Il faut une exception agriculturelle française
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la question clé est celle que vous énoncez c'est-à-dire c'est la question du prix la première chose sur laquelle il faut se bagarrer pour les agriculteurs c'est le prix le prix le prix le prix mais derrière il y a le pouvoir d'achat si vous bagarrez pas sur le prix d'abord ensuite il y a pas la possibilité pour les paysans de se demander comment ils vont transformer leur agriculture parce qu'ils sont dos mur le couteau sous la gorge donc il faut se bagarrer sur les prix et faire queils soi payés correctement et qu'on se gaffe pas sur eux vous savez il y avait cette image connue de la Révolution française où on voit un paysan avec sur le dos un un curé et avec sur son dos à lui un aristocrate aujourd'hui quelle est la réalité du monde paysan c'est qu'il a sur son dos l'industrie agroalimentaire qui a sur son dos la grande distribution voilà ce qui se passe quand vous regardez pendant les état généux l'alimentation je me suis bagarré pour qu'il y a un prix planché faut que le prix planché sur le lait ça soit 40 centimes du litre d'accord on l'a pas eu on n pas eu le prix planché aujourd'hui laactalis achète Leit 40 centimes pendant ce tempslà on a le gazoile agricole dont le prix a triplé et on a les intrants agricoles qui ont doublé et pourtant il achète 40 centimes du litre et la fortune de Monsieur beignet le patron de Lactalis augmente elle de 70 % en 3 ans et et atteint 10 milliards d'euros donc le prix oui mais pour payer qui est-ce qu'on veut que le prix paye les paysans ou est-ce qu'on veut que le Pay paye les industriels dont le taux de marge n'a jamais été aussi élevé 4 va envoyer un groupe de 100 inspecteurs justement pour s'assurer que les les les les les revenus des agriculteurs soi bien préserv il y a 400000 il y a 400000 exploitations et on va envoyer 100 inspecteurs c'est de la c'est de la rigolade c'est de la rigolade moi je le dis si on veut aider le monde agricole il faut fixer les prix planchers vous mettez 45 centimes proposait le rassemblement national auss il me copie qu'il fasse du copie du copiercollé s'ils veulent mais je vous le dis pas pour moi je je le dis pas pour moi vous savez je m'en fiche je m'en fiche de ce que voteront demain les agriculteurs par contre je dis pourquoi je me B Guer là-dessus j'ai pas envie qu'il arrive à l'agriculture française ce qui est arrivé à l'industrie française d'accord moi j'ai vu les usines les usines de mon coin je les ai vu avec le libre échange partir en Roumanie ou partir en Chine est-ce que de la même manière qu'on a délocalisé l'industrie on veut délocaliser aujourd'hui l'agriculture on accueille sur ce plateau François Ruffin et député la France insoumise de la Somme bienvenue sur ce plateau le gouvernement mobilisé une réunion ce soir à Matignon on le disait entre les représentants de la FNSEA les jeunes agriculteurs et Gabriel Atal est-ce que vous saluez le dialogue ce soir on peut saluer le dialogue autant qu'on veut maintenant moi ça fait plus de 5 ans que je suis sur la question des prix agricoles parce que la clé c'est le prix au fond il faut voir que il y a une injonction de la part du gouvernement pour le monde agricole qui est schizophrénique d'un lere côté on leur dit de monter en gamme on leur dit qu'il faut le bien-être animal on leur dit qu'il faut éliminer les phyos et de l'urre côté on leur dit qu'il faut la compétition l'Internationale avec les fermesusines au Brésil et éventuellement maintenant avec les fermesusines en Ukraine et donc il y a une injonction qui est complètement contradictoire vous pouvez pas à la fois vous bagarrer pour monter en gamme sur les produits et en même temps dire que vous devez vous adapter au dumping à l'international donc ce qu'il faut maintenant bah oui il nous faut une exception agriculturelle vous savez moi ça fait deux décennies ça fait deux décennies qu'on le dit ça consiste en quoi cette exception agriculturelle et ben c'est-à-dire que de la même manière qu'on a fait sortir