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Podcast / conversationLe Média (sur Podcast)· 21 août 2023 20 minAutoproduitActualité / polémiqueEnvironnement & énergieEurope & internationalInstitutions & électionsSolidarités & famille

Condamnés à boire de l'eau salée ? La catastrophe internationale qui vient

Source d'origine 2 locuteurs

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 80 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:55PrésentateurFait
    « la tenue d'une cellule de crise interministérielle ce soir, la veille d'un épisode caniculaire qui pourrait être le plus intense de l'été »
  • 3:31PrésentateurFait
    « L'Uruguay connaît une sécheresse record qui dure depuis 3 ans »
  • 12:25PrésentateurChiffre
    « le pays comptait plus de 3 millions de personnes en situation d'insécurité alimentaire aiguë »
  • 12:38PrésentateurChiffre
    « plus de 7 millions de personnes en situation d'insécurité alimentaire modérée »
  • 16:31PrésentateurChiffre
    « le taux d'homicide pour 100 000 habitants, en Équateur, était de 25 en 2022 »
  • 18:11PrésentateurFait
    « les actions de l'Azerbaïdjan de génocidaire »

Temps de parole

  • Présentateur94 %
  • Invité3 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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Présentateur

Pour ne rater aucune de nos vidéos, n'oubliez pas de vous abonner et d'activer la cloche. Bonjour à toutes et à tous et bienvenue sur Le Média. Nous sommes le jeudi 17 août 2023 et c'est avec plaisir que je vous retrouve sur ce plateau pour un bulletin d'informations résolument international, vous allez le voir. Cet été, comme chaque été, Le Média réduit quelque peu sa voilure pour permettre à l'équipe de prendre repos et vacances bien méritées et préparer la rentrée plus sereinement. Néanmoins, vous le voyez chaque jour, nous sommes au rendez-vous de l'actualité en maintenant des programmes pour vous informer au quotidien.

Et la rentrée prochaine, puisqu'on en parle, se fera à la télé mais surtout avec vous. C'est pour cela qu'il est nécessaire de continuer à signer la pétition sur unetélépourvous.lemédiatv.fr et de soutenir financièrement notre antenne indépendante sur lemédiatv.fr. A l'heure où nous tournons, nous apprenons tout juste l'annonce par la première ministre Elisabeth Borne de la tenue d'une cellule de crise interministérielle ce soir, la veille d'un épisode caniculaire qui pourrait être le plus intense de l'été et l'un des plus tardifs jamais enregistrés selon Météo France.

Sans prendre trop de risques, il nous est permis de douter des mesures qui pourraient être adoptées par le gouvernement tant il est en retard sur le terrain de la transition écologique et tant le défi est immense et complexe. Dans ce nouveau bulletin d'information, comme d'habitude, nous aborderons plusieurs sujets qui font l'actualité ce jour, sélectionnés par la rédaction du Média. Aujourd'hui, nous parlerons de Nicolas Sarkozy qui virait bien Gérald Darmanin à l'Elysée en 2027, de la suite des événements au Niger, des élections difficiles en Équateur et du blocus arménien qui dure depuis six mois déjà. Mais avant ça, je vous propose mon édito où il sera question de l'eau.

Oui, vous savez, ce truc bien pratique que si on n'en a pas, on meurt. Il faut choisir entre le champagne pour quelques-uns et l'eau potable pour tous. C'est avec ce genre de punchline que le regretté Thomas Sankara a redonné une forme de dignité au Burkina Faso en étant l'un des précurseurs politiques à se saisir du sujet de l'eau et de la justice sociale dans l'un des pays les plus pauvres de la planète. 36 ans après son assassinat, en 87, le pays connaît encore une crise de l'eau dramatique qui, ajoutée au conflit armé qui dure depuis 2016, pousse des centaines de milliers de personnes dans l'exil.

