bien et toi ?

Super, merci. Bon alors voilà, nous y sommes. Dernière émission de la saison de Saiss qui a copié backsit avec les gens de rinoceros mais qui fait 14 vues.

Ça c'est toujours 13 de plus de que l'IB donc c'est OK. Enfin bref, quelle aventure ! H émission !

H émissions, Aurélien, tu te rends compte ? Et tu es journaliste de la rédaction mais tu dis pas h émissions. C'est déjà je te félicite P.

Quelqu'un de très smart. Hit euh émissions. Euh et franchement on a été gâté.

On a eu euh Ruffin. Qui se souvient de Ruffin quand il a vaillamment pris position sur Gaza. Quel homme courageux.

Ou quand Marine Tondelier a comparé le marxisme du jardinage. Quel sens de la formule ? Ah les souvenirs.

Et Gill Brun qui s'en rappelle ? C'est Philippe Brin toujours. C'est toujours Philippe Brin.

Personne s'en rappelle. Bref, moi j'ai profité quand même de cette dernière pour remercier quelques personnes. Je voudrais d'abord remercier la rédaction qui malgré les audiences catastrophiques n'a jamais remis en doute l'émission.

Tu es dur parce qu'on fait des supers chiffres. C'est vrai. C'est même pas vrai en plus he mais oui c'est même pas vrai.

Mais ça marchait mieux si je disais que c'est nul. Euh merci à Rigie qui a foiré le seul Magneto que je leur avais demandé de lancer sur Mélenchon comme par hasard. Chelou.

Merci à Mesjda. Même si au départ on n'a pas compris pourquoi le directeur nous la mettait dans les pattes. Merci à Théo.

Le pauvre, il s'est quand même démené chaque mercredi, chaque dernier mercredi du mois pour trouver une chemise encore plus moche que la précédente. Et il a réussi. Ça va ?

Et il a réussi. Moi, je suis chaud de la plaisir. Elle est celle-là, franchement.

Non. OK. Et évidemment, merci à Loui, la seule personne avec du buz qui a accepté de faire l'émission.

Sans elle, Libération serait devant nous, je pense. Petite pensée pour Valérie Damidou aussi. Et donc euh oui, pour la dernière, on reçoit Clémentine Autin.

Clémentine euh ça fait très plaisir de te recevoir. Pour moi, tu es un peu la gauche aujourd'hui. Tu es né chez les cocos, tu es parti à la France insoumise.

Aujourd'hui, tu sièges avec les écolos. Finalement, il te manque juste le PS et tu as fini le le jeu quoi. J'ai vu que tu voulais devenir président de la République, c'est intéressant mais moi je comprends pas pourquoi vous avez pas eu un conseil d'orientation un peu honnête en 3e pour détruire vos rêves au 30 secondes.

Moi par exemple quand je suis allé voir et que j'ai demandé pour être pilote de chasse, on m'a dit "Non, tu seras journaliste Aluma." Et je suis journaliste Aluma. Quel bonheur !

Bon, à séparer d'avenir pour finir cette saison, bah, j'ai fait ce que je fais de mieux, c'est-à-dire de la merde. Euh on a choisi aujourd'hui de se moquer de nous-même. Donc voici les coulisses de LUMA selon ces news et frontières.

Magnetto Mike et je condamne le ramass. Bonjour, c'est PA et je bosse à Luma. Et quand on bosse dans un méia de gauche, on se fait tout le temps taxer d'islamuchisme, de walisme ou d'homme soja.

Alors que Ah, c'est l'heure de la conférence de rédaction. Bah venez, je vais vous faire visiter. Ah ben ils sont déjà en réunion.

Et toi Alli, tu vas à la fête de l'humain voir maître Gims. Bon, on va pas les déranger plus longtemps. En tout cas, trop cool pour Alie.

C'est la salle de formation. C'est ici qu'on nous apprend à répondre à des médias comme salam alar. Donc, on reprend.

Je condamne. Je condamne. Mettez-y un peu plus de cœur.

Tu condamnes, tu condamnes. C'est mieux. Allez, venez, je vais vous montrer la cantine.

C'est bon, c'est la bonne température. Avant de reprendre, on fait quand même une petite post clop après manger. Ça fait du bien pour la digestion.

Enfin, c'est c'est nickel quoi. C'est du CBD, hein. Bon, il est 13h45, donc on impose une petite sieste réglementaire.

Je condamne le Oui, je le condamne. Pa, tu as rendu ton article sur la contraception masculine en Iran ? Non, mais je fais demain.