la culture des traités internationaux et c'est ça qui nous permet aujourd'hui d'avoir enc ce que VI dire letional écoutez sil veulent imiter imiter le discours et improviser un discours que moi je tiens maintenant depuis deux décennies c'est leur problème c'est pas le mien moi je viens dire quelque chose avec constante j'ai même écris un bouquin sur ces question là d'accord donc je dis il nous faut une exception agriculturelle ça veut dire quoi ce qu'on a fait sur la culture qui nous permet de d'avoir un modèle français avec du cinéma français il y aurait plus un film français si on avait jeté ça entre les mains m de l'OMC et ben il faut faire la même chose pour l'agriculture il faut se demander si en fond et c'est pour ça que moi je suis intervenu sur les questions ça veut dire quoi ben ça veut dire que on sort l'agriculture des traités internationaux et on n pas pour objectif d'avoir les prix les prix les prix les prix les prix les plus bas possible si on veut rémunérer nos agriculteurs correctement il faut des instruments de régulation qu'est-ce que c'est ces instruments de régulation je vousi cité puisque là en revanche notre notre interlocuteur avant était bien incapable de les citer ce sont des prix planchés oui 1 c'est de des quotas d'impimport action ce ça des quotas de production et c'est le coefficient multiplicateur qui fait qu'entre le moment où vous achetez au producteur et au moment où c'est vendu en supermarché il y a un multiple qui peut pas être dépassé ce que je vous raconte là c'est pas l'Union soviétique c'est pas la Corée du Nord qu'est-ce que c'est c'est la politique agricole commune qui a été celle dans les années 80 90 avant que l'Europe ne décide de s'autodétruire de décide de s'autodéréguler et qui fait que ça quoi comme conséquence on l'a vu d'abord sur le lait on a supprimé les quotas de production sur le lait crise de surproduction qui a fait plonger les prix et qui a éliminé les prod je voulais dire il y a plus il y a plus d' plus d'importation c'est plus d'échange en fait c'est autuffisant attendez je vous dis pas que c'est l'autarciie ne confondait pas l'utarciie et la régulation des échanges on a une régulation des échanges pendant des décennies qui n'a pas posé de problème donc il s'agit pas d'être dans l'autarcie il s'agit d'être dans une régulation des échanges et ça c'est tout à fait faisable et certains disent que ce serait suicidé économiquement et il y a d'autres personnes qui ont travaillé sur le sujet qui disent que voilà ça fr ça frapperait de plein fois les les les productions haut de gamme comme le vin et le fromage par exemple je donnais cet exemple et que ça entraînerait graves conséquences économiqu d'accord maintenant on a vous savez au fond la question je vais vous parler de prix vous reparler des prix mais la question fondamentale et j'entendais que vous disiez tout à l'heure on a des politiques qui sont en zigzag on sait plus ce que veulent les politiques l'interlocuteur le plus pertinent que j'ai entendu moi c'est le patron de la fédération nationale bovine donc la FNSEA sur les les les bœfs et les vaches qui disait quoi qui disait il faut qu'on nous donne un cap dis-nous ce que dites-nous ce que vous voulez qu'on fasse si vous voulez qu'on fasse une agrulture familiale on le fera si vous voulez qu'on nous concurrence la Nouvelle-Zélande on le fera mais dites-nous ce que vous voulez qu'on fasse et il faut qu'on dise aux paysans ce qu'on veut qu'il fasse pendant dans l'a près-guerre ça a été très clair ce qui a été demander aux paysans c'était quoi c'était retrouver la souveraineté alimentaire et en une génération en 1972 on retrouve notre souveraineté alimentaire pourquoi parce que l'État a appuyé la mécanique il appuyé la chimie il a appuyé le démembrement et on a obtenu le retour à la souveraineté alimentaire mais depuis 1972 ça fait un demi-sècle maintenant il y a plus de cap il y a plus de but qui est donné alors est-ce que c'est la mission exportatrice de l'agriculture française où est-ce que c'est et je vous dis moi le cap que je