Et si j'ai choisi de vous parler d'eau aujourd'hui, vous vous doutez, j'imagine, de la raison. Non, aucun lien avec mes vacances en Roumanie où le Coca-Cola règne en maître à tel point qu'il est plus accessible que l'eau dans certains endroits. Encore faut-il avoir vu mes insta-stories pour avoir la ref. Mais non, c'est avec un autre pays en dehors de l'Europe, au-delà de l'océan Atlantique, l'Uruguay.

Ce petit pays d'Amérique du Sud vient de voir son gouvernement prendre une décision quelque peu radicale, faisant face à une réinfraction d'eau douce et pour éviter une catastrophe sanitaire, notamment dans sa capitale où vivent plus de la moitié de la population, c'est-à-dire 1,8 million d'habitants, c'est désormais de l'eau salée qui coule au robinet. Salée, oui, mais potable ? Le gouvernement répond que oui, de nombreux experts disent que non, ou plus précisément potable mais pas consommable, c'est-à-dire dangereux pour la santé de la plupart des gens, et notamment des femmes enceintes, des enfants, des personnes âgées ou déjà malades.

Malgré une aide financière de l'État, seuls les Uruguayens les plus aisés peuvent alors se ruer sur des bouteilles et bidons d'eau minérale importées. Ailleurs, par exemple en Catalogne, en Espagne, ce sont des usines géantes qui viennent dessaler l'eau de mer à renfort de gros sous et en polluant un max. En gros, ce n'est pas pour éviter mais plutôt repousser la catastrophe sanitaire et écologique. Mais quoi faire d'autre ? L'Uruguay connaît une sécheresse record qui dure depuis 3 ans. Oui, 3 années consécutives de sécheresse qui sont venues tarir les nappes phréatiques et les réserves d'eau douce du pays.

Ce qui a déjà poussé le gouvernement uruguayen à prendre les mêmes décisions concernant la consommation d'eau salée à plusieurs reprises, notamment en mai dernier. Si vous êtes assidus du média ou tout simplement bien informés, vous savez que ces épisodes de sécheresse touchent en réalité de nombreuses régions du monde. Conséquences directes du dérèglement climatique, pardon, dont l'espèce humaine est responsable, elles déclenchent de sérieux conflits parfois armés. Les exemples de l'Inde et du Pakistan se disputant l'accès aux fleuves Indus ou encore de l'Egypte et du Soudan qui s'opposent aux chantiers de barrages sur le Nil par l'Ethiopie marquent régulièrement l'actualité.

A chaque fois, la même histoire. Des millions de personnes dépendent d'un seul courant d'eau pour leur agriculture, leur industrie et pour simplement boire. Vous vous souvenez ? Pas d'eau, pas de vie. Et quand il y a trop d'eau, bah c'est un cra aussi. Ces images impressionnantes nous proviennent d'Allemagne, où de brutales et inhabituelles intempéries ont littéralement transformé l'aéroport de Francfort, quatrième plus grand aéroport d'Europe, et son métro en gigantesque aquapark, le fun en moins.

En même temps, s'il y avait eu là une forêt primaire à la place des 2160 hectares d'asphalte de l'aéroport, sans doute que l'eau aurait trouvé plus facilement son chemin jusqu'aux nappes phréatiques. Plus grave encore, des émeutes et révoltes urbaines ont éclaté à Swellendam, en Afrique du Sud, suite à la flambée des tarifs de l'eau et de l'électricité. Mais inutile d'aller si loin pour voir pareil dinguerie aquatique. Chez nous, en France, Cocorico, on sait aussi battre des records à cheval entre catastrophes et absurdités. A Paris, une épreuve de natation en eau libre, prévue ce mois-ci, dans la Seine, a dû être annulée à cause de la pollution.