Là, c'est le pont là. On est mardi. Oui, mais c'est l'ide, c'était la semaine dernière.

Non, mon mouton. Bon, petite po clop avant quand même. Bon ben voilà, c'est déjà la fin de journée et c'est l'heure de partir.

On range des petites affaires. Attends ton pa les subventions sont tombées. Oh, c'est tout.

Ah non, ça c'est que la première partie. Ah, tant mieux. Allez, ça aussi ça va dans le sac.

Oh, une belle journée là. C'est la fin de la journée, c'est l'heure de rentrer en vélo. Abonnez-vous à Luma et à très bientôt les amis.

Bisous. Tout est vrai. Et tu as bien saisi l'ambiance de la raid à Car, c'est la cantine.

Il y a toujours de la viande. Je pense que vous savez pourquoi. Bon, c'est presque la fin de ma chronique.

Je sais pas si tu es au courant mais à la fin, on fait un petit jeu ça ira, ça ira pas. Je te montre des images, tu me dis si ça ira, ça ira pas. Ça ira, ça ira, ça ira.

Exactement. Et tu peux éventuellement bah nous donner des petites explications en fonction vu chanter, tu veux que je te laisse faire le chanter. J'avoue.

Bon euh, tu as compris le principe ? Ouais, je crois. Ça ira ou ça ira pas.

Exactement. Et après un petit texte pour expliquer évidemment si et après en général c'est comme les oui ou non. Exactement.

C'est un combini. On a copié combini aussi mais faut expliquer quoi Israël Iran. Là, on rigole pas.

Ça ira ou ça ira pas ? J'ai Il y a le cesser le feu. Non, ça ira pas probablement.

C'est c'est dur. On en a pas ou on en a pas parlé mais c'est c'est il y a il y a un sujet aujourd'hui, c'est que je pense qu'on est dans un une bascule du monde avec beaucoup de tension et qu'au fond la question c'est de savoir si on choisit la force ou le droit. Et si on veut choisir la paix, il faut la construire.

Et donc ça suppose de savoir quel est le chemin. Et ce chemin pour moi, il repose sur le droit international, sur la diplomatie qui a été laminée, hein. C'est le budget qui a le plus pris cher sur les 30 dernières années.

Il a été coupé en deux. Deux fois moins de budget celui de la diplomatie. et aussi ce que j'appelle la mondialité, c'est-à-dire que si on veut la paix, il faut aussi faire avancer la justice, sortir de la globalisation néolibérale et et là aussi supporter l'altérité, l'altérité, le sensible, s'ouvrir aux autres dans un moment où on voit bien que c'est le repli qui est en train de dominer.

Donc la force ou le droit, ça je pense que c'est un enjeu majeur aujourd'hui pour penser la paix et pas simplement la non guuerre. Super ! Merci beaucoup Clémentine.

Passe à la deuxième. J'ai même pas mes trucs. Le conclave retraite.

Alors, il y a Sophie là. Alors, c'est vraiment le tout début du conc. Tout le monde est dégoté.

Sou qui le connaît ? Maisc horrible. Ah bah, ça va pas du tout.

Non, c'est déjà même derrière nous cette affaire avec un un gouvernement. C'était pathétique hier les questions d'actualité. avec François Baïou qui était euh soumis par les députés du Nouveau Front populaire à ses phrases d'avant où il disait que bien sûr le par le Parlement serait saisi sur cette question très importante et cetera et puis là bah il y a plus de son plus d'image.

Alors que à l'initiative des communistes, le 5 juin dernier, je crois que c'est ça la bonne date, on a voté on a voté à l'Assemblée nationale le fait que on revenait sur la la retraite à 64 ans. Qu'en fait le le gouvernement ? Une fois que l'Assemblée nationale a eu pu voter effectivement une résolution sur le fond du texte.

Donc ça suffit, ça suffit. Soit on fait voter l'Assemblée nationale, soit on fait un référendum, mais il faut que ça sae, c'est pas possible qu'il y a un tel écart entre ce que pense la majorité des Français, c'est-à-dire qu'ils ne veulent pas de cette loi et la réalité de ce que fait l'exécutif. Et ça c'est écœurant euh pour la politique.

Enfin, je veux dire, c'est quelque chose qui dégoûte profondément de la politique et qui est injuste socialement. Gravement injuste socialement. Moi, je suis d'accord avec toi Ousman Dembélé les Ballons d'Or.

Tu fais un peu le foot. Hm. H j'aime bien parler de ça.

Je le mets à chaque à chaque fois. Je crois qu'à chaque fois tu nous la sors depuis C'est vrai. C'est du militantisme.