porte le cap c'est les agriculteurs français ils doivent d'abord aider permettre que les Françaises les Français de notre pays se nourrissent et se nourrissent bien et s'il y a des surplus bah ça va pour il y a quand même un problème fondamental de coût c'est que notamment euh vos amis politiques par exemple vont vont réclamer du bien-être animal et tout le monde le souhaite on veut du bien-être animal ça nécessite de l'espace ça nécessite des bâtiment ça nécessite des investissements éventuellement même horreur construire des nouveaux élevages je vous ai avec la difficulté qu'il y a aujourd'hui en France pour ça euh et et et ça ça ça un cût aujourd'hui le le le le le port bio en plein air il ne se vend pas il est déclassé les gens nont pas les moyens en France de payer cette nourriture alors d'abord vous dire que la question clé est celle que vous énoncez c'està-dire c'est la question du prix la première chose sur laquelle il faut se bagarrer pour les agriculteurs c'est le prix le prix le prix le prix mais derrière il y a le pouvoir d'achat si vous bagarrez pas sur le prix d'abord ensuite il y a pas la possibilité pour les paysans de se demander comment ils vont transformer leur agriculture parce qu'ils sont d's mur le couteau sous la gorge donc il faut se bagarrer sur les prix et faire queils soi payés correctement et qu'on se gaffe pas sur vous savez il y avait cette image connue de la Révolution française où on voit un paysan avec sur le dos un un curé et avec sur son dos à lui un aristocrate aujourd'hui quelle est la réalité du monde paysan c'est qu'il a sur son dos l'industrie agroalimentaire qui a sur son dos la grande distribution voilà ce qui se passe quand vous regardez pendant les état généreux l'alimentation je me suis bagarré pour qu'il y ait un prix plancher pour que le prix plancher sur le lait ça soit 40 centimes du litre d'accord on l'a pas eu on n' pas eu le prix planché aujourd'hui l'actalis achète le litre 40 centimes pendant ce temps-là on a le gazoil agricole dont le prix a triplé et on a les intrants agricoles qui ont doublé et pourtant il achète 40 centimes du litre et la fortune de Monsieur beignet le patron de Lactalis augmente elle de 70 % en 3 ans et et atteint 10 milliards d'euros donc le prix oui mais pour payer qui est-ce qu'on veut que le prix paye les paysans ou est-ce qu'on veut que le P pay les industriels dont le taux de marge n'a jamais été aussi élevé va envoyer un groupe de 100 inspecteurs justement pour s'assurer que les les les les revenus des agriculteurs soi bien préservés il y a 400000 exploitations et on va envoyer 100 inspecteurs c'est c'est de la rigolade c'est de la rigolade moi je le dis si on veut aider le monde agricole il faut fixer les prix plancher vous mettez 45 C proposait le rassemblement national aussi du copie du copiercollé s'il veulent mais je vous le dis pas pour moi je je le dis pas pour moi vous savez je m'en fiche je m'en fiche de ce que vteront demain les agriculteurs par contre je dis pourquoi je me bagarre là-dessus j'ai pas envie qu'il arrive à l'agriculture française ce qui est arrivé à l'industrie française d'accord moi j'ai vu les usines les usines de mon coin je les ai vu avec le libre échange partir en Roumanie ou partir en Chine est-ce que de la même manière qu'on a délocalisé l'industrie on veut délocaliser aujourd'hui l'agriculture vers les firmes un peu de cohérence monsieur monsieur rupin votre famille politique est celle qui a réclamé à haut CR l'arrêt immédiat du glyphosate l'arrêt de tous les pesticides c'est celle qui prône 100 % d'agriculture biologique un effondrement de rendement vous n'êtes pas cohérent aujourd'hui les circonstances euh et on vous en excuse font que vous venez dire votre amour de l'agriculture sur un plateau de télévision mais sur vos programmes ce que vous prenez depuis des années ça n'est pas tout à fait compatible à avec ni la souveraineté alimentaire ni une agriculture qui se tienne une agriculture digne per de compléter la questionou parce que dans le malêtre dans le malêtre dans le