Les violences intempéries, qu'on a connues ici aussi, récemment, ont fait déborder les eaux usées de la ville dans le fleuve, c'est-à-dire nos déjections. Cette épreuve devait servir de test pour les prochains Jeux Olympiques, qui, d'ailleurs, eux, font galoper l'artificialisation des sols de la région parisienne. Alors, sans mauvais jeu de mots, ça ne sent pas bon pour la suite. Un peu plus au sud de la capitale, c'est dans les Deux-Sèvres que le combat pour défendre le bien commun que représente l'eau douce a marqué notre pays, avec les mégabassines de Sainte-Soline et les violences d'État qui ont lieu fin mars.

Car oui, la France connaît et va encore connaître des épisodes de sécheresse record ces prochaines semaines, mais le gouvernement semble regarder ailleurs, les yeux plutôt rivés sur le désir de croissance économique plutôt que sur la transition écologique. On se souvient des communes privées d'eau potable d'un côté et des golfs autorisés à arroser leur gazon de l'autre. Greens de golf qui avaient été et qui sont encore ciblés par des activistes écologistes, comme vous le voyez sur ces images, où, en juin dernier, des militants d'ANV COP21 avaient creusé dans le sol, l'eau est un bien commun.

Partout, les citoyennes et citoyens souffrent de ce qui va marquer notre époque, le manque d'eau douce, et se mettent alors en mouvement pour opérer un bras de fer toujours plus féroce avec les intérêts industriels et politiques qui menacent le climat. Fort de la décision du Conseil d'État de suspendre celle de Gérald Darmanin, qui avait lui souhaité dissoudre le mouvement écologiste des soulèvements de la terre, ce dernier se lancera demain vendredi 18 août dans un convoi de l'eau organisé par Bassine Non-Merci et la Confédération Paysanne. Un convoi sous la forme de près de 700 personnes à vélo et en tracteur qui reliera joyeusement les Deux-Sèvres à Paris.

Son passage à Saint-Sauline a été, vous l'imaginez bien, interdit et son arrivée dans la capitale est redoutée par les autorités. Évidemment, le média sera sur place pour vous en informer. En attendant, pendant que certains boivent de l'eau salée, et tandis que d'autres, beaucoup d'autres, meurent de soif, pensées particulières pour les personnes malheureuses, exilées, abandonnées à la mort dans le désert par la Tunisie ou encore à la France qui volent l'eau des exilés coincés à Calais, c'est en Suisse qu'une découverte vient peut-être nous donner un peu d'espoir.

Des scientifiques zuricois viennent de développer un tri métallique spécialement traité qui permet de produire de l'eau potable à partir du brouillard. Une bonne nouvelle inspirée des techniques déjà existantes en Amérique du Sud, mais ici améliorée d'un système permettant de venir à bout de plus de 90% de la pollution de l'air incrustée dans le brouillard qui limitait alors l'usage de ce système jusqu'à aujourd'hui. Néanmoins, en termes d'écologie, il n'y a pas de magie. Quiconque a pu voir le film Don't Look Up le sait. Seule une réelle volonté politique et une conscience active et populaire peuvent relever le défi, ce défi qui grandit face à nous sans cesse chaque jour.

Mais on le sait, l'eau comme la révolte pour la justice sociale finit toujours par se frayer un chemin. Continuons maintenant ce flash avec les infos du jour. Nicolas Sarkozy verrait bien Gérald Darmanin à l'Elysée en 2027. Le milice de l'intérieur et lui sont amis depuis dix bonnes années déjà. Sans surprise, il a déjà affiché son ambition à succéder à Emmanuel Macron avec un lancement de campagne à peine maquillée le 27 août dernier dans son fief à Tourcoing. On vous en parlait d'ailleurs très longuement ce lundi. La nouveauté ici, c'est donc cet extrait du livre Le Temps des combats de l'ancien président Nicolas Sarkozy qui sortira en librairie le 22 août prochain.