Tu as vu P qu'il y avait un boulevard à Paris qui avait été Osman c'est Osmané dis oui je ne sais pas mais j'ai exactement envie de dire ça ira. D'accord. Qu'est-ce qu'on a ensuite ?

L'après après ça ira l'après. Après. Après.

Ah ouais ben j'espère bien que ça ira. Ouais on chante beaucoup l'après. Ah ouais ouais ça ira.

C'est vous chantez on chante pas mon style moi c'est unido au congrès blido très fort et bella chao fais attention à ton micro alors raquel garido est plus elle pooido parce que évidemment elle est elle est chilienne donc elle parle espagnol et moi je suis italienne donc je suis plus bella chao mais de villein 2027 ou ça n'ira pas d'ailleurs je l'ai entendu sur France intertemps et autant je suis sensible à ces prises de position et et reconnaissance y compris de ce qu'il a de ce qu'il a il a pu faire sur ses positions euh sur l'international. Autant j'ai trouvé que là le masque commence à à retomber à tomber à retomber c'est quand même un homme de droite hein si on avait un doute que les choses soi que les choses soc je suis un peu un peu étonné il veut trianguler lui aussi c'est au-dessus des parties mais ça y a un petit parfum de ni de ni droite ni gauche qu'on a déjà vou là il était bien là il voulait prendre le un million de vues on a fait grâce à ça le poste de famille mais respect sur des positions moi je veux je veux dire quand même respect sur des positions qu'il prend qui malheureusement dans le l'espèce de discours insupportable qu'on a aujourd'hui peut nous faire du bien sur bien des sujets et notamment sur les sujets international ou puis rappeler de ce que c'est une droite républicaine dirons-le comme ça. Voilà.

Merci beaucoup pa est-ce que tu as encore une vanne à nous offrir ? On en veut une. Pô claquet de chaussettes.

Ça ira. Bah je sais que c'est l'été et tout mais c'est vraent là-dessus que tu vas nous quitter. C'est la fin de ta dernière.

J'aimerais bien relancer cette un peu perdu là. Alors des bar d'abord on n'est pas obligé d'acheter les chaussures. Il y a les marques dessus.

Moi je suis très voilà et les chaussettes franchement chacun fait comme il veut. Chacun son style. Très bien.

Merci beaucoup Clémentin. Merci beaucoup P et merci pour les fé. Merci à moi.

On se retrouve à la fête de Luma si on m'a pas viré d'ici là. Bon et après on prend on prend un café pour discuter de la de la de la logique de mon parcours où j'ai commencer dans des espaces qui étaient rouges et vert. Pris tu l'as mal pris.

Non non pas du tout. Explique. Non pas du tout.

Tu vois j'ai le sourire et cetera mais je dis juste que j'ai commencé dans des espaces rouges et verts et que je pense que je fais partie aussi d'une génération qui était pas forcément satisfaite par les parties telles qu'ils existaient. me retrouver vraiment dans un endroit ou un autre mais qui au fond sur 25 ans a pas beaucoup bougé en terme de d'ancrage dans une gauche franche et à la fois sociale mais aussi écologiste et très tôt de ce point de vue-là. Ce sera un café allongé j'imagine.

Merci beaucoup. Ouais, un café allongé. Ça va.

Merci beaucoup. Merci merci pour je je mais je bois pas de café, j'ai oublié de lui dire. Je lui dis oui en plus alors que je vois du thé.

Et c'est pour ça le plus et euh et sur le le chat, il y a énormément de monde. Évidemment qu'on fait des chiffres exceptionnels que les les vidéos qui ont été que ce soit sur YouTube ou bien que ce soit sur les les réseaux sociaux, sur Instagram et cetera de Luma font des millions de vues. Donc ça marche super.

Donc vous nous retrouverez l'année prochaine parce que je suis sûr que là vous êtes très inquiè et inquiète avec ce que vous êtes PR. Clémentine, on va se quitter avec quand même une ou deux questions sur des sujets qui qui nous semblaient extrêmement importants d'avoir des avec vous. En main, on vous a aperçu du côté de Cann qui est pas forcément un endroit où on voit beaucoup d'hommes et femmes politiques mais c'était autour de la promotion du film réalisé par Roman Boringer adapté du livre que vous avez écrit Dites-lui que que je l'aime qui est sorti en 2019.

Le film lui-même de Roman Boringer ne sortira que en décembre. Et donc ce film met en image vos vies parallèles de Romain de Boranger et et de vous puisque vous avez été toutes les deux abandonné par vos mères, elle jeune et puis vous à à 11 ans. Deux mères qui sont aimantes mais mais défaillantes et qui ont donc vous ont laissé vous en tant que jeune fille pleine de de questions.