malêtre des des agriculteurs il y a des questions de revenu mais la question du mépris parce qu'ils en ont marre de qu'on les passer pour des pours les pours oui ça aussi par là franchement vous et vos copains et colos c'est vraiment l'agriculteur aujourd'hui c'est la répse de Françis Ruffin d'abord mon amour de l'agriculture j'en ai fait des livres j'en ai fait des milliers d'amendements j'en ai fait des discours entiers à l'Assemblée nationale Donou [Musique] ici que que a une volonté pour moi l'horizon il est lequel l'horizon il est cette transformation écologique de l'agriculture oui c'est l'horizon qui est apporté maintenant il faut permettre aux gens de se diriger vers cet horizon là or ça n'est pas du tout fait de la même manière que je vous disais que dans la prè guerre il y avait un cap qui a été fixé par l'État qui était la souveraineté alimentaire et voilà comment on va y arriver aujourd'hui on a un état qui vous dit il faut sortir de ça mais qui indique pas du tout comment on va y arriver donc aujourd'hui il faut pas seulement fixer un horizon mais qu'it un chemin qui soit fait avec avec les gens or aujourd'hui c'est pas fait du tout je consign non malheureusement il y a ce qu'on voit aussi en ce moment c'est cette tension qui existe sur la transition écologique justement donc parlait tout à l'heure malheureusement quand même euh dans ces normes qui exaspèent les agriculteurs il y en a beaucoup qui sont édictés dans la période récente pour des motifs écologiques au nom de l'écologie au nom de cette transition écologique donc c'est sans doute très mal fait moi je suis assez d'accord avec une partie de ce que dit Françis Rin je pense que l'État doit en effet fixer un cap et essayer de faire en sorte que les choses soient cohérentes et que les agriculteurs soient pas paummés en race campagne et et on peut difficilement ne pas être d'accord avec ce qui est soulevé sur euh le salaire notamment par exemple du patron de Lactalis on est là pour dire les choses euh et et et on a on a parlé il y a pas très longtemps du salaire je veux pas y revenir pour pas tirer sur l'ambulance mais il se trouve que madame ou casterra était très bien payé notamment au sein du groupe Carrefour mais oui mais c'est quand même important je veux dire pendant que les agriculteurs se pendent parce qu'ils gagnent pas leur vie vous avez des gens qui parce qu'ils sont au Comex euh au comité exécutif de Carrefour sont payés des fortunes ça ça c'est c'est quand même une réalité et et je trouve que les moments de crise comme ceux qu'on vient en ce moment sont aussi des moments où il faut mettre ces sujets là sur le tapis et mettre peut-être peut-être c'est une supposition de ma part une certaine inertie de certains gouvernements qui parce qu'ils ont des liens quand même avec cette société qui évolue d'un Comex à l'autre et bien ils ont du mal oui ils ont oui parce que c'est un certain milieu qui fait que bon bah on s'entend bien entre gens bien payés tout tout simplement et ben ça je trouve que les moments de crise qu'on vit c'est c'est vrai que c'est la dignité de la France d'avoir encore une agriculture magnifique et il faut et ce serait la dignité de nos gouvernants de pas seulement faire les mêmes réunions que d'habitude parce que là ce qu'on a vu c'est vraiment les mêmes images que d'habitude et d'essayer de mettre les vrais sujets sur la table et ben dans les sujets il y a effectivement et là je pense qu'on pourrait même faire une union sacrée là-dessus effectivement la rémunération de ces agriculteurs par rapport à la R rémunération de la grande distribution je terminerai par là quand même les plus grandes familles français plus grande fortune dans ce pays vous en avez toute une parti qui se sont faites grâce à la grande distribution je suis pas sûr que ce soit le cas pour les éleveurs et les agriculteurs non il y a un sujet qu'on partage c'est le trop plein de normes notamment pour les agriculteurs ça on est parfaitement d'accord mais il y a pire que les normes la transposition dans le droit français des normes