Au cours de ces 592 pages dont BFM TV notamment nous livre les bonnes feuilles, l'ancien président de la République glisse quelques conseils politiques. Son ancien coordinateur de campagne et actuel ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, est pour lui le représentant d'une, je le cite, d'une droite forte, « Seul barrage face au RN », confie-t-il alors dans un entretien au Figaro. Les Républicains, IR-UMP, « Seul barrage face à l'extrême droite » et avec Darmanin à leur tête, l'imaginer est difficile.

9:06
Invité

Et j'en reviens à votre livre parce que je l'ai lu avec beaucoup d'attention. Et objectivement, à part quelques incohérences dont on aura peut-être l'occasion de parler plus tard, mais j'aurais pu le signer, vous décrivez là l'islamisme de manière extrêmement claire. Madame Le Pen, dans sa stratégie de dédiabolisation, on revient à être quasiment un peu dans la mollesse. Je vous trouve, il faut vous reprendre des vitamines. Vous n'êtes pas assez durs, je trouve, là. Vous êtes prêtes, si je comprends bien, à ne même pas légiférer sur les cultes et vous dites que l'islam n'est même pas un problème.

Votrement, vous êtes partis assez loin, ça va décevoir beaucoup de vos électeurs, j'imagine, ce soir. Pardon, mais on a le sentiment que vous dites et que vous pensez la même chose. Madame Le Pen ne nomme pas l'ennemi. Je trouve qu'en effet, vous êtes plus molle. Travaillez pour le prochain débat présidentiel parce que vous serez encore de juger approximatif. Ah, donc vous la voyez déjà au deuxième tour. Si jamais c'est le cas. Nicolas Sarkozy réfute une alliance LR et Rennes.

9:59
Présentateur

La raison, je le cite, ce n'est pas la supposée appartenance de Marine Le Pen à l'extrême droite qui est une caricature selon lui. Ce sont plutôt les thèmes sur l'Europe, la culture, l'histoire de France et, je le cite encore, son programme économique qui est celui de la gauche des années 70 qui dérange M. Sarkozy, rapporte Le Figaro. Mais dans le même entretien, note Le Monde. Celui qui est le premier ex-président de la République à être condamné par la justice pour corruption reprend les thèmes chers au RN.

Interrogé par les journalistes sur son discours de Grenoble 2010 où il ciblait les Roms et les gens du voyage et le lien qu'il y fait entre délinquance et immigration, l'ancien président persiste et signe, je le cite, « Nous avions raison contre tous ceux qui étaient alors dans le déni de la réalité ». Nicolas Sarkozy se montre moins élogieux envers Emmanuel Macron qu'il critique alors dans les rares passages du livre où il parle de lui. Il ne partage pas l'avis du chef de l'État qui a dit, je le cite, « Personne n'aurait pu prévoir les émeutes ».

Pour le président en poste lors de celle de 2005, je cite, « Notre démocratie est en danger, non du fait d'une trop grande autorité, mais de son absence, dont on voit les résultats délétères chaque jour ». Sur un autre plan diplomatique, l'ancien président remet en question, dans son interview toujours au Figaro, le tropisme algérien d'Emmanuel Macron. Il explique, « Il ne s'agit pas de sévérité, mais de conviction. N'essayons pas de bâtir une amitié artificielle avec les dirigeants algériens qui utilisent systématiquement la France comme bouc émissaire pour masquer leur propre défaillance et leur déficit de légitimité », rapporte BFM. En effet, la droite forte, dont rêve M.

Sarkozy, semble faire barrage au RN en le dépassant par la droite. Direction maintenant le Ghana, où s'est ouvert aujourd'hui une réunion entre les chefs d'État-major des armées ouest-africaines pour discuter des détails d'une éventuelle intervention au Niger-CDAO après le coup d'État militaire du 26 juillet dernier. Une question sur laquelle les pays de la région peinent à trouver un accord, là où l'optique reste de privilégier la voie de la diplomatie. Une diplomatie tant demandée que certains pays occidentaux, comme les États-Unis, ont multiplié les appels à un règlement pacifique de la crise. Alors, diplomatie, oui, mais à quel prix ?