Qu'est-ce qui représente pour vous ce film à la fois dans dans votre construction personnelle et puis peut-être sur la place des femmes dans la société, celle aussi des mères, de l'image de la mère, qu'est-ce que ça représente ? Mais ce qui est très joli, c'est vraiment le film de de Roman Boringer, même si elle a quand même réussi à me faire jouer dedans. Alors, comme je dis, je joue pas.

Voilà. Euh mais ce qui m'émeux le plus dans son film, c'est qu'elle a donné une dimension universelle à à nos histoires. C'està-dire qu'en conjuguant mon histoire et son histoire, et ben elle raconte l'histoire de de plein de femmes et dans leur relation avec leur mère.

Et d'un point de vue social, ce que ça met en lumière, c'est aussi notre incapacité à venir en d'aide à des femmes qui peuvent être alcooliques, toxicoman, en dépression, qui qui qui n'arrivent pas à vivre et les conséquences que ça peut avoir sur les enfants. Si on veut protéger les enfants, il faut aussi être capable de protéger les mères. Et de ce point de vue-là, je trouve que la société, alors aujourd'hui, je pense que c'est encore plus angoissant.

On voit bien qu'il y a un enjeu santé mental qui est énorme. Beaucoup de femmes qui sont des femmes solos comme on dit, en tout cas des mères des mères célibataires avec des enfants. Et je pense à elle et je me dis il faut faire quelque chose.

Oui. De d'autant que on vous sent vous sent sur sur ce sujet-là. Euh si je vous parle de peut-être votre intimité autour de ce livre que vous avez bien voulu raconter au grand public et on imagine à quel point ça peut être dur de porter des mots sur sa propre sur sa propre mère.

C'est aussi parce que du coup il y a près de 15 ans, vous avez parlé du viol que vous avez subi. Vous avez rendu finalement cette partie-elà de votre vie politique des années avant le procès Giselle Pélico. Ce qui s'est beaucoup dit ces derniers temps, c'est qu'on espérait, je reviens sur ce que vous disiez par rapport à au fait de protéger les enfants, que le procès le Squarnec allait peut-être être aussi le le pélico finalement de l'enfance.

Évidemment, tout ce qui s'est passé autour des affaires Betaram. Là, il y a eu un manqué autour de l'affaire Pélico. La société elle protège toujours pas les enfants.

Non non, je pense qu'on a vraiment du mal à prendre tout ça bras le corps. Alors comme sur le viol, c'est des sujets sur lesquels je trouve que la conversation publique est obsédée par la législation. Alors je dis pas que parfois on peut pas faire un peu mieux, hein, c'est-à-dire en fait comment on définit, comment on punit.

Parfois ça peut être important. Par exemple, j'en discutais hier avec Sarah Forestier, on parlait du fait que aujourd'hui quand vous êtes condamné pour euh avoir regardé des images pédocriminelles, en fait c'est pas automatique que vous ne pouvez pas travailler avec des enfants ou des adolescents. C'est quand même un problème.

Donc là, peut-être qu'il y a peut-être qu'il y a quelque chose à regarder dans la loi. Mais attention quoi, le problème c'est qu'il n'y a pas de politique publique avec des moyens pour que dans le maillage de prévention, dans le maillage d'accompagnement, de réparation et bien on puisse être à la hauteur du défi. C'est c'est pas que c'est pas que des enjeux de définition de loi.

Et je trouve qu'on est très obsédé par les définitions dans la loi. On devrait être beaucoup plus obsédé des moyens concrets qu'on met pour que les gens soient formés à ces problématiques là. queil y des des endroits pour pouvoir en parler euh où les associations puissent avoir des moyens pour intervenir, vous voyez ce que je viens où les magistrats, les personnels hospitaliers soient formés pour répercuter.

Et c'est tout ce che qui doit être fait de manière un peu chirurgicale en proximité et avec de l'humain. Et ben moi je pense que c'est ça qui ne va pas aujourd'hui dans la société, c'est qu'on on en on se donne pas les moyens de ça. Très bien.

Et ben merci beaucoup Clémentine Autin d'être venu répondre à nos questions et belle vie à votre émission, ça fait très plaisir de la voir, d'être sur Twitch. Voilà. Merci beaucoup.

Vous êtes vous êtes une des une des premières à nous féliciter, à nous donner du courage. On sait non mais c'est depuis le temps, il fall. Du coup, je l'ai regardé, j'en ai regardé pas mal et et voilà.