crée des règles de concurrence qui sont déloyales je vais vous prendre un exemple je crois que ça va parler à tout le monde on vient de signer un traité de libre échange avec la Nouvelle-Zélande à PAC dans votre assiette vous aurez peut-être de l'agneau mais qui viendra de Nouvelle-Zélande c'est déjà le cas d'ailleurs qui passera qui aura donc passé on importe 60 % des OV je termine just si vous voulez bien qui aura donc passé 6 mois dans un frigo fait des milliers de kilomètres des milliers de kilomètres qui aura été élevé selon des normes environnementales et sanitaires qui n'ont rien à voir avec celles qu'on impose à nos producteurs h h et vous allez demander ensite au producteurs français de se battre à l'international tout en respectant la qualité que légitimement on attend de leur cheptel pardon c'est impossible c'est ce qu'on appelle une injonction contradictoire on leur demande une chose et son exacte contraire pardon aucun domaine aucun domaine autre que l'agriculture n'accepterait de faire son business dans une situation de concurrence aussi déloyale et ben les agriculteurs c'est exactement ce qu'on leur demande et vous étonnez qu'il soit sur les rond-points et en les engueulant en prime et en plus en les engueulant absolument qu'est-ce qu'on peut donc on a bien vu Gabriel hatal va apporter des réponses là à court terme concernant ces normes qu'est-ce qu'on peut proposer qu'est-ce que vous proposez-vous pour simplifier toutes ces normes d'abord il peut il peut y avoir une convention sur lequelle un agriculteur est pas là pour remplir des paperasses toute la journée mais je dirais que c'est presce une maladie chronique aujourd'hui un infirmier on lui demande de s'auto-évaluer de remplir de la paperasse en permanence donc on est comme ça dans une méta paperasserie qui s'agit d'éliminer mais je ve dire le le aller vers le chemin de la transition écologique serait acceptable pour les agriculteurs s'ils étaient pas mis en concurrence de cette manière là en permanence la première chose à faire pour Monsieur hatal pour Monsieur Macron c'est de faire ce sur quoi il s'était engagé ne pas signer le traité sur le mercosour ils avaient dit qu'il le signer au dernières nouvelle ils vont pas le signer au dernières nouvell pas mes dernières nouvelles mais là pour le coup ce qui c'est la révolution qui son c'est signé signé mais en effet avec le bercossour rappelons-nous que dans le cœur de la crise covid pour moi le président de la République avait eu des propos sensés à ce moment-là il avait dit déléguer notre santé notre alimentation notre cadre de vie à d'autres est une folie c'est de la folie que d'avoir ce libre échange mondialisé avec des cours complètement volatille qui permettent pas aux agriculteurs de s'inscrire dans la durée là je veux dire imaginez un traité de libre échange avec le Brésil avec des élevages qui sont 15000 fois plus grands que les élevages français avec beaucoup plus de place bien entendu un territoire qui n rien à voir et avec 51 molécules qui sont autorisées là-bas avec des antibiotiques avec de la nourriture Aum et on se dit et on se dit qu'on va mettre en concurrence les agriculteurs brésiliens avec les agriculteurs français c'est une folie donc cette folie là ben il faut à un moment la canaliser la stopper et rien intruire de la régulation il y a une autre mesure qui met les agriculteurs en colère c'est la hausse progressive de la fiscalité sur le gazol non routier vous appelez à à ce qu'il n'y ait pas de hausse mais écoutez on a le gasoile qui déjà a dont le prix a été multiplié par 3 et l'idée du gouvernement c'est de se dire on va multiplier par de la taxe là-dessus mais attendez parce que là-dessus a déjà dit non là-dessus de la même manière que vous avez des prix de l'électricité qui ont grapé 50 % et on vous dit qu'on va rajouter une taxe sur l'électricité de 10 % là je me demande où ils sont ils comprennent pas comment vivent les gens aujourd'huer bouli avant ça soit pour financer quoi ce soit vous savez la semaine dernière j'étais je pas changer de sujet