Car si elle souhaite éviter un bain de sang, et on le comprend, les sanctions économiques et les fermetures de frontières autour du Niger sont en train de provoquer une nouvelle crise humanitaire, révèle le programme alimentaire mondial. Pour vous donner un ordre d'idée, l'Office des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires souligne qu'avant même le coup d'État, le pays comptait plus de 3 millions de personnes en situation d'insécurité alimentaire aiguë. Et aujourd'hui, plus de 7 millions de personnes en situation d'insécurité alimentaire modérée, je cite, pourraient voir leur situation s'aggraver en raison de la crise en cours.

Et outre le danger qui plane sur la situation alimentaire du pays, c'est au terrorisme qu'il faut encore surveiller afin d'éviter une nouvelle attaque djihadiste comme celle qui a eu lieu mardi dernier contre les troupes nigériennes, faisant 17 morts et 20 blessés à la frontière avec le Burkina Faso. Dans le même temps, le premier ministre nigérien, nommé par les militaires, Ali Mahaman Laminzei, a confirmé sa volonté de tenir ses positions lors d'une rencontre avec le président de transition tchadien, Mahamat Idriss Déby Ittno. On l'écoute.

13:19
Invité

Nous sommes dans un processus de transition. Nous avons expliqué, les tenants et les aboutissants, réitéré toute notre disponibilité à rester ouvert, échanger avec toutes les parties, mais insister sur la nécessaire indépendance de notre pays. Il faut qu'on le dise.

13:38
Présentateur

Le Niger opte donc pour une période de transition à l'image de ses voisins du Mali et le Burkina, eux aussi dirigés par des militaires arrivés au pouvoir par des coups d'État en 2020 et 2022 qui ont, de leur côté, rapidement affiché leur solidarité envers les généraux de Niamey. Après l'assassinat du centriste Fernando Villa Vincencio qui a depuis plongé les gens dans la peur, titré Le Monde le 14 août, l'Équateur valide la candidature à la présidentielle de son remplaçant. C'est Christian Zurita qui a été désigné ce dimanche. Néanmoins, sa candidature restait alors dans l'attente de la validation du Conseil national électoral.

C'est depuis, chose faite, aujourd'hui même, le CNE a validé sa candidature, la candidature du journaliste de 53 ans. Mais avant de l'approuver, le CNE a rejeté un recours déposé par le parti de gauche Revolution Chiudadana de l'ex-président équatorien Raphaël Correa qui s'opposait à la candidature de Christian Zurita. On reprochait à ce dernier d'avoir été membre d'un parti de centre-droit, lui privant alors de sa légitimité de se présenter aujourd'hui sur l'étiquette du parti centriste.

Christian Zurita s'est engagé à suivre intégralement le projet politique de Fernando Villa Vincencio, arrivé lui en deuxième position dans les intentions de vote avec 12,5% derrière la candidate du camp de l'ex-président Correa, Luisa González, avec 24% selon un récent sondage. Les équatoriens devront se prononcer ce dimanche 20 août. Pour rappel, Fernando Villa Vincencio a reçu trois balles dans la tête alors qu'il était escorté à la fin d'un meeting politique et qu'il montait dans une voiture qui n'était pas blindée. La police affirme avoir retrouvé 61 douilles sur le lieu de l'attentat. Un député, deux policiers et six autres personnes ont été également blessées par les tirs.

Les proches de Villa Vincencio dénoncent les failles de son service de sécurité, lui qui était menacé depuis un moment. Selon les autorités, le tueur présumé, qui aurait été blessé par la police, est mort en détention peu de temps après l'attentat. Six ressortissants colombiens ont été également arrêtés, ce qui présage des répercussions dans le pays voisin. Les autorités ont également évoqué l'implication de groupes criminels organisés pour les cités. Quant au président équatorien sortant, Guillermo Lasso, il a dénoncé un crime politique à caractère terroriste destiné à saboter le processus électoral, toujours pour le citer, avant de déclarer l'état d'urgence.