mais j'étais chez des gens qui ont des problèmes de facture d'électricité si vous leur dites qu'ils vont augmenter que ça va augmenter de 10 % mêz pas combattu le nucléire monsieur Ruff ser pas dans cette situation c'est quand même dommage Tromp i c'est pas de c'est pas c'est pas le sujet qui est sur la table parit non non mais donc moi je veux bien me lancer sur la question du quel est le mix énergétique dont on a besoin aujourd'hui mais je crois que la véritable question aujourd'hui est celle des agriculteurs et je le redis pour les agriculteurs ce qu'il nous faut c'est un prix juste vous savez d'autant j'en veux d'autant plus au gouvernement que personnellement je me suis impliqué dans les états généraux l'alimentation et Queen fait il y a des dizaines de milliers de personnes qui s'y sont impliqué qui ont cru et que à l'époque il y avait quasiment un consensus je vous lis des des des citations de l'époque vous aviez serge Papin le PDG intertermercher qui disait il faudrait des prix minimum garantis vous aviez Michel et der Lecler qui disaent mettons un prix minimum un prix plancher on a bien un salaire minimum pourquoi pas un prix minimum du lait et de la viande et cette opportunité qui existait de reréguler un peu de d'avoir des outils je le dis le coefficient multiplicateur pour que la grande distribution se gaffe pas d'avoir des prix planchés pour être assuré que les agriculteurs puissent se payer comme il faut haz comis et pas du tout porter les fruits qui devait porté alors j'aimerais je voulais vous faire réagir sur le rassemblement national qui essaie de tirer profit de cette colère Françis rffin comment vous expliquez que le rassemblement national arrive contrairement à vous pardonnez-moi à tirer profit de cette colère là je pense que vous savez ce qui se passe ce phénomène dans la durée c'est que le bloc bloc social le bloc libéral central aujourd'hui il n'arrivve plus à assurer la sécurité la protection de des Français des Français qui travaillent quand j'entends le cet agriculteur au fond j'entends des tas de salariés qui aujourd'hui ont du mal à vivre de leur travail voilà la question qui est posée le le gasoil c'est la goutte qui fait des border le vase ou le jerican ou le réservoir du tracteur mais c'est pas la cause fondamentale la cause fondamentale c'est comment on fait pour vivre de son travail les agriculteurs ne vivent plus le travail mais pouri le rassemblement national arrive à se positionner et et à prendre des vois pas fait c'est pas fait c'est pas fait vous savez c'est une bataille qui est en cours c'est une bataille qui est en cours pour tous les gens qui voient que le système actuel où on le dit concurrence où on dit compétitivité où on dit que tout doit passer par le marché que le marché ne marche plus que les marchés le met les met en danger c'est ce qui se passe là aujourd'hui puisque les marchés ne payent plus ils sont payés par subvention qui assimileent à des aides qui les mettent mal à l'aise et ils demande simplement à pouvoir correctement payer par leur travail tous les gens qui voient que ça ça marche plus ils cherchent une autre réponse et ben il faut qu'il y ait une réponse qui soit une réponse progressiste une réponse de gauche en disant ce dont vous avez besoin c'est de la régulation vous avez pardon vous avez entendu tout à l'heure ce qu'a dit le représentant du rassemblement national en gros la crise que vivent les agriculteurs c'est la faute de l'Union européenne et il se trouve qu'il y a des élections européennes donc on voit bien que le terrain le terrain de prédilection pour le rassemblement national ça va êt eli-là mais pardon les opposants au rassemblement national peuvent aussi faire leur travail politique rappelez par exemple qu'aujourd'hui les manifestations devant le parlement anglais que je sache l'Angleterre n'est plus dans l'Union européenne et ben il manifestaient devant le parlement parce qu'ils veulent des prix juste pour les fruits et les légumes eux ils ont pas eu la loi égalime contrairement à nous alors elle est très imparfaite