D'après le Guardian, Fernando Villa Vincencio, journaliste de profession et contributeur du journal britannique, était connu pour dénoncer la proximité entre le crime organisé et les milieux politiques. Et d'ailleurs, une semaine avant sa mort, le candidat centriste a révélé avoir reçu des menaces de mort à son encontre, mentionnant le nom de Phyto, le dirigeant du groupe criminel Los Correnos. Selon la fondation Inside Crime, qui observe et enquête sur le crime organisé en Amérique latine, le taux d'homicide pour 100 000 habitants, en Équateur, était de 25 en 2022. Ce chiffre a quasiment doublé en un an.

L'ONG ajoute que cette violence a gagné du terrain du fait de niveaux records de cocaïne entrant dans le pays. En 2022, le pays a été ravagé par des gangs se battant pour la quantité des quantités stupéfiantes de cocaïne en provenance de Colombie. Et on clôt notre bulletin d'information du jour avec cette information qui nous provient de Turquie, où une série d'écrivains, d'hommes politiques et de défenseurs des droits turcs ont signé une tribune médiatique en faveur du Karabakh.

Ce territoire, enclavé, est peuplé très majoritairement d'Arméniens et d'Arméniennes, que l'Arménie se dit être prête à reconnaître à son voisin azerbaïdjanais, à condition bien sûr que ce dernier garantisse la sécurité de la population locale, et victime depuis le 12 décembre dernier d'un blocus soutenu notamment par la Turquie d'Erdogan au sud. C'est un corridor, une simple mais unique route, qui est, selon les mots de la tribune, assiégé. Fermé depuis maintenant six mois, plus rien, ni personne, ne passe, ce qui a provoqué une crise humanitaire que condamnent les Nations Unies ou encore les institutions de l'Union Européenne.

Tous demandent à l'Azerbaïdjan de mettre fin au blocus qui prend à la gorge les 120 000 personnes vivant au Karabakh, sans que Bakou ne réagisse. Les signataires turcs de cette tribune s'opposent donc publiquement au régime de leur président Erdogan. La Turquie, membre de l'OTAN, ayant participé à la guerre du Karabakh aux côtés de l'Azerbaïdjan, déplore alors une opinion internationale pas suffisamment sensible à cette situation et dénonce les actions de l'Azerbaïdjan de génocidaire, reprenant les propos de l'ancien procureur général de la Cour pénale internationale Louis Moreno Ocampo.

Les citoyennes et citoyens turcs, signataires de cette tribune, réclament à la communauté internationale de, je cite, « prendre une position active et la création d'un pont aérien afin de mettre fin à cette tragédie humaine ». Et voilà, c'est la fin de ce bulletin d'infos quasi quotidien, un format qui, vous le savez, entre dans notre programmation d'été. Et comme vous le savez évidemment, à chaque fin de saison, nous réduisons quelque peu notre voilure, avec notamment la mise en pause de nos directs.

Mais l'actualité ne s'arrête pas, alors nous non plus, nous continuons à vous fournir dans ces moments importants, nos reportages, enquêtes, entretiens, plateaux d'analyse, de débats et de décryptage. L'intégrité de notre projet éditorial unique dans le paysage audiovisuel français dépend toujours de votre soutien et surtout de vos abonnements, qui sont notre source de financement la plus pérenne. Rendez-vous donc sur lemediatv.fr slash soutien. D'ici là, restez connecté aux médias, grâce notamment à la diffusion de nos programmes en 24-7 sur YouTube. Quant à moi, je vous remercie de votre fidélité et de votre confiance, et vous dis à bientôt pour une prochaine émission.