ça a été dit ça ne fait aucun doute mais au moins il y a un cadre imparfait mais il y a un cadre eux ils n'ont rien et ils ne sont plus dans l'Europe donc mon du Doig à l'Europe c'est insuffisant oui il y a des problèmes par exemple la baisse de la production c'est un contresens c'est un non sens mais on rappelle aussi je rappelle ce chiffre 30 % du budget européen est destiné à l'agriculteur à l'agriculture et les agriculurs ont besoin ont besoin 9 milliard d'euros pour les agriculteurs français la PAC il faut bien il faut bien s'entendre ce sont pas un cadeau aux agriculteurs la pack c'est c'est finalement le prix ça compense le fait que les les Européens ne payent pas le prix qu'ils devrai payer pour leur alimentation c'est pas autre chose on consacre 14 % de notre budget à la bouffe dans les années 50 c'était 40 50 % tuis c'est on ne paye pas ce qu'on devrait payer et c'est ça que rémunère la PAC mais alors là pour moi je suis pour une augmentation de la part du budget des ménages consacré à l'alimentation j'ai même fait campagne en 2017 en l'affichant mais ça veut dire quoi pour le pouvoir d'achat des Français qui nous écoutent il faut que autre chose baisse qu'est-ce qui doit baisser aujourd'hui c'est la part du logement hein la le GR grand problème du pouvoir d'achat aujourd'hui c'est la part du logement0% dans il faut absolument faire baisser la part du logement dans le budget des ménages c'est la dépense contrainte c'est celle qui étouffe les gens il faut faire baisser la part du Rapp àimentation d'Urs çae pas plus scandal que ça parce aujourd'hui l'alimentation la vérité c'est que dans la durée ça a été la variable d'ajustement sur lesquelles on voit pas comment faire pour se privé sur son logement c'est contraint donc du coup au moins quand on va dans les rayons du supermarché on peut choisir niveau de G on va acheters de suite donc il faut que l'agriculture nos agriculteurs cessent d'être la variable d'ajustement de ce système voilà la clé c'est pour ça que je le maintiens il nous faut des prix planchés je le dis il y a eu une Europe qui pendant un temps a été une Europe protectrice des agriculteurs par des instruments de régulation que j'ai énuméré que je réénumère parce que il faut que ça rentre dans les têtes des gens et aussi dans les têtes de nos dirigeants mais laction elle était productiviste alors qu'aujourd'hui c'est le contra vous pouvez avoir vous savez moi pour moi on a eu raison d'être productiv jusquen 1972 c'està-dire jusqu'à tempant qu'on a atteint notre souveraineté alimentaire et après fallait trouver un nouveau cap fallait donner un nouveau cap à l'agriculture on n a pas trouvé on a continué dans la même direction résultat on a voulu faire la mission exportatrice de l'agriculture française c'était pas une solution mais vous pensez qu'il faut arrêter d'exporter des des céréales du grain au pays du Magreb que il y a ne pays dans le monde neu pays dans le monde qui sont en capacité de produire suffisamment pour exporter et nourir ces pays qui ne pourront pas qui ne peuvent pass physique je ne dis pas qu'on doit qu'on doit pas le faire je dis qu'on doit avoir un but central parce que aujourd'hui c'est tout c'est toutes nos marchandises qui sont fixées par le cours mondialisé c'est pas seulement donc je vous dis par exemple qu est qu'est-ce qu'il faut faire sur les céréales d'accord il faut avoir un prix un cours interne à l'Union européenne un cours pour notre notre consommation une protection de notre consommation que ça ça soit protégé par un donc il fautevenir sur le Green Deal mais ça n'a rien à voir rien à voir 20 % de rendement en moins on pour déjà on importe des céréales l'an dernier on a apporté 40 millions de tonnes de céréal en Europe on pas produit est est-ce que je suis pour produire moins dans l'Union européenne non maintenant je me fixe l'objectif on doit se fixer un cap on doit dire aux agriculteurs à quoi ils nous sont utiles vous savez dans tout ce que j'entends chez les agriculteurs et croyez-moi que je les entends pas qu'à la télé d'accord ce que j'entends c'est des problèmes matériels mais a si un problème quasiment spirituel c'est-à-dire quel est notre sens qu'est-ce qu'on apporte à la société et ben pendant un temps ça a été clair on vient pour nourrir le pays et aujourd'hui c'est plus aussi clair que ça donc il faut qu'il y ait une affirmation d'un CAP d'une volonté politique qui disent un cap le but premier de l'agriculture ici c'est de nourrir les gens d'ici je retiens que le Green Deal pour vous c'est fini non je dis pas que le Green Deal aujourd'hui c'est vous dit faut il faut faut pas produire moins on doit pas avoir pour objectif de produire moins on doit avoir on doit avoir pour objectif aujourd'hui de produire mieux on doit avoir pour objectif de produire en protégeant nos agriculteurs protégeant nos agriculteurs c'est-à-dire que l'Union européenne doit pas dire qu'on on on les met en concurrence avec les fermesusines du Brésil ou avec demain les fermesusines d'Ukraine parce que Monsieur nan la réalité quand même c'est que les importations d'Ukraine normalement c'était en transit sur le territoire de l'Union Européenne pour aller pour aller sur les pays du Maghreb et que finalement de transit ça s'est vendu avec du coup une chute des cours ben non il faut qu'on refuse ça il faut que il faut il faut que les prix faut que les prix pour nos agriculteurs ils soient régulés moi je viens pour porter un mot qui est le mot de régulation et de dire aux AG que justement ils en aura le bol des normes non mais j'ai compris votre idée régulation n pas de la norme j'ai compris que c'était pas pour eux les normes c'est des des normes pour leur permettre de de de vendre leurs marchandises leurs produits à des prix d' mais mais il n'empêche que ils viennent dire qu'on en a ils en peuvent plus des normes et finalement les politiques qu'est-ce qu'il trouvve comme réponse c'est des nouvelles normes j'ai bien compris qu'elle s'appliquait pas à eux mais mais mais quand même on on rag TER de il y a un autre sujet mais on a très bien compris vot il y a quand même un autre sujet on a peut-être pas le temps de l'évoquer mais il me paraît quand même pas anodin c'est quand même la prolétarisation des Français c'est quand même le fait que aujourd'hui pourquoi est-ce qu'on a fait ben oui mais c'est vrai pourquoi est-ce qu'on a fait pourquoi est-ce qu'on a fait du hard disc pendant des années d'ailleurs c'est c'est un tout petit peu entre guillemets passé de mode ces derniers temps mais je me souviens d'une période on entendait parler mais que de ça toute la journée le fait qu'on pouvait acheter un litre de lait pour 2 centimes si on venait entre 15h et 18h à tel hypermarché et cetera c'est pourquoi parce qu'en fait les gens avec ce qu'on les payent n'ont pas les moyens de faire leur courses de de manière av tout non mais il y a le logement qui avale tout mais il y a aussi le fait oui mais prenez les salaires des Français vous verrez combien sont payés les gens en France et ça c'est un énorme sujet sur lequel pour l'instant j'ai pas l'impression que le gouvernement il fait preuve de beaucoup de volontar on verra en tout cas ce que le gouvernement propose pour répondre à cette colère des agriculteurs vous avez quelques secondes pour répondre dire que je suis bien d'accord avec Monsieur consign il faut que simplement tous les Français tous les habitants de notre pays puissent vivre de leur travail bien en vivre et pas en survivre et le nombre de smicar dans notre pays a augmenté de 50 % ces dernières années et donc de la même manière qu'on doit sortir les paysans on doit sortir les salariés de cette smicardisation de la société en les payant comme il faut parce que ce sont eux qui font tourner notre pays et François Ruffin et Charles d'accord sur pas forcément d'accord sur les causes de cetteicardisation moi je pense qu'il y a trop d'impôts trop de taxes et trop de réglementation s vous plaît je voulais qu'on mais je suis d'accord aussi que les patrons doivent faire un effort pour mieux payer les gens c'est làdessus qu'on se rejoind
François Ruffin